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Amélina (Finistère)

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Alice au Pays des Merveilles
Alice au Pays des Merveilles
DVD ~ Johnny Depp
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 8,69

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le papillon est sorti de sa chrysalide.*.*.*., 10 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Alice au Pays des Merveilles (DVD)
« Je suis en retard ! Je suis en retard, en retard, en retard ! », disait le lapin blanc. Et oui, c’est un fait, moi aussi je suis en retard, et alors ? ;) J’ai attendu trois ans avant de visionner ce film, évitant ainsi les désagréables lunettes 3D des salles de ciné et une vision qui aurait pu être parasitée par l’explosion médiatique qu’a suscité ce film. « Alice au Pays des Merveilles » de Lewis Carroll est un conte que j’affectionne depuis mon enfance, et j’ai eu l’occasion d’en voir plusieurs adaptations cinématographiques. Et bien, je ne suis pas déçue par celle-ci ! Quelle merveille ! Quel bon moment j’ai passé !
Tim Burton m’a littéralement embarquée dans son univers, à la fois fantasque, délirant et un brin mélancolique.

Alice a grandi, elle a 19 ans, et ce second voyage initiatique au pays des merveilles lui permet de trouver la « vraie Alice », celle qu’elle avait en gestation au fond d’elle-même et qui ne demandait qu’à s’épanouir. Enfant, Alice, en suivant le lapin blanc, cherchait à fuir le monde des adultes, sérieux et aux livres sans images. À 19 ans, elle veut fuir ce mari qu’on lui impose, ce mariage arrangé sans son consentement, dans une société où le paraître et les convenances l’étouffent, à l’image de ce corset qu’elle refuse de porter. Mais ce qu’elle ne sait pas encore, c’est que cette fuite vers la liberté, est une fuite qui lui permettra de s’armer pour affronter le monde et faire valoir ses propres choix.

Lorsqu’Alice débarque, au début du film, au pays des merveilles, ABSOLEM, la chenille qui sait tout, gardien absolu de l’Oraculum, lui annonce qu’elle n’est pas la véritable Alice. Vers la fin, la chenille bleue lui révèlera qu’elle est « presque Alice ». Et l’on voit, au fil de l’histoire, le personnage évoluer et se construire, rassemblant les pièces du puzzle de sa propre personnalité en germe, jusqu’à finalement devenir elle-même, devenir la véritable Alice, pile au moment où la chenille ABSOLEM se transforme elle aussi, en un sublime papillon bleu.*.*.*.
Ce papillon bleu, sorti de sa chrysalide, restera l’image que je garderai en mémoire, en repensant à ce film.

L’actrice qui campe le personnage d’Alice, Mia Wasikowska, lui apporte à la fois sobriété, fraîcheur, fantaisie, insouciance qui ne l’est plus tout à fait, mâtinée de profondeur, ce qui la rend attachante. Il y a, bien sûr, différents niveaux de lecture du conte sous la caméra de Tim Burton, et le rapprochement de la figure d’Alice avec celle de Jeanne d’Arc, intrépide, courageuse, n’est pas inintéressant et apporte une dimension supplémentaire au personnage.

Les autres personnages sont très bien interprétés par des acteurs bien choisis : Helena Bonham Carter est étonnante dans le rôle de la Reine Rouge, avec son énorme tête, son tempérament colérique et sa manie de faire couper la tête à tout le monde. Le Chapelier fou, incarné par Johnny Depp, a foi en Alice envers et contre tout, et derrière son côté fantasque et drôle, il a une dimension tragique, un passé dramatique qui pèse sur lui. Tel qu’il apparaît dans ce film, ce personnage est bien plus profond qu'il n'y paraît, il a un côté touchant, fragile, que je ne soupçonnais pas.

Je ne parlerai pas ici de la 3D, car vous l’aurez compris, cela ne m’intéresse que moyennement, d’ailleurs j’ai vu le film en 2D, ce qui ne m’a nullement empêchée d’en apprécier la substantifique moelle, qui pour moi ne réside en aucun cas dans les effets spéciaux, mais bien au-delà.
Cependant, je peux parler des images, des couleurs, de l’ambiance générale du film :
On a beaucoup parlé dans les médias, en ce qui concerne l’image, de ces teintes délavées créant une atmosphère inquiétante à souhait, avec toutefois des couleurs vives (rouge, vert) qui ressortent. Ces teintes participent à montrer que l’univers du pays des merveilles a évolué depuis l’enfance d’Alice, en même temps que le personnage a grandi. Et c’est justement là l’intérêt. En effet, pourquoi reprendre les couleurs joyeuses et tendres de l’enfance, sans les modifier ? Alice a évolué, son univers de rêve aussi, par conséquent. Ce choix me semble donc tout à fait justifié.

Il me faudrait un visionnage plus approfondi pour évoquer la bande sonore du film plus en détail, mais elle m’a semblé, à première écoute, convenir et être en accord avec les différents autres choix du réalisateur.

