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Unvola
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Equinoxe
Equinoxe

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dans la même veine que l'album : Oxygène !!!, 21 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Equinoxe (CD)
Avec Equinoxe, Jean-Michel Jarre signe son deuxième album. Comme je l’écris dans mon commentaire concernant son premier album : Oxygène (30eme Anniversaire), cet album est également à posséder pour l’aspect pionnier de la musique élaborée aux synthétiseurs, à la fin de la décennie 70 et début 80. Ici, on trouve trois bons titres : Équinoxe (Part IV), (Part V) et (Part VII).


Oxygène
Oxygène

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'"inventeur" de la musique électronique !!!, 21 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oxygène (CD)
Oxygène (30eme Anniversaire) est le premier album de Jean-Michel Jarre. Ce dernier fut un pionnier dans le domaine de la musique électronique à la fin de la décennie 70, avec quelques autres, comme les groupes : Space et Kraftwerk.
Même si je ne trouve seulement que deux très bons morceaux dans cet album : Oxygène (Part II) et (Part IV), il est tout de même à posséder pour le côté novateur de l’époque ; et l’aspect nostalgique qu’il revêt pour les adolescents que nous étions alors...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 4, 2014 11:42 AM MEST


Au Gre du Vent
Au Gre du Vent
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un album qui égaye le quotidien !!!, 5 juillet 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au Gre du Vent (CD)
Après les superbes albums Air Frais et Vivons!, la voix enjouée de Riké, accompagnée par de superbes mélodies rythmées, procurent encore à ce nouvel album, un plaisir d’écoute incroyable ! Le tout agrémenté d’une instrumentation très diversifiée. Que demander de plus ? Rien. Bref..., que du bonheur !


Karl Marx - Qui suis-je ?
Karl Marx - Qui suis-je ?
par Nicolas Tandler
Edition : Relié
Prix : EUR 12,00

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Marx : le théoricien du Génocide..., de "classe" !!!, 24 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Karl Marx - Qui suis-je ? (Relié)
Cette courte et très récente (2013) étude sur Karl Marx du journaliste et écrivain, Nicolas Tandler, est particulièrement intéressante. Car comme pour son "Qui suis-je ?" sur "Qui suis-je?" Trotski, l'auteur va droit au but dans la description du personnage de Marx.

Karl Mordechai Marx est né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie (région d'Allemagne). Comme pour Lénine et Trotski, plus tard, il existe une paradoxale contradiction entre l'Idéologie Totalitaire de "classe" et la réalité des origines familiales ; puisque Marx est issu d'une famille "bourgeoise" et fortunée. En effet, son père Heinrich Marx comptait parmi la centaine de fortunes les plus importantes de Trèves. La première pathologie de tous ces théoriciens et praticiens Terroristes est donc la schizophrénie. Cette pathologie n'est évidemment pas la seule car viennent se rajouter : le fanatisme, la psychopathie, la mégalomanie, le mépris pour la vie humaine (cette ignoble pathologie doit bien porter un nom médical !), la paranoïa. Et j'en passe...

Mais revenons à nos moutons.
Jusqu'à son mariage avec Jenny von Westphalen, le 19 juin 1843, Karl Marx vivait aux crochets de ses parents. Son père déjà décédé, sa mère ne vint même pas à son mariage. Les relations familiales s'étaient déjà considérablement détériorées...
À cette époque, il vivotait et commençait à écrire notamment sur son ex-maître à penser : Hegel.
Marx, d'origine Juive décida alors, par Idéologie, de fustiger la religion à travers des formules cinglantes, telles que (page 29) :

"La religion n'est que le soleil illusoire qui gravite autour de l'homme tant que l'homme ne gravite pas autour de lui-même."

Et encore, la plus célèbre d'entre-elles (toujours page 29) :

"[La religion] est l'opium de peuple".

Selon l'excellente expression de Nicolas Tandler : L'"athéisme de combat" deviendra l'une des composantes principales du Marxisme.

C'est en août 1844 à Paris, que Karl Marx fit la connaissance d'un certain Friedrich Engels. Ce dernier était le fils d'un industriel du textile. Décidément, tous ces grands "penseurs" du Communisme ont plus de choses à voir avec l'intelligentsia et la "bourgeoisie", qu'ils veulent exterminer ; qu'avec le "prolétariat" qu'ils ne connaissent absolument pas, et que de loin...
Engels ne se cachait pas d'être antisémite. Quant à Marx, il méprisait la Religion et avait, lui aussi, plus que des penchants pour le racisme. Ce binôme de théoriciens du Communisme devait perdurer jusqu'à la mort de Marx en 1883.
Eh oui ! Marx et Engels étaient racistes. D'ailleurs, voici, entre autres, deux citations plus que significatives : parlant de Ferdinand Lassalle (qu'il détestait), Marx écrivait de lui (page 72) :

"Le juif est l'ennemi du genre humain. Il faut envoyer cette race en Asie ou l'exterminer."

Toujours à l'encontre de Lassalle, il écrivit l'infâmante phrase suivante, à Engels, le 30 juillet 1862... (page 79) :

"Il est tout à fait évident que du fait de la forme de sa tête et la manière dont sa chevelure pousse, [Lassalle] descend de nègres qui se joignirent à Moïse au cours du voyage de la sortie d'Égypte, à moins que, peut-être, sa mère ou sa grand-mère aient eu des relations avec un nègre."

Après son mariage, Marx vivait toujours une vie de bohème. Ses maigres revenus étaient toujours insuffisants pour faire vivre sa famille. Alors Marx se faisait financer, entre autres, par la branche Philips (future multinationale..., un comble !) du côté de sa mère ; et par la mère de son épouse.
En cette année 1844, Marx et Engels concoctèrent une théorie : le Socialisme Scientifique (page 36) :

"Dans sa correspondance, ses brouillons, ses articles, ses brochures polémiques, Karl Marx, dorénavant inséparable de Friedrich Engels, a jeté les grandes lignes, et parfois les éléments de détail, d'une doctrine qu'il n'arrêtera plus de compléter, et qui portera donc son nom : le marxisme."

Puis, Marx développa le concept de matérialisme historique, qu'il résume de la façon suivante (page 39) :

"Les hommes font leur propre histoire", mais "ils ne la font pas au gré de leur initiative ni dans des circonstances librement choisies". Par conséquent, ils ne font pas ce qu'ils veulent, et pire encore, ils ne sont pas conscients de ce qu'ils font."

Qui plus est, pour Marx, l'infrastructure économique supplantait la superstructure Idéologique (page 40) :

"Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine la réalité, c'est au contraire la réalité sociale qui détermine leur conscience."

Nicolas Tandler nous résume alors les conséquences qu'engendre le matérialisme historique (pages 40 et 41) :

"Trois conséquences "pratiques" du matérialisme historique pour le combat marxiste. D'abord, l'action indirecte sur les idées. Il faut agir, non pas sur la superstructure idéologique, mais sur l'infrastructure économique. Ce qui signifie qu'il ne faut pas chercher à combattre les idées, à convaincre, mais à transformer le système de propriété, ou à remplacer les détenteurs des biens, ce qui influe sur les rapports de production, donc sur l'infrastructure, et détermine la victoire.

Ensuite, il ne faut pas se laisser subjuguer par les "valeurs morales", l'"humanitarisme", etc. On peut se servir de telles notions, à condition de ne pas oublier qu'il s'agit d'une sorte de décoration.
En définitive, tout ce qui vient d'être exposé relève de l'inéluctable, de la prédétermination, en un mot, du déterminisme. Raisonner en marxiste, quelle que soit la tendance (communiste, sociale-démocrate, voire libérale), c'est se sentir sûr de la victoire, puisqu'elle découle de l'évolution obligatoire du monde. Et de la science, puisque socialisme scientifique il y a. La définition de la doctrine est énoncée aux ignorants de deux manières. L'une, tronquée : "Le socialisme scientifique, c'est l'appropriation collective des grands moyens de production." Voilà qui paraît peu inquiétant ? la phrase complète contient une portée bien plus vaste, en fait, totale : "Le socialisme scientifique, c'est l'appropriation collective des moyens de production et d'échange." L'adjectif grand a disparu, les Khmers rouges en conclurent qu'il importait de détruire filets de pêche et machine à coudre, instruments, permettant d'en venir à "l'accumulation primitive du capital". Et l'échange implique absolument tous les domaines de la vie humaine. Vaste sujet de réflexion.
À cet édifice, dressé au milieu de la décennie quarante du XIXe siècle, Marx et Engels ajouteront "la lutte des classes" (ils l'exprimeront de la manière la plus percutante dans le Manifeste communiste), le matérialisme dialectique, développé à partir de Hegel, puis rendu autonome, et la théorie de la valeur et de la plus-value. Ces thèmes vont défiler à leur place."

Au début de 1846, Marx créa, avec son acolyte Engels, le premier Parti Communiste, nommé : Ligue des Communistes. De même que ses disciples Totalitaires Communistes reprendront l'une de ses expressions favorites, méprisantes et condescendantes, celle de : "petit-bourgeois".
Le premier grand écrit de Marx et Engels fut donc : "Le Manifeste Communiste", en novembre 1847.
Ce Manifeste comporte quatre parties. La phrase d'introduction du livre paraissait déjà, à l'époque, particulièrement intrigante et menaçante : "Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme". Aujourd'hui, rétrospectivement, on sait malheureusement, que cette menace était bien réelle et qu'elle a été mise à exécution par l'immensité des Crimes du Totalitarisme Communiste, depuis Octobre 1917, aux quatre coins de la planète.
La première partie du Manifeste développe le concept de la "lutte des classes" et s'intitule "Bourgeois et prolétaires" (page 49) :

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classe."

Cette pensée foncièrement haineuse et primaire engendre automatiquement, pour Marx, le principe de Révolution, de combat et donc de Guerre Civile (pages 49 et 50) :

"Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurandes et compagnon, bref oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une lutte ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une lutte qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la disparition de deux classes en lutte."
(...) "Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société entière se scinde de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes qui s'affrontent directement : la bourgeoisie et le prolétariat."

Il conclue cette première partie de manière tout aussi radicale (page 51) :

"La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables."

La seconde partie du Manifeste s'intéresse aux "Prolétaires et communistes". Lénine et Trotski, un peu plus tard, estimeront de manière très condescendante, comme Marx, que les Communistes représentent une "élite intellectuelle", une "avant-garde" qui croit détenir la Vérité Absolue. Par conséquent, les Communistes se sont fixés comme objectif de guider la "classe prolétarienne", incapable qu'elle est, selon eux, de réfléchir par elle-même, et ignorante de ses intérêts..., de "classe" (page 51) :

"Sur le plan de la théorie, ils ont sur le reste du prolétariat l'avantage d'une intelligence claire des conditions de la marche et des résultats généraux du mouvement prolétarien."

Pour Marx, l'objectif de domination de la "classe prolétarienne" est clairement défini (toujours page 51) :

"Le but immédiat des communistes [...] : constitution du prolétariat en classe, renversement de la domination bourgeoise, conquête du pouvoir politique par le prolétariat".

