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Contenu rédigé par D. Maselli
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Commentaires écrits par
D. Maselli "lecterhannibal4" (Switzerland)
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Maiden England (2 DVD)
Maiden England (2 DVD)
DVD ~ Iron Maiden
Prix : EUR 22,49

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Septième ciel, 21 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maiden England (2 DVD) (DVD)
En 2008, Iron Maiden se lançait (ou s'envolait, plutôt) dans la tournée Somewhere Back In Time, occasion de resortir les décors pharaoniques de la période Powerslave. Cette tournée célébrait la sortie en dvd du mythique Live After Death et était la parfaite occasion de rejouer en large majorité des titres de la période 1982-1988 du groupe. 1988? Oui, parce qu'à ce moment-là, il était annoncé que la vidéo Maiden England, filmé lors de la tournée Seventh Son, serait rééditée tout de suite après Live After Death en dvd. Pour une mystérieuse raison, il fallut attendre le dvd de la tournée S.B.I.T., un nouvel album (excellent Final Frontier), album et dvd live de la tournée Final Frontier pour enfin voir ce concert classique ressortir en dvd. Et c'est pas trop tôt (même si Maiden a rendu l'attente particulièrement agréable), dans la mesure où le Maiden de 1988 était dans une forme olympique. Même si on peut préférer le spectacle de 1985 (c'est mon cas), le groupe est ici encore au top de sa forme, livre une performance largement aussi énergique (le tempo des chansons semble même ici encore plus rapide, ce que Adrian Smith avoue ne pas avoir apprécié dans le documentaire) et les décors sont, comme la plupart du temps avec Maiden, impressionnants (même si on peut pardonner ceux qui trouvent qu'en '88, le groupe commençait peut-être à exagérer un tout petit peu à ce niveau-là, la pochette de Seventh Son encourageant apparemment encore moins à la retenue que celle de Powerslave). Pour ce qui est du répertoire, une large part est faite, logiquement, à Seventh Son, ce qui n'est pas dommage, l'album étant un des meilleurs jamais sortis par Maiden, qui était à ce moment-là à fond dans sa phase métal progressif, un élément à l'époque assez nouveau pour eux, mais qui continue à ce jour à leurs (et nous) offrir certains de leurs meilleurs moments. Pour le reste, on a droit à une bon équilibre entre classiques indispensables (Number Of The Beast, Iron Maiden, ect) et titres moins systématiques (Die With Your Boots On ou Killers), même si Powerslave est complètement ignoré. Le dvd prolonge le plaisir par rapport à la vhs, puisque il inclut les trois rappels absents à l'époque. Pour les bonus....bon, le problème avec Iron Maiden, c'est qu'ils ont tendance à mettre la barre tellement haut qu'on fini par en attendre trop. Quand ils ont sorti le dvd The Early Years, on n'en revenait pas de la quantités de documents visuels qui était contenue en deux dvd (même si les concerts n'étaient pas en intégralité). Le dvd de Live After Death, lui, renchérissait encore par rapport à The Early Years. C'est bien simple: entre la vidéo originale, le documentaire d'époque sur leurs passage en Europe de l'Est, les extraits du Rock In Rio, les clips, les panoramas de photos et illustrations, la suite d'une heure du documentaire The History of Iron Maiden, enfin bref: au bout du programme, on avait l'impression d'avoir fait le World Slavery Tour avec eux. Pour Maiden England, c'est un peu plus chiche: les clips sont toujours là, on profite de l'occasion pour rééditer le documentaire 12 Wasted Years qui à l'époque nous permettait de visionner des archives jamais vues (aujourd'hui en grande partie disponibles dans The Early Years, même si quelques extraits n'étaient plus apparus depuis, sans parler des interviews d'époque) et, évidement, la suite du documentaire The History of...., même si là aussi, il y en a un peu moins que la dernière fois (quarante minutes pour deux albums et deux tournées contre une heure pour un album et une tournée, même si elle était particulièrement longue, et le casting des intervenants semble se resserrer autour des membres du groupe et leurs manager). Ceux qui rêvaient de voir des extraits du concert à Donington ou espéraient visionner quelques titres captés lors du tour Somewhere In Time devront faire sans (ou juste quelques tout petits extraits dans le documentaire). Même les galeries de photos et d'illustrations (dommage, c'était une de leurs meilleures périodes, là aussi) passent à la trappe. Encore une fois, c'est le problème avec Iron Maiden: chez n'importe qui d'autre, cette réédition serait irréprochable. Eux nous ont habitués à un peu plus. Ceci dit, parler de déception serait hautement exagéré: le concert filmé immortalise une période majeure du groupe (la fin d'un certain âge d'or, dans un sens: les eighties heavy métal dont Iron Maiden était une des, peut-être même la, figures de proue les plus évidentes), offre un spectacle phénoménal (et la dernière apparition d'Adrian Smith en tant que membre du groupe avant 1999), on est bien contents que 12 Wasted Years soit à nouveau disponible, la suite de The History of Iron Maiden, même si plus brève, est comme toujours un régal, et on espère ne pas avoir à attendre cinq ans de plus pour voir en dvd le concert de Donington de 1992 avec, on peut l'espérer, la vidéo Raising Hell en bonus et la suite (et fin, peut-être) du documentaire The History of Iron Maiden. Encore que l'attente à parfois du bon: Maiden nous refait le coup du Somewhere Back In Time tour, ils sont actuellement en train de tourner avec les décors (et une bonne partie du répertoire) de Maiden England. Au cas où le dvd ne vous suffit pas...


