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Commentaires écrits par
pcmusic (Paris France)

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Killing Me Softly
Killing Me Softly
Prix : EUR 11,49

25 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une très belle voix mais un album un peu inégal, 19 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Killing Me Softly (CD)
Découverte en 1967 par le pianiste de Jazz Les McCann, Roberta Flack s'impose en 1972 en tête des charts américains grâce à sa splendide reprise de « The first time I ever saw your face » originellement chantée par Ewan McColl, son créateur.
« Killing me softly » est donc son 5ème album. Le titre phare « Killing me softly with his song » a définitivement mis une étiquette sur cette chanteuse à la voix délicate, caressante et envoûtante qui n'est pas sans rappeler Carole King (dont Roberta a déjà repris des titres), Carly Simon et Janis Ian.
Contrairement à ce qu'on pense, « Killing me softly » n'est pas une création de Roberta Flack mais une reprise. Mais quelle reprise ! Roberta Flack a tout simplement entendu cette chanson pendant un vol L.A./New-York et a été littéralement hypnotisé par ce titre. Arrivée à son hôtel elle appelle Quincy Jones pour lui demander des renseignements sur les 2 compositeurs : Charles Fox et Norman Gimbel. Fox a composé cette chanson d'après les sentiments de Lori Lieberman, chanteuse folk fortement impressionnée par la prestation de « American Pie par Don McLean au Troubadour Club de Los Angelès. D'abord intitulée « Killing me softly by his blues », Lori enregistre ce titre pour Capitol sous le titre que tout le monde connaît ; le titre figure dans les « Air-play » disponibles sur les chaînes audio des compagnies aériennes mais n'a aucun impact commercial au sol. Roberta Flack a testé la chanson en public avant que Quincy Jones l'en dissuade en lui disant texto : « Ne rechante jamais cette chanson avant que tu l'aie enregistrée ; ne sais-tu pas que la foule est pleine de chanteurs recherchant du nouveau matériel ? ». Deodato (célèbre pour sa musique « 2001 Odyssée de L'espace ») a fait l'arrangement de « Killing me softly » et en 1973 le titre est catapulté en tête des hit-parades de nombreux pays du monde dont les USA évidemment avec un total de 5 semaines à la 1ère place.
La suite appartient à la légende. Pour la petite histoire, sachez que bien avant la reprise des Fugees en 1996, Gilbert Montagné en 1973 avait adapté ce titre en français intitulé « Elle chantait ma vie en musique ».
« Jessie » est une excellente reprise de la chanson de Janis Ian (connue surtout pour « At 17 » en 1975, repris en français par Claude François : « 17 ans »). Ici les arrangements somptueux sont encore signés Deodato.
« I'm the girl » est encore une tendre ballade tandis que « When you smile » swingue agréablement. « River » a une touche nettement plus gospel.
Restent 2 titres inégaux qui passent moins bien : « Conversation love » à l'orchestration quelque peu encombrante et la reprise de Leonard Cohen « Suzanne » qui s'étire sur 9:45 et pour ne rien arranger Roberta Flack en a ralenti le tempo ; on pourrait même couper les 3 minutes de la fin car c'est carrément du remplissage dont l'orchestration plantureuse frise l'insupportable.
Ceci dit, c'est un assez bon album mais on lui préfèrera « First take » en 1969 plus jazzy et plus homogène ou un bon « best of ». Roberta Flack n'étant pas auteur-composteur et ses reprises n'étant pas toutes excellentes, il faut se dire qu'avoir une superbe voix ne fait pas tout.


