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Contenu rédigé par Fabien
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Commentaires écrits par
Fabien (France)

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Drums of Passion
Drums of Passion
Prix : EUR 11,56

5.0 étoiles sur 5 Sublimes percussions africaines !, 4 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Drums of Passion (CD)
Les percussions d'Afrique dans toute leur inimitable magnificence. Pour tout ceux qui voudraient mieux comprendre les racines rythmiques du jazz.


Colonel Redl
Colonel Redl
DVD ~ Klaus Maria Brandauer
Proposé par Bayapi
Prix : EUR 19,99

5.0 étoiles sur 5 Superbe !, 4 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Colonel Redl (DVD)
Le film repose entièrement sur les épaules (solides) du génial Klaus Maria Brandauer, un fabuleux comédien qui, de mon point de vue, n'est pas reconnu à sa juste valeur. Le film décrit l'ascension et la chute d'un officier issu du peuple et non de l'aristocratie – qui plus est homosexuel – à la veille de la Première Guerre mondiale, dans un Empire austro-hongrois en pleine décomposition. Étrangement, ce chef-d'œuvre est passé relativement inaperçu alors qu'il est magnifiquement réalisé et qu'il offre de subtils éléments de compréhension des circonstances qui conduisirent à la déflagration de 14-18.
Dommage que le traitement DVD, médiocre à tous égards, ne soit pas à la hauteur de cette œuvre magnifique.


A L'OUEST, RIEN DE NOUVEAU
A L'OUEST, RIEN DE NOUVEAU
DVD ~ Richard Thomas
Proposé par dvd_ozone
Prix : EUR 19,99

4.0 étoiles sur 5 Un "remake" réussi, 4 août 2014
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Le traitement cinématographique du roman de Erich Maria Remarque (publié en 1929) est sensiblement différent de celui adopté dans le film éponyme, également américain, réalisé en 1930 par Lewis Milestone. Mais, comme dans cette première version, le scénario littéraire est assez fidèlement respecté. La réalisation est particulièrement soignée et les comédiens sont à la hauteur du sujet. À propos de la "Grande Guerre", un excellent film qui livre une vision réaliste du carnage, de la boucherie et de l'enfer qu'on vécut les soldats sacrifiés de 14-18, dans un camp comme dans l'autre.


Broadchurch :  L'intégrale Saison 1 [Blu-ray]
Broadchurch : L'intégrale Saison 1 [Blu-ray]
DVD ~ David Tennant
Prix : EUR 24,99

4.0 étoiles sur 5 Du "noir british' comme on l'aime., 20 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Broadchurch : L'intégrale Saison 1 [Blu-ray] (Blu-ray)
Une petite ville paumée du bord de mer, apparemment paisible, où tout le monde se connaît et se sourit, mais où chacun dissimule des travers inavouables ou des douleurs indicibles ; un flic venu d'ailleurs, malade, déprimé, cynique, presque sinistre, mais futé et affuté ; une adjointe enjouée, pleine d'humanité, ancrée dans sa communauté, mais tourmentée par son supérieur (qui lui a confisqué sa promotion) ; des gosses rongés par de terribles secrets ; un pasteur trop aimable pour ne pas être louche ; le cadavre d'un enfant sur une plage... Les scénaristes ont rassemblé tout ce qu'il fallait d'ingrédients obscurs et sordides pour concocter un de ces films noirs dont les Britanniques ont le secret.
L'enquête, bien sûr, nous égare sur de multiple fausses pistes pour finalement nous révéler la plus surprenante des vérités. Les comédiens sont parfais, la réalisation soignée. Bref, une excellente série policière.


