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Contenu rédigé par Otanrot
Classement des meilleurs critiques: 95.539
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Commentaires écrits par
Otanrot (France)

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Robin des Bois [Director's Cut - Version longue inédite]
Robin des Bois [Director's Cut - Version longue inédite]
DVD ~ Russell Crowe
Proposé par kikidevarennes
Prix : EUR 11,93

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Robin des bois, sans les bois, 22 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Robin des Bois [Director's Cut - Version longue inédite] (Blu-ray)
Mais quel est ce film insipide que nous a fait là Ridley Scott ? Toute l'empathie que l'on pouvait ressentir pour les personnages de "Gladiator", meurtris et ivres de vengeance, a ici disparu. Toute la cohérence de "Kingdom Of Heaven", où l'on comprenait pourquoi, dans l'enfer d'un moyen-âge cruel et impitoyable, les gens se raccrochaient à la foi pour survivre, au point de se lancer dans la guerre sainte, est ici obsolète. Même au niveau de la forme, les batailles sont désormais inoffensives, la mort est inodore, les sentiments deviennent risibles. Un véritable retour en arrière pour un des cinéastes les plus viscéraux dans le genre !

Personnellement, je me moque bien des anachronismes ou des rapports que peut entretenir le film avec les versions antérieures. Seul m'importe la manière et le point de vue que pouvait apporter l'immense Ridley Scott sur la légende de Robin des bois.
Sur ses autres films, il a su insuffler à ces histoires sempiternelles une narration viscérale ayant le goût du sang et des larmes, nous faisant ressentir les films davantage qu'il nous les faisait voir. Ici, on survole le tout sans aucune émotion, et c'est bien là qu'est la déception !


Game of Thrones (Le Trône de Fer) - Saison 3 - Edition Limitée avec sur-étui Dragon
Game of Thrones (Le Trône de Fer) - Saison 3 - Edition Limitée avec sur-étui Dragon
DVD ~ Lena Headey
Proposé par dadadvd2006
Prix : EUR 14,20

22 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du sang et des larmes..., 1 février 2014
Mon commentaire ne fait référence qu'à la qualité de la série. Les blu-ray HBO sont de toute manière d'une qualité irréprochable, inutile de s'appesantir dessus, surtout que le coffret n'est pas encore sorti à l'heure où j'écris ! Qui plus-est, Amazon amalgame les diverses versions et tous les commentaires sur le contenu des coffrets devient obsolète à chaque nouveaux format et chaque nouvelle édition. Autant parler de la série elle-même et donner envie aux gens de la voir...

La lutte impitoyable pour le "Trône de fer" se poursuit. L'armée de "Stannis Baratheon" a été vaincue, tandis que celles de "Rob Stark" et de ses ennemis les "Lannister" se regroupent afin de fomenter de nouvelles alliances. Dans l'extrême sud, la reine "Daenerys Targaryen" et ses jeunes dragons poursuivent leur route en levant une armée de plus en plus impressionnante, tandis que dans l'extrême nord, le clan des "sauvageons" ne fait que devancer les abominables "marcheurs blancs" et la terrible "Armée des morts"...

Après deux premières saisons à couper le souffle, la série "The Game of Thrones" continue de monter en puissance tout en prenant le spectateur à la gorge lorsqu'il s'y attend le moins.
Le final de la Saison 1 nous l'avait révélé : ici, tout peut arriver. N'importe quel personnage, qu'il soit de première ou de dernière importance, est traité sur un mode égal, et peut mourir dans d'atroces circonstances à tout moment.
Les protagonistes sont toujours aussi riches et fascinants, qui échappent pour la pus-part au manichéisme traditionnel des histoires de Fantasy pour se révéler dans toute leur ambigüité. Ainsi, avec cette troisième saison, l'adaptation de l'œuvre de G. R. R. Martin poursuit magistralement son opéra de sang et de larmes. Les personnages évoluent, se montrent plus complexes qu'on pouvait le penser au départ. Les rebondissements se succèdent, nous menant systématiquement là où l'on ne pensait pas aller.

Le traitement des figures fantastiques est d'un certain point de vue très classique. Le récit opère un regroupement postmoderne des grandes références de l'univers de l'Heroic Fantasy, dans lequel convergent l'héritage de J. R. R. Tolkien et du Seigneur des Anneaux, celui de Robert E. Howard et de Conan le Barbare, celui des mondes de "Donjons et Dragons" et même de la "Dark Fantasy" et ses armées de zombies !
En revanche, le traitement de toutes ces figures est inédit, qui introduit une passionnante toile de fond politique et une dimension érotique sulfureuse, le tout enrobé de rapports humains riches et ambigus, dignes de Shakespeare. Pas de doutes, G. R. R. Martin et les créateurs de cette adaptation télévisée, David Benioff et Daniel B. Weiss en tête, ont su faire "du neuf avec du vieux" !

