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Barbuz
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Marquis d'Anaon (Le) - tome 1 - Ile de Brac (L')
Marquis d'Anaon (Le) - tome 1 - Ile de Brac (L')
par Fabien Vehlmann
Edition : Album
Prix : EUR 13,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Et vous resterez notre hôte, petit marquis... que vous le vouliez ou non !", 22 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marquis d'Anaon (Le) - tome 1 - Ile de Brac (L') (Album)
"L'Île de Brac" est le premier tome de la série du Marquis d'Anaon, créée et réalisée par le scénariste Fabien Vehlmann (à qui l'on doit "Green Manor", "Sept psychopathes"), le dessinateur Matthieu Bonhomme ("Esteban", "Texas Cowboys") et la coloriste Delf.
La série, qui est actuellement en pause depuis quelques années, compte cinq tomes, publiés chez Dargaud entre 2002 et 2008. Dans un entretien de 2013 avec le site Actua BD, Bonhomme a néanmoins déclaré qu'il avait réalisé quelques croquis préparatoires pour le sixième tome.
Ce premier tome a déjà connu deux rééditions (donc trois éditions en tout), à chaque fois avec une couverture différente : novembre 2004 et juin 2008.

L'action se déroule vraisemblablement au début du règne de Louis XV. Jean-Baptiste Poulain, un jeune homme, est passager d'un voilier qui se rend à l'île de Brac, au large des côtes bretonnes. Poulain a été engagé comme précepteur par le baron de l'île, Gwenolé de Brac, pour son fils Nolwen. Durant la traversée, il confie à un journal les superstitions locales qu'il a pu entendre. Il poste quelques questions à un passager, mais celui-ci, à l'évocation du Baron, met poliment fin à la discussion. D'autres passagers murmurent alors que Poulain "travaille pour l'ogre".
Le bateau amarré à quai, les passagers en descendent. Poulain, élégant, attire l'attention des autochtones venus assister au débarquement des marchandises. Le jeune homme prend un enfant curieux dans ses bras. Un cocher à la mine patibulaire se fraye un chemin à travers la foule à coups de fouet. Ayant rapidement identifié Poulain, il l'informe devant tout le monde que le Baron l'a chargé de venir le chercher. Entendant cela, les parents de l'enfant semblent horrifiés et la mère s'empresse de reprendre son garçon, mais le gamin, dans la précipitation, arrache la manche du manteau de Poulain. Le cocher, armé de son fouet, descend de sa carriole et frappe le père de l'enfant devant une foule tétanisée. Après que l'homme s'excuse encore et promet de corriger son fils, Poulain, sous le choc, monte dans la carriole et le cocher le conduit à la demeure du Baron.
Le Baron et les siens habitent une bâtisse qui tient davantage de la grosse ferme que du manoir. Poulain est reçu chaleureusement par le Baron, un homme d'une cinquantaine d'années, jovial, corpulent et portant la barbe. Le Baron est confus ; il aurait voulu présenter son fils à Poulain, mais Nolwen a disparu avec son cheval et, malgré les recherches, personne ne semble l'avoir vu depuis...

Vehlmann met en scène tragédie, folie scientifique et démence humaine dans une Bretagne hantée par les superstitions et les croyances, qu'il utilise afin de renforcer l'ambiance fantastique de son histoire. Plusieurs cases sans paroles et une narration très décompressée à certains endroits renforcent la lourdeur de l'ambiance générale. L'atmosphère lugubre et la sensation permanente de danger pourra rappeler "L'Île aux trente cercueils", de Maurice Leblanc.
Pour chaque page, Bonhomme dessine en moyenne neuf à dix cases de formats différents. Celles-ci sont toutes soignées et leur lisibilité est irréprochable. L'artiste donne une physionomie propre à chaque intervenant. Ses illustrations et les couleurs de Delf ne laissent rien au hasard : la lande bretonne, pluvieuse, le ciel nuageux, écrasant et couleur de plomb, les repas, qui se prennent dans une semi-pénombre, à peine éclairés par l'âtre, les marais sombres et brumeux et les forêts, inextricables.

Ce premier tome est une réussite ; il a d'ailleurs été récompensé du prix Saint-Michel du festival de Bruxelles en 2002 et du prix Cori du festival de Maisons-Laffitte en 2003. On n'y apprend pas encore grand-chose sur Jean-Baptiste Poulain, diplômé de la faculté de médecine. C'est cependant sur l'île de Brac qu'il gagnera son surnom, celui de Marquis d'Anaon, le marquis des âmes en peine.


Batman vs Robin [Blu-ray]
Batman vs Robin [Blu-ray]
DVD ~ ACTEURS INCONNUS
Prix : EUR 12,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La Conspiration des Hiboux, 22 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman vs Robin [Blu-ray] (Blu-ray)
"La Conspiration des Hiboux" ("Batman vs. Robin" en VO) est un film d'animation sorti directement en Blu-ray et DVD début avril 2015 aux États-Unis (il sortira chez nous le 22 avril de cette année).
Il a été réalisé par Jay Oliva, à qui l'on doit "Ligue des Justiciers : Guerre" ("Justice League: War"), "Ligue des Justiciers : Paradoxe temporel" ("Justice League: The Flashpoint Paradox") et "Batman : Assaut sur Arkham" ("Batman: Assault on Arkham")
Sa durée est de 88 minutes, générique compris.

