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odysseus

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Music for a new society
Music for a new society

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 jouissance et malaise, 16 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Music for a new society (CD)
Il ne nous est pas souvent donné de pouvoir jouir du malaise. Ce que nous offre John Cale avec ce disque relève de ce paradoxe. La première écoute nous fait chanceler de la mélodie à l’abstraction, de l’harmonieux au discordant, dans un univers expérimental qui n’est pas sans rappeler les arrangements sinueux et tranchants de Cale sur « The Marble Index » de Nico. Paradoxalement le malaise de la première approche nous accroche comme le ferait une drogue,et nous pousse à revenir encore et encore sur cet album, sans que jamais il ne se dévoile ou se libère totalement. Le trouble est constitutif de l’œuvre, il nous tord dans le mouvement hypnotique imprimé par Cale, de pièce en pièce voire au sein d’une même pièce (il est parfois difficile d’en parler comme de « chansons »). De l’atonalité au rock, de l’avant-garde à la chanson d’amour épurée, John Cale polit à chaque fois un écrin pour son chant. La voix est hautaine ou plaintive, déclamatoire ou humble, tourmentée et fragile ; se jouant toujours du cadre rythmique des pièces, elle domine l’ensemble de l’album dans un halo de tristesse et de solitude. Un album dérangeant, loin des suavités passées de « Paris 1919 », un album indomptable et de ce fait inusable.


Hard rock heavy metal metal : Histoire, cultures et pratiquants
Hard rock heavy metal metal : Histoire, cultures et pratiquants
par Fabien Hein
Edition : Broché

5.0 étoiles sur 5 un ouvrage de référence, 4 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hard rock heavy metal metal : Histoire, cultures et pratiquants (Broché)
Un mot tout d'abord pour dire mon complet désaccord avec le commentaire de Djamal, dont les allégations sont totalement infondées. Alors que j'avais par moi-même abordé le metal par les genres les moins puristes et pour ainsi dire par la marge (post-metal, indus, gothique, dark ambient), j'ai trouvé dans l'ouvrage de Fabien Hein les éléments de génèse et d'historique des différents courants du metal, ce qui m'a permis de découvrir les grandes périodes et les grandes figures du genre. Les indications discographiques traitent de façon équilibrée les groupes phares et des courants dérivés. On y trouve Metallica mais aussi Botch, Darkthrone et Converge, Neurosis et Ministry. La première partie du livre consacrée aux styles de metal, combinée avec les sites web metal et la presse spécialisée (Metallian, Hard Rock, Rock Hard) fournit des informations essentielles au mélomane metalleux à l'esprit ouvert, la seconde partie consiste en une analyse sociologique s'appuyant sur un échantillon régional, certes, mais très documentée et d'un apport des plus intéressants. En ce qui me concerne le livre de Fabien Hein est un ouvrage de référence incontournable.


Profane
Profane
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Avis au profane, 30 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Profane (CD)
Le metal extrême est toujours en quête de confins, c'est là sa raison d'être. Ces confins, il les a bordés et surbordés de gros rouleaux de barbelés faits d' hyperbrutalité, d'hypertechnicité, et ce jusqu'à s'y enfermer en un jeu onaniste et stérile. La dissonance et l'atonalité sont d'autres voies que les artistes tentent d'explorer. Parmi ceux qui en tirent la substance et la puissance pour leurs compositions, se trouvent des groupes de metal avant-garde/black/death tels que Ulcerate, Dodecahedron, Deathspell Omega, Gorguts, Blut aus Nord, Portal, pour n'en nommer que quelques uns.
Alors qu'en est-il de Svart Crown ? Ces Français sont assez créatifs et visionnaires pour proposer une voix personnelle forte. Leur son vous soumet à un tourbillon d'accords et de notes disparates, aussi dérangeant qu'envoûtant. De section en section, la musique se chevauche, s'écrase en elle-même, ouvrant sur un monde de cauchemar futuriste et nauséeux. Il est clair que Svart Crown n'a guère le souci de la santé mentale de ses auditeurs, tant le propos est chaotique, fiévreux et déstabilisant dans son expression, évocateur de débauche et d'abaissement.
La musicalité du groupe est très convainquante par sa technique, la variété des structures, la maturité de son sens de l'arrangement et du timing, extrêmement précis quand il s'agit de produire un véritable effet de chaos incandescent.
Des plages se dégagent de l'ensemble : "Genesis Architect", "In Utero: A Place of Hatred and Threat", "Profane" et "Therapy of flesh".
Nous tenons ici un groupe qui présente un certain lien ses prédécesseurs extrêmes, tant black que death, mais il présente une identité irréductible à ces influences, il démontre son talent et son énergie singulière dans l'exploration de nouveaux territoires sonores. Ma note 4,5/5