Alors que cette nouvelle saison n'aborde que la première moitié du troisième tome de la saga : Le Trône de fer, tome 3 : A Storm of Swords, à l'origine découpé en quatre parties par les éditeurs (Les Brigands - L'Épée de Feu - Les Noces pourpres - La Loi du régicide), il est désormais clair que la série "The Game of Thrones" est une expérience totalement neuve et extrême en matière de série télévisée et de medium filmique. Rien n'est acquis, rien n'est tout noir ou tout blanc, le sang coule à flot derrière l'écran et les larmes sur nos visages lorsque nous autres, pauvres spectateurs, sommes frappés au cœur par les tragédies de cet univers impitoyable, viscéral et titanesque...

Arrivés au terme du dixième épisode, certains pourront ressentir une légère frustration, due évidemment à la décision des scénaristes de fragmenter le troisième livre de l'œuvre de Martin en deux saisons. Mais ce serait vraiment sévère au regard de la qualité optimale de certains épisodes, comme le quatrième avec l'avancée de la reine "Daenerys" et son armée, ou bien entendu le neuvième et son dénouement traumatisant...
La quatrième saison, dont la diffusion est prévue pour 2014, sera adaptée selon la fin du troisième tome ("A Storm of Swords") avec des éléments des quatrième et cinquième tomes, A Feast for Crows et "A Dance with Dragons" (encore inédit en intégrale). Bienvenue dans ce qui est entrain de devenir la plus grande série télévisée de l'Histoire...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 13, 2014 3:04 PM CET


Un prophète (César 2010 du Meilleur Film) [Blu-ray]
Un prophète (César 2010 du Meilleur Film) [Blu-ray]
DVD ~ Tahar Rahim
Prix : EUR 14,99

9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le goût des glauques, 21 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un prophète (César 2010 du Meilleur Film) [Blu-ray] (Blu-ray)
Petite précision : Je mets 3 étoiles par honnêteté intellectuelle, quand j'aurais aimé n'en mettre aucune. Je le sais bien, moult internautes vont venir furieusement appuyer sur "vote non utile" rien qu'en regardant ce maigre nombre d'étoiles dorées. C'est comme ça, il n'y a pas de place sur ce site pour le goût des autres...

L'histoire, tout le monde la connaît ou presque : Malik, jeune voyou de 19 ans, écope d'une peine de six ans de prison et va utiliser ce temps pour grimper les échelons du crime. Lentement, mais sûrement.

Rien à dire sur les qualités formelles du film. Le tout est parfaitement écrit et dialogué, brillamment réalisé, et d'une intensité viscérale. Mais qu'est ce que c'est malsain ! qu'est-ce que c'est glauque !
C'est cette fascination pour les criminels et les voyous, qui devient peu à peu l'apanage du public "bobo" qui me dérange le plus. Tout le cinéma de Jacques Audiard en est pétri (voir son dernier opus : De rouille et d'os, histoire d'amour glauquissime entre une fille brisée et... une ordure de première !).
Sorte de remake moderne de Scarface (les cicatrices du héros ne peuvent pas être prises à la légère sur le terrain de la référence), "Un Prophète" se complait tout de même beaucoup dans la noirceur de l'âme en suivant le parcours d'une poignée de sales types aux valeurs complètement inversées. Certes, c'est très intéressant de pénétrer les rouages de ce qui devient aujourd'hui un véritable phénomène de société : Nos prisons se remplissent et engendrent inexorablement des monstres pour qui le sens des valeurs est une notion obsolète. Mais pourquoi tant de fascination ?
En lisant nombre de critiques dithyrambiques (et en essayant de comprendre l'engouement démesuré que suscitait un film que j'avais tant détesté), j'ai retrouvé une constante immuable : Jacques Audiard, en auteur complet de son film, n'aurait jamais pris parti pour ses personnages, et aurait filmé et raconté le tout d'une manière clinique et objective. Je n'y crois pas une seconde. Malik est montré comme un antihéros attachant et séduisant : il est beau, fragile, ténébreux et impitoyable, et donc romantique. Et peu importe qu'il ait été incarcéré pour avoir violé et assassiné une jeune femme, le souvenir de cet épisode essentiel étant évacué en une image floue et diaphane. Evidemment, il est trop tard pour demander à la jeune femme si elle pense que ce sont les prisons qui fabriquent les monstres...
Le "Scarface" de Brian De Palma avait au moins le mérite de juger son personnage en le punissant de manière claire et nette ("Le monde ne t'appartient pas !"). "Un Prophète" s'achève sur le sourire d'un criminel qui, libéré de prison alors qu'il est dix fois pire qu'avant, s'avance vers un avenir dont on sait qu'il sera pavé d'un tapis rouge de sang. Et l'histoire se termine sur son sourire radieux et son petit air attachant. A ce stade, le message du film est édifiant : peut-on devenir un grand criminel en toute impunité ? Réponse : Oui, si l'on est le meilleur. Voici donc une nouvelle race de héros...
Nul doute qu'à l'heure actuelle, cette œuvre crépusculaire fait des ravages au sein des adolescents issus des milieux difficiles, hier fascinés par "Tony Montana", et aujourd'hui par Malik El Djebena. Malheureusement, je crains de n'être nullement réactionnaire dans la mesure où mon activité professionnelle est directement liée à ces jeunes français, parmi lesquels je ne parviens plus à compter le nombre des parents qui sont en prison. Ainsi ai-je vu récemment deux jeunes de 13 ou 14 ans s'échanger le DVD du film ici présent...