Robin V (Damian Wayne) enquête sur des enfants disparus. Ses soupçons le mènent à une usine désaffectée de jouets qui appartenait à Winslow Schott, un tueur en série qui a été condamné et dont le fils, Anton, a un temps repris l'affaire avant de devoir fermer suite à une inondation.
Alors qu'il attend Batman, Robin s'infiltre dans l'entrepôt et découvre des enfants enfermé dans des cages. Un colosse masqué se présente à lui comme étant le Taxidermiste ; Robin comprend qu'il s'agit d'Anton Schott. Celui-ci a conditionné les enfants qu'il a capturés pour en faire des tueurs. Alors que Batman, arrivé sur place, se débarrasse des enfants-assassins, Robin donne la chasse au Taxidermiste et le met hors d'état de nuire. Tandis que Robin s'éloigne, un homme masqué tue Schott en lui arrachant son cœur. Avant de s'évanouir dans la nature, il suggère à Robin de laisser libre cours à son instinct de tueur. Lorsque Batman rejoint son fils, sa première réaction et de le soupçonner. Suite aux questions de son père, Robin lui affirme ne pas avoir commis le meurtre mais n'en dit pas plus et s'éloigne. En fouillant le cadavre du Taxidermiste, Batman trouve une plume...

L'intrigue de ce film d'animation est très vaguement basée sur "La Cour des Hiboux" (de Snyder et Capullo) et "Tueur né" (de Gleason et Tomasi). Dans l'absolu, il est dommage que les scénaristes aient emprunté aux deux, car chacune de ces histoires était suffisamment réussie pour avoir son propre film.
Cela semble faire peu de temps que Bruce Wayne a recueilli Damian ; officiellement, il le présente d'ailleurs comme son pupille, attendant que le dossier administratif soit accepté. Père et fils tentent de s'apprivoiser l'un l'autre, mais le père étant méfiant et le fils, frondeur et impatient de faire ses preuves, cela ne se fait pas sans difficultés. L'antagonisme entre père et fils est d'ailleurs poussé trop loin et le résultat est aussi inapproprié qu'inutile.
La présence de Nightwing (le personnage est particulièrement bien conçu) est un gros plus.

Le réalisme est parfois mis de côté (Nightwing gambade comme un cabri alors qu'il est sérieusement blessé) mais la qualité de l'animation est bonne et les scènes de combat sont particulièrement réussies (y compris une course-poursuite sur les chapeaux de roue).
J'ai regardé ce film en VOST-FR et je trouve que les voix ont été bien choisies (c'est toujours Jason O'Mara qui prête sa voix à Batman).

Attention aux enfants, car ça dépiaute et le sang coule - beaucoup. De plus, certaines scènes (notamment au début, avec les enfants captifs) sont assez dérangeantes.


Catwoman. Le grand braquage
Catwoman. Le grand braquage
par Darwyn Cooke
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Je suppose qu'il faut que je commence par le fait que je suis morte.", 16 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Catwoman. Le grand braquage (Broché)
"Le Grand braquage" est un album de quatre-vingt-seize pages sorti chez SEMIC en 2003. En VO, cette histoire a été publiée sous le titre "Selina's Big Score" en septembre 2002. Le titre français fait sans doute référence à une nouvelle de Dashiel Hammet, "Le Grand braquage" ("The Big Knockover", 1927), bien que l'intrique n'ait pas grand-chose à voir.
Le scénario a été écrit et illustré par Darwyn Cooke. Cooke avait déjà travaillé sur le personnage en réalisant les dessins des premiers épisodes écrits par Ed Brubaker. La mise en couleurs est assurée par Matt Hollingsworth, un habitué des nominations aux Eisner Awards et justement nominé pour "Selina's Big Score" en 2003.
Bien que "Le Grand braquage" puisse se lire comme une histoire indépendante, il faut néanmoins savoir que Catwoman est considérée comme morte, assassinée par Deathstroke ; ces événements se sont déroulés dans le numéro de juillet 2001 (#94) de la série "Catwoman", le dernier avant que la série ne soit relancée et renumérotée en janvier 2002, avec les premiers épisodes de Brubaker, et dans lesquels cette histoire s'intègre.

Une nuit, au Maroc. Lors d'un cambriolage, Selina Kyle parvient à s'emparer d'un calice en or. Des hommes armés sont à sa poursuite ; l'un d'eux fait feu et touche le calice. Elle réussit à leur échapper de façon spectaculaire et se cache dans le conduit d'une cheminée. Une fois la menace passée, elle sort de sa cachette mais réalise que le calice, abîmé, est un faux recouvert d'une simple feuille d'or. Fauchée (elle avait tout investi dans ce coup), découragée et épuisée, elle comprend qu'il ne lui reste plus qu'à rentrer à Gotham City, cette ville qu'elle trouve froide et sale.
Une fois revenue, elle rend visite à Swifty, un prêteur sur gage qu'elle connaît bien et à qui elle avait confié ses affaires personnelles. Souhaitant se refaire rapidement, elle demande à un Swifty stupéfait de la voir en vie s'il a entendu parler d'un gros coup. Celui-ci lui répond qu'il a en effet quelque chose, mais que cela s'annonce dangereux. Selina insistant, il lui propose de repasser le soir pour lui présenter quelqu'un.
Après s'être reposée un moment, Selina retourne chez Swifty. Elle y rencontre Chantel, une jeune femme, qui est la maîtresse de l'un des membres de la famille Falcone, Frank. Falcone veut faire transporter son argent sale au Canada afin d'y acheter de l'héroïne ; l'argent sera acheminé par train privé. Selina jauge sa future associée un instant avant de lui faire confiance, puis, se reconnaissant en elle, décide d'accepter de tenter le coup. Pendant que Chantel espionne Falcone, Selina renoue avec Stark, un ancien contact, afin de monter une équipe...