The Cancelled Earth
The Cancelled Earth
Prix : EUR 20,75

4.0 étoiles sur 5 La Terre rasée, 30 octobre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Cancelled Earth (CD)
Un must pour tout amateur de Dark Ambient, ou simplement pour tout aventurier du son.
Dans ce side project de Kammarheit, Pär Boström a de nouveau réussi à nous livrer une bande sonore froide et inspirée.
Ici pas de claviers, pas de musique synthétique, aucun instrument. Les sons que nous entendons sont des field-recordings collectés dans le métro, sous les ponts de chemins de fer, au milieu du traffic routier, etc. le tout retravaillé par Boström dont la touche si personnelle engendre des univers singuliers. Sept paysages rampants nous procurent la vision d'un territoire post-apocalyptique et post-humain. Difficile de commenter cette oeuvre dans les termes en usage pour la musique, car, encore une fois, il n'y a pas de musique. Mais si l'on considère l'art de la mise en forme de sons et de bruits, le travail de superposition des couches sonores, alors "The cancelled earth" est une référence. Une atmosphère épaisse dérive dans votre esprit ou vous étouffe mais, si vous y survivez, vous en redemanderez. L'artwork est unique par la présentation sous forme d'un mince livret très soigné.
"The cancelled earth" est l'unique CD de l'entité Cities last broadcast, ce qui augmente le mystère de son univers musical.
Heureusement, dans une sensibilité assez proche, Kammarheit propose plusieurs CD ;jetez-vous sur The Starwheel ou Asleep And Well Hidden pour nourrir le rêve et poursuivre l'aventure


The Thin Red Line: Original Motion Picture Soundtrack (La Ligne Rouge)
The Thin Red Line: Original Motion Picture Soundtrack (La Ligne Rouge)
Prix : EUR 10,00

1.0 étoiles sur 5 La guerre comme soporifique, 30 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Thin Red Line: Original Motion Picture Soundtrack (La Ligne Rouge) (CD)
Autant Hans Zimmer pouvait apporter dans "The ring" bien des nuances de sa palette, autant dans "The thin red line" il nous livre une vilaine gouache. Des gammes montées par des cordes à l'unisson, puis des gammes descendues par des cordes à l'unisson, et ainsi de suite ad nauseam, sans le moindre silence, sans la moindre respiration. On n'étouffe pas d'angoisse dans cette bande-son, on ne sent aucune tension, aucun malaise, on n'éprouve aucun sentiment autre qu'un ennui ordinaire. Je partage l'avis d'autres commentateurs qui se réjouissent de l'absence d'une dimension épique, d'une musique tonitruante, mais des plages de silence soutenu par des infra-basses, des stridences discordantes à très faible volume auraient mieux convenu au propos du film que cette litanie tiède. Vers la fin, une plage de chant ethnique ou pseudo-ethnique nous tombe dessus sans raison ni cohérence avec l'ensemble.Il ne demeure que la piste finale, au titre des plus pertinents "sit back and rest", pour communiquer par ses dissonances et sa pesanteur tout ce que nous avons attendu tout au long du disque et qui ne nous a pas été offert. Du coup je retourne à la bande-son d'Apocalypse now...