Alors oui, je n'aime pas ce film. Je déteste profondément ses personnages qui incarnent tout ce que j'estime être la face damnée de l'humanité. En écrivant ces lignes, et donc en me remémorant les images du film, son atmosphère et son microcosme glauque, malsain et noir jusqu'à l'os, la nausée me vient, et j'aurais presque envie de vomir. Ainsi, je conteste son si grand succès critique, le message y étant, selon moi et en toute honnêteté intellectuelle, malsain et à l'inverse des valeurs humanistes. Et ce malgré ses grandes qualités formelles.


Max et les Maximonstres [Blu-ray]
Max et les Maximonstres [Blu-ray]
DVD ~ Catherine Keener
Proposé par monteslivres
Prix : EUR 6,80

3 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Le séminaire, 21 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Max et les Maximonstres [Blu-ray] (Blu-ray)
Le sujet : Un jeune garçon solitaire et mal dans sa peau fugue et se retrouve sur une île peuplée de monstres gentils qui font de lui leur roi.
Pour commencer : L'image et le son de ce DVD sont irréprochables. Mais je n'ai pas très envie de m'étaler la dessus, vu le choc que m'a procuré la vision du film !

Pardonnez-moi par avance pour l'avalanche de sarcasmes que je m'apprête à déverser, mais ce genre de cinéma prétentieux aux intentions brumeuses (sait-on vraiment à quel public s'adresse un film prétendument enfantin qui se donne des airs Lacaniens ?) me rend quelques peu irritable...
J'étais venu voir un conte pour enfants réalisé par l'équipe du studio "Muppets Holding Company", créé par feu Jim Henson, le créateur du Muppet Show. A la place, j'y ai trouvé un trip auteurisant, naturaliste et bordélique absolument insupportable.
Dès les premières secondes, le ton est donné à travers le son d'une comptine au rabais telle qu'on pourrait en entendre chez une famille de végétaliens condescendants ayant acheté un disque fabriqué en matières recyclées issues du commerce équitable, avec leur pile de Téléramas sur la table basse. Car "Max et les maximonstres" est un "film d'auteur", comprenez par là que nous ne sommes pas, braves gens, dans la catégorie niaise et stéréotypée d'un Walt Disney pour les petites gens, mais dans un conte naturaliste façon Art Contemporain, créé par des aaaartiiistes et... infiniment prétentieux !
Seulement voilà, le talent ça ne s'invente pas, et les monstres marionnettes, ça fonctionne avec le merveilleux naïf du vivant de Jim Henson, et certainement pas dans un film prétendument naturaliste totalement inadapté à ce genre en particulier.
Attention, je n'ai rien contre la différence au cinéma. Un film comme "La Vie aquatique", par exemple, est différent du tout venant hollywoodien, et pourtant je l'ai adoré. Mais "Max et les Maximonstres" est exaspérant de prétention auteurisante et de nullité au sens purement cinématographique : Absence de réel scénario, paresse absolue de la mise en scène (caméra à l'épaule, gros plans et travelling systématiques pour meubler les séquences), répétition à outrance de scènes contemplatives, insupportables "tics" pour pêter plus haut que son col, avec moult hurlements, telle la scène d'ouverture sensée montrer la sauvagerie intérieure du personnage principal.
La musique n'est pas en reste, avec une sorte de folk hystérique totalement à côté de la plaque, du genre "je fais exprès de pas mettre les habituel violons dans mon film parce que moi je suis un vrai auteur", et vous donne très vite mal à la tête !
Enfin, le personnage principal, insupportable, est une véritable tête à claque que le film ne parvient jamais à rendre attachant. Aucune empathie pour lui ne peut voir le jour, ce qui est quand même le comble pour un film sur le monde de l'enfance !

