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Commentaires écrits par
Antoine (France)

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Gaspard de la Nuit, tome 3 : Le Prince des larmes sèches
Gaspard de la Nuit, tome 3 : Le Prince des larmes sèches
par Johan de Moor
Edition : Relié

5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre méconnu, 23 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gaspard de la Nuit, tome 3 : Le Prince des larmes sèches (Relié)
Sortie il y a plus de 20 ans, je n'hésite pas à utiliser le terme de chef d’œuvre car cette bande dessinée est tout simplement une grande réussite sur tous les plans.

Bien que l'univers nous approche d'un conte pour enfant, le scénario reste crédible; Gaspard bascule involontairement dans l'autre monde à la façon d'Alice au pays des merveilles (le titre du premier tome fait vraisemblablement allusion à "De l'autre coté du miroir"). Nous pénétrons un univers étrange où se fabriquent les contes et légendes destinés au monde des hommes. On baigne entre horreur et beauté en se laissant facilement emporter. C'est surtout l'occasion pour Johan de Moor, dans la lignée de son père et de Hergé, de faire preuve de son immense talent. Le trait très conventionnel du premier tome prend au fil des pages une tournure baroque avec des cases de mieux en mieux travaillées et fouillées avec de superbes jeux d'ombres. La colorisation très sobre illumine également d'une belle manière l'univers construit par de Moor toujours plus inspiré jusqu'à la fin de l'histoire. C'est pour ma part une grosse déception que de voir qu'il n'a pas poursuivi des œuvres du même genre. A part la série La vache, le fils prodige n'a malheureusement plus produit grand chose.

C'est en tout cas ici une œuvre originale qui ravira les adeptes de bandes dessinées de la vieille école. On retrouve les caractéristiques de la ligne claire mêlées à des extravagances propre à Johan de Moor.
L'histoire est en trois tomes, le quatrième "Les ailes de Naxmaal" est un épisode à part. Je recommande vivement cette trilogie avant qu'elle ne soit épuisée car aucune réédition ou intégrale n'est encore parue à ce jour.


Fabliaux
Fabliaux
par Virginie Manouguian
Edition : Poche
Prix : EUR 3,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Sagesse du moyen-age, 22 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fabliaux (Poche)
Un recueil qui pourra étonner beaucoup de contemporains et leurs propagandistes désignant le moyen-age comme une période obscurantiste. Ici les saints sont remis en question et les prêtres presque toujours impliqués dans des situations louches, preuve que depuis toujours l'anticléricalisme s'est exprimé dans la bouche du peuple. Les femmes sont elles aussi rarement épargnées, toujours assimilées au démoniaque et au piège.

Pour qui n'est pas effrayé par un peu de vulgarité et de burlesque chapeauté de chrétienté, je vous recommande cette lecture qui réchauffe le cœur car les fabliaux sont un genre avant tout drôle à la manière du fou Nasr Eddin qui dans sa bêtise nous enseigne de grandes sagesses.


The Shutov Assembly
The Shutov Assembly

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Album d'initié, 22 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Shutov Assembly (CD)
Une somme d'enregistrements datés de 1985 à 1990 et un des rares albums où Eno opère totalement seul. Certains des morceaux sont parus sur l'album Textures, sorti quelques années plus tôt mais introuvable dans le commerce car réservé à un usage télévisuel. Les morceaux portent des nom étranges qui sont en fait des noms de musées d'Italie (triennale), de Hollande (stedeljik). Ou alors des villes; Francisco, Ikebukuro, Lanzarote (ile d'Espagne), Riverside (Floride). Sans doute des lieux qui l'ont inspiré et des musées où il a exposé.

