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Cosmos
Cosmos
par Witold Gombrowicz
Edition : Poche
Prix : EUR 6,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un hydride de nouveau roman et de roman initiatique, 20 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cosmos (Poche)
Il vaut mieux être prévenu. Rien à voir avec les romans métaphysiques qui utilisent une vraie trame policière dont le modèle est "Crime et Châtiment" ou certaines oeuvres de Durrenmatt au XX siècle. C'est plutôt "la jalousie" de Robbe-Grillet, c'est à dire des motifs récurrents : la bouche, la pendaison etc; qui obnubilent l'esprit du narrateur. On retrouve pendus, un oiseau, un bout de bois etc; C'est évidemment une image assez parlante d'une pulsion sexuelle inassouvie avec une certaine Léa et d'autres d'ailleurs. C'est d'abord un roman sur la frustration qui conduit à un sadisme réel ou cérébral. Je ne donne pas le dénouement mais sachez qu'il y a un prêtre en soutane qui a une bouche qui intéressera particulièrement le narrateur et un brave homme, présent dans tout le récit qui cherche à retrouver une extase première dans les lieux mêmes où elle a eu lieu.
A côté de la psychologie, nous avons une sorte de récit philosophique qui traite la question de la conscience. On n'est pas loin de l'immatérialisme de Berkeley. "Les choses" n'ont de sens que si elles sont perçues. Problème, la conscience ne perçoit que ses propres obsessions. Ici, celles dont j'ai parlé plus haut. Tout le reste s'efface ou devient contingent. Mais deuxième problème: la conscience n'est pas toujours capable d'analyser la signification exacte de ces obsessions.
Le narrateur va donc avoir une conscience sélective et ne s'occuper que de ce qui renforce précisément son obsession. Et cela douloureusement et frénétiquement. Il va même la rationaliser au maximum, cette obsession, en essayant d'entraîner un camarade dans ce qui est au sens propre constitue un "délire". La conscience, en somme, se piège elle-même.
Nous avons donc une "quête" de signes indubitables qui prouvent qu'il y a un ordre accessible à cette fameuse conscience humaine aussi utile à un homme avec ses limites qu'un ouvre-boîte à une poule.
D'où le titre "Cosmos" (qui veut dire alignement de soldats). Seulement voilà et, c'est l'ambiguïté du livre, cet ordre, on peut l'appeler aussi bien hasard que " monomanie" propre à un individu particulier.
C'est admirablement écrit dans une prose tantôt facétieuse tantôt poétique (je pense aux descriptions d'atmosphère ou de paysage). Mais on n'est pas, me semble-t-il, dans le roman philosophique comme par exemple la Nausée de Sartre ou la Chute de Camus. On est plutôt dans un entre-deux bizarre et unique, un hybride de farce et de méditation, parfois fascinant parfois un peu longuet et répétitif.
En revanche sa pièce Yvonne, Princesse etc; écrite plus tôt est un chef d'oeuvre de la première à la dernière ligne.


L' École de la vie
L' École de la vie
Prix : EUR 17,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 d'une grande probité, 14 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L' École de la vie (Format Kindle)
Voilà le livre d’un homme que l’éducation passionne dans tous ses aspects, qui a exercé des responsabilités importantes, qui avoue même des erreurs (la cagnotte scolaire, le repérage précoce en maternelle des troubles de lecture, le dispositif « Parler »). A ce niveau de responsabilité, c’est assez inédit.
On sent quelqu’un qui cherche des solutions ayant un authentique label scientifique et applicable partout.
Avec d’autres, il est à l’origine des internats d’excellence, d’un conseil scientifique au ministère ( les professeurs Morin, Dehaene par exemple), du dictionnaire des enfants, des équipes mobiles de sécurité, des établissements de réinsertion scolaire etc ; et c’est aussi un partisan de l’aide individualisée en primaire, des évaluations bilan CE2,CM2, de l’enseignement conjoint physique biologie technologie en 6èm et 5ème, d’un nombre limité de professeurs polyvalents dans ces 2 classes, de l’épreuve d’histoire de l’art en troisième et de son enseignement transversal, des modules de découvertes professionnelles, du programme « Eclair », des « cordées de la réussites », des réformes du lycée professionnel (bac en 3 ans) du lycée technique ( création des SDTI2D), de l’éclatement de la classe en groupes de compétence qui franchiraient successivement des paliers, de l'enseignement inversé (les élèves cherchent d'abord, le professeur commente et amende) etc… Tout ceci pour éradiquer l’exclusion et le décrochage scolaire dramatiques dans notre pays.
Au fond, selon cet ouvrage, il faut que la France s’invente un modèle entre celui de la Finlande fondé sur la confiance et celui de Singapour plutôt sur l’autorité du savoir et du maître voire sur la compétition précoce.
Il souligne en passant le paradoxe de l’éducation prioritaire qui n’a évidemment pas vocation à le demeurer, l’augmentation du nombre des postes qui n’a que très peu d’effet sur les résultats, les conservatismes des syndicats et peut-être aussi des professeurs qui n’osent pas oser, c'est-à-dire « innover » comme la loi de 2OO4 le permet pourtant.
Mais une chose manque à cette analyse d’une grande probité... et elle est capitale : la classe, ce qu’est une classe et c’est là que l’on mesure vraiment la différence d’échelle.
Le Ministère d’un côté, de l’autre, un homme ou une femme face à une avalanche de programmes, d’instructions en tout genre, de pressions de sa hiérarchie, des parents, de l’air du temps, tout un petit monde environné d’urgences minuscules, d’une fragilité extrême et qui lance comme un satellite des « Allo ! La terre ? s’il vous plaît, répondez ? »
Mais la terre ne répond plus.
Elle a mieux à faire : elle fait des rapports.
Peut-être qu’elle achète aussi des armoires, pour ranger les rapports.
Mais l’histoire ne le dit pas.