Quels que soient les goûts de chacun, je pense que ce film est à voir, pour se faire sa propre opinion et découvrir une autre interprétation, parmi les multiples adaptations cinématographiques, d’Alice au Pays des Merveilles.
Alors, n’hésitez pas... Suivez le lapin blanc ! ;)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 13, 2013 7:37 PM MEST


Midwinter Graces
Midwinter Graces
Prix : EUR 13,34

6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un somptueux mélange d'ancien et de moderne saupoudré de lumière.*.*.*., 6 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Midwinter Graces (CD)
Il est vrai que l'album saisonnier est une tradition chez les anglophones, mais MIDWINTER GRACES m'a vraiment surprise par son originalité et sa magie indescriptible. Ici, pas de standards entendus et réentendus, pas de mièvrerie ni d'excès de sirop. La chanteuse parvient à nous amener ailleurs, nous sortir des vieux clichés sur Noël, en opérant une refonte de chants familiers en leur apportant le sceau toriesque et en nous délivrant de somptueuses compositions. Tori Amos dit avoir ici voulu célébrer le Solstice d'hiver, la renaissance de la lumière dans l'obscurité pendant la saison d'hiver, phénomène qui se produit depuis des milliers d'années. L'album est donc traversé par ce fil conducteur qu'est le thème de la renaissance de la lumière, et résonne à l'oreille comme un voyage atemporel où le médiéval, l'originel, côtoie la modernité, tant au niveau de l'esprit que de l'instrumentation choisie (la variété des instruments et la beauté des mélanges de leurs timbres, les arrangements musicaux sont les points forts de cet opus).
L'album nous délivre 12 contes aux allures religieuses : sept chants de Noël traditionnels (que personnellement je ne connais pas, donc aucun risque de lassitude de ce point de vue-là)- certains anciens, d'autres plus récents - mais revisités et minutieusement arrangés (tant au niveau des paroles que de la musique), et de cinq compositions originales (L'édition digipack comporte en bonus deux titres, qui sont deux chants traditionnels également). Cette approche extensive permet une expérience unique qui fait que MIDWINTER GRACES ne ressemble à aucun autre album de Noël. Le tout me semble soigné, mûri et abouti, et l'on retrouve ici des couleurs musicales des premiers albums de Tori.

Thématiquement, l'album célèbre Noël comme un moment de joie et de fête, d'espoir, avec ce thème de la lumière qui le traverse comme un leitmotiv, il contient aussi de nombreuses références à l'enfance - Noël étant particulièrement magique pour les enfants. Tori explore la maternité à travers les yeux de la Vierge Marie ainsi que la joie d'une mère à Noël à travers les yeux de sa propre fille (duo avec sa fille Natashya). Il y a aussi un sentiment de nostalgie, un rappel des Noëls passés.

De belles surprises ponctuent l'album, comme la présence d'une des nièces de la chanteuse, Kelsey Dobyns, qui chante (avec une bien jolie voix) en duo avec elle sur le titre "Candle : Coventry carol", morceau où se mêlent instruments modernes et instruments médiévaux - luth, flûte à bec, et percussions - ainsi que des cuivres. Une autre surprise de taille est la présence de la fille de Tori Amos, Natashya Hawley, 9 ans, - qui est mon coup de coeur de l'album - qui fait son apparition pour un émouvant duo mère/fille, un délicieux jeu de voix qui se répondent ("Holly, Ivy and Rose"). Nul doute que la petite a hérité du don de sa maman, tant sa voix est expressive, douce et mélodieuse.

Tori Amos a recruté, pour cet album de Noël, ses collaborateurs de longue date : Matt Chamberlain à la batterie, Jon Evans à la basse, Marc Aladdin à la guitare et John Philip Shenale aux arrangements. S'ajoute à cette équipe un orchestre à cordes somptueux, des cuivres chauds et solaires, quelques instruments anciens sur un ou deux morceaux, et bien sûr le piano, instrument de prédilection de la chanteuse, et même le clavecin, qui fait son retour pour notre plus grand bonheur. Les cordes qui dialoguent avec le piano sont soyeuses et ensorcellent l'auditeur par leurs sonorités orientales, notamment sur le titre STAR OF WONDER, que j'adore. Dans ce dernier, en modifiant la mélodie et les paroles de ce cantique, Tori infuse des cordes aux sonorités orientales voluptueuses et des rythmes orientaux pour signifier les origines de Gaspard, Melchior et Balthazar, ce qui en fait un titre lumineux, à l'image de l'étoile qui guide les rois mages, évoquée dans les paroles.
PINK AND GLITTER est LE morceau Jazz du disque, un merveilleux contraste avec le reste de l'album, avec son instrumentation cuivrée de Big Band et une voix feutrée et sensuelle.
C'est ce mélange de traditionnel et de modernité, cette façon qu'a Tori Amos de se réapproprier les chants traditionnels pour les faire siens, et ses compositions splendides telles que SNOW ANGEL (une merveille de pureté) et WINTER'S CAROL (extrait de la comédie musicale "The Light Princess", que Tori est en train de composer), entre autres, qui font de cet album saisonnier un album unique, varié, un exemple lumineux et atypique de ce que peut être un album de Noël dépoussiéré, "moyenâgeux/orientalo/moderne" et frais, baigné de souvenirs d'enfance, de rêve et de la magie de Noël, avec ces clochettes floconneuses dont l'album est légèrement saupoudré.
Et que dire de la voix de Tori Amos! Une pureté de miel, une douceur fort appropriée pour cet album de Noël, une voix au timbre unique, qui sait fort bien s'adapter à l'univers de chaque morceau. Un régal du début à la fin.
Cet album audacieux et inventif ne quitte plus mon lecteur depuis quelques semaines.
Tori Amos est décidément toujours aussi divine de créativité et d'onirisme!