All Is Lost [Blu-ray]
All Is Lost [Blu-ray]
DVD ~ Robert Redford
Prix : EUR 14,99

3.0 étoiles sur 5 Destiné aux fondus du grand large..., 20 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : All Is Lost [Blu-ray] (Blu-ray)
Bon, c'est à voir bien sûr : pour les sublimes paysages marins ; pour le combat d'un homme seul contre les éléments ; pour le refus de lâcher prise d'un vieillard aussi ingénieux que tenace ; pour la performance de l'acteur Redford dans un rôle muet mais sans doute éprouvant pour son âge ; pour une mise en scène astucieuse. C'est déjà pas mal, me direz-vous. C'est vrai. Mais est-ce suffisant pour faire un très bon film ? Je n'en suis pas complètement convaincu. D'autant que l'improbable mais inévitable "happy end" ("à l'américaine") gâche un peu le caractère tragique de l'aventure. Le film comblera à coup sûr les amoureux de la mer et ceux qui sont en quête délibérée de situations à hauts risques. Mais, franchement, se lancer seul, à 78 ans, sur un voilier au beau milieu de l'océan ! Ça me dépasse.


Real Humans - Saison 2 [Blu-ray]
Real Humans - Saison 2 [Blu-ray]
DVD ~ Lisette Pagler
Prix : EUR 29,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Bien plus qu'une excellente série de SF, une pertinente réflexion sur les perspectives de la robotique., 24 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Real Humans - Saison 2 [Blu-ray] (Blu-ray)
À lire certains commentaires (pas tous, heureusement), il me semble que la thématique de cette excellente série n'est pas toujours bien comprise.
D'abord, il s'agit de science fiction. Or, par définition, ce genre repose sur des hypothèses scientifiques et technologiques nécessairement invraisemblables. Sans quoi ce ne serait plus de la science fiction. Par exemple, dans les romans d'un grand écrivain de SF tel qu'Isaac Asimov on sait "voyager" dans le temps, ce qui, du moins à ma connaissance, est encore – et sans doute pour longtemps – tout à fait invraisemblable. Il faut donc admettre l'invraisemblable si l'on veut entrer dans l'univers particulier de la SF. Et reprocher à "Real Humans" de collectionner les invraisemblances équivaut à reprocher au genre du film de guerre de montrer des combats.
Cela étant dit, les invraisemblances d'hier se révèlent parfois les réalités d'aujourd'hui et les invraisemblances d'aujourd'hui pourraient bien se révéler les réalités de demain. Lorsque Jules Verne (en 1865) puis Georges Méliès (en 1902) ou encore Hergé (en 1950) imaginent que des hommes ont "marché sur la lune" c'est tout à fait invraisemblable. Pourtant, en 1969, c'est une réalité. En 1968 dans son film "2001, odyssée de l'espace" Stanley Kubrick faisait dialoguer un cosmonaute avec l'ordinateur de bord du vaisseau spatial nommé "Hal". Pour l'époque, la scène était invraisemblable. Pourtant, aujourd'hui n'importe qui peut dialoguer sur son iPhone avec l'inénarrable "Siri"...
"Real Humans" traite de la robotique et de l'intelligence artificielle et pose d'emblée comme hypothèse que les hommes sont parvenus à construire des robots androïdes dotés d'un aspect "physique", d'une structure physiologique, de capacités sensorielles et expressives, d'une motricité et d'un comportement quasi identiques à ceux des êtres humains. Mieux encore, ces androïdes sont dotés de capacités cognitives et mémorielles qui leur permettent de s'adapter à leur environnement, d'acquérir et de traiter de nouvelles informations et de rétro-agir efficacement aux stimuli extérieurs. Bref, il ne manque plus à ces "machines" que l'affect (la capacité à éprouver des sentiments) et l'imagination créatrice pour devenir "100 % humains". Or, justement, un spécialiste en robotique (David) a écrit les lignes de code qui permettent de combler cette ultime lacune et les a "installées" sur quelques spécimens (dont Mimi). Et c'est la lutte pour retrouver et s'approprier ce code égaré qui tisse la trame dramatique des épisodes de la série.
Tout cela est, de nos jours, parfaitement invraisemblable, j'en conviens bien volontiers. Mais qu'en sera-t-il dans un siècle, voire même dans quelques décennies ? Nul ne le sait bien sûr. Sauf que les recherches en matière de robotique et d'intelligence artificielle ont spectaculairement progressé depuis 20 ans et que les progrès s'accélèrent d'année en année. Il n'est donc pas forcément "fictif" d'envisager que l'espèce humaine puisse être un jour confrontée aux questions fondamentales et existentielles que pose explicitement (ou implicitement) la série : jusqu'où l'homme peut-il aller dans la conception de robots sans mettre en danger sa propre espèce ? Qu'est-ce qui caractérise "l'humanité" d'un être humain ? Quelle est la nature exacte de la frontière qui sépare un être naturel d'un "être" artificiel ? Le mépris à l'égard des "êtres" artificiels n'est-il pas un nouvel avatar du racisme ? Un "être" artificiel ne risque-t-il pas d'acquérir une intelligence et des capacités intellectuelles supérieures à celles des humains ? L'humanité n'est-elle pas en train de jouer à l'apprenti sorcier en concevant des robots de plus en plus performants ? Etc. La scène du procès, dans le dernier épisode de la saison 2, récapitule ces questionnements de façon subtile et laisse au spectateur le soin d'approfondir sa propre réflexion sur un sujet pas si fictif qu'il n'y paraît.
De plus, la série pose ces questions avec habileté puisqu'elles surgissent ici et là, aux détours d'un scénario parfaitement ficelé et où rien ne manque pour capter l'attention du spectateur : amour, action, suspense, surprises, rebondissements... le tout emballé dans des effets spéciaux en tout point remarquables. Il faut encore ajouter que la série est magistralement interprétée par de formidables comédiens, qu'ils incarnent des humains ou des androïdes ("faire" le robot n'est sans doute pas de tout repos !). Une autre habileté de la réalisation est de ne pas avoir cherché à créer des décors futuristes, comme c'est en général le cas dans les films de SF. Le cadre dans lequel évoluent les protagonistes nous est totalement familier. Les rues, les magasins, les maisons, les bureaux, les voitures sont ceux dans lesquels vivent les spectateurs d'aujourd'hui. Ce qui rend la fiction encore plus crédible.

