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Contenu rédigé par Amaury
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Amaury

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Black Sabbath
Black Sabbath
Prix : EUR 9,99

13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Still Falls The Rain..., 28 décembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Sabbath (CD)
1970. Une décennie marquée par le mouvement hippie prend fin. Fin d'une belle utopique « peace and love », le monde semble toujours aussi sombre. Pendant ce temps, Earth, qui va se renommer Black Sabbath, est sur le point de sortir son premier album, qui va puiser dans le climat morose de l'époque qui s'installe. La source pour un nouveau courant musical.

Still Falls The Rain. Tout est dit avec la première chanson éponyme, qui restera à jamais dans le panthéon du rock. La pluie arrive, l'ambiance brusquement s'assombrit, la cloche sonne. Puis arrive ce riff monolithique de Tony Iommi, utilisant le fameux triton moyenâgeux. Ozzy Osbourne s'invite ensuite, et commence ses incantations. Il chante le célèbre « Figure In Black », qui fait référence à Satan. La basse de Geezer Butler et la batterie nuancée de Bill Ward soutienne l'édifice inébranlable, braqué sur son tempo ultra lent. Arrive alors un break, où tout s'accélère. La guitare se lâche totalement et on se noie dans ce fuzz très 70's. Ozzy implore « No ! No ! Please ! No ! » . L'orchestre continue de résonner jusqu'à se taire complètement' Le heavy metal est lancé'

Black Sabbath vient de définir un style musical en un morceau de 6 minutes. Que dire ensuite ?? Bien sur, il ne faut pas oublier de parler du classique "N.I.B.", avec son intro de basse avec wah, où l'on remarque le jeu varié de Geezer Butler. On ne peut omettre le premier single du groupe, le dansant "Evil Woman" (qui est une reprise d'un groupe de blues) ou le très psyché "Behind The Wall Of Sleep". Black Sabbath visite de nombreux styles différents. Sa musique semble issue d'un mélange bâtard regroupant principalement rock lourd, blues et jazz. Comme sur "The Wizard" (la deuxième reprise de cet album), où l'on entend un harmonica bluesy. "Sleeping Village" est un autre exemple de la variété stylistique de ce premier album : une intro folk avec guimbarde, puis un riff rock heavy, dans lequel s'y glisse un solo improvisé de Tony Iommy.

Car les improvisations sont nombreuses ici. On peut les dénigrer en révélant qu'elles ne servent qu'à combler un vide dans les compositions. Mais elles sont les reliques d'un feeling rock 'n' roll bien vivant, que feront vivre plus tard à leur manière des artistes comme Angus Young ou Lemmy Kilmister. "The Warning " s'étend sur 10minutes, et comporte plus de 7 minutes de solo très « jam-sessions », pour déboucher sur un riff country. Et c'est là l'origine du heavy metal et du rock en général : une impro sans fin' "Wicked World", un hard rock léger, clôture l'album. On apprécie la complicité entre Tony Iommi et Geezer Butler, et les roulements de Bill Ward. La voix étouffée d'Ozzy donne un charme vintage au tout. Un bref larsen et c'est fini.

On prend alors conscience de l'étrange ambiance qui s'était immiscée durant l'écoute. Comme un reflet des quartiers populaires tristes d'un Birmingham industrialisé, décrit dans le dernier morceau, dont les musiciens sont originaires. Comme représentant à merveille cette pochette d'un paysage au crépuscule, où apparait ce sinistre personnage (la légende veut qu'il ne fût pas sur la photo d'origine, mais qu'il soit apparu après l'impression'). Le groupe paraissait sinistre à l'époque, et choquait l'Angleterre puritaine à cause de son pseudo lien avec l'occultisme, entretenu par leur maison de disque. Black Sabbath était influencé par la magie noire de l'époque, incarnée par Dennis Wheatley ou Aleister Crowley, ainsi que par la fantasy, comme en témoignent les références à J.R.R. Tolkien et H.P. Lovecraft. On constate que cet univers sombre est resté vivace encore maintenant.

Un petit mot sur l'édition remasterisée. Elle est de très bonne qualité, le son permet de distinguer chaque musicien, tout en laissant un côté 70's. Le livret est superbe, avec les paroles et l'histoire de l'album, qui aura été enregistré en 3 jours seulement, en condition live. Le début d'une collection que tous metalleux se doit de posséder.

