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The Biakko

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Racaille football club
Racaille football club
par Daniel Riolo
Edition : Broché
Prix : EUR 16,95

31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Court mais très complet., 2 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Racaille football club (Broché)
Daniel Riolo est journaliste sportif, chroniqueur sur la radio RMC.

En 200 pages, ce dernier parvient à expliquer avec brillo un phénomène nouveau et surprenant : le désintérêt général que suscite l'Equipe de France de foot.
Pour cela il analyse en profondeur plusieurs phénomènes survenus depuis ce fameux soir du 12 juillet 1998 : la mystification de la France Black Blanc Beur bien éloignée de la réalité, le fiasco de Knysna, l'affaire des quotas, l'enfoncement de gamins paumés dans un monde d'argent dépourvu de valeurs, la montée de l'Islam dans le milieu qui incite les joueurs à demander des repas 100% hallal ou à prendre leur douche en short (si ! si!), des formateurs désemparés qui se renvoient la responsabilité de l'éducation, les responsables de l'INF qui ont pendant des années ciblé des joueurs d'origine africaine juste parce qu'il est bien connu qu'ils sont généralement plus costauds en grandissant, le problème des agents peu scrupuleux et de leurs méthodes douteuses... Tout y passe dans ce livre. Ne vous y méprenez pas, il ne s'agit pas d'un banal bouquin sur "les riches footeux qui viennent de banlieue". Daniel Riolo tente vraiment d'expliquer point par point comment les choses ont changé depuis 1998.

Cet ouvrage comporte son lot d'anecdotes sur des joueurs tel que Samir Nasri, Karim Benzéma, Hatem Ben Arfa, Nicolas Anelka ou Franck Ribéry. D'autres acteurs du monde du sport viennent apporter leurs témoignages très crus, parfois de façon anonyme. J'ai en particulier relevé un passage où un entraîneur évoque avec amertume la différence flagrante d'éducation entre les jeunes des centres de formation anglais et français.

Pour autant l'auteur aurait pu pousser plus loin certaines comparaisons. Il n'est par exemple jamais fait allusion à des joueurs comme David Beckham qui, bien que richissime, n'a jamais développé la moindre culture racaille et a toujours géré sa carrière et son argent comme un homme d'affaires avisé.
Si bien qu'à la fin de cet ouvrage, on se demande si la génération actuelle de footballeurs français n'est pas le simple reflet d'une société française qui ne sait plus éduquer, qui ne sait plus réunir, qui se désintéresse de tout...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2013 12:39 AM MEST


Sisco - tome 6 - Négociations en 9 mm
Sisco - tome 6 - Négociations en 9 mm
par Filippo Rizzu
Edition : Album
Prix : EUR 12,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un scénario qui ne décolle pas..., 12 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sisco - tome 6 - Négociations en 9 mm (Album)
New-York. Sisco, garde du corps du Président français, a vu sa soeur enlevée par un gang mafieux albanais. Il se retrouve ainsi au milieu d'un engrenage politique opaque. Avec ses méthodes plutôt musclées, il va tenter de résoudre lui-même cette affaire. Mais comment procéder lorsqu'il est supposé se cantonner à sa mission ?

Autant vous prévenir tout de suite, si vous vous attendiez à une poursuite du scénario entrevu dans le précédent tome, vous serez déçu. Les thèmes évoqués (les scandales dans les relations avec les états mafieux, le chantage politique...) qui pourtant étaient intéressants, passent ici directement à la trappe. L'intrigue se résume à "Recherche d'informations-Dézinguage-Conséquences fâcheuses-Recherche d'informations-Dézinguage-Conséquences fâcheuses" etc... Ca rappelle de mauvais films hollywoodiens. La fin en apothéose ne rattrape pas l'absence de fond de cet album.

Si bien qu'après ce 6ème tome, on a toujours du mal à cerner le personnage : barbouze sadique dans les tomes 1&2, garde du corps intègre et professionnel jusqu'au bout dans les tomes 3&4, héros au grand coeur dans les tomes 5&6... On s'y perd un peu.