En vérité, je ne suis pas loin de penser que "Real Humans" est la première série "philosophique" au sens où l'on a qualifié de "philosophiques" certains romans (dont ceux de Voltaire ou de Diderot) au XVIIIe siècle. C'est dire la considération que je porte à cette atypique, brillante et captivante série que je recommande vivement de ne pas manquer. L'intelligence n'occupe pas une place dominante dans les productions cinématographiques contemporaines. Ce serait donc dommage de la manquer lorsqu'elle se manifeste.
Un dernier mot : certains commentaires appellent une troisième saison. Personnellement je n'en vois pas la nécessité, tout ayant été dit dans les 2 saisons déjà réalisées. Une éventuelle troisième saison risquerait de montrer l'affrontement entre humains et humanoïdes, ce qui n'est peut-être pas dépourvu d'intérêt mais qui constitue à mon sens un tout autre autre sujet.


Du sang et des larmes [Blu-ray]
Du sang et des larmes [Blu-ray]
DVD ~ Mark Wahlberg
Prix : EUR 17,99

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Magistral !, 13 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du sang et des larmes [Blu-ray] (Blu-ray)
Tout (ou presque) a été dit dans les commentaires enthousiastes qui saluent à juste titre cet excellent film. Je me bornerai donc à formuler trois remarques :
1- Je ne partage pas l'appréciation des quelques critiques qui jugent le jeu des acteurs décevant. Interpréter des soldats au combat limite le répertoire des expressions, surtout lorsque les combattants sont traqués, épuisés, meurtris, brisés de multiples fractures et transpercés par les balles ennemies. Au contraire, dans des circonstances aussi dramatiques, les quatre acteurs principaux expriment avec sensibilité le courage, la rigueur et la fraternité des personnages.
2- Comme le soulignent plusieurs commentaires, le scénario est habile et intelligent en évitant le manichéisme propre à ce genre de sujet. Il nous rappelle que tous les Afghans ne sont pas des Talibans cinglés, fanatiques et sanguinaires. Et de courageux villageois exposent leurs vies au nom d'une tradition séculaire : leur devoir d'assistance à tout être humain en danger. Certes, le film est malgré tout (et comme de coutume dans ce type de production américaine) un monument à la gloire des vaillants soldats américains. Mais la virtuosité époustouflante de la mise en scène et l'hyper réalisme des images font passer cette pilule en nous plongeant littéralement au cœur du combat et en parvenant à nous faire éprouver les souffrances des combattants. Une puissante empathie à l'égard de ces hommes pris au piège s'empare du spectateur et emporte toute éventuelle réticence que pourrait susciter un schéma dramatique effectivement classique.
3- Techniquement, ce blu-ray est superbement réussi : piqué et profondeur des images et qualité exceptionnelle du son DTS-Haute Définition. Les coups de feu claquent de tout côtés et vous entendez tomber les douilles à proximité de votre fauteuil... Une stupéfiante expérience émotionnelle.
Le genre de blu-ray avec lequel une installation de home cinema prend toute sa signification et révèle ses qualités...


Gilson et Malagasy
Gilson et Malagasy
Prix : EUR 22,52