Ainsi j'achève mon commentaire sur ce disque, qui récolte 3,5/5. La note n'est pas forcément à prendre en compte pour décider de l'acquisition de Black Sabbath. Toute personne s'intéressant au metal doit avoir ce disque. Point. On peut regretter des passages moins prenants que certains, mais rien que pour le titre éponyme, cet album reste indispensable.


Killers
Killers
Prix : EUR 7,08

4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La transition vers Number Of The Beast, 13 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Killers (CD)
Killers est pour moi l'album de la transition. Transition entre le premier disque, aux allures metal, mais gardant des aspects hard et punk, vers The Number Of The Beast, l'album Heavy Metal par excellence (avec majuscules siouplait), qui classera Iron Maiden parmi les plus grands du metal.

Une transition, et des traces du premier éponyme encore bien visible. Des titres plus hard rock que heavy, et toujours ces touches punk. "Murders In The Rue Morgue" en est un exemple. Titre foncièrement hard, qui me rappelle "Charlot The Harlot" par ses rythmes syncopées et son refrain enjoué. "Twilight Zone", soutenu avec un refrain où Paul Di'Anno chante plus aigu que jamais. "Another Life" est toujours dans la même veine, rythmé, mais vraiment pas très original. La production, plus travaillée et moins « garage » (la touche Martin Birch) reste néanmoins très claire et vive, et les guitares sonnent comme sur le premier disque, plus brut que heavy. On entend bien tous les instruments, la basse d'Harris est plus présente que jamais, en soutien de la batterie de Clive Burr, un peu plus en retrait, j'aurais aimé vraiment qu'elle soit en avant sur "Genghis Khan" ou "Innocent Exile" et qu'elle nous tabasse à fond.

Enfin, Paul Di'Anno est fidèle à lui-même, son chant est très rock, le gaillard se donne à fond. Ses excès en tout genre auront raison de lui, et son remplacement m'apparaît comme nécessaire, car sa voix colle moins bien à des vrais morceaux heavy. On a donc 10 compos ("The Ides Of March" est une intro), mais pas toutes égales et réussies, au contraire du premier album. Ainsi, "Prodigal Son" ne m'accroche jamais, à part le solo. Comme "Another Life", "Drifter" est un heavy rock pas très originale. Heureusement, on a "Purgatory", morceau enlevé, qui ne s'arrête jamais, avec ses guitares d'enfer et son refrain accrocheur.

Mais déjà des titres heavy sont présents. Le plus célèbre, "Wrathchild", souvent joué en concert, est court mais efficace, bien rentre-dedans, avec plusieurs solos chaotiques. Dans le même style que "Iron Maiden" (la chanson) : court, pas très varié, mais tellement efficace, qui deviendra des hymnes de concert. La chanson titre est très réussi ; elle commence par un petite intro entraînante, et le morceau explose ensuite. Encore une excellente prestation de Paul Di'Anno. On trouve aussi un instrumental, "Genghis Khan", au break martial et au solo final très réussi. La rythmique y est très lourde et technique ici. "Innocent Exile" est une de mes préférées, avec son break mélodique et sa fin bien heavy.

Cet album voit aussi l'intégration d'Adrian Smith, et tout de suite l'alchimie avec son camarade d'enfance Dave Murray est totale, les parties de twin guitars vont être la marque de fabrique du groupe. Cependant, il ne peut pas encore poser sa marque dans les compos de la vierge de fer. Quant à la pochette, elle est superbe, bien saignante et détaillée, et très marquante pour l'époque. A noter comme toujours le beau livret de l'édition remaster, avec paroles, photos et dessins agréables à feuilleter.

Au final, "Killers" est un album proche du premier essai (pour cause, nombre de titres ont été écrit avant la parution d'Iron Maiden, mais faute de place, ils n'ont pu être gardés). Toujours hard à touches punk, il contient tout de même des prémices du heavy metal qui explosera sur le prochain album. Quelques compos me touchent moins, par manque d'originalité, mais certaines au-dessus du lot qui font de ce disque un bon moment à écouter. 3,5/5, un poil moins bon que le premier, mais nécessaire pour comprendre l'évolution du groupe.