The Wild Hunt
The Wild Hunt
Prix : EUR 18,96

2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Wild hunt, ou la chasse au Dahu, 15 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wild Hunt (CD)
Toujours d'accord pour partir à l'écoute de toute musique sans a priori. Le problème, car il y a un problème, c'est que Watain ne nous propose pas une création, ni une oeuvre unique et irreductible, mais une véritable foire-exposition de métal, de sorte que chacun y retrouve de quoi exciter son goût personnel, de-ci de-là cahin-caha. Du black, du dark, du doom, du planant, du stoner rock, de la voix eraillée et de la voix claire, du dur et du mou et mêmes des remontées douceâtres de Pink Floyd. Tout cela est fait avec soin, et Watain qui pensait agrandir sa vitrine, vient, en ce qui me concerne au moins, de mettre la clé sous la porte. Fermé pour gros travaux, car il y a du boulot pour proposer une nouvelle oeuvre, et surtout faire oublier The Wild Hunt. Dommage, ils étaient convainquants et convaincus dans leurs précédentes productions (Casus Luciferi, Sworn to the dark, et même Lawless Darkness,pourtant moins haineux et maléfique, un peu flasque pour tout dire), mais ici ils semblent avoir perdu la boule, et plus justement : perdu le Nord. Ecoutez plutôt Aosoth, Altar of Plagues, Antaeus, Leviathan, Amenra, tous ces musiciens qui osent sans pour autant perdre leur âme. Ce disque est une perte de temps et de monnaie. C'est dit.


l'album de marguerite d'autriche
l'album de marguerite d'autriche

5.0 étoiles sur 5 Pierre précieuse n°4, 12 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : l'album de marguerite d'autriche (CD)
Tout avait commencé par une énigme épineuse : que s’était-il passé entre juillet 2004 et décembre 2005, pour que fussent enregistrés et portés à notre connaissance 4 disques (dont 3 en la seule année 2005) consacrés aux musiques et danses aimées de Marguerite d’Autriche (1480-1530) ?
L’enquête menée tous azimuts mit en évidence un fait des plus saisissants : le 1er juillet 2004 la sonde internationale Cassini-Huygens était entrée en orbite autour de Saturne, planète des mélancoliques, et ce jusqu’en janvier 2005 où, 4 jours seulement après le 525e anniversaire de Marguerite, elle s’était posée sur Titan, satellite de Saturne. 4 jours ! Nous n’en revenions pas ! Le trouble fut tel que ceux de nos agents qui ne sombrèrent pas dans une profonde confusion, supplièrent d’être déchargés de cette enquête. Nous abandonnâmes donc toute investigation sur les causes, s’il en fallait, d’une petite effervescence discographique ; elle n’irait pas plus loin, car ayant de nouveau examiné les données du dossier, nous hésitions à en appeler au concours de l’alchimie et nous répugnions à invoquer même du bout des lèvres un soi-disant symbolisme astrologique
De Marguerite d’Autriche, il serait fort édifiant de rappeler la dimension de la personnalité politique, mais tenons-nous en aux deux points suivants qui portent les quatre projets musi-caux susmentionnés : 1. la propension à la langueur et au tourment, vraisemblable conséquence de séparations, d’épreuves et de deuils répétés. C’est à cette humeur que le nom de Marguerite reste attaché, bien que des témoignages sur la vie à la cour et la place importante donnée à la danse attestent le dépassement de cette tristesse 2. Le raffinement de la culture notamment poétique et musicale de Marguerite dont témoignent les pièces compilées principalement dans le précieux manuscrit enluminé, le « Grand chansonnier », mais aussi dans un « petit » chansonnier et un volume de « Basses dances ».
Les compositeurs dont les œuvres ont été consignées dans ces recueils ont nom Pierre de La Rue, Josquin des Prez, Antoine Brumel, Alexander Agricola, Jacob Obrecht, Loyset Compère, Matthaeus Pipelare… la clé de notre énigme, pensé-je, peut-être la tenons-nous là, en la présence imposante et en elle-même effervescente de ces figures de la musique de la Renaissance.
Les CD :
1. Dulcis Melancholia (biographie musicale de MdA) ; Capilla Flamenca, Dirk Snellings, à qui nous devons de précieux albums consacrés à Pierre de La Rue (ét. MEW Musique en Wallonie)
2. Dame de Deuil (Musical offerings for Marguerite of Austria 1480-1530) ; La Mora, M. Gondko & C. Marti (éd. Et’cetera)
3. L’album de Marguerite d’Autriche ; La Sestina, Adriano Giardina (éd. Disques Office)
4. Carnetz secretz Marguerite d’Autriche (1480-1530) ; Les jardins de courtoisie, Anne Delafosse-Quentin (éd. Ambronay)
L’intention programmatique diffère d’un ensemble à l’autre, …. De même que les options d’interprétation. En ce qui me concerne, ce qui est passionnant, c’est de pouvoir bénéficier d’angles d’approche variés sans que cela tourne à un affrontement de choix musicaux, mais au contraire cela propose des jeux de timbres et de phrasés variés, d’expressions diverses, de mise en avant de certains formats, et cela jusqu’à la prise de son qui concourt à l’esthétique de l’interprétation défendue. L’écoute de ces 4 splendides et indissociables disques nous permet d’entendre se constituer un univers musical d’un relief et d’une richesse indiscutable.
PS. je viens de découvrir l’existence d’un CD Hungaroton datant de 2002 autour de Marguerite d’Autriche « Chansons from the album of Marguerite of Austria » du Corvina Consort plus spéciale-ment consacré à Rue Pierre de la Rue.