On trouve chez Marx et les Communistes un autre dogme intangible faisant partie de l'Idéologie Communiste, celui concernant l'abolition totale de la propriété privée (page 52) :

"Les communistes peuvent résumer leur théorie dans cette formule unique : abolition de la propriété privée".

(...) "La famille bourgeoise s'évanouit naturellement avec l'évanouissement de son corollaire, et l'une et l'autre disparaissent avec la disparition du capital."

Or, abolir la propriété privée revient à supprimer la Liberté individuelle. La tragique réalité des faits le démontrera dans tous les régimes Totalitaires Communistes à travers le monde : en U.R.S.S., en Chine, au Cambodge, etc..

Son programme en dix points pour prendre le Pouvoir, comporte les germes Terroristes et Totalitaires du Communisme (pages 52 et 53) :

"Le programme de dix mesures à mettre en œuvre à la prise du pouvoir comporte l'"abolition du droit d'héritage" (point n°3), le "travail obligatoire pour tous ; organisation d'armées industrielles" (point n°8) ; "Éducation politique et gratuite de tous les enfants" (point n°9), etc., étant précisé : "Cela ne pourra se faire, naturellement, au début, que par une intervention despotique dans le droit de propriété..." Marx avoue aussi qu'elles auront, ces mesures, un caractère "insoutenable".

Au terme des deux autres chapitres, Marx conclut dans une apothéose déclamatoire à caractères Terroriste et Totalitaire (page 53) :

"Les communistes se refusent à masquer leurs opinions et leurs intentions. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent devant une révolution communiste ! Les prolétaires n'ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !"

Marx renouvelle à nouveau un engouement immodéré pour la violence dans son livre : "Critique de la philosophie hégélienne du droit" (page 53) :

"L'arme de la critique ne peut en tout état de cause pas remplacer la critique des armes, la violence matérielle doit être renversée par la violence matérielle [...]."

Il ira encore plus loin fin 1848 :

"Il n'y a qu'un moyen de raccourcir les douleurs d'agonie meurtrière de la vieille société, et les sanglantes douleurs d'accouchement de la nouvelle société, de les simplifier et de les concentrer, un moyen unique - le terrorisme révolutionnaire."

Nicolas Tandler précise même que, jusqu'à la fin de sa vie, Marx persista dans cette volonté Terroriste, prônant également la menace de mort personnalisée. Marx considérait donc le Terrorisme comme nécessaire puisqu'il était, pour lui, un : "mode d'action historiquement inévitable".

Quant à l'analyse du matérialisme dialectique, Marx se fonde sur le principe antagoniste du binôme ami/ennemi, c'est-à-dire "prolétariat/bourgeoisie". Ce binôme que Marx s'obstine fanatiquement à concevoir obligatoirement comme une opposition radicale, doit finir dans l'extermination de l'une de ces deux "classes". Dans ce manichéisme obsessionnel de Marx, la "classe" prolétaire doit évidemment finir par détruire la "classe" bourgeoise. Émergerait alors une société nouvelle, intégralement "prolétarisée" ! Nicolas Tandler précise que... (page 55) :

"Sur le plan pratique, le matérialisme dialectique, adaptable à tous les domaines, se traduit par l'exploitation des contradictions. Avec une efficacité redoutable. Il est vrai que la technique peut se retourner contre ses utilisateurs et, de ce point de vue, la fin de l'Union soviétique représente un très beau cas d'école."

Marx et Engels firent diffuser, en Allemagne, dans le journal de propagande du Comité Central de la Ligue Communiste, l'Adresse, la double stratégie suivante... (page 66) :

"(...) il fallait lutter avec les démocrates petits-bourgeois contre la monarchie, tout en les attaquant pour les empêcher de se développer.

"Il ne peut s'agir pour nous [...] d'améliorer la société existante mais d'en fonder une nouvelle."

On lisait aussi dans l'Adresse ces lignes prophétiques au sujet de la propriété foncière devant être confisquée et devenir : "propriété de l'État et [qu'elle] soit transformée en colonies ouvrières que le prolétariat rural groupé en associations exploite avec tous les avantages de la grande culture".
La définition des futurs kolkhozes et sovkhozes de la Russie soviétique du siècle suivant."

Depuis qu'ils se connaissaient et jusqu'à la mort de Marx, Engels, grâce à sa fortune familiale subvint toujours financièrement à la famille Marx. Le "maître" pouvait tranquillement poursuivre son "œuvre"...
Marx développa donc ses célèbres théories économiques sur : la valeur travail et la plus-value (ou profit). Bref, au terme de son étude, Marx en déduisit la situation mal définie suivante... (page 77) :

"La conclusion s'exprime par l'antagonisme des intérêts des capitalistes et des travailleurs. Marx établit de la sorte "scientifiquement" le fondement de la lutte des classes".

(...) Si on suit Marx, la nouvelle société, qui naîtra après l'effacement du capitalisme, échappera aux lois de l'économie. Or, il n'a pu fournir aucune description de son organisation, s'arrêtant à la "période de transition", qui suppose un régime de dictature du prolétariat, afin d'empêcher le capitalisme de survivre ou de réapparaître, ce qui serait anormal, parce qu'il est censé finir de lui-même en société socialiste, puis communiste. Tout se jouera en fait dans la "négation de la négation", entre propriété collective et propriété (ce qui l'individu possède en propre). Grâce au matérialisme dialectique, il n'y aura pas là de problème, du moins pour les spécialistes de l'acrobatie intellectuelle. Et il faut se répéter que le socialisme scientifique revient à l'appropriation collective des moyens de production et d'échanges, à savoir la totalité de ce qui se trouve à la disposition des êtres humains, y compris leur communication. Un sujet infini de réflexion."

C'est en 1864, à Londres, que Marx fonda l'Internationale.

En 1875, Engels et Marx écrivirent la Critique du programme du Gotha (page 100) :

"Quinze années plus tard, en 1890, Marx mort depuis sept années, la Critique parut sous forme de livre. Elle revêt une certaine importance en raison d'une annonce inédite jusqu'alors de la part du duo, et destinée à revêtir une signification pratique trois décennies après, avec le Russe Lénine :

"Entre la société capitaliste et la communiste, s'étend une période de transformation révolutionnaire de l'une à l'autre. Cela correspond donc à une période de transition politique durant laquelle l'État ne peut être rien d'autre qu'une dictature révolutionnaire du prolétariat"."

Après de longues années de travail, le premier volume du plus important livre de sa vie, le Capital, fut publié le 2 septembre 1867 ; ouvrage rebutant à lire par les économistes et les profanes, car globalement incompréhensible et rébarbatif. D'ailleurs, Marx fut désespéré de constater qu'il n'intéressa pas grand monde. En effet, il fallut plusieurs années pour écouler les 1 000 premiers exemplaires...
Engels édita le second volume en 1885, après la mort de Marx, et le troisième volume en 1894. Comme Engels décéda en 1895, c'est un autre théoricien Marxiste Allemand, Karl Kautsky, qui se chargea de publier le quatrième volume.

Karl Marx décéda le 14 mars 1883. Il n'y avait que huit personnes à son enterrement, dont Engels qui, bien évidemment, prononça l'éloge funèbre de Marx (page 111) :

"Le plus grand penseur vivant ne pensera plus. Bientôt le monde ressentira le vide laissé par la disparition de ce titan... Son nom et son œuvre vivront dans les siècles à venir."

Engels ne savait pas à quel point il avait raison en prononçant ces mots.. En effet, 34 ans après la mort de Marx, un certain Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le pseudonyme de Lénine, allait réaliser la volonté de Marx en mettant en place, à partir du coup d'État Bolchevique (Communiste) du 25 Octobre 1917, le Parti-État-Unique Communiste fantasmé par Marx, devenu un véritable système Totalitaire Communiste réel, d'abord en Russie, puis à travers le monde, dans le cadre de la 3ème Internationale (Internationale Communiste ou encore Komintern) !
Ce fut le premier système Totalitaire (j'écris bien Totalitaire, et non Dictatorial ou autres... ) au 20ème siècle, voire depuis le début de l'histoire de l'humanité, bien avant l'autre monstrueux régime Totalitaire : le Nazisme, entre 1933 et 1945.

En conclusion :
Dramatiquement, Karl Marx a engendré d'innombrables émules dans le cadre du système Totalitaire Communiste mondial, tout au long du 20ème siècle... À commencer par Lénine et Trotski les deux pseudo-intellectuels qui ont mis en œuvre RÉELLEMENT l'Idéologie Totalitaire Communiste ; inspirés qu'ils étaient, par le théoricien Marx.
Marx possède donc une responsabilité Morale et intellectuelle infinie dans l'hégémonie mondiale de la tragédie du Totalitarisme Communiste réel, au 20ème siècle et encore de nos jours en ce 21ème siècle, dans plusieurs pays : Laos, Chine, Corée du Nord, Vietnam, Cuba, etc..
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 2, 2014 12:25 AM MEST


Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie
Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie
par Aurélien Barrau
Edition : Broché
Prix : EUR 14,50

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La passion de l'Univers !!!, 20 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Big Bang et au-delà - Balade en cosmologie (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Cette courte présentation sur la Cosmologie du professeur et chercheur Aurélien Barrau, se déroule sous la forme agréable d'un mélange : de science, de philosophie et d'expérience personnelle.
Avec l'émerveillement d'un passionné qu'il est, l'auteur nous expose donc rapidement les grands principes, phénomènes, lois, interrogations..., concernant l'Univers, tels que :
- La formation de l'Univers selon la théorie du Big Bang ; voire selon la théorie du grand rebond (Big Bounce) issue de la cosmologique quantique à boucles ;
- L'expansion de l'Univers ;
- Les trous noirs ;
- Les quasars ;
- La particule du Boson de Higgs : une découverte très récente grâce au grand accélérateur à particules, le L.H.C., du C.E.R.N. (Centre Européen de recherche nucléaire) à Genève ;
- La matière et l'énergie noires ;
- La théorie des cordes ;
- La gravitation quantique ;
- La théorie du multivers ;
- Etc..

Bref, l'auteur vulgarise et récapitule pour nous des notions scientifiques pourtant extrêmement complexes, afin de faire partager sa passion pour la Cosmologie, au plus grand nombre...