Je ne suis pas non plus réfractaire à l'art contemporain. Puisque mon métier consiste à enseigner les arts plastiques, ce serait quand même paradoxal. J'ai bien vu d'ailleurs, en regardant ce film, qu'il y a eu beaucoup de travail sur les images, notamment de la part du chef opérateur et des créateurs de marionnettes. Et pourtant, le travail du réalisateur Spike Jonze m'a vaguement rappelé les théâtres de rue improvisés par des pseudo-artistes autocélébrés comme tels et n'ayant jamais appris quoi que ce soit de n'importe quel activité artistique mais préférant jouer les funambules plutôt que de s'adonner à un véritable travail... C'est pour dire !
Si vous êtes du genre "bobo bien-pensant" et que vous aimez ce genre de spectacle approximatif, ce film est pour vous. Mais si vous êtes amoureux des grands classiques et que vous avez grandi avec les œuvres de Ray Harryhausen et le Muppet Show originel, si vous préférez les films plus honnêtes où le réalisateur ne cherche pas à utiliser un genre pour se regarder le nombril, passez votre chemin !

Absolument irregardable !

Merci de ne pas me tomber dessus ni de me sanctionner si vous n'êtes pas d'accord avec moi. Je ne l'ai pas fait pour les autres (aucun VNU de ma part) et j'estime que le droit à la différence existe également dans les avis...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 19, 2016 7:54 PM CET


Random Access Memories
Random Access Memories
Prix : EUR 6,99

10 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Retour vers le futur, 29 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Random Access Memories (CD)
Une ode aux années 70 et au début des années 80 résolument tournée vers l'avenir ? Cela s'appelle un concept postmoderne !
Le nouvel album de Daft Punk décevra probablement ses fans hardcore parmi les puristes les plus revanchards, mais comblera de bonheur les amateurs de disco et de musique new-âge un brin nostalgique de la période revisitée.

Dès le premier morceau, l'hommage à Nile Rodgers et Bernard Edwards, respectivement guitariste et bassiste du groupe Chic, affiche le programme de manière directe. La ligne rythmique du Daft Punk nouveau est un hommage au Disco façon Chic et Sister Sledge (l'autre groupe de Rodgers & Edwards), et la guitare est simplement jouée par... Nile Rodgers ! Pourtant, le disque opère un virage sur le troisième titre avec cette fois un hommage complet et roboratif au compositeur Giorgio Moroder, pape de la musique new-âge, qui introduit le morceau en personne, sous la forme d'un long monologue.
C'est désormais très clair, l'album, tout aussi éclectique que cohérent, puise sa source à la fois dans les années 70 et la première moitié des 80's. Et tandis que la plus-part des albums actuels s'abaissent lamentablement au principe très à la mode et systématique qui consiste à convoquer un maximum de "featuring" parmi les vedettes du monde vulgaire du hip-hop, notre groupe va plutôt nous inviter des vieux briscards comme Moroder, Rodgers, Paul Williams (autre hommage dans un morceau déchaîné de plus de huit minutes !). De la nouvelle génération, le groupe convoque Pharell Williams (star du hip-hop il est vrai, mais avant tout VRAI chanteur et VRAI musicien, batteur du groupe N.E.R.D, qui se fond dans le moule de manière idéale, sans aucun relent de rap), Julian Casablancas, le chanteur des Strokes, Todd Edwards (collaborateur habituel du groupe), le musicien expérimental Panda Bear et quelques DJs.

Voici donc un album ouvert à la fois sur le passé, le présent et l'avenir, qui mélange les diverses influences d'une époque précise afin d'en digérer l'héritage et livrer de nouvelles compositions enjouées et toujours aussi futuristes lors de ses accents spatiaux-synthétiques ! Un groupe postmoderne total, créatif avant tout, qui échappe à toute la dimension vulgaire des actuelles stars de la musique du dance-floor, du hip-hop et des platines en général...

PS : Etes-vous sûr que le fait d'appuyer sur "non utile" à propos d'un commentaire témoigne d'une réelle ouverture d'esprit? N'ai-je pas le droit d'argumenter un avis différent du votre ? Et le groupe ici présent ? N'a-t-il pas le droit de changer et d'évoluer ? Doit-il forcément réaliser son album en fonction de vous ?
En effet, il m'apparait que le fait de dénigrer un album non pour ce qu'il est, mais parce que ce dernier n'est pas comme on aurait VOULU qu'il soit, dénote une attitude franchement suspecte. Au lieu d'être aussi malveillant, ne vaudrait-il pas mieux se réjouir que, grâce à Daft Punk, on puisse encore écouter Nile Rodgers jouer de la guitare, par exemple ?...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 5, 2013 12:13 AM MEST


x-men intégrale 1975-1976 ED 50 ANS
x-men intégrale 1975-1976 ED 50 ANS
par Chris Claremont
Edition : Album
Prix : EUR 29,95

2 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Obsolète, sauf pour collectionneur complétiste, 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : x-men intégrale 1975-1976 ED 50 ANS (Album)
Hé ! Ho ! Il faudrait peut-être arrêter de clamer autant d'éloges sur ces premières aventures des nouveaux X-men, hein ?
Lorsque le premier film adaptant la franchise est sorti (X-Men de Brian Singer), j'ai eu envie de relire ces épisodes que j'avais découvert dans les pages de "Special Strange" lorsque j'étais enfant. Et la déception fut terrible ! Que c'était niais et infantile ! Comme cela avait mal vieilli !

