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Contenu rédigé par Maxwell Demon
Classement des meilleurs critiques: 100.632
Votes utiles : 19

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Commentaires écrits par
Maxwell Demon (Rennes, France)

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Untamed Beast
Untamed Beast
Prix : EUR 29,37

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sauvage, 12 mars 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Untamed Beast (Album vinyle)
Deuxième album de Sallie Ford & The Sound Outside, après le superbe Dirty Radio (meilleur album rock de 2011, définitivement). Sans équivalent, la voix et le phrasé de Sallie sont toujours aussi incroyables de maîtrise et d'énergie, avec ses montées dans les aigus à en faire péter les membranes, ses ahanements sexy, et ses accroches mélodiques addictives. I'm addicted, justement, est LE tube de l'album, génial de fausse simplicité : 2 accords, 2 lignes de paroles (et quelles paroles), une rythmique qui joue avec nos nerfs et un final grandiose avec choeurs et cuivres déglingués. A part ça, on y trouve du rock'n'roll, du rockabilly (voire du psychobilly à la Cramps), de la soul - le tout sous haute influence fifties - et même un morceau authentiquement punk (Rockability, avec son aboiement final jouissif). Les musiciens sont parfaits, sobres et roots, de vrais taiseux d'Oregon, qui envoient consciencieusement du bois derrière leur pétroleuse à lunettes. Alors, oui, ce 2ème album, plus dur, plus cru (explicit lyrics et guitares abrasives) contient sans doute un peu moins de morceaux géniaux que le premier. On cherche un peu la ballade déchirante à la Nightmares, même si Roll Around,qui clôt l'album peut faire office - c'est en tout cas une belle réussite pour Sallie en Solo, et un exercice de passéisme parfaitement assumé et revendiqué par la demoiselle.
Sallie Ford et ses boys sont injustement méconnus dans leur pays d'origine, y compris du public indé US qui se pâme pourtant pour les Alabama Shakes (honorable, dans le genre, mais... moins bien). En France, à la faveur d'un passage aux Transmusicales puis d'une ou deux télés, le groupe semble avoir trouvé un petit public, mais ça reste limité (même le texte de présentation sur Amazon, d'habitude ridiculement dithyrambique, en rajoute ici dans la modestie). On doute, malheureusement, que ce deuxième album ait plus de potentiel commercial que le premier, mais sait-on jamais, le groupe étant aussi excellent sur scène...


Gainsbourg Chanté Par...
Gainsbourg Chanté Par...
Prix : EUR 27,88

5.0 étoiles sur 5 Complément indispensable au coffret Mister Melody, 1 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gainsbourg Chanté Par... (CD)
Ne pas se fier au packaging moche, ce double CD est très recommandable et contient de véritables perles : Les papillons noirs par Michèle Arnaud (en duo avec Serge Gainsbourg), Ne dis rien, toujours par Michèle Arnaud (qui est sûrement la meilleure interprète de ce titre également chanté par Ana Karina, Jane B, Haydée Politoff..), le méconnu Frankenstein de France Gall, Tic Tac Toe par Zizi Jeanmaire (génial, même pour les allergiques à son interprète)... Le tracklisting est improbable (on passera sur les reprises humoristiques de Bourvil et Jacqueline Maillan, ou encore de Starshooter), mais on trouve ici des choses vraiment surprenantes et qu'on ne trouve pas ailleurs.
Un excellent prolongement au coffret Mister Melody pour ceux qui veulent découvrir l'oeuvre de Gainsbourg à travers ses nombreux interprètes.


Up from Below [Digipak]
Up from Below [Digipak]
Proposé par zoreno-france
Prix : EUR 6,60

9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Grand album passé à l'as, 29 novembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Up from Below [Digipak] (CD)
Cet album très réussi n'a bénéficié d'aucune presse en France, sans doute à cause d'une chronique assassine de Pitchfork (il a du être noté 4,1275 quelquechose comme ça...) qui a tué d'emblée toutes ses chances de percer auprès d'une critique rock hexagonale particulièrement moutonnière (suivez mon regard). Il est notamment reproché au leader, Alex Ebert, d'être aussi le chanteur de Ima Robot, formation plus ancienne et très typique à ses débuts de la vague néo-rock'n'roll du début des années 2000 (chanteur énervé, guitares tranchantes, jeans serrés etc). Alors oui, c'est sûr, de le voir en 2009 en meneur néo-hippie (limite gourou, tout de blanc vêtu) d'un groupe de 11 musiciens aussi barbus et chevelus que lui, ça relativise un peu l'authenticité du truc... Mais les chansons sont là, et c'est ça qui compte (d'ailleurs Ima Robot, dans un style tout-à-fait opposé, c'était pas mal non plus). L'album commence très fort avec "40 day dreams", tube immédiat, entre The Coral et Arcade Fire, avec clin d'oeil aux Beatles. Ultra-référencé mais irrésistible. La suite est à l'avenant, avec quand même quelques pistes dispensables, où l'inspiration devient caricature (et parfois un chant un peu irritant). Mais beaucoup de grandes choses quand même, dont le petit chef-d'oeuvre de l'album, ce "Home" encore plus tubesque que le morceau d'ouverture, chanté en duo avec madame (voix merveilleuse), totalement enthousiasmant. Bref, un très beau disque, qui aurait du figurer en haut de ces classements débiles de fin d'année, à la place par exemple de (au hasard...) Fredo Viola (mon dieu).


