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Contenu rédigé par Marc Marcucci
Classement des meilleurs critiques: 1.004
Votes utiles : 1370
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Commentaires écrits par Marc Marcucci
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Beauté classique, 19 avril 2013
Brautigam et Willens poursuivent avec bonheur leur parcours mozartien. De ce disque difficile de dire quelque chose quand tout semble parfait: équilibre des formes, sens du cantabile et du phrasé musical, beauté sans ostentation des instruments, manière exquise de mener le discours et la rhétorique mozartienne, les qualités sont légion et font de cette série d'interprétation un ensemble d'un classicisme indémodable.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Intelligence musicale, 6 avril 2013
Le quatuor Chiaroscuro, sur "instruments d'époque", continue son parcours discographique et renouvèle la très grande réussite du premier jalon. Le fil conducteur en reste Mozart associé cette fois-ci à Beethoven. Le programme du disque est cohérent: œuvres "sérieuses" au contrapuntisme serré et à l'harmonie complexe. Les musiciens creusent le texte musical sans jamais le forcer, mettant en évidence son absolue modernité par une conduite claire et visionnaire. Visiblement, le quatuor se concentre sur la "triade capitoline" du classicisme viennois (Mozart - Beethoven - Schubert), ce qui me réjouis vu que les versions discographiques "historiquement informées" et de très haut niveau ne sont pas si nombreuses que cela (je pense notamment à Schubert). J'espère que les parutions suivantes se feront à un rythme plus soutenu tant elles laissent à espérer.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Anecdotique mais fort bien interprété., 23 mars 2013
Certes les œuvres défendues dans ce "récital" ne sont pas des chefs d’œuvres absolus, mais elles sont de Beethoven, c'est à dire d'un niveau qui suscite au moins de l'intérêt et du plaisir à défaut de passion , et surtout, ce sont des œuvres rares, données pour la première fois, il me semble, sur pianoforte. Pour une bouchée de pain, tout beethovénien qui se respecte doit posséder ce disque, certes de complément, mais d'un excellent intérêt musicologique et musical tout court.
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3.0 étoiles sur 5
Acceptable version d'attente., 23 mars 2013
Les œuvres dites "de jeunesse" de Mozart sont en train d'être réévaluées. Jusqu'à une époque récente, on se contentait d'en noter l'intérêt mais en les dénigrant en les mettant en regard avec les œuvres futures. Or depuis les années 2000, des ensembles, souvent issus de la mouvance dite faussement "baroque", interprètent ces œuvres délaissées avec l'instrumentarium idoine, à la lumière des recherches musicologiques les plus récentes, de manière engagée, dynamique et colorée, leur rendant enfin justice. Premier constat: le jeune Mozart se hisse sans problème, parfois même très au dessus, des compositeurs de son époque. Second constat: les œuvres sont toutes absolument magnifiques. La Betulia ne fait pas exception. Cet enregistrement assez récent (2005) est d'une qualité tout à fait correcte: l'orchestre est clair et dynamique, suscitant tout le temps l'intérêt et faisant ressortir toutes les beautés de la partition. Les chanteurs sont, en revanche, d'un niveau inégal. Mais cela ne gâche en rien l'extraordinaire plaisir pour un mozartien de disposer enfin d'un version très acceptable de la Betulia sur instruments "originaux" loin des enregistrements très lourdingues des années 1960 et 1970 qui ont sans doute participé très activement à la mauvaise réputation des œuvres de jeunesse de Mozart en les rendant fallacieusement vieillottes et engluées.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Coup de coeur !, 16 mars 2013
Cet ensemble de jeunes musiciens fait des miracles: engagement, flamme, mystère, poésie, profondeur insondable... toute la complexité et l'immédiate beauté de la musique de Brahms éclate de manière frissonnante. Le pianiste "touche" un Steinway de 1875 aux merveilleux coloris et les cordes jouent, non pas "à l'ancienne" comme on disait, mais de manière "historiquement informée" mettant en avant la fougue, la clarté et la rutilance des œuvres sans vibrato excessif. Enthousiasmant en diable, voilà un de mes disques préférés du moment.