Ok c'est historique, ces épisodes font partie du "patrimoine comics". Ok, ce sont de grands noms aux commandes (loin de moi l'idée de remettre en cause le talent et l'importance de Chris Claremont). Ok, il y a Wolverine à ses débuts (depuis, il est dans la notoriété l'égal d'un Superman et d'un Spiderman). Mais bon sang, ces épisodes ont tellement vieilli qu'ils en deviennent insupportables. Jugez plutôt : Des scénarios infantiles (le public visé était jeune mais quand même !), des dialogues et des commentaires abyssalement creux et niais (vive Frank Miller, qui révolutionnera tout ça 5 ans plus tard), qui débordent et noient les planches pour rien ! Des situations ridicules (les personnages se disputent à outrance pour n'importe quoi et passent pour des cruches, changent de costume d'une case à l'autre comme par magie ! se retrouvent à l'autre bout du monde dans la seconde ! usent de solutions grotesques pour se sortir de dangers absolus !), des scènes d'action poussives et répétitives sans aucun intérêt, sans enjeu ni même celui de divertir, à faire passer celles de l'oncle Picsou pour des références ! Le degré zéro du scénario.

Evidemment, je vais m'attirer par ces mots toute la haine de la communauté geek de la planète. Mais comprenons-nous bien : Je respecte l'œuvre des artisans des comics de l'époque et j'adore les X-men. J'ai des souvenirs émus de mon enfance lorsque je contemple ces planches. Mais je précise juste que le manque d'objectivité des fans lorsqu'ils rédigent leurs critiques me navre. Avec eux, tout ce qui est mythique est forcément génial, pas besoin de chercher plus loin !
Comparées aux comics d'aujourd'hui (Vous avez lu "New X-Men", de Grant Morrison ?), ces premières moutures sont tout simplement obsolètes. Historiques pour le collectionneur, à la limite.

Sont collectés ici l'annual Uncanny X-Men Giant-Size #1 et les épisodes "Uncanny X-men" 94 à 102, parus entre 1975 et 1976, soit la relance de la franchise, avec de nouveaux personnages et un nouveau look (chacun à le sien propre, contrairement à la version précédente où les héros portaient le même uniforme). La plupart de ces personnages avaient tout de même suffisamment de substance et de charisme pour perdurer jusqu'à aujourd'hui et entrer dans le panthéon des stars de la mythologie Marvel. Il y a donc des qualités de ce point de vue, à savoir la création d'icones fortes et donc des qualités de fond. Mais certainement pas de quoi mettre 5 étoiles...


X-Men : L'intégrale 1975-1976, tome 1
X-Men : L'intégrale 1975-1976, tome 1
par Chris Claremont
Edition : Album

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Obsolète, sauf pour collectionneur complétiste, 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : X-Men : L'intégrale 1975-1976, tome 1 (Album)
Hé ! Ho ! Il faudrait peut-être arrêter de clamer autant d'éloges sur ces premières aventures des nouveaux X-men, hein ?
Lorsque le premier film adaptant la franchise est sorti (X-Men de Brian Singer), j'ai eu envie de relire ces épisodes que j'avais découvert dans les pages de "Special Strange" lorsque j'étais enfant. Et la déception fut terrible ! Que c'était niais et infantile ! Comme cela avait mal vieilli !

Ok c'est historique, ces épisodes font partie du "patrimoine comics". Ok, ce sont de grands noms aux commandes (loin de moi l'idée de remettre en cause le talent et l'importance de Chris Claremont). Ok, il y a Wolverine à ses débuts (depuis, il est dans la notoriété l'égal d'un Superman et d'un Spiderman). Mais bon sang, ces épisodes ont tellement vieilli qu'ils en deviennent insupportables. Jugez plutôt : Des scénarios infantiles (le public visé était jeune mais quand même !), des dialogues et des commentaires abyssalement creux et niais (vive Frank Miller, qui révolutionnera tout ça 5 ans plus tard), qui débordent et noient les planches pour rien ! Des situations ridicules (les personnages se disputent à outrance pour n'importe quoi et passent pour des cruches, changent de costume d'une case à l'autre comme par magie ! se retrouvent à l'autre bout du monde dans la seconde ! usent de solutions grotesques pour se sortir de dangers absolus !), des scènes d'action poussives et répétitives sans aucun intérêt, sans enjeu ni même celui de divertir, à faire passer celles de l'oncle Picsou pour des références ! Le degré zéro du scénario.

