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Contenu rédigé par rolandjuno60
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Commentaires écrits par
rolandjuno60

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HQ HQ-CONV-COAXOP Convertisseur audio numérique RCA vers Toslink
HQ HQ-CONV-COAXOP Convertisseur audio numérique RCA vers Toslink
Prix : EUR 19,84

3.0 étoiles sur 5 Look bon marché, mais fonctionne suffisamment bien même pour un studio, 30 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : HQ HQ-CONV-COAXOP Convertisseur audio numérique RCA vers Toslink (Accessoire)
J'utilise le boîtier en question dans un home studio : entre la sortie numérique coaxiale d'un expandeur Roland Integra 7, et une carte d'acquisition haut de gamme (RME Fireface UFX) sur laquelle seule restait disponible une entrée optique : un peu rebuté au départ - le look cheapos de l'ensemble, au plastique léger et à la finition basique, ne respire guère la qualité audiophile, sans parler du petit transfo externe, moche et peu pratique, - je dois tout de même reconnaître que le gadget fonctionne fort bien : aucun souci de bruit ni numérique ni électrique, aucun problème de conversion, le son de l'Integra converti par les DACs (très supérieurs) de la RME est une petite merveille. A recommander sans réserve - si ça marche dans un studio, ça marchera partout.


All Things Must Pass - CD Digipack
All Things Must Pass - CD Digipack
Prix : EUR 25,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La version Digipak avec Photo Noir et Blanc est la SEULE qui rende justice à ce chef-d'oeuvre, 28 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : All Things Must Pass - CD Digipack (CD)
On ne présente plus ce disque, explosion créative sur triple vinyle bourré jusqu'à la gueule de mélodies sublimes, d'harmonies magiques et de textes à la poésie tantôt gentiment absurde, tantôt teintée de cet humour à froid si typique du bonhomme. Loin d'être exempt de défauts (les "jams" interminables et autre bricolages qui clôturent l'album, et constituaient le 3ème vinyle d'origine, sont assez régulièrement indigestes), ATMP demeure un sommet dans la carrière de George, et de très loin l'un des meilleurs albums sortis par un Beatle solo : on sent bien qu'il rongeait son frein depuis des années, muselé par ses prolifiques comparses Lennon et Mc Cartney, autorisé ici et là à faire la brève démonstration de ses talents d'auteur compositeur proprement bluffant (on peut aimer ou détester les délires indianisants dont il avait paré Revolver et Pepper, mais beaucoup plus difficile de discuter le génie absolue qu'on sentait déjà sur "While My Guitar Gently Weeps" ou "Something..."). Ici, d'originaux émouvants aux larmes ("Isn't It a Pity", "Ballad of Sir Frankie Crisp") à l'une des plus belles reprises de Dylan ("If not for you") en passant par le controversé mais tubesque "My Sweet Lord" et d'autres tout aussi jouissivement mélodiques, George laisse éclater toute la riche brillance de son talent. Une merveille, nettement supérieure (à mon humble avis) à presque tout ce que ses ex-partenaires ont bien pu produire à la même époque. A noter que, par ailleurs, Amazon continue d'agglomérer les critiques de toutes les versions et éditions d'un même album, mais qu'il faut vraiment faire attention à la version de celui-ci que vous achetez : si vous voulez retrouver la chaleur brouillonne qui faisait le charme du disque (la production prévisiblement double-trackée de Phil Spector a rarement aussi bien fonctionné qu'ici), mais avec suffisamment de clarté pour apprécier à leur juste valeur les entrelacs de guitares et les masses orchestrales qui portent aux nues l'inspiration du bonhomme, achetez exclusivement le remaster de 2014 - en DIGIPAK NOIR ET BLANC. Le CD original en boîtier cristal sonne comme une vieille cassette, et le remaster colorisé (bleu) des années 2000 est une horreur boostée à l'extrême, façon iPod-de-Beethoven. Faute de quoi, le vinyle UK d'origine est très bien aussi - mais le trouver en bon état relève de l'exploit.