"Le Grand braquage" n'est pas une histoire de super-héros, mais emprunte plutôt aux codes du polar et du film noir. Selina Kyle n'y est d'ailleurs vue en Catwoman que dans quelques cases, et lors du casse, si elle porte la combinaison, elle n'a pas le masque.
Cooke montre ici tout son art. Son scénario, captivant et spectaculaire, est d'une cohérence remarquable. Il n'y a aucun temps mort et le suspense va croissant. Les protagonistes sont passionnants. Il creuse leurs psychés en utilisant l'introspection comme technique narrative, chaque personnage principal étant le narrateur d'un chapitre. Sa Selina Kyle est une femme fatale magnétique et insaisissable.
Les illustrations de l'artiste, magnifiées par les couleurs d'Hollingsworth, sont admirables et son style graphique, proche du cartoon, fait mouche et est parfaitement approprié. Cooke, avec une densité de cases par page élevée, opte pour un découpage quasiment photographique de l'action, qui fait indéniablement penser à la pellicule d'un film. Le déroulement du casse n'est cependant pas parfaitement lisible.

Dans l'ensemble, la traduction de Nicole Duclos est plutôt bonne. Il y a un vrai travail sur le vocabulaire. Le texte comporte néanmoins deux fautes de français et la traductrice n'a pas jugé bon de corriger la faute de Cooke au nom de l'hôtel ("Fontainebleau", et pas "Fountainbleu").

"Le Grand braquage" est un petit bijou, dont il faut idéalement compléter la lecture avec les épisodes écrits par Ed Brubaker, récemment édités par Urban Comics dans leur collection Signatures.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 21, 2015 8:29 PM MEST


Wonder Woman. vérité triomphante de Ross. Alex (2002) Cartonné
Wonder Woman. vérité triomphante de Ross. Alex (2002) Cartonné
par Ross. Alex
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Je réalise enfin que je suis autant une guerrière qu'une femme de paix.", 14 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wonder Woman. vérité triomphante de Ross. Alex (2002) Cartonné (Relié)
"Vérité triomphante" est un album grand format de près de soixante-dix pages sorti chez Soleil en juin 2002. En VO, ce "graphic novel" est paru sous le titre "Spirit of Truth" (2001).
Il fait partie d'une collection consacrée aux plus grands super-héros de l'univers de DC Comics, signée par le scénariste Paul Dini et le dessinateur Alex Ross. Chaque album de cette collection propose une histoire entièrement indépendante et "Vérité triomphante" ne fait pas exception.
"Spirit of Truth" a été réédité par SEMIC au format presse (avec la même couverture), dans le Spécial DC nº15 d'août 2002, sous le titre "L'Esprit de vérité".

Wonder Woman se rend dans un pays d'Amérique latine. Des terroristes ont pris des membres du gouvernement en otage. Ils ne demandent aucune rançon et toute négociation semble inutile. Wonder Woman comprend qu'il s'agit d'une une action visant à déstabiliser le gouvernement, à soumettre le pays et que les otages vont être exécutés. Elle intervient et met rapidement les terroristes hors d'état de nuire avant de repartir.
Dans son avion invisible, elle réfléchit à la façon dont elle affronte le crime sous toutes ses formes, la délinquance, le braconnage, l'esclavagisme moderne, les criminels costumés, et comment elle intervient sur les lieux d'accidents et de désastres pour empêcher le pire et apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin.
Ayant besoin de réconfort, elle rentre à Thémiscyre profiter de quelques rares instants de sérénité. Elle se prend à souhaiter que le monde des hommes ressemble davantage à son île, là où l'harmonie entre nature et technologie et entre corps et âme semble avoir été atteinte. Elle souhaite que son rôle d'ambassadrice aide les hommes à s'améliorer. Elle va consulter sa mère, mais la reine Hippolyte porte un regard très critique sur les hommes et leur monde.
Son séjour à Thémiscyre prend fin. Wonder Woman repart vers le monde des hommes. En Asie, une révolte pour les droits civiques éclate dans un pays dirigé par un gouvernement autocratique. Wonder Woman intervient en tant qu'ambassadrice, mais les dirigeants politiques lui demandent de quitter le pays. Alors qu'elle est sur le point de protester, son attention est attirée par des bruits venant du dehors ; les chars d'assaut avancent sur la foule. Dans la cohue, une jeune femme tombe juste devant l'un des chars...

Comme dans les autres histoires de cette collection, le personnage principal est confronté à un problème qu'il ne peut régler avec ses poings. Ici, Wonder Woman, malgré sa volonté de bien faire, se heurte à l'incompréhension, à la méfiance et parfois à l'agressivité de ceux qu'elle veut sauver. Réalisant que ses méthodes ne fonctionnent pas, Diana va demander conseil à Clark Kent (c'est la seule histoire de cette collection où un autre super-héros apparaît) et comprendre que se fondre parmi les hommes pour mieux les comprendre lui permettra de continuer son combat pour la vérité.
La Wonder Woman de Ross, inspirée de l'actrice Lynda Carter, est magnifique. L'histoire (peut-être au détriment des émotions) met en avant le côté divin de la super-héroïne, notamment grâce à des plans rapprochés et des doubles pages époustouflantes (il faut la voir soulever un char d'assaut !). Les décors de l'île de Thémiscyre sont splendides. La dernière double page est d'une beauté à couper le souffle.