Damnation Game
Damnation Game
Prix : EUR 22,46

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Test réussi pour le nouveau chanteur, 7 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Damnation Game (CD)
The Damnation Game, le deuxième album de Symphony X donc. Sorti en 1995, c'est aussi le premier à me marquer, de part la présence de Russel Allen, qui va transcender la musique de Symphony X.

Ce qui marque tout de suite, c'est le style musical pratiqué ici. Dès les premières notes du disque, on ressent bien le caractère prog du disque avec, en option une marque très neoclassique. La musique reste assez sombre et plutôt intimiste. En effet, on est loin d'un prog à la Dream Theater, très démonstratif, ici, la musique y est plus ambiancée. Cela est fortement du à une production qui ne met en valeur aucun instrument, parfois on peut avoir l'impression d'avoir une musique en sourdine, mais heureusement la plupart du temps cela ne dérange pas, et ça renforce même l'aspect sombre et étrange. Et même si les riffs metal ne manquent pas (« Savage Curtains », « Dressed To Kill »,...), la musique ne possède pas toujours la puissance du heavy metal, privilégiant le caractère énigmatique.

Ainsi, « Whispers » est un morceau mid-tempo, proche de la ballade, mais avec un air hypnotique qui revient en boucle. Pareil pour « A Winter's Dream, Prelude », une compo planante. Les paroles travaillées, la pochette curieuse ne font que renforcer cette impression d'un univers insondable... Cependant, il m'arrive de trouver cette apparence un peu froide et pas toujours immergeante.

Oublions cela, parlons maintenant technique. Car sur ce disque, il est question de technique. Mais jamais outrancière (ou presque), elle sert plutôt bien la musique, comme sur l'intro de Secrets, tout en retenue, un superbe passage. Michael Romeo est certainement celui qui donne l'aspect le plus metal à Symphony X, ses riffs n'oublient pas d'envoyer la purée quand il le faut. La batterie aussi, en alternant entre rythmes efficaces à la double ou plus techniques et syncopées. Russel Allen est totalement à l'aise, et varie habilement son registre. Ainsi, il rend le refrain de « Dressed To Kill » dément et carrément power metal par une voix aggressive, mais parvient à nous envoûter sur la part I de « A Winter's Dream, Prelude ». Les solos de grattes sont très inspirés par Malmsteen et son sweeping, c'est dire le niveau. Le clavier répond parfois, mais tient essentiellement un rôle d'accompagnement, certainement ce qui la musique si étrange, mais mélodieuse et douce. La basse remplit son boulot sans fioritures.

Maintenant qu'on sait que l'instrumentation tient la route, faut voir si les compos sont bonnes. Déjà, elles ne sont pas très alambiquées, six d'elles tournent à une durée moyenne de 5 minutes. Ce qui n'est plutôt pas très long pour du prog. Et tant mieux, car on parvient ainsi à accrocher assez facilement. Parfois quelques longueurs (« The Haunting », « Savage Curtains »), surtout à cause d'un riff un peu trop technique qui ne me touche pas, mais la plupart du temps on s'y retrouve sans problème. Deux compos ressortent particulièrement. « The Edge Of Forever », longue de 8:58, dispose d'un magnifique échange piano/guitare, de solos inspirées et d'un bon refrain. Et « A Winter's Dream », en deux parties. Après une intro sympa avec la belle voix de Russel Allen, mais un peu longuette, la Part II, « Ascension », commence. Un petit solo de Romeo, un couplet et surgit le superbe refrain. Ce morceau donne un aperçu des prochains disques de Symphony X qui continueront dans la même voix, avec un caractère plus épique.

Donc pour ce disque, on assiste à une musique racée, pas forcément évidente, mais qui peut clairement envoûter l'auditeur sensible et pas trop rebuté par un aspect technique. Le metal est bien présent sous la nappe prog à touches neoclassiques. L'ambiance dégagée y est étrange et un peu magique, mais pas toujours touchante. 3,5/5, car j'ai comme l'impression que Symphony X se chauffe pour la suite ; et que je les aime bien, donc je les châtie bien.