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Enfin !, 24 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gilson et Malagasy (CD)
Quel bonheur de voir ces enregistrements longtemps introuvables enfin édités, et dans un coffret qui plus est !
Il se trouve qu'en 1969, à l'époque du second (et du troisième) séjour de Jef à Madagascar (le premier eut lieu au printemps 1968), je vivais à Tananarive (où j'accomplissais mon service national dans la coopération culturelle) et que j'y dirigeais le département audiovisuel du Centre culturel français Albert Camus. Or c'est justement sur la scène de la salle de spectacle du Centre culturel que Jef et les musiciens du Jazz Club de Tananarive (présidé par Arnaud Razafy) répétaient et enregistrèrent nuitamment (afin d'éviter les bruits parasites) les pistes du disque "Malagasy".
Jef m'avait "embauché" comme "assistant à la prise de son" et "photographe de plateau". J'ai donc assisté à toutes les répétions (qui s'achevaient souvent très tard dans la nuit) ainsi qu'aux séances d'enregistrement. C'est dire ce que cet album représente pour moi.
La prise de son était assurée par Jef Gilson en personne, sur son Revox personnel et avec ses propres microphones (de bien meilleure qualité que ceux du CCAC). C'est donc à Jef que je dois mon savoir faire en matière de prise de son stéréophonique.
Sur la scène, outre Jef au piano (et aux manettes du mélangeur !), il y avait Arnaud Razafy à la clarinette basse (ou à la guitare électrique), Roland de Comarmond au saxo baryton (ou alto), les deux frères Rahoerson (Serge à la batterie ou au saxo soprano et Alain à la batterie), Alain Razafinohatra au saxo alto et le trop méconnu Jean-Charles Capon, sans doute le seul vrai violoncelliste de jazz (du moins à ma connaissance) dont le jeu au violoncelle me mettait au bord des larmes...
Joyeuse équipe que celle-là, en compagnie de laquelle j'ai passé des heures inoubliables et qui m'a appris à mieux comprendre et à encore mieux aimer la musique de jazz.
Jean-Charles Capon, après avoir fait une belle (mais trop discrète) carrière, est décédé en 2011. Quant à Jef Gilson, pianiste, compositeur, arrangeur, producteur, il est parti à son tour en 2012 sans jamais avoir connu la célébrité qu'il méritait assurément. Il contribua pourtant à propulser de grandes figures du jazz français tels que Jean-Luc Ponty, Bernard Lubat, Henri Texier, Michel Portal et quelques autres.
Ces musiciens de talent furent mes amis (notamment Jef, Roland et Arnaud) et je ne pouvais jusqu'ici les écouter que sur des disques vinyles qui commencent à montrer des signes de fatigue. J'exprime donc ma profonde et très sincère gratitude à Jazzman Records éditeur de cet album.
J'ajoute, pour l'anecdote, que je suis l'auteur de la photo de couverture de la pochette du disque vinyle d'origine "Malagasy" (créditée, sur la pochette, au Centre culturel Albert Camus puisque j'opérais dans le cadre de mes fonctions auprès de celui-ci).
Tout cela remonte à 1969, voici donc 45 ans. Si Arnaud ou Roland lisent ces lignes je les salue fraternellement et les assure de ma vieille et très fidèle amitié.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 15, 2014 2:49 AM MEST