Cet album est un bel objet, grand format avec jaquette et papier glacé. Les remerciements de Dini et Ross et leur dédicace à ceux qui luttent pour la vérité et la liberté figurent en début de recueil, après deux pages qui reviennent sur les origines de Wonder Woman, contées par sa mère, Hyppolite. Une biographie succincte des auteurs a été ajoutée en fin de volume.
La traduction de Xavier Hanart est correcte mais perfectible en quelques endroits, plusieurs noms propres, par exemple Hippolyta (Hippolyte) ou Themiscyra (Thémiscyre), n'ayant pas été traduits en français. Un mot a été oublié.

"Lutte pour l'espoir" est un indispensable à la portée de tous. Graphiquement parlant, c'est peut-être le plus beau récit de la collection. Une réédition serait bienvenue.


Wonder Woman : Vérité triomphante
Wonder Woman : Vérité triomphante
par Nelson Alexander Ross
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Je réalise enfin que je suis autant une guerrière qu'une femme de paix.", 14 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wonder Woman : Vérité triomphante (Relié)
"Vérité triomphante" est un album grand format de près de soixante-dix pages sorti chez Soleil en juin 2002. En VO, ce "graphic novel" est paru sous le titre "Spirit of Truth" (2001).
Il fait partie d'une collection consacrée aux plus grands super-héros de l'univers de DC Comics, signée par le scénariste Paul Dini et le dessinateur Alex Ross. Chaque album de cette collection propose une histoire entièrement indépendante et "Vérité triomphante" ne fait pas exception.
"Spirit of Truth" a été réédité par SEMIC au format presse (avec la même couverture), dans le Spécial DC nº15 d'août 2002, sous le titre "L'Esprit de vérité".

Wonder Woman se rend dans un pays d'Amérique latine. Des terroristes ont pris des membres du gouvernement en otage. Ils ne demandent aucune rançon et toute négociation semble inutile. Wonder Woman comprend qu'il s'agit d'une une action visant à déstabiliser le gouvernement, à soumettre le pays et que les otages vont être exécutés. Elle intervient et met rapidement les terroristes hors d'état de nuire avant de repartir.
Dans son avion invisible, elle réfléchit à la façon dont elle affronte le crime sous toutes ses formes, la délinquance, le braconnage, l'esclavagisme moderne, les criminels costumés, et comment elle intervient sur les lieux d'accidents et de désastres pour empêcher le pire et apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin.
Ayant besoin de réconfort, elle rentre à Thémiscyre profiter de quelques rares instants de sérénité. Elle se prend à souhaiter que le monde des hommes ressemble davantage à son île, là où l'harmonie entre nature et technologie et entre corps et âme semble avoir été atteinte. Elle souhaite que son rôle d'ambassadrice aide les hommes à s'améliorer. Elle va consulter sa mère, mais la reine Hippolyte porte un regard très critique sur les hommes et leur monde.
Son séjour à Thémiscyre prend fin. Wonder Woman repart vers le monde des hommes. En Asie, une révolte pour les droits civiques éclate dans un pays dirigé par un gouvernement autocratique. Wonder Woman intervient en tant qu'ambassadrice, mais les dirigeants politiques lui demandent de quitter le pays. Alors qu'elle est sur le point de protester, son attention est attirée par des bruits venant du dehors ; les chars d'assaut avancent sur la foule. Dans la cohue, une jeune femme tombe juste devant l'un des chars...

Comme dans les autres histoires de cette collection, le personnage principal est confronté à un problème qu'il ne peut régler avec ses poings. Ici, Wonder Woman, malgré sa volonté de bien faire, se heurte à l'incompréhension, à la méfiance et parfois à l'agressivité de ceux qu'elle veut sauver. Réalisant que ses méthodes ne fonctionnent pas, Diana va demander conseil à Clark Kent (c'est la seule histoire de cette collection où un autre super-héros apparaît) et comprendre que se fondre parmi les hommes pour mieux les comprendre lui permettra de continuer son combat pour la vérité.
La Wonder Woman de Ross, inspirée de l'actrice Lynda Carter, est magnifique. L'histoire (peut-être au détriment des émotions) met en avant le côté divin de la super-héroïne, notamment grâce à des plans rapprochés et des doubles pages époustouflantes (il faut la voir soulever un char d'assaut !). Les décors de l'île de Thémiscyre sont splendides. La dernière double page est d'une beauté à couper le souffle.

Cet album est un bel objet, grand format avec jaquette et papier glacé. Les remerciements de Dini et Ross et leur dédicace à ceux qui luttent pour la vérité et la liberté figurent en début de recueil, après deux pages qui reviennent sur les origines de Wonder Woman, contées par sa mère, Hyppolite. Une biographie succincte des auteurs a été ajoutée en fin de volume.
La traduction de Xavier Hanart est correcte mais perfectible en quelques endroits, plusieurs noms propres, par exemple Hippolyta (Hippolyte) ou Themiscyra (Thémiscyre), n'ayant pas été traduits en français. Un mot a été oublié.

"Lutte pour l'espoir" est un indispensable à la portée de tous. Graphiquement parlant, c'est peut-être le plus beau récit de la collection. Une réédition serait bienvenue.