Evidemment, je vais m'attirer par ces mots toute la haine de la communauté geek de la planète. Mais comprenons-nous bien : Je respecte l'œuvre des artisans des comics de l'époque et j'adore les X-men. J'ai des souvenirs émus de mon enfance lorsque je contemple ces planches. Mais je précise juste que le manque d'objectivité des fans lorsqu'ils rédigent leurs critiques me navre. Avec eux, tout ce qui est mythique est forcément génial, pas besoin de chercher plus loin !
Comparées aux comics d'aujourd'hui (Vous avez lu "New X-Men", de Grant Morrison ?), ces premières moutures sont tout simplement obsolètes. Historiques pour le collectionneur, à la limite.

Sont collectés ici l'annual Uncanny X-Men Giant-Size #1 et les épisodes "Uncanny X-men" 94 à 102, parus entre 1975 et 1976, soit la relance de la franchise, avec de nouveaux personnages et un nouveau look (chacun à le sien propre, contrairement à la version précédente où les héros portaient le même uniforme). La plupart de ces personnages avaient tout de même suffisamment de substance et de charisme pour perdurer jusqu'à aujourd'hui et entrer dans le panthéon des stars de la mythologie Marvel. Il y a donc des qualités de ce point de vue, à savoir la création d'icones fortes et donc des qualités de fond. Mais certainement pas de quoi mettre 5 étoiles...


Thor l'Intégrale, Tome 1 :
Thor l'Intégrale, Tome 1 :
par Walter Simonson
Edition : Relié

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pour les enfants..., 22 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Thor l'Intégrale, Tome 1 : (Relié)
Voici le début du run de Walter Simonson sur "Thor", le dieu du tonnerre de chez Marvel. Ce sont les épisodes préférés des fans, et donc ma critique risque de mal passer. Vous êtes prévenus, oh intolérants !
Je commencerais donc par les qualités :
Il s'agit d'un arc très long, dont le présent recueil ne propose que le début (suite dans les 3 intégrales suivantes !). C'est extrêmement ambitieux (on mélange saga cosmique, aventures urbaines et mythologie nordique dans une rare osmose), extrêmement libre et créatif (vous y verrez la venue de personnages inédits comme "Beta Ray Bill") et extrêmement dynamique (action et rebondissements ininterrompus et qui montent en puissance au fur et à mesure de la lecture).
Mais... c'est le moment des défauts. Accrochez vous !
Le style a vieilli et la forme TRES infantile de l'ensemble saute désormais aux yeux. Les dialogues grandiloquents sont aussi ridicules que la caractérisation des personnages est, disons, "légère". Le relationnel entre les principales figures dégouline de clichés et peut se résumer à deux ou trois formules bien niaises. La faute également à une traduction calamiteuse, qui appuie les dialogues moyenâgeux en accentuant leur côté naïf et bâclé !
Les dessins sont ultra-brouillons, souvent affreux, Simonson ayant du mal à tout faire tout seul (il officie en tant que scénariste, dessinateur et encreur !) et rendent peu justice à la mythologie développée (Asgard et New-York réduits à quelques traits, ça en impose guère).
Enfin, la narration est vraiment décousue. L'auteur a toujours montré beaucoup d'ambition et de modernité à travers ses scénarios. Mais ils sont noyés dans une suite de "scénettes" bordéliques, ridiculement ampoulées et assez difficiles à suivre.

On peut donc estimer que si le Fond est très intéressant, la Forme est vraiment trop infantile.
Bref, c'est vraiment du comics old-school pour les enfants. Soit on le lit au second degré, en se focalisant sur l'aspect mythologique, car il est clair que Simonson innove beaucoup sur ce point précis, soit on régresse mentalement au niveau CM2...
Voilà, il ne me reste plus, à présent, qu'à essuyer les foudres des cohortes de fans irascibles dont j'ai touché à l'intouchable, car si les geeks étaient ouvert d'esprit et objectifs quant à leurs lectures, ça se saurait !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2015 6:35 PM MEST


Le choc des Titans [Blu-ray]
Le choc des Titans [Blu-ray]
DVD ~ Sam Worthington
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 4,99

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 La honte des dieux de l'Olympe, 10 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le choc des Titans [Blu-ray] (Blu-ray)
Voici donc le remake du film de 1981, réalisé à l'origine par Desmond Davis, sous la houlette du grand maître des effets spéciaux à l'ancienne, le légendaire Ray Harryhausen.
Loin de moi l'idée de prétendre que "c'était mieux avant". Je ne fais pas non plus partie de la horde des puristes pour qui la meilleure version est forcément la première. Mais cette relecture façon vidéo-gamer est tout simplement d'une nullité abyssale, infinie, outrageuse, abracadabrantesque. Le scénario est idiot et désincarné. Les personnages sont grotesques, creux et insupportables. On ne peut porter un film sur les seuls effets spéciaux. Non ! Définitivement non ! Un film est avant tout une histoire, et celle-ci est avilissante. Un long clip hystérique, voilà à quoi l'on peut résumer les 106 minutes (de trop) de ce ratage monstrueux et indigeste.