Rien à redire en revanche sur le dessin : du grand art. Des traits réalistes, un souci du détail hallucinant et des couleurs bien retranscrites. On regrettera peut-être le manque de variétés dans les expressions faciales.

En espérant que les prochains tomes auront des scénarios un peu plus poussés.


Une petite tentation
Une petite tentation
par Grelin
Edition : Cartonné
Prix : EUR 23,45

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une petite lecture savoureuse, 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une petite tentation (Cartonné)
Calista est une jeune fille de 17 ans comme beaucoup d'autres de sa génération : très jolie, fauchée, un peu paumée, plutôt réservée, sans vrai but dans la vie, qui enchaîne les petits boulots et les galères... Elle garde parfois Emma, la fille de Jean et Inès, un couple de quadragénaires plutôt aisés. Emerveillée par leur niveau de vie, Calista réalise qu'elle prendrait bien la place de la femme de Jean, type séduisant et ayant une bonne situation. Avec sa meilleure amie Anna, jeune fille bohème et plus délurée, les deux complices se lancent un défi : séduire Jean et gagner ainsi 20 ans sur le "parcours normal". Mais ce qui partait au début pour un jeu risque de devenir dangereux : jusqu'où seront-elles prêtes à aller, quels stratagèmes useront-elles pour soumettre leur cible à la tentation ?

Cet album imposant (150 pages) est en fait une réedition du titre "Le sourire de la baby-sitter", publié il y a quelques années aux Editions Soleil, et dont le deuxième album n'était jamais paru. On a ainsi une histoire complète en plusieurs chapitres, remaniée graphiquement et complétée par rapport à l'original. Les dessins empruntent plusieurs aspects du style manga et du genre "blogs BD", ce qui n'est pas déplaisant.
Une tension érotique palpable jalonne ce roman graphique, le rendant ainsi très original. Les dialogues sont assez "crus" et réalistes. Quelques réflexions philosophiques jalonnent même le récit. L'histoire amène ainsi à réflechir sur des thèmes importants tels que l'amitié, l'amour, l'adultère, la séduction, la vie de couple... Et plus généralement sur cette jeunesse un peu dépourvue de repères par rapport a ses aînés : la notion de couple, de famille qui perd de sa valeur, la recherche égoîste du bonheur, le manque de sérénité quant à l'avenir...
Alors pourquoi seulement 4 étoiles ? Tout simplement parce que justement on tenait là un sujet passionnant, dans un album qu'on dévore vite, trop vite. Si bien qu'on est déçu quand on le referme en se disant qu'il n'y en aura plus. Le scénario appelait à être davantage développé, à aller plus au fond des personnages, à faire monter plus lentement et plus haut cette tension érotique qui jalonne tout l'album. En clair, il aurait fallu une histoire plus longue. l'histoire s'y prêtait bien.
Aussi, à la fin de cet album on peut se dire : "Calista n'est-elle pas la petite amie que l'on rêverait tous d'avoir ?"


Espana la vida
Espana la vida
par Vaccaro
Edition : Cartonné
Prix : EUR 25,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une plongée dans la Guerre Civile espagnole, 27 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Espana la vida (Cartonné)
Paris, 1937. Jean-Léonard est le fils unique d'une grande famille bourgeoise. Mais il n'est pas de ce monde. Militant de gauche, il n'a en tête que la guerre civile qui fait rage en Espagne. Envoûté par les écrits de Victor Serge, et suite à sa rencontre avec ce dernier, il prend enfin sa décision : il va rejoindre par ses propres moyens l'Espagne pour combattre les Franquistes aux côtés des Républicains.
Après un long périple semé d'embûches, il parvient en Aragon, où il intègre la fameuse colonne Durutti. Auprès d'autres volontaires de tous horizons, chacun se joignant à ce conflit pour ses propres raisons, Jean-Léonard découvrira les horreurs de la guerre, mais aussi les grandes phases de la vie : l'amitié, la cruauté, le partage, la pitié, la trahison, la mort, et même l'amour...