Moonspell Wolfheart (Double CD Version)
Moonspell Wolfheart (Double CD Version)
Prix : EUR 20,30

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Voyage au frais de Moonspell..., 6 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moonspell Wolfheart (Double CD Version) (CD)
Wolfheart! Mon premier album de Moonspell (et le seul pour l'instant, honte à moi!!). Pour moi, c'est bien plus qu'un simple album de gothique, je le ressens plus comme une invitation à un voyage sur les terres natales de nos portugais de Moonspell. Une histoire personnelle que chacun peut se faire...

Voyez donc, cela commence par "Wolfshade" : par une lourde soirée nous voilà embarqués dans une sombre forêt du Moyen-Âge. Ce premier titre est tout de suite prenant, avec un passage acoustique superbe et un solo grandiloquent. "Loves Crimes" et "Of Dream And Drama", deux titres bien gothiques, la voix féminine du premier, l'intro noire à souhait du deuxième en font deux morceaux imparables. Mais la nuit s'intensifie, la lune se dévoile à travers les nuages, c'est "Lua D'Inverno", instrumentale simple qui nous permet une pause. Le décor tombe, on arrive en plein dans une fête de village. Fernando nous chante alors en portugais "Trebaruna".

Mais cela ne dure qu'un temps, car déjà les ténèbres retombent, "Vampiria" arrive. C'est certainement un des plus beaux titres de Moonspell, tout en ambiance et montée en puissance terrible. La guitare finit par nous violenter au terme d'un long supplice, les cloches retentissent et un cri vient sceller la fin du morceau. "An Erotic Alchemy" est un titre rythmiquement plus vif, aux accents symphoniques avec un clavier très présent, et un break annonciateur du solo de Mantus absolument dantesque. Enfin, "Alma Mater" arrive, et rase tout sur son passage, le final est ahurissant, comme si notre aventure prenait fin de la manière la plus tragique qui soit. On se réveille finalement de ce mauvais cauchemar au village, avec Ataegina, et on rejoint le conteur Langsuyar au coin du feu, prêt à nous narrer une nouvelle fois ce voyage.

Cet album est d'autant plus prenant grâce aux instruments. La basse parfaite, la batterie qui use à fond de longs roulements sur ses fûts et de grosse caisse, les claviers ambiancés et les guitares à la disto pure et aux riffs très heavy. Les solos, jamais démonstratifs, cherchent plus la mélodie et s'allie à l'ambiance. Mais plus que tout, c'est Fernando Ribeiro qui rend cet album unique. Le bougre possède un chant calme et récitatif, qui se mue à sa volonté en hurlement inhumain. Les paroles sont plutôt recherchées et occupent une place non négligeable dans la qualité de ce disque. Ainsi, "An Erotic Alchemy" est basé sur un dialogue de tristement célèbre marquis De Sade. Quelques morceaux sont en portugais, comme "Trebaruna", "Ataegina" et le refrain d'"Alma Mater".

L'édition 2cd anniversaire est vraiment magnifique. Elle reprend la pochette originale dans une couleur bleue océan, et reste splendide. Le livret est très soignée, bien dans le tripe de l'album. On a aussi un cd bonus, un live qui reprend tous les titres de l'album sauf "Ataegina", mais la qualité sonore, plus proche d'un bootleg soigné que d'un live normal, empêche de profiter pleinement de l'ambiance du concert.

Bon pas la peine de vous faire un dessin, cet album est particulier pour moi, et j'adore me l'écouter lors de mes soirées. Un voyage gratuit, un dépaysement total ?? Pas pour tout le monde c'est sûr, mais pour qui tombe sous le charme des portugais, la magie risque bien de rendre ce disque merveilleux... 5/5 pour Wolfheart, ce subtile mélange de gothique, black folk et heavy.


Overkill +5 [Remastered]
Overkill +5 [Remastered]
Proposé par roundMediaUK
Prix : EUR 7,58

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rock N' Rolllllllllllll, 4 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Overkill +5 [Remastered] (CD)
Don't sweat it, Get it back to you, Overkiiiiiiiiiiiiiiiil!!!! Mouahah Motörhead frappe très fort avec cette galette. Après un premier album plutôt bon, mais pas exceptionnel, Lemmy et sa bande font ici un bond de géant. Overkill arrache tout !

