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Contenu rédigé par Unvola
Classement des meilleurs critiques: 762
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Commentaires écrits par
Unvola
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Dors bien cette nuit
Dors bien cette nuit
par Karen Rose
Edition : Broché
Prix : EUR 20,90

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent polar, 9 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dors bien cette nuit (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Tous les ingrédients sont réunis pour faire un excellent polar. L'histoire pour commencer, celle d'un tueur qui a décidé d'abattre des criminels qui sont passés entre les mailles du filet de la justice. Ensuite l'histoire personnelle des 2 personnages principaux, le substitut du procureur et l'inspecteur de police. Enfin un suspense qui vous tiendra en haleine jusqu'au bout. Ne cherchez pas vous devrez lire le livre pour savoir ... C'est bien écrit avec beaucoup de dialogues qui donnent du rythme et vous plongent dès les 1ères pages dans l'histoire. Bonne lecture.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 23, 2013 12:36 AM MEST


Pourquoi Je ne Suis Pas Musulman
Pourquoi Je ne Suis Pas Musulman
par Taslima Nasrin
Edition : Broché

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une profonde analyse de l'Islam et de son histoire !!!, 7 août 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pourquoi Je ne Suis Pas Musulman (Broché)
Page 10 :
"Chaque fois que je me suis demandé s'il était prudent de l'écrire, de nouveaux meurtres perpétrés un nom de Dieu et de l'islam, m'ont poussé à le mener à son terme". Ibn Warraq.

Ibn Warraq (un pseudonyme), comme il le dit lui-même, n'est ni un "universitaire" ni un "spécialiste". En revanche, il est né musulman et a lu un nombre considérable d'ouvrages sur l'Islam. À ce double titre, sa connaissance de l'Islam est profonde, immense, incomparable et donc incontournable.
L'auteur est né dans une famille musulmane et a dû apprendre, le Coran, par cœur et en Arabe, dès son plus jeune âge ; avant même de savoir écrire et lire dans sa langue maternelle. Mais dès qu'il fut à même de réfléchir, d'analyser et de raisonner par lui-même, il quitta la religion Islamique, non sans risques, puisqu'en Islam, il s'agit du crime d'apostasie, pouvant être sanctionné par la mort. Depuis, il se considère lui-même comme un "humaniste laïc".
Ibn Warraq a principalement décidé d'écrire courageusement cet ouvrage, suite au choc qu'il a reçu lorsqu'il a constaté la persécution dont faisait l'objet Salman Rushdie, suite à la publication en 1989, de son ouvrage les : Versets Sataniques. Cette persécution de Salman Rushdie fut si virulente dans le monde musulman, que le Professeur Hitoshi Igarashi, qui a traduit les Versets Sataniques en Japonais, fut poignardé à mort le 11 juillet 1991 à l'Université de Tsukuba au Japon. D'ailleurs, Ibn Warraq lui dédie son ouvrage.
La première publication du livre de Ibn Warraq a eu lieu en 1995, aux États-Unis. Puis, il est paru en France en 1999...


Lost In The New Real - Edition Limitée (2 CD)
Lost In The New Real - Edition Limitée (2 CD)
Prix : EUR 17,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre particulièrement éclectique !!!, 26 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Lost In The New Real - Edition Limitée (2 CD) (CD)
Des intros avec une voix d'outre-tombe façon Thriller de Michael Jackson, du gros Rock, parfois presque limite Hard, du Rock-progressif, du style Opéra, certaines notes moyenâgeuses au clavecin comme dans l'étrange mais superbe chanson "Where pigs fly", ou encore des notes Celtiques sur "When I'm a hundred sixty-four"...

Un style varié donc qui va de : Pendragon, Marillion, Asia, en passant par Meat Loaf, Alan Parsons Project, ou encore des choeurs à la Queen sur "I'm the slime", jusqu'à la sonorité des Beatles sur "Dr. Slumber's eternity home", etc..

Bref, Arjen Anthony Lucassen's est un musicien d'une polyvalence musicale exceptionnelle, une oeuvre extrêmement éclectique, en un mot un album prodigieux.

Je remercie ici l'"Amazonaute" : "The Mafia Stole My Guitar", qui m'a fait connaître cet excellent double album.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 27, 2013 11:41 AM CET


Equinoxe
Equinoxe

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dans la même veine que l'album : Oxygène !!!, 21 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Equinoxe (CD)
Avec Equinoxe, Jean-Michel Jarre signe son deuxième album. Comme je l’écris dans mon commentaire concernant son premier album : Oxygène (30eme Anniversaire), cet album est également à posséder pour l’aspect pionnier de la musique élaborée aux synthétiseurs, à la fin de la décennie 70 et début 80. Ici, on trouve trois bons titres : Équinoxe (Part IV), (Part V) et (Part VII).


Oxygène
Oxygène
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 20,64

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'"inventeur" de la musique électronique !!!, 21 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oxygène (CD)
Oxygène (30eme Anniversaire) est le premier album de Jean-Michel Jarre. Ce dernier fut un pionnier dans le domaine de la musique électronique à la fin de la décennie 70, avec quelques autres, comme les groupes : Space et Kraftwerk.
Même si je ne trouve seulement que deux très bons morceaux dans cet album : Oxygène (Part II) et (Part IV), il est tout de même à posséder pour le côté novateur de l’époque ; et l’aspect nostalgique qu’il revêt pour les adolescents que nous étions alors...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2014 11:42 AM MEST


Au Gre du Vent
Au Gre du Vent
Prix : EUR 14,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un album qui égaye le quotidien !!!, 5 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au Gre du Vent (CD)
Après les superbes albums Air Frais et Vivons!, la voix enjouée de Riké, accompagnée par de superbes mélodies rythmées, procurent encore à ce nouvel album, un plaisir d’écoute incroyable ! Le tout agrémenté d’une instrumentation très diversifiée. Que demander de plus ? Rien. Bref..., que du bonheur !


Karl Marx - Qui suis-je ?
Karl Marx - Qui suis-je ?
par Nicolas Tandler
Edition : Relié
Prix : EUR 12,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Marx : le théoricien du Génocide..., de "classe" !!!, 24 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karl Marx - Qui suis-je ? (Relié)
Cette courte et très récente (2013) étude sur Karl Marx du journaliste et écrivain, Nicolas Tandler, est particulièrement intéressante. Car comme pour son "Qui suis-je ?" sur "Qui suis-je?" Trotski, l'auteur va droit au but dans la description du personnage de Marx.

Karl Mordechai Marx est né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie (région d'Allemagne). Comme pour Lénine et Trotski, plus tard, il existe une paradoxale contradiction entre l'Idéologie Totalitaire de "classe" et la réalité des origines familiales ; puisque Marx est issu d'une famille "bourgeoise" et fortunée. En effet, son père Heinrich Marx comptait parmi la centaine de fortunes les plus importantes de Trèves. La première pathologie de tous ces théoriciens et praticiens Terroristes est donc la schizophrénie. Cette pathologie n'est évidemment pas la seule car viennent se rajouter : le fanatisme, la psychopathie, la mégalomanie, le mépris pour la vie humaine (cette ignoble pathologie doit bien porter un nom médical !), la paranoïa. Et j'en passe...

