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Contenu rédigé par Didier Fontaine
Classement des meilleurs critiques: 4.153
Votes utiles : 338
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Commentaires écrits par Didier Fontaine
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fondamental, 1 janvier 2013
Enfin un ouvrage en langue française sur un sujet aussi capital que la contribution des sciences du langage à l'étude de la Bible. A force de lectures d'ouvrages et d'articles anglophones spécialisés, de bon sens et d'esprit critique, on peut certes arriver aux mêmes conclusions que S. Romerowski - mais avouons qu'une synthèse aussi magistrale, qui livre "tout-ce-qu'il-faut-impérativement-savoir" en un tout clair, cohérent, argumenté et solide, cela a de quoi réjouir ! Ce manuel (620p.) se compose comme suit : 1. Introduction à la linguistique générale 2. Le mot et le sens 3. En quête du sens des mots 4. Sens et pensée 5. La recherche du sens des mots de la Bible 6. La polysémie 7. La synonymie 8. Autres considérations sur l'usage des mots 9. Le sens du mot חֶסֶד , Hesed : un cas de transfert de totalité illégitime 10. Les mésaventures linguistiques du mot grec κεφαλή, képhalè 11. Exemples d'études de champs sémantiques 12. Le mot et la notion 13. Un exemple d'étude lexicale 14. De l'aspect verbal en grec 15. Le système verbal de l'hébreu (1). De la signification des sept formes verbales (qal, piel, hiphil, etc.) 16. Le système verbal de l'hébreu (2). Les formes conjuguées (accompli, inaccompli...) 17. La linguistique des discours et des textes : premiers éléments 18. Eléments de grammaire textuelle ou macrosyntaxe 19. L'analyse de la structure sémantique des discours 20. Autres éléments d'analyse du discours A cela, il faut ajouter: une bibliographie, et les index des références bibliques, des thèmes abordés, des mots et expressions en hébreu, araméen et grec, ainsi que des auteurs cités. On le voit à l'examen de la table des matières, le contenu est copieux. Ce qui est tout spécialement utile, c'est d'avoir à portée de main un manuel aussi dense qui aborde tous les écueils à éviter : mauvais usage de l'étymologie, pièges de la polysémie ou de la synonymie, confusions entre les mots, notions et référents, etc. Mais plus que de dénoncer les problèmes qui hélas jalonnent l'exégèse biblique, S. Romerowski expose l'état des connaissances pour revenir à une saine méthodologie. Cela peut faire office de révision systématique autant que d'introduction efficace au sujet. Les rubriques consacrées à la détermination du sens d'un mot, et du sens d'un mot (hébreu ou grec) dans la Bible, se révéleront particulièrement utiles - d'autant qu'elles sont assorties d'exemples précis, dont un particulièrement détaillé (état de la question sur חֶסֶד, pp.253-265). Profitables également les sections abordant le sens des verbes en hébreu et en grec - tant on peut lire d'inepties çà et là. Nul doute que ce manuel va devenir une référence incontournable. Son épaisseur, ses longs exposés théoriques, pourraient rebuter au premier abord. Mais l'auteur reste proche du but ultime des sciences du langage : une bonne exégèse de la Bible. On ne peut que féliciter l'auteur d'avoir réussi un vrai tour de force : condenser en un seul volume fort commode autant d'informations utiles à une approche sensée et efficace des Écritures.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Excellent guide introductif, 1 janvier 2013