Superman for all seasons tome 2
Superman for all seasons tome 2
par Jeph Loeb
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "C'est bon, Lana... Je vais arranger les choses.", 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman for all seasons tome 2 (Album)
"Superman for All Seasons" est un diptyque sorti chez SEMIC en 2001 (en VO, il s'agit d'une mini-série en quatre parties, une pour chaque saison, publiée entre juillet et octobre 1998). Ce second tome, qui date de novembre 2001, comprend les deux dernières parties, l'automne et l'hiver.
Curieusement, SEMIC n'ont pas traduit le titre de la VO pour leur édition. Ce sera chose faite avec la réédition de Panini Comics, qui ont publié cette histoire en octobre 2009 en un seul tome intitulé "Les Saisons de Superman".
"Superman for All Seasons" a été entièrement écrit par Jeph Loeb et illustré par Tim Sale ; la mise en couleurs a été réalisée par le Danois Bjarne Hansen.

Après Jonathan Kent (le printemps) et Lois Lane (l'été), Lex Luthor est à son tour narrateur, pour la troisième partie et saison, l'automne. Suite aux événements narrés à la fin du tome précédent, Luthor a été arrêté. Il est incarcéré, juste pour une nuit. Il a l'impression d'avoir été trompé. Après tout, n'a-t-il pas dédié sa vie à Metropolis ? N'a-t-il pas façonné cette ville ? Il rentre chez lui en hélicoptère, surveillé par un Superman qui tient à ce que Luthor reste bien chez lui.
Refusant de s'apitoyer sur son propre sort, l'homme d'affaires prépare une stratégie qui devrait lui permettre de redorer son blason et de rentrer dans les grâces des forces de l'ordre. Voyant Superman le surveiller à la fenêtre, Luthor lui conseille de profiter des faveurs du public tant qu'elles durent.
Il se rend ensuite dans l'un de ses laboratoires. Un certain docteur Teng y effectue des expérimentations sur une jeune femme qui n'est autre que Jenny Vaughn, la biochimiste que Superman avait sauvée d'un incendie dans la seconde partie. Vaughn en était devenue obsédée par son sauveur. Teng a installé son cobaye sur un siège, lui a apposé des écarteurs de paupières et lui diffuse, en boucle, des images d'exploits de Superman.
Plus tard, dans les bureaux du Daily Planet, Clark Kent et Lois Lane sont en train de se chamailler ; la belle journaliste, fouinant, a en effet trouvé et lu une lettre que Clark adressait à ses parents. Alors que l'indiscrète jeune femme se rebiffe devant les reproches de Clark, elle perd soudainement connaissance, tout comme la totalité de ses collègues à l'exception de Clark. Pendant ce temps, Luthor observe la ville du sommet de son gratte-ciel...

Les auteurs nous narrent comment Lex Luthor prépare sa première grande tentative de vengeance contre Superman. Luthor est indéniablement la vedette de la troisième partie. Il est retors, impitoyable et machiavélique. Il va parvenir à faire douter Superman, ce héros qu'il déteste tant pour être parvenu à s'interposer entre lui et Metropolis, sa ville, avec qui il estime vivre une histoire d'amour.
Superman, de son côté, va vivre sa première traversée du désert suite aux manigances de Luthor. Après avoir quitté le domicile familial, un événement douloureux pour son père, Clark va revenir à Smallville pour s'y ressourcer et trouver des réponses à ses questions ; Smallville, où rien ne change vraiment jamais, ou presque. Clark va retrouver Pete Ross, que l'amertume des rêves non réalisés et le sentiment d'échec et de vie ratée commencent à ronger et surtout Lana Lang, qui devait être l'amour de sa vie, jusqu'à ce qu'il lui avoue son secret.
Les illustrations de Sale sont remarquables. Le contraste entre ville et campagne est davantage marqué dans ce second tome ; Metropolis est lumineuse, aérée, carrée, moderne et dépouillée. Smallville est très jolie sous la neige. Les dessins de Sale, magnifiées par les couleurs de Hansen, donnent presque la sensation de sentir la brise fraîche, la neige crisser sous ses pas ou l'ambiance chaleureuse du drugstore.

Dans l'ensemble, la traduction d'Alex Nikolavitch est bonne. Le texte comporte néanmoins une faute de conjugaison. Deux bulles ont également été inversées lors d'un dialogue entre Lana Lang et Superman.

Ce second tome est tout simplement excellent. C'est une merveille ; c'est un régal. Moins naïf (dans le sens littéraire du terme) que le premier, il transforme les aventures de Superman - et de Clark Kent - en une chronique douce-amère particulièrement émouvante. Nul doute qu'Urban Comics finiront bien par rééditer ce petit bijou, qui en sera alors à sa troisième édition.


JLA, tome 3 : Seule contre tous
JLA, tome 3 : Seule contre tous
par Christopher Moeller
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Tu es pure. Tu ne mens jamais.", 10 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : JLA, tome 3 : Seule contre tous (Album)
En novembre 2001, les éditions Soleil proposaient avec "Seule contre tous" ("A League of One" en VO, 2000) le troisième et dernier tome de leur série consacrée à la Ligue de Justice (à ce jour, seul le premier, "Terre-2", de Morrison et Quitely, a été réédité par Urban Comics, sous le titre "L'Autre Terre", en juin 2014).
Cette aventure de la Ligue de Justice a été entièrement écrite et illustrée par l'Américain Christopher Moeller, un artiste qui s'est spécialisé dans les romans graphiques entièrement peints. C'est lui qui signe la couverture.
"Seule contre tous" peut se lire comme une histoire indépendante de la continuité de DC Comics. L'album compte cent-dix pages (y compris les bonus).

