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Contenu rédigé par rolandjuno60
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Commentaires écrits par
rolandjuno60

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The Seeds Of Love
The Seeds Of Love
Prix : EUR 7,00

2.0 étoiles sur 5 Une pièce montée qui s'écroule sous le poids de ses bonnes intentions, 23 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Seeds Of Love (CD)
A l'époque, cet album avait apporté à Tears For Fears une sorte de crédibilité respectueuse de la part de la presse rock la plus conservatrice, qui s'émerveillait du casting (Manu Katché, Phil Collins, Louis Jardim, Pino Palladino, Jon Hassell) directement lifté des productions jazz rock les plus luxueuses de l'époque, en lieu et place des séquenceurs et boîtes diverses qui appuyaient le groupe sur ses deux premiers disques. Les Inrocks et autres joyeux fossoyeurs de la New Wave, quant à eux, s'arrachaient plutôt les cheveux devant la prétention hallucinante du projet, au long duquel un groupe visiblement en quête désespérée de crédibilité "adulte" noie son sens de l'accroche mélodique pop et de la ligne tristoune qui tue sous des couches et des couches de démonstrations de virtuosité d'emprunt et de références sans cohérence (soul jazz une minute, pastiche des Beatles la suivante, et vous reprendrez bien une louche de gospel ?). Sans parler des textes, où les obsessions psychanalytiques du groupe basculaient dans l'autoparodie, et qu'enlourdissaient qui plus est une pleine brouette de bonnes intentions humanitaro-chiantes, à faire passer Sting et ses Indiens d'Amazonie pour Johnny Rotten des Sex Pistols.

Avec le recul, et même si ça fait ch..., on est bien forcé de reconnaître que les Inrocks avaient vu juste. TFF franchit tout le long du disque, et sans se remettre en question une seconde, la ligne qui sépare le syncrétisme de l'incohérence, l'ambition musicale et textuelle de la prétention la plus ridicule, et la finesse d'interprétation de la virtuosité gratuite. Aucun des genres effleurés ne l'est avec le moindre succès : c'est trop pâlichon pour être de la soul (si ce truc là est "soul", Aretha Franklin et Roberta Flack sont les chanteuses d'Abba), trop programmé pour être du jazz et encore moins du jazz-rock (il y a plus de richesse sonore et d'intelligence dans une seule intro de Steely Dan ou des Crusaders que dans l'intégralité de ce disque), trop alambiqué pour être pop ("Badman's song", risible pièce montée), et trop calculé pour être émouvant une seule seconde (même "Famous Last Words", bien belle mélodie au demeurant, s'écroule sous la lourdeur FM d'un final interminable, genre "vous avez vu ? On peut le faire"). Devant la prétention sans bornes de choses du genre "Standing on the Edge of the Third World", la crétinerie mollassonne de "Advice for the Young at Heart", et les tics vocaux suprêmement irritants que Roland Orzabal prend audiblement pour du chant émouvant, on regrette la mélancolie expérimentale et chromée des "Mad World" et "Listen" d'antan, la froide détermination tubes comme "Shout" ou "Everybody Wants to Rule the World", la brutalité pop glaciale de "Mothers Talk". On regrette que, plus encore que le Simple Minds de "Once Upon A Time", qui avait dilué son essence dans des hymnes pop-soul bien foutus mais bien loin de la brillance de ses albums précédents, TFF ait noyé son âme dans un excès de soul à deux balles. On regrette que les titres avec Oleta Adams (par ailleurs excellente en solo) sonnent aussi faux et creux que du Fredericks / Goldman / Jones... On regrette, enfin, que si peu de groupes apparus au début des 80's avec leur angoisses au tripe et leur claviers sous le bras, aient su se renouveler sans pour autant perdre leur identité. Tout le monde n'est pas Depeche Mode.