Mais revenons à nos moutons.
Jusqu'à son mariage avec Jenny von Westphalen, le 19 juin 1843, Karl Marx vivait aux crochets de ses parents. Son père déjà décédé, sa mère ne vint même pas à son mariage. Les relations familiales s'étaient déjà considérablement détériorées...
À cette époque, il vivotait et commençait à écrire notamment sur son ex-maître à penser : Hegel.
Marx, d'origine Juive décida alors, par Idéologie, de fustiger la religion à travers des formules cinglantes, telles que (page 29) :

"La religion n'est que le soleil illusoire qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même."

Et encore, la plus célèbre d'entre-elles (toujours page 29) :

"[La religion] est l'opium de peuple".

Selon l'excellente expression de Nicolas Tandler : L'"athéisme de combat" deviendra l'une des composantes principales du Marxisme.

C'est en août 1844 à Paris, que Karl Marx fit la connaissance d'un certain Friedrich Engels. Ce dernier était le fils d'un industriel du textile. Décidément, tous ces grands "penseurs" du Communisme ont plus de choses à voir avec l'intelligentsia et la "bourgeoisie", qu'ils veulent exterminer ; qu'avec le "prolétariat" qu'ils ne connaissent absolument pas, et que de loin...
Engels ne se cachait pas d'être antisémite. Quant à Marx, il méprisait la Religion et avait, lui aussi, plus que des penchants pour le racisme. Ce binôme de théoriciens du Communisme devait perdurer jusqu'à la mort de Marx en 1883.
Eh oui ! Marx et Engels étaient racistes. D'ailleurs, voici, entre autres, deux citations plus que significatives : parlant de Ferdinand Lassalle (qu'il détestait), Marx écrivait de lui (page 72) :

"Le juif est l'ennemi du genre humain. Il faut envoyer cette race en Asie ou l'exterminer."

Toujours à l'encontre de Lassalle, il écrivit l'infâmante phrase suivante, à Engels, le 30 juillet 1862... (page 79) :

"Il est tout à fait évident que du fait de la forme de sa tête et la manière dont sa chevelure pousse, [Lassalle] descend de nègres qui se joignirent à Moïse au cours du voyage de la sortie d'Égypte, à moins que, peut-être, sa mère ou sa grand-mère aient eu des relations avec un nègre."

Après son mariage, Marx vivait toujours une vie de bohème. Ses maigres revenus étaient toujours insuffisants pour faire vivre sa famille. Alors Marx se faisait financer, entre autres, par la branche Philips (future multinationale..., un comble !) du côté de sa mère ; et par la mère de son épouse.
En cette année 1844, Marx et Engels concoctèrent une théorie : le Socialisme Scientifique (page 36) :

"Dans sa correspondance, ses brouillons, ses articles, ses brochures polémiques, Karl Marx, dorénavant inséparable de Friedrich Engels, a jeté les grandes lignes, et parfois les éléments de détail, d'une doctrine qu'il n'arrêtera plus de compléter, et qui portera donc son nom : le marxisme."

Puis, Marx développa le concept de matérialisme historique, qu'il résume de la façon suivante (page 39) :

"Les hommes font leur propre histoire", mais "ils ne la font pas au gré de leur initiative ni dans des circonstances librement choisies". Par conséquent, ils ne font pas ce qu'ils veulent, et pire encore, ils ne sont pas conscients de ce qu'ils font."

Qui plus est, pour Marx, l'infrastructure économique supplantait la superstructure Idéologique (page 40) :

"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité, c'est au contraire la réalité sociale qui détermine leur conscience."

Nicolas Tandler nous résume alors les conséquences qu'engendre le matérialisme historique (pages 40 et 41) :

"Trois conséquences "pratiques" du matérialisme historique pour le combat marxiste. D'abord, l'action indirecte sur les idées. Il faut agir, non pas sur la superstructure idéologique, mais sur l'infrastructure économique. Ce qui signifie qu'il ne faut pas chercher à combattre les idées, à convaincre, mais à transformer le système de propriété, ou à remplacer les détenteurs des biens, ce qui influe sur les rapports de production, donc sur l'infrastructure, et détermine la victoire.

Ensuite, il ne faut pas se laisser subjuguer par les "valeurs morales", l'"humanitarisme", etc. On peut se servir de telles notions, à condition de ne pas oublier qu'il s'agit d'une sorte de décoration.
En définitive, tout ce qui vient d'être exposé relève de l'inéluctable, de la prédétermination, en un mot, du déterminisme. Raisonner en marxiste, quelle que soit la tendance (communiste, sociale-démocrate, voire libérale), c'est se sentir sûr de la victoire, puisqu'elle découle de l'évolution obligatoire du monde. Et de la science, puisque socialisme scientifique il y a. La définition de la doctrine est énoncée aux ignorants de deux manières. L'une, tronquée : "Le socialisme scientifique, c'est l'appropriation collective des grands moyens de production." Voilà qui paraît peu inquiétant ? la phrase complète contient une portée bien plus vaste, en fait, totale : "Le socialisme scientifique, c'est l'appropriation collective des moyens de production et d'échange." L'adjectif grand a disparu, les Khmers rouges en conclurent qu'il importait de détruire filets de pêche et machine à coudre, instruments, permettant d'en venir à "l'accumulation primitive du capital". Et l'échange implique absolument tous les domaines de la vie humaine. Vaste sujet de réflexion.
À cet édifice, dressé au milieu de la décennie quarante du XIXe siècle, Marx et Engels ajouteront "la lutte des classes" (ils l'exprimeront de la manière la plus percutante dans le Manifeste communiste), le matérialisme dialectique, développé à partir de Hegel, puis rendu autonome, et la théorie de la valeur et de la plus-value. Ces thèmes vont défiler à leur place."

Au début de 1846, Marx créa, avec son acolyte Engels, le premier Parti Communiste, nommé : Ligue des Communistes. De même que ses disciples Totalitaires Communistes reprendront l'une de ses expressions favorites, méprisantes et condescendantes, celle de : "petit-bourgeois".
Le premier grand écrit de Marx et Engels fut donc : "Le Manifeste Communiste", en novembre 1847.
Ce Manifeste comporte quatre parties. La phrase d'introduction du livre paraissait déjà, à l'époque, particulièrement intrigante et menaçante : "Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme". Aujourd'hui, rétrospectivement, on sait malheureusement, que cette menace était bien réelle et qu'elle a été mise à exécution par l'immensité des Crimes du Totalitarisme Communiste, depuis Octobre 1917, aux quatre coins de la planète.
La première partie du Manifeste développe le concept de la "lutte des classes" et s'intitule "Bourgeois et prolétaires" (page 49) :

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classe."

Cette pensée foncièrement haineuse et primaire engendre automatiquement, pour Marx, le principe de Révolution, de combat et donc de Guerre Civile (pages 49 et 50) :

"Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurandes et compagnon, bref oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une lutte ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une lutte qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la disparition de deux classes en lutte."
(...) "Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société entière se scinde de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes qui s'affrontent directement : la bourgeoisie et le prolétariat."

Il conclue cette première partie de manière tout aussi radicale (page 51) :

"La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables."

La seconde partie du Manifeste s'intéresse aux "Prolétaires et communistes". Lénine et Trotski, un peu plus tard, estimeront de manière très condescendante, comme Marx, que les Communistes représentent une "élite intellectuelle", une "avant-garde" qui croit détenir la Vérité Absolue. Par conséquent, les Communistes se sont fixés comme objectif de guider la "classe prolétarienne", incapable qu'elle est, selon eux, de réfléchir par elle-même, et ignorante de ses intérêts..., de "classe" (page 51) :

"Sur le plan de la théorie, ils ont sur le reste du prolétariat l'avantage d'une intelligence claire des conditions de la marche et des résultats généraux du mouvement prolétarien."

