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Contenu rédigé par Zarak
Classement des meilleurs critiques: 276
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Commentaires écrits par
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France)
(TOP 500 COMMENTATEURS)   

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Mad Max : Fury Road [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
Mad Max : Fury Road [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale] [Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale]
DVD ~ Tom Hardy
Prix : EUR 22,99

17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Mad Max : un plaisir simple mais exigeant, 26 juillet 2015
Voir revenir tonton Miller, à 70 berges, et 30 ans après Mad Max 3, ne peut qu'être un plaisir de fin gourmet. Après quelques fables animalières (Babe, Happy feet) - pas toujours déplaisantes d'ailleurs - c'est à un gros reboot super chrome de Mad Max 2 que nous convie le réalisateur australien. Une carrière décidément pittoresque...

Voir revenir Mad Max, c'était aussi le risque d'assister à la deuxième mort d'un héros que le reboot était censé réssusciter. N'avons-nous pas assisté, impuissant, à la deuxième mort d'un autre héros de notre enfance - Indiana Jones - dans le foireux Royaume du crâne de cristal ? De plus, avec l'absence au générique de celui qui était pour tous le seul, possible et unique Max (Mel Gibson), le pari était osé. Il a été relevé avec brio, après 15 ans de galères en tous genres : de budget, d'environnement, de production...

Certes, Tom Hardy n'est pas Mel Gibson, mais son rôle n'est pas le même non plus : le nouveaux Max Rockatansky est plus taiseux que jamais, il porte en lui une douleur décuplée, et sa dévastation intérieure fait écho aux ravages du monde dans lequel il a réussi à survivre. Si un éclat d'humanité (et de parole) finira par lui être arraché, ce sera au prix d'un nouveau défi : sauver une escorte de "femmes-ventres" ayant décidé de ne plus être esclaves. Le héros de jadis est donc volontairement en retrait, assurant les arrières, le premier plan étant réservé aux femmes - Furiosa en tête, et son interprète Charlize Theron, superbe comme toujours - faisant la nique au monde masculin dégénéré d'Immortam Joe. Un Mad Max féministe ? Pourquoi pas.

Inutile de tourner autour du pot : c'est pour son bestiaire humain et mécanique dément ainsi que ses courses-poursuites euphorisantes que l'on va voir un Mad Max. Des War Boys aux Amazones, d'Immortam Joe au Guitariste de feu (lol !), des Porte-Guerre aux voitures-hérissons, le "book" de Miller est bien fourni, et tout ce joyeux univers se déploie gracilement sous nos yeux. Ca ne veut pas dire que le scénario est inexistant ou indigent (ceux qui sortent cet argument sont soit des menteurs, soit des imbéciles), bien au contraire : cette histoire d'échappée du désert au milieu d'une dictature de dégénérés physiques et mentaux qui s'approprient les ressources et s'obstinent dans une quête de perfection biologique pour assurer la descendance, n'est pas plus conne qu'une autre et assure efficacement son rôle de colonne vertébrale d'un film qui trouvera, toutefois, son principal argument dans la mise en scène de son univers esthétique.

Côté réalisation, le travail photo exceptionnel, la saturation des couleurs qui font du désert de Namibie un théâtre post-apocalyptique éclatant, l'absence (ou presque) de CGI et les cascades tirées au cordeau, offrent un spectacle à la fois à contre-courant des canons actuels du genre, et totalement immersif. Depuis quand n'avions-nous pas été aussi scotchés par une scène telle que la tempête de sable, déchaînement de fureur graphique au milieu des explosions des véhicules valsant dans les airs ? N'ayant rien perdu (et même gagné) en virtuosité, Miller démontre une fois de plus - c'était déjà le cas il y a 30 ans - qu'il est le maître absolu des courses-poursuites, tellement au-delà de la concurrence que c'en est presque comique : maîtrise du rythme, science du montage, inventivité de tous les instants, optimisation de l'espace et des différentes profondeurs de champs, le tout porté par la folle partition de Junkie XL (probablement la meilleure soudtrack entendue depuis longtemps pour ce type de film), font de Fury Road une authentique leçon de cinéma d'action qui ne désolera que les esprits chagrins, aveugles ou malentendants (l'excès de films Marvel est dangereux pour la santé cinéphilique, à consommer avec modération).