Cet album suinte le cambouis, les filles, l'alcool, bref l'ambiance très 70's du Rock. Car Motörhead, à l'instar d'AC/DC, est avant tout un groupe à l'esprit rock n' roll (mais bon je vous apprends rien...). On se complique pas la vie, pas de techniques excessives, on donne l'impression qu'il s'agit avant tout d'une bande de copains qui s'éclatent sur leur musique, la bière à la main. Très cliché certes, mais ça marche du tonnerre. La prod reste tout de même très pro. La batterie de Phil Taylor, très claire, ne semble jamais se calmer, les cymbales tremblent, les futs vibrent jusqu'au bout. La basse de Lemmy est évidemment présente, avec une bonne disto. Bref le rythme est bien mis en valeur sur ce disque. Mais Lemmy se distingue surtout par son chant. Peu académique au premier abord, ce type est le hard rock incarné (au coté d'Angus Young^^), sa voix éraillée n'est pas là pour vous séduire par sa justesse, mais plutôt pour vous faire headbanguer comme un fou. Un peu à l'image du disque, pas de démonstration, juste la musique. C'est l'essence du rock.

Bon déjà deux fois que je parle d'AC/DC, alors je continue. Le jeu d'Eddie Clark dans les solos ressemble beaucoup à celui d'Angus. Et comme la rythmique est entre de bonne main, pas besoin de beaucoup en rajouter. Il peut poser sa gratte sur cette base solide, et ça donne d'excellents moments, comme sur "Stay Clean" et son jeu wah-wah. Ainsi on peut avoir pas moins de 3 soli sur la chanson "Overkill", 2 sur "Damage Case",... et tous aussi bons et entraînants.

Au milieu de ce déluge électrique, on a heureusement quelques pauses. "Capricorn", mid-tempo plus sombre, moins rentre-dedans, tout est dans l'ambiance dans ce titre. Et aussi "Metropolis" un bon blues/rock reposant (enfin ça reste quand même fortement hard tout ça). Les autres sont plus classiques, mais toujours très accrocheurs, avec toujours ce riffs bien rock. On se rapproche du Heavy Metal à certains moments, où la batterie cogne comme jamais (le break d'"Overkill", celui de "No Class"). Une diversité appréciable qui permet de ne jamais s'ennuyer.

Edition remaster : Les remasters de Motörhead, comme ceux de Judas Priest, sont très bien fait. Quelques photos, un petit texte sur l'album et les paroles dans le livret. Les bonus sont plutôt pas mal. 2 B-sides des singles, "Too Late Too Late" et "Like A Nightmare", des morceaux qui auraient très bien pu figurer sur l'album. Deux versions de "Louie", avec une moins hard que l'autre (moins de disto, mais bon une seule version aurait suffi, tant les différences sont minimes). On a aussi "Tear Ya Down" en version instrumentale, sympathique, mais pas vraiment utile à mon avis. Le son est comme je l'ai dit excellent. Bref très bonne édition.

Donc ben vous l'aurez compris, un super disque à écouter sans se prendre la tête. Ca met une pêche d'enfer, tout en restant très pro. Un classique à juste titre de Motörhead, et du Heavy Metal !!!


Leprosy (1988)
Leprosy (1988)
Proposé par sellerfellafr
Prix : EUR 56,99

11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un classique de Death Metal, 1 juillet 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leprosy (1988) (CD)
Sujet de bac 2008 : Leprosy de DEATH, première tuerie du groupe ?
Paf justement le sujet que j'ai bossé toute la soirée, je vais pouvoir en tartiner...

Intro : "the record isn't terribly different from its predecessor", a écrit un site de critiques musicales que je ne citerai pas (ça commence par Allmusic, ça finit par Guide....). Tout le monde l'a compris je pense, ça veut dire en gros, zéro évolution par rapport à Scream Bloody Gore (SBG dans la suite du devoir). Je vais m'attacher à démontrer le contraire et vouloir expliquer pourquoi Leprosy est une pièce angulaire du Death Metal.

En quoi Leprosy est-il une tuerie ? (facile la problématique :D )
Dans une première partie, je veux montrer la qualité instrumentale du disque ;
Dans une seconde partie, il sera question de l'évolution de la composition.