Coffret 2 CD (Amoureuse & Le maudit)
Coffret 2 CD (Amoureuse & Le maudit)
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 21,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 D'excellents albums - seul le mastering a vieilli..., 27 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffret 2 CD (Amoureuse & Le maudit) (CD)
Véronique Sanson s'imposait clairement, avec ces deux disques magnifiquement ouvragés parus en 1972 et 1974, comme une sorte de Joni Mitchell française, les acrobaties vocales en moins, une certaine passion fiévreuse en plus. Les chansons, pour la plupart magnifiques, combinent à merveille sensualité un peu brute et une forme de lyrisme pop angoissé, et les arrangements - Michel Berger d'un côté, Stephen Stills de l'autre - offrent aux mélodies et aux textes un écrin de toute beauté. Tout ça vole très haut - et mérite nettement mieux que le mastering proprement scandaleux qu'on doit subir ici; loin de la riche fluidité des vinyles d'origine, et de leur belle couleur sonore typique d'une certaine pop 70's de luxe (on n'est pas très loin de chez Al Stewart), les deux CD du coffret - identiques aux versions vendues séparément - on vraisemblablement été préparés par un ingénieur du son soit complètement sourd, soit endormi sur l'égaliseur de sa console. Tout n'est qu'aigus criards, médium maigre, et grave absent, avec une scène sonore un peu creuse et un panning totalement exagéré des instruments (si les cordes étaient plus à gauche, il faudrait rajouter une enceinte pour les entendre). "Amoureuse" a déjà fait l'objet d'un remastering apparemment très réussi (pas encore écouté ici) : "Le Maudit", musicalement plus accompli encore, ne mérite pas moins.


Audio Engine P4 Enceinte Passive Blanc Laqué
Audio Engine P4 Enceinte Passive Blanc Laqué
Proposé par Son-Video
Prix : EUR 289,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Joli look, écoute déplorable., 22 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Audio Engine P4 Enceinte Passive Blanc Laqué (Personal Computers)
A la recherche d'une très petite paire d'enceintes passives à associer avec un ampli intégré / DAC de bonne qualité, afin de faire écouter des productions sur mesure à mes clients sur un système portable mais musical, je me suis laissé séduire par la critique unanime - et j'ai commandé une paire de P4 en finition bambou, supposée être la meilleure de toutes du fait de résonances mieux contrôlées. La première impression était d'ailleurs fort positive - les P4 sont très mignonnes et l'emballage est irréprochable. C'est à l'écoute que ça se gâte. Très fort et très vite.

Essayées sur deux configurations différentes (un petit ampli Russ Andrews Rave, relié à un MacBook Pro par une interface Audio Apogée Duette; puis un ampli intégré Wyred4Sound Mint de qualité extraordinaire, avec un DAC intégré et un module de puissance de 2X100 watts), les P4 se sont avérées déplorables. Grave congestionné, aigu tassé, médiums fouillis, timbres inélégants, dynamique limitée, rien là-dedans qui justifie les louanges lues ici ou là, vraisemblablement de la part d'une presse fortement "encouragée" par le fabricant - ou par des journalistes aux oreilles abîmées par les rafales de produits franchement immondes dont beaucoup de marques inondent le marché de l'audio "portable" ou informatique depuis des années. La seule qualité qu'on peut leur reconnaître est de produire une scène sonore beaucoup plus haute, large et profonde que leur taille le laisserait supposer - avec pas mal de solidité au centre. Pour le reste, elles sont enterrées par des Kef Coda 7 vieilles de 19 ans, qui se dégottent pour une petite centaine d'Euros sur ebay, et qui, de même que d'autres références des années 90 comme les Boston CR65 ou les petites Mission de l'époque, rappellent à quel point beaucoup de facteurs de petites enceintes sont depuis des années bien plus obsédés par la réduction des coûts de fabrication que par l'amélioration de la qualité de l'écoute. Les Kef en question, associées aux mêmes électroniques que les P4, créent une image à la fois beaucoup plus réaliste et agréable, avec un aigu agile et filé, un médium riche, un grave étonnamment profond et net, une dynamique digne d'une véritable écoute haut de gamme, le tout pour un gabarit certes un peu supérieur et une finition sans charme, mais on achète a priori des enceintes pour la façon dont elles sonnent plus que pour leur look. Bref, à mettre ce genre de budget dans une enceinte compacte, autant acheter de l'occasion parmi les références ci-dessus. Le résultat est sans commune mesure.


