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Contenu rédigé par Barbuz
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Barbuz
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JLA Nouvel ordre mondial, Tome 2 :
JLA Nouvel ordre mondial, Tome 2 :
par Mark Waid
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 "La Ligue a atteint son point de rupture, Bruce.", 23 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : JLA Nouvel ordre mondial, Tome 2 : (Broché)
Le second tome de la série "JLA" est un album d'approximativement cent vingt pages, sorti chez SEMIC en avril 2005. S'il n'y a de titre ni sur la couverture, ni sur la tranche, c'est que ce recueil comprend deux histoires : "Fable" ("The Queen of Fables" en VO, JLA #47-49) et "Une Équipe de rêve" ("Divided We Fall" en VO, JLA #50-54). Ces aventures de la Ligue de Justice s'inscrivent dans la continuité et font suite à "La Tour de Babel" ("Tower of Babel" en VO).
"Fable" a été écrit par Mark Waid. Bryan Hitch, J. H. Williams III et Javier Saltares se partagent les illustrations. Leur travail est encré par Paul Neary, Mick Gray et Chris Ivy et mis en couleurs par Laura Depuy.
C'est également Waid qui a scénarisé "Une Équipe de rêve". La réalisation des dessins a été répartie entre Hitch, Phil Jimenez, Ty Templeton, Doug Mahnke et Mark Pajarillo. L'équipe d'encreurs est composée de Neary, Kevin Nowlan, Drew Geraci et Walden Wong. Ici encore, c'est Depuy qui a colorisé les illustrations.

Dans "Fable", une jeune femme examine un ancien livre qu'elle a reçu en héritage d'une aïeule à la réputation sulfureuse. Pensant qu'il s'agit d'un recueil de contes, elle a l'idée d'en lire une histoire à son fils afin qu'il s'endorme, mais, effarée par la nature horrifique des histoires, elle ne peut choisir un titre. Soudain, elle entend des bruits en provenance de son appartement. Voulant fuir avec son fils, elle réalise, horrifiée, qu'il a été transformé en poupée de chiffons. Elle est aussitôt attaquée par des gnomes. Avant d'être mise à mort, elle entraperçoit les pages du livre virevolter pour former la silhouette d'une femme étrangement accoutrée et dont le visage respire le mal et la cruauté...

La Ligue de Justice affronte une reine de contes dont l'âme est corrompue et qui cherche à se venger de sa fille, Blanche Neige, mais qui va la confondre avec Wonder Woman. S'inspirer des contes de fées n'est pas ce qui convient le mieux à la Ligue de Justice. Cette histoire manichéenne, pleine de clichés et aux dialogues de potaches flirte avec le ridicule.
Les dessins de Waid et ceux de Williams (surtout ceux de Williams) auraient pu sauver une toute petite partie de l'ensemble, mais Saltares n'est franchement pas à la hauteur des deux autres dessinateurs et la différence de niveau entre les artistes est trop flagrante.
Mon verdict : ☆

Dans "Une Équipe de rêve", Superman rend visite à Batman après les événements de la dernière aventure. L'Homme d'acier explique à son ancien compagnon d'armes que la Ligue de Justice semble avoir atteint son point de rupture et lui affirme que Batman est le seul à être capable de remédier à la situation. Superman ajoute que la dernière affaire sur laquelle la Ligue de Justice est intervenue n'a fait qu'aggraver les frictions entre ses membres. Il n'était pas présent lorsque la Ligue a dû se séparer en trois équipes de deux devant se rendre en plusieurs endroits afin d'affronter le Dr Destiny...

"Une Équipe de rêve" revient sur les raisons qui ont mené à l'éviction de Batman de la Ligue de Justice et comment il va reprendre sa place. Tout ça pour ça ? Au final, l'idée n'aura pas été exploitée jusqu'au bout. Pour le reste, l'intrigue secondaire, qui met en scène le Dr Destiny est compliquée et pénible à suivre. La caractérisation des personnages frise ici encore la caricature et l'histoire se termine sur une pirouette du scénariste.
Là encore, comme dans l'histoire précédente, la foultitude de dessinateurs n'aide pas à maintenir le niveau d'homogénéité visuelle. Hitch et Jimenez creusent l'écart avec Templeton, Pajarillo et Mahnke, dont le style, à l'époque, n'était pas arrivé à maturité.
Mon verdict : ☆☆

Il n'y a pas grand-chose à redire sur la traduction de KGBen, des studios MAKMA. Le texte comporte néanmoins une petite faute.

"Fable", récit croisé entre super-héros et personnages de contes de fées, ne captive pas, et "Une Équipe de rêve" s'embourbe dans une intrigue secondaire psychédélique. Ces épisodes particulièrement décevants de Waid ne méritaient pas d'être publiés en album.

Barbuz
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Batman anthologie 1967-1969 : Volume 1
Batman anthologie 1967-1969 : Volume 1
par Neal Adams
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Mais j'ai juré de mener un autre combat. Celui de Batman.", 12 août 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman anthologie 1967-1969 : Volume 1 (Album)
En avril 2005, SEMIC sortait une sélection d'histoires de Batman illustrées entre 1967 et 1969 par Neal Adams, dessinateur majeur de la bande dessinée américaine. Bien que ce recueil porte le numéro un, il n'y en a pas de second, les droits d'exploitation de la licence DC Comics passant chez Panini Comics cette même année.
Le programme de cette anthologie d'un peu plus de trois cents pages est composé de neuf histoires d'une bonne vingtaine de pages chacune, dont voici les titres en VO : "The Superman-Batman Revenge Squads!" (World's Finest Comics #175), "The Superman-Batman Split!" (#176), "The Track of the Hook" (The Brave and the Bold #79), "And Hellgrammite Is His Name!" (#80), "You Can't Hurt Bork... But Bork Can Hurt You! (#81), "The Sleepwalker from the Sea!" (#82), "Punish Not My Evil Son!" (#83), "The Angel, the Rock and the Cowl!" (#84) et "The Senator's Been Shot!" (#85).
Neal Adams illustre la totalité de ces numéros. Il est entouré des scénaristes Leo Dorfman et Cary Bates pour les deux numéros de "World's Finest Comics" et de Bob Haney pour les sept numéros de "The Brave and the Bold". Dick Giordano est encreur sur la quasi-totalité des numéros ; il est aidé de Vince Colleta sur "The Brave and the Bold" #81, tandis qu'Adams, aidé de Joe Kubert (qui n'encre qu'une seule page), est son propre encreur dans le #84.