Smile Sessions - Edition Limitée Super Deluxe (5 CD + 2 LP + 2 45T + Livre 60 Pages)
Smile Sessions - Edition Limitée Super Deluxe (5 CD + 2 LP + 2 45T + Livre 60 Pages)
Prix : EUR 155,25

5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Wonderful, 4 novembre 2011
Les voilà enfin, ces Smile Sessions. Après des décenies de rumeurs, de titres sortis ici et là au gré de divers albums et compilations (le décevant Smiley Smile, le foure-tout 20/20, la demie-heure fascinante révelée dans le coffret Good Vibrations) et la version achevée (et splendide) de Brian Wilson et son groupe solo. L'histoire de ces sessions a déjà été racontée des milliers de fois: Brian Wilson, après avoir offert aux Beach Boys une série de hits surf-bagnoles impecables, décide de passer à la vitesse supérieure: d'abbord les ballades et arrangements célestes de Beach Boys Today, puis quelques pepites d'une sophistication hallucinante (California Girls ou The Little Girl I Once Knew au hasard) suivies d'un des plus grand albums jamais enregistrés (Pet Sounds ou Mozart version pop). On croit que Brian a atteint son maximum, mais non: le simple Good Vibrations va encore plus loin. Composé de plusieurs mouvements enregistrés séparement puis réuni en une mini-symphonie d'une grâce et d'une beauté renversantes, c'est une révolution. Brian et les Boys ont inventé un nouveau son. Prochaine étape: étaler cette nouvelle approche à un album entier. Et c'est là que tout bascule: si Brian, épaulé par Van Dyke Parks, compose bien de petits fragements de musiques magnifiques et une dizaine de titres boulversants, il commence à fatiguer sous le poids des pressions diverses (drogues, problèmes familiaux, conflits avec divers Beach Boys sur la direction du groupe ou avec sa maison de disques), il n'arrive pas à connecter les diverses pièces du puzzle et fini par s'écrouler totalement dans la folie et la déprime. Les Beach Boys ne s'en remettront jamais vraiment: après avoir sombré dans l'oubli malgrès quelques albums sous-éstimés, ils retrouveront le succès comme juke-box nostalique, puis se perdront en divers procès. Brian, lui finira par sortir de son enfer pour entamer une carrière solo bien plus intéressante qu'on aurait pû le craindre, mais dont le point culminant sera d'achever Smile, prouvant ainsi que sa meilleure musique est définitivement derrière lui. Nous voilà donc en 2011 et après 45 ans de légendes sort ce coffret pharaonique de cinq cd (plus vinyls, livret bien fourni et diverses babioles) nous offrant l'album original des Boys aussi près de sa forme définitive que possible, agrémenté (comme pour le coffret Pet Sounds) de larges extraits des sessions légendaires en studio. Prenant la version solo de Brian comme modéle, le premier constat est que Smile était bien plus près d'être achevé qu'on ne le pensait. Il ne manque que quelques paroles et parties vocales. L'énorme melting-pot promis et bien là, le Smile de 1966-1967 est un chef-d'oeuvre mêlant tradition américaine ancestrale à une vision psychédelique complétement libérée et sans limites. Les quatre cd offrant un regard sur l'ambiance des studios nous montre que Brian, les musiciens du Wrecking Crew et même les Beach Boys (qui, d'après la légende, se montrèrent impossibles à diriger et hostiles aux idées de Van Dyke et Brian) semblent s'amuser comme des fous. Le nombre de versions et variations est hallucinant (Good Vibrations et Heroes And Villains prennent un cd chacun), mais jamais indigeste: comme pour les Pet Sounds Sessions, cette musique s'impose par sa qualitée et s'écoute sans aucun problème, même si les divers musiciens, compositieurs et producteurs seront particulièrement fascinés de voir ces merveilles prendre forme. Ceci dit, la version solo de Brian reste la seule définitive et achevée, mais les voix des Boys (surtout celle, encore intacte, de Brian) et l'enthousiasme comminicatif des musiciens font rêver à l'acceuil qu'aurait reçu l'album si il avait été achevé à l'époque. Même si ils l'avaient sorti après le Sgt Pepper des Beatles, il aurait stupéfait toute la concurence. Enfin bref, si l'auditeur moyen ne désirant écouter que Surfin USA ou I Get Around ne sera pas forcément attirés par ce monument, les fanatiques des Beach Boys et/ou de l'expolsion psychédelique des années 1966-1967 seront, eux, émerveillés. Même si on peut argumenter que les moins passionés auront interêt à se rabbatre sur la version double cd.


