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Commentaires écrits par
Antoine (France)
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Fêtes galantes : Romances sans paroles - Précédé de Poèmes saturniens
Fêtes galantes : Romances sans paroles - Précédé de Poèmes saturniens
par Alain Boissinot
Edition : Poche
Prix : EUR 5,90

5.0 étoiles sur 5 Verlaine paysagiste, 29 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fêtes galantes : Romances sans paroles - Précédé de Poèmes saturniens (Poche)
Sur un ton froid et mélancolique, Verlaine nous dévoile ces poèmes bercés par Saturne, cette planète dont ceux nés sous son signe restent condamnés aux malheurs, à la bile et à l'imagination inquiète et débile selon l'auteur.
Les horizons, évoqués comme des tableaux, se dessinent lentement au fil des vers ainsi que le souvenir de ces femmes, froides et belles comme des statues, apparemment seuls remèdes aux maux insondables abrités par les Saturniens.
Le poète excelle dans les rythmes courts, les mots chantent tout seul à notre esprit séduit et l'évocation en est encore plus vive. On est parfois un peu déboussolé par le changement du rythme des poèmes qui se métamorphosent constamment au gré des virtuosités de l'auteur. Mais le charme opère, étincelant, juste assez pour nous consoler sans nous guérir, nous lecteurs saturniens... Verlaine restera l'un des plus grands paysagistes de la poésie française.


Les Cinq Conteurs de Bagdad - tome 26 - Cinq Conteurs de Bagdad (Les)
Les Cinq Conteurs de Bagdad - tome 26 - Cinq Conteurs de Bagdad (Les)
par Frantz Duchazeau
Edition : Album
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une bédé littéraire, 26 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Cinq Conteurs de Bagdad - tome 26 - Cinq Conteurs de Bagdad (Les) (Album)
Le graphisme sobre, élégant et elliptique de Duchazeau porte le récit mieux que ne l’aurait fait un réalisme plus fouillé. En feuilletant l’album, difficile d’en imaginer le contenu : le dessin de Duchazeau, propre par sa simplicité à stimuler l’imagination du lecteur, ne dévoile pleinement ses charmes qu’à la lecture.

Et le scénario de Vehlmann est une pure merveille. Le conteur aurait pu se contenter de recréer une ambiance Mille-et-une-nuits à l’orientalisme facile, à grands coups de djinns et de génies. Au lieu de quoi il nous entraîne dans une suite bondissante de paraboles aussi ludique que profonde sur l’art du scénario en particulier et de la narration en général. Il y a les Evangiles réécrits dans le désordre. Il y a l’histoire cyclique qu’une tribu d’anthropophage se raconte sans fin de génération en génération. Il y a l’histoire dangereuse qu’il vaut mieux ne jamais raconter. Il y a ce passage où Vehlmann exprime probablement son propre dilemme : raconter des histoires subtiles et sublimes qui ne seront comprises que par une minorité, ou donner dans la démonstration de virtuosité pour éblouir les foules ? (N’a-t-il pas choisi d’alterner les deux solutions ?)

Bref, Les cinq conteurs de Bagdad feront les délices d’un public exigeant. Un public qui, comme dans le cas du Chat du Rabbin de Sfar, avec une bonne promotion et le bouche-à-oreille, pourrait largement dépasser celui des bédéphiles.


Abrégé de la Théorie
Abrégé de la Théorie
par Alphonse Danhauser
Edition : Partition
Prix : EUR 8,75

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Pédagogique, 25 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Abrégé de la Théorie (Partition)
Pour ceux qui ne veulent pas s'encombrer d'un pavé mais seulement connaitre les bases du solfège, ce petit livre illustré est un guide parfait. Du texte, des illustrations pour comprendre en un coup d’œil, c'est très pédagogique et complet. Pour adultes et enfants.