Bon, c'est quoi, finalement, ce film, et pourquoi, malgré son colossal succès, il ne parvient pas à faire l'unanimité ?

Mad Max est un délire. Un délire qui, si vous n'y plongez pas les mains, les jambes, et la cervelle, se chargera de vous refouler à l'entrée avec un gros coup de pied au cul. Un délire, donc, c'est entendu, pas forcément à prendre au premier degré. Un exercice de style, un ballet sauvage et baroque, une fanfare post-apocalyptique toute entière dédiée à la folie et à la survie des rares âmes encore vivantes. A 70 ans, Miller s'en tape. Il n'a de leçon à recevoir de personne, personne ne lui dicte ce qu'il à faire. Là ou d'autres vieillissent, s'assagissent et rentrent dans les clous pour devenir de chiantissimes petits VRP, Miller s'abandonne aux furies et clôt sa saga dans une démesure dionysiaque. Et il a bien raison.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 28, 2015 1:35 PM MEST


Sorcerer [Blu-ray]
Sorcerer [Blu-ray]

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 A redécouvrir, 17 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sorcerer [Blu-ray] (Blu-ray)
C'est le film maudit de Friedkin, qui rêvait d'en faire son plus gros succès. Malédiction, mais malédiction de calendrier avant tout : aux US, le film sortit en même temps qu'un certain Star Wars. Forcément, question concurrence, c'était mal barré, les hordes de pré-geeks se ruant sur le space-opéra (révolutionnaire, il est vrai) de Lucas sans se soucier - comme on l'imagine aisément - d'un obscur remake du Salaire de la Peur de Clouzot qui avait déjà emporté toutes les adhésions un quart de siècle plus tôt ! Et pourtant... revoir Sorcerer, ce n'est pas seulement réparer sur le tard une injustice historique (qui plongea Friedkin dans la dépression, lui qui avait côtoyé le pinacle de la gloire avec son précédent film : L'Exorciste), c'est se prendre une méchante claque rétroactive, tant ce remake américain impressionne.

La première heure de mise en place de l'histoire et les destins croisés des protagonistes n'est, fort heureusement, pas l'épine dorsale du film (le petit tourisme sociologique et géopolitique de Friedkin n'a pas grande utilité). Par contre, toute la partie dans la jungle est une leçon de mise en scène et de montée en pression. La scène du passage de la rivière, en particulier, où le camion, tel un monstre d'acier ravagé, se balance au gré des tangages d'un pont très très limite, sous les hurlements d'un guide déchaîné au milieu d'une météo tout aussi déchaînée dans une ambiance qui frise les abîmes des la folie, est un pur moment d'hallucination cinématographique. Et que dire des hallucinations de Roy Scheider après avoir traversé l'enfer...

Clouzot mourrut avant la sortie du film, mais je suis certain qu'il aurait mille fois approuvé cet impressionnant remake.

A (re)découvrir absolument.


Le Monde selon Garp
Le Monde selon Garp
par John Irving
Edition : Poche
Prix : EUR 8,80

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Le monde selon Irving, 22 juin 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Monde selon Garp (Poche)
Je fais partie de ceux sur qui ce livre culte n'a pas vraiment fonctionné. Bien que voulu "foisonnant" et picaresque, paradoxalement, la ritournelle d'Irving suscite assez vite un ennui assez profond et le pavé devient d'une longueur assez repoussante ; l'on peine à vraiment s'attacher à la vie, l'oeuvre et l'univers de cet écrivain qui s'avère moins borderline que petit-bourgeois (et dont les contours de personnalité sont, je trouve, assez mal définis) subissant malgré lui, via sa mère, l'émergence d'un féminisme très hard et très encombrant. Des pans entiers des œuvres écrites par Garp sont introduits, un côté "livre dans le livre" répété à plusieurs reprises et qui casse complètement le fil dramatique, même si ces passages sont sans doute nécessaire - du point de vue d'Irving s'entend - pour comprendre le procédé littéraire de son protagoniste.