Carnetz Secretz (Marguerite D'Autriche)
Carnetz Secretz (Marguerite D'Autriche)
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 Pierre précieuse n°3, 12 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Carnetz Secretz (Marguerite D'Autriche) (CD)
Tout avait commencé par une énigme épineuse : que s’était-il passé entre juillet 2004 et décembre 2005, pour que fussent enregistrés et portés à notre connaissance 4 disques (dont 3 en la seule année 2005) consacrés aux musiques et danses aimées de Marguerite d’Autriche (1480-1530) ?
L’enquête menée tous azimuts mit en évidence un fait des plus saisissants : le 1er juillet 2004 la sonde internationale Cassini-Huygens était entrée en orbite autour de Saturne, planète des mélancoliques, et ce jusqu’en janvier 2005 où, 4 jours seulement après le 525e anniversaire de Marguerite, elle s’était posée sur Titan, satellite de Saturne. 4 jours ! Nous n’en revenions pas ! Le trouble fut tel que ceux de nos agents qui ne sombrèrent pas dans une profonde confusion, supplièrent d’être déchargés de cette enquête. Nous abandonnâmes donc toute investigation sur les causes, s’il en fallait, d’une petite effervescence discographique ; elle n’irait pas plus loin, car ayant de nouveau examiné les données du dossier, nous hésitions à en appeler au concours de l’alchimie et nous répugnions à invoquer même du bout des lèvres un soi-disant symbolisme astrologique
De Marguerite d’Autriche, il serait fort édifiant de rappeler la dimension de la personnalité politique, mais tenons-nous en aux deux points suivants qui portent les quatre projets musi-caux susmentionnés : 1. la propension à la langueur et au tourment, vraisemblable conséquence de séparations, d’épreuves et de deuils répétés. C’est à cette humeur que le nom de Marguerite reste attaché, bien que des témoignages sur la vie à la cour et la place importante donnée à la danse attestent le dépassement de cette tristesse 2. Le raffinement de la culture notamment poétique et musicale de Marguerite dont témoignent les pièces compilées principalement dans le précieux manuscrit enluminé, le « Grand chansonnier », mais aussi dans un « petit » chansonnier et un volume de « Basses dances ».
Les compositeurs dont les œuvres ont été consignées dans ces recueils ont nom Pierre de La Rue, Josquin des Prez, Antoine Brumel, Alexander Agricola, Jacob Obrecht, Loyset Compère, Matthaeus Pipelare… la clé de notre énigme, pensé-je, peut-être la tenons-nous là, en la présence imposante et en elle-même effervescente de ces figures de la musique de la Renaissance.
Les CD :
1. Dulcis Melancholia (biographie musicale de MdA) ; Capilla Flamenca, Dirk Snellings, à qui nous devons de précieux albums consacrés à Pierre de La Rue (ét. MEW Musique en Wallonie)
2. Dame de Deuil (Musical offerings for Marguerite of Austria 1480-1530) ; La Mora, M. Gondko & C. Marti (éd. Et’cetera)
3. L’album de Marguerite d’Autriche ; La Sestina, Adriano Giardina (éd. Disques Office)
4. Carnetz secretz Marguerite d’Autriche (1480-1530) ; Les jardins de courtoisie, Anne Delafosse-Quentin (éd. Ambronay)
L’intention programmatique diffère d’un ensemble à l’autre, …. De même que les options d’interprétation. En ce qui me concerne, ce qui est passionnant, c’est de pouvoir bénéficier d’angles d’approche variés sans que cela tourne à un affrontement de choix musicaux, mais au contraire cela propose des jeux de timbres et de phrasés variés, d’expressions diverses, de mise en avant de certains formats, et cela jusqu’à la prise de son qui concourt à l’esthétique de l’interprétation défendue. L’écoute de ces 4 splendides et indissociables disques nous permet d’entendre se constituer un univers musical d’un relief et d’une richesse indiscutable.
PS. je viens de découvrir l’existence d’un CD Hungaroton datant de 2002 autour de Marguerite d’Autriche « Chansons from the album of Marguerite of Austria » du Corvina Consort plus spéciale-ment consacré à Rue Pierre de la Rue.