Oeuvres complètes
Oeuvres complètes
par Dante Alighieri
Edition : Poche
Prix : EUR 23,00

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Traduction osée et réussie !, 24 octobre 2012
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Je fus agréablement surpris de cette édition du livre de poche. La traduction de La divine comédie signée Marc Scialom est guidée par de nombreuses notes en bas de pages (non à la fin du livre) et use du vers decasyllabique choisi pour conserver selon l'auteur la concision du texte original écrit lui en vers hendécasyllabes.
Scialom a recours parfois à des reformulations complètes mais qui s'avèrent quelque peu nécessaires par soucis de lisibilité. Cela ne doit pas effrayer le lecteur; le texte apparait finalement très frais, très fluide et surtout beaucoup plus compréhensible par rapport à celle de Flammarion qui contient la traduction de Jacqueline Risset, très absconse car beaucoup trop littérale. Son seul intérêt est qu'elle contient le texte italien en miroir. Du coup je jongle entre ces deux livres car la lecture italienne nous plonge dans son abime poétique avec cette terza rima qui se déploie de façon continue à la manière d'une natte gigantesque.

C'est un peu du mystère qui se dévoile au regard de cette nouvelle traduction, à mon avis incontournable. Cette édition est surtout une des seules à proposer l'intégralité des écrits de Dante. Sans compter la reliure très souple toujours agréable des éditions Poche imprimée ici sur papier bible.


Georges Seurat: The Drawings
Georges Seurat: The Drawings
par Georges Seurat
Edition : Séquence inédite
Prix : EUR 32,45

5.0 étoiles sur 5 Impressionisme crayonné, 24 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Georges Seurat: The Drawings (Séquence inédite)
Il s'agit d'un livre qui aborde l’œuvre dessinée de Seurat moins connue que ses peintures. Si l'on peut en trouver certains qui ne valent pas le coup la plupart sont magnifiques et Seurat a inauguré un style particulier de dessin. Le support utilisé a ici une grande importance car c'est grâce au papier Ingres, tramé d'une façon si particulière qui permet à l'artiste d'esquisser des formes à peine évoquées, plus ou moins assombries et qui donnent ces atmosphères si particulières dont Seurat s'est fait virtuose.
A mon avis indispensable aux amateurs car c'est un des seuls livres existant à ce sujet.


Gaspard de la Nuit, tome 3 : Le Prince des larmes sèches
Gaspard de la Nuit, tome 3 : Le Prince des larmes sèches
par Johan de Moor
Edition : Relié

5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre méconnu, 23 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gaspard de la Nuit, tome 3 : Le Prince des larmes sèches (Relié)
Sortie il y a plus de 20 ans, je n'hésite pas à utiliser le terme de chef d’œuvre car cette bande dessinée est tout simplement une grande réussite sur tous les plans.

Bien que l'univers nous approche d'un conte pour enfant, le scénario reste crédible; Gaspard bascule involontairement dans l'autre monde à la façon d'Alice au pays des merveilles (le titre du premier tome fait vraisemblablement allusion à "De l'autre coté du miroir"). Nous pénétrons un univers étrange où se fabriquent les contes et légendes destinés au monde des hommes. On baigne entre horreur et beauté en se laissant facilement emporter. C'est surtout l'occasion pour Johan de Moor, dans la lignée de son père et de Hergé, de faire preuve de son immense talent. Le trait très conventionnel du premier tome prend au fil des pages une tournure baroque avec des cases de mieux en mieux travaillées et fouillées avec de superbes jeux d'ombres. La colorisation très sobre illumine également d'une belle manière l'univers construit par de Moor toujours plus inspiré jusqu'à la fin de l'histoire. C'est pour ma part une grosse déception que de voir qu'il n'a pas poursuivi des œuvres du même genre. A part la série La vache, le fils prodige n'a malheureusement plus produit grand chose.

C'est en tout cas ici une œuvre originale qui ravira les adeptes de bandes dessinées de la vieille école. On retrouve les caractéristiques de la ligne claire mêlées à des extravagances propre à Johan de Moor.
L'histoire est en trois tomes, le quatrième "Les ailes de Naxmaal" est un épisode à part. Je recommande vivement cette trilogie avant qu'elle ne soit épuisée car aucune réédition ou intégrale n'est encore parue à ce jour.