Best of Highwaymen
Best of Highwaymen
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 24,72

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Michael est de retour, Alléluia�, 12 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best of Highwaymen (CD)
Voilà une mélodie que tout le monde connaît ou presque, mais dont bien peu de monde en connaît l'origine.
« Michael » est une chanson folk traditionnelle du 19ème siècle popularisée par les Highwaymen en 1961 avec laquelle ils se sont classés N°1 dans de très nombreux hit-parades mondiaux.
« Santiano », une chanson datant de la Ruée vers l'Or en 1840 est le 1er simple enregistré en 1960 par le groupe sans aucun impact commercial ; le plus étonnant et que ce titre adapté en français ait ouvert les portes de la notoriété à Hugues Aufray.
À l'instar des Brothers Four, Kingston Trio, Journeymen et autres formations folks, les Highwaymen étaient des étudiants faisant la tournée des Campus pour se faire connaître. Arrivés un peu après, ils ont néanmoins réussi à se faire une place et à enregistrer une dizaine d'albums dans les années 60.
Les chansons sont vraiment agréables, sans prétention, inspirées des mélodies populaires, gospel, folklore irlandais etc. Les voix sont très belles avec d'excellentes harmonies en chœur. C'était l'époque où il fallait avoir une voix pour s'imposer, les paillettes n'existaient pas encore.
L'accompagnement est le folk populaire de l'époque avec guitares acoustiques, banjo et contrebasse le plus souvent. C'était l'Amérique profonde du début des sixties... Ambiance scoute autour du feu de camp assurée. C'est tout simplement beau dans sa simplicité et à ce prix-là on ne saurait s'en priver.


Le Meilleur de Hugues Aufray
Le Meilleur de Hugues Aufray

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Autour du feu de bois chez les Scouts dans les années 60�, 12 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Meilleur de Hugues Aufray (CD)
Le feu de camp est un moment incontournable et privilégié des veillées chez les Scouts avec une guitare et un recueil de chansons plutôt folk, country ou traditionnelles. Comme l'anglais n'était pas aussi répandu que maintenant, il fallait bien souvent se contenter des versions françaises des succès anglo-saxons. Hugues Aufray avait bien sûr une place de choix dans ce répertoire.
En 40 titres ici, on retrouve ce florilège fait d'un mélange de reprises de titres US, de chansons traditionnelles et de compositions originales. Ici Hugues Aufray est souvent associé à Vline Buggy dans les titres originaux avec de temps en temps Jacques Plante, Pierre Delanoë et quelques autres pointures de la chanson française. Donc il ne s'est pas contenté comme beaucoup d'autres artistes des années 60 de faire de la copie-carbone des originaux souvent réorchestrés ici et présentant une alternative intéressante.
Sa voix cassée ainsi que sa justesse, souvent critiquées à l'époque colle pourtant plutôt bien avec ce genre de chansons bohêmes de l'éternel globe-trotteur qui en a vu de toutes les couleurs.
On retrouvera donc les reprises de Dylan « N'y pense plus tout est bien » (Don't think twice it's alright), « L'homme orchestre » (Mr Tambourine Man, via les Byrds), « La fille du Nord » (Girl from Noth Country) ; les reprises de Roger Miller : « On est les Rois » (King of the Road) et « Pends-moi » (Dang me). « Santiano », le titre qui a lancé Hugues Aufray est une reprise des Highwaymen, groupe folk US du début des années 60 dont le titre de gloire est « Michael » (Michael est de retour, alléluia... en français !) ; tandis que « Stewball » a été popularisé par Joan Baez.
Autre source d'inspiration, le folklore Sud-américain : « L'épervier » et « Le rossignol anglais » trouvent leur version originale dans le répertoire des groupes de flûte indienne comme Los Incas ou Los Calchakis.
Côté chanson française de qualité, « À bientôt nous deux », « Céline », « Le petit âne gris », « Le joueur de pipeau », « le cœur gros » ainsi que quelques autres font désormais partie de l'inconscient collectif.
Malgré les quelques imperfections vocales de ce chanteur cette compilation très bien faite, est tout à fait recommandable. Cependant comme il y a de nombreuses compilations d'Hugues Aufray, il faut être vigilent, ne pas acheter n'importe quoi et surtout pas les réenregistrements avec nappes de synthés.


