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louga de montélimar "louga-de-montelimar" (france)
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Entre deux chaises
Entre deux chaises
par Ed McBain
Edition : Poche
Prix : EUR 3,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Mc Bain version Simenon, 16 avril 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Entre deux chaises (Poche)
J'ai lu pas mal de Mc Bain, mais il arrive encore à me surprendre, moins par l'intrigue que par sa construction.
On retrouve ici un personnage de jeune homme peu affirmé marqué par une mère tyrannique, chez qui il compte bien rentrer, mais avant il doit passer au commissariat. Je n'en dirais pas plus, mais en anglais le titre est "he who hesitates". Disons que ce n'est ni un roman de détection, ni un thriller (ou alors du genre "au ralenti") mais plutôt une étude psychologique à la Simenon.Et c'est captivant.


L'affaire du chien des Baskerville
L'affaire du chien des Baskerville
par Pierre Bayard
Edition : Poche
Prix : EUR 8,10

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Moins convaincant que Roger Ayckroyd, 19 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'affaire du chien des Baskerville (Poche)
Cette "suite" à "qui a tué Roger Ayckroyd" en reprend le principe et la structure: rappel de l'intrigue, mise en cause de la thèse de l'auteur,développements et digressions littéraires souvent passionnantes, mordant un peu sur la psychanalyse, établissement d'une nouvelle thèse.
C'est une fois de plus très réussi, mais avec quelques bémols par rapport au précédent ouvrage.
Pierre Bayard avait déjà tendance à utiliser la démonstration par "discréditation des points de vus différents"(quand vous n'êtes pas sûr de votre argument vous le présentez en commençant par "il faudrait être complètement abruti..."pour ne pas être de cet avis) et là il y recourt une nouvelle fois pour un point crucial de sa critique de la solution Holmésienne:Il affirme qu'Holmes pense que le chien n'a pas mordu sa victime parce que ce chien ne mangerait pas les cadavres, évacuant la possibilité (Que P Bayard finit par évoquer plusieurs chapitre plus loin) qu'il ait été rappelé par son maître. Et pour évacuer la possibilité que le meurtrier ait cherché à provoquer une crise cardiaque (effectivement une méthode compliquée) il affirme:"Là se situe l'invraisemblance la plus complète du livre..."p88 arguant que la crise cardiaque n'a pu être aussi brève que la course du chien lancé à pleine vitesse. Mais puisqu'il y aurait eu mort accidentelle, cette crise cardiaque a bien eu lieu, chien ou pas chien, et que le chien n'attaque pas la victime à terre, ma foi,ça ne me semble pas conférer à "l'impossibilité matérielle".
Autres invraisemblances au passage:Shakleton mettrait du phosphore sur son chien pour éviter que celui-ci ne s'égare dans la brume...Il ne pourrait pas hériter, la justice s'inquiétant des deux morts suspectes, enquêterait sur l'héritier. Oui mais Shakelton est en Angleterre sous un faux nom, il pourrait très bien reprendre son identité d'origine en Amérique du Sud, laisser passer quelques temps, et hériter...La thèse de Holmes tient bon il me semble.
Et puis après avoir (fort judicieusement, invoquant le principe d'incomplétude) critiqué la méthode de Holmes, P Bayard indique qu'il la reprend à son compte pour présenter sa solution!
Par contre cette solution s'avère très convaincante. (mais moins que celle du meurtre de Roger Aycroyd, d'autant que s'il discréditait la thèse de Poirot de manière quasi irréfutable, il est bien moins convaincant dans sa réfutation de la thèse d' Holmes)


Du Sahara aux Cévennes : Itinéraire d'un homme au service de la Terre-Mère
Du Sahara aux Cévennes : Itinéraire d'un homme au service de la Terre-Mère
par Pierre Rabhi
Edition : Broché
Prix : EUR 9,90

13 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Auto-biographie de jeunesse, 18 mars 2013
Pierre Rabhi raconte sa vie marquée par de forts contrastes, comme enfant musulman au maghreb, puis comme fervent catholique en France, comme fin lettré, musicien, intellectuel mais travailleur manuel en Algérie puis en France, avant de trouver sa voie, de la défricher douloureusement (dans la pauvreté, l'isolement vis à vis de ses parents biologiques et "adoptifs") dans l'agriculture paysanne, à une époque (1960) où les fils de paysans rêvaient de postes de fonctionnaire en ville (et qui pouvaient les en blâmer, si ce n'est un autre ardéchois d'adoption Jean Ferrat) et où les hippies n'avaient pas commencé leurs tentatives de retour à la terre.
Il évoque aussi ce qui contribuera à sa notoriété: l'agro-biologie.
On trouve dans ce livre édité à l'origine par un éditeur local (et imprimé en 1983 à Aubenas, dans son Ardèche d'adoption) tous les thèmes qu'il développera ensuite dans ses ouvrages plus connus.