Les arguments pour démonter cette entreprise honteuse de récupération mercantile ne manquent pas : Louis Leterrier prouve, après son insipide L'incroyable Hulk, qu'il n'est qu'un faiseur à la botte des producteurs les plus vils du tout Hollywood.
Le film de 1981 n'était déjà pas le chef d'œuvre de Ray Harryhausen (on lui préfèrera par exemple Jason et les argonautes, ou encore Le 7ème voyage de Sinbad), mais il était porté par la poésie purement visuelle du vétéran. La fameuse technique de la "dynamation", qui permettait d'animer des marionnettes image par image, offrait une naïveté visuelle qui faisait corps avec son sujet. Le spectacle des dieux de l'Olympe perchés sur leur nuage et contemplant les hommes sur un écran diaphane offrait de la candeur aux spectateurs. La technique rudimentaire des effets spéciaux faisait corps avec la naïveté des images et l'innocence du récit, telles les rimes au service de la prose. Il y avait cohérence du fond et de la forme.
C'est précisément dans cette logique fond/forme que le film de Leterrier se révèle le pire. Un peu comme si l'on réalisait le remake de "Cendrillon" dans les décors égyptiens de Las Vegas, avec un script rédigé par un scénariste de match de catch, au son de la musique de David Guetta ! Au bout d'un moment, il y a vice de procédure !
Cette nouvelle mouture donne ainsi dans le mauvais goût à chaque seconde : Le réalisateur introduit ses "potes de Canal +" qui cabotinent à l'écran et jouent comme des patates, les effets spéciaux bouffent l'écran et supplantent le récit au point qu'il devienne abscond. La dramaturgie de la quête de Persée n'est plus qu'une ombre dont tout le mode se contrefout. On pourrait "cliper" l'ensemble et cela ne changerait rien au résultat : Faites taire les acteurs (ouf !), mettez du hard rock en fond, ou bien de la techno, ou même de la musique de cirque, et le film demeurera exactement le même !
Un des pires spectacles qu'il m'ait été donné de voir. Le grand Ray, du haut de ses 92 ans à l'heure où j'écris ces lignes, vient de subir un outrage impardonnable !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 27, 2013 10:32 AM CET


Le Hobbit : Un voyage inattendu [Édition Collector - 2 DVD]
Le Hobbit : Un voyage inattendu [Édition Collector - 2 DVD]
DVD ~ Ian McKellen
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 8,29

31 internautes sur 56 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout... et plus encore, 4 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Hobbit : Un voyage inattendu [Édition Collector - 2 DVD] (DVD)
Mon commentaire ne parle pas des qualités techniques du DVD, mais uniquement du film et de son rapport avec le livre originel. Merci de ne pas me sanctionner aveuglément, car les commentaires sur le film lui-même ont également leur place dans ces pages et intéressent d'autres internautes...

La première question que je me suis posé dès l'annonce d'une nouvelle trilogie était : "Que vont-ils raconter en trois films sachant que le livre originel ne comporte pas plus de 370 pages" ? Car par comparaison, Le Seigneur des anneaux en impose tout de même plus de 1300 !
La durée de ce premier segment cinématographique n'a fait qu'aiguiser ma curiosité : 170 minutes ! En toute logique, il m'est apparu que trois films de trois heures, c'était un peu trop long pour l'adaptation d'un matériel si maigre.
Mais la vision du film m'a rapidement convaincu : Peter Jackson nous offre un scénario qui non seulement n'oublie pas une ligne du roman originel, mais qui en plus l'étire, le développe, le complète ! Là où la trilogie précédente faisait table rase d'un nombre conséquent de chapitres entiers issus des trois tomes du "Seigneur Des Anneaux", "Le Hobbit : un voyage inattendu" est à la fois une adaptation exhaustive de son matériau et un large prolongement des écrits du maître. Ainsi, de nombreuses séquences s'emploient, sous nos yeux ébahis, à combler les trous et à creuser les fondations qui mènent de "The Hobbit" au "Seigneur Des Anneaux" !
C'est alors qu'un certain nombre de personnages comme "Saroumane", "Sauron", "Galadriel" ou "Radagast", absents de la mythologie lorsque Tolkien écrit son premier roman et ajoutés de manière rétro-continue dans les écrits ultérieurs, sont ici restaurés dans le récit de ce "Voyage Inattendu". Et si leur participation aux événements était à peine évoquée (je parle bien d'événements qui furent rajoutés plus tard sous forme de "flashbacks" dans les pages du "Seigneur Des Anneaux"), elle est ici généreusement développée.
C'est ainsi que l'on prend conscience, face à la générosité d'un script minutieux, que nous allons de nouveau profiter de trois très longs métrages au contenu roboratif !