Best Of
Best Of
Prix : EUR 14,14

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un best of de base, 12 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of (CD)
Sortie en 1990 au temps où le CD se vendait encore comme de petits pains cette série de compils chez EMI, comprenait également des artistes maison tels que Fats Domino, Spencer Davis Group, Ricky Nelson etc. L'avantage est que leurs titres les plus connus y étaient mais l'inconvénient était la pingrerie du minutage parfois inférieur à 40'.
On n'échappera donc pas à « On the Road again », le titre qui a popularisé le groupe, « Going up the Country » son suivant, « Let's work together » et enfin les 11 minutes de « Fried Hockey Boogie » où on pourra apprécier le talent improvisateur, la technique des musiciens et en particulier la guitare solo, la basse et la batterie. Un vrai régal. C'est du blues-boogie bien gras, bien rentre-dedans comme on l'aime ; c'est costaud, c'est du solide et on prend bien son pied.
Je ne sais pas si cette compil est encore au catalogue de l'éditeur ; de toutes manières vaut mieux l'acheter à petit prix surtout que le son n'est ici pas remasterisé mais correct tout de même. Depuis d'autres compils de ce groupe sont apparues avec un minutage bien plus généreux surtout qu'aucun morceau ici n'est introuvable.
Néanmoins, si vous avez une appréhension en voyant des albums de Canned Heat, sachez que cette compilation est un bon début montrant les facettes principales de leur musique.


The Yes Album (Expanded & Remastered)
The Yes Album (Expanded & Remastered)
Prix : EUR 11,00

29 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La consécration d'un grand groupe toujours en activité, 9 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Yes Album (Expanded & Remastered) (CD)
Le troisième album de Yes marque un tournant important dans la carrière du groupe qui connaît enfin le succès international. Peter Banks, parti fonder Flash sans grand succès, est remplacé par Steve Howe qui a quitté le groupe psychédélique Tomorrow. La direction musicale devient plus progressive avec des plages approchant les 10'.
Le disque est composé de 4 grandes plages entrecoupées de deux plus courtes et plus simples comme si Yes avait voulu que l'auditeur reprenne son souffle après un tel voyage musical.
" yours is no disgrace" est un morceau puissant dont l'introduction est très rythmée ; les harmonies sont fouillées et les voix en chœur très travaillées ; les changements de tempo et de climat sont fréquents. Déjà la guitare de Howe fait merveille en variant les sonorités, de l'électrique à l'acoustique.
"The Clap" est une pièce acoustique de style picking prise sur le vif qui devrait ravir les amateurs de Marcel Dadi.
"Starship trooper" est un morceau à tiroirs dont la basse au début se distingue par son vibrato, sonorité curieuse et originale. Le morceau vire carrément au folk dans un tempo plus rapide puis de beaux arpèges de guitare à la Beatles nous ramènent vers l'ambiance du début jusqu'à l'apparition de trois accords de guitare répétés en crescendo avec l'ajout progressif des autres instruments ce qui provoque une tension qui débouche sur un sublime solo final de guitare aérien et inspiré de Steve Howe.
"I've seen all good people" est très plaisant surtout dans sa partie acoustique et son chant à plusieurs voix ; l'orgue d'église lui donne une touche solennelle. La deuxième partie passe brutalement au rock plutôt bien charpenté avec la même mélodie que le refrain du début.
Derrière la simplicité de la mélodie de "A Venture" se cache une orchestration des plus fouillées ; d'abord le piano et la guitare très jazzy, alors que la batterie multiplie les rythmes syncopés et la basse exécute une partition qui n'est pas de tout repos.
"Perpetual change" porte bien son titre car les changements de climats sont incessants apportant de nouvelles surprises à chaque étape. Steve Howe se montre encore à son avantage en changeant constamment de guitare et de sonorités. D'ailleurs il ne passera plus inaperçu car aux classements annuels des meilleurs guitaristes Rock son nom figure déjà aux côtés des Jimmy Page, Richie Blackmore, Alvin Lee, Eric Clapton et bien d'autres...
Le remaster de 2003 a ajouté 3 bonus tracks dont les 2 premiers étaient des versions single de « Your Move » (« I've seen all good people ») et de « Starship Trooper » depuis longtemps introuvables ; de quoi satisfaire les collectionneurs complétistes. Et pour terminer, une version studio de « The Clap » ; même si on préfèrera la version « live » car plus vivante, on ne crachera pas dessus car elle a des variantes intéressantes par rapport à celle que tout le monde connaît.
Enfin signalons, une fois n'est pas coutume, l'excellent travail de Rhino que ce soit au niveau de son remaster irréprochable et supérieur aux éditions précédentes, ainsi que la richesse du livret incluant pour la 1ère fois les paroles de tous les morceaux en plus des notes biographiques signées Bill Martin, éminent spécialiste de Yes et de rock progressif.
En conclusion c'est du très grand Yes, sans faiblesses avec une grande variété de climats, de rythmes, de sons relativement abordable après quelques écoutes. C'est le premier d'une grande série de 7 albums exceptionnels. Cet album n'est pas aussi développé que les suivants mais il devrait satisfaire pleinement ceux pour qui Rock Progressif est synonyme de remplissage redondant, emphatique et prétentieux. Le côté progressif laisse ici une large place au rock et personne ne s'en plaindra.
Un Must !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 16, 2011 10:25 PM CET