Par rapport aux albums comme Discreet music ou Music for Airports, on sent la décennie qui s'est écoulée entre ces deux périodes au vu du timbre des sons plus cristallins et scintillants. Ceci dû au fait de l'explosion numérique des années 80 qui a amené avec lui toute une vague de nouveaux instruments souvent accusés de tous les maux par les puristes ou nostalgiques.
Preuve de plus que le médium ne fait pas l’œuvre, les paysages dessinés par Eno sont pleins d'évocations; les plages oscillent entre mystère et luxuriance et nous sommes baignés d'un bout à l'autre des morceaux dans une sorte de quiétude sublime et confortable. Malgré tout l'album reste difficile d'accès car nous sommes ici dans une abstraction totale et il m'a fallu pour ma part de longues écoutes avant de pouvoir apprécier les parfums qui se dégagent de ce disque. C'est un bon album à écouter lors de travaux manuels ou artistiques malgré quelques morceaux qui brouillent un peu - je pense ici à Francisco et Stedeljik. Mention spéciale pour Ikebukuro, minimaliste et très suggestif où durant 16 minutes on se sent transporté avec l'impression de sonder une ville urbaine au repos dans une nuit calme. Une grande réussite !

Un album phare de Eno, donc, issu de sa période ambient qui concerne essentiellement les années 80. Après ça, Eno explorera de nouveaux univers plus rythmiques.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 9, 2014 12:17 PM CET


Art Morbide ? Morbid Art
Art Morbide ? Morbid Art
par Alain Georges Leduc
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Inutile, 18 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Art Morbide ? Morbid Art (Broché)
Rarement une lecture m'aura paru aussi insipide. Ce livre d'à peine 100 pages est en fait une diatribe dirigée contre l'art contemporain prononcée de manière assez incompréhensible. C'est une sorte de pamphlet mais la critique manque de sérieux et de contenu. Pas de théories pour contrer ou d'exemples historiques pour comparer et mieux comprendre. L'auteur cite beaucoup d'exemples d'expositions que la plupart des lecteurs ne connaissent pas et qui fait qu'on a peine à comprendre où l'auteur veut en venir.

C'est à mon avis le genre de livre typique qui dessert très mal la critique de l'art contemporain qui est une des escroqueries du siècle des plus réussies. Si vous voulez aller au fond des choses je vous recommande de vous tourner vers des auteurs comme Jean Clair avec "Malaise dans les musées" ou "L'hiver de la culture". L'auteur aborde les choses de façon plus sereine et en vrai connaisseur.
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Blade Runner Trilogy  (Bande Originale du Film)
Blade Runner Trilogy (Bande Originale du Film)
Prix : EUR 26,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Toujours incomplet mais toujours magique ..., 18 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Blade Runner Trilogy (Bande Originale du Film) (CD)
Le premier Cd est à l'identique de la version parue en 1994, le vrai bonus de ce coffret réside dans le deuxième Cd qui contient des morceaux n'ayant pas été édités sur la première version (officiellement car des versions bootleg de plus ou moins bonnes qualités proposent l'intégralité des musiques du film) ainsi que deux inédits qui semblent être des morceaux qui n'avaient pas été retenus pour le film. Le dernier morceau est quant à lui une version quasi identique de Tears in rain. On aurait peut être pu à la place proposer quelque chose d'inédit car nous ne sommes toujours pas en présence de toute la BO. A savoir la scène de rencontre entre Deckard et Rachel et celle où il fait le rêve de la licorne.Concernant la musique de la scène des bicyclettes (lorsque les deux replicants se rendent chez le généticien des yeux), il s'agit peut-être d'une question de droits car cette musique n'est pas de Vangelis mais de Gail Laughton pour son album "Harps of the ancient temples"