Altdorf, canton d'Uri, Confédération des III cantons (aujourd'hui la Suisse), le 3 décembre 1348. Le dernier dragon d'Occident, Drakul Karfang (une femelle), est sur le point d'être tué. Des arbalétriers et hallebardiers, menés par un chevalier en armure, l'acculent sans reculer devant ses flammes et lui infligent de graves blessures. Elle s'envole pour se réfugier dans sa cité cachée dans les flancs de la montagne, là où ses serviteurs peuvent encore la protéger. Les soldats savent qu'ils doivent la retrouver et la mettre à mort, car un dragon vivra tant que son cœur ne sera pas détruit. La petite armée met la cité du dragon à sac, mais sans retrouver Drakul Karfang. Des éclaireurs explorent les profondeurs de la montagne, mais les semaines passent et ils ne trouvent rien. Le chevalier fait sceller l'entrée de la cité et son armée quitte les lieux.
Tour de guet de la Ligue de Justice, Lune, 2001. Le Limier martien guide Wonder Woman dans la phase finale d'une longue opération de contention d'une éruption du Vésuve. Rentrée à la tour de guet, elle croise Superman qui apporte un obélisque, offert par le Pape en remerciement de cette action spectaculaire de la Ligue.
Au même moment, à Altdorf, en Suisse, deux gnomes comparent le fruit de leurs larcins. Amers devant la nature de leur maigre butin, ils évoquent avec regret le temps où leurs aïeux servaient les dragons. Ils retournent vers leur cité, où ils sont surpris par l'excitation générale. Leur chef a trouvé une salle secrète, dans laquelle la reine Drakul Karfang Drakonis se repose. Le dernier dragon est bien vivant.
Wonder Woman est rentrée à Thémiscyre, où elle se soumet, avec succès, au test de la Corde du jugement. Elle se détend ensuite avec une dryade et une sirène. Alors qu'elles se reposent au bord de la mer, la dryade affirme que l'Oracle va prédire la mort de Diana...

Moeller met en scène Wonder Woman dans une histoire mêlant légendes médiévales-fantastiques et super-héroïsme. La princesse des Amazones va être confrontée à un oracle pour le moins perturbant et va devoir faire face à un choix cornélien.
Les illustrations de l'artiste sont somptueuses et le découpage de l'action est d'une lisibilité irréprochable. L'Amazone de Moeller est charismatique et de toute beauté. Elle dégage puissance, détermination et sérénité. Certaines planches (dont plusieurs pleines pages) sont épatantes, et les couleurs, splendides. Les expressions faciales sont réussies la plupart de temps et l'artiste ne néglige pas les détails de fond de case.

Dans l'ensemble, la traduction d'Ange est bonne, mais aurait dû être poussée ; "Watchtower", par exemple, n'a pas été traduit, "Martian Manhunter", "Justice League" et "Themyscira" non plus. Des accents aux noms propres (Hadès, Althéa, Héra) ont été oubliés. Mycènes prend un "s". Enfin, il y a une incohérence entre tutoiement et vouvoiement.
Les quatre pages de bonus en fin de recueil consistent en des esquisses de Moeller des personnages principaux, annotées d'explications.

"Seule contre tous" est une très bonne histoire de la Ligue de Justice dans laquelle Wonder Woman est la vedette et a le rôle principal et qui mériterait, près de quinze ans plus tard, d'être rééditée.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2015 10:32 PM MEST


Superman for all seasons. Tome 1
Superman for all seasons. Tome 1
par Jeph Loeb
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Mon fils. Clark Kent.", 9 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman for all seasons. Tome 1 (Broché)
"Superman for All Seasons" est un diptyque sorti chez SEMIC en 2001 (en VO, il s'agit d'une mini-série en quatre parties, une pour chaque saison, publiée entre juillet et octobre 1998). Ce premier tome, qui date de juillet 2001, comprend les deux premières parties, le printemps et l'été.
Curieusement, SEMIC n'ont pas traduit le titre de la VO pour leur édition. Ce sera chose faite avec la réédition de Panini Comics, qui ont publié cette histoire en octobre 2009 en un seul tome intitulé "Les Saisons de Superman".
"Superman for All Seasons" a été entièrement écrit par Jeph Loeb et illustré par Tim Sale ; la mise en couleurs a été réalisée par le Danois Bjarne Hansen.

Jonathan Kent laisse libre cours à ses réflexions au sujet de Clark, son fils adoptif. C'est avec nostalgie qu'il se remémore ces moments privilégiés où Clark n'était encore que son fils. Il se souvient de ce jour où un nourrisson est arrivé dans une fusée qui s'est écrasée dans son champ et comment leur vie a changé.
C'est avec amertume qu'il revit l'instant où il a compris que son fils changeait. C'est un après-midi de printemps. Clark est encore lycéen. Alors que Jonathan peine à retirer une grosse pierre de son champ, Clark, venu aider son père adoptif et, pensant bien faire, soulève le rocher avec une facilité déconcertante. Son père, réalisant brusquement qu'une page vient de se tourner définitivement, ne dit rien.
Le même soir, alors que Clark s'est retiré dans sa chambre, Jonathan se confie à Martha. Il lui avoue qu'il craint l'étendue des pouvoirs de leur fils. Son épouse lui demande de garder la foi. Le couple de fermiers ignore que leur fils adoptif, du haut de sa chambre, n'a rien perdu de leur conversation grâce à sa super-ouïe.
Un après-midi, Clark réalise soudainement qu'il a oublié son rendez-vous chez le coiffeur. Il s'y rend immédiatement. Mais au premier coup de ciseaux, ceux-ci se brisent sur sa tignasse. Sentant la panique monter en lui, Clark s'enfuit et rentre chez lui afin de reprendre ses esprits. Martha s'inquiétant, Jonathan va retrouver son fils et lui offrir le réconfort d'un père.
Quelques jours plus tard, une tornade frappe Smallville. Clark intervient pour sauver la vie de Morris Klugh. Il file ensuite vers la ferme de ses parents et constate avec soulagement qu'ils sont sains et saufs. Après avoir constaté l'étendue des dégâts en ville, il affirme à ses parents qu'il aurait pu en faire plus. Son père comprend alors que cette réflexion va continuer à tenailler son fils...