A Rush of Blood to the Head
A Rush of Blood to the Head
Prix : EUR 6,99

28 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la révélation à la confirmation, 28 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Rush of Blood to the Head (CD)
Si vous voulez savoir quel est le meilleur album de 2002, surtout ne cherchez plus c'est « A Rush of Blood to the Head » de Coldplay.
À l'inverse de Tom McRae qui n'a pas pu transformer le magnifique essai de son 1er album sorti en 2000, Coldplay passe haut la main cette périlleuse étape de la confirmation ce qui peut augurer du meilleur pour la suite
Chris Martin a beau dire s'inspirer de PIL, New Order, Echo & the Bunnymen, Radiohead, Cure et Jeff Buckley ; hormis les 2 derniers voire quelques plages de Radiohead, il faut avouer que toutes ces formations sont souvent bien ennuyeuses à entendre ; leur musique se noie trop souvent dans les sons synthétiques et jungle et c'est la prise de tête après quelques écoutes vu qu'il ne se dégage presque aucun feeling.
L'ÉMOTION ! C'est justement ce qu'exprime Chris Martin, tête pensante de Coldplay. Sa voix chaleureuse et nonchalante, n'a pourtant rien d'exceptionnel techniquement parlant. On est même loin des grandes voix telles que celles de Robert Plant, Bono ou Jeff Buckley qui peuvent en faire ce qu'ils veulent. Mais le résultat est là ! Il a su tirer la substantifique moelle de ses inspirations et des précieux conseils qui lui ont été prodigués pour donner naissance au 2ème opus du groupe.
Une des influences de Coldplay pourtant peu citée, est indiscutablement U2 ; particulièrement un aspect de leur musique qui leur a particulièrement réussi dans « With or without you » et « One ». Le morceau part doucement et s'amplifie en intensité par l'ajout d'instruments à chaque couplet. Alors que U2 a un peu la froideur des années 80, Coldplay retrouve la chaleur des sons des années 70 : guitares acoustiques et électriques, batterie naturelle et piano.
Dès le début on est littéralement pris à la gorge par la puissance dégagée par les 2 accords d'intro de « Politik » suivis d'un calme soudain. Ces 2 accords sont on ne peut plus banals et ont été joués et enchaînés des milliards de fois par un nombre incalculable de formations... Mais non ! Ne cherchez pas d'explications rationnelles, vous n'en trouverez pas ; Coldplay va droit au but : c'est simple mais pas simpliste, efficace et direct, et ça tape pile poil sur la corde sensible. C'est propre, carré et sans arrière pensées ; Chris Martin ne cherche pas à épater la galerie avec des effets extraordinaires et prétentieux, il chante avec ses tripes sans hurler dans son micro, c'est tout bête mais ce sont souvent les choses les plus simples qui marchent.
« In my place » débute également par un rythme de (vraie) batterie bien ordinaire... puis rentre le reste du groupe avec une guitare aux sonorités éthérées... Le mal est fait... on est envoûté par cette ballade chaloupée et diablement efficace et on veut l'écouter jusqu'au bout.
L'efficacité se retrouve encore sur « Got put a smile upon your face » dès l'intro à la guitare acoustique...
L'intro au piano de « The Scientist » n'est pas sans évoquer le célébrissime « Imagine » de John Lennon et c'est peut-être pour cette raison que ce morceau fait l'unanimité. Loin d'en être une copie, ce morceau sait s'en dégager et s'amplifier au fur et à mesure de son avancement.
