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Agnes5 "agnes5" (France)

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On ne badine pas avec l'amour
On ne badine pas avec l'amour
par Alfred MUSSET (de)
Edition : Poche
Prix : EUR 1,55

9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'orgueil et ses ravages, 13 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : On ne badine pas avec l'amour (Poche)
Après ses études, le jeune Perdican retourne chez son baron de père pour y épouser sa jeune cousine Camille. Mais les retrouvailles sont pour le moins glaciales : Camille, qui revient du couvent où elle a reçu une éducation pieuse et austère prônant le retrait du monde et le rejet des passions amoureuses, refuse sèchement l'amour de son cousin.
Celui-ci, piqué dans sa fierté, séduit alors une jeune bergère, Rosette, la soeur de lait de Camille, provoquant alors l'orgueilleuse jalousie de Camille qui, jusqu'au bout, tentera de contenir ses élans passionnés par crainte de souffrir.
Autour de cette intrigue, se croisent des personnages éminemment sentimentaux (le trio Perdican/Camille/Rosette propose trois attitudes, trois visions de l'amour) dont le langage lyrique, proche de celui des héros de tragédie, est contrebalancé par les propos comiques voire cocasses des personnages secondaires (la baron, Maître Blazius, Maître Bridaine et Dame Puche).
Une tonalité en contraste donc, oscillant entre légèreté et gravité, balançant le spectateur entre rire et pitié, pour une pièce qui reste foncièrement romantique et dont il faut souligner la richesse et la précision du vocabulaire malgré une intrigue assez simple, somme toute, concentrée sur trois jours autour desquels le destin de trois protagonistes bascule.
Restent des répliques savoureuses, notamment dans la scène d'affrontement des deux amoureux (la tirade de Pedrican est la plus célèbre) mais entre jalousie, dépit, indifférence feinte, mensonges et tromperies, l'orgueil des deux cousins aura finalement raison de leur bonheur car... on ne badine pas avec l'amour.


Un sur deux
Un sur deux
par Steve Mosby
Edition : Poche
Prix : EUR 7,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Jusqu'à quel point tu m'aimes ? Un petit jeu sur l'amour..., 11 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Un sur deux (Poche)
Pour son premier jour de travail, au début de l'hiver, l'inspecteur Mark Nelson, titulaire d'un doctorat en psychologie et spécialisé dans la conduite d'interrogatoires, rejoint l'équipe du célèbre John Mercer, lequel vient de reprendre son service après deux ans d'une sévère dépression, et se trouve confronté à une affaire d'homicide particutièrement éprouvante qui semble plonger l'équipe dans un malaise sensible.
Le mode opératoire du tueur s'apparente plus ou moins à celui d'un serial killer singulièrement pervers qui, après l'avoir longuement et patiemment espionné, séquestre un couple et le torture toute la nuit durant, jusqu'à ce que l'un choisisse ou de mourir pour sauver celui ou celle qu'il aime, ou de condamner sa moitié pour survivre. Un sur deux donc restera vivant au lever du jour.
Habilement écrit sous forme de courts chapitres épousant tour à tour le point de vue de tel ou tel personnage, complètant leur histoire et leur portrait respectif au fur et à mesure, par petites touches savamment introduites pour brouiller ou orienter le lecteur (il faut noter le parallèle intéressant entre le passé tourmenté du héros, Mark et le choix terrible qu'impose le tueur à ses victimes), le livre de Steve Mosby se lit d'autant plus facilement qu'on se laisse littéralement happer dans la toile maléfique de ce tueur pour le moins...diabolique.
L'histoire se déroule sur vingt-quatre heures autour de l'enlèvement du couple Jodie/Scott et tout, jusqu'à l'intitulé des chapitres, confère à accroître la tension dramatique et psychologique mise en place par l'écrivain.
Steve Mosby maitrise son art : tous les ressorts du thriller sont utilisés et traités de manière vraiment efficace (identités trompeuses, rebondissements, jeu du chat et de la souris avec les enquêteurs, avec une mention spéciale pour la battue dans la forêt sous tempête de neige...tout simplement terrifiante) et justement, à force de tenir le lecteur à ce point en haleine, il arrive à l'impliquer parfaitement dans l'enquête : on suit cette course contre la montre infernale avec les enquêteurs, on tremble, on analyse et on s'égare avec eux. En ce sens le pari est largement réussi même si, en dépit du procédé particulier du tueur, l'histoire, et surtout son traitement, est somme toute plus efficace que véritablement originale.
Peu de scènes de violence mais elles sont suffisamment puissantes pour marquer durablement un public averti, un style fluide et de très bonne qualité, une écriture visuelle qui fonctionne, du suspense et de la tension tout au long du roman, dans la mesure où on a franchement du mal à poser le livre, c'est un excellent thriller à tel point qu'on attend beaucoup plus, à mon sens, et que le dénouement peut décevoir, voire frustrer.
Pour ma part, étant vraiment entrée dans l'intrigue, j'attendais davantage d'explications et de spectaculaire. Les coups de théâtre, l'un minutieusement préparé tout au long du livre, l'autre carrément inattendu et forçant une retrospection haletante qui fait vraiment froid dans le dos, laissaient entendre davantage de grandiose pour une apothéose finale qui peut finalement laisser le lecteur sur sa faim. Le personnage même du tueur auait mérité davantage de profondeur, de même que celui de John Mercer.
Le livre n'en reste pas moins diaboliquement réussi : on cherche, on tremble, on est sur nos gardes et on tente de faire s'imbriquer toutes les pièces du puzzle jusqu'à ce que Steve Mosby, seul maître du jeu, nous retourne la pièce principale sous le nez et nous cloue véritablement de stupeur.
Par ailleurs, il y a des passages véritablement excellents sur le traumatisme des victimes et l'oubli protecteur dans lequel elles se réfugient, sur la contamination progressive, par l'inconscient, des pensées de ceux qui ont été torturés et laissés en vie. Le travail de sape et d'anéantissement sentimental du tueur sur ses proies est vraiment remarquablement décrit (je pense aux errances oniriques de Scott lorsqu'il retrace sa vie). C'est à mon sens, un des coups de maitre de ce livre.
Un auteur à suivre, en tout cas, de très, très près.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2012 12:53 PM MEST