Les Foudroyés
Les Foudroyés
Prix : EUR 11,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un modèle du genre., 23 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Foudroyés (Format Kindle)
A l'heure actuelle, il y a vraiment deux types de littératures qui se font bêtement concurrence : une littérature proche du cinéma et qui en admet les règles : des plans rapides, des rebondissements, un point de vue unique, une intrigue linéaire. Et une autre, beaucoup plus introspective avec des constructions poétiques et qui s'apparente à un récit non linéaire, sans enjeu apparent. C'est le cas de ce roman. Si l'on n'aime pas "la promenade au phare" de Woolf, "La recherche du temps perdu", le "Sartoris" de Faulkner ou encore "les champs d'honneur" de Rouault etc; on n'a que très peu de chance d'y trouver son compte. Cela n'enlève rien à la valeur de l'oeuvre qui est exceptionnelle. La moindre page de ce roman est une leçon de style et un monument de sensibilité. C'est peut-être ça aussi qui dérange : l'association d'une expression extraordinairement maîtrisée et d'une sensibilité extrême qui ne dit pas son nom. Rien à voir avec le "nouveau roman" de type français qui arriverait à faire fondre d'ennui les pierres. Mais heureusement, elles n'ont pas encore appris à lire. Il n'y a donc pas d'intrigue mais trois histoires enchaînées et emboîtées qui n'en constituent qu'une seule car il s'agit de la même famille: Georges est à l'agonie, il se souvient de son père Howard qui, à son tour se souvient de son propre père, un pasteur.Chacun de ses trois personnages a été "foudroyé" par l'épilepsie (une forme de tragédie qui se transmet de père en fils) et par le sentiment de sa propre étrangeté. Ils vont donc tous apparaître comme des "bricoleurs" de leur propre vie et essayer de lui trouver un sens. "Tinkers" ( c'est le titre américain traduit par "marchand de ferraille" dans le texte et Howard en est d'ailleurs un au sens propre) signifie aussi "ceux qui bricolent" et c'est bien de ça qu'il s'agit. L'existence est comparée à une "horloge" avec des mécanismes secrets que chacun est contraint de réparer sans rien maîtriser de l'ensemble. A première vue, seul le contact avec la nature (parfois au prix de la fuite et d'une disparition brutale) permet d'en entrevoir un début de sens. De très belles descriptions donc d'objets, de lieux, de personnages bizarres (ex l'indien gobeur de poissons) qui font partie de cette quête parfois très réaliste parfois onirique mais, à mon point de vue, passionnante.


La fête de l'insignifiance
La fête de l'insignifiance
par Milan Kundera
Edition : Broché
Prix : EUR 15,90