The Seeds Of Love
The Seeds Of Love
Prix : EUR 6,99

2 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une pièce montée qui s'écroule sous le poids de ses bonnes intentions, 23 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Seeds Of Love (CD)
A l'époque, cet album avait apporté à Tears For Fears une sorte de crédibilité respectueuse de la part de la presse rock la plus conservatrice, qui s'émerveillait du casting (Manu Katché, Phil Collins, Louis Jardim, Pino Palladino, Jon Hassell) directement lifté des productions jazz rock les plus luxueuses du moment, en lieu et place des séquenceurs et boîtes diverses qui appuyaient le groupe sur ses deux premiers disques. Les Inrocks et autres joyeux fossoyeurs "indie" de la New Wave, quant à eux, s'arrachaient plutôt les cheveux devant la prétention hallucinante du projet, au long duquel un groupe visiblement en quête désespérée de crédibilité "adulte" noyait son sens de l'accroche mélodique pop et de la ligne-tristoune-qui-tue sous des couches et des couches de démonstrations de virtuosité d'emprunt et de références sans cohérence (soul jazz une minute, pastiche des Beatles la suivante, et vous reprendrez bien une louche de gospel ?). Sans parler des textes, où les obsessions psychanalytiques de Roland Orzabal basculaient dans l'autoparodie, et qu'enlourdissaient qui plus est une pleine brouette de bonnes intentions humanitaro-chiantes, à faire passer Sting et ses Indiens d'Amazonie pour Johnny Rotten des Sex Pistols.

Avec le recul, et même si c'est dur à admettre, on est bien forcé de reconnaître que les Inrocks avaient vu juste. TFF franchit tout le long du disque, et sans se remettre en question une seconde, la ligne qui sépare le syncrétisme de l'incohérence, l'ambition musicale et textuelle de la prétention la plus ridicule, et la finesse d'interprétation de la virtuosité gratuite. Aucun des genres effleurés ne l'est avec le moindre succès : c'est trop pâlichon pour être de la soul (si ce truc là est "soul", Aretha Franklin et Roberta Flack sont les chanteuses d'Abba), trop programmé pour être du jazz et encore moins du jazz-rock (il y a plus de richesse sonore et d'intelligence dans une seule intro de Steely Dan ou des Crusaders que dans l'intégralité de ce disque), trop alambiqué pour être pop ("Badman's song", risible pièce montée), et trop calculé pour être émouvant une seule seconde (même "Famous Last Words", bien belle mélodie au demeurant, s'écroule sous la lourdeur FM d'un final interminable, genre "vous avez vu ? On peut le faire"). Devant la prétention sans bornes de choses du genre "Standing on the Edge of the Third World", la crétinerie mollassonne de "Advice for the Young at Heart", et les tics vocaux suprêmement irritants que Roland Orzabal prend audiblement pour du chant émouvant, on regrette la mélancolie expérimentale et chromée des "Mad World" et "Listen" d'antan, la froide détermination tubes comme "Shout" ou "Everybody Wants to Rule the World", la brutalité pop glaciale de "Mothers Talk". On regrette que, plus encore que le Simple Minds de "Once Upon A Time", qui avait dilué son essence dans des hymnes pop-soul bien foutus mais bien loin de la brillance originale de ses albums précédents, TFF ait noyé son âme dans un excès de soul à deux balles. On regrette que les titres avec Oleta Adams (par ailleurs excellente en solo) sonnent aussi faux et creux que du Fredericks / Goldman / Jones... On regrette, enfin, que si peu de groupes apparus au début des 80's avec leur angoisses aux tripes et leur claviers sous le bras, aient su se renouveler sans pour autant perdre leur identité. Tout le monde n'est pas Depeche Mode.