En dehors de quelques scènes marquantes et d'un point de vue plutôt rigolo sur le féminisme et le grand chamboulement des sexes, je n'ai pas retenu grand chose de ce pavé d'écriture assez satisfaite par moments, le tout parachevé par une fin à la "voilà ce qu'ils devinrent" aussi anecdotique qu'interminable.

On ne pourra pas me reprocher de ne pas être allé jusqu'au bout...


L'Inconnu du Lac
L'Inconnu du Lac
DVD ~ Pierre Deladonchamps
Proposé par international_movie_shop_france
Prix : EUR 11,06

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le lac des signes, 21 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Inconnu du Lac (DVD)
Excellent film d'un cinéaste que je découvre, faux porno gay en bord de lac (quelques scènes très crus qui dont l'utilité est surtout d'avoir fait sortir du buisson, et de concert, toute une ribambelle d'australopithèques surexcités à l'idée de voir deux mâles se faire quelques gâteries) mais vrai thriller à la tension savamment entretenue, jeu de regards torves et de désirs torrides, où la froide raison apollinienne finit par abdiquer devant la passion dionysiaque et la fascination du mal et du mâle - la femme est d'ailleurs totalement absente du film, quand bien même un fureteur totalement à l'ouest d'Eden en recherche désespérément la trace ; oui, pas une femme sur 100 minutes de film, pas même une Ève pour nous croquer la pomme !

La mécanique du film fonctionne parfaitement, grâce à des personnages peu nombreux mais bien définis (l'observateur hors-jeu, le jeune ingénu en recherche d'amour, le diabolique moustachu, le raisonnable enquêteur) et quelques lieux symboliques : le lac (son bord, ses eaux), le petit bois, le parking... tout concourt à créer une métaphore aux résonances malicieusement bibliques.


L'inconnu du lac - Edition collector 2 DVD [Édition Collector]
L'inconnu du lac - Edition collector 2 DVD [Édition Collector]
DVD ~ Pierre Deladonchamps
Prix : EUR 14,96

4.0 étoiles sur 5 Le lac des signes, 21 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'inconnu du lac - Edition collector 2 DVD [Édition Collector] (DVD)
Excellent film d'un cinéaste que je découvre, faux porno gay en bord de lac (quelques scènes très crus qui dont l'utilité est surtout d'avoir fait sortir du buisson, et de concert, toute une ribambelle d'australopithèques surexcités à l'idée de voir deux mâles se faire quelques gâteries) mais vrai thriller à la tension savamment entretenue, jeu de regards torves et de désirs torrides, où la froide raison apollinienne finit par abdiquer devant la passion dionysiaque et la fascination du mal et du mâle - la femme est d'ailleurs totalement absente du film, quand bien même un fureteur totalement à l'ouest d'Eden en recherche désespérément la trace ; oui, pas une femme sur 100 minutes de film, pas même une Ève pour nous croquer la pomme !

La mécanique du film fonctionne parfaitement, grâce à des personnages peu nombreux mais bien définis (l'observateur hors-jeu, le jeune ingénu en recherche d'amour, le diabolique moustachu, le raisonnable enquêteur) et quelques lieux symboliques : le lac (son bord, ses eaux), le petit bois, le parking... tout concourt à créer une métaphore aux résonances malicieusement bibliques.


Chappie [Blu-ray + Copie digitale]
Chappie [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Sharlto Copley
Prix : EUR 22,99

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le mouton noir, 17 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Chappie [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Un robot, une conscience... ça vous dit rien ?

Sujet vieux comme le monde, vaste comme l'histoire, toujours excitant. Blomkamp tente un reboot de ce sujet mille fois traité (parfois pour le pire, souvent pour le meilleur) et nous propose un cocktail explosif (trop ?) où se mêlent Robocop, Ghost in the Shell, et pourquoi pas Frankenstein aussi (sisi, c'est même LA référence du film).

