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Tornado (Provence Côte d'Azur)
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Les maîtresses de Dracula / The Brides of Dracula (Blu-Ray & DVD Combo) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)
Les maîtresses de Dracula / The Brides of Dracula (Blu-Ray & DVD Combo) [ Origine UK, Sans Langue Francaise ] (Blu-Ray)
DVD ~ Peter Cushing
Proposé par DaaVeeDee-fr
Prix : EUR 37,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Kitsch culte, 22 décembre 2014
Inutile d'espérer trouver une VF ni même des sous-titres français dans cette édition blu-ray britannique, nos voisins faisant bien exprès de ne JAMAIS intégrer la langue de Molière dans leurs DVD. C'est vraiment dommage, car la beauté picturale des "Maîtresses de Dracula" méritait ce bel écrin... Ce dernier est donc réservé aux anglophones...

A la fin du XIX° siècle, Marianne Danielle, une jeune institutrice française, traverse une région reculée des Carpathes afin de rejoindre un pensionnat de jeunes filles. Sur le chemin, elle se retrouve invitée dans le sinistre château de la "Baronne Meinster". Elle ignore que tout ceci n'est pas une coïncidence, et qu'elle vient de tomber dans un piège savamment tendu...

1960. Un an après Le Cauchemar de Dracula, le réalisateur Terence Fisher offrait au public cette superbe suite, qui voyait non pas le retour de Dracula (mort dans le film précédent), mais celui du "Dr Van Helsing" (toujours interprété par Peter Cushing), venu affronter l'un des disciples du terrible comte...
Depuis 1957 avec Frankenstein s'est échappé !, le studio britannique de la Hammer-Film s'était spécialisé dans l'horreur gothique en remettant au goût du jour les grandes figures de l'horreur et du fantastique. "L'horreur en couleur" devint alors sa marque de fabrique et Terence Fisher s'imposa comme l'un des auteurs majeurs du genre consacré. Ce dernier mettait en scène ses films avec une intelligence incroyable. Les couleurs vives, les décors soignés et le vernis somptueux de ces images gothiques flamboyantes n'étant en réalité qu'un moyen de distiller une horreur manifeste tout en douceur. Désirs morbides, pulsions sexuelles, malveillance latente. Tout ce qui s'élevait contre la pudibonderie était ici emballé avec soin dans de belles images !
Ou quand l'horreur devenait belle, offrant aux amateurs privilégiés l'occasion de découvrir les fantasmes interdits qui se cachent sous les figures monstrueuses. Ainsi se développait une propension à la métaphore exceptionnelle, où le Vampire cachait à peine le riche aristocrate qui soumet le pauvre en son pouvoir, où le Monstre, parfois dissimulé sous les traits d'un être à l'apparence tout à fait commune, devenait l'incarnation de l'interdit libertinage, avec un refus absolu du romantisme à l'eau de rose (toute histoire d'amour finissant très mal !). Une manière de révéler les tréfonds de l'âme humaine sous un vernis d'une séduction des plus vénéneuses !

Comme la plus-part des grandes réussites de la Hammer, "Les Maîtresses de Dracula" vaut surtout pour sa 1° moitié : Les scènes d'expositions sont splendides, l'atmosphère est envoûtante à souhait (Ah ! ces décors, ces couleurs, cette ambiance indolente !), le suspense est total, les acteurs ont des "gueules" inouïes et la galerie des "clichés" (collines brumeuses, château gothique, carrosse lugubre, auberge rustique, gousses d'ail et reliques diverses, musique engoissante) relèvent du travail d'orfèvre...
...Jusqu'à l'apparition du monstre.
Dès lors, le suspense n'a plus tellement lieu d'être et les péripéties se succèdent mollement jusqu'à un dénoument final manichéen en diable.
Nous retiendrons finalement deux choses de cette grande période du cinéma fantastique horrifique :
- Ses défauts : Rien n'est plus angoissant que ce que l'on imagine sans le voir. Hélas, on finit toujours par les voir, ces canines et ces chauves-souris en plastique !
- Ses qualités : Une imagerie magistrale, une toile de fond exceptionnelle et une galerie d'acteurs inoubliables (l'hallucinante Freda Jackson et ses effroyables éclats de rire !).
Inutile de le relever, mais oui, les qualités l'emportent sur les défauts...
A noter que l'acteur Christopher Lee refusait à l'époque de reprendre le rôle de Dracula. Il finira par céder en 1965 avec Dracula, Prince des Ténèbres et enchaînera finalement sur six suites ! Mais avant il y eut également le "charmant" Baiser du Vampire (inédit en DVD VF), qui servit de modèle à Roman Polanski pour son Bal des Vampires...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 22, 2014 8:38 PM CET


