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Contenu rédigé par Jean Francois ...
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Commentaires écrits par
Jean Francois Ponge "jfp" (France)
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Pain, éducation, liberté
Pain, éducation, liberté
Prix : EUR 14,99

5.0 étoiles sur 5 drachme mortelle, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pain, éducation, liberté (Format Kindle)
Et si la Grèce, en pleine crise économique, avait décidé d’abandonner l’euro pur revenir à la drachme ? C’est sur ce scénario assez crédible que Petros Markaris a brodé, imaginant que son pays s’enfonce toujours un peu plus dans la crise, exacerbant conflits sociaux et générationnels. Enquêtant sur une série de meurtres inexpliqués, qu’il va tenter de relier les uns aux autres, le commissaire Kostas Charitos va dévoiler un pan caché du système économico-politique qui a précipité la Grèce dans le marasme qu’elle connaît actuellement. Œuvre d’une extrême-droite en pleine ascension, conflit de générations ou bien simple vengeance personnelle ? Toutes les pistes sont explorées jusqu’à ce que les victimes apparaissent tout autant coupables que les assassins. Une vision noire de la réalité grecque d’aujourd’hui, scrutée dans ses recoins les plus sombres comme d’autres le font avec le même bonheur dans d’autres pays (Arnaldur Indridasson, Dominique Manotti, Moussa Konaté et bien d’autres). Le roman policier social se porte bien, et c’est tant mieux. Puisse-t-il contribuer à changer les choses, tant qu’il est encore temps…


Les derniers flamants de Bombay
Les derniers flamants de Bombay
par Siddharth Dhanvant Shanghvi
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

5.0 étoiles sur 5 le grand amour, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les derniers flamants de Bombay (Broché)
L’amour avec un grand A, ça n’existe pas. Ou plutôt si, puisqu’on peut en rêver, et passer sa vie à le fuir ou se laisser tenter. Karan Seth, le fil rouge de ce livre au charme ensorcelant, va changer la vie des personnes va rencontrer au long des dix années qui jalonnent le récit. Qu’il s’agisse de Rhea, l’épouse d’un riche homme d’affaires, rencontrée au hasard d’une visite à un bazar de Bombay, ou de Samar, un célèbre pianiste brûlant sa vie, et son talent, au sein de la jetset, ou bien d’autres encore, tous ces personnages vont voir leur destin basculer et abandonneront les faux-semblants qui ont régi leur vie d’avant. Dans ce roman flamboyant, pétri d’une poésie admirablement rendue par la traduction, Siddhart Dhanvant Shanghvi analyse les rapports subtils qui unissent les habitants d’une mégapole de l’Inde d’aujourd’hui. Au-delà, c’est bien de l’humanité tout entière qu’il s’agit pourtant. La lecture de ce livre m’a laissé pantois, tant il est criant de vérité, sur l’amour, le désir, la haine aussi, et sur l’art, bref sur tout ce qui anime notre vie…


Les derniers flamants de Bombay
Les derniers flamants de Bombay
par Siddharth Dhanvant Shanghvi
Edition : Poche
Prix : EUR 9,10

5.0 étoiles sur 5 le grand amour, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les derniers flamants de Bombay (Poche)
L’amour avec un grand A, ça n’existe pas. Ou plutôt si, puisqu’on peut en rêver, et passer sa vie à le fuir ou se laisser tenter. Karan Seth, le fil rouge de ce livre au charme ensorcelant, va changer la vie des personnes va rencontrer au long des dix années qui jalonnent le récit. Qu’il s’agisse de Rhea, l’épouse d’un riche homme d’affaires, rencontrée au hasard d’une visite à un bazar de Bombay, ou de Samar, un célèbre pianiste brûlant sa vie, et son talent, au sein de la jetset, ou bien d’autres encore, tous ces personnages vont voir leur destin basculer et abandonneront les faux-semblants qui ont régi leur vie d’avant. Dans ce roman flamboyant, pétri d’une poésie admirablement rendue par la traduction, Siddhart Dhanvant Shanghvi analyse les rapports subtils qui unissent les habitants d’une mégapole de l’Inde d’aujourd’hui. Au-delà, c’est bien de l’humanité tout entière qu’il s’agit pourtant. La lecture de ce livre m’a laissé pantois, tant il est criant de vérité, sur l’amour, le désir, la haine aussi, et sur l’art, bref sur tout ce qui anime notre vie…