Dans ces aventures, Batman et Superman vont se défier mutuellement pour la bonne cause, mais deux groupes de scélérats, souhaitant la mort de l'un ou de l'autre, vont tenter d'en profiter. Les deux héros vont ensuite être menés en bateau par un acteur de génie arrivé au crépuscule de sa vie. Ces deux épisodes, surtout le premier, sont imprégnés de la légèreté des comics de l'Âge d'Argent. Puis Batman va aider Deadman à rechercher son assassin dans ce qui est sans aucun doute le meilleur épisode de cette anthologie, s'associer au Creeper pour mettre hors d'état de nuire une créature mi-homme, mi-insecte, faire équipe avec Flash afin de neutraliser un colosse qui semble indestructible, enquêter sur un meurtre et un complot auxquels Aquaman est mêlé, déjouer, grâce aux Jeunes Titans, les complots de Lance Bruner, son nouveau pupille (le fils d'un ami chez récemment décédé), se remémorer une mission d'infiltration en France en compagnie du sergent Rock lors de la seconde guerre mondiale (l'un des autres bons moments de cette anthologie), et, enfin, tenter de découvrir avec Green Arrow qui peut bien vouloir la mort d'un sénateur dans un dernier chapitre réussi.

La période 1967-1969 marque la fin de l'Âge d'Argent. L'Âge de Bronze, une nouvelle ère plus réaliste, plus sombre, est en cours de gestation. Chez DC Comics, Neal Adams sera l'un des acteurs majeurs de ce changement de ton, notamment grâce à son travail avec Dennis O'Neil sur le tandem formé par Green Lantern et Green Arrow. Ces épisodes de Batman sont donc particuliers. D'abord parce qu'Adams innove en utilisant de nouvelles techniques de découpage. Et surtout parce que son Batman, athlétique, félin, longiligne, forme un véritable contraste et se met presque en opposition ou en décalage avec le ton de certains épisodes (notamment les deux premiers), tant il semble s'imposer comme l'apôtre d'un retour aux sources et d'un réalisme accru.

Martin Winckler (il signe également la préface, qui précède une introduction de Neal Adams lui-même) réalise un solide travail de traduction. Malheureusement, trois vilaines fautes et trois coquilles (une inversion de bulles, une phrase imprimée deux fois dans la même bulle à un autre endroit et une confusion entre les noms de Green Arrow et de Green Lantern) ont échappé à la relecture et se sont glissées dans le texte.
L'éditeur a ajouté les couvertures de "Detective Comics", "The Brave and the Bold", "Batman" ou "World's Finest Comics" dessinées ou encrées par Adams lors de cette période et des biographies succinctes d'Adams, Dick Giordano, Bob Haney et Carmine Infantino.
Certains lecteurs pourront regretter une mise en page chaotique et se demander pourquoi une page entièrement blanche vient se retrouver entre deux histoires et comment tant d'espace semble avoir été perdu ; un problème de format ?

Cette anthologie n'est pas composée des meilleures histoires de Batman mais quelques-unes sortent du lot, et, surtout, elles portent toutes la marque de Neal Adams, l'un des artistes qui ramèneront Batman à ses racines de détective et à un univers plus sombre.

Barbuz
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 "Ne fais pas un martyr d'un meurtrier, Superman.", 31 juillet 2015
"Extinction" est un album de près de cent cinquante pages sorti chez SEMIC en février 2005. En VO, cette histoire a été publiée sous le titre "The Final Night" en novembre 1996. Les lecteurs de VO prendront garde à ne pas confondre le titre de cette parution VF avec "Extinction", une aventure de la Ligue de Justice signée Dennis O'Neil et Tan Eng Huat, parue dans les numéros #91 à #93 de la revue "Justice League of America" entre février et avril 2004.
Cette histoire de la Ligue de Justice a été écrite par Karl Kesel. Ron Marz en écrit l'épilogue, intitulé "Parallax". Stuart Immonen illustre "The Final Night", la partie principale ; son travail est encré par José Marzan Jr. et mis en couleurs par Lee Loughridge et Patricia Mulvihill. Mike McKone dessine les pages de "Parallax", encrées par Mark McKenna et mises en couleurs par John Kalisz. La différence de style graphique entre les deux parties est à peine visible.
"Extinction" s'inscrit dans la continuité de l'univers de DC Comics : nombreuses y sont les références à la saga de "La Mort de Superman" et à "Emerald Twilight". Certaines scènes de l'histoire serviront de fondation à l'intrigue de "Carquois" ("Quiver" en VO), qui ramènera le personnage de Green Arrow sur le devant de la scène.