Loeb nous conte comment Clark Kent prend conscience de l'étendue de ses pouvoirs et devient Superman. C'est une histoire de liens familiaux qui restent solides même après que le fils prodigue a quitté le domicile familial pour la métropole. Clark Kent, devenu un homme, va partir de Smallville pour Metropolis au grand désarroi de son père, qui espère avoir été à la hauteur dans l'éducation de son fils. Clark va être embauché au Daily Planet, va tomber amoureux de Lois Lane, rencontrer Jimmy Olsen, et Superman ne va pas tarder à être confronté à Lex Luthor.
Le Superman de Loeb est un être profondément bon, façonné par les leçons d'humanisme de son père et l'éducation provinciale et rurale des Kent ; ce Superman-là est naïf au sens littéraire du terme, c'est-à-dire naturel, sincère et spontané.
Les illustrations de Sale sont excellentes dans la première partie, qui se passe principalement au Kansas. La campagne semble l'avoir davantage inspiré que la ville ; malgré quelques perspectives vertigineuses, le contraste entre environnements rural et urbain aurait peut-être pu être davantage prononcé. Le travail de l'artiste bénéficie des superbes couleurs de Hansen.

Dans l'ensemble, la traduction d'Alex Nikolavitch est bonne, bien qu'elle soit peut-être perfectible à un ou deux endroits. Le texte comporte une faute de conjugaison.

Ce premier tome, très satisfaisant, annonce une autre réussite du tandem Loeb - Sale. La première partie parvient toujours à faire revenir un sentiment de tendresse empreint de nostalgie au fil des relectures.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 9, 2015 8:32 PM MEST


Shazam ! Lutte pour l'espoir
Shazam ! Lutte pour l'espoir
par Dini
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Il y a certains combats que même Captain Marvel ne peut gagner.", 8 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shazam ! Lutte pour l'espoir (Album)
"Lutte pour l'espoir" est un album grand format de près de soixante-dix pages sorti chez Soleil en mai 2001. En VO, ce "graphic novel" est paru sous le titre "Power of Hope" (2000).
Il fait partie d'une collection consacrée aux plus grands super-héros de l'univers de DC Comics, signée par le scénariste Paul Dini et le dessinateur Alex Ross. Chaque album de cette collection propose une histoire entièrement indépendante et "Lutte pour l'espoir" ne fait pas exception.
"Power of Hope" a été réédité par SEMIC au format presse (avec la même couverture), dans le Spécial DC nº13 de décembre 2001, sous le titre "Le Pouvoir de l'espérance".

Captain Marvel brise la paroi interne d'un volcan en éruption afin de créer un passage pour la lave bouillante. La roche en fusion s'écoule du tunnel créé par les poings du super-héros et va se déverser vers une crique déserte. Il couvre ensuite le volcan d'un énorme rocher et sauve ainsi une partie de la population d'une nation insulaire (dont le nom n'est pas précisé) qui était menacée par ce volcan en activité.
Ce n'est que l'un des exploits qu'il a récemment réalisés ; il a également arrêté les truands qui se sont attaqués à la Banque nationale, a empêché la fusion du réacteur d'une centrale nucléaire, a mis hors d'état de nuire des malfaiteurs qui voulaient dévaliser les coffres de la Caisse des Dépôts et a maîtrisé un gorille en fuite. Tout ça sans jamais se départir de sa bonne humeur et de son respect du bien-être public.
Ces aventures sont contées sur les ondes par le jeune Billy Batson, l'alter ego de Captain Marvel, écolier et reporter en herbe à la station Whiz. À l'issue de l'émission, l'assistante du patron de Billy lui confie un sac postal rempli de lettres écrites par des auditeurs. Le propriétaire de la station tient à ce que chaque lettre reçoive une réponse.
Rentré chez lui, Billy examine le courrier. Certaines lettres sont de nature farfelue, mais l'une d'elle retient toute l'attention du garçon. Elle a été écrite par le docteur Ellen Miller, de l'hôpital municipal pour enfants. Elle demande si Captain Marvel peut venir rendre visite à ses patients.
Captain Marvel va d'abord consulter Shazam, le vieux magicien qui lui a donné ses pouvoirs. Celui-ci informe Captain Marvel qu'un jour, un enfant tourmenté cherchera l'espoir auprès du super-héros et l'enjoint à se tenir prêt, sans toutefois en dire plus...

Dini met en scène Captain Marvel (renommé Shazam depuis 2011 et les Nouveaux 52 afin de mettre fin à un interminable conflit juridique avec Marvel Comics), un super-héros au cœur d'enfant qui va venir en aide à un jeune garçon taciturne qui cache un tragique secret.
Comme dans tous les autres tomes de cette collection, les illustrations de Ross ont été réalisées en couleurs directes, dans le style hyperréaliste qui caractérise l'artiste. Son Captain Marvel est un colosse qui dégage un incroyable charisme et une véritable puissance et les expressions de son visage sont très parlantes.