Welcome 2 My Nightmare (Inclus Livret 16 Pages + Poster Exclusif)
Welcome 2 My Nightmare (Inclus Livret 16 Pages + Poster Exclusif)

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 He's back, 20 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Welcome 2 My Nightmare (Inclus Livret 16 Pages + Poster Exclusif) (CD)
Une suite à Welcome To My Nightmare.....là, on peut dire que le Coop' est gonflé. C'est un peu comme si les Stones nous sortaient Back To Main Street ou Let It Bleed Again. Enfin bref, quand Alice annonçait qu'il allait donner une suite à un de ses plus grands albums (cela après des années d'albums bien ficelés, mais parfaitement ignorés de tous sauf ses fans les plus fidèles), effectivement comme ça a déjà été dit, ça sentait la catastrophe. Heureusement, notre croque-mitaine préferé a quand même prit soin mettre tous les avantages de son côté: tout d'abord, Bob Ezrin (producteur des premiers-et meillieurs-albums d'Alice, sans parler de chefs-d'oeuvres comme Destroyer de Kiss, Berlin de Lou Reed ou carrément The Wall de Pink Floyd) est de retour, pleinement réhabilité dans son rôle de producteur-musicien-compositeur associé. Ensuite les guests, que ce soit dans la composition ou l'interprétation, sont nombreux, judicieux ou franchement audacieux: Kei$ha, Desmond Child, Patterson Hood, Rob Zombie (le petit frère).....et puis, la cerise sur le gâteau, Michael Bruce, Dennis Dunaway et Neal Smith, les trois autres survivants du Alice Cooper Band (oui, avant d'être artiste solo, Alice Cooper était un groupe, un des meilleurs, et c'est d'ailleurs avec eux qu'Alice a fait ses meillieurs albums, Welcome To My Nightmare excepté) reviennent accompagner leur ancien chef de gang pour trois morceaux. L'affiche est donc plus qu'alléchante, mais dans la pratique, ça donne quoi? Et bien, titre par titre,

I Am Made Of You: l'histoire commence avec notre héros (est-ce le Steven qui apparait réguliérement dans la discographie Cooperienne ou Alice lui-même? Disons Steven) dans une sorte de prière angoissée. Le morceau reprends la partie de piano de Steven pour une ambiance atmosphérique à souhait. Malgrès quelques effets modernes, c'est une excellente introduction.

Caffeine: Steven flippe à l'idée de s'endormir et subir un autre cauchemar, donc il utilise tous les moyens possibles pour rester éveillé. Là, c'est du gros hard rock bien rapide, pas loin de ce qu'Alice fesait dans Trash, mais moins léché. Très bon.

The Nightmare Returns: Steven a perdu, il s'endort et nous savons tous ce qui va suivre. Un petit interlude bien sinistre et angoissant, petite comptine qui s'écrasse sous les guitares lugubres. Trop court, vu la qualité.

A Runaway Train: Steven se retrouve dans un train lancé à pleine vitesse, sûr de se crasher. Alors là, ça devient vraiment sérieux: une espèce de Mystery Train d'Elvis sauce hard rock seventies: rapide, mélodique, hargneux et onirique. Quelque part entre Raped And Freezin et Generation Landslide, ce titre aurait pu figurer sur Billion Dollar Babies. C'est bon à ce point-là. Pas un hasard, d'ailleurs: le groupe original signe ici son retour.

The Last Man On Earth: Après le crash du Runaway Train, Steven s'apperçoit qu'il est le dernier survivant sur terre....et que la situation ne lui déplait pas (dommage pour lui, les applaudisements à la fin lui font réaliser son erreur). Cette-fois, on est en plein dixie jazz, une réussite totale pour ce titre qui rappele l'Alice qui se permettait des Some Folks, Always Chasin Rainbows ou autres Blue Turk.

The Congregation: Steven s'apperçoit que non seulement il n'est pas le dernier homme sur terre, mais qu'une foule de personnages plus que bizzares l'obsèrvent et l'invitent à les rejoindre. Un autre hard rock avec un petit côté inquiétant qui rappele presque l'enchainment Devil's Food-Black Widow (avec Rob Zombie dans le rôle de Vincent Price), pas tout à fait aussi sinistre, mais quand même excellent.

I'll Bite Your Face Off: une des créatures de la congréation s'approche de Steven pour lui faire du pied, mais de façon assez agressive. Un hard rock de plus, cette fois plus stonien mais on sent de nouveau que le vieux Cooper gang (celui de l'époque Killer) résucite la magie seventies.

Disco Bloodbath Boogie Fever: les nouveaux potes de Steven l'embarquent en boite de nuit, mais Steven a du mal avec la musique et fini par fusiller tout le monde. Alors là, premier excerise casse-gueule: Alice rappe sur une espèce d'accompagnement techno. Ca marche bien dans le contexte de l'histoire, mais faut pouvoir encaisser. Le titre fini quand même en gros rock-presque-metal bien énervé.

Ghouls Gone Wild: Après avoir fait un massacre en disco, Steven se retrouve à la plage pour une beach party avec des zombies en pleine décompostion. Un titre hard rock qui reprend les couplets du Summertime Blues de Cocheran avec un arrangement à la Beach Boys. Gonflé comme mélange, mais c'est incroyablement accrocheur.

Something to Remeber My By: Steven chante une jolie ballade à une zombie sûrement déjà putrefiée. Le duo Alice Cooper-Dick Wagner nous ressort ici une de ces ballades dont ils avaient l'habitude dans les seventies (Only Women Bleed, I Never Cry, You And Me). On aime ou on aime pas, mais c'est de ce niveau.