La planète Nouvelle Tamaran - foyer de la race extraterrestre du même nom, celle de la princesse Koriand'r, alias Starfire, a toujours été accablée par le soleil et la sécheresse, jusqu'à récemment ; lumière et chaleur ont brusquement disparu, le ciel s'est entièrement obscurci et les paysages ont été recouverts de neige. Les autorités s'inquiètent de ce changement météorologique brutal, d'autant que les soldats tamarans ont capturé un vaisseau spatial piloté par une jeune femme d'une autre planète. Les responsables, la soupçonnant d'espionnage (à l'exception de Starfire), tentent de lui soutirer des informations sans ménagement, mais, aucun ne parlant la langue de l'autre, chacun campe sur ses positions. L'étrangère mise en prison, Komand'r, reine des Tamarans, envoie une partie de la flotte installer des générateurs thermiques et l'autre partie au combat. Mais la flotte d'attaque est entièrement détruite. Furieuse, Komand'r a bien l'intention de se venger sur la prisonnière, mais Starfire parvient à libérer celle-ci. Elle la ramène à sa navette et l'escorte hors de l'espace aérien de la Nouvelle Tamaran. Dans un accès de rage, Komand'r exige que le générateur thermique soit poussé à fond et que sa puissance soit dirigée sur les canons, mais une réaction en chaîne se déclenche et la Nouvelle Tamaran explose.
Plus tard, la navette spatiale de la jeune extraterrestre libérée par Starfire arrive sur Terre, où l'attend un comité d'accueil composé de Superman, de la Légion des Super-Héros et de la police de Metropolis. Saturn Girl, grâce à ses pouvoirs télépathiques, parvient à établir la communication avec la jeune femme. Dusk - c'est son nom - est venue sur Terre prévenir ses habitants que leur monde va mourir : le Mange-Soleil arrive...

Kesel a écrit son scénario comme le script d'un film catastrophe hollywoodien. Les super-héros vont devoir faire face à une menace cosmique, maintenir un semblant d'ordre, porter secours aux plus démunis et composer avec la perte de ses pouvoirs par le plus iconique d'entre eux. Bien entendu, le salut va venir, mais pas de ceux que tout le monde attend. L'histoire est relativement cohérente, mais elle comporte de trop nombreuses digressions qui en réduisent l'impact. Le scénariste, au fil des pages, délaisse les situations catastrophiques pour permettre à certains personnages de laisser libre cours à leurs monologues. Malgré tout cela et malgré quelques tentatives humoristiques, l'émotion est absente de cette histoire, qui pèche par manque d'ambition artistique.
Le moins que l'on puisse dire est que les illustrations d'Immonen sont très loin d'être réussies. Le dessinateur n'a pas soigné grand-chose : ni les visages, ni les postures, ni les décors, ni les fonds de case. Le résultat donne la sensation d'un véritable travail bâclé.

Dans l'absolu, la traduction de Nick Meylaender est correcte (bien que souvent littérale), mais le texte n'a pas été suffisamment relu et comprend malheureusement quelques fautes. L'éditeur a cru bon d'intégrer une préface bavarde signée Karl Kesel.

Une histoire dénuée d'émotions qui se focalise trop sur le point de vue des super-héros, un personnage inutilement sorti des limbes et des illustrations trop peu soignées font de "Extinction" un album très dispensable, malgré une idée de départ remarquable.

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JLA Nouvel ordre mondial : Extinction
JLA Nouvel ordre mondial : Extinction
par Karl Kesel
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 "Ne fais pas un martyr d'un meurtrier, Superman.", 31 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : JLA Nouvel ordre mondial : Extinction (Broché)
"Extinction" est un album de près de cent cinquante pages sorti chez SEMIC en février 2005. En VO, cette histoire a été publiée sous le titre "The Final Night" en novembre 1996. Les lecteurs de VO prendront garde à ne pas confondre le titre de cette parution VF avec "Extinction", une aventure de la Ligue de Justice signée Dennis O'Neil et Tan Eng Huat, parue dans les numéros #91 à #93 de la revue "Justice League of America" entre février et avril 2004.
Cette histoire de la Ligue de Justice a été écrite par Karl Kesel. Ron Marz en écrit l'épilogue, intitulé "Parallax". Stuart Immonen illustre "The Final Night", la partie principale ; son travail est encré par José Marzan Jr. et mis en couleurs par Lee Loughridge et Patricia Mulvihill. Mike McKone dessine les pages de "Parallax", encrées par Mark McKenna et mises en couleurs par John Kalisz. La différence de style graphique entre les deux parties est à peine visible.
"Extinction" s'inscrit dans la continuité de l'univers de DC Comics : nombreuses y sont les références à la saga de "La Mort de Superman" et à "Emerald Twilight". Certaines scènes de l'histoire serviront de fondation à l'intrigue de "Carquois" ("Quiver" en VO), qui ramènera le personnage de Green Arrow sur le devant de la scène.

La planète Nouvelle Tamaran - foyer de la race extraterrestre du même nom, celle de la princesse Koriand'r, alias Starfire, a toujours été accablée par le soleil et la sécheresse, jusqu'à récemment ; lumière et chaleur ont brusquement disparu, le ciel s'est entièrement obscurci et les paysages ont été recouverts de neige. Les autorités s'inquiètent de ce changement météorologique brutal, d'autant que les soldats tamarans ont capturé un vaisseau spatial piloté par une jeune femme d'une autre planète. Les responsables, la soupçonnant d'espionnage (à l'exception de Starfire), tentent de lui soutirer des informations sans ménagement, mais, aucun ne parlant la langue de l'autre, chacun campe sur ses positions. L'étrangère mise en prison, Komand'r, reine des Tamarans, envoie une partie de la flotte installer des générateurs thermiques et l'autre partie au combat. Mais la flotte d'attaque est entièrement détruite. Furieuse, Komand'r a bien l'intention de se venger sur la prisonnière, mais Starfire parvient à libérer celle-ci. Elle la ramène à sa navette et l'escorte hors de l'espace aérien de la Nouvelle Tamaran. Dans un accès de rage, Komand'r exige que le générateur thermique soit poussé à fond et que sa puissance soit dirigée sur les canons, mais une réaction en chaîne se déclenche et la Nouvelle Tamaran explose.
Plus tard, la navette spatiale de la jeune extraterrestre libérée par Starfire arrive sur Terre, où l'attend un comité d'accueil composé de Superman, de la Légion des Super-Héros et de la police de Metropolis. Saturn Girl, grâce à ses pouvoirs télépathiques, parvient à établir la communication avec la jeune femme. Dusk - c'est son nom - est venue sur Terre prévenir ses habitants que leur monde va mourir : le Mange-Soleil arrive...