Cette fiction historique nous fait découvrir un aspect aussi passionnant que méconnu de la Guerre Civile espagnole, qui opposa de 1936 à 1939 les nationalistes de Franco et leurs alliés (l'Italie, le Reich) au camp républicain, composé de l'Armée Populaire, des milices confédérales, des indépendantistes ainsi que des Brigades Internationales, composées de milliers de volontaires étrangers venus du monde entier. Communistes, socialistes, anarchistes ou anti-fascistes, tous avaient des raisons très diverses de participer à ce conflit. Mais ils combattirent tous ensemble. Le sort qui les attendait était souvent peu enviable, leur camp manquant de moyens et d'équipement.
Mais à la lecture de cet ouvrage, on peut être déçu : malgré des textes de qualité, le scénario manque d'ambition et ne nous fait découvrir qu'une fraction de ce conflit à travers un personnage unique. Le dessin fait au fusain, s'il est original, ne retranscrit pas très bien les émotions et la dramaturgie qu'inspirent l'histoire. La fin est de plus totalement ratée et nous laisse pantois d'incompréhension. Vraiment dommage, mais il manque clairement quelque chose.

A lire si vous êtes passionné par cette partie de l'Histoire du XXème siècle.


Le train des orphelins, Tome 2 : Harvey
Le train des orphelins, Tome 2 : Harvey
par Xavier Fourquemin
Edition : Album
Prix : EUR 13,90

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Inspiré de faits réels, 8 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le train des orphelins, Tome 2 : Harvey (Album)
Aux Etats-Unis, entre 1859 et 1923, environ 250.000 enfants des rues de New York et d'autres villes de la côte Est furent coupés de leur milieu d'origine, et envoyés en train vers l'Ouest pour être adoptés par des familles rurales. L'objectif était double : sortir ces enfants d'un milieu dangereux qui aurait pu les conduire à la délinquance, mais aussi fournir une main-d'oeuvre gratuite (notamment dans les fermes et les mines) dans les villes de l'Ouest en plein essor économique. Ce programme s'appelait l'"Orpĥan Train Movement". Ce chapitre particulièrement sombre de l'histoire américaine est souvent occulté. On estime pourtant à 2 millions les descendants de ces enfants déracinés, sans famille ni histoire...

New-York, 1920. Jim et son petit frère Joey sont deux enfants en bas âge, placés en orphelinat par leur père pauvre, ne pouvant s'occuper d'eux. Désignés pour faire partie du prochain "Train des orphelins", ils embarquent tous deux en gare de New-York... pour un voyage dont ils ignorent jusqu'à la destination. Mais à peine embarqué, Jim ne songe qu'à une chose : s'échapper avec son frère et retrouver leur père. Mais le train s'éloigne inexorablement de la ville, vers l'Ouest inconnu...

Ces deux premiers tomes respirent la qualité. Un scénario passionnant et bien documenté, des textes réalistes. On a là une fiction historique de très bonne qualité. Grâce à la "marque de fabrique" de la maison d'éditions Grand Angle, on voit défiler au fil des pages et des dialogues une cohorte de sentiments dans un pur style cinématographique : la fraternité, l'amitié, le déracinement, la solitude, la trahison, la cruauté, les destins qui basculent en quelques secondes... Certains passages pourront même vous humidifier les yeux.
Pour autant, on peut être un peu déçu et regretter que les auteurs n'aient justement pas voulu davantage verser dans le drame, alors que le scénario s'y prêtait bien. On aurait pu alors avoir une oeuvre unique mêlant histoire, dramaturgie et mélancolie profonde.
De même le dessin, même s'il est de qualité, ne paraît pas toujours adapté à l'histoire. Des traits plus réalistes, un peu moins fantaisistes, auraient pu rajouter une tonalité dramatique au contexte.

Mais si vous êtes fan de la BD historique, je recommande cette série sans aucune réserve. En espérant que les deux prochains tomes apportent de bonnes choses.