When Hell Comes Home: Sûrement un vieux cauchemard qui revient à Steven (qui n'a décidément pas eu une enfance facile): il se revoit en gosse battu, avec sa mère battue, tous deux terrifiés par le pater familias alcoolo et sadique.....jusqu'à ce que le gosse lui tire une balle entre les yeux. Dernière intervention du groupe original, cette chanson nous rappele les chefs-d'oeuvre théatraux de l'époque dorée, genre Dwight Fry, Dead Babies, Killer ou I Love The Dead. Encore une fois, c'est vraiment bon à ce point-là.

What Baby Wants: Steven fini par se retrouver face-à-face avec le diable....qui se trouve être la chanteuse pop Kei$ha. Bon, j'adore Alice et je respecte le fait qu'il tente de nouvelles choses, mais nous balancer un titre genre dernier tube de Britney Spears avec quelques guitares pour nous rappeler où on est.....enfin bon, chacun son avis, mais arrivé à ce stade du disque, j'éspérais plutôt un nouveau Steven (la chanson). Un peu déçu, personellement.

Gotta Get Outta Here: Steven en a marre, il veut se reveiller. Seul petit problème (à la fin du titre): les fantômes qui l'accompagnent lui font remarquer que ce n'est peut-être pas un cauchemard. Un petit contry-rock bien balancé avec un côté Drive-By Truckers (Patterson Hood a co-écrit le titre, justement), très bon et un final bien humour noir. J'achète.

The Underture: Le génerique de fin. Un medley de differents titres piqués aux deux albums Nightmare. Superbement agencé et interpreté.

Mes impressions arrivé à la fin de l'album: Alice n'est pas passé loin de l'album parfait ce coup-ci. En fait, quand il disait en promo que ce Welcome 2 My Nightmare était un de ses cinq meilleurs albums, il n'était pas loin de la vérité, mais à condition de ne compter que les albums solo. Dans ce cas, oui, c'est un des cinq meilleurs avec le premier Nightmare, From The Inside et The Last Temptation (pour les deux autres, choisisez parmis ceux qui vous semblent faire l'affaire, je viens de citer mes trois préférés). Mais il reste le carré d'as Love It To Death-Killer-School's Out-Billion Dollar Babies. Et la qualité bluffante des trois titres enregistrés avec son ancien groupe me font penser que, maintenant qu'Alice a donné une suite à son meilleur album solo, un Billion Dollar Babies 2 avec l'ancien groupe et Bob Ezrin aux mannettes pourrait nous offrir un chef-d'oeuvre miraculeux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 24, 2011 7:52 AM MEST


THE HEROIN DIARIES Une année dans la vie d'une rock star brisée
THE HEROIN DIARIES Une année dans la vie d'une rock star brisée
par Ian Gittins
Edition : Relié
Prix : EUR 36,00

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Dancing On Glass, 10 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : THE HEROIN DIARIES Une année dans la vie d'une rock star brisée (Relié)
Si The Dirt, l'autobiographie de Mötley Crüe, était la narration traumatisante de leurs excès, succès, nombreuses chutes et relatives resurections racontées à parts (plus ou moins) égales par leurs quatre voix, les Heroin Diaries forment une bête différente et finalement encore plus sordide. Ici sont réunis les pensées, délires paranoïques et moments de lucidité glaçants que Nikki Sixx, bassiste, fondateur et compositeur principal du Crüe coucha sur les pages de son journal intime durant l'année où sa toxicomanie atteint des pics tels que personne dans son entourage n'ésperait plus vraiment le voir un jour fêter son trentième anniversaire (ou simplement passer l'année en vie). Cela coincide également avec la période où Mötley Crüe, même si il n'avait pas encore atteint son sommet commercial, était à son plus haut niveau de popularité et de decadence sans conséquences, avant et pendant l'enregistrement de Girls, Girls, Girls puis durant la tournée suivant la sortie de l'album. Paradoxalement, Sixx semble à ce moment-là toucher le fond: en plein déprime, le cerveau ravagé par les quantités hallucinantes de drogues dures sniffées, injectées ou fumées, completement isolé de son groupe, sa famille ou d'eventuels amis (seul son dealer semble réussir à garder contact avec lui), il plonge toujours plus profondément dans son mal-être, conscient d'une part d'être à deux doigts de la mort et se convainquant de l'autre du bien-fondé de son mode de vie rock and roll (même si il est parfaitement conscient que son addiction commence à sérieusement compromettre son inspiration). Le journal intime s'arrête peu après l'overdose qui le tua quelques minutes avant d'être ramené à la vie par injection d'adrénaline (le fameux Kickstart My Heart), suivi d'un résumé des années suivantes jusqu'aux récentes. Les pensées du Nikki toxico de l'époque sont commentés par les differents acteurs de cette période sombre (les autres membres du Crüe, managers, ex-copine, compagnons de défonce comme Slash, soeur ou mère) ainsi que par Sixx lui-même, aujourd'hui sobre après de nombreuses rechutes et premier surpris d'en être sorti vivant. Et si le récit narré ici est encore plus sordide que The Dirt, sa conclusion est plus optimiste. Ceci est un livre qui interessera surtout les fans du Crüe, mais en tant que témoignage sur les ravages de la toxicomanie, ça vaut bien Moi, Christiane F. Et même si ce volume n'est pas aussi superbe que la version originale, la mise en page respecte bien son estétique.