« Green eyes » est très sympa, surtout dans la partie acoustique.
« A Rush of Blood to the Head » et « Amsterdam » sont 2 plages incontournables, essentielles et d'une très grande beauté pour la seconde avec ce piano magique.
Évidemment on trouvera bien un point faible. « A whisper » un peu répétitif et qui manque un peu de souffle par rapport au reste mais ça ne suffit pas à abaisser la note car il demeure néanmoins largement écoutable.
Comparé à « Parachutes » cet album est-il meilleur ou non ? Au début, je le pensais bien qu'il n'y ait rien à jeter sur le 1er. Cependant « A Rush of Blood to the head » est plus évident et plus accrocheur dès la 1ère écoute alors que « Parachutes », plus intériorisé nécessite davantage d'attention pour le juger.
Croyez-en mon expérience à bientôt 54 ans j'ai énormément entendu de musique qu'elle soit classique, rock, blues, jazz, funk, folk, fusion, ethnique, latino, chanson à texte etc. pour être capable de la juger avec ma tête, avec une faible marge d'erreur sans me laisser emporter par les œillères du fanatisme subjectif. Pour vous donner un exemple, en novembre 1971 alors que je n'avais que 20 ans, j'avais acheté au pif Led Zeppelin IV en import US à la FNAC dès sa sortie sur simple réputation du groupe. Abasourdi par « Stairway to Heaven » à la 1ère écoute, j'ai fait écouter ce morceau de force à mon meilleur ami de l'époque qui ne pouvait plus supporter une seule note des 3 albums précédents ; et même le fait de prononcer le nom de Led Zeppelin lui donnait des nausées. Je lui ai dit : « C'est LE morceau du siècle, comment va-t-on faire mieux maintenant ? ». Non seulement il s'est laissé convaincre par l'évidence mais il s'est réconcilié avec le passé du groupe. La suite appartient désormais à l'histoire.
Tout ça pour vous dire que Coldplay joue déjà dans la cour des grands et leur musique, aussi simple soit-elle est habitée, ce qui est loin d'être le cas d'un tas d'artistes pourtant gros vendeurs de disques. Chris Martin est maître du destin de Coldplay ; à eux de nous étonner encore car ils n'ont certainement pas tout dit.


Teddy Thompson
Teddy Thompson
Prix : EUR 18,52

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Évitez-lui le rebus� Il vaut bien mieux que ça !, 28 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Teddy Thompson (CD)
Teddy Thompson, cela ne vous dit rien... C'est compréhensible, vu que ce nom est très courant et banal.
Teddy est tout simplement le fils de Linda et Richard Thompson... Tout de suite ça fait tilt. On pense immédiatement à Pentangle, Fairport Convention, Matthews Southern Comfort entre autres.
Sa voix est bien timbrée, agréable faite pour ce genre de ballades pop-country-folks. Son père joue de la guitare acoustique sur 5 titres, Rufus Wainwright chante dans les chœurs et lui a même offert un titre. On notera la reprise des Everly Brothers « I wonder if I care as much », morceau caché à la fin et non listé chanté en duo avec Emmylou Harris.
« Wake up » et « Days in the park » sont 2 excellents morceaux bourrés d'émotions mais le reste demeure à un très bon niveau.
Donc, si vous voyez ce CD pour 1€ au détour d'une brocante, vide-grenier ou toute autre solderie, n'hésitez surtout pas car ce jeune premier bourré de feeling, à la voix rappelant James Taylor, vaut bien mieux que l'oubli et le marteau-pilon.