Après plusieurs écoutes, cette BO apparait plus sombre, plus mystérieuse et beaucoup plus froide que la précédente. C'est un voyage dans un monde de désolation, un monde noir et déshumanisé tout à l'image du film. On ressent mieux cela sur cette édition. Ceci du au fait que l'on retrouve les musiques de ces scènes clés ou Deckard pénètre l'appartement du premier replicant, ou il le combat ainsi que les musiques ou le vaisseau de la police traverse la ville et surtout! celle de la mort du Docteur Tyrell!
La petite perle dans tout cela est celle de l'appartement de J.F Sebastien, le généticien qui fait vivre ses jouets. Ce morceau oscille entre beauté et mystère, les sons rappelant les résonances de ces jouets pour enfants mêlés aux nappes des synthétiseurs et des gongs si caractéristiques du compositeur. Il y a une ambiance très contrastée mais c'est très réussi. Une chance que ce morceau soit présent mais il m'a semblé un peu différent par rapport au son du film même si parfaitement évoqué.
Pour varier le rythme et le ton de la BO, Vangelis va inclure deux inédits au milieu de ces morceaux. Deux vrais inédits, deux véritables hymnes à la beauté; One alone, qui est à mon avis une version non retenue dédiée au personnage de Rachel, sublime morceau où Vangelis emploie un piano très doux hyper réverbéré qui va être accompagné petit à petit de discrètes nappes très douces également.
Vous apprécierez le minimalisme typique de Vangelis, un morceau qui impressionne je trouve par sa simplicité et l'émotion qu'il dégage. Il en ressort mélancolie et solitude. C'est très beau, magnifiquement composé mais trop court, moins de trois minutes...
Le second, Desolation Path, reste sur cette note de mélancolie toujours sur des sons étiquetés Blade runner. Durant presque six minutes on oscille entre ce piano et des sons remplis de froideur et d'interrogation. Il en ressort de la tristesse et de la monotonie mais cela reste dans le ton de l'histoire. Après ce voyage inter-galactique, on conclut sur une version identique de Tears in rain toujours aussi étincelant de beauté et d'espoir dans ce Los Angeles "androïdé"

Au final je dirais que c'est une suite satisfaisante et indispensable à qui a apprécié la BO, le son ne semble pas avoir été retouché, du moins ce n'est pas audible. Pour le CD 3 qui est selon le titre, des musiques inspirées de Blade Runner, c'est en quelque sorte une version 2007 avec des sons totalement différent, beaucoup plus moderne qui n'ont pas grand chose à voir avec le film. A mon avis il faut passer outre, ce n'est clairement plus le même univers.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 22, 2012 3:36 AM MEST


A rebours
A rebours
par Joris-Karl Huysmans
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Esthétique réactionnaire, 17 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : A rebours (Poche)
Inutile de ressasser tout ce qui a été dit sur le roman et sur son écriture. Si l'on découvre Huysmans, le livre ne laisse pas indifférent et pour qui se sent un tant soit peu réactionnaire, cette œuvre peut servir d'exutoire même si vieille maintenant de plus d'un siècle.

Le sentiment qui anime le récit, au delà des fantasmagories de son personnage, est une saine colère dans un siècle en proie au matérialisme et au pouvoir croissant de la bourgeoisie qui y prit place. Ces ingrédients corrosifs qui achèveront de dissoudre un catholicisme déjà dévoyé ne pouvait faire naitre que ce genre de personnage complètement aliéné; ni tout à fait religieux, ni tout à fait impie. Et c'est ce qui fera dire à Barbey d'Aurevilly que son auteur aurait à choisir "entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix" puisque le personnage du livre n'est autre que Huysmans lui-même qui se livre dans cette vie imaginée d'aristocrate reclus, à un étalage d'érudition parfois somptueux, parfois grotesque.
L'auteur épargne peu de gens et à ses gouts, tendant souvent vers ce qui s'attache à la vertu religieuse, se mêlent par contradiction l'éloge des impressionnistes ou la critique de grandes figures comme De Maistre.