Curt Smith, épuisé par le melon de proportions intergalactiques de son comparse Orzabal, quittera d'ailleurs TFF peu après la tournée qui suivit ce disque (qui se souvient de la tentative incroyablement foireuse de mettre le backcatalogue du groupe aux nouvelles couleurs soul de "Seeds of Love", en collant une rappeuse sur la presque totalité des titres, y compris - argh - "Shout" ??). TFF, réduit au seul Orzabal, refermera bien vite la parenthèse "Seeds", et tentera pendant les années qui suivront de recapturer la magie pop-new wave de "Songs from the Big Chair" - avec des résultats dont il serait généreux de dire qu'ils sont inégaux. A moins d'être fortement nostalgique, ou de collectionner les disques sur la base de leurs qualités audiophiles plus qu'autre chose ("Seeds of Love est remarquablement enregistré, le remastering de la version actuelle est assez classe - et le vinyle Mobile Fidelity exceptionnel), mieux vaut éviter cet album ci et se concentrer sur "The Hurting" et "Songs From the Big Chair". Ou au pire, choisir le best of "Tears Roll Down", qui ne sauve de "Seeds..." que les tubes, déjà pas indispensables.


It'S My Life
It'S My Life
Prix : EUR 6,99

4.0 étoiles sur 5 Un grand disque de pop mélancolique : un peu daté, mais il annonce la suite, 22 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : It'S My Life (CD)
Il est - trop - facile de juger ce disque à l'aune de ce qui a suivi chez Talk Talk - à savoir Spirit of Eden et Laughing Stock en 1988 et 1990, disques fondateurs de ce qu'on n'appelait pas encore le post rock, deux fois 45 minutes d'expérimentations languides et proprement sublimes où le montage numérique donne forme à des heures et des heures de jam, menées en studio sous la férule du génialement obsessionnel Mark Hollis. Ou même de le comparer au magnifique The Color of Spring de 1986, disque encore pop mais annonçant déjà le minimalisme lumineux des deux chefs d'oeuvre en question, et sur lequel le groupe avait déjà bazardé l'essentiel de son arsenal de synthés et percus programmables au profit d'une son richement texturé mais largement acoustique. Mark Hollis a lui même décrit son évolution artistique comme une recherche permanente de la beauté la plus absolue, d'une musique aussi proche que possible du silence sans toutefois en être, plus inspirée par Satie que par les productions de Trevor Horn.

Talk Talk n'en a pas moins commencé comme un groupe pop. Pas toujours avec bonheur : on peut regretter la lourdeur hyper daté du tout premier album, "The Party's Over", plombé par une production lourdingue et truffée jusqu'à l'écoeurement de clichés sonores déjà obsolètes six mois après la sortie du disque. Mais son successeur en 1984, le "It's My Life" dont il est question ici - on finit par y arriver - est un excellent album de pop raffinée, technologique et angoissée typique de ce qui nous sauvait de Kool and the Gand à l'époque dans les charts... Pour peu qu'on lui pardonne certains tics bien mid-80's, et une ou deux chansons un poil plus faibles à force de ne pas choisir leur camp entre langueur minimale et ambitions tubesques.

Quelque part entre l'art rock intimiste et raffiné de Japan ou The Blue Nile, la new wave esthétisante du Simple Minds de "New Gold Dream", et le "Songs From the Big Chair" de Tears For Fears, Talk Talk mêle sur ce bel album inégal un sens unique de la composition pop à la fois accrocheuse et émouvante, et un art consommé de la mise en scène sonore high-tech profilée pour les charts de l'époque. Les chansons atteignent quelquefois de vrais sommets dans la réconciliation entre le dancefloor et l'oreiller : qui n'a pas frissonné à l'époque aux accents angoissés et pourtant irresistibles de Such a Shame, peut-être la seule chanson qui réconcilie la puissance sonore du "P Machinery" de Propaganda avec la sensibilité des meilleurs moments des Smiths, Cure et autres Depeche Mode ? Quelle grande chanson, qui demeure le sommet du disque, mais se trouve tout de même en bonne compagnie : "Dum Dum Girl", "It's My Life" (tellement meilleure que l'infecte reprise bavée bien des années plus tard par la débile en chef de chez No Doubt) et "It's You" creusent un sillon voisin de celui de "...Shame"; "Renée" et "Tomorrow Started" font aussi fort dans le genre ballade suicidophile que les premiers David Sylvian; seules "Call in the Night Boy" et "The Last Time" sentent un peu le remplissage, tandis que "Does Caroline Know ?" voit sa mélodie gâchée par une production façon UB40-fait-de-la-new-wave qui fait tache sur un album par ailleurs excellent de cohérence. Tim Friese-Greene enlumine la voix unique, à la fois fragile et imparable, du génial Mark Hollis, à grands coups de synthés atmosphériques à l'effet surréaliste et glaçant, enrichit les percus de Lee Harris (et Morris Pert) d'électronique souvent discrète (les shakers et autres toms sortis d'une Roland TR 808), et met en avant les lignes de basse proprement incroyables de Paul Webb, qui la plupart du temps jouent un rôle de lead et de contrepoint à la voix généralement réservé aux guitares (la basse de "It's My Life" mérite à elle seule qu'on érige une statue à cet homme, l'un des bassistes les plus émouvants et originaux de l'histoire de la pop, et malheureusement tout aussi sous-estimé que son groupe). Celles-ci - c'est l'un des partis-pris les plus gonflés du disque - sont reléguées au rôle de texture quand elles sont acoustiques, d'atmosphère quand elles sont électriques (le solo de "Such a Shame", sommet d'abstraction - déjà). Plus encore que chez Tears For Fears ou les poulains de ZTT comme Propaganda, avec qui ils voisinaient dans les classements de l'époque, la fusion entre instruments rock et électronique, émotion et recherche d'une certaine forme de perfection sonore fonctionne à merveille sur ce disque - où seuls quelques sons de batterie électronique mous du genou, façon générique de Rick Hunter, font de temps en temps rentrer la tête dans les épaules avec un "aie aie aie" gêné mais indulgent.