Pour Marx, l'objectif de domination de la "classe prolétarienne" est clairement défini (toujours page 51) :

"Le but immédiat des communistes [...] : constitution du prolétariat en classe, renversement de la domination bourgeoise, conquête du pouvoir politique par le prolétariat".

On trouve chez Marx et les Communistes un autre dogme intangible faisant partie de l'Idéologie Communiste, celui concernant l'abolition totale de la propriété privée (page 52) :

"Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée".

(...) "La famille bourgeoise s'évanouit naturellement avec l'évanouissement de son corollaire, et l'une et l'autre disparaissent avec la disparition du capital."

Or, abolir la propriété privée revient à supprimer la Liberté individuelle. La tragique réalité des faits le démontrera dans tous les régimes Totalitaires Communistes à travers le monde : en U.R.S.S., en Chine, au Cambodge, etc..

Son programme en dix points pour prendre le Pouvoir, comporte les germes Terroristes et Totalitaires du Communisme (pages 52 et 53) :

"Le programme de dix mesures à mettre en œuvre à la prise du pouvoir comporte l'"abolition du droit d'héritage" (point n°3), le "travail obligatoire pour tous ; organisation d'armées industrielles" (point n°8) ; "Éducation politique et gratuite de tous les enfants" (point n°9), etc., étant précisé : "Cela ne pourra se faire, naturellement, au début, que par une intervention despotique dans le droit de propriété..." Marx avoue aussi qu'elles auront, ces mesures, un caractère "insoutenable".

Au terme des deux autres chapitres, Marx conclut dans une apothéose déclamatoire à caractères Terroriste et Totalitaire (page 53) :

"Les communistes se refusent à masquer leurs opinions et leurs intentions. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent devant une révolution communiste ! Les prolétaires n'ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !"

Marx renouvelle à nouveau un engouement immodéré pour la violence dans son livre : "Critique de la philosophie hégélienne du droit" (page 53) :

"L'arme de la critique ne peut en tout état de cause pas remplacer la critique des armes, la violence matérielle doit être renversée par la violence matérielle [...]."

Il ira encore plus loin fin 1848 :

"Il n'y a qu'un moyen de raccourcir les douleurs d'agonie meurtrière de la vieille société, et les sanglantes douleurs d'accouchement de la nouvelle société, de les simplifier et de les concentrer, un moyen unique - le terrorisme révolutionnaire."

Nicolas Tandler précise même que, jusqu'à la fin de sa vie, Marx persista dans cette volonté Terroriste, prônant également la menace de mort personnalisée. Marx considérait donc le Terrorisme comme nécessaire puisqu'il était, pour lui, un : "mode d'action historiquement inévitable".

Quant à l'analyse du matérialisme dialectique, Marx se fonde sur le principe antagoniste du binôme ami/ennemi, c'est-à-dire "prolétariat/bourgeoisie". Ce binôme que Marx s'obstine fanatiquement à concevoir obligatoirement comme une opposition radicale, doit finir dans l'extermination de l'une de ces deux "classes". Dans ce manichéisme obsessionnel de Marx, la "classe" prolétaire doit évidemment finir par détruire la "classe" bourgeoise. Émergerait alors une société nouvelle, intégralement "prolétarisée" ! Nicolas Tandler précise que... (page 55) :

"Sur le plan pratique, le matérialisme dialectique, adaptable à tous les domaines, se traduit par l'exploitation des contradictions. Avec une efficacité redoutable. Il est vrai que la technique peut se retourner contre ses utilisateurs et, de ce point de vue, la fin de l'Union soviétique représente un très beau cas d'école."

Marx et Engels firent diffuser, en Allemagne, dans le journal de propagande du Comité Central de la Ligue Communiste, l'Adresse, la double stratégie suivante... (page 66) :

"(...) il fallait lutter avec les démocrates petits-bourgeois contre la monarchie, tout en les attaquant pour les empêcher de se développer.

"Il ne peut s'agir pour nous [...] d'améliorer la société existante mais d'en fonder une nouvelle."

On lisait aussi dans l'Adresse ces lignes prophétiques au sujet de la propriété foncière devant être confisquée et devenir : "propriété de l'État et [qu'elle] soit transformée en colonies ouvrières que le prolétariat rural groupé en associations exploite avec tous les avantages de la grande culture".
La définition des futurs kolkhozes et sovkhozes de la Russie soviétique du siècle suivant."

Depuis qu'ils se connaissaient et jusqu'à la mort de Marx, Engels, grâce à sa fortune familiale subvint toujours financièrement à la famille Marx. Le "maître" pouvait tranquillement poursuivre son "œuvre"...
Marx développa donc ses célèbres théories économiques sur : la valeur travail et la plus-value (ou profit). Bref, au terme de son étude, Marx en déduisit la situation mal définie suivante... (page 77) :

"La conclusion s'exprime par l'antagonisme des intérêts des capitalistes et des travailleurs. Marx établit de la sorte "scientifiquement" le fondement de la lutte des classes".

(...) Si on suit Marx, la nouvelle société, qui naîtra après l'effacement du capitalisme, échappera aux lois de l'économie. Or, il n'a pu fournir aucune description de son organisation, s'arrêtant à la "période de transition", qui suppose un régime de dictature du prolétariat, afin d'empêcher le capitalisme de survivre ou de réapparaître, ce qui serait anormal, parce qu'il est censé finir de lui-même en société socialiste, puis communiste. Tout se jouera en fait dans la "négation de la négation", entre propriété collective et propriété (ce qui l'individu possède en propre). Grâce au matérialisme dialectique, il n'y aura pas là de problème, du moins pour les spécialistes de l'acrobatie intellectuelle. Et il faut se répéter que le socialisme scientifique revient à l'appropriation collective des moyens de production et d'échanges, à savoir la totalité de ce qui se trouve à la disposition des êtres humains, y compris leur communication. Un sujet infini de réflexion."

C'est en 1864, à Londres, que Marx fonda l'Internationale.

En 1875, Engels et Marx écrivirent la Critique du programme du Gotha (page 100) :

"Quinze années plus tard, en 1890, Marx mort depuis sept années, la Critique parut sous forme de livre. Elle revêt une certaine importance en raison d'une annonce inédite jusqu'alors de la part du duo, et destinée à revêtir une signification pratique trois décennies après, avec le Russe Lénine :

"Entre la société capitaliste et la communiste, s'étend une période de transformation révolutionnaire de l'une à l'autre. Cela correspond donc à une période de transition politique durant laquelle l'État ne peut être rien d'autre qu'une dictature révolutionnaire du prolétariat"."

Après de longues années de travail, le premier volume du plus important livre de sa vie, le Capital, fut publié le 2 septembre 1867 ; ouvrage rebutant à lire par les économistes et les profanes, car globalement incompréhensible et rébarbatif. D'ailleurs, Marx fut désespéré de constater qu'il n'intéressa pas grand monde. En effet, il fallut plusieurs années pour écouler les 1 000 premiers exemplaires...
Engels édita le second volume en 1885, après la mort de Marx, et le troisième volume en 1894. Comme Engels décéda en 1895, c'est un autre théoricien Marxiste Allemand, Karl Kautsky, qui se chargea de publier le quatrième volume.