5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une sotie, 3 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : La fête de l'insignifiance (Broché)
C'est du Gide avec la préciosité et l'obsession d'être classique en moins mais les principes sont les mêmes : une thèse que l'on aborde l'air de rien sur un ton détaché qui ne va jamais jusqu'à l'ironie. Le ton ressemble à celui de Réza, c'est à dire très économique mais pas insipide. Une grande maîtrise de la composition rhapsodique, des personnages vivants et qui ne se confondent pas avec le narrateur, des chapitres courts qui ont un côte spiralaire puisqu'il me semble que le but de l'ouvrage, c'est une sorte d'éloge de l'insignifiance, pas du tout nihiliste. Si l'on accepte l'idée que le monde n'est que "notre représentation" (Kant et Schopenhauer sont cités) alors il faut accepter de la jouer pleinement et dans la bonne humeur. Evidemment, Kundera joue sur le double sens du mot "représentation" donc c'est un petit théâtre d'ombres qu'il nous propose où chacun s'invente un rôle. Il y a même urgence comme le montre la réflexion liminaire sur l'érotisme confus du nombril qui équivaut à un manque de repère propre à notre époque. Aimer un nombril, ce n'est pas aimer une personne mais ce qui est commun à tous les individus et donc ne pas aimer du tout, aimer "une représentation" tellement universelle qu'elle en devient vide. C'est évidemment le contraire qu'il faut faire. Il vaut mieux choisir "l'insignifiance" que le trop de signification qui finit par ne plus vouloir rien dire.


Apprendre à lire: Des sciences cognitives à la salle de classe
Apprendre à lire: Des sciences cognitives à la salle de classe
par Stanislas Dehaene
Edition : Broché
Prix : EUR 13,90

5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 On n'est pas près d'en sortir, 12 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Apprendre à lire: Des sciences cognitives à la salle de classe (Broché)
Ce livre est remarquable dans la mesure où il explique l'état de la recherche. Il souligne les circuits neuronaux de la lecture. Le professeur Dehaene a l'honnêteté de reconnaître qu'une expérimentation à taille réelle sur des centaines de CP dans une population défavorisée n'a pas donné les résultats escomptés. En réalité, c'est plus tard que l'on peut voir si la méthode a été efficace ou non. Quand je dis plus tard, c'est à 15 ans pour ceux qui éprouvent le plus de difficultés (qu'elles soient sociales, linguistiques, dyslexies etc.). C'est moins l'apprentissage qui compte que ce qui le suit. En plus, me semble-t-il, quelques hypothèses de départ sont fausses et les suivre, ce n'est pas améliorer la situation. Si l'on prend le cas d'un dyslexique, il est vrai que son planum temporale (en raison probable de migration de neurones) est inefficace mais l'erreur, c'est de vouloir absolument le faire fonctionner comme celui d'un normo-lexique. S'il faut qu'il lise avec des réseaux neuronaux de l'hémisphère droit, qu'il le fasse! Il ne faut pas toujours rééduquer mais compenser et cela est valable pour tous ceux qui ont des difficultés de lecture. Autrement dit, si quelqu'un échoue dans ce que l'on appelle "la conscience phonologique" (la transformation des syllabes en sons), il faut s'appuyer sur une autre logique. S'il est incapable ,c'est mon cas, de se dire que dans pa et dans ap on retrouve le même son, il faut pratiquer une autre stratégie : ne plus s'occuper de questions savantes et de distinguo entre les phonèmes, les morphèmes, les préfixes etc; mais se concentrer sur le sens des mots. Ce ne sont pas les automatismes du décodage qu'il faut renforcer mais ceux du déchiffrage sémantique, ceux qui consistent à partir d'un pseudo morphème (ou s'il l'on préfère à partir de graphies ou de fragments de mot)à reconnaître le mot en entier grâce à son sens. Ce qui ne va pas, c'est la définition du "décodage". Pour tous les chercheurs, le décodage, c'est le fait de faire correspondre des sons et des syllabes, de décomposer correctement le mot en phonèmes et en graphèmes mais cela ne sert à rien dans la lecture experte car tout est automatisé, l'adressage est direct et non conscient et surtout non "savant". Pour lire, on n'a pas besoin d'un décodage complet et juste, "dans les règles de l'art" mais d'un décodage efficace qui conduise au sens ex : voitu ; véhic ; automob , camio etc; c'est le sens qui reconstitue le mot et permet une orthographe correcte et sa lecture à haute voix. "Automob" à haute voix ou à la simple lecture silencieuse ne veut rien dire, le cerveau ne gagne rien donc à le prononcer ou à le lire. Evidemment, s'il reconnaît "automobile", tout va bien et il lit. C'est cette automatisme qu'il faut travailler chez les élèves en difficulté en leur épargnant le supplice d'une rééducation phonologique qui n'a aucun sens pour eux.


