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Contenu rédigé par Hellblazer
Classement des meilleurs critiques: 76
Votes utiles : 4324
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Commentaires écrits par Hellblazer (Nice)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
CONFUS, 9 mars 2013
Soyons honnêtes, plus la saga Spawn a avancé dans le temps, plus elle s'est élevée au-dessus du simple comics de base, jusqu'à en devenir une oeuvre aussi réflective (pour son héros principal) que sombre. Et cela a conféré à l'ensemble un caractère plus cérébral que la moyenne, même si ces dernières années, des auteurs comme Ellis, entre autres, ont ramené en avant le coté philosophique dans le récit de super héros. Jusqu'ici, je trouvais ce cocktail bien dosé, même si parfois un peu abscons, mais la dynamique globale du récit ramenant toujours le lecteur sur des rails qu'il peut suivre sans se prendre (trop) la tête. Avec ce tome 11, qui porte parfaitement son nom, des questions, on s'en pose ! Tellement, qu'au bout d'un moment on est tenté de décrocher. La foule de non-dits, mêlée aux planches très (trop) fouillées de Medina (bon dessinateur, mais n'est pas Mc Farlane qui veut, surtout lorsqu'il s'agit de réaliser des grandes planches détaillées et opulentes, dans lesquelles l'objectif reste quand même que le lecteur s'y retrouve) rend ce tome 11 pour le moins confus. Avec du recul, j'ai compris l'idée globale (la bataille pour l'enfer), mais nombre de passages m'ont totalement échappée à cause de leur opacité soit scénaristique soit visuelle. Bref, vivement un peu de clarté de retour dans cette histoire, sinon j'arrêterai là...
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
ETONNAMMENT TRES BON !, 7 mars 2013
Bon, on va arrêter de cracher sur Jodo et les sempiternels artifices qui faisaient le génie des Méta-Barons et de l'Incal, et qui depuis presque 10 ans tournent en rond. Oui, on va arrêter, car s'il les ressort sur ce tome 2 des Castaka, c'est plutôt avec bonheur, à ma grande surprise, moi qui n'ai pas été (du tout) conquis par Showman Killer par exemple. Et j'ai TOUTE l'oeuvre de Jodo, dont je suis fan ultime, c'est dire... Bref, Castaka tome 2 ferme le cycle (c'est rapide !) et évitant de se perdre en longs détours, faisant de véritables bonds temporels pour condenser l'histoire, revenant là au système fort efficace des Méta-Barons, dont il respecte parfaitement l'esprit (et c'était pas gagné). Il conviendra de se replonger dans le tome 1 aux allures de saga médiévale japonaise, pour mieux apprécier ce tome 2, qui reprend précisément là où s'arrêtait l'autre. Et on va passer la seconde si j'ose dire, avec de violents rebondissements qui vont emmener très loin la petite famille dans l'espace... mais je n'en dis pas plus. Si ce tome clôt le cycle, la suite reste ouverte est possible à tout... espérons que Jodo ne s'y perde pas s'il décide de continuer. Coté visuel, on est très proche du dessin voluptueux de Gimenez, permettant au lecteur de rester dans l'ambiance qu'il connait. Bref, pas déçu !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
5 POUR LE DESSIN / 4 POUR LE SCENARIO, 7 mars 2013
Powell reste un maître, indéniablement. Visuellement, ce tome 10 maintient un niveau de graphisme impressionnant, chaque planche étant une oeuvre d'art de volupté, rondeur et imagination (renouvelée en permanence) Donc là-dessus, rien ne change, on est toujours au top. Là où je mets un léger bémol, c'est sur le scénario. La page Labrazzio tournée, Goon revient à son quotidien au travers de plusieurs petites histoires ne se suivant pas. Si le concept est sympa (ça change), il est plutôt déstabilisant de revenir à ce format après la densité scénaristique des tomes passés... le danger est de laisser penser au lecteur que l'auteur est en panne d'inspiration. D'autant plus qu'il est toujours difficile de donner un véritable corps à des "historiettes" de 10 à 20 pages, sans qu'elles ne soient qu'un prétexte à étaler son talent graphique. Heureusement on en est loin et Powell fait rimer sa richesse visuelle avec sa faconde textuelle et envoie une sacrée galerie de personnages farfelus, de situations cocasses et de phylactères politiquement incorrects. Les histoires ne sont pas des chefs d'oeuvre, mais restent dans le plus pur esprit Powell et l'univers déjanté de Goon et son accolyte. Mention spéciale à Roxy Dlice, la superbe pin up... voilà bien un type de perso qui manquait à la galerie de l'auteur, tout en générosité du balconnet... un délice...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
LE MEILLEUR SALEM A CE JOUR, 24 février 2013