Kesel a écrit son scénario comme le script d'un film catastrophe hollywoodien. Les super-héros vont devoir faire face à une menace cosmique, maintenir un semblant d'ordre, porter secours aux plus démunis et composer avec la perte de ses pouvoirs par le plus iconique d'entre eux. Bien entendu, le salut va venir, mais pas de ceux que tout le monde attend. L'histoire est relativement cohérente, mais elle comporte de trop nombreuses digressions qui en réduisent l'impact. Le scénariste, au fil des pages, délaisse les situations catastrophiques pour permettre à certains personnages de laisser libre cours à leurs monologues. Malgré tout cela et malgré quelques tentatives humoristiques, l'émotion est absente de cette histoire, qui pèche par manque d'ambition artistique.
Le moins que l'on puisse dire est que les illustrations d'Immonen sont très loin d'être réussies. Le dessinateur n'a pas soigné grand-chose : ni les visages, ni les postures, ni les décors, ni les fonds de case. Le résultat donne la sensation d'un véritable travail bâclé.

Dans l'absolu, la traduction de Nick Meylaender est correcte (bien que souvent littérale), mais le texte n'a pas été suffisamment relu et comprend malheureusement quelques fautes. L'éditeur a cru bon d'intégrer une préface bavarde signée Karl Kesel.

Une histoire dénuée d'émotions qui se focalise trop sur le point de vue des super-héros, un personnage inutilement sorti des limbes et des illustrations trop peu soignées font de "Extinction" un album très dispensable, malgré une idée de départ remarquable.

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Archives Superman 1939-1940
Archives Superman 1939-1940
par Jerry Siegel
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Il n'est pas humain. Dieu merci, il semble être du bon côté de la loi.", 21 juillet 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Archives Superman 1939-1940 (Relié)
En janvier 2005, SEMIC sortait, sous le titre "Archives 1939-1940", une intégrale cartonnée des aventures de l'Homme d'acier publiées dans les quatre premiers numéros de la revue trimestrielle "Superman" : juin 1939, septembre 1939, décembre 1939 et mars 1940. Chacun de ces numéros compte une bonne soixantaine de pages.
Ces aventures ont toutes été réalisées par le tandem qui a créé Superman : Jerome "Jerry" Siegel (1914-1996) en a écrit les scénarios, illustrés par Joseph "Joe" Shuster (1914-1992).

Dans le #1, Superman démasque une femme fatale coupable de meurtre et sauve une innocente de la peine capitale. Il expose un lobbyiste corrompant un sénateur pour le compte d'un marchand d'armes et met fin à une guerre civile au San Monte. Il fait entendre raison au dirigeant peu scrupuleux d'une exploitation minière dont les mineurs sont victimes d'incessants accidents. Il dévoile une combine de magouilleurs dans le milieu du football américain et fait d'un joueur moyen une vedette. Une nouvelle de deux pages, écrite par le duo et consacrée à Superman, clôt le numéro.
Dans le #2, Superman empêche un boxeur déchu, escroqué et ruiné par son manager, de se suicider, et l'aide à regagner son titre. Le vol de la formule d'un gaz mortel par les sbires d'un marchand d'armes l'emmène en Boravie, un pays en proie à la guerre civile, où il est condamné au peloton d'exécution. Il enquête sur les morts suspectes d'ouvriers d'un gratte-ciel en chantier et dévoile les machinations d'un entrepreneur en bâtiment ne reculant devant rien pour remporter des marchés face à ses concurrents. Le numéro se referme sur une autre nouvelle courte de Siegel et Shuster.
Dans le #3, Clark Kent expose le directeur d'un orphelinat qui en exploite les enfants. Superman détourne un fleuve qui menace de recouvrir une ville entière de ses eaux après que le barrage a cédé suite à une tempête. "Tué par les astres" est une nouvelle criminelle de deux pages sans rapport avec le Superman. Le héros démasque ensuite un homme d'affaires immoral qui prétend détenir les droits d'exploitation de nom de Superman. Il démantèle enfin un gang de voleurs de bijoux.
Dans le #4, Clark Kent enquête sur un séisme qui survient à Metropolis. Lex Luthor, à l'origine de cette tragédie, lance un étrange défi à Superman. Le super-héros et le génie criminel s'affrontent à nouveau lorsque Kent enquête sur le tarissement de puits de pétrole. Suit "Le Modificateur de destinée", une nouvelle de science-fiction sans lien avec le super-héros. Superman s'intéresse ensuite à un complot à l'échelle mondiale. Une autre nouvelle de science-fiction (sans Superman) est intercalée avant que Superman n'empêche le crime organisé de noyauter le syndicat des camionneurs.

Superman, quoi qu'en pensent ses détracteurs, est un personnage qui aura évolué depuis sa création. Dans ces pages, le super-héros a une conscience sociale sans aucun doute plus développée qu'aujourd'hui (les thèmes choisis par Siegel permettent de mettre cet aspect en exergue). Il est ici vindicatif, souvent provocateur, parfois menaçant, voire expéditif. Il ne laisse aucun temps à la discussion ou à la négociation. Bien que nombreux sont ceux qui finissent sur la chaise électrique parmi les malfrats qu'il arrête, son respect de la vie humaine est déjà bien affirmé.
Que ce soit au niveau des visages, des fonds de cases ou des décors, les dessins de Shuster sont rudimentaires, mais l'action est fluide et limpide. Le trait de l'artiste n'est pas toujours précis ; il est même souvent mal fini mais finit par évoluer légèrement en finesse.