Pour un plus grand approfondissement de l'histoire et des différentes notions de la Cosmologie, je propose également la lecture du passionnant ouvrage de Simon Singh : Le roman du big bang.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 31, 2013 10:49 PM MEST


Vendée. Les Archives de l'extermination
Vendée. Les Archives de l'extermination
par Alain Gérard
Edition : Broché
Prix : EUR 27,00

6 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Révolution Française : Droits de L'Homme mais aussi..., Terreur de masse !!!, 20 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vendée. Les Archives de l'extermination (Broché)
Alain Gérard est chercheur à l'Université de Paris-IV-Sorbonne. Il a également fondé le Centre Vendéen de recherches historiques. Cet ouvrage représente un travail colossal regroupant 600 pages d'analyses et de textes issus des Archives de la Révolution Française ; et plus particulièrement de la période située entre 1792 et 1794, concernant la Terreur puis..., la Grande Terreur.
Alain Gérard, pour caractériser le Crime de masse Vendéen, parle d'Extermination de masse. Un autre grand spécialiste de la Vendée, Reynald Secher, parle lui de : "Génocide Vendéen Franco-Français" (confer ses travaux pionniers sur le sujet : Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d'un crime légal contre l'humanité ; La Vendée-Vengé : Le génocide franco-français ; et La guerre de la Vendée et le système de dépopulation). Mais on pourrait tout aussi bien caractériser ce Crime de masse de : Crime contre l'Humanité. Cependant, je trouve que la thèse de Reynald Secher quant à l'analyse de l'Extermination Vendéenne, en tant que : Génocide, me paraître particulièrement bien étayée... En fait, comme l'explique fort bien Jean-Baptiste Jeangène Vilmer dans son formidable ouvrage : La guerre au nom de l'humanité - Tuer ou laisser mourir, toutes ces terminologies relèvent de définitions juridiques, mais ne donnent pas de critères spécifiques liés à l'intensité de la barbarie exercée, ou du nombre de victimes, pour caractériser un Crime de masse. De toute façon, quelque soit l'intitulé donné à un Crime de masse, cela ne change absolument rien pour les victimes assassinées ; et cette caractérisation relève plutôt du débat d'experts !
En revanche, au-delà de la terminologie, Alain Gérard et Reynald Secher s'accordent sur le fait crucial que, depuis plus deux 200 ans, de nombreux historiens ont, au minimum, cherché à minimiser ce Crime, voire pour certains, ont carrément NIÉ la volonté d'Extermination du Peuple Vendéen. Or, les Archives pléthoriques et particulièrement explicites, parlent d'elles-mêmes. Ces curieux comportements de la part d'historiens portent une grave atteinte à la Mémoire des victimes de cette région Française, sauvagement martyrisées ; et plus largement à toutes les victimes de la Révolution Française. Reynald Secher parle même dans son prodigieux ouvrage de..., "Mémoricide" !

La Révolution Française engendra donc, dès ses débuts en juillet 1789, une foultitude d'actes de barbarie innommables comme, entre autres, les tristement célèbres visions d'horreurs de : têtes, diverses organes (notamment génitaux) et restes humains, exhibés aux bouts de bâtons, de piques et de fourches, par la population Française, dans les rues de Paris et en province. Malheureusement, ce n'était que les prémisses d'une violence inouïe qui allait être décuplée à travers notamment : les Massacres de Septembre 1792 dans les prisons parisiennes ; puis lors de la Guerre Civile en 1793 ; et enfin dans l'apogée de son Inhumanité, lors de l'Extermination de masse (ou Génocide) Vendéen de la fin 1793 à la fin 1794. Une violence Étatisée et Institutionnalisée sous la Terreur du Comité de Salut Public dirigé par les Jacobins et Robespierre .

Ce premier type de violence constaté dès les débuts de la Révolution Française en 1789, est très bien décrit par Patrice Gueniffey dans son ouvrage : La Politique de la Terreur: Essai sur la violence révolutionnaire, 1789-1794. Il s'agit d'une violence Populaire, improvisée, spontanée, non-idéologisée et faisant partie d'un phénomène de Foule, dans le déroulement de la Révolution Française (confer Gustave Le Bon : Psychologie des foules). Ce qui n'explique absolument pas l'aspect particulièrement intense et barbare de cette violence, qui nous saisi d'effroi lorsque l'on constate que des êtres humains ordinaires peuvent soudainement, et dans un contexte particulier, se transformer en criminels, capables d'une sauvagerie indescriptible...

Mais laissons donc à la conscience humaine, le soin de juger les innombrables actes de barbarie perpétrés par des citoyens Français, dans le cadre Révolutionnaire. Précisons toutefois et encore une fois que, ces actes de barbarie ont été commis dès juillet 1789, parallèlement à la mise en place des nouvelles lois et décrets dont : les Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789.
Intéressons-nous donc au sujet qui nous occupe dans ce formidable ouvrage, à savoir : l'élaboration de la Terreur de masse par le Comité de Salut Public et la Convention...

Alors que la Révolution Française suit sont cours chaotique en se débarrassant des vestiges de l'Ancien Régime, avec la mise en place d'Institutions, de lois et de décrets ; dans le même temps, les massacres individuels et de masse se poursuivent, notamment à Paris. C'est alors que se produit entre le 2 et 6 septembre 1792, le massacre de masse que l'on nomme depuis : "les Massacres de Septembre" (pages 38, 40, 44 et 57) :

"Si les massacres parisiens frappent par leur ampleur, quelque 1 300 victimes dans les principales prisons, ils mettent en œuvre une procédure spontanée susceptible d'éclairer ceux que nous venons d'évoquer. Comme à La Rochelle, les massacreurs sont des artisans et des boutiquiers dépourvus d'antécédents judiciaires, parfois sous l'uniforme des volontaires, les fédérés, accourus de toute la France avant de se porter aux frontières. Même dûment informées des tueries en cours, ni l'Assemblée ni la Commune ne mobilisent la force armée : tout au plus délègue-t-on quelques observateurs.

(...) L'horreur des massacres de Septembre culmine dans ce qu'on hésite à qualifier de dérives. Lors du procès qui sera tenté beaucoup plus tard à quelques-uns des assassins, le vinaigrier Damiens sera accusé d'avoir ouvert le côté de l'adjudant-général Delaleu pour lui arracher les poumons, un autre d'avoir prélevé sur un cadavre un cœur qu'il a voulu faire embrasser : deux actes qui paraîtront si peu invraisemblables au tribunal qu'il expédiera les deux inculpés au bagne. Le boucher Godin aurait aussi été vu brandissant" de la chair humaine au bout d'une pique". Ce sont pourtant deux femmes qui sont l'objet des pires sévices. Jacques-Charles Hervelin, tambour des canonniers de la section de la Halle est accusé par les citoyennes de son quartier "d'avoir participé à l'assassinat de la princesse de Lamballe, d'avoir promené sa tête, ses parties génitales et mangé son cœur, qu'il a fait griller sur un fourneau chez un limonadier". De son côté, Roch Marcandier, ancien secrétaire de Camille Desmoulins, rapporte que la foule aurait coupé la tête et les seins de l'amie intime de la reine, lui aurait arraché le cœur, et l'un de ses bourreaux lui aurait coupé "la partie virginale" pour s'en faire des moustaches. Quant à Marie Gredeler, la boutiquière du Palais Royal coupable d'avoir émasculé son amant lors d'un accès de jalousie, son supplice est inracontable.

Ainsi, du 2 au 6 septembre, cinq longues journées durant, une foule d'artisans, de boutiquiers et de fédérés, tous Français moyens, dépourvus d'antécédents judiciaires, vident consciencieusement les principales prisons parisiennes, massacrant quelque 1 300 détenus.

(...) Au total, des massacres parisiens des 2 au 6 septembre 1792, à la création du Tribunal révolutionnaire le 10 mars suivant, on assiste à l'irruption d'une Terreur populaire bientôt relayée par ce qui est déjà de la Terreur étatique. Sans que quiconque se sente responsable. L'ère des massacres démocratiques s'ouvre, qui fabrique des victimes sans coupables : plus que le nombre de morts, c'est cela qui est le plus neuf. Paradoxalement, la Terreur résulte moins d'un excès de pouvoir, que du renoncement à la responsabilité personnelle qui seule rend un pouvoir légitime.

(...) De septembre 1792 à mars 1793 s'opère bien davantage qu'une mutation politique : le basculement de la Révolution dans une logique purificatrice. Hier l'adversaire, l'ennemi même pouvait être seulement vaincu. Désormais le Mal devra être éradiqué, et la mort sera le prix de la défaite."

Puis, c'est essentiellement la levée, la conscription des 300 000 hommes les 23 et 24 février 1793, officiellement destinée à guerroyer en Europe, qui est considérée par le Peuple Français comme particulièrement injuste et arbitraire, et qui engendre des soulèvements partout en France, se transformant en Guerre Civile à la fin du mois d'avril 1793.

Le 10 mars 1793, Jean-Baptiste Carrier propose aux extrémistes de mettre en place une Institution parfaitement anti-Constitutionnelle, bafouant les principes élémentaires juridiques du Droit, totalement anti-Démocratique et Liberticide, à savoir : le Tribunal Révolutionnaire, permettant de : "condamner à mort, sans recours et sous 24 heures, les ennemis de la Révolution". Danton valide alors cette sinistre proposition.
Dans la foulée, le 19 mars 1793 est voté la loi de sang (pages 47 et 76) :

"Invraisemblable coïncidence : le 19 mars 1793, le jour même où pour la première fois, comme nous venons de le voir, une véritable armée, celle de Marcé, se fait étriller à Pont-Charrault par les Vendéens, à Paris la Convention, sur la base de nouvelles alarmantes mais floues en provenance de l'Ouest, adopte une loi terrible, une loi de sang qui va transformer ce qui n'est encore qu'une révolte populaire, en la plus inexplicable des guerres civiles. Une loi pourtant si peu justifiée par le rapport de forces aux yeux de ses propres initiateurs, que le 10 mai, alors que l'insurrection est partout victorieuse, l'Assemblée décide qu'elle ne s'appliquera qu'à ses seuls chefs. Une loi dont cependant Turreau se réclamera pour justifier l'extermination de la population du début de 1794, complétée il est vrai par celles du 1er août et du 1er octobre, qui prescrivent de transformer la Vendée en un vaste désert.

(...) Si les massacres de Machecoul, tels que contés par les maximalistes, autorisent ceux-ci à détruire, un nom du Peuple, le peuple réel de la Vendée, réputé monstrueux ; si la loi de sang du 19 mars permet de mettre à mort, dans les 24 heures et sans possibilité d'appel, tout suspect de s'être insurgé ou d'avoir arboré un signe de rébellion ; en revanche la destruction du pays, telle qu'elle sera mise en œuvre par les colonnes infernales dans les premiers mois de 1794, n'a pour l'instant pas été systématisée. C'est l'objet de la loi du 1er août 1793, dont précisément Turreau se servira pour se couvrir, et qui, nous allons le constater, est le fruit d'une extraordinaire mystification.
Nous avons vu comment, le 19 mars, les Montagnards ont enferré les Girondins dans une guerre civile. Le but était de les abattre, et c'est donc chose faite avec le coup d'État du 2 juin. Désormais débarrassés des "hommes de gouvernement", Robespierre et ses affiliés sont les maîtres de la Convention. Dès le 10 juillet, au Comité de salut public, Danton et Cambon laissent place à deux durs, Prieur de la Marne et Thuriot, tandis que l'Incorruptible se prépare à y entrer le 27 juillet."