Première chose, la prod, plus claire que SBG. Notamment la batterie et sa caisse claire, pour le moins... claire. Néanmoins pas de blast, c'est plutôt un rythme mid-tempo assez lourd et décalé par rapport au battement d'un métronome. Aidée par la basse, elle n'oublie pas de modifier son jeu ; lorsque que déboulent les roulements, ou la grosse caisse, ça tabasse sévère (cf. Forgotten Past, sur le solo, ça déboule sans prévenir^^). Les guitares sont toujours très « scies électriques ». Chuck fait déjà des progrès au chant par rapport à SBG, sa voix est très caverneuse. Autre changement, les soli, typiquement dans l'ambiance du disque, ils sont agressifs, mais aussi parfois mélodiques, comme dans Left To Die.

Mais le plus important changement, il est au niveau composition. En effet, les morceaux de SBG se ressemblaient un peu trop à mon goût. Celles de Leprosy sont beaucoup plus variées. Grâce à de nombreux changements de rythme, des breaks de fou, des refrains en forme d'hymne. Comme celui par exemple Pull The Plug. Open Casket est pour moi une apologie parfaite du Death Metal. Ici, ça pue la mort. Le titre éponyme, par exemple, long de 6:19, est complexe, tout en gardant un esprit proche du premier album, apocalyptique, cherchant la mort, dégoulinant de sang. Je dirai même (soyons fou quoi...) qu'il est encore plus sombre et suffoquant que SBG.

Ainsi, Leprosy se démarque de son prédécesseur. Là où SBG n'était qu'une première approche d'un genre nouveau, Leprosy se montre plus sûr de lui, car Chuck Schuldiner tente plus de choses. Il réalise là sa première véritable tuerie, et une pièce importante du Death Metal, style qu'il affinera encore et encore par la suite...

Bon voilà, devoir terminé, posez les stylos. J'espère qu'il n'y aura pas de hors sujet. Je mets 4/5 au disque, je ne trouve pas de vrai défaut, mais Leprosy aura des successeurs encore plus poussés et travaillés. Et pour ma vraie compo d'histoire de cette année, je signe tout de suite pour la même note !!!


Angels Cry
Angels Cry

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le début du symphonic metal!!, 11 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angels Cry (CD)
Bon voilà, il suffit de chèques cadeau Virgin qu'on ne sait pas où trop dépenser... Naturellement, mon choix se porte rayon cd. La je trouve pour une dizaine d'euros ce "Angels Cry" couplé au "Holy Land". Ne connaissant rien à ces brésiliens, à part les éloges que j'ai entendu, je me décide, je l'achète.^^ Tout ça grâce à un chèque cadeau en trop...

Et ben je peux remercier Papa Noël d'avoir inventé ces chèques, car je viens de découvrir un très bon premier album. Angra invente, avec Rhapsody, le metal symphonique. Tout est question de subtil mélange. Une bonne touche de speed Helloween, des passages neo classiques, et l'ajout d'orchestrations. Ici, elles sonnent parfois un peu cheap, mais jamais trop kitsch. Loin d'un style pompeux rhapsodien, on a un metal sympho doux. Une intro qui annonce l'influence des brésiliens, et c'est parti pour "Carry On", un hymne du groupe. On est tout de suite accroché par le rythme intelligent des guitares et de la batterie. Le refrain, typique speed rentre tout de suite dans nos têtes.

Et tout de suite, un point fort, c'est l'impression soignée que donne ce disque. Les mélodies, le chant, les ambiances, tout est finement travaillé et réfléchi. Jusque dans les riffs les plus metal, on trouve une sophistication de la musique des brésiliens. Un speed mélodique de grand cru quoi, mais qui n'oublie pas ses tempos élevés et ses refrains accrocheurs.

Et puis l'autre gros avantage, c'est sûrement le chanteur. Andre Matos, à la capacité vocale impressionnante, pose sa voix avec brio, n'en faisant jamais, ou presque, trop. Il participe certainement à l'apparente classe du disque. Il gère à merveille les chœurs et chante, selon ses besoins, avec un timbre plutôt "normal", mais n'hésite pas à passer ensuite à des hauteurs bien plus étourdissantes. Sa voix est empreinte d'émotions, comme sur "Stand Away", mais est tout aussi adapté à des morceaux typiquement metal comme "Streets Of Tomorrow". Cependant, un bémol sur la reprise de Kate Bush, qui ne colle pas trop avec le reste à mon avis. Pour le coup, je trouve vraiment que Andre Matos en fait trop ici. De plus, les gratteux se contentent d'accords quelconques. Une chanson qui aurait été plus à sa place sur un album solo du chanteur.