Dans l'absolu, la traduction tient la route, mais le texte n'a malheureusement pas été relu. Une bonne douzaine de fautes de français (d'accord, d'orthographe ou de conjugaison), quelques coquilles et une incohérence de dialogue sont ainsi à dénombrer.
SEMIC ont traduit tout le contenu des magazines : encarts publicitaires, conseils de Superman pour une vie saine (et pour rejoindre "Les Supermen d'Amérique" !), dessins humoristiques (à l'intérêt discutable) ainsi que six nouvelles, dont quatre sans lien avec le super-héros.

L'intérêt et la valeur documentaires de ces aventures, pleines de fraîcheur et de naïveté enfantine (sans péjoration), sont indéniables. Mais la décision de l'éditeur d'avoir gardé l'entièreté du contenu des magazines d'époque peut être remise en question.

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Superman archives 1939-1940
Superman archives 1939-1940
par Siegel+Shuster
Edition : Reliure inconnue

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Il n'est pas humain. Dieu merci, il semble être du bon côté de la loi.", 21 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Superman archives 1939-1940
En janvier 2005, SEMIC sortait, sous le titre "Archives 1939-1940", une intégrale cartonnée des aventures de l'Homme d'acier publiées dans les quatre premiers numéros de la revue trimestrielle "Superman" : juin 1939, septembre 1939, décembre 1939 et mars 1940. Chacun de ces numéros compte une bonne soixantaine de pages.
Ces aventures ont toutes été réalisées par le tandem qui a créé Superman : Jerome "Jerry" Siegel (1914-1996) en a écrit les scénarios, illustrés par Joseph "Joe" Shuster (1914-1992).

Dans le #1, Superman démasque une femme fatale coupable de meurtre et sauve une innocente de la peine capitale. Il expose un lobbyiste corrompant un sénateur pour le compte d'un marchand d'armes et met fin à une guerre civile au San Monte. Il fait entendre raison au dirigeant peu scrupuleux d'une exploitation minière dont les mineurs sont victimes d'incessants accidents. Il dévoile une combine de magouilleurs dans le milieu du football américain et fait d'un joueur moyen une vedette. Une nouvelle de deux pages, écrite par le duo et consacrée à Superman, clôt le numéro.
Dans le #2, Superman empêche un boxeur déchu, escroqué et ruiné par son manager, de se suicider, et l'aide à regagner son titre. Le vol de la formule d'un gaz mortel par les sbires d'un marchand d'armes l'emmène en Boravie, un pays en proie à la guerre civile, où il est condamné au peloton d'exécution. Il enquête sur les morts suspectes d'ouvriers d'un gratte-ciel en chantier et dévoile les machinations d'un entrepreneur en bâtiment ne reculant devant rien pour remporter des marchés face à ses concurrents. Le numéro se referme sur une autre nouvelle courte de Siegel et Shuster.
Dans le #3, Clark Kent expose le directeur d'un orphelinat qui en exploite les enfants. Superman détourne un fleuve qui menace de recouvrir une ville entière de ses eaux après que le barrage a cédé suite à une tempête. "Tué par les astres" est une nouvelle criminelle de deux pages sans rapport avec le Superman. Le héros démasque ensuite un homme d'affaires immoral qui prétend détenir les droits d'exploitation de nom de Superman. Il démantèle enfin un gang de voleurs de bijoux.
Dans le #4, Clark Kent enquête sur un séisme qui survient à Metropolis. Lex Luthor, à l'origine de cette tragédie, lance un étrange défi à Superman. Le super-héros et le génie criminel s'affrontent à nouveau lorsque Kent enquête sur le tarissement de puits de pétrole. Suit "Le Modificateur de destinée", une nouvelle de science-fiction sans lien avec le super-héros. Superman s'intéresse ensuite à un complot à l'échelle mondiale. Une autre nouvelle de science-fiction (sans Superman) est intercalée avant que Superman n'empêche le crime organisé de noyauter le syndicat des camionneurs.

Superman, quoi qu'en pensent ses détracteurs, est un personnage qui aura évolué depuis sa création. Dans ces pages, le super-héros a une conscience sociale sans aucun doute plus développée qu'aujourd'hui (les thèmes choisis par Siegel permettent de mettre cet aspect en exergue). Il est ici vindicatif, souvent provocateur, parfois menaçant, voire expéditif. Il ne laisse aucun temps à la discussion ou à la négociation. Bien que nombreux sont ceux qui finissent sur la chaise électrique parmi les malfrats qu'il arrête, son respect de la vie humaine est déjà bien affirmé.
Que ce soit au niveau des visages, des fonds de cases ou des décors, les dessins de Shuster sont rudimentaires, mais l'action est fluide et limpide. Le trait de l'artiste n'est pas toujours précis ; il est même souvent mal fini mais finit par évoluer légèrement en finesse.

Dans l'absolu, la traduction tient la route, mais le texte n'a malheureusement pas été relu. Une bonne douzaine de fautes de français (d'accord, d'orthographe ou de conjugaison), quelques coquilles et une incohérence de dialogue sont ainsi à dénombrer.
SEMIC ont traduit tout le contenu des magazines : encarts publicitaires, conseils de Superman pour une vie saine (et pour rejoindre "Les Supermen d'Amérique" !), dessins humoristiques (à l'intérêt discutable) ainsi que six nouvelles, dont quatre sans lien avec le super-héros.

L'intérêt et la valeur documentaires de ces aventures, pleines de fraîcheur et de naïveté enfantine (sans péjoration), sont indéniables. Mais la décision de l'éditeur d'avoir gardé l'entièreté du contenu des magazines d'époque peut être remise en question.