"It's My Life" n'est pas, loin s'en faut, le chef d'oeuvre de Talk Talk. Débarrassé de la maladresse du premier album, il n'en reste pas moins "de son temps", et sa pop mélancolique aux accents new-waveux pèse forcément léger face aux albums éblouissants qui ont, par la suite, fait la légende du groupe. Mais, sans être aussi indispensable que "The Color of Spring", "Spirit of Eden" et "Laughing Stock" (ou d'ailleurs que le seul disque solo de Mark Hollis, une sixième album de Talk Talk qui ne dit pas son nom), il reste l'un des grands disque de pop intelligents des années 80, et mérite mieux que d'être sommairement mis de côté comme un gadget façon Duran Duran (qui ?).


Erik Satie : Gnossiennes, Gymnopédies et autres oeuvres pour piano
Erik Satie : Gnossiennes, Gymnopédies et autres oeuvres pour piano
Prix : EUR 6,00

1.0 étoiles sur 5 Argh. Vite, chez le Barbier., 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Erik Satie : Gnossiennes, Gymnopédies et autres oeuvres pour piano (CD)
Voilà qui me frappe comme un malentendu complet. Un mal-entendu au sens le plus strict du terme. L'interprétation d'Anne Queffélec, techniquement stupéfiante, me fait l'effet d'être à peu près aussi loin de la plaque qu'on peut l'être tout en restant techniquement "à côté". Le parti pris qui consiste à imprimer à chaque pièce - ou presque, il y a de rares rescapés - des variations de rythme et d'intensité d'une amplitude à faire douter de la stabilité de la tension électrique chez soi fonctionne sans doute à merveille pour des oeuvres dont l'intention, tour à tour profondément nostalgique et pleine d'un humour enfantin, n'appelle pas le genre de retenue magnifique qui fait le génie des version de JJ Barbier. Là, ça fonctionne tellement mal qu'on se prend à détester des oeuvres connues, adorées, vénérées depuis des années (à titre personnel, Satie doit être le premier artiste totalement déconnecté du rock dont j'aie possédé un disque). Ah, qui plus est, la prise de son donne au piano de faux airs de mauvais synthé numérique des années 80. Si ce disque est votre premier Satie, réjouissez-vous : vous n'avez pas encore découvert le bonhomme (ni d'ailleurs Anne Queffélec, beaucoup plus à son aise et franchement admirable ailleurs). Si vous l'aimez déjà, dispensez-vous de celui-ci.


Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196
Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196
Prix : EUR 19,99

5.0 étoiles sur 5 Ce disque est dangereux, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Dangereux pour le compte en banque de son acheteur, s'entend. Il est tellement stupéfiant de beauté qu'on se retrouve quelques mois après avec une pile d'un mètre de haut de cantates de Bach chez soi. Mais on s'approche rarement du niveau de pureté atteints ici, dans l'écriture (prodigieuse compte tenu de l'âge de Bach et de la quantité industrielle de cantates écrites tout au long de son existence) comme dans l'interprétation du Cantus Cölln, ici à son sommet (rechercher également chez Harmonia Mundi leurs cantates de Buxtehude, tout aussi hallucinantes). Côté technique, le CD passe facilement pour un SACD de bonne facture - richesse de timbres, scène sonore et finesse harmonique au rendez-vous. Une merveille, une claque, un indispensable, quel que soit le niveau de maîtrise de ce genre de musique qu'on pense posséder.


Satie : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Coffret 4CD)
Satie : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Coffret 4CD)
Prix : EUR 25,63

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Satie définitif, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Satie : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Coffret 4CD) (CD)
Tout y est. La moindre partition, la moindre nuance, la moindre harmonique, la moindre touche de sensibilité, la moindre once de ce mélange unique de mélancolie et d'humour également contagieux qui fait le génie de Satie - et dans un autre genre, fera bien plus tard celui de Monk. Une merveille. Personne à ma connaissance n'a capturé l'essence de cette musique avec le niveau de perfection et de retenue atteint ici par Jean-Joël Barbier, et le remastering discret et efficace du coffret (très au-dessus des précédentes versions disponibles en disques simples : bruit de fond quasiment inexistant et richesse harmonique sans commune mesure) achève d'en faire, à mon goût, la version définitive de cette oeuvre trop souvent éclipsée par ses plus belles - et plus célèbres - réussites.


Schubert : Sonates D. 845 et D. 850
Schubert : Sonates D. 845 et D. 850
Prix : EUR 12,76

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un cran en-dessous du reste du catalogue Praga Réminiscences, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D. 845 et D. 850 (CD)
Rien d'original à dire sur l'interprétation : on aime ou on n'aime pas le lyrisme échevelé du bonhomme. Je lui préfère de mon côté le romantisme plus équilibré (sans aller jusqu'à dire serein) d'un Radu Lupu, mais ça n'enlève rien à la réputation légendaire de ces prises. Question de goût. En revanche, l'aspect technique est à mon avis un cran en-dessous des travaux de restauration haute résolution magiques réalisés par Praga digital sur d'autres oeuvres - voir notamment la Symphonie fantastique dirigée par Monteux, un enregistrement de 1958 déjà magnifique et techniquement excellent à la base, mais qui remastérisé par Praga pulvérise nombre d'interprétations plus modernes. Ici, les timbres sont dégraissés jusqu'à la sécheresse et les forte souffrent d'un claquant assez désagréable, un excès d'agressivité qui pour moi prive l'oeuvre d'une grande partie de sa beauté. Lupu chez Decca me paraît nettement plus en phase avec l'émotion de ce répertoire - tant dans l'interprétation que dans la réalisation.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 16, 2014 6:23 PM MEST


Xcessor Protectron 2.5" Étui Pour Disque Dur Portable. Argent
Xcessor Protectron 2.5" Étui Pour Disque Dur Portable. Argent
Proposé par Accessory Department
Prix : EUR 9,99

5.0 étoiles sur 5 Accessoire élégant et efficace, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Xcessor Protectron 2.5" Étui Pour Disque Dur Portable. Argent
Je m'en sers avec un Western Digital 2.5" 2To Firewire (également excellent d'ailleurs). Parfait pour protéger le disque et assez grand pour recevoir aussi le câble FW ou USB sans problème. Qui plus est il a de la gueule :).


Encore Quelques Mots d'Amour
Encore Quelques Mots d'Amour
Prix : EUR 14,47

4.0 étoiles sur 5 Vas-y, Frankie. Tu fais le BONHEUR de ma grand-mère., 20 février 2014
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Enfin, de ma Yiayia, puisqu'elle est grecque. Mais grecque ou pas, le charme opère. Je ne sais pas comment il fait, le bonhomme, mais il est à peu près aussi segmentant que le shampooing colorant violet : suffit de voir l'emballage et les Mamies savent qu'il est fait pour elles. Et quitte à leur offrir de la musique, autant choisir les ritournelles de Frankie, qui a le mérite de ne pas avancer masqué, plutôt que les abominations son et lumière d'André Rieu...