BATMAN DARK DETECTIVE
BATMAN DARK DETECTIVE
par Steve Englehart
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Aussi dark que les schtroumpfs..., 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : BATMAN DARK DETECTIVE (Relié)
Ce recueil regroupe l'intégralité des épisodes que le scénariste Steve Englehart a réalisés sur le personnage de Batman.
Le chapitre est divisé en deux époques, puisque Englehart a d'abord écrit les épisodes "Detective Comics" #439 en 1974, puis 469 à 476 de 1977 à 1978. Il a ensuite écrit l'épisode "Batman Chronicles" #19 en 2000, avant de revenir pour une mini-série en 2005, intitulée tout simplement "Dark Detective".
Le premier épisode est dessiné par Sal Amendola (encrage de Dick Giordano), les deux suivants par Walter Simonson (encrage d'Al Milgrom). Tous les autres sont l'œuvre du dessinateur Marshall Rogers (encrage de Terry Austin), excepté l'épisode "Batman Chronicles", illustré par Javier Pulido.

Première époque :
Les épisodes publiés dans la série "Detective Comics" sont légendaires. C'était l'une des premières fois que la série bénéficiait d'une lecture au long-court. En effet, formé à l'école Marvel, Steve Englehart avait l'habitude de développer de longues intrigues et sous-intrigues, ce qui constituait une première pour les séries dédiées à Batman, dont les récits se limitaient souvent à un seul épisode, n'en dépassant jamais deux.
Cette nouvelle approche est aujourd'hui considérée comme une pierre essentielle à l'édifice de la mythologie de "l'Homme chauve-souris", qui revêtait ainsi les atours de sa version moderne et définitive.
Le scénariste injecte également du réalisme à la série, notamment en faisant intervenir des personnages débarrassés de toute connotation fantastique. La belle "Silver StCloud", la nouvelle petite amie du héros, dénotait alors une nouvelle manière de faire grandir le personnage et, par certains côtés, c'est cette version aujourd'hui classique qui servira de source d'inspiration à l'adaptation cinématographique réalisée par Tim Burton en 1989. Effectivement, les références du film abondent, puisque c'est ici que le "Joker" fait ses apparitions télévisuelles, développant tout un plan afin d'intoxiquer les habitants de Gotham City...
Pour l'essentiel, ces épisodes constituaient jusqu'ici le contenu du célèbre recueil VO Strange Apparitions.

Alors c'est ça ?!!! C'est ça "LE BATMAN MODERNE ET DEFINITIF" de Steve Englehart avec lequel la tribu des lecteurs de comics me rabat les oreilles depuis des lustres ?
Bon, et bien je ne suis définitivement pas le cœur de cible de ce type de publication. Destinées initialement à la prime jeunesse, ces aventures souffrent pour moi d'un style narratif old-school ampoulé et enfantin qui ne passe pas du tout. Les dialogues sont ridicules, les bulles de pensée et autres encarts de texte débordent de toute part tandis que les personnages commentent tout ce qu'ils font à haute voix en parlant d'eux à la troisième personne et en déclamant des tirades moyenâgeuses au beau milieu de leurs bagarres de bac à sable. Les intrigues sont balourdes, les dénouements sont tirés par les cheveux. Bref, je trouve l'ensemble très mauvais, et malgré la beauté indéniable de certaines planches, j'ai une fois encore souffert d'une véritable torture psychologique afin de terminer cette lecture d'un autre âge, bavarde, naïve et aussi légère qu'un troupeau d'éléphants...
Les trois premiers épisodes souffrent d'une mise en image laborieuse (les dessins de Walter Simonson sont épouvantables !). Heureusement, le duo Rogers/Austin relève le niveau avec un résultat bien plus classe et soigné.
Rien à faire, j'ai beau aimer les dessins-animés et le monde de l'enfance en général, ce type de mise en forme ampoulée et archaïque ne passe pas du tout en ce qui me concerne, et ce "Dark Detective" est pour moi aussi sombre qu'une aventure des schtroumpfs. Sauf que je préfère de loin lire les Schtroumpfs... ☆☆