Bonne écoute et "Have Yourself A Merry Little Christmas".*.*.*.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 11, 2009 8:36 PM CET


Far
Far
Prix : EUR 6,99

19 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un coup de foudre immédiat et durable.*.*.*., 19 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Far (CD)
C'est un véritable coup de foudre musical que j'ai eu pour ce fabuleux album de Regina Spektor, chanteuse que je ne connaissais pas et que j'ai découvert cet été suite à un article élogieux dans un magazine. J'ai alors écouté quelques extraits de ce cinquième album de la chanteuse (sans connaître les précédents opus), et l'alchimie a aussitôt opéré et je me suis vite procuré le précieux disque.
J'y ai découvert une artiste originale et inclassable - d'ailleurs on trouve FAR dans le rayon des "Indépendants" chez le disquaire.

Poupée russe New-Yorkaise qu'on dirait échappée d'un conte de fée, Regina Spektor fascine par la beauté de sa voix, la magie de ses mélodies minimalistes et riches à la fois, son style qui n'appartient qu'à elle, son phrasé si particulier et étrangement fascinant, et surtout sa réjouissante fantaisie, cette malice, ce petit brin de folie douce qui émaille tout l'album. Un album varié, fait de petits joyaux construits sur une simple base piano-voix, que viennent enrichir des guitares, percussions et des cordes voluptueuses, et même de l'immeuble! Et oui, vous ne rêvez pas, Regina Spektor joue bien de l'immeuble sur l'un des titres ("Machine") : en fait, elle utilise une installation sonore réalisée en 2008 par le musicien David Byrne à New-York, un orgue dont les touches sont reliées aux éléments de construction d'un immense bâtiment industriel. Le résultat est étonnant, les sonorités très étranges sans pour autant dérouter. Et la jeune chanteuse annonce de façon tout à fait naturelle "I played a building", ben oui, quoi de plus normal?

Tantôt introspective, mélancolique, lyrique, et tantôt malicieuse, pétillante et joueuse, Regina Spektor nous embarque dès les premières notes dans son univers riche et décalé, et on la suit volontiers partout où elle nous mène (par le bout du nez!).
L'album FAR est très frais et varié : une pop euphorisante et magique à en faire scintiller les étoiles aussi bien la nuit qu'en plein jour, une richesse musicale avec des chansons-potions, cocktails d'ingrédients divers, à la fois romantiques et explosifs. FAR est l'union entre influences de la musique classique (Regina a une solide formation pianistique classique) et écriture pop joyeusement décalée, mutine et fantasque, généreuse, énergique, d'une beauté lumineuse, avec une pointe de féérie.*.*.*. (on se croirait parfois telle Alice débarquant au pays des merveilles ou Hänsel et Gretel découvrant la mystérieuse maison en pain d'épices). Une petite plongée réjouissante dans le monde de l'enfance, où le moment présent est éprouvé intensément.

Ce que j'aime particulièrement dans cet album c'est cette alternance entre profondeur et légèreté, sérieux et humour, beauté voluptueuse de chansons mélancoliques, intenses et émouvantes telles que "Human of the Year" ou "Man of a Thousand Faces" ou charme acidulé et explosif de chansons comme "Folding chair", où Regina se plait à imiter le chant du dauphin, ou "Dance Anthem of the 80'", que j'adore, où une Regina Spektor sautillante et joueuse flirte avec la pop bollywoodienne.
Je pense que cet album est une belle synthèse des différentes facettes d'une personnalité musicale pleine de talent et de fougue, qui a soif de création et d'exploration. On y trouve une atmosphère différente pour chaque chanson, un travail intéressant sur les sonorités et d'irrésistibles petits jeux vocaux émaillant plusieurs titres comme des petites bulles de champagne (une virtuosité vocale remarquable et agréable car harmonieuse et pleine d'humour), des arrangements de qualité, tout cela fait qu'on est en bonne compagnie avec ce joli album soigné. La belle s'est même entourée de quatre producteurs différents pour cet album, disant vouloir apprendre de chacun d'eux et enrichir ainsi son expérience et son univers musical.