Notre Chappie-Frankenstein ayant acquis une conscience grâce à quelques lignes de code stockées sur clé USB (c'est sympa l'informatique !), perdu dans un Johannesburg à feu et à sang qui ferait passer le Detroit de Robocop pour Disneyland, tombera entre de bien mauvaises mains (les infréquentables Die Antwoord, dont le film est une sorte de gigantesque tremplin promotionnel), quoique... il y trouvera une maman gâteau et un papa gangsta - c'est pas si mal, mais on comprend assez vite la difficulté pour sa petite conscience de bébé-robot à se construire ! Il y aura aussi le gros vilain robot, piloté par un militaire totalement psychopathe. Bref, "la guerre est déclarée".

Être méchant avec ce film serait injuste : Blomkamp a beau être un furieux - un peu trop sans doute pour vraiment creuser la quête philosophique qu'il prétend entamer - il a le mérite de ne pas se satisfaire d'un énième bourrinage sans... âme. Les délires anthropomorphiques de Chappie sont plutôt bien foutus, finalement assez rigolos, et confèrent au robot une réalité assez troublante, d'autant que la motion capture a rarement atteint un tel point de perfection, si je ne m'abuse. Au final, le sujet n'a pas été révolutionné, mais on a pris un plaisir coupable à déguster ce drôle d'objet rock'n roll, bien fumé de l'intérieur, qui part dans tous les sens sans le moindre scrupule, juste pour le plaisir du show. Too much, but still good.


Jupiter : le destin de l'Univers [Blu-ray + Copie digitale]
Jupiter : le destin de l'Univers [Blu-ray + Copie digitale]
DVD ~ Mila Kunis
Prix : EUR 19,99

17 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Jupiter Descending, 9 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jupiter : le destin de l'Univers [Blu-ray + Copie digitale] (Blu-ray)
Vache ! Je ne m'attendais pas à quelque chose de grandiose en m'attaquant au dernier-né des Wachowski frère & soeur, mais là on plonge dans un trou plus noir que le fond d'une cuvette par une nuit sans Lune. Un space opéra romantico-nunuche en forme de chasse d'eau géante avec acteurs grimés à la truelle, costumes de fête foraine, bestiaire dégueulasse, spectacle Son & Lumière à t'en faire fondre le cristallin, scénario bidon, dialogues nazes, le tout sur un fond vert géant étiré sur deux heures et qui masque mal un gigantissime néant cinématographique...

Rien, absolument RIEN ne fonctionne dans ce gloubiboulga syncrétique pour crétins synthétiques, qui tente de s'offrir un supplément d'âme à travers une histoire d'amour entre une dame pipi interstellaire toute mimi mais complètement neuneu et un chasseur galactique monté sur patins à roulette gravitationnels mais ennuyeux comme la mort (mais leur première scène de baiser est probablement l'une des plus involontairement comiques de l'histoire du cinéma). Dommage, car l'idée de départ, et l'univers qui va avec, "auraient pu" donner quelque chose, mais entre les mains de gens qui savent écrire, et donc qui ne passent pas leur temps à casser leur joujou, faute de savoir s'en servir. Résultat : un ratage industriel et artistique colossal pour les ex-créateurs de Matrix, qui feraient bien de se ressaisir s'ils ne veulent pas, eux aussi, terminer avec un balai à chiotte entre les mains.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 11, 2015 12:21 PM MEST


It Follows [Édition Limitée, avec The Myth of the American Sleepover en HD]
It Follows [Édition Limitée, avec The Myth of the American Sleepover en HD]
DVD ~ Maika Monroe
Prix : EUR 22,99

32 internautes sur 38 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Followers, 26 avril 2015
La bonne surprise bien angoissante du début 2015... encensé par la critique pour sa mise en scène remarquable, détesté par une partie du public qui est passé complètement à côté d'un film où il ne passerait soi disant "rien", It follows est de ces oeuvres qui partagent, peut-être parce que certains en ont attendu ce qu'il n'a jamais cherché à offrir.