Fabliaux
Fabliaux
par Virginie Manouguian
Edition : Poche
Prix : EUR 3,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sagesse du moyen-age, 22 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fabliaux (Poche)
Un recueil qui pourra étonner beaucoup de contemporains et leurs propagandistes désignant le moyen-age comme une période obscurantiste. Ici les saints sont remis en question et les prêtres presque toujours impliqués dans des situations louches, preuve que depuis toujours l'anticléricalisme s'est exprimé dans la bouche du peuple. Les femmes sont elles aussi rarement épargnées, toujours assimilées au démoniaque et au piège.

Pour qui n'est pas effrayé par un peu de vulgarité et de burlesque chapeauté de chrétienté, je vous recommande cette lecture qui réchauffe le cœur car les fabliaux sont un genre avant tout drôle à la manière du fou Nasr Eddin qui dans sa bêtise nous enseigne de grandes sagesses.


The Shutov Assembly
The Shutov Assembly

5.0 étoiles sur 5 Album d'initié, 22 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shutov Assembly (CD)
Une somme d'enregistrements datés de 1985 à 1990 et un des rares albums où Eno opère totalement seul. Certains des morceaux sont parus sur l'album Textures, sorti quelques années plus tôt mais introuvable dans le commerce car réservé à un usage télévisuel. Les morceaux portent des nom étranges qui sont en fait des noms de musées d'Italie (triennale), de Hollande (stedeljik). Ou alors des villes; Francisco, Ikebukuro, Lanzarote (ile d'Espagne), Riverside (Floride). Sans doute des lieux qui l'ont inspiré et des musées où il a exposé.

Par rapport aux albums comme Discreet music ou Music for Airports, on sent la décennie qui s'est écoulée entre ces deux périodes au vu du timbre des sons plus cristallins et scintillants. Ceci dû au fait de l'explosion numérique des années 80 qui a amené avec lui toute une vague de nouveaux instruments souvent accusés de tous les maux par les puristes ou nostalgiques.
Preuve de plus que le médium ne fait pas l’œuvre, les paysages dessinés par Eno sont pleins d'évocations; les plages oscillent entre mystère et luxuriance et nous sommes baignés d'un bout à l'autre des morceaux dans une sorte de quiétude sublime et confortable. Malgré tout l'album reste difficile d'accès car nous sommes ici dans une abstraction totale et il m'a fallu pour ma part de longues écoutes avant de pouvoir apprécier les parfums qui se dégagent de ce disque. C'est un bon album à écouter lors de travaux manuels ou artistiques malgré quelques morceaux qui brouillent un peu - je pense ici à Francisco et Stedeljik. Mention spéciale pour Ikebukuro, minimaliste et très suggestif où durant 16 minutes on se sent transporté avec l'impression de sonder une ville urbaine au repos dans une nuit calme. Une grande réussite !

Un album phare de Eno, donc, issu de sa période ambient qui concerne essentiellement les années 80. Après ça, Eno explorera de nouveaux univers plus rythmiques.


Art Morbide ? Morbid Art
Art Morbide ? Morbid Art
par Alain Georges Leduc
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Inutile, 18 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Morbide ? Morbid Art (Broché)
Rarement une lecture m'aura paru aussi insipide. Ce livre d'à peine 100 pages est en fait une diatribe dirigée contre l'art contemporain prononcée de manière assez incompréhensible. C'est une sorte de pamphlet mais la critique manque de sérieux et de contenu. Pas de théories pour contrer ou d'exemples historiques pour comparer et mieux comprendre. L'auteur cite beaucoup d'exemples d'expositions que la plupart des lecteurs ne connaissent pas et qui fait qu'on a peine à comprendre où l'auteur veut en venir.

C'est à mon avis le genre de livre typique qui dessert très mal la critique de l'art contemporain qui est une des escroqueries du siècle des plus réussies. Si vous voulez aller au fond des choses je vous recommande de vous tourner vers des auteurs comme Jean Clair avec "Malaise dans les musées" ou "L'hiver de la culture". L'auteur aborde les choses de façon plus sereine et en vrai connaisseur.