Que dire de plus! Mieux vaut écouter immédiatement, absolument, passionnément!!! L'émotion ressentie à la première écoute est chaque fois présente et renouvelée. Des merveilles mélodiques où le piano céleste (porteur de ce ciel bleu parsemé de nuages blancs cotonneux, à l'image de la jolie pochette du disque, très symbolique) et la voix exceptionnelle, envoûtante de la jolie chanteuse d'origine russe, nous procurent des moments de pur bonheur, magiques et hors du temps. Magnifique!
À découvrir absolutely!!!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2011 2:58 PM MEST


Sunny Side Up
Sunny Side Up
Prix : EUR 6,99

15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Frais et ensoleillé.*.*.*., 16 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sunny Side Up (CD)
Le jeune Paolo Nutini, dont le premier album avait été fortement remarqué, nous livre ici un album surprenant, pétillant et frais, mais aussi déroutant car aux antipodes du premier opus.
À l'évidence, la première écoute laisse un peu perplexe, mais au fur et à mesure, on s'aperçoit à quel point l'album est riche musicalement, plus profond aussi peut-être, avec ses mélodies et ses textes simples mais qui semblent bien mûris et aboutis. De plus, la voix si atypique de Paolo Nutini, avec ce grain, ce timbre unique, velouté, chaleureux et rocailleux, semble s'être creusée davantage (dans le sens positif du terme), et Paolo s'affirme avec une interprétation plus marquée, qui laisse à penser que le jeune songwriter-chanteur est encore plus épanoui musicalement.

Ce qui m'a frappée en premier, c'est ce style aux sonorités "vieille Amérique", doublé d'un côté festif et ensoleillé qui vous saute aux oreilles sans prévenir, à l'image de la jolie pochette acidulée de l'album. Une dominante joyeuse, pleine de peps et d'énergie, appuyée par le choix de l'instrumentation, avec des trompettes festives, un harmonica vif qui joue jusqu'à l'essoufflement, etc.
Un savoureux et surprenant mélange aux couleurs folk, blues, swing, rock steady, ska, soul blanche des années 70, rythm'n'blues des années 50, country et pop... Quel mélange festif et détonnant! qui nous fait voyager dans le temps et l'espace, et dans lequel le chanteur semble évoluer avec grâce et facilité, comme un poisson dans l'eau. Une belle découverte pour moi qui aime être surprise musicalement.

Ce qui me plaît dans cet album, c'est aussi que Paolo Nutini semble tracer son chemin sans se préoccuper de ce qu'on peut attendre de lui. Passionné par les chanteurs de l'époque du ragtime et du swing, dont les chansons lui semblent jolies et agréables mais aussi bien plus profondes qu'il n'y paraît, Paolo Nutini a souhaité que cet album s'en rapproche, se laissant ainsi porter par ses propres goûts sans se soucier de la critique, et il a bien raison! Il en résulte des chansons dansantes et fraiches, avec une profondeur subtilement distillée en leur coeur.

Mes coups de coeur à moi sont les titres CANDY et NO OTHER WAY, qui me font fondre littéralement. Mais au fil des écoutes, je savoure aussi les autres titres avec de plus en plus d'intérêt. 10/10, qui ouvre l'album avec ses trompettes festives et ses couleurs à la limite du reggae, me donne toujours la pêche et l'envie d'écouter le reste de l'album.

En résumé, voici un album déroutant pour les fans du premier opus de Paolo Nutini, mais dans lequel on retrouve avec bonheur une voix toujours aussi sublime mais qui a évolué positivement vers un timbre encore plus riche, plus chaud et plus profond (je m'amuse à le faire écouter à des personnes qui ne connaissent pas le chanteur, et résultat : certains pensent qu'il s'agit d'un vieux soulman black! Une extrême maturité vocale donc pour ce jeune premier de 22 ans!).
Un album surprenant et festif, à l'image de ce chanteur-compositeur bourré de talent et si jeune pourtant, plein de vie et de positivité, qui déploie ici ses ailes de beau papillon sortant de sa chrysalide. Un bain de soleil et un voyage dans l'espace et le temps, qui met de bonne humeur pour toute la journée, qui fait frissonner aussi avec de belles ballades, des blues mélancoliques qui débordent d'émotion et qui vous prennent aux tripes.

Bonne écoute à qui voudra se laisser surprendre!
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 22, 2009 2:34 PM CET


L'épouvantail qui voulait voyager
L'épouvantail qui voulait voyager
par Hervé Le Goff
Edition : Album
Prix : EUR 13,50

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un voyage poétique et tendre, et bien plus encore.*.*.*., 5 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'épouvantail qui voulait voyager (Album)
Peut-on ressentir des émotions lorsqu'on est fait de métal ou de bois? Qui pourrait bien passer devant un épouvantail défraîchi et sans nom, et s'arrêter pour lui tenir compagnie?
L'auteur Hubert Ben Kemoun nous offre un texte sensible sur la solitude, l'amitié et l'amour. Les mots précis, poétiques et tendres ne peuvent que nous toucher et nous enchanter. Les rimes qui émaillent le texte par endroits, lui confèrent un caractère aérien, comme un souffle de vent léger et doux, comme un ballet de mille oiseaux envahissant le ciel en un feu d'artifice par une belle soirée d'été.*.*.*.

