Profil de François > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par François
Classement des meilleurs critiques: 1.357
Votes utiles : 1529

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
François (Marseille)

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
Balmy Under The Stormy
Balmy Under The Stormy
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 4,37

4.0 étoiles sur 5 Juantrip – Balmy Under The Stormy (F Communications, 1999), 20 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Balmy Under The Stormy (CD)
Je me demande où les internautes précédents ont bien pu entendre du trip-hop ou de la jungle dans ce disque. Peut-être se sont-ils trompés d’article ou bien ont-ils consommé les mêmes substances hallucinogènes que le français Jehan-Basil Compain Plumon (!) a.k.a Juantrip lors de la conception de cet album, l’un des plus personnels et ambitieux sortis sur F Communications (le label dirigé par Laurent Garnier) ? Pas de trip-hop ni de jungle ici donc, mais un audacieux télescopage entre le psychédélisme/rock planant des 60’s/70’s et l’électronique des 90’s. Même si leurs univers musicaux diffèrent, Juantrip serait à rapprocher, dans l’esprit, de son voisin de label Mr. Oizo ou de Jackson, à savoir des producteurs ayant une « vision » et un style uniques, faisant leur « truc à eux », à l’écart des modes et des courants musicaux et ne pouvant du coup être rattaché à aucun d’entre eux. Alors que bien souvent les albums « techno » lassent en déclinant un même son ou une même idée sur 10-12 plages, ici chaque morceau est différent du précédent et la plupart sont des « chansons ». « Balmy Under The Stormy » fait cohabiter (électro)pop-songs aux influences « sixties » et instrumentaux synthétiques aux ambiances de musiques de films. Gros faible pour la ballade « Blé », les chœurs, la rythmique et le pont d’« Electronic » et le boogie « Shadows », qui ne dépareillerait pas sur une B.O de Tarantino. Dommage que l’album s’essouffle dans son dernier tiers mais il y a quand même pas mal à y « manger ».
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2013 10:49 AM MEST


Panini - 1 Album + 50 Stickers Foot 2012-2013
Panini - 1 Album + 50 Stickers Foot 2012-2013
Proposé par Panini Store
Prix : EUR 5,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Panem et circenses…, 14 mai 2013
Solide:3.0 étoiles sur 5 Amusant:5.0 étoiles sur 5 Educatif:4.0 étoiles sur 5 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Panini - 1 Album + 50 Stickers Foot 2012-2013 (Jouet)
Le championnat de football de Ligue 1 2012-2013 (*) n’est pas encore terminé (il reste encore deux journées à disputer) qu’il a déjà délivré son verdict concernant ses principaux enjeux. Sans surprise, c’est le Paris Saint-Germain qui remporte la mise. Le fond qatari propriétaire du club a parfaitement rentabilisé son investissement colossal de 250 millions d’euros. Son « homme-sandwich » David Beckham a réussi à écouler 12 300 maillots floqués à son nom (meilleur score du club devant Zlatan Ibrahimovic – un Suédois avec un nom yougoslave et une tête de Sud-américain… – et Thiago Silva) et la « marque PSG » a pu gagner des parts de marché au Japon, où le « spice boy » est très populaire. Bref, une saison « tout bénéf » pour le club parisien…