The Mercury Albums Anthology
The Mercury Albums Anthology

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Girl Power, 10 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Mercury Albums Anthology (CD)
Le pourtant excellent biopic consacré aux Runaways n'ayant malheureusement pas eu le succès qu'il méritait (un futur film culte, façon Rocky Horror Picture Show ou The Thing, peut-être?), les Runaways restent pour la plupart des auditeurs parfaitement ignorées. Ou, pire, sont devenues le premier girls band moderne : formées de toutes pièces par le manager-psychopathe-mac Kim Fowley, les cinq ados formant le groupe n'étaient finalement que hype et image, cinq gamines déguisées façon cochonnes rock qui chantent et jouent ce qu'on leur ordonne (heavy metal tendance sexe de préferance). Mais quiconque s'intersse un minimum à ce groupe se rends tout de suite compte que les Runaways étaient beaucoup plus que ça. A une époque où, à de très rares exceptions près (Grace Slick, Janis Joplin ou Patti Smith), les filles ne pouvaient espérer mieux que de faire tapisserie en tant que groupie fidèle et dévouée, ces cinq filles-là étaient bien décidées à faire valoir leur talent. Avec raison: Cherrie Currie était aussi facsinante que n'importe quel frontman et son sens du specatcle trahissait sa passion pour Bowie, sans parler de sa voix incroyablement énervée. A la guitare, Joan Jett était (et reste encore aujourd'hui) une incarnation vivante du rock aussi valable que Lemmy Kilmister ou Johnny Thunders (en plus d'être une songwritter exceptionelle). Lita Ford a confirmé par la suite en solo qu'elle était un(e) des guitaristes solistes les plus heavy et rageur (rageuse) de son époque. Si les bassistes se sont succedées à un rythme soutenu (seule Jackie Fox eu le temps de laisser un souvenir), Sandy West tappait formidablement bien sur sa batterie du début à la fin du groupe. Dont le parcours fut météorique : premier album en 1976 et trois ans plus tard, tout était fini. Entre temps, le groupe aura sorti deux premiers albums hallucinants d'énergie et de vitalité (The Runaways et Queens Of Noise), un live au japon qui témoigne de leur fougue sur scène (le parfait Live In Japan), un troisième album très bon malgrès l'abscence de Cherrie Currie (completement grillée par sa vie rock and roll avant son dix-huitième anniversaire) et un dernier album où la fatigue commence à se faire sentir. Dans l'ensemble, le mythe des nymphettes sans talents manipulées par leur manager ne tient pas longtemps : si Kim Fowley est bien à l'origine du groupe et aidait à la composition des titres, il ne serait arrivé à rien sans une Cherrie Currie completement magnétique (la fille rebelle de Bardot et Iggy Pop, comme ça a été souvent dit), une Joan Jett totalement furieuse, expolsive et particulièrement douée pour écrire des hymnes rageurs, les dons exceptionels de Lita Ford à la guitare ou l'enthousiasme évident de Sandy West derrière ses fûts. Ce double cd fabuleux réunis les deux premiers albums avec Currie, le live au Japon et le troisième album où Joan Jett reprends les rennes. Une occasion unique de s'offrir une presque-intégrale d'un groupe aussi pionnier et novateur (et bon) que n'importe quel Motörhead, Ramones ou Mötley Crüe.


Freddy - Les griffes de la nuit
Freddy - Les griffes de la nuit
DVD ~ Jackie Earle Haley
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 5,38

15 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Une, deux, déjà fait en mieux, 2 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freddy - Les griffes de la nuit (DVD)
Remakes des eighties version deuxième millénaire, cas Freddy Krugger....si certains de ces remakes peuvent être assez plaisants (Vendredi 13), voir même franchement réussis (Halloween), ils n'arrivent pratiquement jamais à la cheville des originaux, le principe étant souvent de reprendre leurs ficelles les plus grosses, de coller dans les pattes des croques-mitaines mythiques des ados estampillés années 2000 et d'enchainer les scènes choc sans se soucier de scénarios solides. Ce remake-ci en est peut-être bien l'exemple le plus emblematique. Wes Craven avait réussi à créer un véritable mythe qui explorait plusieurs sujets de façon très bien maitrisée: l'influence des rêves dans la vie réel, les secrets et fautes d'une géneration plombant sérieusement le futur de la suivante, la dynamique de groupe entre adolescents qui ne peuvent plus compter sur leurs parents ayant abandonner toute résponsabilitée, les doutes quant à la solution de justice expeditive appliquée sous le coup de la colère....enfin bref, pas mal d'idées magnifiquement exposées sous forme de métaphores (une des grandes forces des films d'horreur, ça: la métaphore). Alors pourquoi ce remake ne tient-il pas la route par rapport à l'original? Essayons de comparer les deux (si vous ne connaissez absolument rien de l'intrigue, arrêter le lire maintenant):

A)Alors que l'original se penchait avant tout sur le personnage de Nancy, adolescente forte et intègre, énormement attachée à ses amis et sa famille, fesant preuve de plus en plus de courage et de détermination au fil de l'histoire, la Nancy du remake est à peine plus qu'une victime parmis d'autres, se contentant de subir les attaques de Krugger jusqu'aux vingt dernières minutes du film où le réalisateur s'est finalment apperçu qu'il manquait une héroïne à son film. Ce constat s'applique également aux parents des ados: alors qu'on les voyait à peine dans l'original, à part ceux de Nancy, ceux-ci fesait passer assez de remords et d'angoisse introverti pour rendre leurs rôle dans l'histoire largement aussi claire (sinon plus) que la scène en flash-back sur l'origine de Freddy dans le remake.