Encore un ouvrage formidable de l'écrivain Hubert Ben Kemoun, mon auteur favori de Littérature de Jeunesse. Je ne me lasse pas de découvrir ses livres, si fins, intelligents et poétiques. Celui-ci a particulièrement attiré mon attention, car quoi de plus singulier qu'un épouvantail qui veut s'évader pour voyager? Ces êtres de paille et de chiffon qui peuplent les champs, ont souvent excité l'imagination des écrivains au fil des siècles, et on les retrouve souvent héros dans les contes tels que le célèbre MAGICIEN D'OZ de Lyman Frank Baum. Tantôt diabolisés, tantôt magnifiés, ces frêles rois des champs ne laissent jamais indifférents et attirent par leur mystère.

Hubert Ben Kemoun nous délivre ici, en distillant ses mots choisis et chantants, une histoire pleine de poésie et de tendresse, qui invite à voir au-delà des apparences. L'épouvantail, simple pantin vêtu de haillons, pauvre bonhomme de paille repoussant de laideur, cache bel et bien un coeur sous son drôle d'accoutrement. Capable d'émotions, de chagrin, d'angoisse du temps qui passe, d'amour même lorsqu'il rencontre celle qui "lui ressemble tellement, tellement!" et fait chavirer son coeur d'épouvantail, ce curieux personnage nous prouve que les apparences sont trompeuses et que les sentiments ne connaissent pas de frontières. Les oiseaux, bien loin d'être effrayés par l'épouvantail, savent voir au-delà des apparences et aiment ce pauvre pantin pourtant destiné à les effrayer.
Les thèmes de la solitude, du temps qui passe, de l'amour, de l'amitié, de l'entraide sont abordés avec finesse, sensibilité et intelligence, avec cette manière si délicate et originale, propre à cet auteur génial qu'est Hubert Ben Kemoun. La fin de l'histoire, à la fois poétique et philosophique, est sublime de tendresse et tellement émouvante!

Et quelle merveille, ces illustrations si inspirées aux couleurs chaudes et douces de Hervé Le Goff (Vive les Bretons! ai-je envie de dire. Illustrateur aux multiples facettes, il s'essaie ici, et pour la première fois, à une technique mixte utilisant l'huile, en nous offrant des compositions superbement travaillées. Ce qui donne un résultat éblouissant, des illustrations douces et lumineuses, tantôt ensoleillées et tantôt mélancoliques, qui se mêlent parfaitement au texte, tout en le sublimant. Les planches s'étalent sur des doubles pages pleines, offrant ainsi au lecteur un horizon infini. Nous sommes littéralement immergé dans le paysage, happés même, et l'on se prend à rêver nous aussi d'évasion, tout comme l'épouvantail.
Une oeuvre d'art, cet album qui mêle poésie et peinture! Cette qualité de l'image et du texte est à mon sens une manière d'offrir le meilleur aux enfants, qui sont capables d'apprécier les belles choses et l'Art tout autant que les adultes. Un livre à découvrir autant pour son contenu que pour sa beauté comme objet-livre, trésor dans une bibliothèque.

Vous ne pourrez résister à l'envie de suivre l'épouvantail, à tire d'ailes, dans son périple à la rencontre d'une douce amie. Laissez-vous porter sur les ailes du rêve, dans un beau voyage poétique et tendre. Ce conte, autant destiné aux enfants qu'aux adultes (je vais d'ailleurs l'offrir à ma maman pour la fête des mères), est tout simplement envoûtant.
Rêvez, le temps d'une balade dans les airs, le temps de se laisser porter dans cette petite bulle de bonheur et de liberté qui enchantera petits et grands.*.*.*.


Journal de mon père (le) - Cartonné
Journal de mon père (le) - Cartonné
par Jirô Taniguchi
Edition : Relié
Prix : EUR 19,00

17 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre oeuvre d'art et d'émotion.*.*.*., 13 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal de mon père (le) - Cartonné (Relié)
Je ne pensais pas pouvoir être émue un jour par une Bande Dessinée, et c'est bien pourtant ce qui s'est produit à la lecture de ce magnifique ouvrage. À ce titre, je remercie Johan (dont vous pourrez lire le formidable commentaire ici), qui a eu la bonne idée de me faire découvrir Jirô TANIGUCHI en m'offrant ce livre pour Noël.