Derrière le chant, les instruments peuvent quand même s'exprimer. Les guitaristes sont bien là, leur riffs travaillés font mouche et les soli sont pas mal. Certains marquent quand même plus que d'autres, comme celui par exemple sur le titre éponyme. La basse est très présente et se permet même quelques soli, initiative plutôt intéressante, comme ce passage magnifique sur "Evil Warning". La batterie adopte souvent (un peu trop à mon goût même) un rythme plutôt typée speed metal, double pédale à l'appui, mais elle sait se faire varier à d'autres moments. Les rythmes savent tout de même ralentir, ce qui permet de varier l'atmosphère général. Avec en prime, quelques touches brésiliennes-folklorique, mais plutôt rare. Malheureusement (mais normal pour un premier disque), on note aussi quelques moments un peu plus faibles dans ce disque qui dure tout de même une heure. Ainsi je retiens moins les 3 dernières compos, moins tubesques que les premières. On finit d'ailleurs par "Lasting Child", morceau plus difficile d'accès, une vraie pièce symphonique, tantôt calme, tantôt grandiloquente. Intéressant mais parfois un peu longuet...

"Angels Cry", c'est donc du speed avec touches de neo classiques. Avec en option le caractère "précurseur du symphonic metal". 4/5, un premier essai très bon, mais parfois un peu fatiguant sur la fin.


Kill 'Em All
Kill 'Em All
Prix : EUR 14,39

2 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un bon gros coup de marteau!!, 11 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kill 'Em All (CD)
Excellent premier album de Metallica, je ne m'en lasse pas, il possède de bonnes compos, comme le furieux "Hit The Lights", le classique "The Four Horsemen", le déjanté "Whiplash"... "Phantom Lord" possède un break d'anthologie, "Seek & Destroy" et ses riffs de fins qui cherchent la cogne... Bref tout est a l'image de la pochette, un gros coup de marteau, ya que "Anesthesia" pour se reposer un peu...
La production sonne assez punk, un gros coté "garage" et colle bien au disque, Hetfield ne chante pas aussi bien qu'après, mais il est très teigneux par moment^^... Les solos sont purement thrash, un peu bordélique, mais bien "en plein dans ta gueule"...
Mais je lui mets 4, car je ne peux pas m'empêcher de penser aux 3 disques qui suivront :).........


Images and Words
Images and Words
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Entrée sur scène du théâtre, 10 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Images and Words (CD)
En 1992 sort ce "Images And Words". Il jouera un rôle non négligeable dans la popularisation du metal progressif, grâce au succès qu'il rencontrera, aux clips enregistrés, et à la tournée mondiale qui suivra.

La grande réussite ici, c'est de concilier le prog avec un caractère metal très présent. A commencer par la guitare de Pettruci, qui dispose d'un jeu très technique, varié à souhait, mais avec ce feeling typiquement heavy metal à la base. La batterie, même si elle dispose d'un son plutôt synthétique à mon gout sur ce disque, alterne intelligemment les rythmes. Coté basse, c'est plutôt discret mais toujours très technique. On sent bien la formation musicale reçue par les 3 ex-étudiants. Le clavier permet de renforcer les ambiances des titres, et les solos sont réussis. Bref ça pète côté instrument!
Et la voix de LaBrie?? Ben à part quelques moments où il dérape un peu, sa voix se fond bien dans la musique du groupe. Il chante des paroles recherchées, traitant de thème comme la mort, la discrimination, ou des références mythologiques et shakespearienne.

Coté compos, c'est un plutôt bon. Je commence par les moins. Déjà, on trouve 2 ballades (sur 8 pistes, ça fait quand même un quart), que je trouve fades. C'est vrai que je suis pas un gros fan de ce genre d'exercice, mais je sais reconnaitre quand une ballade me transporte émotionnellement. Ici, le caractère trop FM m'emmerde clairement. Enfin, Under The Glass Moon dispose d'un bon refrain, mais sur la fin ce titre vire à la grande démonstration prog, et j'ai un peu de mal à accrocher. Surtout le solo de Pettruci, qui pour le coup nous fait ici toutes les techniques possibles à la gratte, un peu saoulant quoi, même si on reconnait l'énorme talent du bonhomme.