Après un ébourrifant "Aller Simple" aux allures de road movie déjanté façon Terry Gilliam / Don Quichotte et un hilarant (mais passionnant) "Nager sans se mouiller" plus sédentaire, Carlos Salem nous gratifie avec cet exceptionnel "Je reste Roi d'Espagne" d'un mix parfait des 2 prédécesseurs avec en plus une meilleure maîtrise de la folie douce qui emporte son oeuvre à chaque fois. Les personnages, truculents et ô combien originaux (il y en a un - dont je ne peux absolument pas dévoiler l'identité - dont la présence aussi géniale que tordue illumine les dialogues et les rebondissements de cet opus trépidant) rivalisent avec les dialogues et le phrasé souvent très juste et savamment tourné de Salem, rappelant parfois les combinaisons uniques de Pierre Desproges. Le scénario est plus abordable que dans "Aller Simple" (qui était parfois un peu trop dingue) et plus complexe que dans "Nager sans se mouiller". Mais la palme de l'oeuvre revient à l'incroyable déferlements d'idées aussi géniales que folles dont Salem bourre ses pages pour notre plus grande joie. Vivement la suite de son oeuvre, c'est de mieux en mieux !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
UN REGAL, 7 février 2013
Ils sont rares, les auteurs actuels tels que Powell. D'abord, aussi complets : le bougre dessine et scénarise, sacré tour de force pour une oeuvre aussi réussie que Goon, et par extension, que ce délirant et jubilatoire Chimichanga, refusé par les studios d'Hollywood comme projet de dessins animés pour enfants. Heureusement, car sinon nous n'aurions pas eu le bonheur de découvrir ce nouveau petit bijou. Ensuite, et c'est là une autre rareté, Powell renferme dans sa boite à idées un monde hillarant, coloré, tordu, peuplé de personnages ayant un vrai caractère... sans compter les innombrables situations aussi cocasses que décalées dans lesquelles il fait évoluer ses héros aux allures de Freaks. Chimichanga est donc un vrai condensé de l'esprit Powell, dont la trame emporte le lecteur, l'obligeant dès le départ à laisser à la porte toutes ses idées reçues concernant vraisemblance et codes habituels. C'est un peu le Alice aux pays des merveilles version Tod Browning (Freaks), mais avec le coté humoristique en plus, ce qui fait toute la différence. La galerie de personnages est exceptionnelle, d'autant plus qu'elle compose un cirque ambulant. Sans parler des intervenants extérieurs incarnant un genre de World Company version pharmaceutique. Powell ne s'encombre pas de cases inutiles cherchant à expliquer tel ou tel fait, il s'en affranchit en promenant le lecteur de planche en planche avec la plus grande liberté... et la plus grande cohérence dans son univers désarmant de délire. Il peut également se le permettre avec aisance, car niveau visuel, Powell est un maître, tout simplement. La générosité de son trait, l'ampleur, la rondeur et l’opulence de ses dessins donnent immédiatement vie aux créatures les plus improbables, et parvient en 2 temps 3 mouvements à les rendre attachantes. Ses dialogues tirant souvent sur un argot qu'il semble avoir inventé mais que l'on s'approprie sans problème, rend le tout encore plus truculent et jubilatoire. Bref, merci Powell pour ce nouveau chef d'oeuvre.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
FINAL FOUILLIS, 7 février 2013
Ce tome 13 se pose comme la fin d'un cycle, à savoir la présence de HB sur ce plan d'existence. Assez étonné de ce positionnement, j'ai ouvert avidement l'opus en espérant un final explosif, et à la lecture du pavé, je reste relativement déçu, à deux titres. Le 1er : si le scénario suit une trame initiée sur les tomes précédents, il apparaît indispensable de les relire, car l'ensemble est régulièrement abscons. J'ai eu l'impression que seuls les auteurs s'y retrouvent clairement dans ce fouillis, où apparaissent des personnages au rôle pas toujours clair et où foisonnent les non-dits, qui en lieu et place de donner un relief à l'histoire, la rendent plus complexe, voire incompréhensible. Le 2ème : les planches sont signées Fegredo, dont le trait (hors personnages), s'il se rapproche de celui du maître, n'atteint pas sa maestria... que fait Mignola ??? Ne daigne t-il plutôt poser sa plume que pour les couvertures ? Son dessin étant tout de même partie intégrante de l'intérêt que je voue à cette oeuvre, je trouve dommageable pour sa qualité qu'il n'en soit plus que le scénariste, d'autant plus lorsqu'il s'éloigne sérieusement du coté claquant et fort des premiers opus de la saga. Du coté des points forts, l'on reste dans l'ambiance toujours délectable de la sorcellerie et consorts, avec relents historico-fantomatiques, vieilles légendes et autres. Coté visuel, si le dessin n'est pas aussi bon que celui de MM, il est tout de même nettement meilleur que celui de Guy Davis, tout en recevant de ma part une mention spéciale pour la colorisation ultra-maîtrisée, qui est en grande partie responsable de l'atmosphère globale, très sombre et pesante à souhait. J'attends donc avec impatience la suite comme une renaissance, ayant soif de bonnes surprises.