B)Le Freddy original restait finalement assez discret (restant dans l'ombre la plupart du temps et n'apparessant réelement qu'au bout de vingt minutes), étant avant tout une menace mystérieuse et incompréhensible. Mais lorque finalement il se manifestait vraiment, il se révelait être un prédateur impitoyable de cruauté et de sadisme. Pas besoin de souligner vingt fois au feutre rouge qu'il était pédophille de son vivant (comme dans le remake). Ici, on comprenait instantaténement que, dès le départ, Freddy Krugger était l'être le plus dangereux et dépravé possible. Le Freddy Krugger du remake, par comparaison, semble presque humain. A un moment du film, on se demande presque s'il n'est lui même une victime (j'ignore si l'équipe du remake pensait faire quelque chose d'intéressant avec ça, mais ça dénature completment le personnage, même si la vérité est rétablie à la fin). L'acteur Jackie Earl Haley n'est absolument pas en cause, sa performance est même un des points forts du film (même si Robert Englund est aussi irremplacable que Wes Craven). C'est juste que l'art de la métaphore que maitrisait si bien Craven est completement absent ici : tout est tellement expliqué que toute la symbolique et le côté sous-jacent qui fonctionnait à merveille dans l'original est absent.

C)Là où la mise en scène de l'original (fait avec des fonds de poches et trois bouts de ficelles) était tellement troublante, onirique et fluide qu'on finissait vite par ne plus savoir si on était dans un rêve ou la réalité (un des sujets principaux du film) et où le tout semblait avant tout raconter une histoire et plonger le spectateur dans l'univers des personnages, le remake semble se contenter d'enchainer les scènes chocs en fesant completement passer l'histoire et les personnages (sans parler de l'ambience génerale: c'est moi ou on comprends immédiatement quand les personnages rêvent ou sont éveillés?) au second plan.

On pourrait continuer un moment comme ça, la conclusion reste la même : là où l'orginal créait un mythe et proposait des personnages attachants, le remake n'a pour autre but que de faire du spectacle sans profondeur. Il va même jusqu'à completement supprimer les deux ou trois touches d'humour qui permettait à l'orginal de souffler un peu (pour taper encore plus fort l'instant d'après). Alors oui, ce film se laisse regarder et peut même plaire pour les effets spéciaux (qui sont, il faut bien l'admettre, vraiment efficaces). Mais je serais vraiment surpris qu'il finisse, dans une vingtaine-trentaine d'année, par obtenir le statut de chef-d'oeuvre indémodable et novateur dont jouit le classique de Wes Craven. Ca ressemble plutôt à un kleenex: aussitôt utillisé, aussitôt jeté et oublié. Les moins de trente ans (enfin, les moins de vingt ans, surtout) vont sûrement préferé celui-ci à l'original, ne serait-ce que pour ces fameux effets spéciaux (ceux de l'original font décidement un peu démodés pour une géneration habituée dès le départ aux images de synthèse), mais il y a peu de chance que ce remake inspire sept suites (suites qui, même si elles n'étaient pas toujours au niveau ni même franchement réussies, avait au moins le mérite d'aporter bien plus à la série).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 6, 2015 12:11 AM CET