Led Zeppelin IV
Led Zeppelin IV
Proposé par nagiry
Prix : EUR 11,26

70 internautes sur 78 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L�Everest du Rock�, 23 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin IV (CD)
Après les accents quelques peu bucoliques mais ô combien délicieux du III, Led Zeppelin nous ont offert un album que beaucoup considèrent comme le sommet de leur art.
Ici le contraste entre les plages acoustiques et hard est beaucoup plus flagrant.
« Black Dog » alterne la voix rageuse de Plant a cappella avec le reste du groupe dans un véritable délire d'enfer de guitares, basse et batterie. Hallucinant ! Jamais un morceau n'avait été construit de cette manière auparavant. Dans le refrain, tout le monde s'y met avec la batterie à contretemps. C'est tout simplement monstrueux.
On ne pouvait commencer mieux.
Suit un « Rock an Roll » solidement charpenté autour de la batterie, de la guitare solo et évidemment le chant déjanté de Plant ! Une véritable tuerie avec une descente de batterie diabolique en guise de coda.
On se calme avec le délicieux « Battle of Evermore » aux sonorités celtiques et éthérées avec la participation de Sandy Denny, la chanteuse de Fairport Convention baignant dans les instruments à cordes pincées acoustiques.
« Stairway to Heaven » est véritablement le clou de cet album intemporel. Dès les premiers arpèges de guitare acoustique, suivi des flûtes chante la voix douce de Robert Plant dans le premier couplet ; puis arrive la 12 cordes... Des arpèges somptueux à plusieurs guitares acoustiques soutenus par des basses profondes. C'est magique, féerique, élégiaque, céleste, divin... que sais-je encore ? La mélodie s'amplifie. Arrivent ensuite les guitares électriques toujours en arpège ! Mais que c'est beau !!! Le son monte progressivement, la batterie entre à son tour habilement à contretemps ! Fallait la trouver rythmiquement parlant cette entrée ! Combien d'apprentis batteurs s'y sont cassés les dents en entrant  de temps trop tôt ou trop tard ? Soudain, 3 courts accords à la guitare électrique suivis d'un 4ème plus long, répétés 2 fois annoncent un changement de rythme qui débouche sur un solo magistral de Jimmy Page maintenant entré dans les annales du rock. Suit un dernier couplet plus hard où la batterie multiplie les contretemps très percutants, inspirés et fracassants.
Un ralentissement soudain du tempo annonce la fin elle-même surprenante : « And she's buying a Stairway to Heaven » chanté calmement par un Robert Plant a cappella... puis plus rien... alors qu'on aurait pu s'attendre à une orgie d'électricité et de chaos hard comme c'est souvent le cas ( cf. « Child in Time » de Deep Purple). On est véritablement tenu en haleine jusqu'à la dernière note. Du jamais entendu !!!
Led Zeppelin a parfaitement compris le concept du Rock Progressif qui consiste à toujours surprendre son auditoire en faisant preuve de créativité à tout instant.
Cette formidable progression acoustique puis électro-acoustique puis hard pour revenir a cappella est un véritable coup de maître dans le genre ; autant dire qu'il ne sera pas répété de sitôt.
Enfin pour conclure sur ce chef-d'œuvre du XXème siècle, « Taurus » morceau instrumental composé par Randy California de Spirit en 1968, est à l'origine de « Stairway to Heaven » dans son esprit et son atmosphère. Comme les 2 groupes ont tourné ensemble, on peut dater la genèse de ce morceau à cette époque-là.
« Misty Mountain Hop », morceau d'une facture classique débute par un riff de guitare répétitif tout au long du morceau. La batterie mise en évidence une fois de plus donne à ce morceau une certaine puissance de plomb.
« Four Sticks » est beaucoup plus speed que le précédent avec une nouvelle fois un motif répétitif classique de l'époque et la voix de Robert Plant qui court derrière. Le « refrain » d'une couleur orientale est un délire vocal de Plant dans un flot de guitares acoustiques... Lorsque ce passage revient, il est suivi d'un thème au synthé. Hallucinant !
Dans « Going to California » les choses se calment pour laisser place à une agréable ballade acoustique.
When the levee breaks clôt cet album avec la batterie, toujours en avant débutant sur un tempo lourd et bien carré. Suit un motif à l'harmonica très improvisé. La mélodie assez lancinante est suivie d'autres riffs répétitifs entrecoupés d'improvisation d'harmonica. Il y a une inspiration blues là-dessous.
Cet album incandescent, chargé d'émotion et d'électricité est truffé des trouvailles les plus originales. Il continue à faire référence plus de 30 ans après.
À acheter d'urgence et à emporter sur une île déserte.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 15, 2011 8:11 PM CET