Heureusement les autres morceaux sont vraiment excellents. D'abord Pull Me Under, bien tubesque. Take The Time possède un caractère sautillant, une fin énorme, LaBrie y chante très bien. Metropolis qui accroche direct par son intro, où on ne s'ennuie pas une seule fois au cours de ses 9 minutes. Et enfin Learning To Live, celui où j'ai eu le plus de mal à m'y retrouver. Précédé par Wait For Sleep, une intro tout en mélancolie (bien plus prenante que les ballades à mon avis ;) ), elle démarre par une intro au clavier. Puis vont se succéder des breaks, des solos, des enchainements magiques. Le passage où on peut entendre la basse solo, la reprise du thème de Wait For Sleep,... tout est réussi. Arrive la fin de ce morceau avec cette mélodie de Petrucci qui résonne encore dans ma tête bien après la fin du titre. Ouais vous l'aurez compris, c'est devenu mon morceau préféré de la galette.

Donc on a ici un disque, si ce n'est le meilleur, au moins essentiel de Dream Theater. Malgré la faiblesse des 3 pistes précitées, le reste de la galette est d'excellente qualité, les autres compos sont fouillées à souhait, jamais emmerdantes. Un bon 4/5.


Dusk And Her Embrace
Dusk And Her Embrace
Prix : EUR 21,47

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Bond en avant pour les vampires, 8 juin 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dusk And Her Embrace (CD)
Le deuxième album de Cradle. C'est parti au pays des vampires qui aiment quand même un peu plus la lumière que ceux de Transilvanian Hunger^^. Néanmoins l'ambiance est tout de même sombre. Dès que l'on a le cd entre les mains, on est transporté ailleurs, grâce à la pochette et au livret superbes. En plus, les textes de Dani Filth sont particulièrement travaillés, contenant diverses références littéraires.

Commençons donc avec les instruments. Pour les grattes, c'est très black metal avec beaucoup de tremolo picking. On a quelques solos, plutôt sombres qui s'intègrent bien aux compos et à l'ambiance horrifique. La basse elle participe aussi à l'ambiance, surtout lorsque on l'entend seule, c'est un délice. Pis la batterie de Nicholas Barker... Ce jeu qui part dans tous les sens, les cymbales qui fusent, ça colle vraiment bien à un groupe comme Cradle. Quelle dommage qu'elle soit un peu en retrait. Les orchestrations au clavier ne sont pas trop pompeuses, ce qui aurait tué le disque à mon avis.

Le changement principal par rapport au premier, c'est la prod, qui sans être vraiment trop puissante, s'est largement améliorée (sauf la batterie sous mixée). On a aussi toujours les quelques voix féminines de rigueur pour tout disque gothique, mais elle ne sont pas envahissantes. Quand au chant de Dani, il ne me gêne pas du tout, même si il ne conviendra jamais à tout le monde. Je le trouve plutôt original, par rapport d'autres chanteurs qui préfèrent les voix plus classiques. Mais j'admets qu'il peut déranger certains, car c'est vraiment spécial.

Un autre point fort du disque, c'est la mixité des riffs. On passe de riffs heavy à du black, et quelques breaks thrash. Plus quelques moments plus ambiants. Même si les compos contiennent parfois quelques longueurs, elles possèdent toutes des qualités avec des passages excellents. Les changements de rythme, surtout les quelques ralentissements sont reposants, dans un disque où les tempos (j'aime pas dire tempi :p ) sont plutôt élevé. Les passages à l'atmosphère plus aérienne sont aussi magnifiques, un peu comme le calme dans l'œil d'un cyclone autour des chansons dévastées par la tempête. Les plus marquantes sont surement la chanson titre, belle à en crever, Beauty Slept In Sodom, ou encore Funeral In Carpathia. J'ai aussi un gros (trèèès gros) faible pour A Gothic Romance et son pont planant...

Bref, conclusion de ce commentaire, un cd qui ne peut laisser insensible, et qui peut se montrer terriblement accrocheur, si on n'est pas rebuté par ce mélange métallique extrème (et aussi ses vocaux si étranges^^)... 4/5, c'est clair je fais partie des séduits.


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