Tout se joue avant 6 ans
Tout se joue avant 6 ans
par Fitzhugh Dodson
Edition : Poche

42 internautes sur 57 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 carton rouge !!!!, 29 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tout se joue avant 6 ans (Poche)
Le livre du docteur Fitzhugh Dodson, lequel aime à répéter qu'il s'exprime en tant que "psycholoque", truffé d'anecdotes peu crédibles, est un petit précis des trucs et astuces à mettre en place pour éduquer correctement son enfant. Les parents, et essentiellement la mère (car si l'auteur appelle le père à jouer son rôle dans l'éducation des enfants, il s'adresse quasiment en permanence à un "mesdames" viellot et dépassé), sont selon lui des "éducateurs" , des "professeurs" dont le but est d'aider l'enfant à devenir un être responsable, libre et indépendant, en un mot épanoui.
Jusqu'ici tout va à peu près bien, même si certaines de ses remarques sont, à mon sens, à discuter. Mais voilà ce qu'on lit au début du chapitre 7 consacré à l'âge préscolaire de l'enfant et à son éveil à la sexualité , page 163 de l'édition de poche :
"Si nous avions eu la chance d'avoir grandi dans une des îles des mers du Sud, il en serait sans doute autrement. Dans ces îles, les adultes ne connaissent pratiquement aucun cas d'homosexualité, de fétichisme, de voyeurisme, ni aucune autre déviation ou névrose sexuelle qui sont malheureusement si fréquentes dans notre société. La raison pour laquelle dans ces sociétés les adultes ne souffrent d'aucune de ces déviations est tout simplement qu'on leur a donné une éducation sexuelle saine lorsqu'ils étaient enfants."
Je crois que ce discours honteux, inacceptable et stupide ne mérite pas davantage de commentaire. C'est proprement scandaleux qu'en 2009 des maisons d'éditions persistent à publier des livres porteurs de telles inépties sous le seul prétexte que ce sont un best seller. C'est encore plus incompréhensible que certains lecteurs encouragent leur publication en notant positivement de tels propos qui prônent l'intolérance avec autant de dédain et de bêtise, qui contribuent à véhiculer l'idée selon laquelle l'homosexualité serait une tare, une déviance honteuse au même titre que toutes les perversités et qu'elle résulterait d'une éducation "malsaine" de nos enfants.
Non mais franchement, dans quel monde vit-on ??????? Je regrette que les notes négatives n'existent pas sur ce site, je suis très en colère d'avoir acheté ce livre méprisable et j'ai véritablement honte d'avoir recopié de telles paroles. Monsieur le "psychologue", BRAVO !!!!!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 10, 2011 4:33 PM CET