Karl Marx décéda le 14 mars 1883. Il n'y avait que huit personnes à son enterrement, dont Engels qui, bien évidemment, prononça l'éloge funèbre de Marx (page 111) :

"Le plus grand penseur vivant ne pensera plus. Bientôt le monde ressentira le vide laissé par la disparition de ce titan... Son nom et son œuvre vivront dans les siècles à venir."

Engels ne savait pas à quel point il avait raison en prononçant ces mots.. En effet, 34 ans après la mort de Marx, un certain Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le pseudonyme de Lénine, allait réaliser la volonté de Marx en mettant en place, à partir du coup d'État Bolchevique (Communiste) du 25 Octobre 1917, le Parti-État-Unique Communiste fantasmé par Marx, devenu un véritable système Totalitaire Communiste réel, d'abord en Russie, puis à travers le monde, dans le cadre de la 3ème Internationale (Internationale Communiste ou encore Komintern) !
Ce fut le premier système Totalitaire (j'écris bien Totalitaire, et non Dictatorial ou autres... ) au 20ème siècle, voire depuis le début de l'histoire de l'humanité, bien avant l'autre monstrueux régime Totalitaire : le Nazisme, entre 1933 et 1945.

En conclusion :
Dramatiquement, Karl Marx a engendré d'innombrables émules dans le cadre du système Totalitaire Communiste mondial, tout au long du 20ème siècle... À commencer par Lénine et Trotski les deux pseudo-intellectuels qui ont mis en œuvre RÉELLEMENT l'Idéologie Totalitaire Communiste ; inspirés qu'ils étaient, par le théoricien Marx.
Marx possède donc une responsabilité Morale et intellectuelle infinie dans l'hégémonie mondiale de la tragédie du Totalitarisme Communiste réel, au 20ème siècle et encore de nos jours en ce 21ème siècle, dans plusieurs pays : Laos, Chine, Corée du Nord, Vietnam, Cuba, etc..
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 2, 2014 12:25 AM MEST


Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie
Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie
par Aurélien Barrau
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La passion de l'Univers !!!, 20 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Cette courte présentation sur la Cosmologie du professeur et chercheur Aurélien Barrau, se déroule sous la forme agréable d'un mélange : de science, de philosophie et d'expérience personnelle.
Avec l'émerveillement d'un passionné qu'il est, l'auteur nous expose donc rapidement les grands principes, phénomènes, lois, interrogations..., concernant l'Univers, tels que :
- La formation de l'Univers selon la théorie du Big Bang ; voire selon la théorie du grand rebond (Big Bounce) issue de la cosmologique quantique à boucles ;
- L'expansion de l'Univers ;
- Les trous noirs ;
- Les quasars ;
- La particule du Boson de Higgs : une découverte très récente grâce au grand accélérateur à particules, le L.H.C., du C.E.R.N. (Centre Européen de recherche nucléaire) à Genève ;
- La matière et l'énergie noires ;
- La théorie des cordes ;
- La gravitation quantique ;
- La théorie du multivers ;
- Etc..

Bref, l'auteur vulgarise et récapitule pour nous des notions scientifiques pourtant extrêmement complexes, afin de faire partager sa passion pour la Cosmologie, au plus grand nombre...

Pour un plus grand approfondissement de l'histoire et des différentes notions de la Cosmologie, je propose également la lecture du passionnant ouvrage de Simon Singh : Le roman du big bang.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 31, 2013 10:49 PM MEST


Vendée. Les Archives de l'extermination
Vendée. Les Archives de l'extermination
par Alain Gérard
Edition : Broché

12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Révolution Française : Droits de L'Homme mais aussi..., Terreur de masse !!!, 20 juin 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vendée. Les Archives de l'extermination (Broché)
Alain Gérard est chercheur à l'Université de Paris-IV-Sorbonne. Il a également fondé le Centre Vendéen de recherches historiques. Cet ouvrage représente un travail colossal regroupant 600 pages d'analyses et de textes issus des Archives de la Révolution Française ; et plus particulièrement de la période située entre 1792 et 1794, concernant la Terreur puis..., la Grande Terreur.
Alain Gérard, pour caractériser le Crime de masse Vendéen, parle d'Extermination de masse. Un autre grand spécialiste de la Vendée, Reynald Secher, parle lui de : "Génocide Vendéen Franco-Français" (confer ses travaux pionniers sur le sujet : Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d'un crime légal contre l'humanité ; La Vendée-Vengé : Le génocide franco-français ; et La guerre de la Vendée et le système de dépopulation). Mais on pourrait tout aussi bien caractériser ce Crime de masse de : Crime contre l'Humanité. Cependant, je trouve que la thèse de Reynald Secher quant à l'analyse de l'Extermination Vendéenne, en tant que : Génocide, me paraître particulièrement bien étayée... En fait, comme l'explique fort bien Jean-Baptiste Jeangène Vilmer dans son formidable ouvrage : La guerre au nom de l'humanité - Tuer ou laisser mourir, toutes ces terminologies relèvent de définitions juridiques, mais ne donnent pas de critères spécifiques liés à l'intensité de la barbarie exercée, ou du nombre de victimes, pour caractériser un Crime de masse. De toute façon, quelque soit l'intitulé donné à un Crime de masse, cela ne change absolument rien pour les victimes assassinées ; et cette caractérisation relève plutôt du débat d'experts !
En revanche, au-delà de la terminologie, Alain Gérard et Reynald Secher s'accordent sur le fait crucial que, depuis plus deux 200 ans, de nombreux historiens ont, au minimum, cherché à minimiser ce Crime, voire pour certains, ont carrément NIÉ la volonté d'Extermination du Peuple Vendéen. Or, les Archives pléthoriques et particulièrement explicites, parlent d'elles-mêmes. Ces curieux comportements de la part d'historiens portent une grave atteinte à la Mémoire des victimes de cette région Française, sauvagement martyrisées ; et plus largement à toutes les victimes de la Révolution Française. Reynald Secher parle même dans son prodigieux ouvrage de..., "Mémoricide" !

La Révolution Française engendra donc, dès ses débuts en juillet 1789, une foultitude d'actes de barbarie innommables comme, entre autres, les tristement célèbres visions d'horreurs de : têtes, diverses organes (notamment génitaux) et restes humains, exhibés aux bouts de bâtons, de piques et de fourches, par la population Française, dans les rues de Paris et en province. Malheureusement, ce n'était que les prémisses d'une violence inouïe qui allait être décuplée à travers notamment : les Massacres de Septembre 1792 dans les prisons parisiennes ; puis lors de la Guerre Civile en 1793 ; et enfin dans l'apogée de son Inhumanité, lors de l'Extermination de masse (ou Génocide) Vendéen de la fin 1793 à la fin 1794. Une violence Étatisée et Institutionnalisée sous la Terreur du Comité de Salut Public dirigé par les Jacobins et Robespierre .

Ce premier type de violence constaté dès les débuts de la Révolution Française en 1789, est très bien décrit par Patrice Gueniffey dans son ouvrage : La Politique de la Terreur: Essai sur la violence révolutionnaire, 1789-1794. Il s'agit d'une violence Populaire, improvisée, spontanée, non-idéologisée et faisant partie d'un phénomène de Foule, dans le déroulement de la Révolution Française (confer Gustave Le Bon : Psychologie des foules). Ce qui n'explique absolument pas l'aspect particulièrement intense et barbare de cette violence, qui nous saisi d'effroi lorsque l'on constate que des êtres humains ordinaires peuvent soudainement, et dans un contexte particulier, se transformer en criminels, capables d'une sauvagerie indescriptible...