Live From Austin Tx
Live From Austin Tx
Prix : EUR 20,16

14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pur rock n' roll, 21 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live From Austin Tx (CD)
Les Drive-By Truckers sont certainement le meilleur groupe de rock aujourd'hui. Pas de prétentions, de poses, de calculs : une musique simple et humaine, parfaite représentation des personnes simples et humaines qui la jouent ou l'inspirent. Car les chansons des D.B.T. sont toutes des portraits drôles ou tragiques (parfois les deux) de gens pour la plupart parfaitement ordinaires affrontant des problèmes assez commum. Sauf que dans ces chansons, ces gens et ces problèmes narrés avec une simplicité désarmante deviennent des épopées bibliques, que ce soit le rockeur séropositif de Living Bubba, le pauvre gars mort d'ennui dans son petit patelin de Zip City, la mère célibataire qui retrouve l'amour dans 18 Wheels Of Love (où Patterson Hood se fend d'un monologue hallucinant d'émotion et révèle que cette chanson était un cadeau de mariage pour sa mère...si ça c'est pas du vécu), le bonhomme humble qui cherche à garder un peu de dignité et à vivre en accord avec lui-même dans Perfect Timing ou les souvenirs de jeunesse folle dans Let There Be Rock. A un répertoire sans tâche s'ajoute ici la joie évidente et la maitrise sans faille d'un groupe qui, en live, envoie la sauce avec un savoir-faire qu'on ne retrouve plus chez grand-monde. Les Drive-By Truckers sont un des (le?) seuls groupes en 2009 a faire une musique qu'on puisse se passer aux côtés des meilleurs Skynyrd, Stones ou autres Neil Young et donner tout de suite le sentiment (la certitude, même) qu'il ne s'agit pas d'une imitation, mais plutôt d'une reprise de flambeau, d'une tradition même. Le groupe est composé presque exclusivement de sudistes (des titres d'albums comme Alabama Ass Whuppin', Southern Rock Opera ou The Dirty South laissent deviner immédiatement l'importance décicive qu'a cette région sur leur identitée) et le son des studios Chess, Sun ou Stax fait autant partie de leur héritage que le whiskey, les marécages et les problémes d'argent. Que ce soit dans la musique ou dans les textes, ont entends des traces des diverses influences que les Drive-By Truckers ont gravées dans leurs ADN : rock, country, soul, blues, folk....le tout avec les amplis à onze, vu que clairement, ces influences ont été distordues par une passion évidente pour le hard rock façon AC/DC (ces gars étaient ados dans les seventies, après tout, et le disco n'était clairement pas leurs grande passion). En un peu plus de dix ans, ce groupe a sorti sept albums (plus un live introuvable aujourd'hui), Southern Rock Opera, The Dirty South et Brighter Than Creation's Dark peuvent être considerés comme les plus aboutis. Mais Live From Austin TX est certainement une porte d'entrée plus évidente, même si le choix des titres donne un fort avantage à Brighter..., dernier album en date. Disons qu'entre ce live, Southern Rock et Dirty South, chacun peut s'appercevoir assez clairement que les D.B.T. mériteraient largement un peu plus d'attention de la part d'un public qui finira bien par se lasser d'acheter les mêmes albums de la période sixties-seventies dix fois de suites entre remasters et éditions spéciales, convaincu que ce genre de musique est mort et enterré. C'est faux, et avant de vous précipiter sur la reédition de Sticky Fingers ou le coffret de Neil Young, essayez de jeter une oreille sur ce Live From Austin TX. Vous pourriez être agréablement surpris.
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Chinese Democracy
Chinese Democracy
Proposé par Giant Entertainment
Prix : EUR 6,29

8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 14 Years, 8 décembre 2008
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Comme dans leur chanson. Ca fait quatorze ans...depuis 1994, depuis Cobain, Snoop Dogg, Tarantino, NIN, Brian Wilson a même trouvé le temps de finir Smile. La chose a été parfaitement résumée : la dernière fois qu'un album de nouveaux morceaux des Guns est sorti, Bush était président. On parle ici du père de W. Du côté des Gunners, tout a déjà été résumé ici plusieures fois : départs, limogages, projets solos et Axl qui pétardait tout seul dans son bocal sans que personne ne sache exactement si il comptait réelement sortir un nouvel album un jour. Le nouvel album est là et, encore une fois, il a déjà été décortiqué ici titre par tire plusieures fois. Et oui, faut bien admettre, les compos ont de la gueule, les mélodies sont là : Axl a bel et bien gardé ce petit truc qui lui a déjà permi d'écrire des merveilles comme November Rain, Breakdown ou Estranged, auquelles ont succedé Street Of Dreams, Catcher In The Rye ou This I Love, il sais toujours pondre un refrain ou un couplet qui accroche sans pitié (quand Shackler's Revenge ou There Was A Time démarrent vraiment, c'est irrésistible), c'est toujours un génie pour ce qui est de mettre sa parano sur partition (avant il y avait Out Ta Get Me ou Right Next Door To Hell, maintenant il y a Better, Sorry ou I.R.S.) il a clairement été impressioné par pas mal de trucs pendant toutes ces années (NIN et Pumpkins comme ça a été justement noté, les U2 experimentaux des années nonantes semblent également l'avoir fortement marqué) et les guitares hurlent bel et bien (quand on voit le nombre par titre dans les crédits, ça s'explique tout de suite). Enfin bon, le gars sait toujours faire de la musique. Mais pas tout seul. Ce qui ammène (selon moi) au problème majeur de cet album (à part le fait que sa sortie sans arrêt repoussée-depuis la fin des nineties quand même-fait que ce qui aurait sûrement sonné très moderne et avant-gardiste il y a huit ans sonne aujourd'hui comme une rétrospective des courrants rock depuis la sortie de Spaghettis Accident) : Si Chinese Democracy est un album fort, il n'est en aucun cas un disque de Guns N'Roses. Et non, ce n'est pas parler en vieux fan aigri, c'est tout simplement la vérité. Il manque quantité d'élements dans cet album qui avaient rendu Appetite For Destruction ou les Use Your Illusions aussi bons. Ces élements, on les retrouves dans les disques qu'on sorti Izzy Stradlin, Slash et Duff McKaggan. Car ce qui fesait la force des Guns (comme pour tout grand groupe), c'était cet alliance improbable entre plusieures talents qui, contre toute attente, finissent par se compléter. Alors désolé, mais ceci n'est pas le nouvel album de Guns N'Roses. Le nouvel album des Guns, vous pouvez le deviner en écoutant les divers projects solos des ex-membres du groupe (y compris ce Chinese Democracy qu'il faut bien reconnaitre comme le premier album solo d'Axl, tout bon qu'il soit) et en imaginant ce que cela aurait donné si ces mecs avaient été capables de se supporté assez longtemps pour pouvoir synthétiser leurs meilleures idées et les réunir sur bande magnétique. Comme pour Appetite For Destruction ou les Use Your Illusions, quoi. Ce qui nous prive de trucs comme Coma, Paradise City ou Civil War. Pour ne pas dire Welcome To The Jungle ou You Should Be Mine. Et puis quatorze ans (en fait, dix-sept depuis le dernier album de chansons originales) pour ça, faut tout de même admettre....malgrès les bons passages, ça parrait quand même poussif quand on sait que pendant ce temps-là, Izzy a sorti pas loin d'une dizaine d'albums, Slash deux solos, Duff un solo plus son groupe Loaded, sans parler des deux albums de Velvet Revolver. Faut être honnête : on comprend mieux pourquoi on avait dû attendre cinq ans entre Appettite et Illusions (et encore, il y avais eu Lies pour patienter).


