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Contenu rédigé par Jidé
Classement des meilleurs critiques: 78.758
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Commentaires écrits par
Jidé (Bordeaux France)
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Alien Soundtracks
Alien Soundtracks

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Réédition essentielle, 2 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alien Soundtracks (Album vinyle)
Le label russe (!) Lilith réédite les premiers albums de ce duo en vinyl 180 gr, avec pour chaque disque un bonus CD qui reprend l'intégralité de l'album + quelques raretés essentielles (singles qui n'étaient disponibles que sur les compilations "Subterranean" par exemple).
Ce duo de San Francisco, qui pensait reprendre l'acid-rock là où Hendrix et le Dead l'avaient laissé, a finalement inventé le cyber-punk avant l'heure. Un rock étrange, halluciné, où il est souvent question d'aliens et d'aliénation, à la croisée du post-punk, de l'indus et du meilleur de l'avant-garde US (Pere Ubu, Residents, etc.). Indispensable.


Down in Albion
Down in Albion
Proposé par MMT-France
Prix : EUR 7,64

11 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Merveilleux désordre, 13 décembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Down in Albion (CD)
Pete Doherty et sa compagne Kate Moss ont d'ores et déjà remporté la palme du couple le plus médiatisé de l'année ... plus proches il est vrai de Sid & Nancy que de Roméo & Juliette, les deux tourtereaux résistent encore à l'incroyable acharnement de la presse à scandales ! Pour combien de temps encore ?
Kate Moss est d'ailleurs la muse qui inspire ce disque, depuis l'ouverture avec la très réussie "La Belle et la Bête", jusqu'au final "Merry Go Round", en passant bien sûr par l'émouvante ballade "What Katie Did Next". Maintes fois reporté, cet album est tout sauf un disque serein : c'est, plus encore que les deux Libertines, un disque brouillon, chancelant, ivre, mais passionnant : il va d'ailleurs encore plus loin que les précédents disques de Doherty, et y ajoute des couleurs reggae ("Killamangiro", "Pentonville"), des teintes de nostalgie 60's ("32 snd of December") et des références subtilement décadentes ("A Rebours"). Le disque est produit encore une fois par l'irremplaçable Mick Jones, qui assure la cohésion qui menacerait de faire éclater cet ensemble hétéroclite. Un ensemble qui donne une impression de joyeux foutoir, qui nécessite sans doute plusieurs écoutes et un goût pour le désordre poétique. Mais un disque encore une fois indispensable. Un disque que même Carl Barat pourrait acheter !


You Are Free
You Are Free
Prix : EUR 10,00

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le retour de Chan, 7 novembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : You Are Free (CD)
« I Don’t Blame You » : Quelques notes de piano et une voix qu’on retrouve, après près de 3 années d’absence : Chan Marshall brosse en ouverture le portrait d’un musicien torturé, mais elle porte en elle tellement de compassion qu’elle pourrait aussi bien se réconcilier avec le monde entier, avec un amour perdu, avec vous-même, auditeur immédiatement saisi par l’émotion unique qui se dégage de cet album. C’est une guitare sèche (au sens où le bois est sec) et intense qui soutient le titre suivant : « Free », un titre qui crépite comme un feu de camp sous les étoiles et dans lequel Chan s’interroge sur sa condition, manifestement difficile, de musicienne : « Don’t be in love with the autograph / Just be in love when you love that song all night long ». Avec « Good Woman », Chan est accompagnée dans le fond par un chœur d’enfants qui fait ressembler sa chanson à une sorte de Gospel Folk particulièrement sincère et émouvant. Sur « Werewolf », sa voix résonne dans la nuit, soutenue seulement par des cordes envoûtantes. Parfois, c’est la gravité la plus saisissante qui s’invite autour du feu, comme sur « He War », ou plus encore, « Names », une terrible plainte qui en dit plus, en quelques notes et en quelques mots, sur les malheurs de l’enfance, qu’une longue tirade au lyrisme échevelé. Car ici, tout est parfaitement dosé, mesuré, travaillé, entre une musique souvent lente et décharnée et une voix gorgée d’émotion, entre un disque à la spontanéité remarquable et une artiste manifestement arrivée à maturité, et l’auditeur en a largement pour son argent (comme on dit). Et il ne lui reste plus qu’à attendre le retour de Chan, en principe programmé avant le début de l’année prochaine …


You Could Have It So Much Better
You Could Have It So Much Better
Prix : EUR 6,99