Gardénia rouge
Gardénia rouge
par Jonathan Latimer
Edition : Poche

3.0 étoiles sur 5 Un peu terne pour du Latimer, 8 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gardénia rouge (Poche)
De Latimer je connaissais "l'épouvantable nonne" (excellent) et "corrida chez le prophète" qui tous deux donnaient dans la caricature outrancière, le genre roman noir (ou plus précisément "pulp") avec détective alcoolique, nymphomane à gogo, et même le grand guignol.
Et là l'intrigue est plus classique, pas assez folle pour n'être pas plus cohérente (tous ces frêres qu'on assassine et tout le monde trouve ça normal...)
Du coup c'est un peu ennuyeux.


Life in Music
Life in Music
Prix : EUR 22,87

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Varié et agréable, 8 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Life in Music (CD)
Ananda Shankar doit sa réputation au fait qu'il soit un neveu de Ravi Shankar, qu'il ait donné des cours à Jimmy Hendrix, et surtout à sa relative réussite dans la fusion des musiques traditionnlles indiennes avec la musique populaire occidentale (jusqu'à des reprises de tube rock plus ou moins convaincantes).
Cette compilation reprend les meilleurs morceaux de ses albums de 1975 à 2000 (La partie "rock" est absente).
Les mélodies sont superbes (missing you), quelques morceaux rythmés repris dans des films ou des publicités sont aussi très réussis (dancing drums; streets of calcutta), et l'ensemble est très agréable à écouter , et plutôt varié (on est loin des raga traditionnels).


Ananda Shankar
Ananda Shankar
Proposé par Expédition Express
Prix : EUR 13,97

3.0 étoiles sur 5 Charme désuet, 8 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ananda Shankar (CD)
Disque créé pendant les années psychédéliques de la fin des années soixante.On y trouve des reprises de light my fire et de jumpin'jack flash, en instrumental avec sitar au premier plan.Ce n'est pas désagréable mais ça reste à mon avis une curiosité dont on peut se dispenser. Les titres de la fin de l'album(sauf le dernier chanté) sont beaucoup plus classiques(notamment sagar et ses 13 minutes, un raga qu'on aurait pu entendre sur un album de son oncle Ravi Shankar).
Méthamorphosis est peut-être la meilleure tentative d'occidentalisation de la musique indienne, parmi celles proposées.
Sympathique, mais sa compilation en deux cd contient de biens meilleurs titres à mon avis.


Toujours prêt, Jeeves
Toujours prêt, Jeeves
par P. G. WODEHOUSE
Edition : Poche
Prix : EUR 7,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Wodehouse 100%, 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toujours prêt, Jeeves (Poche)
Un Wodehouse tardif, au scénario usé jusqu'à la corde. (Il y ai question de Tante en difficulté, de Wooster menacé de mariage, et d'être castagné, de pari au Drones, du ciboulot de Jeeves, et de sa réprobation pour la dernière fantaisie, capillaire cette fois, de son maître)
Bref on a un peu l'impression de l'avoir déjà lu, mais , c'est aussi la force de Wodehouse, ça fonctionne toujours aussi bien. Un départ un peu lent pour semer les quiproquo, et la machine est lancée, on se régale pendant les cent dernières pages.
Les amateurs de Wodehouse aurait tort de se priver de ce petit plaisir.


Le duel, suivi de Lueurs, Une banale histoire, Ma vie, La fiancée
Le duel, suivi de Lueurs, Une banale histoire, Ma vie, La fiancée

4.0 étoiles sur 5 Nouvelles réussies, 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le duel, suivi de Lueurs, Une banale histoire, Ma vie, La fiancée (Poche)
Un recueil de nouvelles (voire romans,"Le duel" et "Ma vie" dépassent les 150 pages) très réussies à mon avis (Sauf "le Duel" qui m'a semblé plus ennuyeux.)
Des notes nous informent que "Ma vie" a été mutilé par la censure (il faut dire que l'histoire devait plaire aux bolchéviques plus qu'aux aristocrates), que "Lueurs" était jugé d'un symbolisme trop appuyé par son auteur, que "la fiancée" est sa dernière nouvelle)
Toutes ont ce charme tchékovien un peu fataliste, poussant à s'interroger sur l'existence, l'amour, leurs imperfections inéluctables, l'attitude courageuse et désabusée plutôt que désespérée des personnages qui y sont confrontés.