Après une précision fondamentale d'André Gérard, sur la nature "Proto-Totalitaire" (selon l'expression de l'historien Stéphane Courtois) du Comité de Salut Public, voici donc les articles particulièrement révélateurs du contenu à caractère Terroriste de la loi de sang du 19 mars (pages 54, 55 et 56) :

"Autrement dit, ils seront tués non pas pour un acte qui leur serait reproché, mais pour le crime d'être ce qu'ils sont, dès lors qu'ils habitent le territoire insurgé. Un article dont Turreau fera l'usage que l'on verra.

"[La Convention vote la loi de sang du 19 mars : Comme d'ordinaire, les députés commencent par entendre diverses lettres.]

(...) "Cambacérès lit un projet de loi qui est adopté en ces termes : La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité de législation, décrète ce qui suit :
Art. Ier. Ceux qui sont ou seront prévenus d'avoir pris part aux révoltes ou émeutes contre-révolutionnaires qui ont éclaté ou qui éclateraient à l'époque du recrutement dans les différents départements de la République, et ceux qui auraient pris ou prendraient la cocarde blanche, ou tout autre signe de rébellion, sont hors de la loi. En conséquence, ils ne peuvent profiter des dispositions des lois concernant les procédures criminelles et l'institution des jurés.
II. S'ils sont pris ou arrêtés les armes à la main, ils seront, dans les vingt-quatre heures, livrés à l'exécuteur des jugements criminels, et mis à mort après que le fait aura été reconnu et déclaré constant par une commission militaire formée par les officiers de chaque division employés contre les révoltés. Chaque commission sera composée de cinq personnes prises dans les différents grades de la division.
III. Le fait demeurera constant, soit par un procès-verbal revêtu de deux signatures, soit par un procès-verbal revêtu d'une seule signature, confirmé par la déposition d'un témoin, soit par la déposition orale et uniforme de deux témoins.
IV. Ceux qui, ayant porté les armes ou ayant pris part à la révolte et aux attroupements, auront été arrêtés sans armes, ou après avoir posé les armes, seront envoyés à la maison de justice du tribunal criminel du département. Et après avoir subi interrogatoire, dont il sera retenu note, ils seront dans les vingt-quatre heures livrés à l'exécuteur des jugements criminels et mis à mort, après que les juges du tribunal auront déclaré que les détenus sont convaincus d'avoir porté les armes parmi les révoltés, ou d'avoir pris part à la révolte ; le tout sauf la distinction expliquée dans l'article VI.
V. Les moyens de conviction contre les coupables seront les mêmes pour les tribunaux criminels que pour les commissions militaires.
VI. Les prêtres, les ci-devant nobles, les ci-devant seigneurs, les agents et domestiques de toutes ces personnes, les étrangers, ceux qui ont eu des emplois ou exercé des fonctions publiques dans l'ancien gouvernement ou depuis la Révolution, ceux qui auront provoqué ou maintenu quelques-uns des révoltés, les chefs, les instigateurs, et ceux qui seraient convaincus de meurtre, d'incendie et de pillage, subiront la peine de mort. Quant aux autres détenus, ils demeureront en état d'arrestation, et il ne sera statué à leur égard qu'après un décret de la Convention nationale sur le compte qui lui en sera rendu.
VII. La peine de mort prononcée dans les cas déterminés par la présente loi emportera la confiscation des biens, et il sera pourvu sur les biens confisqués à la subsistance des pères et des mères, femmes et enfants qui n'auraient pas d'ailleurs des biens suffisants pour leur nourriture et entretien. On prélèvera en outre, sur le produit desdits biens, le montant des indemnités dues à ceux qui auront souffert de l'effet des révoltés.
VIII. Les biens de ceux dont il est parlé dans la première partie de l'article VI, et qui seront pris en portant les armes contre la patrie, seront déclarés acquis et confisqués au profit de la République, et la confiscation sera prononcée par les juges du tribunal criminel, sur le procès-verbal de reconnaissance du cadavre.
IX. Les commandants de la force publique feront incessamment publier une proclamation à tous les rebelles de se séparer et de mettre bas les armes. Ceux qui auront obéi et seront rentrés dans le devoir, aux termes de la proclamation et dans le délai de vingt-quatre heures, ne pourront être inquiétés ni recherchés. Ceux qui livreront les chefs ou auteurs et instigateurs des révoltes, dans quelque temps que ce soit, avant néanmoins l'entière dispersion des révoltés, ne pourront être poursuivis, ni les jugements rendus contre eux être mis à exécution. Les personnes désignées dans la première partie de l'article VI ne pourront profiter des dispositions du présent article, et elles subiront la peine portée par la présente loi.
X. La loi portant établissement du Tribunal criminel extraordinaire sera exécutée, sauf les distractions d'attribution déterminées par la présente loi".
Le Moniteur."

C'est donc le 6 avril 1793 qu'est constitué officiellement le Comité de Salut Public.
En pleine Guerre Civile, le Comité de Salut Public menace alors d'amplifier le processus de Terreur de masse sur l'ensemble du territoire Vendéen, ce qu'il fera en rendant, mensongèrement, la Vendée, responsable de tous les problèmes. Le Comité de Salut Public incite donc les insurgés, partout en France, à se lancer dans le terrorisme de masse contre la population Vendéenne. D'ailleurs, sous la pression des Jacobins l'Assemblée promulgue la Terreur par décret, le 5 septembre 1793 ; puis, la loi des suspects instaure le Terrorisme d'État, le 17 septembre 1793 (pages 94 et 95) :

"[1er octobre 1793. Rapport sur la Vendée, au nom du Comité de salut public :]
Citoyens, l'inexplicable Vendée existe encore, et les efforts des Républicains ont été jusqu'à présent insuffisants contre les brigandages et les complots de ces royalistes. La Vendée, ce creuset où s'épure la population nationale, devrait être brisé depuis longtemps, et il menace encore de devenir un volcan dangereux [...].

(...) C'est donc à la Vendée que nos ennemis devaient porter leurs coups. C'est donc à la Vendée que vous devez porter toute votre attention, toutes vos sollicitudes. C'est à la Vendée que vous devez déployer toute l'impétuosité nationale et développer tout ce que la République a de puissance et de ressources.
Détruisez la Vendée, Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l'Autrichien. Détruisez la Vendée, l'Anglais ne s'occupera plus de Dunkerque. Détruisez la Vendée, et le Rhin sera délivré des Prussiens. Détruisez la Vendée, et l'Espagne se verra harcelée, conquise par les méridionaux joints aux soldats victorieux de Mortagne et Cholet. Détruisez la Vendée, et une partie de cette armée de l'intérieur ira renforcer l'armée du Nord, si souvent trahie, si souvent travaillée. Détruisez la Vendée, et Lyon ne résistera plus ; Toulon s'insurgera contre les Espagnols et les Anglais ; et l'esprit de Marseille se relèvera à la hauteur de la révolution républicaine. Enfin, chaque coup que vous porterez à la Vendée retentira dans les villes rebelles, dans les départements fédéralistes, dans les frontières envahies. La Vendée, et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française. C'est là qu'il faut frapper. C'est là qu'il faut frapper d'ici au 15 octobre, avant l'hiver, avant les pluies, avant l'impraticabilité des routes, avant que les brigands trouvent une sorte d'impunité dans le climat et les saisons.
Le Moniteur."

Dans la deuxième quinzaine d'octobre, le Comité de Salut Public se félicite de l'avancement de l'Extermination de la Vendée (pages 98 et 99) :

"[21 octobre 1793, Bourbotte, Louis Turreau, Choudieu et Francastel au Comité de salut public, d'Angers :]

(...) La Convention nationale a voulu que la guerre de la Vendée fût terminée avant la fin d'octobre, et nous pouvons lui dire aujourd'hui qu'il n'existe plus de Vendée, encore bien que tous les rebelles ne soient pas entièrement exterminés. Une solitude profonde règne actuellement dans le pays qu'ils occupaient. On ferait beaucoup de chemin dans ces contrées avant de rencontrer un homme et une chaumière, car à l'exception de Cholet, de Saint-Florent et de quelques petits bourgs où le nombre des patriotes excédait de beaucoup les contre-révolutionnaires, nous n'avons laissé derrière nous que des cendres et des monceaux de cadavres. Nous allons poursuivre cette horde fugitive et épouvantée partout où elle sera."
SHD, B5/7, original et copie authentifiée par Billaud, Carnot, Hérault, Prieur et Robespierre."

Des rapports d'extermination affluent de toute la Vendée (page 101) :

"[11 novembre 1793. Le général Rossignol au Comité de salut public :]
L'ennemi commence à évacuer Fougères. Il occupe Antrain et Dol. Il est fort de trente mille hommes au moins. On sonne le tocsin, comme dans la Vendée. Je fais tous mes efforts pour détruire tout ce qui attente à la liberté, mais il y a encore des hommes humains, et en révolution c'est un défaut, selon moi. [...]
P.S. Il serait à désirer pour le bien, en mesure générale, que l'on envoyât près cette armée le citoyen Fourcroy, membre de la Montagne, pour nous aider de ses lumières et enfin parvenir à la destruction de ces brigands. C'est le sentiment d'un de vos collègues qui connaît son talent en chimie.
Note : Rossignol pensait, comme Santerre, qu'il fallait avoir recours aux ressources de la chimie pour terminer cette guerre. (Voir la lettre de Santerre du 22 août [: Des mines !... des mines à force !... des fumées soporatives ! et puis, tomber dessus...])
Savary, t. II, p. 331-332."

(...) "[27 novembre 1793. Le général Westermann, de Rennes, au Comité de salut public :]
Il demande, pour en finir avec les rebelles, qu'on leur envoie 6 litres d'arsenic dans une voiture d'eau-de-vie."
SHD, B5/7. Analyse. Original manquant."

(...) "[27 novembre 1793. L'adjudant général Rouyer à Bouchotte, de Rennes:]
Il ne paraît pas moins certain qu'une amnistie, si elle était compatible avec la dignité du peuple souverain, produirait une défection presque universelle [parmi les Vendéens], et que d'un autre côté nos soldats se battraient avec bien plus d'intrépidité si l'on faisait des prisonniers. Mais je ne sais si ces mesures sont compatibles avec les égards qu'un peuple souverain se doit à lui-même. Il est de fait qu'eux-mêmes demandent que l'on fasse des prisonniers, au point que malgré que nous fusillions tout ce qui tombe sous notre main, prisonniers, blessés, malades aux hôpitaux, ils nous ont renvoyé de nos malades que nous avions été forcés de laisser derrière nous, mais je conçois aisément que ce n'est qu'une politique de leur part."
SHD, B5/16."

Le représentant, Laplanche, de la première troupe (qui sera bientôt nommée "colonne infernale"), proclame sa volonté exterminatrice (page 102) :

"[28 décembre 1793, Laplanche, de Saint-Malo :]
Il part pour marcher avec la colonne du Nord dans ces odieux départements [de la Vendée]. Il demande une autorisation expresse ou un décret pour brûler toutes les villes, villages et hameaux de la Vendée qui ne seront pas dans le sens de la Révolution."
Arch. nat., AF/II/269, 1er dossier, nivôse, pièce 23, analyse. Lettre originale : SHD, B5/14."