15 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Déjà classique ?, 27 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : You Could Have It So Much Better (CD)
Alors que leur empire se fait attaquer de tous les côtés par une horde de groupes surdoués (Bloc Party, Maximö Park, Rakes, etc.) comment les champions du monde rock en titre allaient-ils aborder le toujours difficile second album ?
Bien sûr, l'extraordinaire effet de surprise du premier étant passé, il ne restait plus aux FF qu'à essayer de retranscrire la formidable vitalité de leurs concerts en studio : ce qu'ils réussissent d'emblée sur un bon tiers de titres déflagrateurs de ce nouvel album !
En poursuivant sur le même chemin de la gagne, la bande d'Alex Kapranos déroule impeccablement son rock dansant, nerveux, avec des refrains en forme d'hymnes pour les kids, et des riffs « art-rock » piqués à la riche histoire du rock & roll. Ce n'est pas de la photocopie, mais ça sent quand même un peu l'usine : des tubes, oui, mais à la chaîne : les 2 morceaux d'ouverture donnent le ton : « The Fallen » et « Do You Want To » sont des singles supersoniques lancés à la poursuite de « Take Me Out » (mais un ton légèrement en dessous, fatalement). Les vraies surprises de ce disque viennent de quelques titres franchement pop, comme l'émouvant « Eleanor Put Your Boots On », une chanson dont le sujet concerne plus Eleanor Friedberger (la chanteuse des Fiery Furnaces, petite amie de Kapranos) que Eleanor Rigby, même si cette ballade superbe n'a rien à envier finalement aux maîtres du genre des golden sixties !
Plus fort encore, « Fade Together », qui succède à l'atomique morceau titre (très Wire), est une pop-song emmenée par un piano et une guitare délicate (pour une fois) au pays des merveilles absolues: sans doute la plus belle réussite de ce disque, juste avant la conclusion, avec le curieux « Outsiders », autre tube en puissance de la part de ces leaders incontestés ! Ces quelques titres laissent sans doute entrevoir l'avenir d'un groupe qui ne semblait guère abonné aux lendemains , un groupe qui pourrait bien devenir « classique » autant que « classieux » quand la hype se sa calmée !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 17, 2012 6:17 PM CET


Call Off The Search
Call Off The Search
Prix : EUR 12,00

15 internautes sur 53 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 La mode est à la fadeur, 24 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Call Off The Search (CD)
Comme elle est triste et propre notre époque ! Suivant le marché ouvert un peu plus tôt par la doucereuse et inoffensive Norah Jones, Katie Melua a fait succomber les anglais en masse, fin 2003, avec les charmes faciles d'une formule éprouvée et garantie 100 % safe : éxecutant une Pop-Jazz parfaite, Katie Melua dégaine ses charmes : voix douce et posée, arrangements nickels, répertoire classieux (Randy Newman, John Mayall...), rien ne dépasse, tout est à sa place, prêt à la consommation sur un sofa de luxe : mais l'auditeur, pensant sans doute goûter à quelque champagne de marque, découvrira rapidement qu'il n'a affaire ici qu'à du petit vin agrémenté de bulles sans saveur ...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 10, 2011 11:38 AM CET


Cripple Crow
Cripple Crow
Prix : EUR 14,82

24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sgt Pepper néo-folk ?, 24 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Cripple Crow (CD)
Devendra Banhart a étonné l'an dernier en sortant presque coup sur coup deux beaux albums de Folk décharné, dans la tradition des grands oubliés de l'histoire (Karen Dalton ou Vashti Bunyan) même si, avec le recul, les méchants critiques ont trouvé quelque toc dans cette bibeloterie baba cool, qui menacent de classer Banhart au rayon « Patchoulis & mandalas » plutôt qu'au rayon « nouveau Nick Drake » !
Pourtant, il faut reconnaître que l'homme est productif (cet album contient 22 morceaux et sort moins d'un an après « Nino Rojo »), et qu'il a su étonner tous les chanceux qui l'ont vu en concert (récemment à Paris lors d'un concert « sauvage » avec la brésilienne Ceu et le rappeur français Spleen !). Il faut reconnaître aussi que Banhart ne se contente pas de remettre le même couvert : ici, c'est un corbeau boiteux qui nous escorte dans une forêt d'influences diverses : la pochette déjà, genre l'Incredible String Band rencontre le Club du Sergent Poivre à Brocéliande. Mais le contenu est encore plus surprenant : accompagné par un groupe de bardes délirants, les Hairy Fairies (parmi lesquels Noah Georgeson et Thom Monahan), Banhart distille toute une série de chansons aux influences bigarrées : latino (« Santa Maria de Feira »), psychédélisme (« Lazy Butterfly »), Tropicalisme (« Quedateluna »), Pop-song absurde (« The Beatles « ), Nursery Rhyme (« I Feel Just Like A Child »), ballade dylanienne (« Some People Ride The Wave »), et bien sûr vieux folk boisé , comme sur la superbe et mélancolique « Inaniel ». Avec une palette aussi riche, et une instrumentation qui n'a plus peur de l'électricité, Banhart peint un kaléidoscope qui lui ressemble sans doute plus que tous ses disques passés. Très à l'aise au milieu de cette forêt d'influences, il sème des chansons en forme de petits cailloux précieux et ne se perd jamais dans l'éclectisme de bazar. Il ne vous reste plus qu'à l'y rejoindre, non sans oublier de troquer vos habits de tous les jours pour des fripes plus bariolés. Comme quoi le corbeau, même boiteux, n'est pas toujours un oiseau de mauvaise augure ...