Jour J T12 - Le lion d'Egypte
Jour J T12 - Le lion d'Egypte
par Fred Duval
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,50

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un des meilleurs tomes de la série, 23 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Jour J T12 - Le lion d'Egypte (Cartonné)
1503 : Les Mamelouks egyptiens, en guerre avec l'Empire Ottoman depuis deux décennies, parviennent contre toute attente à prendre la ville portuaire de Smyrne. Des machines de guerre encore jamais vues auraient été utilisées. Comment les Mamelouks, ces guerriers fiers ne combattant qu'à l'épée, en sont-ils arrivés à utiliser ces machines ? Et d'où viennent-elles ?
Au Vatican, le Pape Rodrigo Borgia s'inquiète : l'apparition de ces machines serait-elle liée à la fuite de Leonard De Vinci hors de Rome ?
A Alexandrie, Tuman Beg, le commandant mamelouk de la Garde Noire qui utilise les machines, est en facheuse posture malgré la victoire de Smyrne : "l'ingénieur", celui qui est l'inventeur de ces fabuleux engins, est de plus en plus exigeant et ses caprices sont chaque jour plus nombreux. Tuman possède de plus des ennemis dans son prore camp, des officiers mamelouks l'accusant d'utiliser des "machines impies". Saura-t-il convaincre ses supérieurs d'utiliser ces engins pour prendre la ville d'Alep ?

Pour moi ce tome 12 est clairement un des meilleurs cette série, avec le diptyque "Septembre Rouge/Octobre Noir". Tout d'abord parce qu'il remonte bien plus loin dans le temps, à savoir à l'époque de la Renaissance. De plus il présente le personnage de Vinci sous un aspect plus "sombre" que l'image irréprochable qui lui est habituellement prêtée. Ensuite, pour un "one-shot" (histoire en un seul tome), il présente un scénario de qualité avec de bonnes références historiques. Les textes sont de qualité et sont ainsi très agréables à lire. L'intrigue est bien tortueuse et s'imbrique à merveille dans le contexte de l'époque.

On notera toutefois quelques défauts, à commencer par un dessin pas exempt de tout reproche. Quelques approximations historiques peuvent être trouvées dans cet album. Par exemple, en 1498, De Vinci n'habitait pas Rome et n'était pas au service des Borgia. A cette époque, il vivait à Milan sous la protection des Sforza.

En espérant que cette série assez inégale continue de livrer des albums de cette qualité !


Opk, Tome 2 : Hard-core
Opk, Tome 2 : Hard-core
par Pat Ryu
Edition : Album
Prix : EUR 13,90

4.0 étoiles sur 5 Un mix original entre le manga et la BD européenne, 23 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Opk, Tome 2 : Hard-core (Album)
L'enquête de Mark Marsten se poursuit. Une série de meurtres obscurs autour d'un jeu vidéo en ligne emmène l'agent d'Interpol de Shanghaï à l'Italie, en passant par la Roumanie. Les assassinats se poursuivent, de plus en plus violents, de plus en plus nombreux. Mark commence à comprendre que ces motifs apparemment stupides (des joueurs se faisant tuer leur personnage de jeu online) pourraient cacher une autre raison, avec de plus gros enjeux à la clé.

Le gros point fort de cette série est sa façon de mêler avec brio des éléments du style manga (design des personnages et des décors, scènes d'actions) avec celles de la BD européenne (scénario, humanisation des personnages, réalisme). Sous la plume particulièrement tranchante de Matz (Le Tueur), les textes sont de qualité. Percutants, ils rendent les dialogues agréables à lire.
Le scénario n'est pas en reste, exploitant de façon originale le phénomène du business des jeux en ligne : les joueurs achetant (parfois très chers) des objets pour leurs avatars, les personnes qui profitent de ce business pour exploiter des gens en les faisant jouer nuit et jour derrière un écran, ceux qui passent leur vie sur ces jeux (les "no-life")...

On regrettera toutefois quelques points. Niveau dessin, la colorisation vraiment trop fade qui gâche des traits pourtant remarquables. Niveau scénario, l'aspect somme toute un peu "gentillet" de la trame : l'auteur aurait pu davantage rentrer dans le sordide, le trash, voir le gore. Le sujet s'y prêtait bien et aurait pu rendre cette série unique en son genre.

Espérons que le 3ème et dernier tome apportera une bonne conclusion !