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Blake & Mortimer - tome 18 - Sanctuaire du Gondwana (Le)
Blake & Mortimer - tome 18 - Sanctuaire du Gondwana (Le)
par Madeleine DeMille
Edition : Album
Prix : EUR 15,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Bienvenue dans le Sanctuaire de la Vie", 22 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blake & Mortimer - tome 18 - Sanctuaire du Gondwana (Le) (Album)
"Le Sanctuaire du Gondwana" est le dix-huitième tome de la série "Blake & Mortimer". L'équipe artistique est composée d'Yves Sente (scénario), d'André Juillard (dessins) et de Madeleine DeMille (couleurs). Cette histoire est la suite directe des "Sarcophages du sixième continent", qui avait été réalisé par les mêmes auteurs.

L'intrigue se déroule en 1958.
Au Tanganyika, un scientifique allemand, le professeur Heidegang, explore le lac du cratère du Ngorongoro en pirogue, accompagné par deux guides autochtones. Surpris par un orage, ils se réfugient dans une grotte dont les murs sont couverts d'incroyables et imposants reliefs. Alors que l'eau monte et que ses guides s'inquiètent, Heidegang, apercevant une lueur au fond de l'eau, décide de plonger. Un passage le mène vers un bassin aux décorations étranges, devant lequel trône une imposante statue. Surpris par les gardiens de l'endroit, il s'empare de la bague ornant l'un des doigts de la statue et plonge dans le bassin afin d'échapper à ses poursuivants, qui parviennent cependant à le blesser.
Trois mois plus tard, à Londres, le professeur Philip Mortimer est en consultation chez son médecin, qui diagnostique de sérieux troubles neuronaux expliquant les maux de tête et les pertes de mémoire dont se plaint le professeur. Sortant du cabinet du docteur Levy, Mortimer tombe sur Nastasia, qui le cherchait afin de lui faire part des résultats de l'analyse géologique d'un échantillon provenant de l'Antarctique. L'échantillon en question, daté de 350 millions d'années présente un signe gravé, ce qui laisse sous-entendre qu'il y avait alors déjà une intelligence sur notre planète.
Intrigué, Mortimer profite de son congé pour se pencher sur cette nouvelle énigme. Il ne s'est pas encore rendu compte qu'un personnage discret le suit partout...

C'est toujours un plaisir - aujourd'hui mêlé d'appréhension - d'assister à la sortie d'un nouveau volet des aventures de Blake et Mortimer. À sa sortie, en 2008, j'avais pourtant été relativement sévère à l'égard de ce dix-huitième tome ; mais avec le recul et après quelques relectures, je lui trouve davantage de qualités.
Certes, Sente, pour cette histoire qui lorgne autant en direction de "L'Énigme de l'Atlantide" que du chapitre consacré au LIe siècle dans "Le Piège diabolique", donne l'impression de s'être documenté de façon assez légère. Le scénario semble parfois confus (il sera utile, bien que pas indispensable, de relire "Les Sarcophages du sixième continent") et les dialogues, pollués en plusieurs endroits par des excès de détails, manquent souvent de naturel. Malgré cela, l'action s'enchaîne plutôt de façon fluide, et bien que l'intrigue ne soit pas forcément facile à suivre, tout va finir par s'éclaircir et devenir limpide.
Juillard réalise un travail remarquable en termes de découpage, de respect des physionomies des personnages (bien que le nez de son Mortimer me chiffonne parfois et que son Labrousse ne soit pas immédiatement identifiable dans les premières cases où il apparaît), d'abondance de détails et de soin des cases.

Sans pouvoir prétendre un instant rivaliser avec les merveilles de la période Jacobs, "Le Sanctuaire du Gondwana" est une aventure de Blake et Mortimer agréable à lire.

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Batman : Halloween : Tome 1
Batman : Halloween : Tome 1
par Jeph Loeb
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Il se fait appeler l'Épouvantail, psychologue devenu psychopathe...", 20 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman : Halloween : Tome 1 (Broché)
Le premier des deux tomes de "Halloween" est un album d'une centaine de pages, sorti chez SEMIC en mai 2004. L'histoire principale est extraite de l'anthologie VO "Haunted Knight" (1996), qui regroupe trois aventures de Batman de longueur moyenne n'ayant pour lien direct entre elles que le thème central : Halloween.
Ce premier tome est constitué de "Peur" ("Fears" en VO, 1993), plat de résistance et première des trois aventures de l'anthologie VO. Le scénario est de Jeph Loeb et les dessins sont signés Tim Sale.
SEMIC ont ajouté à ce premier tome deux compléments qui ne figurent pas dans l'anthologie VO. L'un est une histoire courte intitulée "Nuit après nuit" ("Night After Night" en VO, extraite du second volume de "Batman: Black & White", sorti en 1996). Elle a été écrite par Kelley Puckett et illustrée par Tim Sale.
L'autre est une double page qui conte la toute première rencontre entre Bruce Wayne et Clark Kent. C'est intitulé "Quand Clark rencontra Bruce" ("When Clark Met Bruce" en VO, extrait de "Superman/Batman: Secret Files and Origins", sorti en novembre 2003). Il a été réalisé par Loeb et Sale.

C'est la nuit d'Halloween à Gotham City. Batman, épuisé, traque l'Épouvantail depuis une semaine. Le super-criminel détruit à l'explosif, un par un, les transformateurs électriques de la ville, plongeant des quartiers choisis dans l'obscurité totale et permettant ainsi à ses sbires de s'adonner au pillage en toute impunité. Mais Batman veille. L'Épouvantail essaye de se débarrasser de son adversaire en faisant usage de sa toxine, mais elle semble sans effet sur le Chevalier noir, qui parvient à capturer le maniaque masqué avant que Gordon et la police n'arrivent sur place.
De retour au manoir, Batman redevient Bruce Wayne, le temps d'enfiler un autre déguisement, bien que celui-ci soit particulièrement succinct : un simple loup. Wayne a en effet organisé un bal costumé caritatif afin de recueillir des dons pour la fondation créée en mémoire de ses parents. Alors qu'il échange quelques banalités avec ses invités (dont le commissaire Gordon), son attention est attirée par une femme, à peine plus déguisée que lui (elle ne porte qu'une paire de lunettes) et accompagnée de ses deux dalmatiens. Le coup de foudre semble immédiat et réciproque. Mais alors que les chiens sèment la pagaille dans la bibliothèque du manoir, Alfred Pennyworth, le majordome, fait remarquer à Wayne que le bat-signal illumine le ciel de la ville : l'Épouvantail a réussi à s'échapper durant son transfert. Wayne, avant de redevenir Batman et de repartir en chasse, charge Pennyworth de prendre les coordonnées de la mystérieuse et séduisante jeune femme...