Tout d'abord, j'ai été immédiatement séduite par l'objet-livre en lui-même, dont la double couverture en papier glacé, infiniment douce au regard et au toucher, avec sa très belle illustration, invite d'emblée irrésistiblement à la lecture. J'apprécie également son marque-pages à l'ancienne, ce ruban en satin, fidèle compagnon du lecteur. Il m'est d'avis que la beauté d'un livre contribue à le rendre attirant.

Mais parlons à présent du contenu de ce beau livre. Le fait que l'auteur ait choisi de partir de son propre vécu, en situant l'intrigue au coeur de la ville de Tottori, emplie de ses souvenirs d'enfance, contribue pleinement à apporter de l'émotion à l'histoire.
En parfaite néophyte de la BD japonaise, je trouve les dessins parfaitement réussis, très vivants et recherchés du point de vue des détails de représentation des paysages urbains, puisque l'auteur s'est beaucoup documenté pour réaliser son ouvrage, ce qui lui confère un intérêt supplémentaire.
Quant aux expressions du visage des différents protagonistes, elles sont tantôt émouvantes (surtout en ce qui concerne les regards) et tantôt amusantes. Chaque chapitre débute par une page de couverture sur laquelle les personnages semblent poser, comme sur une photographie, immortalisant des scènes de moments forts de la vie de cette famille. J'aime beaucoup cette manière de rendre la photo par le dessin, d'autant qu'on apprend par la suite que le personnage principal se destine à être photographe.

On s'attache bien vite à cette histoire et à ses personnages, et l'on a plaisir à s'y plonger. Une réussite donc pour cet ouvrage, où l'auteur parvient à transmettre beaucoup d'émotion à travers le récit et le dessin, avec cette double dimension littéraire et artistique. Une belle découverte pour moi, qui me donne envie de lire d'autres oeuvres du même auteur.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 25, 2010 1:45 PM CET


Holly (Edition spéciale inclus 2 inédits + clips)
Holly (Edition spéciale inclus 2 inédits + clips)
Proposé par Edealcity
Prix : EUR 12,08

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une belle découverte.*.*.*., 3 mars 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Holly (Edition spéciale inclus 2 inédits + clips) (CD)
Le talent n'attend pas le nombre des années! Ce proverbe prend tout son sens à l'écoute de ce sublime album, surtout quand on sait que certaines des chansons ont été composées par le jeune chanteur lorsqu'il n'avait alors que 15 ans, chose qu'on a peine à imaginer tant on sent une maturité et une profondeur émotionnelle: des chansons sur l'amour, le désamour, l'espoir, le désespoir, la vie et la mort, interprétées avec une voix bouleversante de fraîcheur et de sincérité, au timbre chaud, solaire, suave, mâtiné d'un léger grain rocailleux subtil et discret, qui fait tout son charme, et qui vous enveloppe et vous transporte.
Dès la première écoute, j'ai pensé à James Morrison et Jason Mraz, deux chanteurs que j'apprécie particulièrement, car la couleur vocale de Justin Nozuca s'en rapproche, même si chaque timbre est unique.
Après une seule écoute de courts extraits de l'album, j'ai été comme envoûtée et j'ai aussitôt acheté le disque sans rien connaître de ce jeune chanteur, chose qui ne m'arrive que rarement. Et depuis, j'écoute l'album en boucle dans ma voiture.

Ce qui frappe d'emblée, c'est la variété musicale et thématique des titres: entre folk aérien, ballades blues-pop, soul, folk-rock et pop-rock, le jeune chanteur songwriter nous porte entre douceur et énergie, mélancolie et joie communicative, tout cela avec la même intensité, la même ferveur, un débit entraînant, et cette fraîcheur tellement agréable.

Né en 1988 d'un père japonais et d'une mère américaine, Justin Nozuca a vécu à New-York puis au Canada. Il commence à composer dès l'âge de 12 ans, et c'est auprès de copains d'origine mexicaine qu'il apprend la guitare, son instrument de prédilection.
Son premier album HOLLY, qui porte le prénom de sa mère (un bel hommage à celle qui lui a donné la vie), révèle un talent à fleur de peau et prometteur, une voix maîtrisée qui sait jouer sur plusieurs tableaux: tantôt charmeuse et romantique, émouvante, mais aussi pleine de punch lorsqu'il "lâche les chevaux" dans les titres plus rythmés, et c'est alors un véritable régal pour les oreilles.
Cependant, une petite chose me chagrine un peu de temps en temps (mais c'est vite oublié tant j'apprécie ce chanteur), c'est lorsque Justin Nozuca se laisse emporter dans des envolées lyriques et des fioritures style R'nB, qui me semblent superflues parfois et gâchent un peu la beauté et le naturel de certains titres comme "Oh Mommy", qui seraient plus émouvants sans cela. Mais cet album est tellement magique et envoûtant, qu'on lui pardonne aisément ce petit défaut, qui n'apparaît du reste qu'avec parcimonie.

