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Commentaires écrits par
Gecko "mélomane" (Costa Blanca)

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L'argent de la vieille
L'argent de la vieille
DVD ~ Alberto Sordi
Prix : EUR 13,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Lutte des classes et rivalité mimétique., 4 août 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'argent de la vieille (DVD)
Le scénario oppose une américaine âgée richissime, accompagnée de son majordome, à un couple de pauvres gens qui vivent dans un bidonville dans les alentours de Rome.
L’affrontement se fait par des parties de cartes lors des visites annuelles de la “Vieille” et elle a jusqu’à présent toujours gagné. Cette fois-ci, les miséreux entendent bien plumer la vieille, quitte à la ruiner complètement. On pense inévitablement à la lutte des clases, très riches contre très pauvres, mais il existe un autre aspect de cette lutte, qui oppose finalement deux femmes, étant donné les caractères faiblards des deux hommes. D’un côté, cette femme quasi impotente cousue d’or, dure, calculatrice jusqu’à gagner des millions de dollars sur un coup de bourse. De l’autre la femme du peuple dure également, rusée et déterminée à aller jusqu’au bout pour s’enrichir. Nous avons là les conditions de ce que le philosophe René Girard appelle la “rivalité mimétique” : un affrontement entre deux personnes (ou deux groupes) qui poursuivent un même but : dans le cas présent, c’est gagner. Pour la femme pauvre, c’est clairement l’appât du gain qui la motive, la volonté de gagner le plus d’argent possible, qui fait qu’elle doit gagner à tout prix.
Dans le cas de la milliardaire, le moteur, c’est l’orgueil et pas l’argent, car elle confie au départ un million de lires à ses adversaire, pour qu’ils puissent jouer. Quand ils perdent cette somme, ils ne lui doivent rien; de plus, elle refuse d’accepter les faibles sommes qu’ils engagent sur leurs fonds propres. Elle joue uniquement pour gagner, pour prouver aux autres et à elle-même qu’elle est la meilleure.
René Girard montre que cette situation de “rivalité mimétique” aboutit inévitablement à la catastrophe, et c’est bien ce qui arrive à la fin : les miséreux sont ruinés et la vie de la Vieille est menacée.
Comencini a peu d’illusions sur la nature humaine, c’est donc un pessimiste, au sens philosophique, pour lequel tout n’est que “vanité et poursuite du vent”.


Les Amants passagers
Les Amants passagers
DVD ~ Antonio Banderas
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 8,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Délirium très épais…, 23 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Amants passagers (DVD)
… c’est l’impression que peut donner ce film à forte teneur éthylique.
Le sexe se taille aussi une place de choix, si bien que le réalisateur pourrait s’appeler Porno Almodovar (c’est juré, j’arrête).
Il s’agit en réalité d’une farce qu’a réalisée le grand Pedro, sans doute pour se détendre un peu après ses habituels drames psychologiques.
Sur fond de scénario catastrophe : un avión va-t-il s’écraser à l’atterrissage ¿ Le réalisateur va, au travers des réactions des members d’équipage et des passagers, réexplorer la palette de ses obsessions : l’identité sexuelle, l’homosexualité, la fragilité de l’amour…
P.A. a rajouté une touche de satire politique qui est la bienvenue : le gag des aéroports fantômes espagnols, hélas bien réels, tels que Ciudad Real (celui du film), Castellon et Huesca. Petit coup de griffe aussi envers le Roi, bien connu pour ses frasques extra-conjugales.
Le cinéma comique est une entreprise bien hasardeuse, même le grand Bergman s’y était cassé les dents, avec son très oubliable “Toutes ses femmes”.