Breathlessly Brett
Breathlessly Brett

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "A côté Ziggy Stardust à l'air d'un maçon"..., 21 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Breathlessly Brett (CD)
... nous disent les notes de pochette. Et on en n'est pas loin. Cet album de l'illustre inconnu Brett Smiley, déterré de 1974, est un concentré d'androgynie et de Glam Rock millésimé. Plus qu'à Ziggy, c'est peut-être à Jobriath qu'il renvoie (pour son caractère outrancièrement glitter, pas pour le côté second couteau). Produit par Andrew Loog Oldham (le producteur des Stones), Brett n'en écrit pas moins ses propres chansons. Et quelles chansons ! Queen Of Hearts est probablement une des plus belles ballades glam de l'époque, à ranger juste en dessous Life On Mars et Perfect Day. Il y a aussi des tueries à la T-Rex (Va Va Voom, Precolombian Love), et des chouettes reprises (I want To Hold Your Hand sonne un peu moins innocente ici). Bref, encore un trésor caché du Glam (vraiment caché, pour le coup).


Où veux tu qu' je r'garde
Où veux tu qu' je r'garde
Prix : EUR 12,00

5.0 étoiles sur 5 Le meilleur de Noir Désir est là, 20 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où veux tu qu' je r'garde (CD)
Relativement méprisé par les fans de Noir Déz' qui préfère la version virile du groupe, ce mini-album est au contraire pour moi sa quintessence. La production est datée et un peu cheap, mais finalement elle va assez bien au romantisme new-wave qui caractérise le Noir Désir de l'époque. Si l'influence principale du groupe semble à l'évidence le Gun Club de Jeffrey Lee Pierce, on n'est finalement pas si loin de la scène rock française du début des eighties : Marquis de Sade, Octobre Rouge, etc. Avec quand même, déjà, le lyrisme de Bertrand Cantat en plus. On est très loin ici du côté bourrin et altermondialiste du groupe, rédhibitoire pour certains et fédérateur pour tant d'autres.


Destiny Street
Destiny Street

3.0 étoiles sur 5 Après la bataille, 16 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Destiny Street (Album vinyle)
Le deuxième album de Richard Hell sort en 1982, soit près de 5 ans après le génial "Blank Generation", cultissime maître étalon (tant pour le look que pour la musique) du punk à ses débuts, époque romantisme destroy. Forcément cet album souffre de la comparaison, de même que le deuxième Television de son compère Verlaine ne pouvait que décevoir après le classique absolu Marquee Moon (faux jumeau virtuose de Blank Generation). La moitié du groupe a changé (heureusement il reste l'excellent Robert Quine aux guitares), la production est cheap, et la formule est à l'époque légèrement périmée. Sans compter cette hideuse pochette. L'album est sauvé par une poignée de pépites, l'excellent Time qui aurait eu sa place sur Blank Generation, le single épileptique The Kid With The Replaceable Head ou encore la très chouette reprise de Dylan Going Going Gone. A ne pas négliger (mais le reste ne vaut pas tripette).
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Hypernuit
Hypernuit
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Hyper album, 10 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hypernuit (CD)
Quel album magnifique que cet "Hypernuit". Artiste découvert sur scène, en invité de luxe pour JP Nataf, j'ai tout de suite été conquis par les 2 ou 3 morceaux qu'il a joué. Beaux textes, cryptiques mais évocateurs (on pense à Bashung, en moins bizarre), mélodies douces et lancinantes, arrangements discrets mais très bien sentis, et une identité très forte. Rien n'est facile, réchauffé, prétentieux ou agaçant, ce qui est une rareté dans la chanson française contemporaine (dont par ailleurs je ne suis pas du tout amateur, c'est vrai). Rien entendu d'aussi bien dans le genre depuis... Jipé Nataf, justement.
Petit chef d'oeuvre.


Black Gold [180 Gram]
Black Gold [180 Gram]
Prix : EUR 23,79

5.0 étoiles sur 5 Un des plus beaux enregistrements live de Nina Simone, 7 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Gold [180 Gram] (CD)
Quelle petite merveille que ce Black Gold, enregistré en public en 1969. La première face est en grande partie occupée par 2 versions consécutives de "Black is the colour of my true love's hair", la seconde (totalement remaniée par Emile Latimer à la guitare et au chant) réussissant l'exploit de surpasser l'originale : c'est le sommet de l'album, tout simplement. La face B commence en beauté par la superbe ballade "Who Knows Where The Time Goes" puis enchaîne sur de la pure soul Black Power, finissant en apothéose avec le hit "To be young gifted and black" (qui sera repris par Donny Hattaway, Aretha Franklin, entre autres). Nina Simone à son meilleur.


Lewis Furey (Ltd. Miniature Pa
Lewis Furey (Ltd. Miniature Pa

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Trésor caché du Glam, 2 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lewis Furey (Ltd. Miniature Pa (CD)
Comme sa pochette ne l'indique pas, cet album de Lewis Furey est un des trésors cachés du Glam, à ranger à côté des premiers albums respectifs de Jobriath, Brett Smiley et David Werner, ou bien encore du Psychomodo de Steve Harley. Arrivé après la fête (en 1975, tout le monde ou presque a rangé les boots et les boas en plume), Furey concocte un premier album à l'étrangeté baroque, sans guitares (leur préférant piano, violon, cuivres, et même banjo!), avec un chant typiquement cabaret déviant. Chef-d'oeuvre mineur, certes, mais à conseiller à ceux qui s'intéressent à ce courant musical éphémère et pourtant si riche, et souhaitent aller plus loin que les classiques Bowie/Lou Reed/TRex/Roxy. A écouter en priorité : Hustler's Tango, Lewis is Crazy.
L'album suivant (Humors Of...) est plus connu, mais moins bon dans l'ensemble, avec quelques incursions disco pas du meilleur goût. Préférez celui-là sans hésiter.


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