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Contenu rédigé par Claude THONON
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Commentaires écrits par
Claude THONON

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The Copenhagen Ring
The Copenhagen Ring
DVD ~ Richard Wagner
Prix : EUR 82,00

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le Ring revu par Benny Hill ou l'humour danois., 13 janvier 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Copenhagen Ring (DVD)
Sincèrement je ne suis pas certain de bien comprendre les intentions de Kasper Bech Holten pour cette mise en scène qui malgré ses outrances (ou peut être à cause d'elles) et son irrespect pour l'oeuvre m'a assez amusé.
Peu enthousiasmé au départ par la transposition de l'histoire au XXème siècle, il me faut reconnaître que d'entrée en matière on peut comprendre que ce Ring se différencie des autres et pour cause: la scène ou une des filles du Rhin, après avoir baissé le pantalon d'Albérich, lui verse son verre de Whisky (glaçons compris) dans le caleçon, histoire de le refroidir, m'a fait éclaté de rire. Et ce n'est qu'un début.
Notre Löge, genre avocat véreux, n'arrêtant pas de sortir une cigarette de son paquet de Lucky, n'ayant rien pour les allumer (le dieux du feu, il faut y penser), se le faisant servir par tout le monde y compris les géants: à se tordre.
Je ne sais si ce metteur en scène a un problème de boisson, mais toute la suite est truffée de beuveries: depuis Wotan qui se réconforte en sirotant sa petite fiole d'alcool en passant par les Walkyries qui chevauchent (sur un toit d'immeuble) en sablant le champagne au goulot des bouteilles tout en se coltinant des cadavres de soldats allemands (version 40-45) pour en arriver à la rencontre entre Wotan et Siegfried autour d'une table sous laquelle traîne un casier de bière, auquel le dit Wotan puise allègrement, les occasions de se "désaltérer" ne manquent pas. J'en passe et des meilleurs.
Le clou de la représentation: le premier acte du Gotterdammerung. Les trois nornes, à la surprise du public qui ne s'y attend manifestement pas, se trouvent assises dans la salle d'ou elles poussent leurs couplets avant de rejoindre la scène en claudicant vu leur âge. Suivi de la scène d'adieux: Brünnhilde enceinte arrosant ses plantes d'intérieur et envoyant son héros lumineux vers des nouveaux exploits alors, qu'en tablier de boniche, il prépare le café dans leur petit "une pièce" sur les toits (le même toit que celui de la chevauchée), j'étais plié en deux, sans ironie je vous jure.
Le meilleur est encore à venir: Le palais des Gibichungs: un immense salon ou, pendant que Hagen fait des pompes sur la moquette, Gunther et Gutrune (une vrai beauté soit dit en passant) lui, genre mafiosi et elle femme fatale se rincent la dalle, bien entendu il faut rester dans le ton, à grands verres de whisky Grant, alors que des gardes complètement noirs (je parle des costumes cette fois) et en Kalachnikof font les cent pas sur le balcon tout en fouillant l'horizon aux jumelles de marine. Le spectacle est impayable.
Notre Siegfried débarque alors avec son sac à dos, en reste bouche bée (réellement), se voit offrir la fameuse coupe par une Gutrune qui a passé une robe de soirée moulante et décolletée à vous faire oublier Brünnhilde sans appoint de drogue, décolleté dans lequel il plonge le nez (il est déjà complètement poivré) avant de lamper toute la bouteille au goulot et de s'élancer, se trébuchant au passage dans les marches de la terrasse, vers le Rhin et Brünnhilde, pressé (on le comprend) de revenir bénéficier de sa récompense.
Je vous passe les autres détails pour en arriver à la finale qui à la grande surprise est bourrée, pas d'alcool cette fois, mais d'émotion: l'image finale est superbe.
Passons maintenant aux choses sérieuses, après tout on n'est pas là pour s'amuser: Les chanteurs se tirent plutôt bien d'affaire surtout au niveau scénique avec une mention au Siegfried de Stig Andersen pour son jeu désopilant et à la Gutrune d'Ylva Kihlberg pour sa silhouette à damner un Siegfried (ce qu'elle fait d'ailleur).
En bref, si j'ose dire, un Ring vraiment à part et qui sait montrer que même une oeuvre comme celle-ci peut prêter flan aux sarcasmes sans nécessairement perdre de sa valeur. Il n'empêche que, pour ma part, je pense mettre un bon bout de temps avant de savoir encore écouter un Ring sans rigoler.
Si cela était l'intention du metteur en scène (et je le pense) alors il a réussi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 9, 2014 3:19 PM CET