Cosmos: Une ontologie matérialiste
Cosmos: Une ontologie matérialiste
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Ouvrage digne d'intéret, mais très inégal., 24 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmos: Une ontologie matérialiste (Format Kindle)
Voici donc le “premier livre” de Michel Onfray (MO) . Une coquetterie bien paradoxale, quand on sait qu’il en a écrit des douzaines.
L’auteur ratisse large en abordant de nombreux thèmes, aidé par sa culture encyclopédique, dont il nous fait heureusement profiter.
Il nous émeut avec l’évocation de son père bien-aimé, mort dans ses bras, nous captive avec ses considerations sur l”univers chiffonné”, ses trous noirs, ses multivers et ses fontaines blanches. Ses réflexions sur l’homme considéré comme partie intégrante de la nature sont également fort convaincantes.
Là où le bât blesse, c’est d’abord au niveau du style, qui passe du didactique passionnant au verbeux redondant. Son maître Nietzche prenait plaisir à philosopher à coups de marteau, MO a tendance à utiliser le marteau-pilon tant les redites sont nombreuses. Par moments, nous ne sommes pas loin des slogans et du bourrage de crâne; un comble pour un émule de George Orwell, qui était le type même de l’esprit lucide et indépendant ¡
Sur le fond, l’admiration qu’il porte au grand Frédéric passe un peu trop sous silence les conceptions sociales et politiques du maître: une société constituée par quelques surhommes dominant une masse d’esclaves ne constitue pas un projet aussi séduisant, après les démonstrations de MM. Mussolini, Hitler et Staline.
Une autre idée fixe de l’auteur consiste à nier l’existence historique de Jésus (c’est un curé défroqué qui l’a convancu, c’est dire…). Voilà qui laisse pantois quiconque s’est intéressé au sujet. La personnalité de Jésus est telle que personne n’aurait pu inventer un maître spirituel Juif qui soit à la fois anticlérical, indifférent au pouvoir temporel, défenseur des deshérités et féministe de surcroît. MO fait ici montre de cécité partielle volontaire , un travers propre à tous ceux qui ont des convictions inébranlables.
“Qui aime bien châtie bien”, c’est pourquoi je serai sévère avec cet ouvrage, qui, malgré ses nombreuses qualités, ne mérite que trois étoiles.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 3, 2015 12:02 PM MEST


Richie
Richie
par Raphaëlle Bacqué
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Ascension et chute d'un haut fonctionnaire., 24 juin 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Richie (Broché)
Raphaëlle Bacqué, ancienne élève de Sciences-Po et grand reporter nous livre une biographie captivante de Richard Descoings (alias “Richie”)
Sorti de l’ENA, il choisit de débuter au Conseil d’Etat, puis il devint un infatigable directeur de Sciences-Po, où il a réalisé de profondes réformes sur un mode flamboyant. Il devait mourir à 54 ans d’une crise cardiaque dans une chambre d’hôtel à New-York, après une nuit plutôt agitée.
Que retenir de ce parcours ?
D’abord, que l’intéressé a vécu comme s’il n’avait pas de limites; son quotidien consistait à brûler la chandelle par les deux bouts, par excès de sexe (homo et hétéro), d’alcool et de drogues lors de ses nombreuses nuits blanches. “Richie” frisait en parmanence l’”Hubris”, abhorré par les anciens Grecs, cette démesure qui donnait à l’homme l’illusion d’être un demi-dieu.
Ensuite, que l’exercice du pouvoir a amené ce personnage à devenir un dictateur , confiant à sa femme des responsabilités importantes, entouré d’une cour (le directoire) grassement rémunérée. Il était de ceux que le pouvoir et l’argent corrompent.
Enfin, on constate avec effarement que personne n’exerçait de contrôle sur ce haut fonctionnaire. Ce n’est que peu avant sa mort que Médiapart a levé le lièvre sur sa rémunération excessive; la Cour des Comptes a confirmé ensuite ses revenus de 550.000 € annuels, sans parler des bonus attribués à ses courtisans.
Ce livre lève un coin du voile sur ces élites qui dirigent les affaires de l’Etat, qui, à côté de fonctionnaires intègres et dévoués, constituent une caste de privilégiés prompts à dilapider l’argent public (une affaire récente a encore confirmé ce triste état de fait).