Paradoxalement, le but du titre marqué contre Lyon par Jérémy Menez (à ne pas confondre avec Bernard, un autre « people » mais beaucoup moins drôle) fait aussi les affaires du rival « historique » du PSG, à savoir l’Olympique de Marseille, puisqu’il garantit à ce dernier une participation directe à la très lucrative Ligue des Champions. Ce sont ainsi 25 millions d’euros qui tombent dans l’escarcelle d’un club qui en avait bien besoin pour se « refaire la cerise » après une saison « de transition » rondement menée, au cours de laquelle il aura considérablement allégé sa masse salariale. Une enveloppe qui devrait permettre à l’équipe entraînée par Elie Baup (un homme qui présente la particularité d’avoir une casquette greffée sur la tête) de se renforcer en recrutant tout le FC Lorient. Les Marseillais obtiennent donc une inespérée place de dauphin, avec un effectif réduit (aussi bien qualitativement que quantitativement) mais porté par quelques individualités marquantes (Mandanda, Nkoulou, Valbuena, André Ayew, Gignac). Le club olympien remporte par ailleurs quelques trophées symboliques, comme le record du plus grand nombre de victoires sur la plus petite des marges (18 sur les 21), tant et si bien que l’OM envisagerait de disputer le Calcio (championnat italien réputé pour son jeu défensif) la saison prochaine. A moins qu’il n’opte pour la Coupe d’Afrique des Nations, étant donné son emplacement géographique et le fort contingent de joueurs originaires de ce continent présents dans son effectif. D’autre part, Benoît Cheyrou, un « cadre » de l’équipe, a une nouvelle fois été élu par ses pairs « intellectuel du championnat » pour sa capacité à s’exprimer dans un français correct et à construire des phrases assez élaborées sans y placer « et voila » tous les quatre mots. Quant à Mathieu Valbuena, il remporte le prix du plus beau « vol plané roulé-boulé triple axel », réalisé lors d’un match contre Montpellier. Une année faste donc pour la cité phocéenne, par ailleurs « capitale de la Culture 2013 » et leader incontesté au classement du nombre de tués dans des règlements de comptes, devant la Corse (14 à 6). Seule ombre au tableau, la (demie) saison plutôt décevante du « bad boy » Joey Barton. Le joueur anglais n’a en effet écopé pour le moment que d’un seul carton rouge et de six cartons jaunes, une performance très en deçà de ce qu’il réalisait sous le maillot des Queen’s Park Rangers et qui lui avait valu plusieurs mois de suspension. Heureusement, il s’est rattrapé sur le réseau social Twitter, en « taclant » sévèrement les joueurs parisiens Beckham et Thiago Silva, le « spécialiste » de Canal+ Pierre Menès, ainsi que la chanteuse (?) Katy Perry et feu-Margaret Thatcher.

Dans le « ventre mou » du championnat, on note la présence de quelques habitués comme les Girondins de Bordeaux, le Stade Rennais ou le Toulouse FC. Dans ces clubs « centristes », le championnat se termine généralement en Mars, ce qui permet à certains joueurs de solder leurs RTT et de pouvoir se consacrer aux choses sérieuses (les transferts et les vacances) avant les autres.

Concernant la suprématie sur « l’Ile de Beauté », on soulignera la très belle victoire du SC Bastia « Canal historique » contre son voisin de l’AC Ajaccio « Canal habituel » par quatre morts à deux. Rappelons que ces deux clubs bénéficient d’une dérogation de la Ligue Nationale de Football qui leur permet d’enrôler des « jokers médicaux » pour palier aux décès survenant lors de ces « derbys ». Par ailleurs, face aux récurrentes condamnations à jouer sur terrain neutre suite aux incidents à répétitions survenus dans son stade de Furiani, le SC Bastia songerait sérieusement à déménager à Gueugnon pour éviter d’inutiles allers-retours successifs.

Dans le bas du tableau enfin, c’est sans surprise que l’on retrouve, comme les saisons précédentes, l’AS Nancy Lorraine. Actuellement premier reléguable, le club lorrain peut encore mathématiquement se sauver, lui qui a pris l’habitude de jouer avec les nerfs de ses supporters. Lien de cause à effet ou pure coïncidence, c’est à Nancy que l'on dénombre chaque année le plus de décès par infarctus et de personnes de moins de 50 ans ayant des cheveux blancs. Du coup, les propriétaires du club songeraient à rebaptiser le stade Marcel Picot « stade Alfred Hitchcock ». En revanche, plus de suspense du côté de Brest, qui évoluera à l’étage inférieur la saison prochaine. Le Stade Brestois vient d’enchaîner neuf défaites consécutives, ce qui a fait dire à Frédéric Thiriez, le président de la Ligue Nationale de Football, que si le PSG est un très beau champion et l’OM un très beau vice-champion, « le Stade Brestois est une remarquable lanterne rouge ». Hasard du calendrier, la prochaine (et avant-dernière) journée mettra aux prises le PSG et le Stade Brestois, pour un « match des extrêmes » sans enjeu et dont l’unique intérêt sera de voir les joueurs parisiens arborer des chaussures ou des coiffures multicolores et Blaise Matuidi (milieu de terrain du PSG) chambrer le banc brestois après le sixième but marqué par son équipe.