Les Neurones de la lecture: Préface de Jean-Pierre Changeux
Les Neurones de la lecture: Préface de Jean-Pierre Changeux
par Stanislas Dehaene
Edition : Broché
Prix : EUR 29,90

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre époustouflant mais non pragmatique, 15 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Neurones de la lecture: Préface de Jean-Pierre Changeux (Broché)
C'est un livre remarquable qui fait un bilan de l'état de la recherche. Mais il part d'un paradigme erroné. C'est compréhensible car pour la totalité des chercheurs les oppositions entre globale, semi-globale, syllabique sont de l'ordre de l'évidence. En réalité, il existe un autre type de déchiffrement mais "sémantique". Cette forme de déchiffrement ne se préoccupe pas des "syllabes", des "lettres" mais traite des "pseudo-morphèmes" (amorces suffisantes pour identifier le mot) qui permettent un adressage direct.(ce que l'on appelle dans le jargon linguistique: une lecture experte). On a bien un déchiffrage (une segmentation des mots) mais elle ne s'effectue pas selon la reconnaissance des syllabes (et donc par une conversion grapho-phonémique orthodoxe, impossible par ailleurs chez certains dyslexiques) mais par une prise d' indices à la fois orthographiques et sémantiques.On ne répétera jamais assez que la langue française est irrégulière, que les mots ne se prononcent pas comme ils s'écrivent. En conséquence, la "phonétique" qui est par nature en contradiction avec la graphie ne peut qu' engendrer une dysorthographie méthodique. Il est beaucoup plus simple d 'associer une reconnaissance visuelle et auditive à une reconnaissance sémantique. Dans la pratique, cela veut dire que l'on apprend les mots par famille orthographique, par analogie, par contraste, par arborescence."Le sens" va commander la lecture et non l'inverse. On ne lit pas, on relit mais encore faut-il que les mots aient une stabilité graphiques. L'apprentissage par la phonétique (le son é s'écrit..ai, ait, ais é, et etc) et l'usage de mots qui n'existent pas (pour justifier a posteriori un apprentissage syllabique) créent une instabilité chronique.De toute façon, ce n'est pas le simple apprentissage de la lecture qui est déterminant mais son perfectionnement par l'acquisition d'un lexique structuré et étendu.Les observations de ce livre sont très justes mais ne tiennent pas compte d'autres voies de recherche, complètement négligées.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 11, 2015 5:12 PM MEST


La Revanche des nuls en orthographe
La Revanche des nuls en orthographe
par Anne-Marie Gaignard
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Des commentaires assez dissuasifs, 19 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Revanche des nuls en orthographe (Broché)
A première vue, ce livre a trois aspects qui ne poussent pas à l'achat: un récit de vie dans lequel l'auteur se présenterait comme incompris ou victime, une critique des institutions et même des spécialistes (orthophonistes, professeurs, médecins) très peu de conseils pratiques (en tout cas du déjà plus ou moins connu ex La Garanderie, semble-t-il, et d'autres) et une sorte de publicité pour des stages payants. Cela fait quand même beaucoup. Rappelons que l'orthographe française est très difficile et qu'elle nécessite beaucoup d'efforts et que le simple fait par exemple de coller au mur de sa chambre sur une grande feuille format poster les mots que l'on a étudiés en classe et les relire chaque jour à haute voix, peut déjà améliorer l'orthographe d'usage. Ainsi une ou deux minutes par jour peuvent suffire pour "automatiser" ce qui peut l'être. La contrainte, c'est la répétition mais elle est nécessaire. Autre technique efficace : associer les mots par le sens ex cabane, bicoque, maison, immeuble, chalet etc; puis couper les mots cab, bico, maiso, immeub, chal en les mettant en colonnes de 5 par exemple et les lire à haute voix en complétant ce qui manque.Ce n'est donc plus une lecture qui s'appuie sur le son mais sur le sens et l'orthographe, ce qui renforce non seulement la maîtrise du vocabulaire mais aussi l'orthographe elle-même. Mais dans tous les cas et en particulier pour les dyslexiques, cela réclame de la persévérance. Le principe étant peu mais souvent. Il est très facile de critiquer les "spécialistes" (orthophoniste, instituteur ou médecin) surtout quand on ne se donne jamais la peine de faire ce qu'ils disent.Et pour les membres de l'Education nationale, ce qu'ils disent est, rappelons-le, sans bénéfice financier à la clef. Mais il y a assez peu de monde à le comprendre et c'est bien dommage.