la dame de deuil
la dame de deuil
Prix : EUR 17,50

5.0 étoiles sur 5 Pierre précieuse n°2, 12 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : la dame de deuil (CD)
Tout avait commencé par une énigme épineuse : que s’était-il passé entre juillet 2004 et décembre 2005, pour que fussent enregistrés et portés à notre connaissance 4 disques (dont 3 en la seule année 2005) consacrés aux musiques et danses aimées de Marguerite d’Autriche (1480-1530) ?
L’enquête menée tous azimuts mit en évidence un fait des plus saisissants : le 1er juillet 2004 la sonde internationale Cassini-Huygens était entrée en orbite autour de Saturne, planète des mélancoliques, et ce jusqu’en janvier 2005 où, 4 jours seulement après le 525e anniversaire de Marguerite, elle s’était posée sur Titan, satellite de Saturne. 4 jours ! Nous n’en revenions pas ! Le trouble fut tel que ceux de nos agents qui ne sombrèrent pas dans une profonde confusion, supplièrent d’être déchargés de cette enquête. Nous abandonnâmes donc toute investigation sur les causes, s’il en fallait, d’une petite effervescence discographique ; elle n’irait pas plus loin, car ayant de nouveau examiné les données du dossier, nous hésitions à en appeler au concours de l’alchimie et nous répugnions à invoquer même du bout des lèvres un soi-disant symbolisme astrologique
De Marguerite d’Autriche, il serait fort édifiant de rappeler la dimension de la personnalité politique, mais tenons-nous en aux deux points suivants qui portent les quatre projets musi-caux susmentionnés : 1. la propension à la langueur et au tourment, vraisemblable conséquence de séparations, d’épreuves et de deuils répétés. C’est à cette humeur que le nom de Marguerite reste attaché, bien que des témoignages sur la vie à la cour et la place importante donnée à la danse attestent le dépassement de cette tristesse 2. Le raffinement de la culture notamment poétique et musicale de Marguerite dont témoignent les pièces compilées principalement dans le précieux manuscrit enluminé, le « Grand chansonnier », mais aussi dans un « petit » chansonnier et un volume de « Basses dances ».
Les compositeurs dont les œuvres ont été consignées dans ces recueils ont nom Pierre de La Rue, Josquin des Prez, Antoine Brumel, Alexander Agricola, Jacob Obrecht, Loyset Compère, Matthaeus Pipelare… la clé de notre énigme, pensé-je, peut-être la tenons-nous là, en la présence imposante et en elle-même effervescente de ces figures de la musique de la Renaissance.
Les CD :
1. Dulcis Melancholia (biographie musicale de MdA) ; Capilla Flamenca, Dirk Snellings, à qui nous devons de précieux albums consacrés à Pierre de La Rue (ét. MEW Musique en Wallonie)
2. Dame de Deuil (Musical offerings for Marguerite of Austria 1480-1530) ; La Mora, M. Gondko & C. Marti (éd. Et’cetera)
3. L’album de Marguerite d’Autriche ; La Sestina, Adriano Giardina (éd. Disques Office)
4. Carnetz secretz Marguerite d’Autriche (1480-1530) ; Les jardins de courtoisie, Anne Delafosse-Quentin (éd. Ambronay)
L’intention programmatique diffère d’un ensemble à l’autre, …. De même que les options d’interprétation. En ce qui me concerne, ce qui est passionnant, c’est de pouvoir bénéficier d’angles d’approche variés sans que cela tourne à un affrontement de choix musicaux, mais au contraire cela propose des jeux de timbres et de phrasés variés, d’expressions diverses, de mise en avant de certains formats, et cela jusqu’à la prise de son qui concourt à l’esthétique de l’interprétation défendue. L’écoute de ces 4 splendides et indissociables disques nous permet d’entendre se constituer un univers musical d’un relief et d’une richesse indiscutable.
PS. je viens de découvrir l’existence d’un CD Hungaroton datant de 2002 autour de Marguerite d’Autriche « Chansons from the album of Marguerite of Austria » du Corvina Consort plus spéciale-ment consacré à Rue Pierre de la Rue.