Place maintenant à tout ce qui fait le sel de ce sport noble et sain qu’est (devenu) le football : les transferts (foire aux bestiaux) et les renégociations de contrats !

(*) : Rappelons qu’à l’instar de la plupart des grandes compétitions footballistiques, le championnat de Ligue 1 est truqué (via les « erreurs » d’arbitrage ou les « petits arrangements entre amis ») en fonction des impératifs économiques des uns et des autres et des paris sportifs des mafias internationales.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (11) | Permalien | Remarque la plus récente : May 18, 2013 12:09 AM MEST


Sunflower
Sunflower

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Milt Jackson – Sunflower (CTI Records, 1973), 12 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunflower (CD)
Encore un très bel album de ce jazz « mainstream » en vogue au début des années 70, malgré une légère impression de « recette » qui commence à se faire jour, en raison de la présence de quelques musiciens habitués à se côtoyer (le trio Hubbard/Hancock/Carter, notamment sur les albums Red Clay et Straight Life du premier nommé pour le même label, CTI Records). Reste que les cinq compositions de ce disque sont très plaisantes et assez variées, entre ballades (les deux premiers morceaux) et titres plus enlevés, voire « funky » (les trois suivants), avec la subtilité et la délicatesse que permettent le vibraphone et le piano Rhodes et un orchestre qui ne se fait pas envahissant, évitant ainsi l’écueil du pompier ou du sirupeux. Voila donc un jazz accessible joué par des musiciens d’élite.

• Bass – Ron Carter
• Bass Clarinet – George Marge
• Cello – Alan Shulman, Charles McCracken, George Ricci
• Clarinet – George Marge
• Conductor – Don Sebesky
• Drums – Billy Cobham
• English Horn, Flute [Alto] – George Marge, Phil Bodner, Romeo Penque
• Flugelhorn, Trumpet – Freddie Hubbard
• Flute – Phil Bodner
• Guitar – Jay Berliner
• Harp – Margaret Ross
• Oboe – Romeo Penque
• Percussion – Ralph MacDonald
• Piano – Herbie Hancock
• Piccolo Flute – Phil Bodner
• Vibraphone – Milt Jackson
• Violin – Charles Libove, David Nadien, Elliot Rosoff, Emanuel Green, Gene Orloff, Irving Spice, Joe Malin, Max Ellen, Paul Gershman
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 14, 2013 9:41 AM MEST


11.6
11.6
DVD ~ François Cluzet
Prix : EUR 16,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Inabouti, 29 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 11.6 (DVD)
Synopsis : Toni Musulin (François Cluzet) est convoyeur de fonds depuis dix ans. Le 5 Novembre 2009, à 10 heures du matin, il appuie doucement sur l'accélérateur de son fourgon blindé. À l'arrière de son véhicule, 11,6 millions d'euros...

L'actualité est une source d'inspiration de plus en plus fréquente pour le cinéma. Et rapide : après l'accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007 (La conquête) et avant l'affaire du Sofitel de New York de DSK en 2011 (avec Depardieu !), voici donc François Cluzet qui endosse le rôle de Toni Musulin, ce convoyeur de fonds qui a défrayé la chronique en 2009 en dérobant près de 12 millions d'euros avant de se rendre peu après aux autorités. Une reconstitution méticuleuse mais sans âme de ce fait divers et qui ne nous apprend pas grand-chose sur les motivations et la personnalité de l'auteur des faits. Ce qui est somme toute logique puisque l'affaire est encore très « fraîche » (condamnation définitive à 5 ans de prison le 13 Juin 2012) et qu'elle n'a pas encore révélé toutes ses zones d'ombre (quid des 2,5 millions non retrouvés ?). Dès lors, pourquoi en faire un film si tôt ?

