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Romantic Violin Concertos
Romantic Violin Concertos
Prix : EUR 23,14

4.0 étoiles sur 5 Trois Concertos du vingtième siècle, pas romantiques pour un sou, mais beaux et très bien interprétés, 21 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Romantic Violin Concertos (CD)
Samuel Osborne Barber est né en 1910 à West Chester, Pennsylvanie (USA). Il étudia au Curtis Institute of Music à Philadelphie, où il fit la connaissance de Gian Carlo Menotti (1911-2007), avant de devenir élève de l'American Academy de Rome en 1935. L'année suivante, Samuel Barber écrivit son Quatuor à cordes Op. 11 en si mineur, dont il arrangera plus tard le second mouvement -- à la suggestion d'Arturo Toscanini -- pour orchestre à cordes sous le nom Adagio for Strings, puis pour choeur sous le nom d'Agnus Dei. Ce mouvement, devenu très populaire, est utilisé pour les funérailles d'État et les services commémoratifs publics des États-Unis depuis la mort de Franklin D. Roosevelt. Pendant la seconde guerre mondiale, il servit dans l'Army Air Corps, où on lui commandita sa seconde Symphonie, « Symphony Dedicated to the Air Forces », créée début 1944 par Serge Koussevitsky à la tête du Boston Symphony Orchestra. Barber révisa la partition en 1947, puis la détruisit en 1964 ; elle a récemment été reconstituée. La musique de la maturité de Barber est notamment caractérisée par l'utilisation de la polytonalité (Symphonie N° 2), de l'atonalité (« Medea », « Prayers of Kierkegaard »), du dodécaphonisme (« Nocturne », Sonate pour piano) et du jazz (« Excursions », « A Hand of Bridge »). Il fut très affecté par l'échec de la première, le 16 Septembre 1966, de son troisième Opéra, « Antoine de Cléopatre », mis en scène par Franco Zeffirelli, échec en partie dû aux nombreux fiascos techniques ayant émaillé la représentation. L'Opéra avait été composé pour l'ouverture du nouvel Metropolitan Opera House du Lincoln Center de New York ; atteint d'une dépression, Barber vécut plusieurs année totalement reclus. Il est mort d'un cancer à New York en 1981. Parmi les oeuvres majeures de Barber, on peut noter une Sonate pour piano, une Sonate pour violon et piano (qui avait reçue le Prix Joseph H. Bearns de la Columbia University, partition perdue ou détruite ensuite par le compositeur), le célèbre Quatuor à cordes et ses dérivés, « Summer Music » pour Quintette à vent, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, un Concerto pour violoncelle, le « Capricorn Concerto » pour flûte, hautbois, trompette et orchestre à cordes, deux Symphonies, trois « Essay for Orchestra », « Music for a Scene from Shelley », l'Ouverture « The School for Scandal », le Ballet « Medea », « Prayers of Kierkegaard » pour soprano, chaeur et orchestre, trois Opéras, « Vanessa », « A Hand of Bridge » et « Antoine de Cléopatre » déjà mentionné, ou bien encore des aeuvres vocales, « Knoxville: Summer of 1915 » sur un texte de James Agee, et « Dover Beach » sur un texte de Matthew Arnold.

Alexandre Grigorievich Aroutiounian est né en 1920 à Erevan, Première République d'Arménie (Arménie). Très jeune, il rencontra le compositeur Alexandre Spendiarian (1871-1928), et étudia au conservatoire d'État d'Erevan la composition dans les classes de Sargis Barkhudaryan (1887-1973) et V. Talyan puis, de 1944 à 1946, auprès de Constantin Igoumnov (1873-1948). De 1946 à 1948, il se rendit à Moscou où il étudia la composition auprès de Genrikh Litinski (1901-1985). Après l'obtention de son diplôme à Moscou, il retourna en Arménie pour enseigner au conservatoire d'État d'Erevan, puis fut nommé en 1954 Directeur artistique de l'orchestre philharmonique d'Arménie, poste qu'il occupera jusqu'en 1990. Il est mort en 2012. Il a en particulier écrit la cantate profane « La Patrie », un Concerto pour violon et un Concerto pour trompette.

Walter Verdehr, violon.
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J.-R. Francaix : Organ Works
J.-R. Francaix : Organ Works
Prix : EUR 22,17

3.0 étoiles sur 5 L'oeuvre avec orgue de Jean Françaix, dans de bonnes interprétations, 21 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : J.-R. Francaix : Organ Works (CD)
Jean Françaix est né au Mans en 1912. Premier Prix de piano du Conservatoire de Paris en 1930, il fut encouragé dans sa carrière de compositeur par Nadia Boulanger, qui le tenait pour l'un de ses meilleurs, sinon le meilleurs, élèves. Compositeur néo-classique, il fut influencé par les compositeurs qu'il admirait, en particulier Emmanuel Chabrier (1841-1894), Maurice Ravel (1875-1937), Igor Stravinsky (1882-1971) et Francis Poulenc (1899-1963). Il fut professeur à l'Ecole Normale de Musique à Paris de 1959 à 1962. Jean Français jouait souvent ses propres oeuvres - par exemple lors de la création de son Concertino pour piano au festival de Baden-Baden en 1932. Il se produisit également souvent en duo avec le violoncelliste Maurice Gendron. Il est mort à Paris en 1997.