Aussi, évitons d'emblée tout malentendu : si vous êtes venu checher du Rec ou du Saw, vous êtes à côté de la plaque. "It Follows" est de ces films d'atmosphère (dans la lignée de Ring) qui parviennent - pour peu qu'on y soit sensible - à distiller une peur plus durable, profonde, sournoise, en installant une menace à la fois omniprésente et indéfinissable, renforcée par une ambiance (visuelle et sonore) qui vous hante durablement. Avec de jeunes acteurs - très convaincants - et une ville parfaite - Detroit, sa banlieue, ses ruines, ses rêves brisés.

Le pitch ne réinvente pas la roue (une étrange malédiction qui prend forme humaine et s'avance lentement vers sa proie, et sexuellement transmissible) et ce n'est pas son but : David Robert Mitchell s'est basé sur un simple cauchemar d'enfance. La métaphore sexuelle, trop débattue, m'apparaît assez secondaire : j'y vois plutôt une vague considération métaphysique sur la sexualité comme perte de la pureté originelle et premier pas vers la mort. Certains ont cru y voir un moralisme puritain par symbolisation des MST : difficile, selon moi, de passer plus à côté du film en surinterprétant ce qui n'est en fait qu'un détail. L'essentiel réside dans le sentiment de menace permanente dont on ignore la proximité, échappant ainsi au bon vieux schéma binaire tout va bien/tout va mal propre au cinéma d'horreur. Cela donne un film génialement anxiogène.

Pour moi, la réussite est totale. Je n'avais pas flippé comme ça au cinoche depuis belle lurette.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 29, 2015 1:37 PM MEST


Inherent Vice
Inherent Vice
DVD ~ Joaquin Phoenix
Prix : EUR 19,99

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Vice caché, 25 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inherent Vice (DVD)
Superbe cru de P.T.Anderson, qui poursuit sa singulière route d'artiste authentique, ne se laissant pas caresser dans le sens du poil, risquant à tout moment l'incompréhension et l'échec commercial... d'où sans doute le malentendu autour de cet Inherent Vice, aussi bordélique dans son pur canevas de film noir à la Chandler (mais sous LSD) que jouissif dans sa narration maîtrisée de bout en bout. Ce qui est à la fois son principe actif (l'enchevêtrement des intrigues et des personnages finit par ressembler à une bouillie hallucinogène) sera aisément considéré comme sa faiblesse, surtout sur un quasi film-fleuve dont les deux heures et demie ne sont pas toujours justifiées.

Du reste, tout est impeccable : atmosphère du L.A. des années 70 et de la fin du grand trip, bande-son à tomber, et acteurs géniaux, font du film une drôle de symphonie mi-hippie mi-pourrie, une nouvelle relecture postmoderne du genre noir, tel un Big Lebowski des frères Coen où le sarcasme aurait cédé la place au trip suranné et à la poésie mélancolique, et où Dylan et les Creedence aurait été remplacés par Neil Young le temps d'une enquête improbable.

Le grand film mal-aimé de 2015.


Near Death Experience
Near Death Experience
DVD ~ Benoît Delépine
Prix : EUR 19,99

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 EMI, 12 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Near Death Experience (DVD)
De façon assez inattendue, la collaboration Houellebecq-Groland fonctionne plutôt très bien et parvient logiquement à hisser la fatigue de l'existence quelque part entre le burlesque et le poétique. Houellebecq est comme toujours impeccable dans son - quasi - propre rôle, celui d'un employé de centre d'appel qui va épuiser son burn-out intégral dans le massif, au milieu d'une nature âpre et peu aimée de son arpenteur, si ce n'est pour sa tranquillité - quasi - intégrale. Le texte, très bon, donne l'impression d'être sorti de la plume de l'écrivain lui-même tant on y retrouve son style si caractéristique, monologues intérieurs essoufflés, monocordes, dont le laconisme détaché épuise tout recours, si ce n'est celui de l'humour, jamais totalement mort.


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