You Could Have It So Much Better
You Could Have It So Much Better
Prix : EUR 6,99

3 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le difficile second album, 24 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : You Could Have It So Much Better (CD)
Alors que leur empire se fait attaquer de tous les côtés par une horde de groupes surdoués (Bloc Party, Maximö Park, Rakes, etc.) comment les champions du monde rock en titre allaient-ils aborder le toujours difficile second album ?
Bien sûr, l'extraordinaire effet de surprise du premier étant passé, il ne restait plus aux FF qu'à essayer de retranscrire la formidable vitalité de leurs concerts en studio : ce qu'ils réussissent d'emblée sur un bon tiers de titres déflagrateurs de ce nouvel album !
En poursuivant sur le même chemin de la gagne, la bande d'Alex Kapranos déroule impeccablement son rock dansant, nerveux, avec des refrains en forme d'hymnes pour les kids, et des riffs « art-rock » piqués à la riche histoire du rock & roll. Ce n'est pas de la photocopie, mais ça sent quand même un peu l'usine : des tubes, oui, mais à la chaîne : les 2 morceaux d'ouverture donnent le ton : « The Fallen » et « Do You Want To » sont des singles supersoniques lancés à la poursuite de « Take Me Out » (mais un ton légèrement en dessous, fatalement). Les vraies surprises de ce disque viennent de quelques titres franchement pop, comme l'émouvant « Eleanor Put Your Boots On », une chanson dont le sujet concerne plus Eleanor Friedberger (la chanteuse des Fiery Furnaces, petite amie de Kapranos) que Eleanor Rigby, même si cette ballade superbe n'a rien à envier finalement aux maîtres du genre des golden sixties !
Plus fort encore, « Fade Together », qui succède à l'atomique morceau titre (très Wire), est une pop-song emmenée par un piano et une guitare délicate (pour une fois) au pays des merveilles absolues: sans doute la plus belle réussite de ce disque, juste avant la conclusion, avec le curieux « Outsiders », autre tube en puissance de la part de ces leaders incontestés ! Ces quelques titres laissent sans doute entrevoir l'avenir d'un groupe qui ne semblait guère abonné aux lendemains , un groupe qui pourrait bien devenir « classique » autant que « classieux » quand les choses se seront calmées !


I Am A Bird Now
I Am A Bird Now
Prix : EUR 9,99

33 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Antony est un oiseau maintenant, 1 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : I Am A Bird Now (CD)
Antony , c'est le petit gros du fond de la classe auquel personne ne faisait attention, sauf quand la maîtresse l'interrogeait et qu'il répondait avec sa drôle de voix de fausset. Quelques uns remarquaient pourtant que depuis que Culture Club avait sorti son premier album, le petit Antony était devenu franchement bizarre, s'habillant en fille les dimanches et rêvant longuement dans sa chambre ... pas étonnant que le premier à l'accueillir ait été l'ésotériste David Tibet (Current 93), sur son label « Durtro », pour un premier album éponyme qui planait déjà au-dessus des autres. Aujourd'hui, Antony revient et il est devenu un oiseau.
Drôle d'oiseau quand même, à la fois corbeau dans ses évocations de l'amour déçu, de la mélancolie ou de la mort, et Phénix par sa capacité à renaître de tant de petites morts, de tant de déceptions que l'on devine dans le chevrotement profondément émouvant de sa voix androgyne. S'accompagnant sobrement au piano, Antony donne envie de pleurer et de sourire à la fois. Soutenu ici et là par des Johnsons mystérieux ou célèbres, par des cordes fragiles, par des guitares maigrelettes, Antony invite justement son idole d'enfance, le trublion déchu Boy George, à pousser d'étonnantes vocalises sur le troublant « You Are My Sister », tandis que Rufus Wainwright, épouse cet univers unique (à la fois noir et blanc) sur le définitif « What Can I Do ? » (une méditation languide sur la mort), que Devendra Banhart participe à « Spiraling » et que Lou Reed en personne, le « transformer » d'un autre temps, vient réciter un poème en s'accompagnant à la guitare (il y produit un solo qui, autrefois, aurait fait gratter des pages et des pages au fameux Lester Bangs) sur le tube underground « Fistful of Love », superbe. Malgré ces invités étonnants, Antony garde une emprise totale sur ce disque magnifique, toujours juste, chancelant mais ne tombant jamais. Antony est un oiseau maintenant : il est posé en équilibre sur un fil tendu ... regardez-le, écoutez-le, il va bien bientôt s'envoler !
PS-1 : Un Ep contenant deux titres inédits (+ « Fistful of Love ») : « The Lake », une adaptation d'un poème d'Edgar Poe avec un accompagnement superbe au violoncelle et au piano, et « The Horror Has Gone ».
PS-2 : Antony & The Johnsons viennent de remporter le prestigieux Mercury Prize 2005 pour ceet album, battant au passage des nominés comme Bloc Party, KT Tunstall, Maximö Park ...