Loeb met en scène un Batman sur la brèche, épuisé physiquement et moralement. Il doute de ses propres choix, qui l'emprisonnent dans la solitude et l'empêchent d'avoir une vie normale. Lorsqu'il rencontre une femme fatale qui vient ébrécher ses certitudes déjà fragilisées, il va tenter de se convaincre qu'une fuite est possible. Mention spéciale pour l'Épouvantail, qui parvient à faire croire au lecteur qu'il est plus profondément dérangé que réellement dangereux.
Les illustrations de Sale, magnifiées par les couleurs de Gregory Wright, sont remarquables de variété et de détails : alternance de petites cases et de doubles pages, plans, prises de vues, décors gothiques de Gotham City, bal costumé plein de références culturelles, jeux d'ombres et de lumières, aspect oppressant du labyrinthe, utilisation du noir et blanc ou de teintes rougeâtres pour certaines séquences...

Il n'y a rien à redire sur les traductions de Nilolavitch (histoire principale) et Tourriol (compléments), qui sont parfaites. Le texte est impeccable.
Il est dommage que SEMIC n'aient pas publié l'anthologie VO en un tome et sans compléments ; ceux-ci sont intéressants, mais sans rapport avec le thème central, et sont donc de trop. L'anthologie a été rééditée par Urban Comics, sous le titre "Des Ombres dans la nuit", mais l'éditeur a cru bon d'y ajouter "Catwoman à Rome", ôtant ainsi sa cohérence au fil conducteur qui relie les histoires.

Le récit principal de ce premier tome est un joyau. Ce premier volume aurait d'ailleurs été parfait sans les choix ou "défauts" éditoriaux de l'édition VF, "défauts" dont le second tome est heureusement exempt.

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JLA Nouvel ordre mondial : Justice et liberté
JLA Nouvel ordre mondial : Justice et liberté
par Paul Dini
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Voici les héros qui nous protègent des moments les plus sombres de nos vies.", 18 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : JLA Nouvel ordre mondial : Justice et liberté (Broché)
"Justice et liberté" est un album d'un peu plus de cent vingt pages, sorti chez SEMIC en avril 2004. En VO, ce "graphic novel" est paru sous le titre "Liberty and Justice" (2003).
Cette histoire fait partie d'une collection consacrée aux plus grands super-héros de l'univers de DC Comics, réalisée par le scénariste Paul Dini et le dessinateur Alex Ross, chaque volume proposant une histoire indépendante.
L'introduction de ce volume comprend "Les Origines" ("Secret Origins" en VO, 2002), une quinzaine de pages signées Dini et Ross qui content les origines des membres les plus importants de la Ligue de Justice.

J'onn J'onzz, le Limier martien, vole au secours des quelque deux cents passagers d'un avion de ligne dont l'un des moteurs a pris feu. Il aide l'avion à atterrir sur la piste de l'aéroport. Les passagers sont tous sains et saufs ! Les secours prenant la relève, J'onn s'apprête à quitter les lieux, lorsque Wonder Woman arrive et l'informe qu'elle a été contactée par le Pentagone pour une alerte de niveau un. Les responsables du Pentagone n'ont pas tenu à divulguer toutes les informations, mais ont exprimé à Diana leur désir de rencontrer les membres de la Ligue de Justice dans les plus brefs délais. Wonder Woman charge donc le Limier martien de contacter les autres membres par télépathie.
Superman et Aquaman sont occupés, mais Flash et Green Lantern répondent présents et retrouvent le Limier martien et Wonder Woman sur place. La crise pour laquelle le Pentagone les a convoqués est une épidémie en Afrique centrale. Un virus d'origine inconnue y a fait de nombreuses victimes et s'y propage rapidement. Le Pentagone craint que la panique ne gagne et que la situation ne dégénère en conflit armé. Wonder Woman pense avant tout aux survivants et dépêche Flash, Green Lantern et le Limier martien sur place, Superman et Aquaman restant en état d'alerte.
Flash, revêtu d'une combinaison de protection bactériologique, est déjà sur les lieux de l'épidémie, un village dont les rues sont jonchées de corps. Il a commencé à examiner les victimes. Il est rejoint par le Limier martien, à qui il explique que les victimes ne sont pas mortes ; elles sont conscientes et respirent, mais sont complètement paralysées. Green Lantern, de son côté, confirme à ses compagnons d'armes que toutes les habitations dans un rayon de plusieurs kilomètres ont été contaminées. Grâce à son anneau, il parvient à localiser l'épicentre viral, qui se situe à une trentaine de kilomètres. Lorsque les héros se rendent sur place, ils sont surpris de ne trouver qu'un cratère avec, en son centre, une toute petite météorite...