Parmi les oeuvres majeures de Françaix, on peut notamment citer « Huit Bagatelles » pour piano et quatuor à cordes (1932), le Concertino pour piano (1932), un Trio à cordes (1933), le « Quatuor à vent » (1933), le Quintette pour flûte, harpe et trio à cordes (1934), le « Petit Quatuor » pour saxophones (1935), le Concerto pour piano (1936), l'Oratorio « L'apocalypse selon Saint-Jean » (1939), un Quintette à vent (1948), le Ballet « Les demoiselles de la nuit » (1948), « L'Horloge de flore » pour hautbois et orchestre (1959), la « Suite » pour flûte solo (1962, le Concerto pour deux pianos (1965), l'Opéra « La princesse de Clèves » (1965), le Concerto pour flûte (1967), le Concerto pour clarinette (1968), le Quintette pour clarinette et quatuor à cordes (1977), la Sonate pour flûte à bec et guitare (1984), le Concerto pour flûte et clarinette (1991), le Concerto pour accordéon (1993), et le Trio pour hautbois, basson et piano (1994).
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 22, 2014 1:33 AM MEST


Ouverture de l'opera Taras Bulba, Poème de l'extase, Rêverie, Valse fe concert N°1, Symphonie N°21
Ouverture de l'opera Taras Bulba, Poème de l'extase, Rêverie, Valse fe concert N°1, Symphonie N°21
Prix : EUR 22,97

4.0 étoiles sur 5 Pour le " Poème de Extase " de Scriabine, bien sûr, mais aussi pour la Vingt-et-Unième de Miaskovsky, très bien interprétés, 21 août 2014
Alexandre Konstantinovitch (Glazunov) Glazounov est né 1865 à Saint-Petersbourg, Russie. Il prit des cours de musique avec Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908), à qui il avait été recommandé par Mili Balakirev (1837-1910) et qu'il avait rencontré à l'âge de quatorze ans. À seize ans, il composa sa première symphonie et son poème symphonique « Stenka Razine », avant de se consacrer à la musique de chambre avec le groupe Belaiev. Il fit ses débuts de chef d'orchestre en 1888, et dirigea les Concerts Symphoniques Russes. Il fut nommé professeur au Conservatoire de Saint-Petersbourg en 1899, puis en devint le directeur de 1905 à 1917 ; son élève le plus notable à cette époque est Igor Stravinsky (1882-1971). Après la guerre, il participa activement à la réorganisation du Conservatoire de Leningrad (Saint-Petersbourg), et son élève le plus connu à cette période est Dmitri Shostakovich (1806-1975). Il quitta l'URSS pour raison de santé en 1928, et fit de nombreuses tournées en Europe et aux États-Unis avant de s'installer en France. Il est mort en 1936 à Neuilly-sur-Seine, et a finalement été inhumé à Leningrad (Saint-Petersbourg) en 1972.

Parmi les oeuvres majeures de Glazounov, on peut noter une Suite sur le thème « S-A-C-H-A », « Idylle » et deux Sonates pour piano, une « Fantaisie » pour deux pianos, « Meditation » pour violon et piano, « Elégie » pour alto et piano, « Elégie » et « Chant du Ménestrel » pour violoncelle et piano, sept Quatuors à cordes, un Quatuor de saxophones, un Quintette pour violoncelle et quatuor à cordes, deux Concertos pour piano, un Concerto pour violon, un Concerto pour saxophone, un « Concert-Ballade » pour violoncelle et orchestre, le poème symphonique « Stenka Razine » déjà cité, les « Finnish Sketches », les « Scènes de ballet », la « Rapsodie Orientale » et les Fantaisies « The Forest » et « The Sea » pour orchestre, huit Symphonies, quatre ballets, dont « Raymonda » et « The Seasons », la musique de scène « Le Roi des Juifs », ainsi que des Mélodies.