Curt Smith, épuisé par le melon de proportions intergalactiques de son comparse Orzabal, quittera d'ailleurs TFF peu après la tournée qui suivit ce disque (qui se souvient de la tentative live incroyablement foireuse de mettre le back-catalogue du groupe aux nouvelles couleurs soul de "Seeds of Love", en collant une rappeuse sur la presque totalité des titres, y compris - argh - "Shout" ??). TFF, réduit au seul Orzabal, refermera bien vite la parenthèse "Seeds", et tentera pendant les années qui suivront de recapturer la magie pop-new wave de "Songs from the Big Chair" - avec des résultats dont il serait généreux de dire qu'ils sont inégaux. A moins d'être fortement nostalgique, ou de collectionner les disques sur la base de leurs qualités audiophiles plus qu'autre chose ("Seeds of Love est remarquablement enregistré, le remastering de la version actuelle est assez classe - et le vinyle Mobile Fidelity exceptionnel), mieux vaut éviter cet album ci et se concentrer sur "The Hurting" et "Songs From the Big Chair". Ou au pire, choisir le best of "Tears Roll Down", qui ne sauve de "Seeds..." que les tubes, déjà pas indispensables.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 18, 2015 11:59 PM CET


It'S My Life
It'S My Life
Prix : EUR 6,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un grand disque de pop mélancolique : un peu daté, mais il annonce la suite, 22 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : It'S My Life (CD)
Il est - trop - facile de juger ce disque à l'aune de ce qui a suivi chez Talk Talk - à savoir Spirit of Eden et Laughing Stock en 1988 et 1990, disques fondateurs de ce qu'on n'appelait pas encore le post rock, deux fois 45 minutes d'expérimentations languides et proprement sublimes où le montage numérique donne forme à des heures et des heures de jam, menées en studio sous la férule du génialement obsessionnel Mark Hollis. Ou même de le comparer au magnifique The Color of Spring de 1986, disque encore pop mais annonçant déjà le minimalisme lumineux des deux chefs d'oeuvre en question, et sur lequel le groupe avait déjà bazardé l'essentiel de son arsenal de synthés et percus programmables au profit d'une son richement texturé mais largement acoustique. Mark Hollis a lui même décrit son évolution artistique comme une recherche permanente de la beauté la plus absolue, d'une musique aussi proche que possible du silence sans toutefois en être, plus inspirée par Satie que par les productions de Trevor Horn.

Talk Talk n'en a pas moins commencé comme un groupe pop. Pas toujours avec bonheur : on peut regretter la lourdeur hyper daté du tout premier album, "The Party's Over", plombé par une production lourdingue et truffé jusqu'à l'écoeurement de clichés sonores déjà obsolètes six mois après la sortie du disque. Mais son successeur en 1984, le "It's My Life" dont il est question ici - on finit par y arriver - est un excellent album de pop raffinée, technologique et angoissée typique de ce qui nous sauvait de Kool and the Gang à l'époque dans les charts... Pour peu qu'on lui pardonne certains tics bien mid-80's, et une ou deux chansons un poil plus faibles à force de ne pas choisir leur camp entre langueur minimale et ambitions tubesques.