La Ligue de Justice affronte ici une menace qui diffère de ses adversaires habituels. Ses membres font passer les préoccupations des nations au second plan, font fi de la problématique d'ingérence et volent au secours des populations contaminées sans se poser de question. Travaillant seuls, ils oublient politique et diplomatie, omettent de communiquer et de rendre des comptes, donnent l'impression de se placer au-dessus des lois et créent un vent de panique qu'ils auront du mal à contenir, avant de reconnaître leurs erreurs et de faire amende honorable devant l'ONU.
Le scénario de Dini est cohérent, bien écrit, la caractérisation des personnages principaux est réussie et leur côté iconique mis en évidence. La seconde partie (dans laquelle la Ligue rétablit l'ordre) est moins intéressante, plus dispersée, et traîne en longueur.
Les illustrations de Ross ont été réalisées en couleurs directes, dans ce style hyperréaliste qui le caractérise. Le soin que l'artiste apporte à chaque personnage, son sens du détail et l'expressivité des visages (et des yeux !) qu'il dessine est absolument épatant.

La traduction d'Edmond Tourriol est globalement satisfaisante, bien que les unités de mesure n'aient pas été converties et qu'il ait retenu "Martian Manhunter" plutôt que "Limier martien". Le texte comporte une faute de conjugaison.
Il est dommage que "Justice et liberté" n'ait pas été publié par Soleil en album grand format, comme les quatre autres volumes de cette collection.

"Justice et liberté" est une bonne histoire consacrée aux icônes de DC Comics, au finale émouvant, superbement illustrée et accessible à tous. Cette édition SEMIC étant, à ce jour, la seule en VF (sauf erreur), une réédition serait bienvenue.

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Sanctuaire
Sanctuaire
par Mike Mignola
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Tu n'aurais jamais dû utiliser un outil que tu ne maîtrises pas.", 17 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sanctuaire (Album)
"Sanctuaire" est un double album en noir et blanc de soixante-quinze pages, sorti chez Rackham en avril 2004 et qui comprend deux histoires : "Sanctuaire" ("Sanctum" en VO, publié dans le "Legends of the Dark Knight #54 en novembre 1993), qui compte une vingtaine de pages et qui a donné son titre à l'album, et "Gotham à la lueur des réverbères" ("Gotham by Gaslight" en VO, février 1989), qui en compte une cinquantaine.
"Sanctuaire" a été écrit, illustré et encré par Mike Mignola. Les textes sont de Dan Raspler. "Gotham à la lueur des réverbères" a été écrit par Brian Augustyn, illustré par Mignola et encré par P. Craig Russell.

Dans "Sanctuaire", la nuit est tombée sur le cimetière de Gotham City. Lowther, un meurtrier, semble y invoquer, en pensée, un certain Drood en traçant d'étranges symboles sur un caveau. Batman, qui était sur sa piste, l'enjoint de se rendre. Lowther refuse et une lutte au corps à corps s'ensuit, lors de laquelle Batman est blessé. Le justicier, acculé sur le caveau, repousse son adversaire, qui s'empale sur les pointes de la grille du cimetière. Le couvercle du caveau s'effondre soudainement ; le Chevalier noir tombe, s'écrase sur le cercueil que contient le caveau et perd connaissance...

"Sanctuaire" baigne dans une ambiance mélancolique et sinistre aux accents lovecraftiens. La chute conserve sa part de mystère, mais il semble que Mignola ait été en panne d'inspiration pour certains aspects de sa conclusion.
Graphiquement, l'artiste est au sommet de son art. Mais le noir et blanc retire toute une dimension à l'ambiance voulue, la couleur ayant une grande importance dans le travail de Mignola.
Mon verdict : ☆☆☆

"Gotham à la lueur des réverbères" est un "Elseworld", une histoire alternative de Batman en-dehors de son univers canonique. Nous sommes à Vienne, en 1889. Bruce Wayne, qui vient d'être initié aux mystères de la psyché humaine par le Dr Freud, est sur le point de rentrer à Gotham City. Lors de la traversée, Wayne se confie à son journal intime. Il y évoque un projet né il y a quinze ans, pour lequel il a étudié et s'est beaucoup entraîné.
C'est par hasard qu'il rencontre son oncle Jacob Packer, un personnage haut en couleur, sur le transatlantique à destination des États-Unis. La présence bienvenue d'Oncle Jake lui permet d'échapper à la monotonie du voyage.
À l'arrivée à Gotham City, Alfred Pennyworth, le majordome de Wayne, est présent sur le quai pour l'emmener au manoir. Une fois chez lui, Wayne, sans prendre le temps de se poser, se dirige vers une pièce où semblent l'attendre un masque et une longue cape...

"Gotham à la lueur des réverbères" est une histoire passionnante, qui conte les débuts de Batman dans la Gotham City du XIXe siècle. Augustyn adapte brillamment les origines de Batman à la réalité du XIXe siècle, exploite avec bonheur le contexte de l'époque en multipliant les références historiques, et met le héros masqué face à son premier super-vilain, un adversaire de taille !
Les illustrations de Mignola sont l'autre réussite de cette aventure. Si le style graphique de l'artiste n'est pas encore tout à fait arrivé à sa maturité, les influences expressionnistes et le travail sur les jeux d'ombres qui le caractérisent sont déjà bien présents.
Mon verdict : ☆☆☆☆☆

La traduction d'Alain David est correcte, malgré des incohérences entre tutoiement et vouvoiement et une onomatopée non traduite. Le texte, à part une ponctuation aléatoire à quelques endroits, est quasiment impeccable.

Cet album vaut surtout pour la seconde histoire, une véritable réussite. Il est regrettable que l'éditeur ait opté - par économie ou par choix éditorial - pour le noir et blanc ; si cela fonctionne à peu près sur la seconde partie, la première ne pâtit que trop de l'absence de couleurs.
"Gotham à la lueur des réverbères" avait déjà été publié par Comics USA ("Appelez-moi Jack !", 1990) et a été réédité par Panini Comics en mai 2009, sous le titre "Gotham au XIXe siècle", dans un double album contenant une suite, "Le Maître du futur" ("Master of the Future" en VO, 1991).

Barbuz
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