Requiem K626, Messe Du Couronnement K317
Requiem K626, Messe Du Couronnement K317
Prix : EUR 6,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Incontournable quoiqu'on en dise., 15 décembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Requiem K626, Messe Du Couronnement K317 (CD)
Les visionnaires et les génies ont souvent irrité et de ce fait rarement échappé aux critiques.
Il est de bon ton actuellement,semble-t-il, de déprécier les interprétations passées et même récentes de Nikolaus Harnoncourt.
Toujours est-il, et cette version du Requiem le prouve, que ce grand musicien a été et est resté un des piliers de la Musique, au même titre que des Léonhardt, des Karajan, des Solti et quelques autres.
Certes aucun d'eux n'est à l'abri de tous ressentiments, mais ils auront marqué indubitablement et durablement notre perception de l'interprétation musicale.
Cette réédition du Requiem paru chez Teldec en 1981 n'est pas une innovation déroutante et reste une des toutes grandes versions de ce chef d'oeuvre.
Je la préfère à celle parue en 2003 chez Harmonia.
On ne peut aimer la musique sacrée de Mozart sans passer par Harnoncourt et son Concentus Musicus.
A découvrir ou redécouvrir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 27, 2014 9:25 PM CET


la walkyrie
la walkyrie
Prix : EUR 59,47

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 La chute des géants...., 17 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : la walkyrie (CD)
Il semblerait que, pour des raisons de disponibilité, Max Lorenz se soit lancé dans cette interprétation sans préparation. Ceci est bien regrettable.
Alors âgé de 53 ans, le grand ténor se trouve visiblement en difficulté dans ce rôle. C'est une voix brisée que l'on entend tout au long de cette première journée. Triste pour ce géant du chant wagnérien!
Martha Mödl ne semble pas au mieux de sa forme cette soirée là. Elle semble vraiment forcer sa voix et la direction de Keilberth ne l'aide manifestement pas.
Restent le Wotan de Hans Hotter (fabuleux comme toujours), le Hunding de Josef Greindl et la Brünnhilde d'Astrid Varnay qui sauvent cette représentation à la charnière de deux époques de Bayreuth.
Un document donc, mais peu agréable à écouter. La fin pour certains, le début pour d'autres. Heureusement la relève est déjà prête.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 29, 2013 10:10 AM MEST


Wagner : Tristan und Isolde
Wagner : Tristan und Isolde
Prix : EUR 20,91

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le tout premier et déjà un mythe., 1 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : Tristan und Isolde (CD)
Ce Tristan, un peu abrégé hélas, est le premier enregistrement intégral de cette oeuvre. Réalisé au festival de Bayreuth en Août 1928 par Columbia sur 38 faces de disques.
Une excellente prise de son, étant donné la technique de l'époque, ainsi qu'une superbe restauration par Naxos (spécialisé dans ce domaine) en font un indispensable (encore un!).
Nanny Larsen-Todsen (Isolde), Gunnar Graarud (Tristan), Rudolf Bockelmann (Kurwenal) et Ivar Andrésen (Marke) plaçaient déjà la barre très haut, si haut même qu'il sera difficile de les surpasser.
La mort d'Isolde à elle seule vaut l'achat.
La firme Naxos nous offre en supplément des extraits d'un troisième acte de l'année précédente, captés à Londres et Berlin (sous trois chefs différents) avec une fabuleuse Mort d'Isolde cette fois par la toute grande Gota Ljungberg. Pour moi, il s'agit peut être de la plus belle interprétation de cette scène.
Maintenant vous savez quoi faire.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 3, 2013 1:43 PM CET


Le Nozze di Figaro
Le Nozze di Figaro
Prix : EUR 26,44

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Que dire sinon "inhabituelle" !, 25 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Nozze di Figaro (CD)
Voici une version pour le moins déconcertante mais cependant attachante.
La qualité technique de cet enregistrement de 1954, au Théâtre San Carlo de Naples, passe de très convenable au premier CD à parfois vraiment mauvaise au second.
La direction de Jonel Perléa déconcertera certainement par le choix des tempi, parfois si rapides (notamment dans certains récitatifs) qu'on en arrive à se demander s'il ne s'agit pas d'une surenchère de la part des interprètes.
Cela mis à part, les voix sont superbes. Renata Tebaldi est une merveilleuse Comtesse, pleine de finesse, face à Scipio Colombo qui campe un Comte autoritaire et un peu ridicule.
Pour l'anecdote, c'est Renata Tebaldi, un temps décrite comme la "rivale" de Maria Callas, qui aurait servi de modèle pour la "Castafiore" du Tintin par Hergé.
Le jeux des chanteurs doit être attrayant car sanctionné par des applaudissements et des rires qui donnent beaucoup de vie à cet enregistrement.
Il arrive, hélas, que l'orchestre ne soit pas à la hauteur et sonne très lointain, notamment dans le "porgi amor" au deuxième acte.
A noter, comme indiqué sur la pochette, que les finales du deuxième et du quatrième acte sont manquantes, suite à la détérioration irrémédiable des bandes.
En bref, un Figaro certes pas indispensable mais qui peut amuser l'auditeur comme il semble amuser le public napolitain de l'époque.


