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Contenu rédigé par Sylvie Sagnes
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Commentaires écrits par
Sylvie Sagnes

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Babybatch
Babybatch
par Isabelle Coudrier
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Est-ce que, tant qu’à faire, il ne valait mieux pas être complètement timbrée ?", 21 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Babybatch (Broché)
Quel plaisir de retrouver la prose tout à fait particulière d’Isabelle Coudrier ! Elle nous invite, dans ce troisième roman, à faire la connaissance de Dominique, quinze ans, qui a comme caractéristique – entre autres – d’être fan de Bénédict Cumberbatch. Nous sommes en 2014, ça fait trois ans qu’elle l’a découvert lors d’une rediffusion de Sherlock, et sa passion pour cet acteur s’épanouit lentement, mais sûrement.
Tout est légèrement décalé et dans le même temps d’une véracité parfaite, jusqu’aux plus infimes détails, et tout est raconté dans une très jolie langue qui fait la part belle à de délicieux subjonctifs sans que jamais rien de prétentieux ou de daté n’interfère.


Une pluie sans fin
Une pluie sans fin
par Michael FARRIS SMITH
Edition : Broché
Prix : EUR 20,00

4.0 étoiles sur 5 Ca se passe comme je veux ou ça se passe mal., 31 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Une pluie sans fin (Broché)
En quatre parties bien distinctes « Une pluie sans fin » se rèvèle bien plus qu’un simple roman postapocalyptique. Il en contient tous les éléments effrayants et l’aridité inhérente à la notion de survie, mais dans les réminiscences du héros se tiennent des subsides d’humanité transcendées par exemple par l’analyse que faisait son épouse du roman « La Mort à Venise » de Thomas Mann. Il y a quelque chose du western dans tout ça, tous les codes en sont là également, et les scènes d’action, lestées par le poids de l’humidité constante n’en sont pas le moins du monde alourdies. On suit le tout de ligne en ligne, le coeur s’accrochant presque à notre insu à quelques figures qui émergent, pour le terminer – signe qui ne trompe jamais – en faisant reposer longuement notre main sur le livre refermé, en communion totale avec la belle Mariposa.


Le Théâtre de Sabbath
Le Théâtre de Sabbath
par Philip Roth
Edition : Poche
Prix : EUR 11,90

5.0 étoiles sur 5 Grand roman, 4 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Théâtre de Sabbath (Poche)
Quand on l’interroge sur les romans qu’il préfère dans ceux qu’il a écrit, Philip Roth ne donne pas souvent la même réponse, mais parmi ses élus se trouve invariablement « Sabbath’s Theater » – même s’il précise parfois que c’est parce que beaucoup de gens l’ont détesté (National Book Award 1995 malgré tout). Pour ma part, je le tiens pour un des plus grands romans que j’aie eu l’occasion de lire.
Avec une plume d’une grande clarté (et ce n’est pas toujours le cas chez Roth !), il exhume des profondeurs d’un personnage déplaisant au possible tout ce qui constitue un être humain : ses joies (les immenses et les minuscules), ses trahisons (avec majuscule et/ou les petites lâchetés), ses dévotions, erreurs, manquements – en montrant un pathétique obsédé sexuel Roth parvient à nous faire ressentir sa dignité, c’est dingue quand même, non ?

Je ne saurais mieux dire que Joël Bécam : « Cependant, si vous êtes un lecteur de bonne foi, une autre chose est également probable : vous en saurez un peu plus sur votre propre vie, si éloignée soit-elle de celle de notre héros, et peut-être même que vous en sortirez grandi ? en tout cas, vous en aurez l’impression, et c’est bien suffisant. »


Relire
Relire
par Murat Laure
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "En relisant, on comprend de mieux en mieux à quel point on ne comprend pas. », 19 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Relire (Broché)
« Lâcher un livre en cours, même déjà lu, laisse toujours un goût de défaite. On se sent comme pris en défaut, pas tout à fait à la hauteur. »

Laure Murat signe ici une enquête passionnante au pays de la relecture : elle a envoyé un questionnaire très précis (qui figure en annexe pour qui désirerait s’y plier) à quelques deux cent personnes pour qui la lecture est un travail (auteurs, acteurs, éditeurs, profs, libraires bien sûr !, etc.) et après une présentation (pourquoi, comment) de son travail entre dans le vif du sujet : « Rien n’est plus intime, pour qui consacre sa vie à la littérature, que de parler de la lecture et, a fortiori, de la relecture, comme si celle-ci constituait une révélation au carré. » Pourquoi relit-on (ou ne relit-on pas) ? Qui ? Quand ? Tout est évoqué dans une première partie synthèse.