A Tribute To Jack Johnson
A Tribute To Jack Johnson

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Miles Davis - A Tribute To Jack Johnson (1971), 28 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Tribute To Jack Johnson (CD)
Je ne serais certes pas très original mais, à ce stade de mes recherches, je ne connais pas musique aussi luxuriante, électrisante, roborative, élaborée, viscérale, en un mot addictive que celle du Miles Davis post-1968. A ce niveau de richesse sonore et d'intensité, je ne vois guère que certains Zappa ou Can de la même période (1969-1975) qui puissent rivaliser, voire à la rigueur le Hancock de Sextant ou le Funkadelic de Free Your Mind... / Maggot Brain. Je connaissais In A Silent Way, Bitches Brew et On The Corner, je découvre ce « Tribute To Jack Johnson » : c'est de la même eau (bénite).

* Bass [Fender] - Michael Henderson
* Drums - Billy Cobham
* Guitar - John McLaughlin
* Keyboards - Herbie Hancock
* Producer [Original] - Teo Macero
* Soprano Saxophone - Steve Grossman
* Trumpet, Written-By - Miles Davis
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 28, 2013 6:42 PM MEST


Au bout du conte
Au bout du conte
DVD ~ Jean-Pierre Bacri
Prix : EUR 19,94

1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Le conte n'y est pas !, 24 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Au bout du conte (DVD)
Synopsis : Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes et au destin ; une femme qui rêvait d'être comédienne et désespérait d'y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu'au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et qu'à son corps défendant, il se mit à y croire.

Un nouveau Bacri-Jaoui, c'est devenu, au fil du temps, comme le « nouvel Eastwood », le « nouveau Tarantino » ou le « nouveau Depeche Mode » : un évènement routinier, un rendez-vous obligé dont les médias se feront largement l'écho. Bacri-Jaoui, depuis Le goût des autres, c'est toujours pareil, même quand ça fait mine d'être différent. Des états d'âme contrebalancés de « bons mots » pour « détendre l'atmosphère »... Ah, quand ce ne sont pas des journalistes, y'a souvent des artistes parmi les personnages des films de Bacri-Jaoui... Parce que la culture, c'est important. Bah oui. « Cerise sur le gâteau », il faut même se fader Benjamin Biolay dans un rôle « sur mesure » (un imprésario arrogant). Bacri-Jaoui, c'est fini.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 28, 2013 11:04 AM MEST


Le déni français
Le déni français
par Sophie Pedder
Edition : Broché
Prix : EUR 14,06

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Les perroquets, 23 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le déni français (Broché)
Oh, comme c'est original ! Les Français vivent au-dessus de leurs moyens, ils ne travaillent pas assez, ils sont trop protégés, ils ne sont pas « compétitifs dans la compétition », gna gna gna... Bref, le catéchisme (ultra)libéral et les discours culpabilisants habituels des Salin, De Closets, Laine, Baverez et consorts. Mais qu'attendre d'autre d'une « journaliste » du pays de feu-Miss Maggie, par ailleurs membre (comme Baverez et Guillaume Pépy, PDG de la SNCF !) de l'Institut Montaigne (présidé par Claude Bébéar, AXA. Y'a pas de mystère...) ? Autre question : Mme Pedder est-elle en CDI ou ce contrat n'est-il « rigide », « archaïque » et « trop protecteur » que pour la plèbe ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 1, 2013 11:59 PM MEST


Work of Directors Series [Import USA Zone 1]
Work of Directors Series [Import USA Zone 1]
DVD ~ Michel Gondry
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 63,96

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Work Of Directors : Spike Jonze / Chris Cunningham / Michel Gondry, 19 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Work of Directors Series [Import USA Zone 1] (DVD)
A l'instar du remix, le clip est un outil promotionnel mais aussi un champ d'expression artistique supplémentaire, pour peu qu'on le considère comme tel en y apportant le soin et l'ambition nécessaires. Les heureux détenteurs de lecteurs DVD « Zone 1 » (USA) pourront s'offrir ce coffret 3 DVD consacré à trois des spécialistes les plus créatifs du genre, les autres pourront toujours se les acheter à l'unité en « Zone 2 » (Europe).