Dulcis Melancholia
Dulcis Melancholia
Prix : EUR 21,87

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pierre précieuse, 12 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dulcis Melancholia (CD)
Tout avait commencé par une énigme épineuse : que s’était-il passé entre juillet 2004 et décembre 2005, pour que fussent enregistrés et portés à notre connaissance 4 disques (dont 3 en la seule année 2005) consacrés aux musiques et danses aimées de Marguerite d’Autriche (1480-1530) ?
L’enquête menée tous azimuts mit en évidence un fait des plus saisissants : le 1er juillet 2004 la sonde internationale Cassini-Huygens était entrée en orbite autour de Saturne, planète des mélancoliques, et ce jusqu’en janvier 2005 où, 4 jours seulement après le 525e anniversaire de Marguerite, elle s’était posée sur Titan, satellite de Saturne. 4 jours ! Nous n’en revenions pas ! Le trouble fut tel que ceux de nos agents qui ne sombrèrent pas dans une profonde confusion, supplièrent d’être déchargés de cette enquête. Nous abandonnâmes donc toute investigation sur les causes, s’il en fallait, d’une petite effervescence discographique ; elle n’irait pas plus loin, car ayant de nouveau examiné les données du dossier, nous hésitions à en appeler au concours de l’alchimie et nous répugnions à invoquer même du bout des lèvres un soi-disant symbolisme astrologique
De Marguerite d’Autriche, il serait fort édifiant de rappeler la dimension de la personnalité politique, mais tenons-nous en aux deux points suivants qui portent les quatre projets musi-caux susmentionnés : 1. la propension à la langueur et au tourment, vraisemblable conséquence de séparations, d’épreuves et de deuils répétés. C’est à cette humeur que le nom de Marguerite reste attaché, bien que des témoignages sur la vie à la cour et la place importante donnée à la danse attestent le dépassement de cette tristesse 2. Le raffinement de la culture notamment poétique et musicale de Marguerite dont témoignent les pièces compilées principalement dans le précieux manuscrit enluminé, le « Grand chansonnier », mais aussi dans un « petit » chansonnier et un volume de « Basses dances ».
Les compositeurs dont les œuvres ont été consignées dans ces recueils ont nom Pierre de La Rue, Josquin des Prez, Antoine Brumel, Alexander Agricola, Jacob Obrecht, Loyset Compère, Matthaeus Pipelare… la clé de notre énigme, pensé-je, peut-être la tenons-nous là, en la présence imposante et en elle-même effervescente de ces figures de la musique de la Renaissance.
Les CD :
1. Dulcis Melancholia (biographie musicale de MdA) ; Capilla Flamenca, Dirk Snellings, à qui nous devons de précieux albums consacrés à Pierre de La Rue (ét. MEW Musique en Wallonie)
2. Dame de Deuil (Musical offerings for Marguerite of Austria 1480-1530) ; La Mora, M. Gondko & C. Marti (éd. Et’cetera)
3. L’album de Marguerite d’Autriche ; La Sestina, Adriano Giardina (éd. Disques Office)
4. Carnetz secretz Marguerite d’Autriche (1480-1530) ; Les jardins de courtoisie, Anne Delafosse-Quentin (éd. Ambronay)
L’intention programmatique diffère d’un ensemble à l’autre, …. De même que les options d’interprétation. En ce qui me concerne, ce qui est passionnant, c’est de pouvoir bénéficier d’angles d’approche variés sans que cela tourne à un affrontement de choix musicaux, mais au contraire cela propose des jeux de timbres et de phrasés variés, d’expressions diverses, de mise en avant de certains formats, et cela jusqu’à la prise de son qui concourt à l’esthétique de l’interprétation défendue. L’écoute de ces 4 splendides et indissociables disques nous permet d’entendre se constituer un univers musical d’un relief et d’une richesse indiscutable.
PS. je viens de découvrir l’existence d’un CD Hungaroton datant de 2002 autour de Marguerite d’Autriche « Chansons from the album of Marguerite of Austria » Thanasis Papakonstantinou : la pluie d'en bas (I Vrohi Apo Kato).


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