Les écrits décrivant les massacres monstrueux adressés au Comité de Salut Public sont innombrables, de la part des responsables Terroristes (pages 134 et 135) :

"[Louis Turreau, Prieur de la Marne et Bourbotte, au Comité de salut public, du Mans :]
À force de courir après la horde infernale des brigands, nous les avons enfin atteints hier sous les murs du Mans. [...] Des chefs, des marquises, des comtesses, des prêtres à foison, des canons, des caissons, des carrosses, des bagages de toute pièce, un nombre considérable de fusils, tout est tombé en notre pouvoir, et des monceaux de cadavres sont les seuls obstacles que l'ennemi opposait à la poursuite de nos troupes. Les rues, les maisons, les place publiques, les routes en sont jonchées et, depuis quinze heures, ce massacre dure encore. Toute l'armée court après cette horde. Notre cavalerie est sur elle, déjà presque tous ces canons, caissons, sont pris depuis qu'elle est sortie du Mans."
SHD, B5/16, 13 décembre 1793."

[Maignan au Comité révolutionnaire de Saumur, depuis Le Mans :]
"Frères et amis, Nous tardons beaucoup à vous donner des détails sur la grande affaire du Mans que vous savez déjà sans doute, mais nous attendions l'issue du combat pour vous en faire part. De plus, mes chasseurs étaient au combat, comme nous, et nous ne pensions guère en ce moment à écrire. [...]
Mon camarade et moi partîmes de La Flèche avec nos chasseurs, à neuf heures du matin, suivis de la colonne de Sepher. Tout le long de la route nous ne voyions que cadavres épars çà et là, que la cavalerie avait sabrés. [...]
Le feu a duré continuellement depuis sept heures du soir jusqu'à minuit. Après ce temps, il n'a pas été si suivi. Tant d'efforts devaient être couronnés par la victoire. À cinq heures on s'acharna, et l'action fut si chaude, qu'à six heures les brigands furent mis totalement en déroute.
Alors, l'artillerie volante, la cavalerie, où j'étais avec mon camarade, se portèrent sur eux. Ils avaient pris la route de Laval et nous les suivîmes. Je n'avais point encore vu de carnage comme celui-là. La route est jonchée de cadavres. Tout a été criblé par l'artillerie, le fusil et l'arme blanche. Femmes, prêtres, moines, hommes et enfants, tout a été livré à la mort. Je n'ai fait grâce à personne, j'ai également fait mon devoir, il y a du plaisir à venger sa patrie. [...]
Le nombre des morts du côté des brigands, dans cette journée, doit être de près de 2 300. Nous n'avons perdu qu'environ 100 hommes, mais nous avons eu au moins 400 blessés. [...] Si on veut, la Vendée est finie. [...]
Adieu, frères et amis, je vous embrasse. Vive la République !"
Arch. dép. Maine-et-Loire, 1 L 1223, 14 décembre 1793.

"[Lettre officielle de Bénaben, commissaire du Maine-et-Loire, du Mans, le 13 décembre 1793 :]
Toutes les rues sont couvertes de cadavres. Nos braves défenseurs, à la tête desquels je dois mettre Westermann, Marceau, Tilly, Delaage et Carpentier, sont à la poursuite de l'ennemi, qui voudrait se porter sur Laval. Toute cette route est jonchée de morts à la distance de trois ou quatre lieues."
Adressée au directoire du Maine-et-Loire, SHD, B5/7. Copie certifiée. Également Affiche, Arch. dép. Maine-et-Loire, 1 L 866, 13 décembre 1793."

Le 23 décembre 1793, la Guerre Civile prend fin avec l'importante défaite militaire Vendéenne à Savenay.
Pourtant les plus grands massacres de masse n'ont pas encore commencé, nous ne sommes qu'au début de la Terreur en Vendée... En effet, en guise de Pacification le Peuple Vendéen allait subir, entre autres, les 12 colonnes incendiaires dites "infernales", de Turreau, qui devaient s'ébranler au début de l'année 1794, afin de détruire tout ce qui se trouvait en Vendée : êtres humains (enfants, femmes, vieillards, hommes), nourriture (récoltes agricoles), habitations, etc.. Et tout cela sur la base des infâmes décrets d'extermination des 1er août et 1er octobre 1793 (pour plus de détails sur ces décrets, confer les ouvrages de Reynald Secher. L'Extermination de masse est déjà devenue une routine pour Robespierre, le Comité de Salut Public et la Convention Nationale... (page 139) :

"[19 décembre 1793. Garnier de Saintes à la Convention :]
Le succès de la journée du Mans est tel, citoyen collègue, qu'avec les dix mille hommes qui nous arrivent aujourd'hui du Nord, nous avons tout lieu d'espérer que, dans quinze jours, nous serons entièrement débarrassés de cette horde exécrable de brigands. Notre victoire leur coûte au moins dix-huit mille hommes, car dans quatorze lieues de chemin il ne se trouve pas une toise où il n'y ait un cadavre étendu.
On nous amène des prisonniers par trentaines. Dans quatre heures, on les juge. La quatrième on les fusille, dans la crainte que ces pestiférés, trop accumulés dans la ville, n'y laissent le germe de leur maladie épidémique [...] On les chasse comme des bêtes fauves, et le nombre de ceux qu'on tue équivaut à ceux qu'on fait prisonniers."
Le Moniteur, séance du 22 décembre 1793."

Justement, très récemment, en 2010, les archéologues ont découvert un charnier de la bataille du Mans (pages 142, 143 et 145) :

"[Archéologie de la bataille du Mans. Si, du côté révolutionnaire, on compte officiellement moins de 100 victimes, on en dénombre entre 2 et 5 000 côté vendéen, dont 400 malades ou blessés achevés à l'hôpital, sans parler des quelque 10 000 tués sur la route de Laval. Les fouilles menées en 2010 ont permis de mettre au jour neuf charniers regroupant environ 159 victimes, probablement des combats du centre ville, soit 38 femmes, 70 hommes, 28 adultes de sexe indéterminé, et 23 enfants ou adolescents :]
De nombreux corps portent les stigmates osseux de violents combats à l'arme blanche, mais aussi d'impacts d'armes à feu. Les armes utilisées sont variées (tranchantes ou perforantes) et entraînent des blessures différentes, qu'il convient de caractériser afin de les classifier. Pour les armes à feu, certains projectiles sont fichés dans les chairs et retrouvés lors de la fouille. Ceux-ci montrent l'emploi de fusils, pistolets (balles de différents calibres) mais aussi de pièces d'artillerie (grenaille à base de clous, boulets type biscaïen). La variété des blessures montre plusieurs faciès de combats : corps à corps, charges de cavalerie, canonnades... [...]
Les cadavres sont déposés sans ménagement dans les fosses et empilés sur plusieurs couches, sans distinction d'âge ou de sexe (le plus jeune sujet est âgé de 3 à 4 ans, si on exclut le fœtus retrouvé in utero). Les fosses creusées sous forme de tranchées rectangulaires varient en dimension, et surtout en profondeur. Une seule fosse globalement circulaire se détache du lot : fouillée lors du diagnostic de 2009, elle contenait les corps d'adultes uniquement et majoritairement masculins (une seule femme). Les corps sont disposés tête bêche et dans un souci de préservation d'un certain rituel funéraire. Cette différence de traitement a donné lieu à diverses interprétations, dont aucune n'est satisfaisante. Corps de républicains ou de Manceaux ayant bénéficié d'un respect particulier ? Cependant, aucun élément pertinent ne vient confirmer ces faits. Il peut aussi s'agir d'une fosse creusée au début ou à la fin des inhumations, quand l'urgence de l'enfouissement n'était pas aiguë. [...] Pour tous les autres charniers, la présence de rares éléments vestimentaires (tissus sous forme d'empreintes conservées dans la chaux, boutons vestimentaires et d'uniforme, cuir et boucles de bronze), indique que les corps sont encore partiellement habillés lors de l'inhumation. Les textes parlent d'un dépouillement des cadavres, cependant certains effets de valeur sont toujours associés à leurs propriétaires et montrent que si dépouillement il y a eu, celui-ci n'a pas été aussi systématique. Parmi les effets de valeur, on peut citer une bourse contenant des monnaies (louis) et une croix ciselée en or. La condamnation des fosses par une forte épaisseur de chaux rend compte de la peur des épidémies... [...]
La majorité des projectiles issus de fusils ou de pistolets, de même que les boulets biscaïens, ont été retrouvés dans le charnier 5 ; ils sont accompagnés de nombreux éléments métalliques associés à de la mitraille. La fosse 9 a livré de nombreuses balles aussi. Dans certaines fosses (charnier 8 par exemple) seuls des traces de coups tranchants ont été notés, assénés sur le crâne ou les jambes, ils sont majoritairement portés par l'arrière."
Élodie Cabot, Pierre Chevet, "Le Mans, Quinconce des Jacobins. Archéologie de la bataille du Mans (12-13 décembre 1793)", Rapport provisoire Institut national de recherches archéologiques préventives."

Voici un très intéressant courrier daté du 3 novembre 1793 adressé à Robespierre et retrouvé après sa mort, par un capitaine révolutionnaire de l'armée de Mayence, un certain Bouverey, qui approuve la répression lors de la Guerre Civile en 1793 contre la Vendée (position déjà plus que contestable) ; mais qui condamne, en revanche, fermement, la violation des lois qui, pour lui, porte atteinte aux principes même de la Révolution (page 279) :

"(...) Oui, la cruauté ne fait que des lâches, la vertu seule fait les héros.
Que dans aucune guerre, aucun soldat ne mette à mort un homme hors du combat. Que dans aucune guerre, aucun soldat ne s'arroge d'effets sans une distribution légale. Voilà comme devrait débuter le code militaire d'un peuple libre et de tous les peuples. Si tel homme a mérité la mort, si tel autre doit être privé de ses possessions, pourquoi abandonner un point aussi important au caprice de chacun, tandis que la loi peut le décider ? Ô Français, donnons l'exemple ! Que ces deux articles soient consacrés dans nos lois ! Français, défendons la liberté, mais rendons-nous en dignes par nos vertus !
Signé Bouverey, capitaine de la huitième compagnie du deuxième bataillon de la Haute-Saône, de l'armée de l'Ouest, division de Mayence, actuellement à Angers."
Rapport [...] de l'examen des papiers trouvés chez Robespierre [...], par E.-B. Courtois [...], janvier 1795, p. 248-260."...

P.S. : Ce commentaire étant trop long pour figurer intégralement sur ce site, vous pouvez le retrouver dans son intégralité sur ma page Facebook : "Communisme Totalitarisme (Unvola)".


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5.0 étoiles sur 5 Pratique & solide, 6 juin 2013
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Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Tasse qui répond parfaitement à ses fonctions. Elle est pratique, solide et surtout ne fuit pas même après avoir chuté à plusieurs reprises. Rien à redire sur ce produit de qualité et avec un look parfait pour une petite fille.