Blade Runner Trilogy  (Bande Originale du Film)
Blade Runner Trilogy (Bande Originale du Film)
Prix : EUR 26,16

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Toujours incomplet mais toujours magique ..., 18 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Blade Runner Trilogy (Bande Originale du Film) (CD)
Le premier Cd est à l'identique de la version parue en 1994, le vrai bonus de ce coffret réside dans le deuxième Cd qui contient des morceaux n'ayant pas été édités sur la première version (officiellement car des versions bootleg de plus ou moins bonnes qualités proposent l'intégralité des musiques du film) ainsi que deux inédits qui semblent être des morceaux qui n'avaient pas été retenus pour le film. Le dernier morceau est quant à lui une version quasi identique de Tears in rain. On aurait peut être pu à la place proposer quelque chose d'inédit car nous ne sommes toujours pas en présence de toute la BO. A savoir la scène de rencontre entre Deckard et Rachel et celle où il fait le rêve de la licorne.Concernant la musique de la scène des bicyclettes (lorsque les deux replicants se rendent chez le généticien des yeux), il s'agit peut-être d'une question de droits car cette musique n'est pas de Vangelis mais de Gail Laughton pour son album "Harps of the ancient temples"

Après plusieurs écoutes, cette BO apparait plus sombre, plus mystérieuse et beaucoup plus froide que la précédente. C'est un voyage dans un monde de désolation, un monde noir et déshumanisé tout à l'image du film. On ressent mieux cela sur cette édition. Ceci du au fait que l'on retrouve les musiques de ces scènes clés ou Deckard pénètre l'appartement du premier replicant, ou il le combat ainsi que les musiques ou le vaisseau de la police traverse la ville et surtout! celle de la mort du Docteur Tyrell!
La petite perle dans tout cela est celle de l'appartement de J.F Sebastien, le généticien qui fait vivre ses jouets. Ce morceau oscille entre beauté et mystère, les sons rappelant les résonances de ces jouets pour enfants mêlés aux nappes des synthétiseurs et des gongs si caractéristiques du compositeur. Il y a une ambiance très contrastée mais c'est très réussi. Une chance que ce morceau soit présent mais il m'a semblé un peu différent par rapport au son du film même si parfaitement évoqué.
Pour varier le rythme et le ton de la BO, Vangelis va inclure deux inédits au milieu de ces morceaux. Deux vrais inédits, deux véritables hymnes à la beauté; One alone, qui est à mon avis une version non retenue dédiée au personnage de Rachel, sublime morceau où Vangelis emploie un piano très doux hyper réverbéré qui va être accompagné petit à petit de discrètes nappes très douces également.
Vous apprécierez le minimalisme typique de Vangelis, un morceau qui impressionne je trouve par sa simplicité et l'émotion qu'il dégage. Il en ressort mélancolie et solitude. C'est très beau, magnifiquement composé mais trop court, moins de trois minutes...
Le second, Desolation Path, reste sur cette note de mélancolie toujours sur des sons étiquetés Blade runner. Durant presque six minutes on oscille entre ce piano et des sons remplis de froideur et d'interrogation. Il en ressort de la tristesse et de la monotonie mais cela reste dans le ton de l'histoire. Après ce voyage inter-galactique, on conclut sur une version identique de Tears in rain toujours aussi étincelant de beauté et d'espoir dans ce Los Angeles "androïdé"

Au final je dirais que c'est une suite satisfaisante et indispensable à qui a apprécié la BO, le son ne semble pas avoir été retouché, du moins ce n'est pas audible. Pour le CD 3 qui est selon le titre, des musiques inspirées de Blade Runner, c'est en quelque sorte une version 2007 avec des sons totalement différent, beaucoup plus moderne qui n'ont pas grand chose à voir avec le film. A mon avis il faut passer outre, ce n'est clairement plus le même univers.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 22, 2012 3:36 AM MEST


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