La Guerre des Amants - Tome 01 : Rouge Révolution
La Guerre des Amants - Tome 01 : Rouge Révolution
par Jack Manini
Edition : Cartonné
Prix : EUR 13,90

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Art. Passion. Révolution, 9 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Guerre des Amants - Tome 01 : Rouge Révolution (Cartonné)
Elle s'appelle Natalia, lui Walter. Elle est russe, il est américain. Ils se rencontrent au coeur de la Révolution russe de 1917.
Tous deux sont étudiants en art. Tous deux croient au soviétisme et à l'évolution par la culture. De cette rencontre ne pouvait naître qu'une passion immédiate.

Bien que rattrapés par la dure réalité d'une Russie ravagée, misérable, les deux amants restent illuminés par leurs rêves d'art parfait et de paix entre les peuples.
Choisis pour aller enseigner la culture aux peuples les plus reculés de Russie, ils embarquent à bord du train "L'Etoile Rouge", composé exclusivement d'artistes, à destination de la campagne soviétique.

Un voyage dont ils ne reviendront pas indemnes...

Amis fans de la fiction historique, bonsoir ! Cette série annoncée en 3 tomes s'apprête à nous faire découvrir l'histoire de l'Europe pendant la première moitié du XXème siècle sous l'angle de l'art. Une idée aussi originale qu'intéressante. Les passionnés d'art et d'histoire seront comblés.
On tient avec ce premier tome une plongée remarquable et sans concession dans la Russie du début du XXème siècle. Préparez-vous à être choqué par cette retranscription si noire et pourtant si fidèle !

Le dessin est parfaitement adapté à l'histoire. On regrettera juste des textes qui manquent de tranchant et un manque de charisme chez les personnages. De même la succession de termes artistiques fera que les béotiens du genre seront un peu perdus.
En espérant que les prochains tomes corrigeront cela.


La France Orange Mécanique
La France Orange Mécanique
par Laurent Obertone
Edition : Broché
Prix : EUR 18,00

42 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Suicide médiatique, 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La France Orange Mécanique (Broché)
Oui, c'est bien d'un suicide médiatique dont il est question ici.

Quand on ose dire la vérité qui dérange en France, il ne faut pas s'attendre à recevoir des fleurs, mais plutôt une pelleté d'excréments.
Laurent Obertone n'a pas échappé à cette règle. Peu après la sortie de cette ouvrage, beaucoup de médias lui sont tombés dessus.
Passages d'émissions tronqués, ouvrage "oublié" dans les classements des meilleurs ventes, invités agressifs tous issus du même bord politique, podcasts supprimés... Laurent Obertone aura tout eu, mais a résisté.
Mediapart, Canal+ et France Inter pour ne citer qu'eux se sont attaqués à sa personne, ont voulu détruire son ouvrage sans jamais réussir à contester sérieusement son contenu. Cela a donné lieu à un florilège de répliques du type "La délinquance n'existe pas. Ce sont les gens qui sont moins tolérants" (si ! si !), ou encore ‎"La réitération de certains actes délinquants doit être considérée comme faisant partie intégrante du processus de sortie de délinquance et traitée en conséquence". Voilà où nous en sommes aujourd'hui.

Bref, vous l'aurez compris, cet ouvrage est un indispensable. Encore plus subversif que n'importe quel ouvrage d'Eric Zemmour ou Robert Ménard. Alors que Laurent Obertone ne fait que s'appuyer sur des chiffres incontestables et des faits vérifiés. Un autre gros point fort de ce livre : l'auteur cite systématiquement ses sources ! Aucune escroquerie possible.
Une liste exhaustive de faits horribles est dressée. L'analyse de l'auteur est implacable. Tout y passe : la banalisation de la violence, l'omerta médiatique à ce sujet, la complicité candide criminelle de la justice française, l'impuissance de la police soumise à un système réduisant les victimes à un simple statut de numéros, la récidive toujours plus importante du fait du laxisme général, rien n'échappe à l'analyse pragmatique de l'auteur.
Cela donne lieu à quelques citations remarquables de lucidité sur lesquelles chacun devrait réfléchir. J'ai en particulier relevé :
- "Plus on est progressiste, moins on tolère l'adversité. Et la contrariété"
- "Le concept de réinsertion n'a aucun sens. Si la punition est réelle, le criminel ne trouve dans la récidive aucun avantage"
- "Les droits de l'Homme sont le bible de la compétition morale. Tout le monde en parle sans avoir la moindre idée de ce qu'ils sont"
- "La vie est une sélection permanente, impitoyable. Tout ce qui est stable ne l'est pas par hasard"