Pointe Rouge
Pointe Rouge
Prix : EUR 9,49

5.0 étoiles sur 5 du rouge et du noir, 5 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pointe Rouge (Format Kindle)
Accident ou meurtre ? Un individu, "bien connu des services de police", est retrouvé défenestré au pied d’une résidence étudiante de Saint-Jean-du-Désert, un quartier du douzième arrondissement Marseille. Comme de bien entendu, tout le monde se tait et n’a rien vu. On est dans les mois qui ont précédé Mai 68 et, au sein de la communauté estudiantine, les flics, en uniforme ou pas, sont très mal vus en cette période pré-insurrectionnelle. L’enquête va donc être particulièrement difficile pour l’inspecteur Paco Martinez, "pied-noir" installé depuis cinq ans à Marseille après ses exploits algérois ("Alger la Noire"), et son compère Tigran Khoupiguian ("Khoupi"), digne rejeton d’une famille arménienne ayant fui (à temps) le génocide ottoman. L’ambiance est chaude, gauchistes et anarchistes de mouvances diverses s’agitent en vue de la préparation du "grand soir" tant attendu, tandis que le SAC (Service d’Action Civique, officine parallèle au service du pouvoir gaulliste) prépare en secret sa controffensive. D’autres meurtres vont suivre, compliquant encore un peu plus l’enquête, qui s’enlise dans les témoignages sibyllins, lorsqu’ils ne sont pas carrément bidons, des organisations auxquelles appartiennent les divers protagonistes. Il y a aussi des femmes (Irène, l’éternelle fiancée de Paco, Eva, une jeune trotskyste dont va tomber follement amoureux Khoupi), dont le sort va être lié malgré elles aux progrès et aux échecs de l’enquête. Dans ce polar noir, très noir, et très épais (plus de 600 pages), Maurice Attia a mis tout son talent littéraire et sa connaissance de la psychologie au service d’un beau portrait de la Marseille des années 60, aux résonances tout actuelles.


Paraguay
Paraguay
par Lily Tuck
Edition : Broché
Prix : EUR 22,40

3.0 étoiles sur 5 splendeurs et misères…, 31 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Paraguay (Broché)
Au mitan du dix-neuvième siècle, la rencontre à Paris de Franco López, fils du président Carlos López, et d’Ella Lynch, une belle et jeune irlandaise en quête d’amour et de fortune, va ancrer le destin de celle-ci dans l’histoire tourmentée d’une Amérique Latine en pleine décolonisation. Dès la mort de son père, Franco va prendre les rênes d’un pays, le Paraguay, en butte aux convoitises de ses deux puissants voisins, le Brésil et l’Argentine, auxquels s’est jointe pour l’occasion la Bande Orientale (le futur Uruguay). Transportée dans un univers dont elle ignorait tous les arcanes, loin du raffinement du salon de la princesse Mathilde (la cousine et ex-fiancée de l’empereur Napoléon III), notre belle courtisane va devoir affronter la haine d’une famille qui rejette celle que les sœurs de Franco appellent "la bâtarde". Adulée par son amant, volage mais follement amoureux d’elle, elle va cependant connaître le luxe et le pouvoir, donner une éducation de choix à ses enfants, jusqu’au jour où la guerre va la précipiter dans un exil intérieur dont le pays ne se relèvera pas. Ce roman-épopée aurait pu être un très beau portrait de femme. Hélas, on ignorera tout des sentiments et des convictions intimes de cette femme au destin hors du commun. Certes, ses actes parlent pour elle, on reste convaincu qu’elle a aimé jusqu’au bout cet homme qui la rudoie tout en la mettant sur un piédestal, qu’elle n’a pas fait tout cela "pour l’argent", mais rien n’est dit. L’action prime avant tout, et le récit de ces aventures tropicales est bien mené et tient le lecteur en haleine jusqu’au bout. Un bon moment de détente…


Alger la Noire
Alger la Noire
par Maurice Attia
Edition : Poche
Prix : EUR 9,70

5.0 étoiles sur 5 la fin d'un monde, 17 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alger la Noire (Poche)
Bâb-el-Oued, un quartier "pied-noir" d’Alger la Blanche, dans les mois qui ont précédé l’indépendance de l’Algérie. Au milieu des attentats de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS), qui refuse de céder l’Algérie aux Algériens, l’inspecteur Paco Martinez va mener son enquête sur le meurtre de deux jeunes "amants", retrouvés enlacés sur la plage de Padovani. En compagnie de son acolyte Maurice Choukroun et de sa "fiancée" Irène, Paco va se trouver embringué dans une sombre affaire où les morts s’accumulent en toute impunité, profitant du climat de guerre civile qui règne dans les derniers mois de l’Algérie "française". Sur fond d’événements réels Maurice Attia brosse un portrait de cette communauté désorientée, qui a vu en De Gaulle un sauveur avant de le vouer aux gémonies. C’est tout un monde oublié qui revit sous la plume de Maurice Attia, sans fausse pudeur, sans rien cacher des ressorts secrets des haines, parfois fratricides, générées par le sentiment d’avoir été "oublié". Polar "pied-noir", certes, mais polar tout court, et des meilleurs…


Le passé continu
Le passé continu
par Neel Mukherjee
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

5.0 étoiles sur 5 le chant du bengali, 17 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le passé continu (Poche)
Un livre étrange, où s’entremêlent deux histoires, deux quêtes d’une rencontre impossible entre des cultures aussi éloignées l’une de l’autre que celles de l’Angleterre et du sous-continent indien, selon son appellation scientifique. Ritwik Gosh, natif du Bengale, croit trouver en Angleterre un havre de paix qui lui permettra de mener à bien ses études. Très cultivé, d’un esprit fin et délié, il va devoir, pour gagner son pain, accepter les tâches les plus serviles, tout en cultivant son homosexualité. Pas facile… Heureusement, il peut consacrer ses quelques moments perdus à l’écriture d’un roman portant sur la vie imaginaire d’une gouvernante anglaise, partie en Inde à l’aube du vingtième siècle pour éduquer les jeunes femmes et leur rendre leur dignité en les émancipant des préjugés qui les asservissent. Une pirouette finale, que l’on voit se profiler bien avant, au fil de la lecture et des rencontres de notre héros désabusé, fait se rejoindre fiction et réalité. Une vision amère du monde actuel, où l’amour se monnaye comme une marchandise, mais aussi un pamphlet anticolonialiste démontant les rouages des rapports ténébreux entre Orient et Occident. Une œuvre magistrale, qui surprend par sa force et la qualité de son écriture.