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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un très grand cru, 6 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une femme sous la menace (Broché)
Commentaire d'un membre du Club des Testeurs Amazon (De quoi s'agit-il?)
Comme à son habitude Nora Roberts nous embarque dès les premières lignes. Une dose de suspense, une dose d'amour. C'est là le cocktail pour un très bon livre. Lorsque l'on commence on a du mal à s'arrêter. Je préfère ne rien dire de l'histoire, la 4ème de couverture en dis déjà trop à mon goût. Bonne lecture !!!


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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 De la créativité, qui plus est, bien soignée !!!, 31 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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Nik Kershaw, l’éternel romantique, nous revient en 2012 avec ce magnifique album. Souvenez-vous..., Nik Kershaw est celui-là même qui nous a fait danser durant toute la décennie 80 sur les superbes tubes : "Wouldn't it be good", "I won't let the sun go down on me", "The Riddle, etc..

Cette très agréable musique Pop fonctionne toujours aussi bien, avec ses mélodies entraînantes et sa belle voix si particulière.

Bref, encore un bel album de ce chanteur qui traverse les décennies, en nous distillant, trop rarement, mais toujours impeccablement sa musique suave et rythmée à la fois.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 17, 2014 9:14 PM MEST


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5.0 étoiles sur 5 Le Génocide Cambodgien par les Khmers Rouges : l'enfer sur Terre !!!, 26 mai 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le piège Khmer rouge (Broché)
Il s'agit dans cet ouvrage de l'unique témoignage d'une survivante Occidentale (en l'occurrence une Française), du Génocide Cambodgien perpétré par les Communistes Khmers Rouges de Pol Pot et de sa clique de Terroristes. De plus, l'auteure est la seule Occidentale survivante à avoir côtoyé les dirigeants Khmers Rouges ; et est donc particulièrement à même de pouvoir analyser ce régime Totalitaire.
Ce Génocide engendra la mort d'environ 1 700 000 Cambodgiens sur une population totale de 7 000 000 d'habitants ; soit l'extermination de 25 % du Peuple Cambodgien, en seulement quatre années entre le 17 avril 1975 et le 6 janvier 1979 !

Les Hauts Responsables du Parti Totalitaire Communiste du "Kampuchéa Démocratique (K.D.)" se sont inspirés (comme tous les Dictateurs Communistes de la planète) de la Révolution Française et plus particulièrement de la période de la Terreur Jacobine entre 1792 et 1794, sous Robespierre.
De même certains dirigeants Khmers Rouges, comme : Pol Pot, Ieng Sary, Ieng Thirith, Hou Yuon, Khieu Samphan, Mey Mann, Thiounn Mumm et Son Sen ont été formés dans la décennie 1950 par le Parti Communiste Français (P.C.F.).
Avant la prise du Pouvoir par un coup d'État, le 17 avril 1975, à Phnom Penh par les Khmers Rouges, Laurence Picq s'était mariée avec un Cambodgien : Sikœun. Ils eurent deux filles : Narén et Sokha.
Sikœun travaillait alors avec Ieng Sary, l'un des futurs principaux dirigeants Khmers Rouges.
Les Khmers Rouges étaient bien déterminés, dès leur prise du Pouvoir, à pousser le plus loin possible la délirante et Terroriste Idéologie Totalitaire Communiste de : Marx, Lénine, Trotski, Staline, Mao Zedong, etc.. En effet, tout fut supprimé : l'État, l'argent, la propriété privée, les villes..., et tout ce qui pouvait structurer une Nation et un Peuple. Puis ils décidèrent de rééduquer toute la population et/ou d'exterminer leur propre Peuple. Voici comment ce Génocide commença... (page 28) :

"La prise de Phnom Penh ce 17 avril 1975 était la victoire de toutes les forces d'union nationale : les forces armées, le Front et la population de toutes les classes. C'était autant la victoire des ruraux que des citadins, celle des paysans, des intellectuels et des bourgeois capitalistes, la victoire du clergé, celle de Sihanouk, de ses fidèles et de l'aristocratie. C'était la victoire des rouges, des bleus, des safrans et des blancs. Compte tenu du nombre, elle était davantage la victoire des non-communistes que celle des communistes. Mais dans les minutes qui suivirent la chute de Phnom Penh, les Khmers rouges entrèrent en scène et usurpèrent la victoire. Ils perpétrèrent ni plus ni moins un coup d'État qui n'a jamais dit son nom. Ils fermèrent les aéroports, les ports, les voies fluviales et ferroviaires ainsi que les frontières. Ils coupèrent tous les moyens de communication : téléphone, poste, télévision, radio, presse. Ils mirent en place un état d'urgence. Immédiatement, ils donnèrent l'ordre d'évacuer Phnom Penh et les autres villes. L'opération ne devait durer que quelques jours, disaient-ils. Ils voulaient, disaient-ils encore, protéger la population des bombardements américains : cela était plausible. Mais ce qui était présenté comme une évacuation était, en réalité, une déportation massive. Les citadins n'ont jamais eu le droit ni la possibilité de revenir à Phnom Penh.
La poignée de Khmers rouges qui prenaient le pouvoir ce 17 avril était composée d'illustres inconnus pour la population. Ils proclamèrent la création d'"une société sans riche ni pauvre, sans exploiteur ni exploité". Ils annoncèrent l'abolition de toute propriété privée et du système monétaire. Ils lancèrent de grands travaux d'aménagement hydraulique en mémoire des temps glorieux d'Angkor. Le Cambodge, disaient les Khmers rouges, serait un paradis sur terre."

Auparavant, Ieng Sary et Sikœun avaient donc travaillé ensemble en Chine depuis 1971. Le 10 octobre 1975, Laurence Picq et ses filles quittèrent Pékin pour regagner Phnom Penh, afin de rejoindre Sikœun qui, lui, été revenu quelques temps plus tôt. Lorsqu'elle atterrit à Phnom Penh, il n'y avait plus personne. Elle eut l'impression d'arriver sur une planète déserte. Seul un ami de son mari, Sirin, était là pour les accueillir, mais d'une manière extrêmement froide et distante. Laurence Picq fut alors envahie par une bouffée d'angoisse et un très mauvais pressentiment. Dès l'aéroport, c'était l'apocalypse, tout était détruit. Le ton de Sirin était martial et directif, énonçant de manière intransigeante et menaçante, une longue liste d'interdits. Son discours était d'une teneur Idéologique invraisemblable.
Il paraissait désormais évident qu'ils étaient devenus les prisonniers de l'Angkar (l'"Organisation" représentant le Pouvoir Totalitaire Khmer Rouge), comme l'était devenu tout le Peuple Cambodgien depuis le 17 avril 1975.

Le régime Totalitaire Khmer Rouge imposa même à tous les citoyens, devenus de fait des prisonniers, de changer de nom. Par exemple Laurence Picq devait désormais s'appeler : Phâl. Et tous les Cambodgiens étaient dorénavant nommés "combattants et combattantes révolutionnaires".
Même si les conditions de survie de la famille de Laurence Picq étaient extrêmement dures, le fait de travailler pour le Politburo (bureau politique) du Parti Communiste du Kampuchéa des Khmers Rouges, cela rendait leur existence un peu moins insupportable que celle de l'ensemble du Peuple Cambodgien. En effet, Sikœun travaillait pour le Parti et Laurence Picq faisait partie de l'équipe des membres traducteurs des Khmers Rouges.
Alors qu'avant 1975, Laurence Picq fréquentait les nouveaux Terroristes du régime Communiste Khmer Rouge, comme Ieng Sary ; désormais, ce dernier la méprisait. Elle comprit alors que la seule façon de pouvoir survivre était de feindre d'adhérer à l'Idéologie et de faire, comme les autres, son auto-critique (pages 66 et 67) :

"La seule issue était l'autocritique :
- J'ai dit ces mots sur Angkar (Ieng Sary) respectée sans penser à ce que je disais. L'éducation française que j'ai reçue est très mauvaise. Du plus profond de mon cœur, je pense qu'Angkar est héroïque et lumineuse, clairvoyante et prodigieuse, bonne et généreuse. Etc.
L'affaire semblait close, mais nous nous gardions bien de crier victoire : les Khmers rouges ont la rancune tenace. Nous avions appris quelque chose de très important : il fallait plus que jamais tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler."

Dans l'Idéologie Khmère Rouge, le Peuple était scindé en deux : le "Peuple Ancien" et le "Peuple Nouveau" (pages 71, 72, 133 et 134) :

"Table rase, les Khmers rouges la firent au sein de la société et de ses multiples rangs et couches. En lieu et place de l'ancien monde, fut proclamée une société scindée en deux : une société nouvelle et une société ancienne. La société nouvelle était celle qu'ils créaient, et la société ancienne celle d'avant. Jusque-là, les choses tenaient debout. Dans la foulée, le peuple était également scindé en deux : un peuple nouveau et un peuple ancien. À ce niveau, les choses se compliquaient car le peuple nouveau n'allait pas dans la société nouvelle : le peuple nouveau désignait les personnes qui n'avaient pas fait la guerre ni la révolution. Le peuple ancien était celui des zones dites "libérées", celui qui était sous le régime d'Angkar. Donc, les personnes qui venaient de la société ancienne étaient le peuple nouveau et les personnes formées à la révolution étaient le peuple ancien et constituaient la société nouvelle.
(...) Pour les Khmers rouges, il y avait l'"ancienne société", celle des villes, d'avant le 17 avril, et la "nouvelle", celle qu'ils créaient avec un régime collectiviste. Le peuple était divisé en deux catégories : les "anciens", et les "nouveaux". Le régime, pour ces derniers, était plus dur, car ils devaient endurer l'équivalent de difficultés et de sacrifices que les "anciens" avaient endurés pendant la guerre.
Pour les Khmers rouges, le peuple devenait une grande famille. Le Parti s'appropriait tous les enfants. Ieng Sary et sa femme étaient considérés comme les parents de tous. Et cela dura longtemps puisqu'une douzaine d'années après la chute du régime, ils "officièrent comme père et mère", pour reprendre l'expression de l'intéressé, d'un homme âgé de plus de cinquante ans qui se remariait (note n°3 : voir le manuscrit non encore publié de Suong Sikœun (Itinéraire d'un intellectuel khmer rouge, Paris, Cerf, 2013, à paraître)."
(...) La société khmère rouge était hautement collectivisée, centralisée et militarisée. Le mode de restauration illustrait cette disposition. Tous les ustensiles de cuisine étaient réquisitionnés et les repas servis de manière collective. Au nom du centralisme démocratique, le produit du travail était pris par Angkar pour être redistribué ensuite. La collectivisation comprenait non seulement le réfectoire et le travail, mais aussi l'habitat et tous les temps de la vie. La collectivisation induisait l'uniformisation. Tout le monde était, de manière identique, nourri, habillé, logé, éduqué et conditionné, soigné ou non soigné, non rétribué."