Sauve-moi
Sauve-moi
par Guillaume Musso
Edition : Poche

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "le premier jour du reste de ta vie", 28 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sauve-moi (Poche)
Avec une intrigue intéresante, quoique trop superficielle à mon goût, à laquelle on se laisse prendre assez facilement même si la fin, un peu faible, est nettement prévisible; avec des personnages attachants pour qui on tremble ou on espère même s'ils restent très caricaturaux et manquent souvent cruellement d'épaisseur, Sauve moi (dont le titre, il faut le reconnaitre, est assez bien choisi) présente toutes les caractéristiques de ces comédies romantiques grand public qu'affectionne l'héroïne, Juliette Beaumont, une actrice rêveuse et ratée qui, alors qu'elle est sur le point de quitter définitivement New York, fait la connaissance improbable de Sam Galloway, un jeune pédiatre tentant de noyer dans le travail et le soutien de ses malades la peine insurmontable que lui cause depuis un an la disparition de sa femme.
Sur fond de tempête de neige, dans un New York dont il se borne malheureusement à évoquer les rues et les quartiers, Guillaume Musso peint une histoire d'amour naissante et vite avortée par un crash aérien auquel Juliette échappe miraculeusement.
C'est alors que l'émissaire Grace Costello entre en jeu et que le roman bascule dans le surnaturel avec pour toile de fond l'éternelle question : sommes-nous prédestinés ou vivons-nous tous libres, uniquement sujets du hasard le plus pur ?
L'auteur propose une réponse qui vaut ce qu'elle vaut. Car ce n'est pas pour son message qu'on lit Guillaume Musso : si l'on pardonne son style très inégal qui, sous couvert d'épouser les points de vue de ses personnages s'autorise un langage familier qui n'est pas nécessaire et finit par fatiguer, c'est qu'on a l'impression qu'un bon pote nous raconte une belle histoire le soir au coin du feu. C'est qu'on veut s'évader, facilement, rapidement et en ce sens, le pari est largement réussi. Musso parvient même à glisser quelques clins d'oeil à ses lecteurs en faisant apparaitre des personnages issus d'autres de ses romans (voir le maître du fameux chien Cujo). Et c'est sans doute là le talent de l'auteur : fidéliser ses lecteurs en les captant par une histoire unique permettant néanmoins l'identification de ses lecteurs.
On se laisse facilement prendre à l'intrigue malgré parfois ses incohérences (je pense à la date de départ prévue pour Juliette) comme on veut vérifier plutôt que découvrir la fin d'un film américain dont on connait par coeur, déjà, chacun des ingrédients qu'on ne veut que savourer de nouveau. Et ces ingrédients, Musso les maitrise et les utilise avec habilité.
A lire donc, en toute connaissance de cause, en se disant qu'on passera un agréable moment de divertissement sans autre prétention. Et c'est déjà pas mal, après tout. N'est-ce pas pour cela qu'on achète et qu'on lit "du Musso" ?


Le corps exquis
Le corps exquis
par Poppy-Z Brite
Edition : Poche

18 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une saison en enfer, 14 juillet 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le corps exquis (Poche)
Roman noir, terrifiant où se croisent les destrins tragiques de quatre homosexuels en quête d'absolu, Le Corps exquis trouble, perturbe, dérange par l'extrême violence de son histoire et de ses mots.

Avec la menace mortifère du Sida en toile de fond, ces personnages aussi sombres et désespérés que décalés évoluent dans un univers violent et érotique en marge de la société londonnienne puis américaine : Luke Ramson, héroïnomane séropositif et admirateur inconditionnel d'Arthur Rimbaud, tente de noyer sa haine rageuse et d'oublier Tran, son ancien amant dans l'animation virulente d'une émission de libre antenne sur une radio pirate sans concession. De son côté, le jeune Tran, partagé entre la tradition pesante de sa culture vietnamienne et la fascination passionnée et destructrice que lui inspirent ses partenaires, ne se doute pas que ses penchants sexuels l'attirent dangereusement dans les toiles mortelles tissées par deux tueurs en séries gays particulièrement violents et sanguinaires, Jay Byrne et Andrew Compton, qui se sont associés dans le plus maléfique et le plus sadique des pactes.