Mais laissons donc à la conscience humaine, le soin de juger les innombrables actes de barbarie perpétrés par des citoyens Français, dans le cadre Révolutionnaire. Précisons toutefois et encore une fois que, ces actes de barbarie ont été commis dès juillet 1789, parallèlement à la mise en place des nouvelles lois et décrets dont : les Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789.
Intéressons-nous donc au sujet qui nous occupe dans ce formidable ouvrage, à savoir : l'élaboration de la Terreur de masse par le Comité de Salut Public et la Convention...

Alors que la Révolution Française suit sont cours chaotique en se débarrassant des vestiges de l'Ancien Régime, avec la mise en place d'Institutions, de lois et de décrets ; dans le même temps, les massacres individuels et de masse se poursuivent, notamment à Paris. C'est alors que se produit entre le 2 et 6 septembre 1792, le massacre de masse que l'on nomme depuis : "les Massacres de Septembre" (pages 38, 40, 44 et 57) :

"Si les massacres parisiens frappent par leur ampleur, quelque 1 300 victimes dans les principales prisons, ils mettent en œuvre une procédure spontanée susceptible d'éclairer ceux que nous venons d'évoquer. Comme à La Rochelle, les massacreurs sont des artisans et des boutiquiers dépourvus d'antécédents judiciaires, parfois sous l'uniforme des volontaires, les fédérés, accourus de toute la France avant de se porter aux frontières. Même dûment informées des tueries en cours, ni l'Assemblée ni la Commune ne mobilisent la force armée : tout au plus délègue-t-on quelques observateurs.

(...) L'horreur des massacres de Septembre culmine dans ce qu'on hésite à qualifier de dérives. Lors du procès qui sera tenté beaucoup plus tard à quelques-uns des assassins, le vinaigrier Damiens sera accusé d'avoir ouvert le côté de l'adjudant-général Delaleu pour lui arracher les poumons, un autre d'avoir prélevé sur un cadavre un cœur qu'il a voulu faire embrasser : deux actes qui paraîtront si peu invraisemblables au tribunal qu'il expédiera les deux inculpés au bagne. Le boucher Godin aurait aussi été vu brandissant" de la chair humaine au bout d'une pique". Ce sont pourtant deux femmes qui sont l'objet des pires sévices. Jacques-Charles Hervelin, tambour des canonniers de la section de la Halle est accusé par les citoyennes de son quartier "d'avoir participé à l'assassinat de la princesse de Lamballe, d'avoir promené sa tête, ses parties génitales et mangé son cœur, qu'il a fait griller sur un fourneau chez un limonadier". De son côté, Roch Marcandier, ancien secrétaire de Camille Desmoulins, rapporte que la foule aurait coupé la tête et les seins de l'amie intime de la reine, lui aurait arraché le cœur, et l'un de ses bourreaux lui aurait coupé "la partie virginale" pour s'en faire des moustaches. Quant à Marie Gredeler, la boutiquière du Palais Royal coupable d'avoir émasculé son amant lors d'un accès de jalousie, son supplice est inracontable.

Ainsi, du 2 au 6 septembre, cinq longues journées durant, une foule d'artisans, de boutiquiers et de fédérés, tous Français moyens, dépourvus d'antécédents judiciaires, vident consciencieusement les principales prisons parisiennes, massacrant quelque 1 300 détenus.

(...) Au total, des massacres parisiens des 2 au 6 septembre 1792, à la création du Tribunal révolutionnaire le 10 mars suivant, on assiste à l'irruption d'une Terreur populaire bientôt relayée par ce qui est déjà de la Terreur étatique. Sans que quiconque se sente responsable. L'ère des massacres démocratiques s'ouvre, qui fabrique des victimes sans coupables : plus que le nombre de morts, c'est cela qui est le plus neuf. Paradoxalement, la Terreur résulte moins d'un excès de pouvoir, que du renoncement à la responsabilité personnelle qui seule rend un pouvoir légitime.

(...) De septembre 1792 à mars 1793 s'opère bien davantage qu'une mutation politique : le basculement de la Révolution dans une logique purificatrice. Hier l'adversaire, l'ennemi même pouvait être seulement vaincu. Désormais le Mal devra être éradiqué, et la mort sera le prix de la défaite."

Puis, c'est essentiellement la levée, la conscription des 300 000 hommes les 23 et 24 février 1793, officiellement destinée à guerroyer en Europe, qui est considérée par le Peuple Français comme particulièrement injuste et arbitraire, et qui engendre des soulèvements partout en France, se transformant en Guerre Civile à la fin du mois d'avril 1793.

Le 10 mars 1793, Jean-Baptiste Carrier propose aux extrémistes de mettre en place une Institution parfaitement anti-Constitutionnelle, bafouant les principes élémentaires juridiques du Droit, totalement anti-Démocratique et Liberticide, à savoir : le Tribunal Révolutionnaire, permettant de : "condamner à mort, sans recours et sous 24 heures, les ennemis de la Révolution". Danton valide alors cette sinistre proposition.
Dans la foulée, le 19 mars 1793 est voté la loi de sang (pages 47 et 76) :

"Invraisemblable coïncidence : le 19 mars 1793, le jour même où pour la première fois, comme nous venons de le voir, une véritable armée, celle de Marcé, se fait étriller à Pont-Charrault par les Vendéens, à Paris la Convention, sur la base de nouvelles alarmantes mais floues en provenance de l'Ouest, adopte une loi terrible, une loi de sang qui va transformer ce qui n'est encore qu'une révolte populaire, en la plus inexplicable des guerres civiles. Une loi pourtant si peu justifiée par le rapport de forces aux yeux de ses propres initiateurs, que le 10 mai, alors que l'insurrection est partout victorieuse, l'Assemblée décide qu'elle ne s'appliquera qu'à ses seuls chefs. Une loi dont cependant Turreau se réclamera pour justifier l'extermination de la population du début de 1794, complétée il est vrai par celles du 1er août et du 1er octobre, qui prescrivent de transformer la Vendée en un vaste désert.

(...) Si les massacres de Machecoul, tels que contés par les maximalistes, autorisent ceux-ci à détruire, un nom du Peuple, le peuple réel de la Vendée, réputé monstrueux ; si la loi de sang du 19 mars permet de mettre à mort, dans les 24 heures et sans possibilité d'appel, tout suspect de s'être insurgé ou d'avoir arboré un signe de rébellion ; en revanche la destruction du pays, telle qu'elle sera mise en œuvre par les colonnes infernales dans les premiers mois de 1794, n'a pour l'instant pas été systématisée. C'est l'objet de la loi du 1er août 1793, dont précisément Turreau se servira pour se couvrir, et qui, nous allons le constater, est le fruit d'une extraordinaire mystification.
Nous avons vu comment, le 19 mars, les Montagnards ont enferré les Girondins dans une guerre civile. Le but était de les abattre, et c'est donc chose faite avec le coup d'État du 2 juin. Désormais débarrassés des "hommes de gouvernement", Robespierre et ses affiliés sont les maîtres de la Convention. Dès le 10 juillet, au Comité de salut public, Danton et Cambon laissent place à deux durs, Prieur de la Marne et Thuriot, tandis que l'Incorruptible se prépare à y entrer le 27 juillet."