Le sous-titre de l'ouvrage précise : Méthodes, exemples et instruments de travail. C'est exactement ce que fournit cette introduction à l'exégèse de l'AT : des méthodes (comment aborder un texte, de quelle manière qualifier le genre d'un texte, analyser sa composition, mettre en évidence ses procédés stylistiques, etc), beaucoup d'exemples (ce qui est tout à fait appréciable compte tenu de la rareté des illustrations concrètes dans les autres ouvrages de ce genre) et une bibliographie essentielle pour chaque section (les instruments). L'ouvrage de 359 p. présente les chapitres suivants : 1. Genre littéraire 2. Contexte littéraire 3. Contexte géographique, historique et socioculturel 4. Structure 5. Analyse narrative 6. Intertextualité 7. Contexte canonique 8. Réception 9. Traduction 10. Critique textuelle 11. Analyse rédactionnelle. La conclusion traite du passage de l'exégèse à la prédication. Quatre annexes fort utiles terminent l'ouvrage : 1. Les usuels (dictionnaires, introductions, manuels d'exégèse, bibles d'étude) 2. Les collections de commentaires bibliques 3. Les revues exégétiques et autres ressources 4. Où trouver des hypothèses sur la structure des livres bibliques. Enfin un index référence les passages bibliques cités. Plusieurs points sont particulièrement appréciables : * d'abord, le style. L'ouvrage est écrit dans un style clair, accessible, précis, et surtout pragmatique : l'auteur cherche à rester toujours près des questions des apprentis exégètes : où trouver la documentation ? quelle méthode adopter ? Il ne s'agit pas bien sûr de recettes miracle mais d'éléments permettant de structurer une démarche exégétique - avec un certain gain en temps et en pertinence. * Ensuite, contrairement à d'autres guides, celui-là ne rechigne pas à illustrer précisément les faits qui sont évoqués. Parle-t-on de l'ironie, de double sens, de quiproquo dans l'AT ? Trois exemples clairs viennent l'illustrer (cf. pp.145-147). * Enfin, les références bibliographiques, sans être exhaustives (ce qui n'est pas le but) sont pertinemment choisies : on y retrouve tous les manuels utiles pour approfondir tel ou tel point, tous les usuels de référence, etc, et ce, sans boycotter les ressources fiables présentes sur Internet. Chaque référence est en outre succinctement présentée - ce qui peut s'avérer un réel gain de temps pour le choix de lectures ou d'acquisitions. En somme, cet ouvrage est un vrai régal : clair, complet, pragmatique - proche des attentes du travail au corps à corps avec le texte plus qu'avec les grandes théories abstraites ou discutables (qu'il ne néglige pas pour autant). J'ai également apprécié l'honnêteté dans la présentation de certaines thèses controversées (cf. pp. 78-80) : par exemple pour l'armure de Goliath (cf. 1 Samuel 17.5-7) que certains voient comme un anachronisme. Plutôt qu'exposer le (pseudo) consensus, et renvoyer facilement à la littérature, l'auteur pondère le propos et invite à l'analyse critique : non du haut de sa chaire, mais en exposant, en déroulant même, quelques rappels historiques, quelques travaux spécialisés abordant ce point, pour pondérer ce qui peut, çà et là, être considéré comme un acquis (surtout si la thèse a été vulgarisée auprès d'un large public). Ce n'est ni plus ni moins que de l'invitation à la prudence et l'honnêteté : ne pas faire passer pour acquis un point qui est en fait débattu par les meilleurs spécialistes du sujet. A mon sens, ce guide est bien plus pratique et complet que le seul autre comparable de langue française Manuel d'exégèse de l'Ancien Testament, bien que les deux ouvrages soient complémentaires (cf. une "review" de ce dernier ouvrage dans le Journal of Hebrew Scriptures - Volume 10, 2010 - disponible en ligne).
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25 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Médiocre à tous points de vue, 26 septembre 2011