Point commun reliant ces trois génies (on peut le dire) du clip ? La déesse Björk, pardi ! Qui, quel que soit le domaine artistique, a toujours su s'entourer des meilleurs. C'est avec elle que ces trois talentueux réalisateurs ont signé leurs plus belles réussites. Des trois, Chris Cunningham est le plus « barré » (même si tous le sont, chacun à leur façon), obscur et torturé. Il n'y a qu'à voir les couleurs dominantes et les lieux ou paysages de ses clips : tons dans les sombres (jamais de jaune, de rouge ou de vert mais beaucoup de noir) ou au contraire immaculés, hangar désaffecté, hôpital psychiatrique, plaine désertique, cité industrielle... Ca rigole pas. L'homme est un peu le « clipeur » attitré de WARP puisque sur les huit clips présentés, quatre concernent des artistes de ce label : Autechre, Squarepusher et (deux fois) Aphex Twin. Les deux clips pour Richard D. James sont d'ailleurs les plus déjantés. Dans Come To Daddy, une horde de dégénérés ayant tous la tête grimaçante de ce bon vieil Aphex sème la terreur dans une cité délabrée, sur fond de drum'n'bass épileptique. Ce procédé (personnages portant tous la tête d'Aphex Twin) est repris dans Windowlicker, à la connotation pornographique évidente (« bombes » sexuelles, giclées de champagne, danse explicite...). Ailleurs, Madonna se transforme en chien ou en corbeau (« Frozen »), un Noir en « porcelaine » parcourant une grande ville américaine brise un à un ses membres (« Afrika Shox » de Leftfield), une jeune japonaise enfermée dans un hôpital psychiatrique fait la nique à ses gardiens (« Come On My Selector » de Squarepusher) et des robots aux traits « Björkiens » s'embrassent langoureusement (la « very emotional » « All Is Full Of Love »).

Spike Jonze œuvre lui dans un registre plus gai et pour des artistes de styles musicaux variés : rockers bien peignés (Weezer) ou pas (Dinosaur Jr.), rappeurs caricaturaux (mon Dieu, ces mouvements de mains...) blancs (Beastie Boys) ou noirs (The Pharcyde, Notorious BIG) et « mastodontes » de l'électronique. Je retiendrais le hit « Cannonball » des Breeders, « Da Funk » des Daft Punk où un homme à tête de chien et un pied plâtré erre comme une âme en peine dans une grande ville américaine, Sofia Coppola (alors épouse de Jonze) transformée en gymnaste professionnelle dans le « Elektrobank » des Chemical Brothers et les deux clips pour Fatboy Slim, où une troupe de danseurs (le génial « Praise You ») et cette ganache Républicaine de Christopher Walken (« Weapon Of Choice ») font leur « show ». Mais c'est bien évidemment le clip « It's Oh So Quiet » de Björk, inspiré par les comédies musicales, qui est dans toutes les mémoires. C'est ce clip qui convaincra Lars Von Trier d'engager Björk pour jouer l'héroïne de son film Dancer In The Dark.

Björk, reparlons-en. Entre elle et le « so hype » et « arty » Michel Gondry, c'est une grande histoire d'amour. Le français a en effet réalisé pas moins de huit clips pour la fée islandaise (le DVD en compile six) et non des moindres puisqu'il s'agit de la plupart de ses meilleures chansons : « Human Behaviour », « Army Of Me », « Isobel », « Hyperballad », « Jòga » et « Bachelorette ». Björk a vraiment trouvé en Gondry le metteur en scène idéal pour retranscrire en images son imaginaire. Deux univers en parfaite symbiose. Gondry a également travaillé pour d'autres « poids lourds » de la musique moderne « mainstream », qu'elle soit dance (Kylie Minogue), rap (IAM), pop (Beck), rock (Rolling Stones, Foo Fighters, White Stripes) ou électronique (Daft Punk, Massive Attack, Chemical Brothers). Et des artistes moins connus aussi, comme le rappeur Lucas, les trip-hopeuses japonaises de Cibo Matto, le français Jean-François Coen et surtout le groupe Oui Oui, au sein duquel Gondry officiait en tant que batteur. Même s'ils font preuve d'une grande inventivité (les White Stripes transformés en Légo animés sur « Fell In Love With A Girl »), les clips de Gondry usent et abusent parfois d'effets stylistiques redondants et autres « tics » formels : récits en « poupées russes » (« Bachelorette »), situations se répétant à l'infini, mêmes personnages se démultipliant et/ou se superposant...