Avec un langage cru, aussi extrême que l'histoire terrifiante qu'elle raconte, Poppy Brite livre ici une oeuvre d'une noirceur absolue, violente et érotique, exclusivement masculine et nocturne. Les scènes de sexe, dénuées de tout autre sentiment que le désir, le plaisir et la souffrance, frisent souvent la pornographie, et si l'auteur explore avec talent toute la psychologie de ses personnages jusqu'au bout de leur perversité(qu'ils soient victimes ou bourreaux), certains passages, notamment de mise à mort et de nécrophilie, restent particulièrement choquants et peuvent mettre mal à l'aise.

Reste que le livre d'abord censuré de Brite est aussi intelligemment écrit que savamment construit : charnel, sexuel, déroutant, dérangeant, cruel au sens fort du terme puisque fascinant via la violence et le sang, il laisse le lecteur dans un sentiment ambivalent de curiosité répulsive et d'attirance horrifiée. Un livre réussi puisqu'il ne laisse aucun de ses lecteurs indifférent.


La nuit des temps
La nuit des temps
par Rene Barjavel
Edition : Poche

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 magnifique...voyage au bout de l'éternité, 26 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : La nuit des temps (Poche)
une équipe de scientifiques internationale reçoit lors d'une expédition dans l'Antarctique un signal inconnu, improbable qui va bouleverser leurs croyances, leurs certitudes et leur vie;
et qui va bouleverser le lecteur également...
La Nuit des Temps, c'est un grand roman de science-fiction, crédible et incroyable, possible et improbable...
c'est aussi le chant d'amour universel et tragique de deux amants devenus légendaires, Eléa et Paikan que Barjavel érige en un couple mythique, derniers vestiges de l'Humanité confrontés aux maladresses, aux faiblesses et aux émouvantes laideurs de l'Humain;
un livre captivant, sublimement écrit, dont on ressort changé, apaisé et serein d'avoir, l'espace d'un instant, saisi un bout d'Eternité;


La porte rouge
La porte rouge
par Dean Koontz
Edition : Poche

2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "la pièce au bout de nulle part", 26 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : La porte rouge (Poche)
La Porte Rouge est un bar presque anodin où Spencer Grant a fait la rencontre déterminante d'une jeune femme troublante qui l'attire malgré elle dans un complot politique aussi obscurément secret que dangereux.
La porte rouge, c'est aussi le symbole d'un souvenir terrifiant qui marque la rencontre traumatisante d'un fils avec son père, qui scelle la perte de l'innocence de l'enfance dans le sang et l'horreur, qui lance un homme traumatisé dans une fuite insensée et éperdue pour échapper à un passé morbide marqué au fer rouge, comme sous le sceau du diable, par une horreur absolue.
Ce long roman de Koontz oscille, comme beaucoup de ses oeuvres, entre le thriller et le polar d'anticipation : la douloureuse quête d'identité du héros (que l'on découvre au gré de ses spectaculaires mais non moins poignantes confessions) se déroule ingénieusement sur fond de manipulations politiques dans une Amérique corrompue où surveillances, écoutes et piratages informatiques règnent en maître.
Un bon roman, donc, qui maintient l'attention du lecteur jusqu'au bout de l'aventure. Servi par des personnages particulièrement intéressants, spécialement du côté du Mal (Ackblom est effrayant de conviction et de folie meurtrière; le couple Roy/Eve déconcerte par sa sexualité élitiste basée sur le contraste entre l'ombre et la lumière, entre l'éxhibition du plaisir solitaire et le voyeurisme critique, entre la beauté et la médiocrité).
La Porte Rouge est un roman intéressant à tous les points et déroutant par l'ironique lucidité dont l'auteur témoigne concernant les dérives du pouvoir vers un fascisme d'autant plus terrifiant qu'il reste anonyme.
Quelle que soit la lecture qu'on fera de ce livre, on en sort difficilement indemne...