On sent au fil des pages, à travers ses angoisses qui iront crescendo, qu'en réalité l'auteur incarne, bien malgré lui, ce qu'il critique et ce dont il tente de s'éloigner. C'est en tout cas ce que laisse entendre la dernière phrase du livre. A rebours déploie, au delà de sa sublime prose esthétique, une juste critique d'une société désacralisée agonisant sous le panthéon déjà triomphant de la Banque et de son despotisme. C'est l'articulation de ces deux aspects qui fait de A rebours un grand roman.


Le Roi au masque d'or
Le Roi au masque d'or
par Marcel Schwob
Edition : Poche

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mystères et symbolisme, 16 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Roi au masque d'or (Poche)
Un recueil dur à classer tant ces récits voilés de mystères et de références piochées un peu partout au fond des âges, dans des géographies lointaines, oscillent entre l'imaginaire et le réel. Voilà peut-être la définition du symbolisme telle que le concevait Marcel Schwob.

Le conteur nous emmène entre les murs sombres d'un palais tenu par "le roi au masque d'or", nous fait vivre "l'incendie terrestre", narre l'histoire de "Odjigh" qui brisa les glaces du monde. Diables et chevaliers, pirates et dieu de la mer, ville endormie, embaumeuses mangeuses d'hommes, vierges retrouvées pendues, ils hantent une vingtaine de récits et captivent par leur coté naturellement brut ou sage. Schwob a le génie de faire se côtoyer constamment la peur et l'enchantement et dresse des statues à la beauté effrayante tout au long de ces pages. On croit à des rêves décrits, lucides et crédibles car très suggestifs. L’œuvre est merveilleusement servie par une écriture qui a la qualité rare d'être aussi concise que évocatrice. Schwob ne fait pas de manières et ces récits si bien narrés laissent deviner une solide érudition historique.
Un seul regret; c'est court, bien trop court. Mais il faut s'arrêter parfois avant que, plongé dans ce songe littéraire, nous nous disions de pleine conscience: "tout ceci n'est qu'un rêve..."

A n'en pas douter ce recueil sorti quinze ans plus tôt aurait figuré en bonne place dans la bibliothèque d'un certain Des Esseintes...

Je recommande l'édition parue chez 10/18 qui contient une autre oeuvre célèbre de l'auteur; Les vies imaginaires.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 12, 2013 2:12 AM MEST


Une année aux appendices gonflés
Une année aux appendices gonflés
par Brian Eno
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Eno, paysagiste du son, 6 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Une année aux appendices gonflés (Broché)
Je recommande la lecture de ce livre à tous ceux qui voudraient connaitre les théories de cet orfèvre du son issu des Beaux-art et de la pop connu pour son fameux concept de musique ambiant qu'il théorisa en 1978 avec le fameux "Music for airports".

On pourra toujours répliquer que Brian Eno n'a rien inventé, qu'il est seulement l'auteur d'un concept déjà mis en pratique ou le vulgaire propagateur de la world music, etc...
Peu importe, Eno a exploré des champs sonores "inentendus" au cours des années 70 et 80 en mettant à profit tout le potentiel électronique de l'époque au service de sa vision. A la lecture du livre, on constate que les "paysages sonores" qu'il entreprit à cette période s'articulaient autour d'une pensée consciente et créatrice pas simplement issue du dictat d'une mode ou d'une technique particulière. Eno pensait sa musique à l'image d'un rêve qu'il voulait contrôler. Il réalisa en fait une sorte de jonction entre la pop anglaise des Beatles et le minimalisme américain avec Steve Reich qui restera une de ses influences principales.
Il livre ici la somme de ses théories et de ses idées dans l'appendice après son journal intime qui lui malheureusement - il fallait peut être s'y attendre - présente assez peu d’intérêt.

Le documentaire "Imaginary Landscapes" (disponible sur youtube) rend bien compte de la poésie qui anime sa vision.
Eno peignait avec des sons sur des toiles qui semblaient ne pas avoir de limites, des sons de l'intérieur au parfum de l'éther et de l'infiniment loin.