Mes préférences au niveau des titres? Je ne peux vous dire, car c'est un tout, j'aime les morceaux calmes, doux, à certains moments de la journée, selon mes humeurs, et ceux plus rythmés et énergiques à d'autres moments. Le matin, ce disque me donne la "pêche" et me mets de bonne humeur pour commencer la journée, et le soir, il me détend. Ce que je peux juste dire c'est que l'album entier est un délice et que l'ordre des morceaux me semble impeccablement convenir puisque l'alternance lent/rapide, calme/énergique est assurée.
Évidemment, le tube de cet album est incontestablement "After Tonight", qui m'a charmée dès le début (j'ignorais alors totalement qu'il s'agissait du premier titre diffusé sur les ondes), mais je fonds aussi en écoutant "If I Gave You My Life" ou "Lullabye", entre autres.

Une belle découverte pour moi que ce jeune chanteur prometteur, de tout juste 20 ans, à la voix d'or qui enveloppe les mélodies avec vie et une élasticité déconcertante, avec une émotion à fleur de peau, qui fait qu'on ne peut qu'être touché. Entre optimisme, gaieté, réflexion mélancolique et blues endiablé, on voyage avec bonheur au coeur de cet album, qui est un véritable petit bijou, avec ses beautés et ses (toutes petites) faiblesses (d'ailleurs, la perfection est ennuyeuse!).

Si vous écoutez HOLLY, vous serez sans nul doute envoûtés.*.*.*.
Longue route à ce jeune compositeur-interprète canado-japonais plein de charme et de talent!


T'choupi aime la galette
T'choupi aime la galette
par Thierry Courtin
Edition : Relié
Prix : EUR 5,70

15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 .*.Simple et efficace.*., 7 janvier 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : T'choupi aime la galette (Relié)
J'ai découvert il y a peu de temps cette petite collection de "T'CHOUPI", que j'apprécie beaucoup. En effet, les situations sont toujours proches de l'univers quotidien de l'enfant, qui peut aisément s'identifier au personnage principal, T'choupi.
Les illustrations sont simples, très colorées, joyeuses et agréables ; le texte est bien adapté pour les enfants de 2/3 ans, avec une partie narration et des dialogues. La qualité de l'objet-livre est à noter également, avec des pages en papier glacé, qui ne font qu'augmenter le plaisir de la lecture.

Mais parlons plus précisément de cet album intitulé "T'choupi aime la galette": Les grands-parents de Tchoupi sont venus rendre visite à leur petit fils, et ont apporté une surprise... Une galette des rois! L'occasion pour Tchoupi de découvrir le rituel de la fête des rois, avec l'envie irrésistible (et bien naturelle chez les enfants) d'être soi-même le roi, mais également la fameuse tradition qui consiste à se cacher sous la table pour répondre à la question "C'est pour qui cette part?" (T'choupi voudrait d'ailleurs que toutes les parts lui reviennent pour être sûr d'avoir la fève, mais il apprend qu'il faut partager et laisser faire le hasard...). Par chance, il trouve la fève dans sa part de galette, et doit choisir sa reine.

Enseignante en Maternelle, j'ai raconté aujourd'hui même ce petit album à mes élèves de Petite et Moyenne sections, et leur enthousiasme était grand : "Moi aussi, j'ai eu la fève à la maison, comme Tchoupi!", "Chez moi aussi, je suis allé sous la table pour dire "C'est pour qui?"", "Oui! Moi aussi!", etc.
Ils ont beaucoup apprécié ce livre et se sont totalement identifiés à Tchoupi.
En outre, l'histoire est pleine de tendresse : à la fin, Tchoupi choisit sa maman pour reine.*.*.*.

*** En résumé, ce petit livre - comme les autres de la collection TCHOUPI - est simple, joliment illustré et coloré, tendrement raconté, et proche du quotidien des petits de 2,3 et 4 ans. Une valeur sûre!


Hall Of Mirrors
Hall Of Mirrors
Proposé par BOUQUIN SHOP
Prix : EUR 19,90

22 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 .*.*.*. Amazing Grace .*.*.*., 30 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hall Of Mirrors (CD)
Je découvre cette chanteuse en écoutant son premier album, que je me suis procuré car j'étais séduite par son premier single "Imagine one day". C'est un risque à prendre, me suis-je dit, mais que serait la vie sans le piment du risque! Et une chance pour moi : je suis séduite par l'album entier! Donc pas de regret, au contraire!

La chanteuse Grace a longtemps vécu sur les routes, voyageant avec ses parents de pays en pays, et c'est ainsi qu'elle nourrit ses textes et ses sons, s'inspirant des paysages et des cultures vus et vécus (Canada, Afrique, Inde et Europe...). Il serait dommage de passer à côté de ce mélange de cultures, de ce joli métissage musical, de ce voyage de l'âme, et de cette voix claire et chaude, toute en simplicité, sans fioritures inutiles, car le blues folk de Grace sonne si bien qu'on ne peut qu'être conquis.
"Je suis une chanteuse de blues américaine, avec des racines européennes et le coeur en Afrique" dit Grace, et cela se sent dans toutes ses chansons, qui portent en elles ce métissage coloré et dépaysant, qui confère à son album une originalité qui ne peut laisser personne indifférent.