Nikolaï Miaskovsky est né en 1881 à Novo-Georgievsk près de Varsovie (Pologne, à l'époque faisant partie de la Russie), où son père, un officier russe, était stationné. Il était Lieutenant du Génie en 1906 lorsqu'il démissionna de l'Armée pour entrer au Conservatoire de Saint Petersbourg en 1906, où il fut l'élève de Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) et d'Anatoly Lyadov (1855-1914), après avoir pris des cours pendant quelques mois avec Reinhold Glière (1874-1956). Il se lia rapidement d'amitié avec un camarade d'étude, de dix ans son cadet, Serge Prokofiev (1891-1953), de qui il restera toute sa vie un ami très proche. Sa carrière musicale fut brutalement interrompue par la guerre, où il fut grièvement blessé. En 1921, il devint professeur de composition au conservatoire de Moscou, où il eut de nombreux élèves, parmi lesquels Vissarion Chebaline (1902-1963), Aram Khatchatourian (1903-1978), Dmitri Kabalevski (1904-1987), Evgeni Golubev (1910-1988), German Galinin (1922-1966) et Boris Boris Tschaikowski (1925-1996), et où sa probité intellectuelle le fit surnommer la « Conscience musicale de Moscou ». En 1947, il fut nommément dénoncé, en compagnie de Gavriil Popov (1904-1972), Dmitri Chostakovitch (1906-1975), Vissarion Chebaline, Serge Prokofiev, Aram Khatchatourian et Dmitri Kabalevski comme « formaliste », la pire accusation que le régime stalinien pouvait prononcer à l'encontre d'un artiste. Il mourut d'un cancer en 1950.

Miaskovsky, initialement très proche d'Alexandre Scriabine (1871-1915) et de la philosophie de Fedor Dostoïevski (1821-1881), combine une inspiration mélodique très profondément russe, alliée à une technique d'écriture musicale influencée par le « Groupe des Six ». Il constitue un pont essentiel pour comprendre le passage de la musique russe du dix-neuvième siècle à celle du vingtième.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2014 11:45 PM MEST


Hommage à Louis Vierne
Hommage à Louis Vierne
Prix : EUR 20,49

3.0 étoiles sur 5 De la musique à découvrir pour piano de Louis Vierne, bien interprétée, 21 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hommage à Louis Vierne (CD)
Louis Vierne est né à Poitiers en 1870. Atteint d'une cataracte congénitale, il entre à l'Institut national des jeunes aveugles, où César Franck (1822-1890) le remarque lors d'un examen de piano en 1884 et l'incite à suivre les cours du Conservatoire de Paris. Vierne entre dans la classe d'orgue de Franck en 1889 puis, après la mort de Franck, il devient l'élève puis l'assistant de Charles-Marie Widor (1844-1937). En 1900, un concours est organisé pour attribuer la place de titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Paris. Louis Vierne le remporte, et il restera à ce poste jusqu'à sa mort, survenue en 1937.

Vierne a composé un grand nombre de pièces pour orgues, de la musique sacrée (Messes basse et solennelle...) mais aussi de la musique profane (six Symphonies pour orgue, quatre Suites de pièces de fantaisie pour orgue...), de la musique pour piano, de la musique de chambre, dont le Quatuor à cordes Op. 12 (1894), la Sonate pour violon et piano Op. 23 (1906), la Sonate pour piano et violoncelle OP. 27 (1910) et le Quintette pour piano et cordes Op. 42 (1917), de la musique symphonique, dont une Symphonie pour grand orchestre et plusieurs Poèmes symphoniques, ainsi que des mélodies, principalement sur des poèmes de Baudelaire et surtout de Verlaine.


Respighi - Concerto Gregoriano - Dallapiccola - Petrassi: Works for Violin and Orchestra
Respighi - Concerto Gregoriano - Dallapiccola - Petrassi: Works for Violin and Orchestra
Prix : EUR 18,89

4.0 étoiles sur 5 En particulier, pour le « Concerto gregoriano » pour violon d'Ottorino Respighi, bien interprété, 21 août 2014
Ottorino Respighi est né en 1879 à Bologne, Italie. Il étudia la composition avec Giuseppe Martucci (1856-1909), la musicologie avec Luigi Torchi (1858-1920), le violon et l'alto avec Federico Sarti. En 1899, il fut l'altiste principal de l'Orchestre du Théâtre Impérial Russe de Saint Petersburg pendant la saison consacrée à l'Opéra Italien, et prit des cours de composition avec Rimsky-Korsakov (1844-1908), avant de retourner à Bologne pour y achever ses études. Il fut premier violon du Quintette Mugellini jusqu'en 1908, avant de se consacrer entièrement à la composition, et d'être nommé professeur de composition au Conservatorio di Santa Cecilia de Rome en 1913, et d'en être le directeur de 1923 à 1926. Il est mort d'une crise cardiaque en 1936, et fut définitivement inhumé à Bologne l'année suivante. Parmi ses oeuvres majeures, on peut mentionner trois « Preludi sopra melodie gregoriane » pour piano, une Sonate pour violon et piano, un Quatuor à cordes, un « Quartetto dorico per archi », un Quintette avec piano, la Suite pour petit orchestre « Les Oiseaux », la « Fantasia » et le « Concerto in modo misolidio » pour piano et orchestre, le « Concerto all'antica », le « Poema autunnale » et le « Concerto gregoriano » pour violon et orchestre, « Adagio con variazioni » pour violoncelle et orchestre, le « Concerto a cinque » pour hautbois, trompette, violon, contrebasse, piano et cordes, la trilogie « Les Fontaines de Rome », « Les Pins de Rome » et les « Fêtes romaines », trois suites de « Danses et Airs anciens » et le « Trittico botticelliano » pour orchestre, la « Sinfonia drammatica », neuf Opéras, dont « Semirama », « Belfagor », « La campana sommersa », « Maria Egiziaca », « La fiamma » ou « Lucrezia », ou bien encore cinq musiques de ballet, dont « La boutique fantasque », « La pentola magica », « Scherzo veneziano », ou « Sèvres de la vieille France ».