Les Aventures de sindbad le marin
Les Aventures de sindbad le marin
par René R. Khawam
Edition : Poche
Prix : EUR 9,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Des histoires pour voyager, 3 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Aventures de sindbad le marin (Poche)
Il serait dommage de passer à coté des aventures de Sindbad, ces histoires entremêlant réel et fantasmagorie d'une si belle façon. Passés les deux premiers voyages on se rend vite compte que ces récits sont loin d'être destinés aux jeunes enfants. Il faut préciser que la rédaction est ici nettement plus riche et soignée que celle qu'on retrouve dans des éditions économiques ou destinées à la jeunesse, l'auteur est allé puiser aux sources en traduisant à partir d'anciens manuscrits ce qui lui permet d'affirmer que ces aventures n'ont jamais fait partie du recueil des Mille et une nuits.

Ainsi on peut mieux se rendre compte de la richesse de ces aventures et sans doute du message qu'elles ont voulu transmettre avec des personnages qui s'en remettent toujours à la Providence, qui nous font relativiser les richesses matérielles et prendre plus conscience encore de la chance que nous avons de mener une vie relativement paisible quand ces marins affrontent et voient la mort partout autour d'eux. Les 7 voyages de Sindbad sont de véritables petits voyages initiatiques qui charment et émerveillent par les trésors évoqués, ses créatures étonnantes et les descriptions fantasques et dépassées des lieux traversés, eux, bien réels.
L'auteur a d'ailleurs soigneusement annoté le texte qui nous en apprend un peu plus sur la civilisation des arabes, leurs conquêtes, les relations entretenues sous la dynastie des Abbassides au IXème siècle, période du contexte de l’œuvre.

Si vous ne manquez pas d'imagination et si Sindbad a bercé une partie de votre enfance ces aventures sauront vous transporter.


Ambient /Vol.2 : The Plateaux Of Mirror
Ambient /Vol.2 : The Plateaux Of Mirror
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Astronomique, 9 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ambient /Vol.2 : The Plateaux Of Mirror (CD)
Il est difficile de décrire parfois, à travers certaines expériences, les sensations qui naissent au plus loin de notre intérieur. Harold Budd, pianiste hors catégorie qui a d'ailleurs fait ses armes sur ce disque distille des mélodies simples et évocatrices au profit de Brian Eno, metteur en son brillant, qui est alors dans une période où il tient à mettre en pratique la théorie qu'il se faisait d'une musique qui tiendrait sur deux champs d'écoute, à la fois passive et active, ni sombre ni luxuriante, hésitant entre le jour et nuit; un entre-deux partagé silence et manifestation.

Accouche ainsi en 1980 un disque bien dur à classifier et plutôt inédit en terme de sonorités. Un piano, quelques bruitages noyés dans une panoplie d'effets et nous voilà plongés dans un monde crépusculaire en formation. Il règne en effet une sensation de création du monde, quelque chose en voie d'accomplissement. On ne saurait trop quoi dire sans éviter tous les superlatifs relatifs à la beauté qui émane de ce disque. Les notes, rares et savamment pesées et orchestrées, semblent voltiger en nuées dans une harmonie discrète et sublime. The plateaux of mirrors est un bel exemple d'utilisation des silences très présents dans ces morceaux. Ici, on les imagine volontiers sous formes d'espaces dans des mondes soudainement crées par ces mélodies à peine murmurées.
Quiétude. Commencement. Crépuscule, voilà pour moi le champ lexical maître de cet univers. Jamais une musique n'avait si bien révélé notre intériorité, "cet espace intérieur reculé que nul télescope ne peut atteindre"disait Edgar Varèse.

Eno continuera ainsi tout au long des années 80 sur cette lancée avec The Pearl, Appolo, Voices (en collaboration avec son frère), On land, The shutov assembly. Autant de piliers d'une nouvelle musique qui a ouvert de vastes paysages encore vierges d'explorations.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 26, 2014 6:19 PM CET


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