« Les chiffres, d’abord.
Auteurs cités : Hommes 93 % Femmes 7 %
Sur 125 auteurs cités au total, 9 femmes seulement (soit 7 %) et aucune vivante (Jane Austen, Agatha Cristie, Colette, Marguerite Duras, P.D. James, Madame de la Fayette, Christiane Rochefort, Laura Ingalls Wilder, Virginia Woolf). C’est peu. A fortiori lorsqu’on sait qu’aucun homme n’a cité de femmes, à l’exception de René de Ceccatty, écrivain, critique, traducteur et relecteur assidu de L’amant de Marguerite Duras. »

Et c’est vraiment intéressant. Puis vient le temps d’une poignée de questionnaires remplis par différentes personnalités, et là, c’est du petit lait. Souvent très drôles (parfois involontairement), les intervenants nous offrent de très jolis moments hors du temps, on aimerait pourvoir poursuivre la discussion encore et encore. A mon sens un livre indispensable à tout grand lecteur (même – et peut-être surtout – s’il n’est pas relecteur…)

Mention spéciale à la façon de prendre congé de Stéphane Audeguy :)

« Après une entrevue dans un café parisien, hésitant entre faire un entretien et répondre au questionnaire, (…) a décidé de m’envoyer cette lettre, que je reproduis verbatim. »
(…)
Toute fin de la lettre :
« Vous aurez compris, je pense, que je ne me considère ni comme un lecteur ni comme un écrivain, cette dernière étiquette ne m’ayant jamais convenu ni correspondu. Il m’arrive d’écrire des livres, il m’arrive d’en lire; il m’arrive bien d’autres choses qui me sont aussi chères, mais ni plus ni moins. Je crois que je vais essayer de relire mes livres, un de ces jours, comme toujours : pour voir. Nous en parlerons peut-être. Ou pas.
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite, car le sujet le requiert, une belle enquête et un beau livre; et naturellement d’être follement aimée.
Stéphane Audeguy »

Ainsi qu’aux merveilleuses réponses de Philippe Forest :
« Relisez-vous parce que vous avez oublié un livre, ou parce que vous vous en souvenez ?
Parce que je me rappelle l’avoir oublié. »

« Je suis convaincu que la littérature a pour visée essentielle l’impossible et qu’en ce sens elle nous fait éprouver le vertige de l’incompréhensible. Du coup, en relisant, on comprend de mieux en mieux à quel point on ne comprend pas. »


Bonus
Bonus
par Laurent Chalumeau
Edition : Poche
Prix : EUR 9,65

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tous à fond, 18 juillet 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bonus (Poche)
Fabrice vient de passer trois ans en prison à Tours : détournements de fonds dans le syndic où il travaillait, première condamnation et paf, trois ans fermes. Pas de bol, le juge était franc-mac, comme son patron, pense-t-il. Trois années à faire semblant, à se surveiller en permanence, les attitudes, les gestes, ne surtout rien montrer de son homosexualité, ça ne pardonne pas en prison. Là, libre, il vient de débarquer chez sa (demi) soeur sur la côte d’Azur. Sympa, elle le loge et lui a même déniché un petit job (représentant en auto-bronzant), et son mari est accueillant lui aussi (peut-être un petit trop mignon pour son bien mais…). Ce beau-frère a un métier peu banal, il fait du BTP accro, tous les chantiers où ces types bossent au mépris du vertige perchés très haut. Par hasard, il va tomber sur une possible arnaque et ils vont s’y mettre en famille… Un ex-PDG au compte en banque bien rempli plongé dans une procédure judiciaire où il risque gros : vont s’y trouver mêlés une avocate stagiaire, un garde du corps, un ancien prof de littérature anglaise et nos trois zozos. Ca déménage ! Pour une première rencontre avec l’univers de Laurent Chalumeau c’est une très bonne surprise, la plume est super entraînante et d’une légèreté inattendue (dans le bon sens du terme !); je craignais quelque chose d’un peu San Antonio ou du moins chargé en argot etc. et pas du tout ! L’univers des français moyens (très moyens, comme dit la 4° de couv) est représenté par quelques ellipses grammaticales (mais rien de méchant, au contraire, c’est plutôt drôle) et l’ambiance est très pince-sans-rire. On n’est ni dans la farce ni dans l’absurde, mais à l’inverse dans une intrigue très sérieusement menée (avec des univers très référencés qui se croisent), en compagnie de personnages parfaitement crédibles et intéressants, et les péripéties s’enchaînent à un rythme soutenu. C’est hyper drôle parce qu’ils sont tous à fond dedans, et que le lecteur ne peut pas s’empêcher de le lire ainsi, au premier degré – pour aussitôt éclater de rire mentalement devant sa propre crédulité. Beaucoup aimé.


Dans son ombre
Dans son ombre
par Gerald SEYMOUR
Edition : Broché
Prix : EUR 23,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très grand niveau, 29 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dans son ombre (Broché)
Il est un caïd régnant sur Londres sans conteste : le groupe des douanes qui patiemment pendant trois ans l’étudiait à la loupe et avait enfin trouvé de quoi l’inculper explose en vol – il est plus fort qu’eux. Mais le petit gars chargé de l’archivage résiste, en dépit de tout; obsédé maladivement par cet homme dont il a consigné le plus infime détail pendant des années, il accepte de partir sur ses traces en Bosnie. « Mister », comme aime à se faire appeler ce Tony Soprano reptilien, y part conclure un contrat international, agrandir son empire, étendre son pouvoir – mais il n’a aucune idée de l’endroit où il met les pieds. Les Balkans ne sont pas l’Angleterre, il n’y est pas connu, et quand bien même : les règles ne sont pas les mêmes…

Un formidable polar qui saisit son lecteur dès les premiers instants, en alternant la vie d’une petite vallée pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine et l’histoire de Mister. L’accent est mis sur le côté psychologique, ça fonctionne au petit poil et on s’achemine lentement vers un final immensément prenant, une sorte de western où toutes les petites parties de la mosaïque s’assemblent et on vibre, on vibre ! Rarement l’empathie du lecteur n’aura été autant mobilisée : impossible de rester froid devant ce qu’on lit.


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