Luigi Dallapiccola est né en 1904 à Pisino (Italie, aujourd'hui Pazin en Croatie). Il étudia le piano au Conservatoire de Florence, et la composition au Conservatoire « Luigi Cherubini » avec Vito Frazzi (1888-1975). Il devint professeur à partir de 1931, et parmi ses élèves, on peut en particulier noter Halim El-Dabh (né en 1921), Raymond Wilding-White (1922-2001), Luciano Berio (1925-2003), Noel Da Costa (1929-2002), Donald Martino (1931-2005), Arlene Zallman (1934-2006), Bernard Rands (né en 1934), Ernesto Rubin de Cervin (né en 1936), ou bien encore Abraham Zalman Walker (né en 1948). Dallapiccola commença à s'opposer politiquement au fascisme à l'occasion de la campagne militaire d'Abyssinie, de l'engagement italien lors de la guerre civile espagnole, du rapprochement de Benito Mussolini avec Adolf Hitler et de la promulgation en 1938 des « lois raciales » (sa femme Laura Luzzatto était d'origine juive) et, pendant la seconde guerre mondiale, il participa activement à la résistance au nazisme. Musicalement, il fut influencé, à partir de 1930, par le dodécaphonisme de la Seconde Ecole de Vienne, en particulier par Anton Webern (1883-1945) et Alban Berg (1885-1935), qu'il traite cependant dans la tradition italienne du « bel canto », grâce à des techniques sérielles qu'il développa de façon à permette une plus grande expression du lyrisme. Profondément humaniste, Luigi Dallapiccola traita en particulier, dans ses Opéras « Vol de nuit » (1938) d'après Antoine de Saint-Exupéry, « Le Prisonnier » (1948) d'après Auguste de Villiers de L'Isle-Adam et « Ulysse » (1968) d'après Homère, ou dans sa Cantate « Chants des Prisons » (1941), du thème de l'Homme qui, au sein d'une société essentiellement hostile, se cherche sans pouvoir aller au bout de sa quête. Il est mort à Florence en 1975.


Toch : Musique de Chambre
Toch : Musique de Chambre
Prix : EUR 5,99

4.0 étoiles sur 5 En particulier, mais pas seulement, pour le Trio à cordes d'Ernst Toch, très bien interprété, 21 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toch : Musique de Chambre (CD)
Ernst Toch est né en 1887 à Vienne, Empire Austro-hongrois (Autriche). D'abord autodidacte, il étudia ensuite la composition et le piano au Conservatoire Hoch de Francfort (Allemagne), puis mena une double carrière de pianiste-concertiste et de compositeur. De plus, en 1914, il enseigna le piano et la composition au Conservatoire de Mannheim, avant de servir dans l'armée allemande durant la Première Guerre mondiale. Celle-ci achevée, il revint à Mannheim, en 1928, s'installa à Berlin avec sa famille. De religion juive, l'avènement du nazisme en 1933 le contraint à fuir l'Allemagne. Après un court passage à Paris et à Londres, il s'exila en 1934 aux États-Unis, où il s'établit définitivement. Outre ses activités de compositeur, il enseigna à partir de 1936 la composition et la théorie musicale à l'University of Southern California de Los Angeles, et l'on peut en patrticulier noter, parmi ses élèves, Alex North (1910-1891), Leonard Pennario (1924-2008) et Richard Wernick (né en 1934). Toch est mort en 1964 à Santa Monica, Californie (USA).

Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter une Sonate pour piano, deux Sonates pour violon et piano, une Sonate pour violon et violoncelle, un Trio à cordes, treize Quatuors à cordes, les cinq premiers étant réputés perdus, un Quatuor pour hautbois, clarinette, basson et alto, un Quintette avec piano, « Cinq pièces » pour orchestre de chambre, une « Sinfonietta » pour instruments à vent et percussions, un Concerto pour violoncelle et orchestre de chambre, un Concerto pour piano et une Symphonie concertante avec piano, sept Symphonies, cinq Opéras, dont « La Princesse au petit pois » d'après l'oeuvre éponyme de Hans Christian Andersen, et « Edgar et Émilie » d'après Christian Morgenstern, des oeuvres avec voix soliste(s) et des oeuvres chorales, dont une « Cantate » pour ténor, baryton, récitant, choeurs, flûte, trompette, percussions et cordes d'après Alfred Döblin, et la « Fugue géographique » pour choeur parlé a cappella, des musique de scène, ainsi que des musiques de films, dont « Peter Ibbetson » de Henry Hathaway , « The Ghost Breakers » de George Marshall, ou bien encore « Ladies in Retirement » de Charles Vidor.