La notion de propriété privée avait été totalement interdite. Qui plus est, non seulement le système monétaire fut détruit, mais le troc fut également interdit. Tout était collectivisé et codifié jusqu'au délire, jusqu'au moindre détail et jusque dans l'intimité même de l'individu, du couple et de la sexualité (pages 73 à 75) :

"La langue khmère rouge rendait compte de la deuxième grande décision, à savoir l'abolition de la propriété privée. Les adjectifs possessifs étaient supprimés radicalement. Plus question de dire "mes affaires" car personne n'avait plus rien à soi. Chacun avait pour soi seulement un vêtement et un change, une petite couverture et une moustiquaire, ce qui n'était pas un luxe. Le tout ne dépassant pas le volume d'un sac appelé "ballot" (sorte de petit sac à dos). On travaillait avec la houe d'Angkar. On mangeait dans les assiettes d'Angkar (qui avait confisqué tout le matériel de cuisine et interdisait toute cuisine individuelle), la soupe d'Angkar et rien d'autre, au réfectoire d'Angkar et pas ailleurs, au moment où elle le décidait et pas à un autre moment. On buvait l'eau qu'Angkar faisait bouillir et mettait à disposition, si elle le pouvait.
Tout comme les biens matériels, l'individualité était abolie et dans la foulée, le "je" supprimé et la formule "nous-je" généralisée.
En proclamant un nouveau monde, les Khmers rouges modifiaient les relations interindividuelles, et la langue khmère rouge radiait les formules de politesse fondamentales telles que bonjour, au revoir, merci, pardon et s'il vous plaît.
(...) Un homme et une femme, quel que soit leur âge, ne devaient pas se regarder, même pour se parler, et devaient se tenir à une distance plus qu'honnête. Pas question de se toucher. Même entre mari et femme... entre "famille", comme il était dit. Sinon tombait le verdict d'atteinte aux mœurs."

De même que la Dictature Khmer Rouge était basée sur le principe du binôme : ami/ennemi, "Révolutionnaire/contre-Révolutionnaire", la vie du Peuple Cambodgien était régie par une liste infinie, aberrante d'interdictions et d'obligations conduisant à la dépersonnalisation de l'individu et finalement à sa déshumanisation !
La domination du Peuple Cambodgien par le Parti Communiste Khmer Rouge était donc totale (pages 98 et 99) :

"- Interdiction de pensée personnelle et obligation de s'en tenir à la pensée unique.
- Interdiction de s'exprimer et obligation de manifester les idées d'Angkar.
- Interdiction de s'abstenir de parler quand Angkar demande qu'on prenne la parole et obligation de s'exprimer avec des mots prouvant une totale adhésion à la pensée unique.
- Interdiction de l'information, avec suppression de toute presse, écrite ou parlée, et obligation de s'imprégner de l'information d'Angkar et de ne penser que par elle.
- Interdiction de circulation et obligation de rester enfermé dans son unité : les voies de communication étant vides et arpentées par l'armée, tout contrevenant était facile à voir et à prendre ; pas de train, pas de voiture, ni d'autre moyen de circulation et de communication.
- Interdiction de communication : pas de courrier, ni de téléphone.
- Interdiction d'avoir une vie personnelle, une vie familiale, une vie de couple et intime, et obligation d'intégrer la vie collectiviste.
- Interdiction d'avoir des besoins personnels et d'y subvenir et obligation de s'en remettre totalement à Angkar qui connaît mieux que l'intéressé ses besoins.
- Interdiction des sentiments personnels et obligation d'obéissance inconditionnelle à Angkar.
- Interdiction de réunion et d'association et obligation de suivi des réunions avec examens publics de conscience.
- Interdiction du passé personnel ou projet de vie personnelle et obligation de devenir prolétaire d'Angkar.
- Interdiction d'avoir une conscience personnelle et obligation de conscience vide.
La liste serait longue.

Le Kampuchéa démocratique était plus qu'une prison, plus qu'un camp de concentration, plus qu'un camp de travail ou un bagne. C'était plus qu'un immense hôpital psychiatrique où la personne enfermée doit être transformée psychologiquement. C'était tout cela et plus que cela. C'était toutes ces institutions à la fois à la taille d'un pays."

Sikœun était totalement idéologisé par le régime Khmer Rouge.
Tout était codifié, comme le plus grand Centre d'interrogatoire, de torture, et d'extermination à Phnom Penh, dans l'ancienne école de Tuol Sléng rebaptisée : S-21. B1 était le Ministère des Affaires Étrangères, etc.. Laurence Picq traduisait des textes pour B1.
Puis ce fut le déchirement lorsque Laurence Picq fut séparée de ses filles. En effet, sous le régime Totalitaire Communiste des Khmers Rouges les enfants n'appartenaient plus à leurs parents mais à..., l'Angkar.

L'auteure nous rappelle également que les Khmers Rouges ont siégé à l'O.N.U. (l'Organisation des Nations Unies), et ceci dès le coup d'État en 1975 et encore durant les dix années qui suivirent la fin du régime Khmer Rouge, jusqu'en 1991. Il est incroyable de constater qu'une Organisation mondiale comme l'O.N.U., dont l'impérieuse mission est de protéger les Peuples du monde entier contre la tyrannie, intègre en son sein des régimes et États Dictatoriaux (confer à ce sujet l'excellent ouvrage de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer : La guerre au nom de l'humanité - Tuer ou laisser mourir). Ceci relève d'un autre débat, mais on peut tout de même se poser la question de la légitimité de l'O.N.U. ?
De plus, pendant le Génocide Cambodgien, de nombreux pays dont la France, maintinrent des relations diplomatiques avec le régime Khmer Rouge.

Sous prétexte d'Idéologie soi-disant égalitariste, les Khmers Rouges vidèrent donc les villes de leurs habitants. Toute la population fut déportée en masse vers les campagnes (pages 131 et 132) :

"Les Khmers rouges ont proclamé une société sans riche ni pauvre, sans exploiteur ni exploité, une société égalitaire entre la ville et la campagne. La population citadine ayant été déportée, les villes étaient vides. Phnom Penh, la capitale, abritait les dirigeants dans les lieux secrets, quelques ambassades. Seuls une poignée d'administrations, quelques usines, l'hôpital, l'aéroport - avec un vol Phnom Penh-Pékin une fois tous les quinze jours au début puis une fois par semaine, auquel s'ajouta dans les derniers temps l'ouverture d'une ligne Bangkok-Siem Reap -, et l'ancien Institut technologique à la fin du régime étaient en activité. La grande salle philharmonique ouvrait une fois de loin en loin pour les délégations étrangères. Le palais restait partiellement occupé par le prince. La cathédrale avait été rasée et la banque réduite à un amas de décombres. Boulevards, rues et places, habitations individuelles et immeubles, marchés et petits commerces, lieux de culte, écoles et lycées, gare, stade, tout était désert et s'imposait comme un spectacle de fin du monde. Les quelques centaines de personnes au début, quelques milliers à la fin, qui vivaient à Phnom Penh étaient enfermées dans leurs unités - ministère, usine ou autre. C'est à Tuol Sléng, plus connu sous le nom de S21, qu'il y eut le plus de monde : plus de douze mille personnes y sont passées pour subir des tortures effroyables et mourir."

Toujours par "pureté" Idéologique, les médecins et les professionnels de la santé de l'"ancien régime" furent pourchassés et tous..., exterminés. Les Khmers Rouges les remplacèrent par des enfants-médecins âgés de seulement dix à quatorze ans, ne sachant ni lire ni écrire. Ce délirant et effroyable dogmatisme Idéologique contribua également à détériorer encore davantage, la déjà catastrophique situation sanitaire dans le pays, et engendra de nombreux morts...

En ce qui concerne l'impossible opposition du Peuple Cambodgien envers la tyrannie des Khmers Rouges, Laurence Picq résume fort bien les différentes explications générales, et liées à la société Cambodgienne, qui ont empêché ce Peuple Cambodgien de se révolter (pages 140, 141, 303 et 304) :

"Dans la société des Khmers rouges nivelée, rasée, unifiée, il est évident que les mouvements qui animent une société normale étaient inexistants. Certains s'étonnent qu'il n'y ait pas eu de résistance ni d'opposition. Comment cela aurait-il pu être ? Dans les zones rurales, au début des années khmères rouges, la vie était dans un trop grand chaos pour qu'une opposition puisse se structurer. De leur côté, les unités khmères rouges étaient trop noyautées pour qu'un soupçon d'opposition puisse émerger. Les quelques mouvements qui se produisirent furent réprimés dans l'horreur. Ce n'est qu'au bout de quatre ans que, dans quelques régions, des mouvements de résistance, d'insurrection et de révolte se manifestèrent. Le temps manquait terriblement. La roue de la mort tournait à vive allure. Et comment croire en une résistance quand la guerre anti-américaine et la lutte révolutionnaire, porteuses de tant d'espoirs, avaient apporté autant de ruines ?
(...) Dans la tragédie du Cambodge des Khmers rouges, après l'ignorance et la bêtise, les lois qui régissent les groupes dans la relation leader-sujet ont joué un rôle important avec le phénomène connu aujourd'hui sous le nom de "soumission à l'autorité" (note n°1 : La "soumission à l'autorité", mise en évidence par Stanley Milgram aux États-Unis, pendant les années 1970, montre que, quand une personne est devant une figure représentant une autorité, qu'elle soit scientifique ou politique, religieuse ou médiatique, elle se soumet et va à l'encontre de ce que lui dicte sa conscience. De plus, quand elle est placée sous une autorité, la personne est capable des pires horreurs. La personne en position d'autorité fait la personne soumise, et, inversement, le soumis accroît l'autorité de la personne en position d'autorité). Les Khmers rouges confirmèrent ce processus. Le 17 avril 1975, cela faisait des années que des bombardements intenses s'abattaient sur le pays. Cela faisait encore plus d'années que des dirigeants porteurs de développement et de progrès étaient attendus. Aussi, quand ces derniers, gagnants, ont présenté la déportation comme une évacuation et une mesure de sécurité contre des bombardements craints de tous, la soumission était aisée. Cette première soumission était la condition nécessaire et suffisante pour en obtenir d'autres. C'est une stratégie bien connue. La toute-puissance dont se prévalait l'Angkar augmentait son autorité. Le sujet, quant à lui, ne pouvait pas ne pas revêtir cette autorité de davantage de pouvoir qu'elle n'en avait réellement. La soumission a pris les proportions démesurées que l'on sait du fait de l'épuisement physique et psychologique organisé par les Khmers rouges et de la terreur qu'ils faisaient régner."

Laurence Picq, elle-même, envisagea toutes les possibilités pour sortir de cet infernal cauchemar, pour ne pas mourir avec ses filles ou ne pas devenir folle (page 146) :

"Comment ne pas tomber dans la démence ? Comment sortir de ce guêpier ? Prendre la fuite. Par quel moyen ? À pied ? À bicyclette ? Avec une voiture volée ? J'échafaudais des plans. Je m'imaginais demander asile à une ambassade. Comment trouver une ambassade ? Comment faire pour partir ? La fuite semblait impossible. Me soumettre ? C'était me perdre. J'étais suspendue au-dessus d'un gouffre et si je n'y tombais pas, ce n'était pas faute de ne pas y être poussée."