Après une précision fondamentale d'André Gérard, sur la nature "Proto-Totalitaire" (selon l'expression de l'historien Stéphane Courtois) du Comité de Salut Public, voici donc les articles particulièrement révélateurs du contenu à caractère Terroriste de la loi de sang du 19 mars (pages 54, 55 et 56) :

"Autrement dit, ils seront tués non pas pour un acte qui leur serait reproché, mais pour le crime d'être ce qu'ils sont, dès lors qu'ils habitent le territoire insurgé. Un article dont Turreau fera l'usage que l'on verra.

"[La Convention vote la loi de sang du 19 mars : Comme d'ordinaire, les députés commencent par entendre diverses lettres.]

(...) "Cambacérès lit un projet de loi qui est adopté en ces termes : La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité de législation, décrète ce qui suit :
Art. Ier. Ceux qui sont ou seront prévenus d'avoir pris part aux révoltes ou émeutes contre-révolutionnaires qui ont éclaté ou qui éclateraient à l'époque du recrutement dans les différents départements de la République, et ceux qui auraient pris ou prendraient la cocarde blanche, ou tout autre signe de rébellion, sont hors de la loi. En conséquence, ils ne peuvent profiter des dispositions des lois concernant les procédures criminelles et l'institution des jurés.
II. S'ils sont pris ou arrêtés les armes à la main, ils seront, dans les vingt-quatre heures, livrés à l'exécuteur des jugements criminels, et mis à mort après que le fait aura été reconnu et déclaré constant par une commission militaire formée par les officiers de chaque division employés contre les révoltés. Chaque commission sera composée de cinq personnes prises dans les différents grades de la division.
III. Le fait demeurera constant, soit par un procès-verbal revêtu de deux signatures, soit par un procès-verbal revêtu d'une seule signature, confirmé par la déposition d'un témoin, soit par la déposition orale et uniforme de deux témoins.
IV. Ceux qui, ayant porté les armes ou ayant pris part à la révolte et aux attroupements, auront été arrêtés sans armes, ou après avoir posé les armes, seront envoyés à la maison de justice du tribunal criminel du département. Et après avoir subi interrogatoire, dont il sera retenu note, ils seront dans les vingt-quatre heures livrés à l'exécuteur des jugements criminels et mis à mort, après que les juges du tribunal auront déclaré que les détenus sont convaincus d'avoir porté les armes parmi les révoltés, ou d'avoir pris part à la révolte ; le tout sauf la distinction expliquée dans l'article VI.
V. Les moyens de conviction contre les coupables seront les mêmes pour les tribunaux criminels que pour les commissions militaires.
VI. Les prêtres, les ci-devant nobles, les ci-devant seigneurs, les agents et domestiques de toutes ces personnes, les étrangers, ceux qui ont eu des emplois ou exercé des fonctions publiques dans l'ancien gouvernement ou depuis la Révolution, ceux qui auront provoqué ou maintenu quelques-uns des révoltés, les chefs, les instigateurs, et ceux qui seraient convaincus de meurtre, d'incendie et de pillage, subiront la peine de mort. Quant aux autres détenus, ils demeureront en état d'arrestation, et il ne sera statué à leur égard qu'après un décret de la Convention nationale sur le compte qui lui en sera rendu.
VII. La peine de mort prononcée dans les cas déterminés par la présente loi emportera la confiscation des biens, et il sera pourvu sur les biens confisqués à la subsistance des pères et des mères, femmes et enfants qui n'auraient pas d'ailleurs des biens suffisants pour leur nourriture et entretien. On prélèvera en outre, sur le produit desdits biens, le montant des indemnités dues à ceux qui auront souffert de l'effet des révoltés.
VIII. Les biens de ceux dont il est parlé dans la première partie de l'article VI, et qui seront pris en portant les armes contre la patrie, seront déclarés acquis et confisqués au profit de la République, et la confiscation sera prononcée par les juges du tribunal criminel, sur le procès-verbal de reconnaissance du cadavre.
IX. Les commandants de la force publique feront incessamment publier une proclamation à tous les rebelles de se séparer et de mettre bas les armes. Ceux qui auront obéi et seront rentrés dans le devoir, aux termes de la proclamation et dans le délai de vingt-quatre heures, ne pourront être inquiétés ni recherchés. Ceux qui livreront les chefs ou auteurs et instigateurs des révoltes, dans quelque temps que ce soit, avant néanmoins l'entière dispersion des révoltés, ne pourront être poursuivis, ni les jugements rendus contre eux être mis à exécution. Les personnes désignées dans la première partie de l'article VI ne pourront profiter des dispositions du présent article, et elles subiront la peine portée par la présente loi.
X. La loi portant établissement du Tribunal criminel extraordinaire sera exécutée, sauf les distractions d'attribution déterminées par la présente loi".
Le Moniteur."

C'est donc le 6 avril 1793 qu'est constitué officiellement le Comité de Salut Public.
En pleine Guerre Civile, le Comité de Salut Public menace alors d'amplifier le processus de Terreur de masse sur l'ensemble du territoire Vendéen, ce qu'il fera en rendant, mensongèrement, la Vendée, responsable de tous les problèmes. Le Comité de Salut Public incite donc les insurgés, partout en France, à se lancer dans le terrorisme de masse contre la population Vendéenne. D'ailleurs, sous la pression des Jacobins l'Assemblée promulgue la Terreur par décret, le 5 septembre 1793 ; puis, la loi des suspects instaure le Terrorisme d'État, le 17 septembre 1793 (pages 94 et 95) :

"[1er octobre 1793. Rapport sur la Vendée, au nom du Comité de salut public :]
Citoyens, l'inexplicable Vendée existe encore, et les efforts des Républicains ont été jusqu'à présent insuffisants contre les brigandages et les complots de ces royalistes. La Vendée, ce creuset où s'épure la population nationale, devrait être brisé depuis longtemps, et il menace encore de devenir un volcan dangereux [...].

(...) C'est donc à la Vendée que nos ennemis devaient porter leurs coups. C'est donc à la Vendée que vous devez porter toute votre attention, toutes vos sollicitudes. C'est à la Vendée que vous devez déployer toute l'impétuosité nationale et développer tout ce que la République a de puissance et de ressources.
Détruisez la Vendée, Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l'Autrichien. Détruisez la Vendée, l'Anglais ne s'occupera plus de Dunkerque. Détruisez la Vendée, et le Rhin sera délivré des Prussiens. Détruisez la Vendée, et l'Espagne se verra harcelée, conquise par les méridionaux joints aux soldats victorieux de Mortagne et Cholet. Détruisez la Vendée, et une partie de cette armée de l'intérieur ira renforcer l'armée du Nord, si souvent trahie, si souvent travaillée. Détruisez la Vendée, et Lyon ne résistera plus ; Toulon s'insurgera contre les Espagnols et les Anglais ; et l'esprit de Marseille se relèvera à la hauteur de la révolution républicaine. Enfin, chaque coup que vous porterez à la Vendée retentira dans les villes rebelles, dans les départements fédéralistes, dans les frontières envahies. La Vendée, et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française. C'est là qu'il faut frapper. C'est là qu'il faut frapper d'ici au 15 octobre, avant l'hiver, avant les pluies, avant l'impraticabilité des routes, avant que les brigands trouvent une sorte d'impunité dans le climat et les saisons.
Le Moniteur."