Nielsen : Symphonies n° 4 & 5. Schmidt.
Nielsen : Symphonies n° 4 & 5. Schmidt.

4.0 étoiles sur 5 D'excellentes interprétations des quatrième et cinquième Symphonies de Carl Nielsen, 19 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nielsen : Symphonies n° 4 & 5. Schmidt. (CD)
Carl Nielsen est né en 1865 à Nørre Lyndelse (Danemark). Son père, ouvrier peintre en bâtiment, était aussi très apprécié comme musicien de village, et il apprit à jouer du violon à ses enfants. En 1879, il quitta sa famille pour occuper une place de cornettiste dans l'orchestre militaire d'Odense, où il va rester quatre ans avant de rejoindre Copenhague pour sa formation musicale. Il est mort en 1931 à Copenhague (Danemark).

Parmi les œuvres majeures de Nielsen, on peut en particulier noter une « Suite symphonique » pour piano, ainsi que des Préludes pour orgue, deux Sonates pour violon et piano, cinq Quatuors à cordes, une « Serenata In Vano » pour clarinette, basson, cor, violoncelle et contrebasse, un Quintette à vent, un Concerto pour violon, un Concerto pour flûte et un Concerto pour clarinette, six Symphonies, trois Opéras, « Snefrid », « Saul et David » et « Maskarade », de la musique chorale, ainsi que des mélodies pour voix soliste.

London Symphony Orchestra, Ole Schmidt.
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Italian Suite for Cello and Piano, Sonata for Solo Cello op. 25 No. 3, Suite for Cello op. 72. Laszlo Mezö, Lorant Szücs Stereo
Italian Suite for Cello and Piano, Sonata for Solo Cello op. 25 No. 3, Suite for Cello op. 72. Laszlo Mezö, Lorant Szücs Stereo

4.0 étoiles sur 5 Tout particulièrement, pour la Sonate de Hindemith et la première Suite de Britten pour violoncelle seul, bien interprétées, 19 août 2014
Paul Hindemith est né en 1895 à Hanau, Francfort-sur-le-Main (Allemagne). Il fit ses études au Conservatoire de Francfort, où il eut en particulier comme professeurs Arnold Mendelssohn (1855-1933) et Bernhard Sekles (1872-1934), puis joua du violon à l'opéra de Francfort de 1915 à 1923. De 1921 à 1929, il fut l'altiste du Quatuor Amar, où il milita activement en faveur de la musique d'Avant-garde. Dès 1927, il fut nommé professeur de composition au conservatoire de Berlin, mais émigra en Suisse en 1938, en raison de son opposition au nazisme et parce que sa femme était juive. Il partit ensuite aux États-Unis, où il enseigna la composition de 1940 à 1953 à l'université Yale. Il obtint la nationalité américaine en 1948, mais rentra quelques années plus tard en Europe et s'établit en Suisse, où il fut titulaire de la chaire de musicologie à université de Zurich de 1951 à 1953. Il a en particulier eu comme élèves Walter Leigh (1905-1942), Willson Osborne (1906-1979), Arnold Cooke (1906-2005), Harald Genzmer (1909-2007), Bernhard Heiden (1910-2000), Oskar Sala (1910-2002), Josef Tal (1910-2008), Alvin Etler (1913-1973), Violet Archer (1913-2000), Norman Dello Joio (1913-2008), Alan Shulman (915-2002), Ulysses Kay (1917-1995), Harold Shapero (né en 1920), Irwin Bazelon (1922-1995), Lukas Foss (1922-2009), Mel Powell (1923-1998), Ruth Schönthal (1924-2006), Charles Lemon Bestor (né en 1924), Hans Otte (1926-2007), Emma Lou Diemer (née en 1927), Mitch Leigh (né en 1928), Andrew Hill (1931-2007), ou Easley Blackwood (né en 1933). Hindemith utilise un système musical qui lui est propre, centrée sur une tonique qui évolue d'un centre tonal à un autre en fonction des modulations, mais où les douze notes de la gamme ne sont pas agencées suivant des modes, mais ont en particulier des relations entre elles qui sont fonctions du caractère plus ou moins consonnant ou dissonant des intervalles qui les lient. Paul Hindemith est mort en 1963 à Francfort-sur-le-Main, République Fédérale d'Allemagne. Parmi les oeuvres majeures de Hindemith, on peut noter « Ludus tonalis » pour piano, trois Sonates pour violon seul, quatre Sonates pour alto seul, une Sonate pour violoncelle seul, quatre Sonates pour violon et piano, trois Sonates pour alto et piano, deux Sonates pour violoncelle et piano, une Sonate pour piano et contrebasse, dix sonates pour instrument à vent et piano, deux Trios à cordes, sept Quatuors à cordes, un Septuor pour vents, un Octuor pour vents et cordes, « Thème et variations : les quatre tempéraments » pour orchestre à cordes et piano, le Concerto pour alto «Der Schwanendreher», un Concerto pour violoncelle, la « Konzertmusik » pour orchestre à cordes et cuivres, un Concerto pour orchestre, les « Métamorphoses symphoniques sur des thèmes de Carl Maria von Weber » et « Trauermusik » pour orchestre, quatre Symphonies, dont « Mathis le peintre », « Serena » et « Die Harmonie der Welt », la musique de ballet « Nobilissima Visione », cinq Opéras, dont « Cardillac », « Mathis le peintre » et « Die Harmonie der Welt », le Requiem « When Lilacs Last in the Dooryard Bloom'd », une Messe pour chaeur mixte a cappella, ou bien encore « Das Marienleben » sur des poèmes de Rainer Maria Rilke.