Difficile de commenter cet ouvrage en quelques lignes, sans lui faire injustice. Je vais essayer de donner quelques remarques précises. De la dignité de l'islam, c'est une tentative de "réfutation des thèses de la nouvelle islamophobie chrétienne". Sur la forme, c'est médiocre. L'auteur, dont on sait qu'il s'agit d'un docteur ès lettres et sciences humaines, a un style oral désagréable, où le sarcasme raté le dispute à l'humeur bileuse. Le texte n'est pas exempt de fautes d'orthographe (cf. p.107, note 8 ; lui qui n'hésite pas à commenter la syntaxe, p.125, p.130 ou l'élocution, p.40, quand cela peut porter coup bas), de néologismes ridicules, (cf. p.109), d'insinuations grotesques (dans des parenthèses ou en apposition bien sûr, cf. p.110, 113) et de science approximative (p.162 le mot grec "sarx" est orthographié "sarch", p.163 le mot "scandalon" est orthographié "scaudalou"). L'usage extensif des signes de ponctuation pour insinuer ce qu'on ne peut prouver, ou ridiculiser ce qui gêne, est également typique de M. Orcel (guillemets à tout bout de champ, points de suspension, jugement à l'emporte-pièce à la faveur de parenthèses cf. p.105,107,110,113, etc.), tout comme le recours aux questions oratoires grossières (cf. p.106). Et plus exécrable encore, cette manie à repousser en fin d'ouvrage ce qu'on pourrait traiter sur l'instant (plus loin, p.21, "Nous reviendrons sur cet autre thème" p.44, "Nous reviendrons aussi sur ce point" p.58). Ajoutez à cela une bonne dose d'animosité envers les cibles qu'il attaque, en multipliant les attaques ad hominem ("faussement savant" p.40, "déclarations fulminantes d'Anne-Marie Delcambre" p.41, "retors", "paranoïde" p.57, "affirmations périlleuses" du père Gallez, "sa bibliographie montre que des ouvrages essentiels lui font défaut" p.60, "[Mme Delcambre] semble bien souvent avoir perdu la tête" p.98, "très perfide" p.98, "emportée (toujours Mme Delcambre) par son fanatisme bien-pensant" p.101, "une des estrades où Mme Delcambre aime à faire son numéro" p.109, "on lui conseille de reprendre en main son catéchisme" p.110, "sans doute n'a-t-elle jamais lu Norbert Elias" p.116, "on n'ose imaginer dans quelles conditions vit Mme Delcambre et à quelles amours elle se livre..." p.117, "Laissons notre polémiste cracher ses bêtises" p.117, "incite du reste à se demander si le savoir de Mme Urvoy en matière de théologie chrétienne est aussi sûr qu'elle voudrait le faire croire" p.130, "Portez des lunettes, Mme Urvoy, portez des lunettes..." p.130 note 16, "si Mme Urvoy s'instruisait un peu auprès de ses collègues spécialistes" p.132, même idée p.134, "de ces phrases arrogantes monte la puanteur de la jalousie: jalousie de la petite enseignante de province face au grand universitaire professeur au Collège de France(...), du tâcheron face au génie" p.140) et vous aurez à peu près cerné le personnage. Sur le fond, c'est aussi médiocre. L'auteur tombe dans le travers qu'il dénonce. Car l'idée de base, c'est de répondre à ce qu'il appelle une nouvelle islamophobie, qui accuse l'islam d'être en peine avec la démocratie et les droits de l'homme, ou encore d'être violent par essence (cf. le problème des conversions, de la dhimmitude, le massacre ou l'exil des chrétiens orientaux) - bref, d'avoir un certain retard sur l'Eglise. Ce qu'il ne nie pas de surcroît ! Mais au lieu d'avancer des arguments probants envers la possibilité d'un islam modéré, M. Orcel ne répond que par de vains arguments : - c'est sûrement une conspiration, cela "attise le feu" (p.47,77) - les polémiques proviennent d'hommes d'Eglise (p.30) - et alors ? ne sont-ils pas aussi universitaires ? - le monde musulman est instable (voire violent !), cf. l'étrange "Qui sème le vent, Mme Delcambre..." p.120 - Christ n'est pas au-dessus de tout soupçon (il boit, il fouette les marchands du Temple, il demande à ses disciples de renier père et mère), et M. Orcel assortit son propos de tournures qui ne seraient pas sans conséquence si elles concernaient le Prophète qu'il défend : le "vin nouveau que le Christ picolera dans le royaume de son père" (p.87) - les chrétiens d'Orient sont opprimés aujourd'hui (le fait est *très furtivement* évoqué), et on leur refuse par exemple de nommer leur Dieu Allah (p.123), mais ce n'est qu'un "miroir" de l'intégrisme chrétien qui, quant à lui, ne fait qu'affirmer théoriquement que les Dieu chrétien et musulman sont différents. Or, ce que Orcel ne souligne pas, c'est le gouffre entre la théorie et la pratique. - la violence génocidaire du monde européen proviendrait de l'angélisme chrétien inapplicable (sic), cf. pp.127-128 - plutôt qu'aider les musulmans à adopter la démocratie, le monde chrétien en a abusé par le colonialisme (refrain classique et partiellement injuste) - la fabrication du texte coranique souffre de la même potentialité de déconstruction que le texte évangélique (avec sa critique textuelle limitée, tout du moins) - le fait que l'islam ne reconnaît pour l'instant pas de droit de l'homme est "excusable" (ou "normal" ?) car "pendant mille neuf cent cinquante ans" le christianisme en a fait autant (p.119) On pourrait multiplier les exemples. Tous les arguments avancés ne sont pas sans intérêt (par exemple sur les tentations du Christ, ou le dogme trinitaire). Ainsi, les prescriptions de l'AT, aujourd'hui obsolètes pour les chrétiens ou ré-interprétées, l'ont été à force de lectures allégoriques et d'accommodements. Et l'islam devrait faire ce travail. A quoi bon alors lancer des polémiques stériles sur l'historicité de Jésus (pour conclure, tout comme celle de Mahomet, que c'est sans importance) ? d'affubler les chrétiens de la vieille rengaine "polythéistes" (selon les critères musulmans, cf. p.70) ? De soutenir que "la sagesse (des paraboles de Jésus) ne dépasse pas le niveau du proverbe populaire" (p.154) ? de mettre en doute, sans s'expliquer plus avant, les faits dérangeants d'Hassi-Messadoud (cf. p.109 et la note 10) ? De comparer sans cesse la Bible et le Coran (en prenant stricto sensu la Bible, mais en demandant une lecture "façon biblique" pour rendre le Coran acceptable), et de se permettre cet audacieux "on ne trouvera jamais pareille infamie dans le Coran" après avoir cité Nombres 31, 6-18 (p.100). Ah oui, est-ce bien sûr ? n'y a-t-il pas d'infamies dans le Coran (2.171, 191, 4.34, 8.12...) ? Pourquoi polémiquer contre les citations de l'AT dans le NT, en ignorant totalement le contexte, les faits et la manière de citer (p.147 sq.) ? En somme, Michel Orcel demande d'appliquer une méthode au Coran, qu'il refuse à la Bible. Et, en relisant la Bible sans lui appliquer cette même méthode, il trouve des arguments pour justifier l'état actuel de l'islam... C'est un peu aberrant, et je ne vois pas pourquoi on s'abstiendrait de critiquer l'islam actuel à cause du passé chrétien ! Certes, le passé chrétien a ses hauts et ses bas. Et beaucoup de bas sanglants. Mais ce n'est pas pour autant que l'islam ne devrait pas profiter des avancées de l'humanité (sociologiques, éthiques, scientifiques). Les époques ne sont pas comparables, et les outils pour changer non plus. L'islam doit faire ce travail plus rapidement, mais il a aussi plus de ressources intellectuelles et expérimentales. Si l'opuscule de Michel Orcel donc prouve quelque chose, c'est qu'il n'est pas de bon ton de critiquer l'islam. Il faudrait lui laisser le temps. Il faudrait fermer les yeux, et les ouvrir plutôt sur l'Histoire. Quand on voit le style un peu racoleur, souvent grossier et emporté, et si fourre-tout de M. Orcel, on est étonné de voir combien de haine peut susciter le "dialogue", et combien l'islam n'est pas prêt de se remettre en cause. Se remettre en cause ? Mais voyez les chrétiens! Voilà la réponse. Et la conclusion ? "Match nul" (p.165) Non, M. Orcel, on est loin du match nul. Le christianisme tolère la critique, et votre torchon en est une de plus (il faudrait dire merci à Bayard d'être si peu difficiles). Ce n'est pas encore le cas de l'islam.