Pour les novices, Il faut savoir que "Le Hobbit" raconte la jeunesse de "Bilbon", l'oncle de "Frodon", lorsqu'il accompagne toute une bande de nains à la reconquête de leur royaume, aux griffes d'un puissant dragon, et qu'il prend l'Anneau au perfide "Gollum". Nous retrouvons, outre le si charismatique "Gandalf" (toujours interprété par Ian Mc Kellen), les peuplades qui nous sont désormais familières (elfes, hobbits et autres orques), tout en en découvrant de nouvelles. Mais ce sont surtout les nains qui tiennent ici le haut de l'affiche. Treize nains, en ce qui concerne ce premier épisode, emportés par la fureur de leur quête et leur soif de vengeance. C'est ainsi très complémentaire, dans la mesure où ce fut la race de la "Terre du milieu" la moins exposée dans les événements du "Seigneur des anneaux".

La seconde question qui m'est venue à l'esprit, toujours en amont, était de savoir si cette nouvelle adaptation allait être à la fois dans la continuité artistique de la précédente et si, au mieux, elle pouvait se montrer supérieure. Bien que ce ne fut pas gagné, Jackson et son armée remportent leur pari de manière brillante : "Le Hobbit" est encore plus beau, plus fluide, plus équilibré et beaucoup mieux maitrisé que les épisodes précédents (ultérieurs en chronologie narrative, je le répète pour ceux qui prendraient le train en marche...). Les effets spéciaux ont gagné en précision et en ampleur. L'humour y est plus subtil, plus diffus et naturel, moins racoleur et davantage inféodé à la mythologie concernée (pas d'elfe qui fait du surf sur un bouclier. Pas de lancer de nain...). A noter que la musique, y compris la chanson du générique de fin, avec leurs accents celtes et écossais, sont également au diapason de cette mythologie, mettant l'accent sur les objectifs d'une adaptation d'une honnêteté artistique décidément optimale.
Je me permets également de réagir contre certaines critiques négatives qui reprochent au film son trop plein d'action. Non que je veuille contester à tout un chacun sa liberté de penser, mais le livre de Tolkien regorge d'action ! L'écrivain éprouvait le besoin manifeste de lancer ses personnages dans un récit plein de bruit et de fureur, et Peter Jackson n'a fait que le transposer à l'écran. Quant à l'absence de présence féminine, je ne peux que regretter que les spectateurs qui reprochent cette composante nous refassent le même coup qu'avec les œuvres d'Hergé, en ressassant une bienpensance pénible, anachronique, tirée par les cheveux et complètement hors de propos (Pourquoi reprocher au film un défaut qui n'en est pas un ? Alors on voudrait obliger un auteur à mettre des choses dans son histoire ? Tant de ci et tant de ça ? Sommes-nous dans le service public avec ses quotas, ou bien dans l'œuvre d'un auteur qui, heureusement, est encore libre de décider de ce qu'il a envie de raconter et des personnages qu'il veut y voir évoluer ?)...

Les trois heures de ce nouvel opus s'enchainent ainsi sans laisser au spectateur le temps de reprendre son souffle, s'écoulent comme par magie et nous font regretter la théorie de la relativité qui veut que le temps nous échappe lorsque le plaisir est infini...
Certes, la dramaturgie de cette préquelle est beaucoup plus légère que celle de la quête de l'Anneau, comme elle ne véhicule pas autant de thèmes profonds (tel le renoncement ou le poids de l'héritage), mais elle construit tout de même une solide architecture mythologique, baignée de noblesse chevaleresque et de références séculaires.
Pour les amoureux de la précédente adaptation de Peter Jackson, disons-le tout net : Cette préquelle est un rêve éveillé. Tout y est, de la musique d'Howard Shore (qui reprend le thème de l'Anneau et en développe des nouveaux) aux sublimes paysages de la Nouvelle-Zélande, du casting (identique aux films précédents lorsqu'il s'agit des mêmes personnage, de même que le doublage) aux effets pyrotechniques (C'est le tout premier film à être tourné en HFR 3D, c'est-à-dire avec une fréquence de 48 images par secondes au lieu des 24 habituelles), de la construction narrative (identique à celle de La communauté de l'Anneau , avec un final décalqué sur l'horizon, avec le "Mont Solitaire" en lieu et place de la "Montagne Du destin") aux récits de batailles homériques, vous ressortirez de la salle comblés, essorés et perchés sur un nuage.
Alors, malgré quelques exagérations (sous la forme de scènes d'action aussi spectaculaires que désincarnées en forme d'images pour vidéo-gamer), Peter Jackson poursuit sa destinée en s'imposant comme le cinéaste miraculeux qui aura offert au monde l'illustration de la "Terre du milieu" sous le medium total du cinématographe. Il ne nous reste plus qu'à le lui dire et à le lui répéter : Merci Mr Jackson !
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