Photo Obsession
Photo Obsession
DVD ~ Robin Williams
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 4,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "est-ce que vous avez une famille?", 27 août 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Photo Obsession (DVD)
Sy Parrish travaille depuis onze ans au service photo d'une grande surface. Depuis onze ans, il attache un soin minutieux à bien faire son travail. Mais cette conscience professionnelle poussée à l'extrême cache un profond mal être né d'une solitude intense qui le pousse à vouloir s'insinuer dans la vie de ses clients. Parmi eux, la famille Yorkin dont il développe les photos depuis plus de dix ans en prenant soin d'en garder un double...
Servi par un Robin Williams absolument magistral, le personnage de Sy, presque touchant au début du film, devient de plus en plus inquiétant, imprévisible, incontrôlable au fur et à mesure que son immixtion devient active, manipulatrice et justicière.
Photo obsession est un film intéressant sur la dérive psychologique d'un homme profondément marqué qui rêve d'avoir une vraie famille et qui craque...jusqu'où ? Robin Williams, mis en valeur par une réalisation juste qui plonge le spectateur mal à l'aise dans un univers dérangeant, maîtrise son rôle à la perfection et tient le public en haleine jusqu'au bout du film. A voir et à apprécier.


Strange Days
Strange Days
DVD ~ Ralph Fiennes
Proposé par plusdecinema
Prix : EUR 8,87

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "vous avez une idée?", 27 août 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Days (DVD)
30 décembre 1999, dans un Los Angeles apocalyptique, véritable état policier où l'on tente de s'évader via une nouvelle forme de technologie qui permet à chacun de vivre des expériences aussi inédites qu'interdites.
Au sein d'un monde à la dérive, ces clips clandestins permettent, outre d'acceder au vécu d'autres personnes, d'en ressentir fidèlement les émotions.C'est dans cet univers chaotique qu'évolue Lenny, trafiquant et adepte pommé de ces clips et qui s'accroche obstinément à Faith, une prostituée qui rêve de devenir chanteuse de rock et qui l'a délaissé pour un manager peu scrupuleux et parano. Mais Lenny tombe sur le clip du meurtre aussi violent que pervers d'une de ses amies. S'engage alors une course contre la mort qui cache un lourd secret.
Ce thriller d'anticipation co-écrit par James Cameron est excellemment réalisé par Kathryn Bigelow qui insufle un dynamisme et un rythme particuliers au film. Les clips, adoptant la vision exclusive d'un personnage, sont filmés via une caméra subjective qui captive littéralement (mention spéciale pour la scène d'ouverture : en un plan séquence à couper le souffle, le spectateur est propulsé dans l'univers explosif de l'histoire).
Le scénario tient la route, les acteurs (Ralph Fiennes, Angela Bassett et Juliette Lewis)sont tout simplement excellents et la bande son électrisante.
Un film aussi original que réussi. A voir.


Le Démon des morts
Le Démon des morts
par Graham Masterton
Edition : Poche

8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 les fantômes de Salem, 27 août 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Démon des morts (Poche)
John Trenton a perdu sa femme Jane (et leur premier enfant qu'elle portait) dans un accident de voiture et essaie de surmonter son immense chagrin dans leur maison située dans un petit village proche de Salem. Mais bientôt, au coeur de la nuit, Jane se manifeste à son mari et perturbe sa vie. John se rend progressivement compte qu'il n'est pas le seul à recevoir la visite de disparus et qu'une puissante aura maléfique pèse sur le village.
Au fur et à mesure de ses recherches, il lui semble que le secret terrible de ces manifestations surnaturelles se cache dans la cale d'un navire mystérieux qui aurait coulé quelques trois cent ans plus tôt...
Masterton s'ingénie dans ce roman réussi à peindre ce village hanté où les morts reviennent pour "exorciser les vivants". Sur un rythme et une tension crescendo, il entraîne son héros au coeur d'un univers éminemment maléfique et le laisse en proie à ses doutes, ses souffrances et ses désirs. L'auteur démontre une nouvelle fois son talent indéniable de conteur : les scènes d'apparition surnaturelles, aussi nombreuses qu'intenses, sont littéralement saisissantes (les apparitions de Jane, certes, et particulièrement la scène de la noyée...)et le décor envoûtant de la côte de Salem devient un personnage fantastique à part entière.
Malgré un dénouement un peu expéditif, le Démon des Morts est un très bon roman fantastique, riche, intelligent et captivant.


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