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18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une analyse accablante, 17 août 2011
La liberté de conscience, la fraternité, la tolérance sont tellement ancrées dans nos mœurs occidentales chrétiennes ou post-chrétiennes qu'elles nous paraissent une simple évidence, un droit inaliénable et universel. Pourtant, cette évidence n'a pas cours sous toutes les latitudes. En terre d'Islam, les chrétiens autochtones sont sauvagement persécutés, égorgés, harcelés, conspués, humiliés. Si c'était l'affaire de l'extrémisme uniquement, on pourrait se dire qu'il y aurait de l'espoir de vaincre un jour, par le droit, la diplomatie ou des aides financières les pays victimes de ces fondamentalismes. Mais l'affaire est plus grave. Dans son ouvrage, Alexandre del Valle décortique les mécanismes qui sont à l'oeuvre, et qui expliquent comment, au XXIe siècle, la religion chrétienne est la plus persécutée au monde, et pourquoi le monde, globalement, ferme les yeux. Relégués au rang de citoyens inférieurs, sans cesse humiliés et vexés dans leurs biens et dans leur chair, les chrétiens sont considérés comme des apostats, des traîtres, des alliés des "croisés", bref les éléments les plus subversifs des États, même prétendument laïques, tirant leur droit de la charia. Car l'intolérance et l'injustice sont souvent ancrées dans le droit public : interdiction de se convertir à une autre religion que l'Islam, interdiction du prosélytisme, interdiction de construire ou de rénover des églises, de diffuser de la littérature religieuse autre qu'islamique, interdiction du blasphème... Au nom de ce dernier interdit, bien des débordements fanatiques, bien de basses vilenies... Pays après pays, Alexandre del Valle dresse la liste des États qui persécutent les chrétiens - en Orient spécialement. Ces États donneurs de leçon sur les droits de l'homme, particulièrement le respect et la tolérance des minorités musulmanes en Occident, ou encore sur les méfaits du colonialisme, mais qui oublient au demeurant que leur société repose elle-même sur des conquêtes - et sans remords ! - de plus grande ampleur, et surtout que l'absence de liberté de culte, de croyance et d'expression, sont constitutifs du ciment social (par exemple pour le cas où la fameuse Asia Bibi serait libérée légalement, plusieurs dizaines de milliers de volontaires très-fidèles, de "purs", et pas seulement des extrémistes, sont prêts à l'égorger eux-mêmes : c'est dire comme la population peut être soudée par une commune croyance, intransigeante, qui exalte la haine des juifs, des croisés, et des chrétiens). On apprend ainsi, avec horreur, les abominations perpétrées contre la minorité chrétienne dans ces pays musulmans, mais aussi bouddhistes, hindouistes, communistes. Le bilan est accablant, tant par la clarté, la lucidité de l'analyse, que par le déluge des faits. Espérons que cet ouvrage brillant éveillera les consciences partout dans le monde, alertera institutions et diplomaties, et permettra, par un juste retour aux choses, que les chrétiens d'Orient puisse vivre en paix sur des terres qu'ils foulent depuis très longtemps, bien avant l'émergence de l'Islam.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Synthétique, 28 décembre 2009
Voici un ouvrage que le public francophone attendait depuis bien longtemps. Les chapitres en sont les suivants : 1. Critique textuelle 2. L'analyse narrative des récits bibliques 3. Analyse des formes et des genres et histoire des traditions 4. L'analyse rédactionnelle 5. Eléments pour l'analyse de N(om)b(res) 12. Vu le prix, on s'attendrait un ouvrage plus étoffé, plus fouillé, accompagné d'exposés théoriques plus approfondis et d'exemples plus nombreux. Mais c'est déjà pas mal. Disons que les auteurs ont dû rechercher la concision.
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33 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Dense, 5 février 2009
Tout comme le Le grec en 15 leçons(et le Le latin en 15 leçons) dans la même collection, cette méthode d'hébreu biblique est une merveille. Le titre est peu évocateur : les 15 leçons sont denses (447p) ! Ce qui est particulièrement appréciable, c'est la rigueur scientifique dans l'explication des phénomènes linguistiques : on sent que l'auteur est agrégée de grammaire et d'hébreu ! Du coup, beaucoup de formes qui semblaient de prime abord insolubles deviennent explicables... Chaque leçon est structurée autour d'un exposé théorique, d'exercices pratiques accompagnés de leurs corrigés, de fiches de vocabulaire et d'une section "Pas à pas dans le texte biblique" qui offre l'analyse exhaustive d'un passage biblique. Le tout forme une excellente introduction (et le mot est faible) à l'hébreu biblique. Néanmoins l'exposé parfois aride pourrait décourager les néophytes. Cette méthode me semble donc plus le complément d'une méthode traditionnelle (par exemple pour qui veut affiner ses connaisses linguistiques et grammaticales) qu'une "introduction" à proprement parler (même si son contenu forme un tout complet et autonome). Elle vient s'ajouter à celles de Weingreen Hébreu biblique : Méthode élémentaire, Ellul Apprendre l'Hébreu biblique par les textes (1livre + 1CD audio), Pegon Cours d'Hébreu Biblique + 1 cd audio, Verheij Grammaire élémentaire de l'hébreu biblique, Lieutaud et Tichit Le verbe en hébreu biblique : Conjugaisons, exercices et corrigés, en y apportant une clarté, une densité et une fraîcheur qui la rend incontournable.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Synthétique, 31 janvier 2009
Cette grammaire élémentaire est le pendant de celle pour le grec biblique, de Maurice Carrez (dans la même collection). Synthétique, claire, il s'agit bien d'une grammaire et non d'une méthode. J'ai surtout apprécié la clarté des explications, qui s'affranchit des détails fastidieux, et l'exactitude scientifique dans la description des phénomènes. Rigoureuse donc, cette grammaire est un outil commode pour une consultation rapide d'un point obscur. Son index fourni permet de retrouver n'importe quel thème très facilement.