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9 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Heureux Pisendel!, 9 février 2013
L'amitié qui liait Vivaldi à Pisendel a permis l'existence de ces fabuleux concertos, d'une qualité d'écriture remarquablement originale et virtuose. Ce disque est un bonheur de chaque instant: virtuosité et technique ébouriffante du soliste, magnifique prestation de l'ensemble "il pomo d'oro". Un disque à acquérir et à thésauriser.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Magnifiques oeuvres!, 4 janvier 2013
Didier Talpain continue avec bonheur son exploration des œuvres de Hummel. Le "petit" concerto pour piano du disque est encore très proche de l'écriture et du style mozartien (Hummel était un élève de Mozart et s'appréciaient beaucoup mutuellement). Le "grand" concerto qui ouvre le présent disque est une œuvre magnifique, profondément romantique et inclassable, quelque part entre le 18ème siècle finissant et Chopin. Tous les musiciens sont prodigieux: du pianofortiste aux instrumentistes de l'ensemble "solamente naturali" d'une suprême virtuosité. Talpain galvanise ses troupes comme gagnées par l'enthousiasme du contact avec cette musique, très inspirée de bout en bout. J'attends avec impatience le volume 2.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Génial!, 4 décembre 2012
Quel galbe! Quelle superbe ductilité des tempi! Le rythme, souverain, vous emporte littéralement! Ces deux cantates, parmi mes préférées, ont enfin leur version définitive. Suzuki, entamant les derniers virages de son intégrale, continue, à mon sens, d'être au sommet de la discographie.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Magnifique résurrection!, 26 octobre 2012
Cette œuvre est absolument majeure: Jean-Chrétien Bach, depuis Londres, la composa pour la scène française en 1779 sur un livret de Quinault. Quelle partition! D'une folle audace, elle annonce plus que clairement le style mozartien: quand on sait quels liens et quelle amitié unissaient les deux hommes, on comprend mieux que le "Bach de Londres" ait à ce point influencé les techniques du jeune Wolfgang. L'intervention de la voix souterraine de l'Ombre fait irrésistiblement songer à la Voce d'Idomeneo qui sera créé 3 ans plus tard, mais les corrélations abondent. Talpain et ses forces sont enflammés par le contact avec cette œuvre et la font crépiter musicalement avec un engagement dramatique stupéfiant, galvanisant littéralement les chanteurs.Plus que recommandable: indispensable!
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31 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La belle jardinière, 11 octobre 2012
Voici plus de 20 ans que Harnoncourt nous avait livré une excellente version de la Finta sur instruments anciens, certes fort belle et bien chantée mais manquant de vie et d'engagement dramatique. Jacobs, brûle les planches avec ses forces habituelles (le freiburger barockorchester qu'on ne présente plus et une équipe de chanteurs de haute volée). Le résultat est décoiffant! Première surprise: Jacobs utilise une version de 1796 de cet opéra: en effet, donnée à Prague cette année-là, la Finta a été partiellement réorchestrée par une main anonyme, très fine connaisseuse du style mozartien: ajouts de clarinettes, multiplications des interventions des bois, densification du tissu orchestral. Seconde surprise... ça marche! L'opéra se rapproche stylistiquement du Mozart de la dernière période évoquant ça et là les Noces, le Don Giovanni ou bien le Cosi. Sur un rythme trépidant qui n'oublie pas le cantabile, Jacobs nous emmène dans un délicieux tourbillon musical où l'on éprouve mille plaisirs. Les quelques faiblesses de la version originale s'en trouvent gommées et l’œuvre acquiert une nouvelle dimension accentuée par l'engagement dramatique des chanteurs qui font crépiter de vie leurs interventions. Magistral!
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