La première Suite pour violoncelle seul Op. 72 de Benjamin Britten (1913-1976) a été composée en 1964, alors que le compositeur était de retour d'un voyage en URSS. Elle présente un développement plastique et dramatique dont quatre Canti assurent l'unité, dans un paysage musical très varié. Après un premier Canto à quatre voix qui résonne comme un chant monastique, suit une fugue - scène abstraite - suivie, à son tour, d'une complainte plus personnelle. Le Canto N° 2 reprend le chant monastique de Canto N° 1, mais de façon assombrie et feutrée ; la Serenata, en pizzicato, est la « scène du balcon » de la Suite, suivie du son lointain d'une trompette, d'un roulement de tambours, d'un martèlement de bottes, d'une bataille, et enfin, d'une retraite. L'abattement initial du Canto N° 3, en réaction au chant précédent, tourne au déchaînement émotionnel ; la scène suivante, Bordone, est de caractère écossais : de la musique de cornemuse, paraphrasée de manière surréaliste. Dans le Morto Perpetuo qui conclut la Suite, apparaît, comme un sommet, la percée triomphale des motifs des Canti, qui bouclent en final la boucle. Cette Suite fut créée par Mstislav Rostropovitch le 27 juin 1965, lors du Festival d'Aldeburgh que Britten avait créé en 1947.

Laszlo Mezö, violoncelle ; Lorant Szücs, piano.

NB : Le support de ce CD est un disque vinyle ; sa lecture nécessite un lecteur dédié.
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Les Symphonies, Wasps Overture, Tallis Fantasia...
Les Symphonies, Wasps Overture, Tallis Fantasia...

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une superbe intégrale des Symphonies de Ralph Vaughan Williams, 19 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Symphonies, Wasps Overture, Tallis Fantasia... (CD)
Les cent dernières années ont vu la composition de plusieurs cycles de symphonies de très grande qualité, depuis celui de Guy Ropartz (1864-1955) à celui de Erkki-Sven Tüür (né en 1959), en passant par celui d'Alexandre Glazunov (1865-1936), de Jean Sibelius (1865-1957), de Wilhelm Peterson-Berger (1867-1942), de Charles Tournemire (1870-1939), de Hugo Alfvén (1872-1960), de Charles Ives (1874-1954), d'Havergal Brian (1876-1972), de Natanael Berg (1979-1957), de Jan van Gilse (1881-1944), de Karl Weigl (1881-1949), de Nikolaï Miaskovsky (1881-1950), de Georges Enesco (1881-1954), de Gian Francesco Malipiero (1882-1973), de Maximilian Steinberg (1883-1946), d'Arnold Bax (1883-1953), d'Egon Wellesz (1885-1974), de Vladimir Shcherbachov (1887-1952), d'Heitor Villa-Lobos (1887-1959), d'Ernst Toch (1887-1964), de Kurt Atterberg (1887-1974), de Bohuslav Martinü (1890-1959), de Serge Prokofiev (1891-1953), d'Arthur Honegger (1892-1955), de Darius Milhaud (1892-1974), de Jean Absil (1893-1974), d'Erwin Schulhoff (1894-1942), de Walter Piston (1894-1976), de Paul Hindemith (1895-1963), de Boris Lyatoshinsky (1895-1968), de William Grant Still (1895-1978), d'Howard Hanson (1896-1931), de Richard Flury (1896-1967), de Roger Sessions (1896-1985), de Jean Rivier (1896-1987), d'Alexandre Tansman (1897-1986), de Roy Harris (1898-1979), de Marcel Mihalovici (1898-1985), de Robert Casadesus (1899-1972), de Carlos Chávez (1899-1978), de George Antheil (1900-1959), d'Ernst Krenek (1900-1991), d'Edmund Rubbra (1901-1986), de Conrad Beck (1901-1986), de Vissarion Chebaline (1902-1963), de Gavriil Popov (1904-1972), de Karl Amadeus Hartmann (1905-1963), d'Eduard Tubin (1905-1982), de William Alwyn (1905-1985), d'Eugène Bozza (1905-1991), de Benjamin Frankel (1906-1973), de Dmitri Chostakovitch (1906-1975) bien sûr, mais aussi de Paul Creston (1906-1985), d'Arnold Cooke (1906-2005), d'Ahmed Adnan Saygun (1907-1991), de Camargo Guarnieri (1907-1993), de Miloslav Kabelác (1908-1979), de Vagn Holmboe (1909-1996), de William Schuman (1910-1992), d'Allan Pettersson (1911-1980), d'Alan Hovhaness (1911-2000), de Donald Gillis (1912-1978), de Daniel Jones (1912-1993), de George Lloyd (1913-1998), d'Humphrey Searle (1915-1982), de Vincent Persichetti (1915-1987), de David Diamond (1915-2005), d'Isang Yun (1917-1995), de Richard Arnell (né en 1917), de George Rochberg (1918-2005), de Lex van Delden (1919-1988), de Cláudio Santoro (1919-1989), de Mieczyslaw Weinberg (1919-1996), de Galina Oustvolskaïa (1919-2006), d'Alexander Lokshin (1920-1987), de Peter Racine Fricker (1920-1990), de Robert Simpson (1921-1997), de Malcolm Arnold (1921-2006), de Francis Thorne (né en 1922), d'Ezra Laderman (né en 1924), d'Hans Werner Henze (né en 1926), d'Einojuhani Rautavaara (né en 1928), d'Avet Terterian (1929-1994), de John Davison (né en 1930), d'Aubert Lemeland (né en 1932), de David Morgan (né en 1932), de Jaan Rääts (né en 1932), d'Easley Blackwood (né en 1933), de Jacques Charpentier (né en 1933), de Krzysztof Penderecki (né en 1933), d'Alfred Schnittke (1934-1998), de Peter Maxwell Davies (né en 1934), de Guia Kantcheli (né en 1935), d'Aulis Sallinen (né en 1935), de Philip Glass (né en 1937), de Valentin Silvestrov (né en 1937), de William Bolcom (né en 1938), de John Harbison (né en 1938), de William Thomas McKinley (né en 1938), de Boris Tishchenko (né en 1939), de Leif Segerstam (né en 1944), de Péteris Vasks (né en 1946), de Jean-Claude Wolff (né en 1946), ou bien encore de Kalevi Aho (né en 1949), sans compter de nombreux chef-d'oeuvres isolés. L'ensemble des Symphonies que nous a laissé Ralph Vaughan Williams est tout à fait remarquable.