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DMZ tome 2
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par Brian AWood Edition : Broché |
| Prix : EUR 14,25 |
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
ON S'INSTALLE, 5 février 2013
Comme dans toutes les séries qui durent (traduisant donc un certain succès et donc un certain talent), passé le tome 1 qui présentait au lecteur l'horreur qu'est devenue Manhattan, on se familiarise avec les protagonistes (dont le héros)... on s'installe, quoi. Le temps a passé, Matty Roth apprenant jour après jour les codes régissant cet univers dur mais beaucoup plus humain que le monde extérieur ne le voit au travers des média menteurs. Sa carte de presse et sa veste de presse deviennent pour lui plus précieux qu'une liasse de gros billets, véritables passeports pour la vie entre les quartiers contrôles par les bandes en tous genre. L'on continue de naviguer dans ce qui est devenu bien plus qu'une zone de guerre... C'est un microcosme de 400.000 habitants qui est né, s'est adapté à la situation, a trouvé un fonctionnement, jusqu'aux restos, boites, endroits branchés et autres... il suffit juste de ne pas se faire "sniper" dans la file d'attente... Encore une réussite... vivement le tome 3
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DMZ tome 1
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par Brian AWood Edition : Relié |
| Prix : EUR 13,30 |
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
DENSE ET PROMETTEUR, 5 février 2013
Dans son sens premier, la zone démilitarisée - de l'anglais Demilitarized Zone ou DMZ - désigne la zone qui sépare la Corée du Nord de la Corée du Sud sur 30 km aux alentours du 38e parallèle depuis la Guerre de Corée. Elle assure que chacun des deux camps pourra apercevoir une manœuvre de l'ennemi de pénétration de la zone (et donc une volonté de guerre). Une zone similaire fut instaurée lors de la partition du Viêt Nam. J'ai voyagé pas mal et les ai vu en vrai, ces ex-dmz... c'est quelque chose d'unique et terrifiant, notamment par son caractère "no man's land" et surtout par son contexte de guerre. Avoir eu l'idée de transformer Manhattan en dmz (Demilitarized Zone), séparant les états libres des USA "officiels", est une excellente idée, transposant ainsi ce centre urbain de premier ordre en zone de non droit livrée aux snipers, gangs et toutes sortes de guerriers. Le pitch est très bon, envoyant dans cette jungle new age un jeune stagiaire reporter qui n'a rien à y faire. Simple mais efficace. Le réel intérêt de la saga va être, d'abord dans ce 1er tome (qui plante le décor), puis dans ses successeurs, de vivre au quotidien ce conflit de l'intérieur, puis d'en saisir les ramifications politiques, ethniques, et enfin de livrer la vérité telle que les média ne la montrent pas, surtout au niveau politique, puisqu'une partie de la population s'est soulevée contre le pouvoir. Je ne suis pas particulièrement féru de géo-politique ou de trames complexes, mais j'avais senti que cette oeuvre avait d'autres ressorts à exploiter. C'est le cas. A l'instar d'un Walking Dead dont le scénario se développe et se densifie, DMZ offre une palette grandissante de personnages, de situations, et fait évoluer le héros (malgré lui) au milieu de ce chaos moderne. Mêlant action, humanité, politique (un peu) et sentiments (ceux d'un temps de guerre, pas ceux à l'eau de rose...), la série devient un cocktail sombre qui redéfini un New-York en proie à une guerre civile moderne, avec tout ce que l'apport des média, des armes (modernes) et des politiques peut lui apporter de sale. Les planches sombres, si elles ne sont pas de mon dessin favori, s'accordent parfaitement au récit et emportent le lecteur loin dans le trip, le rendant complètement plausible. A suivre
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5.0 étoiles sur 5
ELLIS HORS NORMES, 4 février 2013
Cet opus s'adresse soit aux fans d'Ellis qui ont déjà tout de lui, soit aux historiens amateurs... soit aux 2 ! En ce qui me concerne, je suis dans la 1ère catégorie et en prime je viens de me taper la révision de la guerre de 100 ans avec ma fille (classe de CM1)... l'occasion était donc trop belle. Cours et cru, dense et renseigné, technique et nationaliste (anglais), ces quelques pages sanglantes et dures content la bataille la plus significative de ladite guerre. Les amateurs de stratégie apprécieront également, mais il faudra qu'ils parlent anglais.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
JUBILATOIRE !, 4 février 2013
Quelle excellente surprise ! Bass Ass, c'est un croisement de Kick Ass, Nemesis et Dead Pool. Ancien boutonneux reconverti en super méchant sans vergogne ni pitié mais avec un sacré sens de l'humour (noir), Bad Ass évolue dans un monde où les codes habituels volent en éclat : humains, créatures surnaturelles (le boss de la triade locale est un dragon vert), super héros aux noms improbables... tout y est, et l'on se prend même à penser que l'on a déjà vu ce style de délire quelque part, mais jamais aussi bien fichu ni concentré de la sorte, ce qui fait de cet opus décapant un ovni totalement indispensable, sans rien à jeter, 100% rafraîchissant, jubilatoire, pas dérangeant pour deux sous même si bien barré par moments (il y a du gore). A suivre d'urgence...
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