Son propre mari, Sikœun critiquait sa soi-disant "éducation impérialiste" et son "culte de l'individualité".

Comme dans tous les systèmes et régimes Totalitaires, l'endoctrinement Idéologique représentait une composante essentielle du régime Khmer Rouge. Cet endoctrinement était permanent, il devait s'appliquer à toute la population et concernait absolument tous les aspects de l'existence (page 179, 180 et 181) :

"Face au raisonnement de base des Khmers rouges - "une chose est blanche ou noire, pas entre les deux, et ce qui n'est pas blanc pur est noir" - et à la répétition des slogans sur des corps affaiblis, l'activité intellectuelle était sérieusement réduite. La mémoire était malmenée par des révisions continuelles et un incessant lavage de cerveau. Quand on ne sombrait pas dans l'amnésie, les souvenirs devenaient une source d'angoisses et l'occasion de toutes les reconstructions ou dysmnésies, de tous les clivages. Aussi, chez les Khmers rouges, pour sauver sa peau, au dire des intellectuels survivants, il fallait ne pas penser ni réfléchir. Survivre sans mourir intellectuellement tenait de l'exercice d'équilibriste.
(...) Dans la situation de stress extrême et de terreur créée par les Khmers rouges, l'être humain a apporté la preuve, une fois de plus, qu'il est doté de capacités d'adaptation et d'accommodation qui dépassent ce que l'on pourrait croire. À force de rationalisations, de soumissions, de sublimations, de dons de soi, de recherche du meilleur de soi, à force de puiser de l'énergie au-delà de soi, mais aussi à coups d'illusions, de rêves, d'espoirs insensés.
L'adaptation a-t-elle un sens ? Peut-être que non, probablement que oui. Mais quel sens a-t-elle au-delà de la survie ?
Stress extrême prolongé : l'impossible adaptation
En général, dans les situations de stress prolongé les chances de survie augmentent avec le temps. Le temps qu'il faut pour que les mécanismes d'adaptation soient efficients. Là, les Khmers rouges y firent obstacles. Après le choc traumatique de la déportation puis le choc de l'enfermement, ils infligèrent de nouveaux stress extrêmes en lançant des vagues d'épuration, en déplaçant encore les populations, en déclarant la guerre au pays voisin et en imposant un régime de terreur. Certes, la nature a prévu des mécanismes pour la survie, mais ceux-ci ont des limites. Les Khmers rouges les ont dépassées. Le stress extrême vécu sous les Khmers rouges impliquait une lutte et une résistance continuelles pour ne pas mourir : ne pas mourir de faim, ne pas mourir d'épuisement, ne pas mourir de maladie, ne pas mourir pour avoir pensé ou dit quelque chose d'interdit, ne pas mourir parce que la vie n'avait pas de sens."

Dans cette société devenue, sous le régime Khmer Rouge, totalement arriérée, les : intellectuels, comptables, physiciens, informaticiens, ingénieurs, chimistes, professeurs de lettres, n'avaient plus leur place dans cette société ; et étaient donc traqués, humiliés, persécutés et déshumanisés ; pour au final être..., exterminés !

Voici en résumé, de quelles manières s'y prenaient les Khmers Rouges pour endoctriner les victimes (pages 248 et 249) :

"Les moyens utilisés par les Khmers rouges pour appliquer cette politique idéologique étaient de plusieurs ordres :
- les séances de critiques et d'autocritiques, les confessions publiques, les "réunions quotidiennes pour un bilan des actions révolutionnaires", les séminaires, les meetings, pour modeler les esprits ;
- l'arme de la faim, pour humilier et soumettre ;
- le travail forcé, pénible et harassant, pour épuiser les forces ;
- la privation de toutes les libertés fondamentales, pour anéantir davantage ;
- un système collectiviste sans aucune vie personnelle ni individuelle, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, pour maintenir la pression ;
- l'utilisation d'une langue aux effets spécifiques, pour pénétrer dans la psyché ;
- et, pour couronner le tout, une menace de mort perpétuelle, des éliminations individuelles, des vagues d'épuration sans merci, de plus en plus massives, folles et délirantes."

Pour Laurence Picq, c'est lors de ce Génocide du Peuple Cambodgien que les Khmers Rouges ont poussé, le plus loin, le délire et la barbarie de l'Idéologie Totalitaire Communiste (pages 256 et 263) :

"Les Khmers rouges avaient un goût particulièrement prononcé pour l'ascèse, le sacrifice, le culte de la souffrance, leur attribuant de grandes vertus purificatrices et génératrices de toute-puissance. Dans leur quête d'absolu et de pureté, ils infligeaient des souffrances avec une violence et une jouissance inouïes. Épurations, déportations et purges des populations, enfermement, arme de la faim, contrôle des pensées personnelles, intrusion dans les consciences, chasse à l'ennemi intérieur : ils ont mis en place des mesures uniques dans l'histoire. Ils ont été le plus abominable de tous les régimes communistes et totalitaires confondus.
(...) L'histoire, ici et là, de loin en loin, a connu des dirigeants totalitaires. Il existe entre eux des points communs : la violence, la surveillance, les contraintes, une idée de pureté et d'absolu, des projets grandioses, la dévaluation de la vie, la volonté de créer un homme nouveau. Les Khmers rouges ont ajouté un autre aspect sans précédent dans l'histoire : le contrôle de la vie matérielle de tous les habitants, l'abolition de toutes les valeurs humaines fondamentales et, plus que cela, le contrôle du cerveau intime de la personne, à savoir la conscience."

George Orwell est décédé en 1950, bien avant le Génocide Cambodgien, pourtant, en détaillant les mécanismes de la Terreur Totalitaire Communiste Stalinienne, dans son fabuleux ouvrage : 1984, par anticipation, il analysait également la future Terreur Communiste, cette fois-ci, Khmère Rouge qui, tragiquement, allait se reproduire à nouveau...
Depuis le début de ce commentaire nous avons pu constater que les Khmers rouges ont utilisé de nombreuses et ignobles techniques pour dépersonnaliser et déshumaniser les êtres humains, les privant ainsi de leur identité, avant de les exterminer (page 263) :

"Leur volonté de terreur s'est manifestée très tôt, dès la prise du pouvoir, quand ils mirent toute la population à genoux, du plus humble au plus élevé, en la personne du prince Sihanouk. C'était le 17 avril 1975, quand, en réponse à la population de Phnom Penh et des grandes villes qui les accueillait avec des pétales de fleurs pour leur signifier la bienvenue, ils firent croire à des bombardements imminents et la déportèrent avec une brutalité extrême dans les zones rurales pour qu'elle y travaille. Dans la foulée de cette première vague de violence, ils tuèrent sans appel, au mépris de toutes les lois, les prisonniers de guerre, les anciens fonctionnaires, les notables et leurs familles, décimèrent la minorité Cham, chassèrent et tuèrent en nombre les ressortissants vietnamiens et chinois qui vivaient dans le pays depuis des générations et expulsèrent les résidents de nationalité étrangère. Tout cela, les Khmers rouges le perpétrèrent à huit clos, en maîtres absolus. Les premiers mois du régime khmer rouge furent marqués par la mort de près de deux mille personnes par jour. Le pire était à venir et mérite pleinement le nom de "terreur". Ceci explique peut-être cela : pour nombre de Khmers rouges, Robespierre était une figure de référence. (Toutes choses comparables par ailleurs, Robespierre, finalement, ne sema pas une aussi grande terreur que les Khmers rouges. Au XXe siècle, les hommes ont fait de grands progrès dans le massacre de masse.).
Après avoir décimé, anéanti la population déportée - ceux qu'ils appelaient "le peuple nouveau" -, ils s'en prirent aux anciens, c'est-à-dire à leurs propres rangs. À partir de fin 1976 et surtout début 1977, ils lancèrent des vagues d'épuration qui se succédèrent, frappant toutes les régions, tous les niveaux. Elles s'étendirent telles des toiles d'araignée emportant la personne désignée, toute sa famille - jusqu'aux bébés - et ses proches. Quand une personne était arrêtée, elle devait faire des confessions et donner des noms de complices par dizaines - ce qui était facile à obtenir, compte tenu des tortures exercées."

Comme l'explique fort justement Laurence Picq : la principale raison de la réalisation de ce Génocide, en plus de l'Idéologie Totalitaire Communiste, réside bel et bien dans les personnalités des Khmers rouges à tendances paranoïaques, schizophrènes, psychorigides, mégalomanes, pervers, avec un goût immodéré et inextinguible pour la mort (page 308) :

"Les Khmers rouges présentent des signes schizophréniques irréfutables, et leur personnalité a joué un rôle important dans la perpétration de la tragédie, certes, mais ils ne sont pas si malades que cela, au sens psychiatrique du terme. Ils ne sont pas les premiers "fous" ni même malheureusement les derniers, à gouverner et à être suivis, créant des catastrophes et des souffrances indicibles. Leurs idées et leurs programmes étaient, comme ceux de tous les candidats au gouvernement d'un pays, un ensemble de promesses et d'idéalisations, des impossibles et des possibles. De par leurs comportements, ils ont des semblables partout dans le monde.
Il est important de voir que les Khmers rouges sont devenus ce qu'ils ont été et ont perpétré un génocide du fait de l'écho qu'ils trouvaient dans "les autres... nous", à l'intérieur du pays comme à l'extérieur.
Ce qui s'est produit avec les Khmers rouges met en évidence une nouvelle fois la nature de l'être humain, faite du meilleur et du pire, avec un pire qui peut être travesti en meilleur. C'est encore la confirmation de deux lois psychosociales fondamentales : il existe en chacun de nous les traits latents de bourreau-victime-sauveur ; et chacun est capable d'imiter et de suivre un leader.
En se déclarant les sauveurs de la nation, en se positionnant en leader de leur pays, les Khmers rouges ont créé des émules et ont fait se révéler chez les autres soit les traits du bourreau - bourreau des autres et/ou bourreau de soi -, soit les traits de la victime.
Nous, les autres, en obéissant aux lois qui régissent les groupes et en laissant jouer divers facteurs (géopolitique, histoire, culture, éducation, information, etc.), par manque de lucidité, de discernement et de conscience, nous pouvons générer et être embarqués dans des tragédies."

Puis Laurence Picq tomba enceinte de son mari.
Dans la foulée, il se produisit l'invasion du Cambodge par les armées Vietnamiennes, à partir du 6 janvier 1979. Ils s'enfuirent et commencèrent un périple exténuant, interminable et semé d'embûches. Laurence Picq accoucha durant cet exil. Tragiquement, Béng son petit garçon ne devait pas survivre à ces conditions extrêmes d'exil.
Ensuite, ce fut le retour en Chine à Pékin, avant, qu'enfin, Laurence Picq et ses filles puissent regagner Paris, le 24 décembre 1980...

P.S. : Ce commentaire étant trop long pour figurer intégralement sur ce site : il manque la conclusion ; vous pouvez donc le retrouver dans son intégralité sur ma page Facebook : "Communisme Totalitarisme (Unvola)".


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