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Contenu rédigé par Daniel Fattore
Classement des meilleurs critiques: 420
Votes utiles : 1790
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Commentaires écrits par Daniel Fattore "Fattorius" (Fribourg, Suisse)
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5 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Dérangeant, propre à susciter le débat, 7 juillet 2011
Un petit livre, mais forcément dérangeant... Alain Soral dépeint les différences entre l'homme et la femme, à sa manière, et retrace les implications que cela a sur leur fonctionnement respectif. Il en conclut que quelque part, notre société fait fausse route. Les sources? Freud et Marx, naturellement. Le ton de l'ouvrage est volontiers provocateur, ne serait-ce que par la terminologie choisie (pétasses contre flippées, fiottes, etc.); mais il présente une grande force: on peut comprendre le propos de l'auteur... et donc se dire en accord ou en désaccord avec lui sans trop se prendre la tête. Sur la féminisation supposée de la société, "Big Mother" de Michel Schneider est cependant plus fouillé, mieux argumenté et, partant plus convaincant.
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4.0 étoiles sur 5
Du scandale à revendre, 5 juillet 2011
Ce volume est le deuxième d'une série de deux romans que Claude Mossé consacre aux Borgia. L'ambiance sulfureuse qui règne à Rome à leur époque (fin quinzième/début seizième siècles) est bien restituée, les meurtres se succèdent et pas un cadavre ne manque au fond du Tibre. L'auteur prend le parti de peindre Lucrèce Borgia en jouet d'ambitions politiques qui la dépassent, plutôt que d'en faire la femme à scandales qu'on croit connaître. Au fil du roman, à travers les yeux de son personnage principal Vicente, c'est aussi toute une époque, un contexte historique, qu'il reconstitue avec talent, dans un style très soigné.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le désenchantement du prof au vitriol, 1 juillet 2011
Ce recueil de chroniques de blog retrace le quotidien d'une enseignante qui exerce en province. Les histoires ont un parfum de choses vues, et leur concentration donne quand même l'impression que tout cela est incroyable. Certes peu encline à se remettre en question, l'auteur parvient à dresser un état des lieux vitriolé du milieu scolaire, entre élèves divers (pour le meilleur et pour le pire), administration, tracasseries bureaucratiques et décisions ministérielles incompréhensibles. Cela, sans oublier les parents... On sourit et l'on rit jaune à la lecture de ces pages volontiers acides mais non exemptes d'humour.
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1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Pseudo-théologie à l'usage de l'enfant dieu, 30 juin 2011
Etrange petit roman qui commence à la troisième personne et s'achève à la première! Et déconcertant socle théorique métaphysique que celui qui commence l'ouvrage, et semble démontrer que l'auteur a un peu de mal avec le mode de fonctionnement du système religieux chrétien - celui-ci étant utilisé comme métaphore pour ce système digestif sans égards qu'on appelle un bébé. Ce statut divin du personnage principal (une enfant) s'efface progressivement, mais reste présent. Et puis, comme ce récit a quelques traits qu'on pourrait penser autobiographiques (est-ce une autofiction?), faut-il en conclure que l'auteur est... une déesse littéraire? Au terme de cette lecture aux contorsions alambiquées, force m'est d'admettre que je n'en suis pas convaincu.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Paris, ça se dévore, 29 juin 2011
Il s'agit là d'un recueil de nouvelles qui se déroulent à Paris et revisitent avec fraîcheur et bonheur certains de ses éléments les plus touristiques, les plus vus. Mais les regarde-t-on vraiment? "Paris, je t'aime", c'est aussi une déclaration d'amour sans fard à la Ville-Lumière, entre histoires tragiques, espérances provinciales et optimisme. Et ça se dévore...
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Stupéfiante (re)construction historique, 28 juin 2011
Fasciné par l'histoire de résistants tchèques, le narrateur décide d'en relater la courageuse destinée face aux troupes de Heydrich, nazi en poste à Prague. A la fois récit historique et roman que le lecteur voit en train de se construire, ce roman se caractérise par son sens aigu du rythme, qui éclate dans la pertinence de la longueur des chapitres et des phrases. Derrière cette construction romanesque et historique, le lecteur devine une importante érudition de la part de l'auteur, qui signe ici un livre profondément original dans son genre. Couronné par le Goncourt du premier roman? C'est mérité!
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5.0 étoiles sur 5
Un pessimisme qui fait mouche, 27 juin 2011
Les nouvelles qui constituent ce recueil ont pour point commun une redoutable efficacité pour dépeindre, avec pessimisme, un monde où les turpitudes et bassesses humaines se côtoient et s'affrontent. De ce fait, certaines pages de ce superbe recueil, marqué par le sceau du lourd secret (éventuellement familial), ont quelque chose d'insoutenable. Cela, sur fond de misère humaine, inhérente aux quartiers sud de la ville de Mexico.
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4.0 étoiles sur 5
Habile et original, sur une idée assez répandue, 27 juin 2011
Qui n'a pas rêvé, un jour ou l'autre, de se venger de son patron ou d'un supérieur hiérarchique un peu trop imbu de lui-même? Arrivé au bout du rouleau, accidenté à la suite de sa mise à la porte sans ménagement, l'ancien collaborateur d'une usine revient hanter les jours et les nuits de son ex-chef. Le récit est porté par un langage simple et rapide, et repose sur une idée excellente assortie de quelques trouvailles fort originales. Et puis, cet ouvrage a déjà quelques années, mais l'idée du licenciement conserve, et conservera longtemps encore sans doute, toute son actualité. A ce titre, ce roman ne devrait donc pas prendre une ride, ou si peu...
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Gros oeuvre
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par Joy Sorman Edition : Broché |
| Prix : EUR 14,96 |
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4.0 étoiles sur 5
Mille manières d'habiter, 27 juin 2011
Treize nouvelles à l'intéressante construction composent ce recueil qui invite le lecteur à se poser la question de la signification de son habitat. Les exemples sont fort divers, de l'algeco de chantier jusqu'à la demeure d'artiste, en passant par la maison familiale. Le lecteur est ici frappé par le dynamisme vertigineux de la prose, qui ménage cependant des pauses de sérénité voire de tendresse, par exemple dans "La vie tzigane", portrait-hommage de la prostituée genevoise Grisélidis Réal.
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Sire
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par Jean Raspail Edition : Broché |
| Prix : EUR 18,09 |
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Roman d'aventure pour tous âges, 24 juin 2011
"Sire", ce sont les rois qui sortent de Terre au vingtième siècle pour un ultime baroud d'honneur - une jeunesse qui y croit et qu'on a envie de suivre. Ainsi se tisse un roman d'aventures au style irréprochable, empreint d'une nostalgie certaine face, par exemple, aux outrages dont Saint-Denis et son église ont été victimes au fil du temps. Ce temps à travers lequel le lecteur, quel que soit son âge, est ici appelé à voyager, à la poursuite de quelques saintes reliques.
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