Dans la deuxième quinzaine d'octobre, le Comité de Salut Public se félicite de l'avancement de l'Extermination de la Vendée (pages 98 et 99) :

"[21 octobre 1793, Bourbotte, Louis Turreau, Choudieu et Francastel au Comité de salut public, d'Angers :]

(...) La Convention nationale a voulu que la guerre de la Vendée fût terminée avant la fin d'octobre, et nous pouvons lui dire aujourd'hui qu'il n'existe plus de Vendée, encore bien que tous les rebelles ne soient pas entièrement exterminés. Une solitude profonde règne actuellement dans le pays qu'ils occupaient. On ferait beaucoup de chemin dans ces contrées avant de rencontrer un homme et une chaumière, car à l'exception de Cholet, de Saint-Florent et de quelques petits bourgs où le nombre des patriotes excédait de beaucoup les contre-révolutionnaires, nous n'avons laissé derrière nous que des cendres et des monceaux de cadavres. Nous allons poursuivre cette horde fugitive et épouvantée partout où elle sera."
SHD, B5/7, original et copie authentifiée par Billaud, Carnot, Hérault, Prieur et Robespierre."

Des rapports d'extermination affluent de toute la Vendée (page 101) :

"[11 novembre 1793. Le général Rossignol au Comité de salut public :]
L'ennemi commence à évacuer Fougères. Il occupe Antrain et Dol. Il est fort de trente mille hommes au moins. On sonne le tocsin, comme dans la Vendée. Je fais tous mes efforts pour détruire tout ce qui attente à la liberté, mais il y a encore des hommes humains, et en révolution c'est un défaut, selon moi. [...]
P.S. Il serait à désirer pour le bien, en mesure générale, que l'on envoyât près cette armée le citoyen Fourcroy, membre de la Montagne, pour nous aider de ses lumières et enfin parvenir à la destruction de ces brigands. C'est le sentiment d'un de vos collègues qui connaît son talent en chimie.
Note : Rossignol pensait, comme Santerre, qu'il fallait avoir recours aux ressources de la chimie pour terminer cette guerre. (Voir la lettre de Santerre du 22 août [: Des mines !... des mines à force !... des fumées soporatives ! et puis, tomber dessus...])
Savary, t. II, p. 331-332."

(...) "[27 novembre 1793. Le général Westermann, de Rennes, au Comité de salut public :]
Il demande, pour en finir avec les rebelles, qu'on leur envoie 6 litres d'arsenic dans une voiture d'eau-de-vie."
SHD, B5/7. Analyse. Original manquant."

(...) "[27 novembre 1793. L'adjudant général Rouyer à Bouchotte, de Rennes:]
Il ne paraît pas moins certain qu'une amnistie, si elle était compatible avec la dignité du peuple souverain, produirait une défection presque universelle [parmi les Vendéens], et que d'un autre côté nos soldats se battraient avec bien plus d'intrépidité si l'on faisait des prisonniers. Mais je ne sais si ces mesures sont compatibles avec les égards qu'un peuple souverain se doit à lui-même. Il est de fait qu'eux-mêmes demandent que l'on fasse des prisonniers, au point que malgré que nous fusillions tout ce qui tombe sous notre main, prisonniers, blessés, malades aux hôpitaux, ils nous ont renvoyé de nos malades que nous avions été forcés de laisser derrière nous, mais je conçois aisément que ce n'est qu'une politique de leur part."
SHD, B5/16."

Le représentant, Laplanche, de la première troupe (qui sera bientôt nommée "colonne infernale"), proclame sa volonté exterminatrice (page 102) :

"[28 décembre 1793, Laplanche, de Saint-Malo :]
Il part pour marcher avec la colonne du Nord dans ces odieux départements [de la Vendée]. Il demande une autorisation expresse ou un décret pour brûler toutes les villes, villages et hameaux de la Vendée qui ne seront pas dans le sens de la Révolution."
Arch. nat., AF/II/269, 1er dossier, nivôse, pièce 23, analyse. Lettre originale : SHD, B5/14."

Les écrits décrivant les massacres monstrueux adressés au Comité de Salut Public sont innombrables, de la part des responsables Terroristes (pages 134 et 135) :

"[Louis Turreau, Prieur de la Marne et Bourbotte, au Comité de salut public, du Mans :]
À force de courir après la horde infernale des brigands, nous les avons enfin atteints hier sous les murs du Mans. [...] Des chefs, des marquises, des comtesses, des prêtres à foison, des canons, des caissons, des carrosses, des bagages de toute pièce, un nombre considérable de fusils, tout est tombé en notre pouvoir, et des monceaux de cadavres sont les seuls obstacles que l'ennemi opposait à la poursuite de nos troupes. Les rues, les maisons, les place publiques, les routes en sont jonchées et, depuis quinze heures, ce massacre dure encore. Toute l'armée court après cette horde. Notre cavalerie est sur elle, déjà presque tous ces canons, caissons, sont pris depuis qu'elle est sortie du Mans."
SHD, B5/16, 13 décembre 1793."

[Maignan au Comité révolutionnaire de Saumur, depuis Le Mans :]
"Frères et amis, Nous tardons beaucoup à vous donner des détails sur la grande affaire du Mans que vous savez déjà sans doute, mais nous attendions l'issue du combat pour vous en faire part. De plus, mes chasseurs étaient au combat, comme nous, et nous ne pensions guère en ce moment à écrire. [...]
Mon camarade et moi partîmes de La Flèche avec nos chasseurs, à neuf heures du matin, suivis de la colonne de Sepher. Tout le long de la route nous ne voyions que cadavres épars çà et là, que la cavalerie avait sabrés. [...]
Le feu a duré continuellement depuis sept heures du soir jusqu'à minuit. Après ce temps, il n'a pas été si suivi. Tant d'efforts devaient être couronnés par la victoire. À cinq heures on s'acharna, et l'action fut si chaude, qu'à six heures les brigands furent mis totalement en déroute.
Alors, l'artillerie volante, la cavalerie, où j'étais avec mon camarade, se portèrent sur eux. Ils avaient pris la route de Laval et nous les suivîmes. Je n'avais point encore vu de carnage comme celui-là. La route est jonchée de cadavres. Tout a été criblé par l'artillerie, le fusil et l'arme blanche. Femmes, prêtres, moines, hommes et enfants, tout a été livré à la mort. Je n'ai fait grâce à personne, j'ai également fait mon devoir, il y a du plaisir à venger sa patrie. [...]
Le nombre des morts du côté des brigands, dans cette journée, doit être de près de 2 300. Nous n'avons perdu qu'environ 100 hommes, mais nous avons eu au moins 400 blessés. [...] Si on veut, la Vendée est finie. [...]
Adieu, frères et amis, je vous embrasse. Vive la République !"
Arch. dép. Maine-et-Loire, 1 L 1223, 14 décembre 1793.

"[Lettre officielle de Bénaben, commissaire du Maine-et-Loire, du Mans, le 13 décembre 1793 :]
Toutes les rues sont couvertes de cadavres. Nos braves défenseurs, à la tête desquels je dois mettre Westermann, Marceau, Tilly, Delaage et Carpentier, sont à la poursuite de l'ennemi, qui voudrait se porter sur Laval. Toute cette route est jonchée de morts à la distance de trois ou quatre lieues."
Adressée au directoire du Maine-et-Loire, SHD, B5/7. Copie certifiée. Également Affiche, Arch. dép. Maine-et-Loire, 1 L 866, 13 décembre 1793."