Chacun des DVD propose en bonus d'autres travaux du réalisateur (principalement des pubs), des interviews et des « making of » (malheureusement non sous-titrés).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 23, 2013 8:42 PM MEST


Dots And Loops
Dots And Loops
Prix : EUR 19,46

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Stereolab - Dots And Loops (1997), 11 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dots And Loops (CD)
Toujours ce même sentiment ambivalent à l'écoute d'un album du Lab, avec des choses qui enchantent et d'autres qui agacent. Sur ce cru 1997, vous trouverez donc de jolies mélodies, de beaux arrangements et intros de cuivres, quelques rythmiques et ambiances intéressantes, l'utilisation appréciable de cet instrument rare qu'est le vibraphone et des as de la production aux manettes (John McEntire de Tortoise sur sept titres, Andi Toma de Mouse On Mars sur les trois autres). Mais aussi le chant monocorde et léthargique de Laetitia Sadier, les chœurs irritants de Mary Hansen, des « gratouillages » de « six-cordes » répétitifs et peu inspirés (et entendus mille fois), des tempos et ambiances assez monotones (du nerf, bon sang !). Cela reste tout de même l'un de leurs meilleurs albums, avec notamment « Parsec » qui scelle l'improbable union de la drum'n'bass et de la musique brésilienne (une influence forte de l'album) ou les deux morceaux gigogne « Contronatura » et « Refractions In The Plastic Pulse » (respectivement 9 et 17 minutes 30 au compteur), qui nous changent des maniaques du binaire.

* Arranged By [Brass] - Andy Robinson, Sean O'Hagan
* Arranged By [Strings] - Marcus Holdaway, Sean O'Hagan
* Bass - Douglas McCombs (track 1)
* Brass - Dave Max Crawford, Jeb Bishop, Paul Mertens, Ross Reed
* Effects [Special Electronics, Insect Horns], Engineer [Electronics] - Jan St. Werner (tracks 3, 5, 10)
* Electronics, Percussion [Electronic], Recorded By, Mixed By, Producer - Andi Toma (tracks 3, 5, 10)
* Performer - Andrew Ramsay, Laetitia Sadier, Mary Hansen, Morgane Lhote, Richard Harrison, Tim Gane
* Piano - Xavier "Fischfinger" Fischer (track 3)
* Piano, Electric Piano [Fender Rhodes], Organ [Farfisa] - Sean O'Hagan (tracks 1, 2, 4, 6 to 9)
* Producer, Mixed By - Stereolab
* Producer, Recorded By, Mixed By, Synthesizer [Analogue], Electronics, Percussion, Vibraphone, Marimba - John McEntire (tracks 1, 2, 4, 6 to 9)
* Strings - Maureen Loughnane, Poppy Branders, Rebecca McFaul, Shelley Weiss
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2013 2:52 PM MEST


Isobel (Gr Boitier-4 Titres Dont Venus As A Boy)
Isobel (Gr Boitier-4 Titres Dont Venus As A Boy)
Proposé par thebookcommunity_fr
Prix : EUR 18,64

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Björk - Isobel (1995), 11 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Isobel (Gr Boitier-4 Titres Dont Venus As A Boy) (CD)
Second single du second album Post, « Isobel » est l'une des plus belles chansons de Björk : l'union de la programmation électronique et des cordes, principale caractéristique de son œuvre musicale, y atteint un parfait équilibre. Le premier CD de ce single contient deux inédits sympas (sans plus), ludiques et purement électroniques, chacun coécrit par des artistes du label WARP : le languide « Charlene » avec le trio Black Dog et le plus sautillant « I Go Humble », dont l'instrumental n'est autre que le morceau « Shove Piggy Shove » de l'album Advance de LFO (à l'époque, Mark Bell & Gez Varley). Ce dernier figurera dans la « setlist » de la tournée Post. Enfin, le quatrième titre de ce maxi est une version au seul clavecin de Venus As A Boy, une chanson du premier album Debut.

1. Isobel 5:48
2. Charlene 4:45
3. I Go Humble 4:46
4. Venus As A Boy (Harpsichord) 2:13
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 11, 2013 11:18 PM MEST


Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20