Only God Forgives [Combo Blu-ray + DVD]
Only God Forgives [Combo Blu-ray + DVD]
DVD ~ Ryan Gosling
Prix : EUR 14,83

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Du grand art !, 23 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Only God Forgives [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Une réalisation tout à la fois ciselée et tirée au cordeau ; un cadrage rigoureux de chaque plan, réglé et soigné comme pour des photos d'art ; un travail d'éclairage d'une exceptionnelle sophistication, des mouvements de caméra extrêmement lents et précis ; une bande son d'une rare qualité et qui élargit le champ des images ; des personnages avares de paroles, quasi hiératiques, dont les moindres mouvements et chaque déplacement confinent à la chorégraphie ; des dialogues brefs et secs, réduits au strict nécessaire ; un jeu d'acteur tendu, sobre et parfaitement maîtrisé... L'ensemble compose des séquences intenses et absolument fascinantes.
L'intrigue (sur le thème classique et recuit de la vengeance) est banale, voire simpliste, mais sans grande importance puisqu'elle ne constitue qu'un prétexte à une mise en scène de la violence sous toute ses formes : verbale, gestuelle, sportive, sexuelle, tortionnaire, meurtrière...
Étrangement, cette enchaînement de scènes de violence ne provoque ni la répulsion ni le dégoût qu'elle engendre le plus souvent dans la plupart des films traitant de ce sujet. Il ne s'agit pas pour autant d'une apologie de la violence, ni d'un film complaisant ou de voyeurisme à l'égard de celle-ci. Mais les choix narratifs et esthétiques du réalisateur confrontent le spectateur au caractère implacable d'une violence inéluctable dont chaque personnage est fatalement le prisonnier, tour à tour acteur et victime, en raison même du contexte (comme du cadre, nocturne et souvent sordide) où il évolue et de la logique interne de ses actes antérieurs qui dirigent ses actes présents. La violence se révèle alors comme la condition tragique et le destin impitoyable de personnages piégés par leur propre rage, leur solitude et leur misère affective.
La rigueur géométrique des cadrages et des mouvements de caméra, la précision du montage, la complexité et la brutalité des jeux de couleur, d'ombres et de lumière crue dans lesquels se meuvent les personnages, la musique oppressante ou angoissante, tous ces éléments formels savamment agencés dessinent les contours d'une violence aussi rigoureuse et précise qu'imparable, à laquelle nul ne peut se soustraire. En employant cette violence quasi ontologique comme la matière même de son film et en l'assujettissant au formalisme de sa mise en scène le réalisateur en dévoile la substance profonde et compose un ballet magnifique, virtuose et hypnotique.
La forme enfin au service du sens et du fond. C'est plutôt rare dans le cinéma. On ne peut manquer de penser ici aux grands maîtres du cinéma japonais tels que Mizoguchi, Kurosawa ou Kobayashi...
Assurément, Nicolas Winding Refn est un cinéaste doué d'un très grand talent. Et que des spectateurs n'aient vu qu'une "daube" dans un tel chef d'œuvre est consternant...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 29, 2014 12:48 PM MEST


Fartools 116521 Genouillères en gel injecté
Fartools 116521 Genouillères en gel injecté
Prix : EUR 24,86

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Fixations mal conçues, 27 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fartools 116521 Genouillères en gel injecté (Outils et accessoires)
Les genouillères sont confortables et résistantes. Mais les fixations par bandes élastiques sont fragiles et mal conçues. Elles se détériorent rapidement et la genouillère ne tient pas en place sur le genou. Je déconseille.


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