Eternal Light
Eternal Light
Prix : EUR 20,26

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une voix à découvrir., 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Eternal Light (CD)
Elin Manahan Thomas, jeune soprano galloise, s’est surtout spécialisée dans le domaine baroque. Le tire de son album “Eternal light” s’inspire du morceau de Haendel “Eternal source of light divine”, l’un des seize qui forment le présent ensemble.
Surprise ! le premier morceau a été compose par Hildegarde Von Bingen, une des personnalités les plus géniales du Moyen-Âge (sa biographie mérite le détour). Celui-ci donne le ton de l’album, avec la voix splendide de la soprano qui s’exprime “a cappella”.
Suivent cinq morceaux de Haendel, deux de Vivaldi, deux de Bach, deux de Dowland, puis un de Pergolèse, Arne, Purcell et Monteverdi.
Une voix magnifique, admirable de pureté, à découvrir.


Equinox
Equinox
Prix : EUR 18,44

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Musique de piano relaxante, 19 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Equinox (CD)
On peut reprocher à ces dix pièces pour piano solo de Ralph Zurmühle son côté "Clayderman" ; il n'empêche que sa musique, nettement supérieure à celle du célèbre Richard, séduit par ses facultés de relaxation dues à son côté Zen.
L'adaptation de "Auld lang syne" ("Ce n'est qu'un au-revoir...") est particulièrement réussie.


Snowflakes Are Dancing
Snowflakes Are Dancing
Prix : EUR 9,39

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Appréciable, malgré quelques faux-pas., 1 mars 2015
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Snowflakes Are Dancing (CD)
Les arrangements orchestraux de la musique pour piano de Debussy sont légion. Par exemple, les connaisseurs auront aimé la version grand-orchestre du “clair de lune” qui accompagnait la fin du film “Ocean’s eleven”, sur fond de jets d’eau à Las Vegas.
Ici, il s’agit d’une réorchestration pour instruments électroniques créée par Isho Tomita, qui date du milieu des années soixante-dix, que m’avait conseillée l’ami Guy Vachaudez.
Les différents morceaux pour piano sont notés selon l’échelle Amazon, de 1 à 5.
- 1 : “snowflakes are dancing” : 3, passable, à cause du son des clochettes trop bas en fréquence.
- 2 : Rêverie : 4, bien.
- 3 : Jardins sous la pluie : 4, bien.
- 4 : clair de lune . 4, bien.
- 5 : arabesque : 1, affreux, à cause d’une “voix humaine” qui ne servirá qu’à amuser les enfants.
- 6 : La cathédrale engloutie : 5, très bien, fidèle à l’esprit du plus impressionnant des Préludes.
- 7 : passepied : 4 , bien.
- 8 : la fille aux cheveux de lin : 3, passable, à cause du fond sonore qui fait penser à de l’eau qui bout; c’est assez incongru.
- 9 Gollywog’s cake-walk : 5, très bien, si l’on admet le caractère humoristique de ce morceau.
- 10 : Des pas sur la neige : 4, bien.

En résumé 37/40, soit 4 sur 5.


Pas pleurer
Pas pleurer
Prix : EUR 12,99

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une forme critiquable, mais un fond passionnant., 24 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pas pleurer (Format Kindle)
Les critiques fréquentes et justifiées des lecteurs sont les suivants :
- L’intégration de phrases entières en Castillan sans traduction peut en rebuter plus d’un; en revanche, les nombreux hispanicismes sont plutôt amusants.
- L’absence de ponctuation dans les dialogues, une lubie germano-pratine, sera perçue par les puristes (dont je suis) comme une offense à la langue française.
Cela dit, le témoignage de Montse, la mère de l’auteure est à la fois captivant et fidèle à de l’Histoire vécue avec ses tripes. Montse, une modeste fille de paysans catalans, se voit obligée d’épouser le fils du grand propriétaire du lieu, après une nuit d’amour à Barcelone avec un séduisant Français des Brigades Internationales (censé être André Malraux). Inutile de dire que cette aventure aura laissé des traces des plus tangibles.
Montse se retrouve donc prisonnière de cette famille aisée, malheureuse au début, mais son sort va s’améliorer, car son mari l’aime vraiment et son beau-père, une homme froid et distant va lui manifester une amitié inattendue. La guerre civile est omniprésente, avec ses absurdités, ses paradoxes, ses partis-pris et ses massacres fratricides des deux bords.
L’auteure cite abondamment Bernanos, une grande âme chrétienne écœurée par la servilité de son Eglise vis-à-vis de la dictature de Franco. Certains lecteurs ont déploré la subjectivité de Lydie Salvayre; faut-il signaler que de grands auteurs étaient de son bord , tel George Orwell du côté des damnés de la terre, ou encore Saint-Exupéry du côté des “bourgeois” ¿
Ce livre est une bonne occasion de (re)lire “Hommage à la Catalogne” de George Orwell, un combattant des Brigades. Les témoignages de Saint-Exupéry (dans “Un sens à la vie”) sont aussi d’une rare lucidité.