L'espace négatif de Krzyzanowski
L'espace négatif de Krzyzanowski
par Vladimir Nikolaevitch Toporov
Edition : Broché
Prix : EUR 9,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Pour philosophe fan de Krzyzanowski, 2 mars 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'espace négatif de Krzyzanowski (Broché)
Il ne s'agit pas d'une biographie de Krzyzanowski (d'ailleurs quelques repères chronologiques n'auraient pas été superflus) ni d'une analyse globale de son oeuvre (ou du moins de la partie déjà traduite en français sur laquelle se base l'essentiel du texte) mais d'une thèse sur la vision de l'espace (un concept d'espace négatif)dans l'oeuvre de Krzyzanowski (Toporov ayant prévu d'analyser ce même lien à l'espace chez d'autres auteurs russes, comme nous l'apprend la première, parmi une cinquantaine de pages, de notes)
Il y est question de la vision de l'espace matériel (Moscou) à travers une étude de "estampillé Moscou" que je n'avais pas du tout aimé, et je n'ai vraiment pas compris grand chose à ce premier chapitre (Il faut dire que les références à Heidegger et les phrases du style: "cet espace [...] coincidait donc pour lui avec l'étendue classique et harmonieuse qui , enracinée à une certaine profondeur ontologique et nouménale, se dévoile facilement et naturellement dans la totalité de ses significations, qui se nomme monde, en tant qu'un certain état d'équilibre"(p14) ou le maniement de concept signifiant/signifié rendent la lecture ardue à ceux dont la formation philosophique se limite à une année lointaine, laborieuse et peu industrieuse de terminale)
La suite qui explore la conception de l'espace et sa matérialisation dans les textes ("la superficine") puis le lien espace/temps, notamment à travers "souvenirs du futur" m'a semblé plus accessible, plus intéressant et remarquable du point de vue de l'auteur qui s'était très tôt passionné pour les travaux sur la relativité.
Le dernier chapitre est consacré à "autobiographie d'un cadavre".
A noter aussi de longs extraits (nombreux et très longs, parfois plusieurs pages...) et des résumés des nouvelles les plus commentés dont une ou deux inédites qui semblent prometteuses.
Bref à conseiller si on aime Krzyzanowski, et si des phrases et des concepts philosophiques compliqués ne rebutent pas.


Moi Tarzan, toi Jane : Critique de la réhabilitation
Moi Tarzan, toi Jane : Critique de la réhabilitation
par Irène Jonas
Edition : Broché
Prix : EUR 10,14

3.0 étoiles sur 5 Critique intéressante, 14 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi Tarzan, toi Jane : Critique de la réhabilitation (Broché)
Le monde diplomatique avait signalé la parution de cet essai; il est vrai qu'il joue un rôle important, celui de questionner les thèses inspirées des recherches sur le cerveau, semblant indiquer une différence cognitive entre les sexes, et leur succès auprès du grand public via des ouvrages (voire spectacles) de vulgarisation.
Parmi les arguments exposés par l'auteur, sociologue et féministe, (qui reste assez vague en ne portant pas sa critique au niveau des exemples concrets que proposent les ouvrages grands publics, mais le public visé ne semble pas le même, le vocabulaire est assez pointu ici) on peut retenir celui-ci: Les différences d'aptitudes entre les cerveaux masculins et féminins ne proviendrait pas d'un atavisme préhistorique (les hommes chasseurs, les femmes dans la caverne avec les enfants, et occupées à la cueillette) mais bien de facteurs sociaux, des normes qu'on impose consciemment ou non aux enfants en fonction de leur sexe et de l'idée que la société se fait du rôle de chaque sexe, et c'est cette même conception qui serait à l'origine de l'image, non confirmée par les paléontologues (infirmée semble même affirmer l'auteur) de l'homme chasseur et de la femme cantonnée à l'éducation des enfants.
L'auteur rappelle aussi qu'il faut accueillir avec circonspection les études d'imagerie cérébrale dont les interprétations risquent d'ici quelques temps de nous paraître aussi farfelues que les mesures de volumes crâniens du XIXieme.
Quant au succès des ouvrages grand public, essentiellement auprès d'un public féminin, il serait dû au fait qu'en encourageant les femmes à se comporter conformément aux désirs et conceptions masculines, il permet de justifier de la part des femmes, au nom de l'incapacité des hommes à évoluer, leurs concessions, jugées indispensables pour sauver leur couple. Bref à sauver leur couple par une reddition complète, non parce que leur mari est un rustre, mais parce qu'il ne peut évoluer, prisonnier de son cerveau reptilien.


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