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43 internautes sur 43 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Pédagogique, systématique, 15 février 2008
Ce cours d'hébreu biblique mérite d'être connu et très largement diffusé. Non seulement il constitue une initiation complète (progressive, claire, avec des exemples et des exercices - version et thème - uniquement d'après les Ecritures), mais de plus la précision des explications favorise la mémorisation. C'est-à-dire que, contrairement à d'autres méthodes, tous les phénomènes affectant la vocalisation d'un terme sont expliqués simplement et systématiquement, si bien que l'on sort de ce cours avec une connaissance à la fois plus globale et plus précise de la grammaire hébraïque qu'avec les autres méthodes. Par ailleurs, les 48 leçons, sous leur apparence de simplicité, sont denses : au final, on apprend beaucoup de vocabulaire, on pratique beaucoup le texte biblique, et on est mieux à même de comprendre les si nombreuses exceptions et particularismes de l'hébreu. Je recommande chaleureusement cette méthode à ceux qui veulent débuter en hébreu biblique, et aussi à ceux qui veulent consolider leurs connaissances. Couvre, je pense, un niveau débutant et intermédiaire. L'étape suivante, c'est le texte et les grammaires de Joüon ou de Touzard !
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3 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Peu biblique..., 12 avril 2006
J'ai été passablement scandalisé par sa vision de la rançon, de la rédemption, du péché originel. Non seulement ses arguments ne sont pas bibliques, mais, quand il cite des passages de la Bible qui contredisent sans doute possible ses assertions, il suggère que les auteurs inspirés se servaient des "outils intellectuels de leur temps" (entendez : "ne comprenaient rien", "se trompaient", "exagéraient" voire "étaient dans l'erreur") quand ils exprimaient leur foi. Autant le premier volume, Jésus, faisait le point avec quelques rafraîchissements ici et là (tout en évoquant déjà ce refus du péché originel et de la rançon du Christ), autant ce second volume est d'un médiocre intérêt. Certes, il a tout pour plaire: il parle d'un Dieu qui n'est qu'amour. N'étant qu'amour, Dieu ne peut avoir fait délibérémment sacrifier son fils au nom d'une justice aveugle. Donc, il faut comprendre autrement les nombreux passages de la Bible qui parlent du sacrifice, de la rançon (lutron), de la rançon correspondante (antilutron), du prix payé, etc., par le Christ. A vouloir être consensuel - tout du moins avec les tendances modernes, car son livre en scandalisera plus d'un comme il l'envisage - Jacques Duquesnes déforme réellement les concepts bibliques qu'il croit démystifier. C'est regrettable. Je comprends sa démarche, et bien qu'effectivement la rédemption est une réalité qui heurte nos sensibilités modernes, je n'entends pas croire en ce qui me chatouille les oreilles.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Les vainqueurs écrivent l'histoire..., 22 mars 2006
Les vainqueurs écrivent l'histoire...... et copient les manuscrits. Les premiers copistes chrétiens n'avaient pas les scrupules des Massorètes, et, dans la tourmente des premières controverses christologiques, falsifièrent le texte des manuscrits qu'ils copiaient pour les conformer à leurs vues théologiques, vues qu'ils estimaient être la véritable "orthodoxie". Les controverses concernaient tout particulièrement la nature de Jésus, Fils de Dieu, considéré par rapport au Père. Les corruptions tendent donc essentiellement à le diviniser (tout en confirmant parallèlement sa venue en chair). Des hérésies - ou dissidences- telles que le docétisme, le gnosticisme, le séparationnisme, etc., servent ainsi de prétexte à la retouche des textes.
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