Pour autant cet ouvrage n'est pas exempt de reproches. On notera notamment un style un peu léger, parfois peu journalistique (entendez "objectif") et surtout un manque de solutions et de propositions concrètes. Les solutions envisagées par l'auteur ne sont évoquées qu'à demi-mot, alors que pour un ouvrage vraiment complet, il aurait fallu les analyser plus en détail. Le rétablissement de la peine de mort, la remise en cause de l'immigration de masse et la réforme de la justice sont des sujets qui auraient mérité des chapitres dédiés dans ce livre.

C'est pourquoi en complément de ce livre, je recommande l'ouvrage "Immigration, Intégration : le langage de vérité" de Malika Sorel, qui analyse sans tabou le phénomène de la sur-représentation des populations immigrées parmi les délinquants et les criminels, ainsi que les absurdes politiques d'intégration vouées à l'échec menées par les gouvernements successifs.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 25, 2013 12:38 AM MEST


Le roi des mouches, Tome 3 :
Le roi des mouches, Tome 3 :
par Michel Pirus
Edition : Broché
Prix : EUR 19,50

8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La brillante conclusion d'une sombre série., 28 janvier 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le roi des mouches, Tome 3 : (Broché)
Le Roi des Mouches ne se résume pas. Il se vit.
C'est pourquoi, en hommage à ce chef d'oeuvre moderne, je vais faire ma critique dans le style narratif caractéristique de Pirus.

"Après le rouge et le jaune, voilà que c'est le bleu qu'on nous jette à la face en guise de couverture. Mais ces couleurs de néons usés ne peuvent pas moins retranscrire ce qui se cache derrière, à savoir les vraies couleurs de la vie : du noir avec des teintes de marron. Uniquement.
Aspergées de couleurs flashys, les cases défilent, virevoltent, planent comme des confettis au carnaval de l'enfer. Ordre et ligne narrative passent ici à la cuvette. Les histoires courtes se succèdent et s'assemblent. Tels les étrons d'une même bouse.
Côté psychologie, Blondin continue sa quête du néant. Défilés de nanas, de drogues dures, des tarés et des ennuis qui vont avec. C'est comme en grande surface : t'achètes par paquet ou rien du tout. Mais à coups de reins dans ces dames et à coups de semelle sur la pédale de sa BM, Blondin se verrait bien changer. Passer du statut de toxico à celui de gigolo, c'était pourtant pas mal, déjà. Evolution sociale qu'on appelle ça. Mais il a toujours la petite Karine dans la peau. Autant dire dans son dard. Bad trips et lendemains difficiles en perspective.
Pour voir le bout de ce tunnel rectal, il vous faudra venir à bout des 64 pages. 64, comme le nombre de positions dans le Kama Sutra. Coïncidence me direz-vous ? Mon oeil. A défaut d'autre chose. Au fait vous saviez que les échecs se jouaient sur 64 cases ? Hasard là aussi ? Ouais c'est ça. Pour mieux nous rappeler que la vie est un jeu, oui. Et le plus terrible de tous parce que ceux qui passent l'arme à gauche ne se rendent même pas compte qu'ils ont perdu.
Allez, sourire suivant."

Vous l'aurez compris, ce 3ème tome est dans la directe lignée des précédents. Un véritable roman noir graphique aux textes teintés de cynisme. Un plaisir pour les yeux. Si vous trouvez l'univers de la bande dessinée trop édulcoré, cette série est faite pour vous. Le style très américanisé du trait et du récit pourra en rebuter certains, mais passez outre. On tient là un OVNI dans le domaine du roman graphique.
Amis nihilistes et amoureux de la dramaturgie contemporaine nuancée d'humour noir, inclinez-vous devant le Roi des Mouches !
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Jan 31, 2013 11:32 AM CET


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