Gestion de classes et d'élèves difficiles
Gestion de classes et d'élèves difficiles
par Jean-claude Richoz
Edition : Broché

6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Excellent...mais exotique., 30 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Gestion de classes et d'élèves difficiles (Broché)
Excellent livre mais qui ne tient pas compte de l’organisation structurelle de l’indiscipline. Par exemple : passage automatique d’une classe à l’autre sans aucun accompagnement efficace, absentéisme majeure (plus de 2O demi journées) sans aucune mesure de rattrapage ou de compensation, dévalorisations des enseignements fondamentaux (Français, Math) par le jeu des options, la multiplicité des matières « égales en dignité » et des « explorations » (alors pourquoi n’ont-elles pas un horaire en conséquence ? Pourquoi attribuer le même coefficient à une matière qui réclame 4 heures et à une autre une seule heure ?) par les directives (« Faites passer le plus possible d’élèves en enseignement général « etc ; ou des orientations par défaut, « vous voulez aller vers tel bac pro, il n’y a plus de place mais en revanche…), par l’abrogation de la carte scolaire ( qui crée des ghettos puisqu’elle permet de sélectionner au moment de l’admission : premier choix, deuxième choix) et font de certains établissements des voitures balais où les élèves les plus en difficulté se retrouvent. Enfin, cet ouvrage parle de classe de 2O ou 26 élèves et non de 3O/35 voire plus ce qui nécessite un autre type de gestion et n’évoque pas le paradoxe français : une liberté pédagogique reconnue par la loi et des textes réglementaires qui empêchent de l’exercer pleinement même dans le respect des programmes ( standardisation contrainte des méthodes et des exercices). En revanche les techniques de « recadrage », le rôle de « la sanction » différente de la « punition », les caractéristiques de « l’autorité » sont parfaitement définies et expliquées. Un très bon livre mais un peu « exotique » car assez loin de la problématique française. Un professeur (sauf s’il se trouve dans un établissement d’excellence) doit faire face pour pratiquer correctement son métier non seulement aux élèves difficiles mais à une structure qui les maintient dans la difficulté pour ainsi dire involontairement et inconsciemment, par la coexistence de règles contradictoires.
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Le Rivage des Syrtes
Le Rivage des Syrtes
par Julien Gracq
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 sublime comme la banquise, 10 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Rivage des Syrtes (Broché)
C’est un roman très particulier parce qu’il ne correspond à aucun genre. Malgré son aspect de récit à la première personne, il ne nous permet pas d’entrer dans l’intimité d’une conscience. Le personnage n’est qu’une caisse de résonance. Ce n’est pas non plus un roman historique, tout y est vague, sans chronologie. Le temps est immobile et on s’y englue. Les descriptions avec leurs périodes à effet (souvent une chute en forme de point d’orgue) sont répétitives. On a l’impression d’avoir toujours le même paysage avec d’infimes variations comme chez Monet sauf que nous sommes plutôt dans une vision romantique à la Friedrich et pas du tout dans le surréalisme (pas d’humour noir ni de réelle étrangeté, quant à « l’onirisme »c’est celui d’ un agrégé de géographie) ni dans le baroque (pas de métamorphose ni d’instabilité). En réalité, c’est un roman inhumain et qui nie l’humain. L’émotion y est une sorte de pétrification assez grandiloquente de sentiments très primaires. Rien à voir avec Dostoievski par exemple. Les personnages sonnent faux et sont de purs prétextes à des dialogues qui rappellent le style ampoulé du Symbolisme. De la première à la dernière page, on est dans la pose et la luxuriance et si on y ajoute l’inhumanité, on est aussi dans une forme de « nouveau roman » qui nie le personnage nie l’action nie les attentes du lecteur mais le résultat, c’est un authentique chef d’œuvre d’une beauté froide et fatigante, du sublime (visuel, pas moral) à l’état pur qui vous fait dire : « Mince alors, comme c’est beau ! » et vous donne envie de lire Tchekhov ou Proust, je veux dire, des écrivains qui acceptent leur condition d’hommes.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 14, 2014 10:44 AM MEST


Pour un oui ou pour un non
Pour un oui ou pour un non
par Nathalie Sarraute
Edition : Poche

5.0 étoiles sur 5 de l'orfèvrerie néo-classique, 4 janvier 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Pour un oui ou pour un non (Poche)
Une pièce admirable avec une part d'absurde (la prétendue existence de tribunaux d'amitié qui autorisent ou non une rupture), dans une langue orale extrêmement travaillée et fluide (art des reprises, des suspensions,des phrases nominales, lexiques et syntaxes courants)avec des échappées lyriques (en particulier dans les images) mais qui ne semble pas appartenir au nouveau théâtre (genre Ionesco, Dubillard) beaucoup plus classique et épuré avec deux personnages aux caractères opposés et un conflit. Rien d'intellectuel, de complaisant,de "bizarre", de l'orfèvrerie. A rapprocher d'"Art" de Réza pour l'aspect règlement de compte à fleurets mouchetés. Un chef -d'oeuvre de concision( une heure de représentation) et d'efficacité pour ceux qui croient qu'un duel à mort ou pour rire( le spectateur reste dans l'incertitude) peut se passer d'insultes. Chapeau bas.


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