No Quarter (Unledded)
No Quarter (Unledded)
Prix : EUR 9,98

18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Nostalgie, quand tu nous tiens�, 21 novembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : No Quarter (Unledded) (CD)
En 1994, Robert Plant et Jimmy Page nous reviennent avec un CD bien rempli de 14 titres dont 10 sont des reprises de titres des divers albums de Led Zeppelin.
Sur la jaquette, on voit bien que nos compères ont vieilli, mais ce retour n'est-il pas sympathique ?
La nouveauté est que le duo s'est doté d'une chanteuse hindoue et d'un ensemble instrumental égyptien. L'idée, n'est pas nouvelle puisque dans le passé, Led Zeppelin déjà était allé au Maghreb pour s'imprégner de leur musique ; d'ailleurs le choix des reprises de Led Zep ne laisse planer aucun doute : ce sont surtout les morceaux dont les influences orientales étaient évidentes dans leur version originale qui ont été sélectionnés en priorité ; un vieux rêve que de les jouer avec la participation de musiciens arabes s'est ainsi réalisé.
L'alchimie entre le rock, le folk et la musique arabe est plutôt réussie et l'émotion est très présente. La guitare de Jimmy Page est toujours aussi flamboyante ; Michael Lee, sans réellement faire oublier John Bonham, s'en sort plus qu'honorablement et la magie fonctionne à nouveau.
Le seul point faible étant la voix de Robert Plant légèrement en retrait ; on sent bien qu'il voudrait monter dans l'aigu comme aux grandes heures du Dirigeable mais il ne peut plus vraiment ; mais quand il y parvient en de rares occasions (« Since I've been loving you »), le public réagit au quart de tour derrière.
D'abord parmi les 4 inédits : « Yallah », « City don't cry » et « Wah Wah » fortement influencés de musique arabe, le 1er des 3 est le plus hard, le 2ème et le 3ème sont plus traditionnels.
Reste les reprises... Là encore se pose le problème de la comparaison avec les originaux ; cependant bon nombres de versions sont si différentes de leurs ancêtres que le terme de « reprise » peut paraître presque incongru.
« Since I've been loving you » est une nouvelle fois très poignant dans une ambiance différente des versions déjà connues. La version de « Nobody's fault but mine » est même préférable ici à celle de l'album « Presence » à part la batterie. Dans « Battle of Evermore » la regrettée Sandy Denny est remplacée par Najma Akthar non dénuée de charme non plus ; une totale réussite ! Enfin le dernier temps fort de cet album est une version incandescente de 12:30 de « Kashmir » encore plus orientale que l'originale. Pour la petite histoire, sachez que c'est cette version (et non l'originale) que le célèbre rappeur Puff Daddy a choisie pour le sample de « Come with me » connu de tous les amateurs de football puisque c'est le générique de la fameuse émission « Téléfoot ».
Un album très réussi que vous pouvez acheter sans problème.