Ralph Vaughan Williams est né en 1872 à Down Ampney, Comté de Gloucestershire (Royaume-Uni). A la suite de la mort de son père en 1875, il fut élevé par sa mère, Margaret Susan, l'arrière-petite-fille de l'industriel Josiah Wedgwood, dans la maison familiale de la dynastie Wedgwood ; on peut noter qu'il était également parent de Charles Darwin, son grand-oncle et, qu'en dépit de ses origines sociales, Ralph Vaughan Williams militera toute sa vie en faveur d'un idéal démocratique et égalitaire contre la société établie. Alors qu'il effectuait ses études à la prestigieuse Charterhouse School, il apprit le piano et le violon, puis fréquenta le Royal College of Music de Kensington, où enseignait Charles Villiers Stanford (1852-1924). Il poursuivit des études d'histoire et de musique au Trinity College à Cambridge, où il se lia d'amitié notamment avec les futurs philosophes George Edward Moore et Bertrand Russell, puis finit par revenir au Royal College of Music où il étudia cette fois, en compagnie de son camarade de classe Gustav Holst (1874-1934), sous la houlette de Sir William Parratt (1841-1921) et d'Hubert Parry (1848-1918). En 1897, il visita l'Allemagne où il suivit l'enseignement de Max Bruch (1838-1920). En parallèle, Vaughan Williams découvrit la musique traditionnelle anglaise ; ses efforts pour faire reconnaître cet héritage ont largement contribué à la ré-appréciation de la culture musicale folklorique anglaise, notamment en tant que président de l'English Folk Dance and Song Society. Vaughan Williams était âgé de quarante-et-un ans quand débuta la Grande Guerre ; bien qu'il ait eu la possibilité d'échapper à tout service militaire ou de servir comme gradé, il choisit de s'enrôler comme simple soldat dans le Royal Army Medical Corps. Au sortir de la guerre, il adopta un temps un style musical aux accents mystiques dans sa Symphonie n° 3 (« A Pastoral Symphony ») mais, à partir de 1924, il entama une nouvelle phase musicale, caractérisée avant tout par des accords dissonants et un rôle important de la polyrythmie. A la même époque, il prodigua son enseignement en Amérique et en Angleterre, tout en dirigeant The Bach Choir ; il fut décoré de l'Ordre du Mérite en 1935 lors des cérémonies de l'Anniversaire du Roi, ayant décliné antérieurement le titre de chevalier. Il mourut en 1958 à Londres ; ses funérailles eurent lieu à l'abbaye de Westminster, où ses cendres reposent près de celles d'Henry Purcell.