Quelque part entre l'art rock intimiste et raffiné de Japan ou The Blue Nile, la new wave esthétisante du Simple Minds de "New Gold Dream", et le "Songs From the Big Chair" de Tears For Fears, Talk Talk mêle sur ce bel album inégal un sens unique de la composition pop à la fois accrocheuse et émouvante, et un art consommé de la mise en scène sonore high-tech profilée pour les charts de l'époque. Les chansons atteignent quelquefois de vrais sommets dans la réconciliation entre le dancefloor et l'oreiller : qui n'a pas frissonné à l'époque aux accents angoissés et pourtant irrésistibles de Such a Shame, peut-être la seule chanson qui réconcilie la puissance sonore du "P Machinery" de Propaganda avec la sensibilité des meilleurs moments des Smiths, Cure et autres Depeche Mode ? Quelle grande chanson, qui demeure le sommet du disque, mais se trouve tout de même en bonne compagnie : "Dum Dum Girl", "It's My Life" (tellement meilleure que l'infecte reprise bavée bien des années plus tard par la débile en chef de chez No Doubt) et "It's You" creusent un sillon voisin de celui de "...Shame"; "Renée" et "Tomorrow Started" font aussi fort dans le genre ballade suicidophile que les premiers David Sylvian; seules "Call in the Night Boy" et "The Last Time" sentent un peu le remplissage, tandis que "Does Caroline Know ?" voit sa mélodie gâchée par une production façon UB40-fait-de-la-new-wave qui fait tache sur un album par ailleurs excellent de cohérence. Tim Friese-Greene enlumine la voix unique, à la fois fragile et imparable, du génial Mark Hollis, à grands coups de synthés atmosphériques à l'effet surréaliste et glaçant, enrichit les percus de Lee Harris (et Morris Pert) d'électronique souvent discrète (les shakers et autres toms sortis d'une Roland TR 808), et met en avant les lignes de basse proprement incroyables de Paul Webb, qui la plupart du temps jouent un rôle de lead et de contrepoint à la voix généralement réservé aux guitares (la basse de "It's My Life" mérite à elle seule qu'on érige une statue à cet homme, l'un des bassistes les plus émouvants et originaux de l'histoire de la pop, et malheureusement tout aussi sous-estimé que son groupe). Celles-ci - c'est l'un des partis-pris les plus gonflés du disque - sont reléguées au rôle de texture quand elles sont acoustiques, d'atmosphère quand elles sont électriques (le solo de "Such a Shame", sommet d'abstraction - déjà). Plus encore que chez Tears For Fears ou les poulains de ZTT comme Propaganda, avec qui ils voisinaient dans les classements de l'époque, la fusion entre instruments rock et électronique, émotion et recherche d'une certaine forme de perfection sonore fonctionne à merveille sur ce disque - où seuls quelques sons de batterie électronique mous du genou, façon générique de Rick Hunter, font de temps en temps rentrer la tête dans les épaules avec un "aie aie aie" gêné mais indulgent.

"It's My Life" n'est pas, loin s'en faut, le chef d'oeuvre de Talk Talk. Débarrassé de la maladresse du premier album, il n'en reste pas moins "de son temps", et sa pop mélancolique aux accents new-waveux pèse forcément léger face aux albums éblouissants qui ont, par la suite, fait la légende du groupe. Mais, sans être aussi indispensable que "The Color of Spring", "Spirit of Eden" et "Laughing Stock" (ou d'ailleurs que le seul disque solo de Mark Hollis, une sixième album de Talk Talk qui ne dit pas son nom), il reste l'un des grands disque de pop intelligents des années 80, et mérite mieux que d'être sommairement mis de côté comme un gadget façon Duran Duran (qui ?).


Erik Satie : Gnossiennes, Gymnopédies et autres oeuvres pour piano
Erik Satie : Gnossiennes, Gymnopédies et autres oeuvres pour piano
Prix : EUR 6,99

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Argh. Vite, chez le Barbier., 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Erik Satie : Gnossiennes, Gymnopédies et autres oeuvres pour piano (CD)
Voilà qui me frappe comme un malentendu complet. Un mal-entendu au sens le plus strict du terme. L'interprétation d'Anne Queffélec, techniquement stupéfiante, me fait l'effet d'être à peu près aussi loin de la plaque qu'on peut l'être tout en restant techniquement "à côté". Le parti pris qui consiste à imprimer à chaque pièce - ou presque, il y a de rares rescapés - des variations de rythme et d'intensité d'une amplitude à faire douter de la stabilité de la tension électrique chez soi fonctionne sans doute à merveille pour des oeuvres dont l'intention, tour à tour profondément nostalgique et pleine d'un humour enfantin, n'appelle pas le genre de retenue magnifique qui fait le génie des version de JJ Barbier. Là, ça fonctionne tellement mal qu'on se prend à détester des oeuvres connues, adorées, vénérées depuis des années (à titre personnel, Satie doit être le premier artiste totalement déconnecté du rock dont j'aie possédé un disque). Ah, qui plus est, la prise de son donne au piano de faux airs de mauvais synthé numérique des années 80. Si ce disque est votre premier Satie, réjouissez-vous : vous n'avez pas encore découvert le bonhomme (ni d'ailleurs Anne Queffélec, beaucoup plus à son aise et franchement admirable ailleurs). Si vous l'aimez déjà, dispensez-vous de celui-ci.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 18, 2015 9:37 PM MEST


Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196
Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196
Prix : EUR 23,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Ce disque est dangereux, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bach: "Actus Tragicus" - Cantates BWV 4, 12, 106 & 196 (CD)
Dangereux pour le compte en banque de son acheteur, s'entend. Il est tellement stupéfiant de beauté qu'on se retrouve quelques mois après avec une pile d'un mètre de haut de cantates de Bach chez soi. Mais on s'approche rarement du niveau de pureté atteint ici, dans l'écriture (prodigieuse compte tenu de l'âge de Bach et de la quantité industrielle de cantates écrites tout au long de son existence) comme dans l'interprétation du Cantus Cölln, ici à son sommet (rechercher également chez Harmonia Mundi leurs cantates de Buxtehude, tout aussi hallucinantes). Côté technique, le CD passe facilement pour un SACD de bonne facture - richesse de timbres, scène sonore et finesse harmonique au rendez-vous. Une merveille, une claque, un indispensable, quel que soit le niveau de maîtrise de ce genre de musique qu'on pense posséder.


Satie : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Coffret 4CD)
Satie : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Coffret 4CD)
Prix : EUR 23,90

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Satie définitif, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Satie : Intégrale de l'oeuvre pour piano (Coffret 4CD) (CD)
Tout y est. La moindre partition, la moindre nuance, la moindre harmonique, la moindre touche de sensibilité, la moindre once de ce mélange unique de mélancolie et d'humour également contagieux qui fait le génie de Satie - et dans un autre genre, fera bien plus tard celui de Monk. Une merveille. Personne à ma connaissance n'a capturé l'essence de cette musique avec le niveau de perfection et de retenue atteint ici par Jean-Joël Barbier, et le remastering discret et efficace du coffret (très au-dessus des précédentes versions disponibles en disques simples : bruit de fond quasiment inexistant et richesse harmonique sans commune mesure) achève d'en faire, à mon goût, la version définitive de cette oeuvre trop souvent éclipsée par ses plus belles - et plus célèbres - réussites.


Schubert : Sonates D. 845 et D. 850
Schubert : Sonates D. 845 et D. 850
Prix : EUR 14,33

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un cran en-dessous du reste du catalogue Praga Réminiscences, 21 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert : Sonates D. 845 et D. 850 (CD)
Rien d'original à dire sur l'interprétation : on aime ou on n'aime pas le lyrisme échevelé du bonhomme. Je lui préfère de mon côté le romantisme plus équilibré (sans aller jusqu'à dire serein) d'un Radu Lupu, mais ça n'enlève rien à la réputation légendaire de ces prises. Question de goût. En revanche, l'aspect technique est à mon avis un cran en-dessous des travaux de restauration haute résolution magiques réalisés par Praga digital sur d'autres oeuvres - voir notamment la Symphonie fantastique dirigée par Monteux, un enregistrement de 1958 déjà magnifique et techniquement excellent à la base, mais qui remastérisé par Praga pulvérise nombre d'interprétations plus modernes. Ici, les timbres sont dégraissés jusqu'à la sécheresse et les forte souffrent d'un claquant assez désagréable, un excès d'agressivité qui pour moi prive l'oeuvre d'une grande partie de sa beauté. Lupu chez Decca me paraît nettement plus en phase avec l'émotion de ce répertoire - tant dans l'interprétation que dans la réalisation.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 16, 2014 6:23 PM MEST


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