Cet album est un bel objet, grand format avec jaquette et papier glacé. Les remerciements de Dini et Ross et leur dédicace aux lecteurs des aventures du personnage ont été insérés en début de recueil après deux pages qui reviennent sur ses origines. Une biographie succincte a été ajoutée à la fin du volume.
La traduction de Xavier Hanart est de bonne qualité, bien que perfectible en quelques endroits.

"Lutte pour l'espoir" est un indispensable à la portée de tous. C'est sans aucun doute le récit le plus émouvant de la collection. Une réédition serait bienvenue mais semble peu probable dans l'immédiat, vu le niveau de notoriété du personnage en Francophonie - même si Urban Comics ont déjà publié (en novembre 2014) un excellent recueil des aventures du Shazam des Nouveaux 52.


Superman, tome 1: Paix sur terre
Superman, tome 1: Paix sur terre
par Alex Ross
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Ce n'est pas à moi de dicter sa conduite au genre humain.", 7 avril 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman, tome 1: Paix sur terre (Album)
"Paix sur Terre" est un album grand format de près de soixante-dix pages sorti chez Soleil en mars 2001. En VO, ce "graphic novel" est paru sous le titre "Peace on Earth" (1998).
Il fait partie d'une collection consacrée aux plus grands super-héros de l'univers de DC Comics, signée par le scénariste Paul Dini et le dessinateur Alex Ross. Chaque album de cette collection propose une histoire entièrement indépendante et "Paix sur Terre" ne fait pas exception.
Cette histoire avait déjà été publiée aux éditions Le Téméraire en 1999, en grand format également. Elle a également été rééditée par SEMIC au format presse (avec la même couverture), dans le hors-série numéro 15 du magazine "Superman", publié en septembre 2000 sous le titre "Paix sur la Terre".

C'est la fin de l'année ; Noël approche. En ces périodes de fêtes, Superman se remémore son enfance, le printemps au Kansas et le travail de semis dans les champs avec son père adoptif, qui en profitait pour lui parler du genre humain avec beaucoup d'humanisme.
Alors qu'il descend sur Metropolis pour installer un sapin de Noël sur l'une des places de la ville et le décorer à super-vitesse devant les badauds émerveillés, il perçoit un faible cri de douleur qui provient de la foule. Il s'agit d'une jeune femme. Volant à son secours, il réalise qu'elle souffre d'inanition. La jeune femme s'étant évanouie, Superman l'emmène à la mission de secours du centre-ville et la confie aux bons soins du docteur Rebecca Mason.
Après qu'il est revenu prendre des nouvelles de la jeune femme, Clark Kent retourne au Daily Planet et fait une recherche sur la faim dans le monde. Il se remémore à nouveau les paroles de son père adoptif, qui estimait qu'il y avait sur Terre assez de nourriture pour chacun, mais que la nature de l'homme fait qu'il n'est guère enclin à partager. Clark Kent se dit alors que si Superman se lance dans un combat de grande envergure contre la faim dans le monde, cela en incitera beaucoup à agir par leurs propres moyens.
Il se rend alors à Washington DC, au Capitole, où les membres du Congrès ont accepté de l'entendre en séance. Superman leur demande d'avoir la permission de disposer des cultures non moissonnées ou non utilisées et des champs abandonnés afin de pouvoir redistribuer ce surplus partout dans le monde, à autant de personnes souffrant de la faim qu'il pourra aider. Le Congrès, bien que le doute et les craintes de dépenses publiques, voire de complot, soient présents, donne son approbation à Superman. Le super-héros va donc passer les jours suivants à rassembler les excédents de récoltes et à moissonner les champs abandonnés...

Dini met en scène un Superman qui décide d'affronter l'une des plus grandes tragédies humaines : la faim dans le monde. Après des débuts encourageants, il va devoir faire face à l'incompréhension de beaucoup, au chantage et la manipulation de leaders politiques peu recommandables, à la méfiance, au refus et au surnombre.
Dini, comme avec Batman, utilise le personnage seul ; il n'y a ici ni super-vilain, ni Loïs Lane, ni Jimmy Olsen (le nom du Daily Planet n'est d'ailleurs évoqué que sur les journaux que lisent les passants).
Les illustrations de Ross ont été réalisées en couleurs directes, se rapprochant de la photographie. Elles sont admirables et d'un réalisme étonnant. Son Superman crève l'écran de papier et son charisme est impressionnant. Le sens du détail de l'artiste est parfois stupéfiant, comme en témoigne le travail sur les visages des membres du Congrès lorsque Superman s'adresse à eux.

Les éditions Soleil ont publié ici un bel objet, grand format, avec jaquette et impression sur papier glacé. Les remerciements de Dini et Ross et leur dédicace au personnage lui-même ont été insérés en début de recueil après les deux pages qui content les origines du Kryptonien. Une biographie succincte a été ajoutée dans les dernières pages, ainsi qu'une série d'images séquentielles réalisées par Ross, montrant Clark Kent se métamorphosant en Superman.
La traduction de Jean Wacquet est de très bonne qualité.

Comme les autres albums de cette collection, "Paix sur Terre" est un indispensable à la portée de tous les lecteurs et qui renforce l'aspect iconique de Superman. Une réédition serait bienvenue.


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