Le 23 décembre 1793, la Guerre Civile prend fin avec l'importante défaite militaire Vendéenne à Savenay.
Pourtant les plus grands massacres de masse n'ont pas encore commencé, nous ne sommes qu'au début de la Terreur en Vendée... En effet, en guise de Pacification le Peuple Vendéen allait subir, entre autres, les 12 colonnes incendiaires dites "infernales", de Turreau, qui devaient s'ébranler au début de l'année 1794, afin de détruire tout ce qui se trouvait en Vendée : êtres humains (enfants, femmes, vieillards, hommes), nourriture (récoltes agricoles), habitations, etc.. Et tout cela sur la base des infâmes décrets d'extermination des 1er août et 1er octobre 1793 (pour plus de détails sur ces décrets, confer les ouvrages de Reynald Secher. L'Extermination de masse est déjà devenue une routine pour Robespierre, le Comité de Salut Public et la Convention Nationale... (page 139) :

"[19 décembre 1793. Garnier de Saintes à la Convention :]
Le succès de la journée du Mans est tel, citoyen collègue, qu'avec les dix mille hommes qui nous arrivent aujourd'hui du Nord, nous avons tout lieu d'espérer que, dans quinze jours, nous serons entièrement débarrassés de cette horde exécrable de brigands. Notre victoire leur coûte au moins dix-huit mille hommes, car dans quatorze lieues de chemin il ne se trouve pas une toise où il n'y ait un cadavre étendu.
On nous amène des prisonniers par trentaines. Dans quatre heures, on les juge. La quatrième on les fusille, dans la crainte que ces pestiférés, trop accumulés dans la ville, n'y laissent le germe de leur maladie épidémique [...] On les chasse comme des bêtes fauves, et le nombre de ceux qu'on tue équivaut à ceux qu'on fait prisonniers."
Le Moniteur, séance du 22 décembre 1793."

Justement, très récemment, en 2010, les archéologues ont découvert un charnier de la bataille du Mans (pages 142, 143 et 145) :

"[Archéologie de la bataille du Mans. Si, du côté révolutionnaire, on compte officiellement moins de 100 victimes, on en dénombre entre 2 et 5 000 côté vendéen, dont 400 malades ou blessés achevés à l'hôpital, sans parler des quelque 10 000 tués sur la route de Laval. Les fouilles menées en 2010 ont permis de mettre au jour neuf charniers regroupant environ 159 victimes, probablement des combats du centre ville, soit 38 femmes, 70 hommes, 28 adultes de sexe indéterminé, et 23 enfants ou adolescents :]
De nombreux corps portent les stigmates osseux de violents combats à l'arme blanche, mais aussi d'impacts d'armes à feu. Les armes utilisées sont variées (tranchantes ou perforantes) et entraînent des blessures différentes, qu'il convient de caractériser afin de les classifier. Pour les armes à feu, certains projectiles sont fichés dans les chairs et retrouvés lors de la fouille. Ceux-ci montrent l'emploi de fusils, pistolets (balles de différents calibres) mais aussi de pièces d'artillerie (grenaille à base de clous, boulets type biscaïen). La variété des blessures montre plusieurs faciès de combats : corps à corps, charges de cavalerie, canonnades... [...]
Les cadavres sont déposés sans ménagement dans les fosses et empilés sur plusieurs couches, sans distinction d'âge ou de sexe (le plus jeune sujet est âgé de 3 à 4 ans, si on exclut le fœtus retrouvé in utero). Les fosses creusées sous forme de tranchées rectangulaires varient en dimension, et surtout en profondeur. Une seule fosse globalement circulaire se détache du lot : fouillée lors du diagnostic de 2009, elle contenait les corps d'adultes uniquement et majoritairement masculins (une seule femme). Les corps sont disposés tête bêche et dans un souci de préservation d'un certain rituel funéraire. Cette différence de traitement a donné lieu à diverses interprétations, dont aucune n'est satisfaisante. Corps de républicains ou de Manceaux ayant bénéficié d'un respect particulier ? Cependant, aucun élément pertinent ne vient confirmer ces faits. Il peut aussi s'agir d'une fosse creusée au début ou à la fin des inhumations, quand l'urgence de l'enfouissement n'était pas aiguë. [...] Pour tous les autres charniers, la présence de rares éléments vestimentaires (tissus sous forme d'empreintes conservées dans la chaux, boutons vestimentaires et d'uniforme, cuir et boucles de bronze), indique que les corps sont encore partiellement habillés lors de l'inhumation. Les textes parlent d'un dépouillement des cadavres, cependant certains effets de valeur sont toujours associés à leurs propriétaires et montrent que si dépouillement il y a eu, celui-ci n'a pas été aussi systématique. Parmi les effets de valeur, on peut citer une bourse contenant des monnaies (louis) et une croix ciselée en or. La condamnation des fosses par une forte épaisseur de chaux rend compte de la peur des épidémies... [...]
La majorité des projectiles issus de fusils ou de pistolets, de même que les boulets biscaïens, ont été retrouvés dans le charnier 5 ; ils sont accompagnés de nombreux éléments métalliques associés à de la mitraille. La fosse 9 a livré de nombreuses balles aussi. Dans certaines fosses (charnier 8 par exemple) seuls des traces de coups tranchants ont été notés, assénés sur le crâne ou les jambes, ils sont majoritairement portés par l'arrière."
Élodie Cabot, Pierre Chevet, "Le Mans, Quinconce des Jacobins. Archéologie de la bataille du Mans (12-13 décembre 1793)", Rapport provisoire Institut national de recherches archéologiques préventives."

Voici un très intéressant courrier daté du 3 novembre 1793 adressé à Robespierre et retrouvé après sa mort, par un capitaine révolutionnaire de l'armée de Mayence, un certain Bouverey, qui approuve la répression lors de la Guerre Civile en 1793 contre la Vendée (position déjà plus que contestable) ; mais qui condamne, en revanche, fermement, la violation des lois qui, pour lui, porte atteinte aux principes même de la Révolution (page 279) :

"(...) Oui, la cruauté ne fait que des lâches, la vertu seule fait les héros.
Que dans aucune guerre, aucun soldat ne mette à mort un homme hors du combat. Que dans aucune guerre, aucun soldat ne s'arroge d'effets sans une distribution légale. Voilà comme devrait débuter le code militaire d'un peuple libre et de tous les peuples. Si tel homme a mérité la mort, si tel autre doit être privé de ses possessions, pourquoi abandonner un point aussi important au caprice de chacun, tandis que la loi peut le décider ? Ô Français, donnons l'exemple ! Que ces deux articles soient consacrés dans nos lois ! Français, défendons la liberté, mais rendons-nous en dignes par nos vertus !
Signé Bouverey, capitaine de la huitième compagnie du deuxième bataillon de la Haute-Saône, de l'armée de l'Ouest, division de Mayence, actuellement à Angers."
Rapport [...] de l'examen des papiers trouvés chez Robespierre [...], par E.-B. Courtois [...], janvier 1795, p. 248-260."...

P.S. : Ce commentaire étant trop long pour figurer intégralement sur ce site, vous pouvez le retrouver dans son intégralité sur ma page Facebook : "Communisme Totalitarisme (Unvola)".


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5.0 étoiles sur 5 Pratique & solide, 6 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Philips Avent Tasse à Bec Anti-fuites - Rose - 200 ml (Puériculture)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Tasse qui répond parfaitement à ses fonctions. Elle est pratique, solide et surtout ne fuit pas même après avoir chuté à plusieurs reprises. Rien à redire sur ce produit de qualité et avec un look parfait pour une petite fille.


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