Moi, moche et méchant 2 [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Moi, moche et méchant 2 [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Steve Carell
Prix : EUR 14,99

4.0 étoiles sur 5 Une suite visuellement réussie, mais pas aussi inoubliable que le premier volet, 19 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi, moche et méchant 2 [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] (Blu-ray)
Enorme réussite technique que cette suite de Moi Moche et Méchant. C'est stylé, drôle, rythmé, et dans le genre Blu-Ray de démonstration visuelle et sonore - en tout cas en VO - ça rivalise sans complexe avec les meilleurs productions de chez Pixar (Dreamworks est enterré). L'univers visuel foutraque du premier, sorte de tex Avery sous stéroïdes aux personnages aussi loufoques qu'improbables, trouve ici son prolongement naturel, et on a plaisir à retrouver Gru et ses petites, accompagnés cette fois non seulement du Prof Nefario mais d'un agent secret féminin à la charmante maladresse, qui ajoute un peu de piquant à l'ensemble. Cerise sur le gâteau, les "minions" s'en donnent à coeur joie, et leurs chansons en sabir font hurler les enfants de rire à la première apparition d'une phrase surréaliste en français ("faut pas pousser mamie"...). Cela dit, l'enjeu émotionnel de l'ensemble est bien évidemment quelques crans en-dessous du premier (difficile de faire plus fort qu'en introduisant un méchant adorable qu'on finit par faire passer du côté des gentils avec adoption à la clef...), et tout en passant un excellent moment, on a l'impression d'être un peu au fast food : vite consommé, vite oublié. A voir cela dit, ne serait-ce que pour revoir le premier dans la foulée. Et se rappeler que tout ça est - du moins il me semble - conçu et produit par des FRANCAIS ! Comme quoi, quand on veut... On sait pondre autre chose que du Luc Besson.


La Poursuite infernale [Édition Collector]
La Poursuite infernale [Édition Collector]
DVD ~ Henry Fonda
Proposé par king-video
Prix : EUR 26,90

5.0 étoiles sur 5 Très jolie édition d'un classique indispensable, en attendant la HD ?, 19 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Poursuite infernale [Édition Collector] (DVD)
Le nombre de films de John Ford qu'on est tenté de commenter en ouvrant sur un cliché du genre "on ne présente plus ce chef d'oeuvre" est assez hallucinant : le fait est, malheureusement, qu'on ne présente plus celui-ci non plus. Indépendamment du fait qu'il poursuit la tradition des titres français aussi inexplicables qu'interchangeables qui ponctuent l'oeuvre du bonhomme (la vague "poursuite" à laquelle il est fait référence n'a pas grand chose d'infernal, de même qu'on cherche vainement la charge, héroïque ou non, dans "La charge héroïque..."), "My Darling Clementine" fait partie de ces monuments qui ont fait passer le Western du stade de genre archi-mineur à celui d'art majeur. On peut raisonnablement douter de la véracité historique de l'objet (Ford prétendait tenir l'histoire de la bouche même de Wyatt Earp, mais d'autres films plus tardifs reflètent une vision des choses, et plus particulièrement de son comportement, pas forcément aussi angélique que la sienne), mais l'intensité dramatique du scénario tendu comme une corde, le magnétisme sombre de personnages principaux tout disposés à tout plutôt que de renoncer à leur intégrité, leurs principes - ou leur désir d'auto-destruction, l'imagerie mythique qui fait de Monument Valley un acteur à part entière, et un montage au cordeau qui contraste plans serrés et grands espaces avec une intensité dramatique sans précédent, font du film une merveille fondatrice à voir et revoir. Très jolie édition qui plus est, au son clair et précis - dans les limites de ce que permet le master d'époque, à l'image fine et contrastée - qui révèle d'ailleurs assez impitoyablement les "raccords" ajoutés au film après la fin du tournage officiel, et avec (à défaut de making-of ou d'interviews) un second disque qui présente un montage inédit : celui de Ford, à quelques détails près, amendé pour la sortie commerciale du film - et pour le mieux - par Daryl F Zanuck, ami du réal mais aussi producteur malin et inspiré. Excellente version, donc, d'un film extraordinaire et important, en attendant une hypothétique sortie en HD.


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