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Contenu rédigé par Volker Rivinius
Classement des meilleurs critiques: 874.745
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Commentaires écrits par
Volker Rivinius (México DF, Mexiko)
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L'Oncle Robinson
L'Oncle Robinson
par Jules Verne
Edition : Poche
Prix : EUR 4,85

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Inachevé, 1 décembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Oncle Robinson (Poche)
Du Jules Verne postume, ça fait toujours plaisir, même si cette fois il s'agit d'un roman inachevé, publié pour la première fois en 1991. Inutile de ressasser le goût de l'auteur pour les robinsonnades : ici, ce sera l'histoire d'une mère et ses quatre enfants et d'un loyal et jovial matelot naufragés sur une île du Pacifique. Ecrit pour des enfants, on chercherait en vain des parallèles avec, au hasard, "Lost". Pas de grands drames ni paranoïa, au contraire: étant donné le naïf enthousiame avec lequel les naufragés améliorent leurs provisions de jour en jour, on se croirait moins sur une île perdue que dans un magasin delikatessen.
C'est le paradis ou presque, et forcément on ne compâtit pas du tout avec aucun de ces personnages plutôt ennuyeux. C'est au moment où ils découvrent que l'île est habitée que le roman s'arrête. Dommage.


L'Amérique au jour le jour : 1947
L'Amérique au jour le jour : 1947
par Simone de Beauvoir
Edition : Poche

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des Etats-Unis, 4 novembre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Amérique au jour le jour : 1947 (Poche)
Paru un an avant "Le deuxième sexe", ce livre retrace sous la forme d'un journal le voyage aux Etats-Unis de Simone de Beauvoir. Bien entendu, l'Amérique de 1947 n'est pas celle d'aujourd'hui: c'est le pays des libérateurs, dont la modernité fascine. Ce qui n'empêche pas l'auteur de jeter un regard critique, notamment sur la question de la ségrégation et les signes avant-coureurs du maccarthysme. On trouve au fil des pages quelques bizarreries (un Américain qui pense que Staline est un "good guy", on aura tout vu), mais aussi pas mal de réflexions qui semblent étrangément actuelles: l'idée que le pays est de moins en moins démocratique. A Chicago, l'auteure recontre celui qui va devenir son amant (mais ça, on ne le saura que plus tard). Fascinée par New York au point de s'y sentir chez elle, Beauvoir n'est pas tendre avec les expats, loin s'en faut...


Rouge Brésil - Prix Goncourt 2001
Rouge Brésil - Prix Goncourt 2001
par Jean-Christophe Rufin
Edition : Broché
Prix : EUR 24,61

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un commentaire tardif..., 6 octobre 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rouge Brésil - Prix Goncourt 2001 (Broché)
Pas mal, mais j'en attendais un peu plus. C'est que Rufin nous fait le coup du roman à thèse: il illustre une idée. Je n'ai pas trouvé dans ce livre cette interrogation romanesque qu'on retrouve - dans un registre similaire - chez Le Clézio, voire chez Segalen. L'héroïne, pour sympathique qu'elle soit, me paraît trop contemporaine pour être crédible dans un cadre XVIe siècle. Le conflit religieux est intéressant à suivre, mais je ne discerne rien dans la prise de position de l'auteur qui aille au delà d'un refus de tout fanatisme religieux et ethnocentrique. Ce qui n'est pas franchement original. De Rufin, j'ai préféré "Asmara" et "La Salamandre".


Même ville sous la pluie
Même ville sous la pluie
par Paco Ignacio Taibo II
Edition : Poche
Prix : EUR 7,74

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un privé mexicain, 1 août 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Même ville sous la pluie (Poche)
Comment ça, mort? Eh non, le détective Héctor Belascoarán Shayne est bien vivant et y va de sa quatrième aventure. Un peu malgré lui, soit.
En fait, cette quatrième aventure du privé mexicain n'aurait jamais dû exister. Lassé, l'auteur l'avait fait mourir dans le précédent volume, "Pas de fin heureuse", paru en 1981. Or, quelques années plus tard, les fans du personnage, très nombreux au Mexique, ont fini par décider l'auteur de donner une suite aux aventures du privé borgne. Héctor Belascoarán Shayne ressuscite donc, sans qu'on sache très bien comment, et peu importe après tout: Mexico est une ville irréelle, une mégalopole de 20 millions d'habitants qui suit sa propre logique surréaliste.
Depuis la dernière apparition du privé, la ville a d'ailleurs beaucoup changé: Il y a eu le grand tremblement de terre qui a laissé pas mal de quartiers en ruines, il y a l'espoir d'un changement politique incarné par Cuauhtémoc Cárdenas, qui pourrait mettre fin à 60 ans de régime d'un même parti.
Le privé, lui, apparaît d'abord en petite forme, victime de crises de paranoïa, dorénavant dans l'incapacité de se sentir chez lui dans cette ville de Mexico à laquelle il est pourtant lié corps et âme. Carburant au coca (les Mexicains en sont les plus grands consommateurs du monde), il accepte d'enquêter sur un drôle de Cubain à l'identité fragmentée, qui aurait acculé au suicide sa femme, serait mêlé comme agent de la CIA à une opération d'envergure au Mexique, impliqué dans un trafic d'objets d'art préhispaniques et qui aurait volé les mains du Che après sa mort en 1967.
Un roman pour les amateurs de polars et les amateurs du Mexique, voire les deux. Comme toujours admirablement traduit par Marianne Millon.


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