La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005
La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005
par Michel Houellebecq
Edition : Broché
Prix : EUR 22,30

34 internautes sur 54 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le monde comme volonté et comme amour impossible, 21 septembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : La possibilité d'une île - Prix Interallié 2005 (Broché)
Commençons par un paradoxe : il est particulièrement surprenant de nos jours qu'un écrivain puisse connaitre un succès aussi massif avec des idées issues à la fois du pessimisme schopenhauerien (ce monde n'est au pire que souffrance, au mieux qu'ennui bourgeois) et du positivisme (il est possible d'améliorer l'homme par la science et la technique), soit deux grandes idées du XIXème qu'on pensait moribondes après les attaques du XXème siécle!
Ajoutons ensuite que la lecture du roman a été largement brouillée par sa "réception critique", chacun y allant de sa petite vengeance (à "chaud" dans le cas du pauvre Onfray, à "froid" dans le cas de Beigbeder), tandis que d'autres faisaient monter la sauce autour du lassant "scandale Houellebecq", de sa sympathie envers les raéliens, de son transfert de Gallimard chez Fayard (ou comment Houellebecq est devenu Zidane!), etc etc.
Précisons enfin qu'une fois de plus, les derniers humanistes, les derniers croyants et les moralistes de la pudeur n'aimeront guère ce livre : la thèse principale de ce roman, c'est le dépassement de l'homme ... vieille marotte nietzchéenne, mais ici il s'agit bien de dépasser une "espèce" humaine en "voie de disparition" de toutes façons:la grande prouesse de ce livre, c'est qu'à l'heure où l'on ne parle plus que d'écologie ou de disparition de la "nature", Houellebecq au contraire, parle de la fin triste et nécessaire de l'espèce principale : l'espèce humaine, et de sa renaissance dans une nouvelle espèce, "néo-humaine".Entremêlée à cette thèse très "SF", il y'a aussi, il y'a surtout, une longue méditation sur l'amour : peut-on aimer quelqu'un comme on aime ... un chien ? L'amour se réduit-il à l'amour physique, c'est-à-dire au contact de deux épidermes? C'est dans cette médiation que Houellebecq intercale les passages les plus poétiques de son livre (parfois en vers d'ailleurs), les plus déchirants mêmes. Indiscutablement, c'est bien la nouveauté radicale de ce livre : c'est aussi, c'est surtout, un chant d'amour désespéré!


3 guys never in
3 guys never in
Prix : EUR 14,82

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 3 garçons pas dans le vent ?, 16 mars 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : 3 guys never in (CD)
Si vous regardez ces temps-ci les matchs de la Ligue des Champions sur une célèbre chaîne consacrée au foot plus qu'à la pop, vous aurez peut être entendu, dans le fond, une curieuse chanson , sifflée avec classe et désinvolture : et bien ne cherchez plus, ce tube secret que tout le monde recherche est ici, logé en deuxième position de ce premier album épatant à plus d'un titre. Pas facile pourtant pour un jeune groupe nantais de sortir un disque de pop en anglais, en y affichant joyeusement ses influences comme des adolescents vous refileraient leurs "play-lists" dans la cour de récréation : une récréation qui tourne souvent à la mélancolie, à l'image du morceau d'ouverture, "Some Girls Say I'm Bigger Than Others", qui cite évidemment les Smiths, mais qui attache à l'âme comme un chewing-gum sous la semelle. Quant à "Trains & Boats & Planes to Hell", grand moment d'évasion, c'est vers la Burt Bacharach Airlines (ou les Frank & Walters charters) qu'il faut se tourner. "From Love to Despair" (tiré en maxi un peu plus tôt) est peut être un autre grand tube en puissance : une tuerie electro-pop assez factorienne pour à nouveau, donner envie de pleurer tout en dansant. Mais ce jeu complexe d'influences, qui pourrait sur la longueur faire éclater la cohérence de ce premier album, ou le lester vers le fonds des bacs à soldes, est au contraire très bien digéré par ces jeunes gens : et quoi de plus aérien, de plus délicieux que "Sinking in Avril" ou "Innocent Blind" (le morceau qui les fit remarquer fin 2002)? Au final, ces trois garçons jamais dans le coup pourraient bien , à force de siffler dans le vent, se retrouver en bonne position pour égaler leurs idôles dans la cour des grands !


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