De belles Ballades soul aux rythmes reggae, en passant par un folk-blues et les musiques du monde, l'album "Hall of mirrors" est riche et varié, rythmé, doux, tranquille, paisible, une pointe engagé, avec une aisance dans la voix de Grace qui rappelle celles des grandes vocalistes de jazz et de gospel, tout en gardant une extrême simplicité, une pureté sincère et vraie, sans jamais se lancer sur les plates-bandes de la démonstration vocale (chose qui m'aurait fortement déplu et m'aurait agacée d'ailleurs).
Des textes en anglais, avec un étrange accent, qui fait qu'on a parfois du mal à comprendre les paroles si l'on n'a pas le texte sous les yeux, mais qu'importe, ce petit accent venu de partout à la fois, apporte un je-ne-sais-quoi de charmant qui n'est nullement déplaisant (enfin ceci n'engage que moi).

Tout simplement un beau voyage au coeur de l'Afrique, où la chanteuse a beaucoup appris auprès des griots sénégalais, au coeur de l'Inde et sa musique soufi, etc., avec des voix d'enfants qui viennent ensoleiller l'album comme de charmantes petites étincelles.
Une prière d'espoir, de tolérance et de fraternité aussi, mais sans complaisance et sans excès de "sirop", avec une sincérité et une émotion qui frappent d'emblée.

Grace a semble-t-il conçu cet album comme un échange, une déclaration d'amour aussi, et comme elle le dit si joliment : "Tout ce que j'ai appris, j'essaie maintenant de le transmettre à ma façon".
Emplissons donc nos oreilles et nos coeurs de cette musique, lien entre les mondes, car, sans verser dans la sensiblerie, il n'y a rien de plus beau que les mélanges et les ponts jetés entre les différentes cultures.*.*.*.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 15, 2009 7:44 PM CET


Mon imagier des instruments (1CD audio)
Mon imagier des instruments (1CD audio)
par Isabelle Aboulker
Edition : Album

62 internautes sur 62 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un régal pour les petits yeux et les petites oreilles.*.*.*., 4 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mon imagier des instruments (1CD audio) (Album)
Avec simplicité et évidence, cet imagier musical est très bien conçu et parfaitement adapté aux enfants de 2 à 6 ans. Une réussite pour ce joli petit livre cartonné (facile à manipuler par de petites mains d'enfant), aux illustrations colorées de Xavier Frehring (le créateur de Cocol).
Chaque instrument est présenté sur une double-page, avec la représentation de l'instrument d'une part et d'autre part, une mise en scène où l'on voit un enfant qui joue de cet instrument, ce qui permet d'observer également la manière de tenir l'instrument et d'en jouer.

Sur le CD qui accompagne le livre, on découvre chaque instrument un à un à travers seize mélodies composées par la talentueuse Isabelle Aboulker, immense musicienne renommée, notamment reconnue pour ses talents de compositrice et ses qualités pédagogiques. Elle a été primée, entre autre, pour ses nombreuses compositions pour enfants ("Douce et Barbe bleue", "Les Fables enchantées"...).
Chaque petite mélodie fait ainsi découvrir toute la richesse du timbre de chacun des instruments, joliment mis en valeur par ces belles compositions originales et fort agréables à écouter.

À mon sens, une manière intelligente et amusante d'initier les plus petits à la musique et d'éveiller leurs yeux et leurs oreilles, voire même peut-être de susciter des vocations!

J'ai testé cet ouvrage auprès de ma classe de Petite et Moyenne section, et il a provoqué unanimement l'enthousiasme!
Les enfants ont écouté dans un silence religieux et avec des yeux ronds d'étonnement, comme charmés. Puis ça a été une bonne occasion, après l'écoute, pour discuter des préférences de chacun et d'évoquer les ressentis.
Voici quelques propos de mes petits que j'ai retenus : "Moi, je voudrais jouer de la flûte, parce que c'est doux...Et moi de la clarinette, je voudrais en avoir une à la maison!...La contrebasse c'est le papa (voix grave comme un papa)...".

À la fin du CD, les enfants sont invités à participer à un jeu de reconnaissance auditive des instruments, un moyen de faire un petit bilan de l'écoute, tout en s'amusant.
Les 16 instruments présentés sont : le piano, le violon, le violoncelle, la contrebasse, la guitare, la clarinette, le saxophone, la flûte traversière, la flûte à bec, le xylophone, la harpe, la trompette, le hautbois, le cor, la batterie, l'accordéon.

À la maison ou à l'école, pour les enseignants ou pour un usage particulier, cet ouvrage saura, je pense, satisfaire et charmer chacun par ses qualités. À recommander!


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