Au nombre de ses oeuvres majeures, on peut noter un « Prélude et fugue » pour orgue, une Sonate pour violon et piano, « Six Studies in English Folk-Song » pour violoncelle et piano, deux Quatuors à cordes, un Quintette avec piano, un « Phantasy Quintet » pour deux violons, deux altos et violoncelle, un Concerto pour piano, un Concerto pour deux pianos, « The Lark Ascending » et un Concerto pour violon et orchestre, une Suite pour alto et orchestre de chambre, un Concerto pour hautbois, un Concerto pou tuba, une « Fantasia on a Theme of Thomas Tallis » et une « Fantasia on Greensleeves », neuf Symphonies, six Opéras, dont « The Pilgrim's Progress » et « Riders to the Sea », des musiques de ballet, dont « Job: A Masque for Dancing », des musiques vocales, dont « Five Mystical Songs » pour baryton, choeur et orchestre, sur un texte de George Herbert, une Messe en sol mineur, l'Oratorio « Hodie », « Dona nobis pacem » sur une texte de Walt Whitman, des Mélodies, dont « Three Poems » sur des textes de Walt Whitman, et « Four Poems » sur des textes de Fredegond Shove, ainsi que plusieurs musiques de film.

BBC Symphony Orchestra, Andrew Davis.
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Shostakovich: Piano Quintet in G Minor, Op.57 & String Quartet No.8
Shostakovich: Piano Quintet in G Minor, Op.57 & String Quartet No.8
Prix : EUR 8,49

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5.0 étoiles sur 5 Deux chefs-d'oeuvres de Dmitri Chostakovitch, dans des interprétations remarquables du Quartuor Talich, 18 août 2014
Le Quintette avec piano Op. 57 a été composé par Dmitri Chostakovitch (1906-1975) à la demande du Quatuor Beethoven, qui avait donné à Moscou le Quatuor à cordes N° 1 Op. 49 le 16 novembre 1938, après que celui-ci eut été créé le 10 octobre de la même année par le Quatuor Glazounov, Quatuor Beethoven qui souhaitait, en hommage à Chostakovitch, jouer cette nouvelle oeuvre lors de la tournée que cette formation devait faire à travers toute l'URSS en 1941, le compositeur - déjà très connu du grand public soviétique mais que celui-ci n'avait jamais eu l'occasion de voir "en chair et en os" - devant tenir lui-même la partie de piano de sa nouvelle oeuvre. L'Histoire en décidera autrement... Ce Quintette, l'un des très grands chefs-d'oeuvre de la musique de Chostakovitch, est en cinq mouvements. Le premier, un Lento-Poco più mosso-Lento, énonce les sept mesures du thème unificateur sous la forme d'un Prélude, suivi d'un Adagio fugué confié au cordes, dont l'intensité croit lors de chaque intervention du piano. Le scherzo central renvoit brutalement au style sarcastique de « l'Âge d'Or » et du premier concerto pour piano. Suit un prodigieux Intermezzo, Lento-Appassonato, l'une des pages les plus belles et les plus inspirées jamais écrites pour cette formation instrumentale, au climat initialement méditatif, mais dont la tension croit progressivement pour attendre une intensité dramatique extrême, avant de s'effacer ensuite, peu à peu, par le jeu du clavier, et que le Finale, Allegretto, ne reprenne les thèmes grinçants du scherzo, sur lesquels l'oeuvre s'achève. La Première du Quintette fut donnée le 23 novembre 1940 par Chostakovitch et les commanditaires - en présence de Sergueï Prokofiev, Aram Khatchatourian, David Oïtrakh, Maria Yudina, Heinrich Neuhaus...

Le Quatuor à cordes N° 8 Op. 110 de Dmitri Schostakovich, Quatuor dédié « aux victimes de la guerre et du fascisme », a été écrit en 1960, en trois jours seulement, alors que le compositeur séjournait à Dresde, DDR (Allemagne), et que les ruines résultant du terrible bombardement de cette ville par les Anglo-Saxons le 14 février 1945 étaient encore très visibles. Le thème principal de ce Quatuor, l'un des plus grands chef-d'oeuvres écrits par Schostakovich, est élaboré sur le motif {Ré, Mibémol, Ut, Si} en notation latine, motif qui forme en notation allemande {D. Es. C. H.} les initiales de Dmitri Schostakovich, motif énoncé au cours de chacun des cinq mouvements qui forment cette œuvre et s'enchaînent continûment ; mais ce Quatuor a également la particularité de contenir de très nombreuses auto-citations de Schostakovich, extraites de ses Symphonies N° 1 et N° 5, du final de son second Trio avec piano, de son premier Concerto pour violoncelle, de la scène de l'exécution de sa musique de film « Jeunes Gardes », et de l'arioso de Katerina de son Opéra « Lady Macbeth de Mtsensk ». Bien que Schostakovich ait utilisé en d'autres occasions le motif de ses initiales, et que d'autres de ses oeuvres contiennent des auto-citations, ces deux particularités, réunies ici, rapprochées de la dédicace de l'oeuvre, ont fait couler beaucoup d'encre...
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