Led Zeppelin III
Led Zeppelin III
Prix : EUR 11,00

31 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Place aux guitares folk, sans oublier le reste..., 23 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin III (CD)
Cet album controversé par la critique est pourtant un chef d'œuvre du groupe. Robert Plant et Jimmy Page se sont isolés dans une maison de campagne anglaise à Bron-Yr-Aur. Il en résulte un disque tantôt électrique et énergique et tantôt acoustique. L'album se classe à la première place des 2 côtés de l'Atlantique.
« Immigrant song » entame l'album de la meilleure manière sur un rythme débridé et syncopé et nous met tout de suite en haleine avec un cri déchirant de Robert Plant comme s'il s'agissait d'un fauve au fond d'une caverne. La voix de Robert est alternativement douce et agressive. Le simple monte à la 16ème place aux USA.
Après un « Friends » aux couleurs orientales et folk, nous avons droit à un énergique « Celebration day » suivi d'un des monuments de Led Zeppelin : « Since I've been loving you ». Ce titre, enregistré « live » est un des plus grands morceaux de blues jamais écrit par des musiciens blancs. Dès l'intro, Page nous prend aux tripes avec sa guitare ; la batterie marque un tempo imposant bien soutenu par la basse et l'orgue. Plant chante d'abord doucement « Working from seven... » Puis sa voix s'élève rageusement dans l'aigu sur « since I've been loving you » ; impressionnant de force et de violence. Page nous gratifie d'un des plus grand solos de guitare de l'histoire du rock. Ensuite les musiciens se déchaînent littéralement dans une orgie de blues, de guitares, de cris déchirants de Plant parfaitement contrôlés, au fur et à mesure que le niveau sonore monte. On est complètement tétanisé et envoûté par autant d'énergie et de feeling à l'état brut.
« Gallows Pole », tiré d'une mélodie traditionnelle anglaise popularisée dans les années 1920 par Leadbelly, est typiquement progressif ; il démarre acoustiquement avec un Robert Plant calme dont la voix s'échauffe progressivement. Puis il monte dans l'aigu et la tension monte avec la basse ; puis la batterie et le banjo entrent. Ça devient terrifiant, Plant éructe dans l'aigu les dernières volontés du pendu avant l'exécution finale où le groupe se défonce. Hallucinant !
Enfin, dernier temps fort, « Tangerine » : ce morceau a été composé à l'époque des Yarbirds quand Jimmy Page a écrit cette chanson pour Jackie De Shannon, sa petite amie de l'époque. Ici Led Zeppelin nous offre une magnifique ballade dominée par la guitare à 12 cordes soutenant la voix douce de Robert. Les couplets sont entièrement acoustiques et les refrains et le solo sont soutenus par la batterie la basse et la guitare solo. Cette alternance donne une variété de sons très délicieuse et inspirée.
Cet album est d'une très grande richesse musicale avec des sonorités nouvelles et différentes ; Atlantic, leur maison de disques, aurait voulu un second « Whole lotta love » mais Led Zeppelin nous a offert « since I've been loving you », peut-être moins connu mais aussi bon dans un genre différent.
Il va sans dire qu'on ne saurait passer à côté d'un tel monument qui montre une fois de plus la diversité et l'étendue du talent de Led Zeppelin.
Alors quel est le meilleur ? Led Zeppelin Hard, Rock, Blues, Folk, Progressif, Psychédélique ?
Je ne cherche même pas à le savoir. Je les veux TOUS.
À acheter d'urgence bien sûr avant de prendre encore une baffe avec le IV...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 1, 2014 12:36 AM MEST


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