Die Walküre
Die Walküre
Prix : EUR 25,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La quatrième Walkyrie d'Erich Leinsdorff., 2 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Die Walküre (CD)
D'abord un peu d'histoire: Erich Leinsdorf, né à Vienne le 4 février 1912, a enregistré six fois La Walkyrie dont une en studio, en 1961 avec le London Symphony, est la première en stéréo.
Les cinq autres,toutes avec l'orchestre du MET et en live, sont:
Le 17/2/1940, avec Melchior (Siegmund), Marjorie Lawrence (Sieglinde), Emanuel List (Hunding), Julius Huehn (Wotan), Kirsten Flagstad (Brünnhilde) et Karin Branzell (Fricka).
Le 30/3/1940, avec Melchior (Siegmund), Lotte Lehmann (Sieglinde), Emanuel List (Hunding), Friedrich Schorr (Wotan), Marjorie Lawrence (Brünnhilde) et Kerstin Thorborg (Fricka).
Le 6/12/1941 (le jour avant Pearl Harbor) avec Melchior (Siegmund), Astrid Varnay (Sieglinde), Alexander Kipnis (Hunding), Friedrich Schorr (Wotan), Helen Traubel (Brünnhilde) et Kerstin Thorborg (Fricka).
En 1972 avec Jess Thomas (Siegmund), Gwineth Jones (Sieglinde), John Macurdy (Hunding), Hans Sotin (Wotan),Rita Hunter (Brünnhilde) et Mignon Dunn (Fricka).
Enfin celle-ci du 23/12/1961 qui bénéficie d'une prise de son évidemment supérieure (nous sommes 20 ans plus tard) mais accuse certaines faiblesses dans la distribution des rôles clés. Nous sommes effectivement à la fin de "l'âge d'or".
Jon Vickers prend la difficile succession de Lauritz Melchior, et devient ainsi un des plus touchants Siegmund, rôle qu'il reprendra dans la version studio la même année.
Gladys Kuchta, qui sera la Brünnhilde à Bayreuth en 1968 et 1969, se sort plutôt bien de son interprétation de Sieglinde.
Birgit Nilsson, qui reprendra elle auusi ce rôle dans la version studio, reste une des meilleures Brûnnhilde à la scène comme au disque.
J'aime beaucoup moins le Wotan d'Otto Edelmann: sa diction me semble souvent traînante et trop théâtrale et ses adieux un vrai désastre.
Quant à Ernest Wiemann (Hunding), j'oserai dire qu'il est juste bon.
En résumé: une Walkyrie intéressante, mais pas indispensable, pour collectionneur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 10, 2012 1:00 AM CET


Wagner : La Walkyrie
Wagner : La Walkyrie
Prix : EUR 23,52

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Electrisant malgré les légères faiblesses de la prise de son., 1 septembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Wagner : La Walkyrie (CD)
Attention! Ne pas confondre cet enregistrement avec celui du 17 février (un mois et demi plus tôt), du même Leinsdorf à la tête du même orchestre et avec presque la même distribution.
Celui-ci, capté le 30 mars 1940 à Boston, avec l'orchestre du Metropolitan, lui est supérieur en fougue et en engagement. Et cela est sanctionné par un public dont les applaudissements perturbent parfois la représentation: fabuleux!
Les responsables: d'abord un Leinsdorf jeune (28 ans) qui porte à bout de bras un orchestre généralement très moyen, mais qui, ici, se surpasse. Ensuite une réunion de géants du chant wagnérien:
Lauritz Melchior (évidemment) incroyable de facilité, qui se permet, au premier acte, de tenir la note sur "Wälse" deux fois plus longtemps qu'indiqué, et cela fait long (14 et 22 secondes).
Lotte Lehmann et Emanuel List reforment avec lui le trio légendaire de Vienne, 5 ans auparavant sous la direction de Bruno Walter.
Kerstin Thorborg, flamboyante Fricka et Friedrich Schörr, sombre Wotan: couple divin et déchiré.
Et enfin une Brünnhilde de légende: Marjorie Lawrence, irradiante, et qui, victime de la polio, allait s'effondrer en scène l'année suivante.
Avec de tels ingrédients le résultat ne pouvait être qu'électrisant, et il l'est!
A noter que chaque acte se termine, par les commentaires d'un présentateur et les ovations du public à l'apparition des protagonistes. Cela se faisait assez souvent aux Etats-Unis, à cette époque.
Comme la prise de son est correcte (quelques crachotements de temps à autre), une fois n'est pas coutume, voici (encore) une Walkyrie que tous wagnérien se doit de posséder.