Independence Day [Blu-ray]
Independence Day [Blu-ray]
DVD ~ Will Smith
Proposé par BIKIN
Prix : EUR 10,00

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 En tant que nanar : mention assez bien., 21 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Independence Day [Blu-ray] (Blu-ray)
IL est plus amusant de considérer “Independance day” comme un nanar et de juger que, dans ce cas, les qualités de ce qui serait celles d’un film standard deviennent des défauts et les défauts des qualités (vous allez comprendre).
De ce point de vue, les défauts de ce film sont les suivants :
- Des personnages trop sympathiques : le héros afro-américain (comme disent les gens bien), sa compagne bigrement canon, le Président et la Fist Lady.
- La profession de la compagne-canon : “danseuse exotique”, politiquement incorrecte.
- Les scènes de destruction massives accomplies par ces diaboliques extra-terrestres, impressionnantes de réalisme.
Heureusement, les qualités suivantes ont au rendez-vous :
- L’aspect particulièrement dégueu des diaboliques extra-terrestres, pourvus de tentacules visqueux à souhait.
- Le patriotisme exacerbé de ces héroïques yankees qui vont, une fois de plus, sauver le monde entier, grâce au tandem formé par le héros déjà cité et un invraisemblable grand dadais. Ce dernier, très nanaresque, est censé être un sur-diplômé reconverti dans la réparation des télés, qui va, grâce à ses talents d’informaticien génial, injecter un virus informatique dans l’ordinateur central ennemi. Apparemment les systèmes d’exploitation sont compatibles.
- La date choisie pour cet exploit : le 4 Juillet, fête nationale américaine, d’où le titre.
- Le fait que le duo s’introduise dans le vaisseau amiral ennemi en pilotant une de leurs soucoupes volantes, avec intérieur cuir, sièges Recaro, AirCo bi-zone et vitres teintées dynamiquement.
- Les estocades finales sont faites par des “jets” pilotés par des professionnels, mais aussi par des amateurs, dont l’un spécialise dans l’épandage agricole depuis un coucou.
- Bien entendu, des références à la religion, le père du grand dadais coiffant une kippa à un moment de grande tension.
Bref, un assez bon nanar, mais loin de valoir le mythique “Plan 9 from outer space”, du regretté Ed Wood, que les amateurs s’arrachent en raison de sa nanaritude hymalayesque ¡


Little children
Little children
DVD ~ Kate Winslet
Prix : EUR 10,66

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Bon départ, fin décevante., 8 février 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Little children (DVD)
Le film démarre bien, porté par de très bons acteurs, dont Kate Winslet, au mieux de sa forme.
Cette dernière incarne une femme au foyer, sorte de Madame Bovary très actuelle, attirée par une homme au foyer très beau mais velléitaire et immature. La voix "off" est également très réussie, avec un accent américain pour une fois très compréhensible. L'intérêt se perd dans la seconde moitié du film, quand on commence à soupçonner que le réalisateur aura du mal à s'en sortir avec ses personnages et avec le scénario. La fin a l'air d'être conçue pour plaire aux ligues de vertu américaines : l'affreux beauf sauve la vie du terrible pervers, les amants qui avaient envisagé de s'enfuir pour vivre le grand amour regagnent chacun leur foyer. Ouf, la morale est sauve ! God bless America !


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