Tell Tale Signs: The Bootleg Séries /Vol.8 (2 CD)
Tell Tale Signs: The Bootleg Séries /Vol.8 (2 CD)
Prix : EUR 25,24

32 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Not dark yet, 7 octobre 2008
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Quand Bob Dylan chantait qu'il ne fesait pas encore noir, mais que ça n'allait pas tarder, ça sonnais assez lugubre, un peu comme si il était sur le point de casser sa pipe. Ce qui failli arriver, d'ailleurs, juste avant la sortie de Time Out Of Mind, l'album qui contenait Not Dark Yet et un paquet d'autres chansons tout autant amères et poignantes. Sur le moment, on pouvait vraiment se demander si Dylan, après avoir réussi un album excellent comme Oh Mercy suivi d'un Under the Red Sky assez moyen et de deux disques de reprises folks fort agréables mais masquant un manque d'inspiration inquiétant, ne disais pas adieu. Sauf que non, il a survecu. Et, comme il l'a déjà chanté plusieures fois, celui qui n'est pas occupé à naitre est occupé à mourir. Ayant réussi à éviter la deuxième option, on dirais qu'il se régale désormais à renaitre de manière inésperée : Time Out Of Mind a été suivi de Love And Thief et Modern Times, deux albums qui creusent encore plus profond ou, plus précisément, plus loin dans le temps. On dirais que Dylan vit désormais dans un espace-temps non délimité, où Alicia Keys ou Neil Young sont cité dans des chansons qu'on jurerais enrigistrées dans les années trente. Un peu comme le Billy the Kid joué par Richard Gere dans I'm Not There. Et alors qu'à vingt-cinq ans son expression semblait temoigner d'une vie d'experiences, le sexagenaire d'aujourd'hui a conservé l'air malicieux d'un gamin. C'est clair : Bob Dylan n'avait pas eu autant de classe depuis 1966. Et c'est ces années qui sont revisitées dans ce huitème volume (pourvu que ça dure) des toujours parfaites Bootleg Series. Avec son lot de prises alternatives (où l'on s'appercoit que Dylan, à l'époque de Time Out Of Mind, avait retrouvé une inspiration encore plus prodigieuse qu'on ne le croyait), de raretés offertes à diverses b.o. et extraits live torchés avec un plaisir evident de la part du groupe et son maitre de cerémonie. Au bout de deux écoutes, c'est encore dur de mettre tel titre en évidence, mais le sentiment géneral est clair : en retournant à ses racines en fouillant toujours plus profond, toujours plus loin, toujours plus ancien, que ce soit dans le blues, la country, la folk music, le jazz, le rockabilly ou le gospel, Dylan a fini par se trouver un style qui lui va comme une deuxième peau. Désormais, on y croit de nouveau à fond quand il chante ses chansons (ce qui était devenu vraiment exeptionel passé Blood On The Track, faut avouer). Et personelement, ça me fait exploser de joie. Parce que mine de rien, j'ai eu trente ans récement et jusqu'en '97, ces vieux hippies me répetaient que Dylan n'était déjà plus si bon que ça avant que je naisse. Et de savoir maintenant qu'une de ses meilleures périodes allait commencer....ben je sais pas, y'a des trucs comme ça, ça fait vraiment plaisir à voir.


Mountain Battle
Mountain Battle
Proposé par DISCO91
Prix : EUR 10,79

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Joli retour, 28 avril 2008
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Bien sûr, ceux qui esperent un deuxième Last Splash feraient mieux de passer leur chemin, cet album étant clairement la continuation de Title TK. Une production minimaliste, des arangements à la va-y-comme-j'te-pousse......oui, mais il reste des mélodies vraiment touchantes et la voix de Kim Deal sonne toujours aussi bien. Sérieusement, personne n'a une voix aussi troublante que cette femme-là. Et même si quelques titres sont franchements trop abscons pour pouvoir être appréciés par d'autres que les fans acharnés et les les snobinards de mauvaise foi (mention spéciale aux deux premiers qui pourraient décourager les auditeurs : un conseil : attendez la suite, ça s'arrange grandement), on trouve ici largement assez de ballades obsédantes et de rocks garage bondissants pour pouvoir affirmer que ce nouvel album des Breeders est, encore une fois, une belle réussite. Est-ce que ça valais le coup de rejeter l'idée d'un nouvel album des Pixies pour ça, miss Deal? Peut-être pas, mais ça valais la peine de sortir cet album. Est-ce que ce sera le carton mondial de Last Splash? Ca m'etonnerais, mais les amoureux de Pod ou Title TK devraient s'y retrouver.


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