Lieder Et Airs D'Opéras - Schumann, Verdi, Wagner
Lieder Et Airs D'Opéras - Schumann, Verdi, Wagner
Prix : EUR 13,32

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un sommet du chant résumé en deux CDs., 31 août 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lieder Et Airs D'Opéras - Schumann, Verdi, Wagner (CD)
La firme NAXOS n'en finit pas de nous surprendre par ses superbes restaurations d'enregistrements "historiques".
Ce double CD réunit des interprétations toutes plus extraordinaires les unes que les autres: de Mozart à Strauss, en passant par Schubert et Schumann, une démonstration de ce qu'était le chant à cette époque (1921 à 1943).
Mais c'est chez Wagner que cette merveilleuse voix s'épanouit le plus. Il faut avoir écouté le duo du deuxième acte de Tristan (avec l'immense Lauritz Melchior) pour comprendre ce qu'est le chant wagnérien porté à un tel niveau: époustouflant ! Et que dire du Liebestod d'Isolde ou de l'Immolation de Brünnhilde: vous n'entendrez plus les autres versions avec les mêmes oreilles. Pour ma part j'ai écouté cette mort d'Isolde en boucle plus de dix fois avant d'avoir le courage de l'interrompre.
Dans une qualité sonore étonnante ces deux disques méritent la meilleure place chez tout amateur de chant.
L'ingénieur du son Ward Marston est vraiment un génie de la remastérisation.
Ce commentaire peut sembler presque "publicitaire", mais cette édition le mérite.
Un pur moment d'extase !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 9, 2014 5:05 PM CET


Frida Leider Sings Wagner
Frida Leider Sings Wagner
Prix : EUR 20,81

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très beau retour aux sources !, 29 août 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frida Leider Sings Wagner (CD)
La firme Pearl ne jouit pas toujours d'une bonne réputation dans les repiquages historiques, où elle s'est pourtant spécialisée.
Il est vrai que, au nom de la préservation de la "pureté" des sources sonores, elle offrait assez souvent une médiocre restitution, à la limite de l'audible.
Rien de tel ici. Bien entendu, vu l'âge des enregistrements, il faudra bien accepter quelques crachotements, mais tout à fait supportables.
Entendre la grande Frida Leider vaut largement ce léger sacrifice. Elle nous livre entre autres, dans ce CD, une immolation de Brünnhilde des plus mémorable, accompagnée par Léo Blech et le Berliner Staatsoper dans une captation du 8 novembre 1928, ainsi qu'une mort d'Isolde exceptionnelle, cette fois avec le London Symphony et John Barbirolli datant du 18 mai 1931.
On ne peut qu'être ébloui par cette voix extraordinaire, et d'accord avec Pierre Flinois qui voyait en elle la seule Brünnhilde totale.
Une clarté dans la diction, une légèreté jusque dans la puissance font que vous entendrez un Liebestod unique, incroyable, inoubliable.
Un CD que tout wagnérien se doit d'acquérir: il vous marquera !


Scarlatti : Intégrale des Sonates pour Clavier (Coffret 36 CD)
Scarlatti : Intégrale des Sonates pour Clavier (Coffret 36 CD)
Proposé par gildisc
Prix : EUR 84,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une intégrale très séduisante mais....., 22 août 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Scarlatti : Intégrale des Sonates pour Clavier (Coffret 36 CD) (CD)
D'abord la présentation: Un joli coffret sobre avec ses 36 CDs, chacun dans une pochette en carton fort avec le portrait de Scarlatti en dorure. La première sur fond noir et les suivantes dans un ton toujours plus clair, pour se terminer en blanc: un très bel effet.
Le livret de 18 pages et en anglais quoique intéressant ne peut évidement rivaliser avec celui de 254 pages et bilingue de l'édition Scott Ross, mais vu la différence de prix...
Après le contenant parlons du contenu. La vision de Pieter-Jan Belder est bien séduisante mais en somme un peu "académique". Je serais presque d'accord avec H.PILA, et sans aller jusqu'à la trouver ennuyeuse, j'oserais la qualifier de moins "accrocheuse" que celle de Ross et même de la Sgrizzi. J'avoue, avec honte, m'être parfois laissé distraire à son écoute.
A noter que sur les 555 sonates, Belder a choisi d'en interpréter 35 au pianoforte (en plus, bien entendu, des 3 pour orgue).
Ceci dit, une intégrale bien séduisante mais avec un "je ne sais quoi" (peut être l'instrument) qui la place un tout petit cran en dessous de la Ross.


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