Le passé continu (Littérature étrangère)
Le passé continu (Littérature étrangère)
Prix : EUR 15,99

5.0 étoiles sur 5 le chant du bengali, 17 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le passé continu (Littérature étrangère) (Format Kindle)
Un livre étrange, où s’entremêlent deux histoires, deux quêtes d’une rencontre impossible entre des cultures aussi éloignées l’une de l’autre que celles de l’Angleterre et du sous-continent indien, selon son appellation scientifique. Ritwik Gosh, natif du Bengale, croit trouver en Angleterre un havre de paix qui lui permettra de mener à bien ses études. Très cultivé, d’un esprit fin et délié, il va devoir, pour gagner son pain, accepter les tâches les plus serviles, tout en cultivant son homosexualité. Pas facile… Heureusement, il peut consacrer ses quelques moments perdus à l’écriture d’un roman portant sur la vie imaginaire d’une gouvernante anglaise, partie en Inde à l’aube du vingtième siècle pour éduquer les jeunes femmes et leur rendre leur dignité en les émancipant des préjugés qui les asservissent. Une pirouette finale, que l’on voit se profiler bien avant, au fil de la lecture et des rencontres de notre héros désabusé, fait se rejoindre fiction et réalité. Une vision amère du monde actuel, où l’amour se monnaye comme une marchandise, mais aussi un pamphlet anticolonialiste démontant les rouages des rapports ténébreux entre Orient et Occident. Une œuvre magistrale, qui surprend par sa force et la qualité de son écriture.


Werther
Werther
Prix : EUR 2,02

5.0 étoiles sur 5 werther's original, 10 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Werther (Format Kindle)
Après "La Nouvelle Héloïse" (1761), "Les souffrances du jeune Werther" (1774) sonne le glas du classicisme et inaugure le courant "Sturm und Drang" qui sera appelé plus tard "Romantisme" et révolutionnera l'art et la pensée pendant tout le dix-neuvième siècle. Dans ce court récit, en grande partie autobiographique, qui a inspiré nombre d'artistes de la période "révolutionnaire", la morale chrétienne est sérieusement mise à mal. Le héros, jeune et bel aristocrate, tombe éperdument amoureux d'une jeune femme du peuple, fiancée puis mariée, dont il vante la vertu pour mieux la tenter et, pour finir, la séduire. Las de voir ses ardeurs repoussées il finira par se suicider, après avoir mis en scène sa mort avec panache. Le rouge est mis, le noir aussi tant le pessimisme est de rigueur. Seul rayon de soleil dans ce champ de larmes : la nature, omniprésente, moins que chez Rousseau pourtant, bien entendu toute de paix et d'équilibre (Darwin en donnera une autre vision, mais près d'un siècle plus tard, annonçant la fin du romantisme). Pour ma part j'aurais préféré une vision moins narcissique de l'amour (on sait tout des états d'âme du jeune Werther mais rien des sentiments de sa bien-aimée), vision qui semble (hélas !) revenue en force dans la littérature de ces dernières années, mais côté femmes cette fois.


Madame Courage (Grands Formats)
Madame Courage (Grands Formats)
Prix : EUR 12,99

5.0 étoiles sur 5 du sang dans la semoule, 3 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Madame Courage (Grands Formats) (Format Kindle)
Un Quadruppani comme on les aime : bien saignant, plein d’humour et de dérision, et bien entendu criant d’actualité. Ici se mêlent, dans le quartier de la Goutte-d’Or à Paris (célèbre pour sa population très mélangée) dhihadistes, services secrets italiens, algériens et français, policiers anti-mafia en service commandé. Le tout sous les yeux de notre commissaire de choc, la plantureuse Simona, venue en touriste à Paris flanquée de son fidèle Marco, qui croit bien naïvement que sa femme est en train de profiter d’une retraite bien méritée. Tout part d’un pataquès dans un célèbre restaurant de tajines, où une main coupée dans la semoule est présentée à un client à qui elle n’est pas destinée. La semoule, on y pédale et jusqu’au bout, pour le plus grand plaisir du lecteur. Les pistes s’entrecroisent, les personnages ne sont jamais ce qu’ils affirment ni même ce qu’ils croient être, et tout le monde en prend pour son grade. Dans ce monde fou fou fou, pourtant bien actuel, seule notre héroïne garde la tête froide. Madame Courage, ça pourrait être elle, mais même le titre est menteur…


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