Deuxième époque :
L'épisode "Batman Chronicles" #19 (10 pages) est une relecture des toutes premières nuits de la carrière de notre "Homme chauve-souris". Steve Englehart opte désormais pour une écriture conceptuelle à base de soliloques et nous offre un récit aussi court que délicieux, poétique et précis comme une horlogerie maniaque. Les planches de Javier Pulido sont magnifiques, avec un Batman félin et bondissant, dont chaque mouvement est d'une évidence bluffante. Voilà, ça c'est ce que j'appelle de l'art séquentiel, et c'est aussi beau que les travaux de Jeff Loeb & Tim Sale (Batman Un Long Halloween et Batman Amère victoire). ☆☆☆☆☆

Passons maintenant à la mini-série "Dark Detective" : Presque trente ans après leur premier run, le trio Englehart/Rogers/Austin nous offrait une suite directe à leurs épisodes mythiques !
Bon, et bien il n'y a rien à faire : Je trouvais cette histoire tarte lorsqu'elle était écrite en 1978, et je la trouve toujours aussi tarte lorsqu'elle est écrite en 2005...
Afin de lier les deux récits, Steve Englehart renoue avec sa narration d'antan et, bien que l'on soit dans les années 2000, ampoule de nouveau ses épisodes avec... des bulles de pensées ! Pour le reste, le style old-school de l'ensemble alourdit cette lecture qui, quoiqu'on en dise, n'est que la répétition ennuyeuse des épisodes de 1978. Dommage, car raconté différemment, "Dark Detective" aurait pu être une relecture moderne des épisodes en question. Peine perdue.
En définitive, ayant cordialement détesté les trois quarts du matériel regroupé dans ce recueil, je me dis encore que ce n'est pas le contenu des histoires qui importe, mais bel et bien la manière dont elles sont racontées. Et je ne suis décidément pas le bon public pour cette manière là, dont les naïvetés et le ton grandiloquent ne correspondent pas à ce que je recherche.
Un internaute est venu un jour me dire que le Batman : Killing Joke d'Alan Moore et le Batman Arkham Asylum de Grant Morrison étaient très surestimés, et que je ferais mieux de lire ce "Dark Detective" de Steve Englehart. Inutile de dire que nous ne sommes pas du même monde... artistique ! ☆☆
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 21, 2014 8:51 PM CET


Marvel universe 2013 01 thanos rising
Marvel universe 2013 01 thanos rising
par Jason Aaron
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les racines du mal, 20 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marvel universe 2013 01 thanos rising (Broché)
"L'Ascension de Thanos" est une mini-série réalisée par le scénariste Jason Aaron et le dessinateur Simone Bianchi en 2013, à l'occasion du relaunch effectué par Marvel à l'ère de la ligne éditoriale "Marvel NOW".
Il s'agit d'une relecture des origines du personnage, mettant en lumière ses jeunes années, de sa naissance jusqu'à la destruction de sa planète natale. "Thanos" est au départ une création du scénariste Jim Starlin. Il est apparu pour la première fois dans la série "Iron man" en 1973, bien avant de devenir le super-vilain Marvel ultime dans les grandes sagas cosmiques de Starlin, dont la plus célèbre demeure Le Défi de Thanos : Le Gant de l'Infini (1991).

Cette mini-série est un "travail de commande" réalisé par nos auteurs, deux brillantes personnalités du monde des comics. Il s'agit de réactualiser les origines d'un personnage culte (c'est dingue ce que celui-ci en particulier peut posséder de fans et soulever les foules !), tout en respectant une continuité déjà existante et considérée comme sacrée par une horde de lecteurs puristes.
Au niveau du scénario, Jason Aaron s'acquitte de la tâche avec panache en faisant preuve d'un sens de l'équilibre idéal entre la redite consensuelle des faits déjà intégrés à la continuité et les trouvailles saisissantes. La personnalité du vilain est bien construite et ce dernier évolue au delà du manichéisme primaire en développant un mal clinique aseptisé et terrifiant, sans une once de justifications lacrymales, un peu à la manière des tueurs en série. La vision de Jason Aaron transforme alors le personnage en une sorte de "serial-killer universel"...
Thanos fait ainsi de la notion de "Mal" une expérience de vie, dont les tenants et les aboutissants se situent au niveau de la destinée, et non au niveau des tragédies du vécu (tout l'inverse de ce qu'à fait George Lucas avec la jeunesse de Dark Vador en essayant de lui trouver mille excuses).
Aaron parvient ainsi à définir le parcours du vilain de manière originale et presque viscérale, avec la passion, l'ambition et le désir comme vecteurs d'une course contre les valeurs inappropriées à ce type de quête !

Le personnage en ressort grandi mais d'une manière toute particulière. Sans cesse en quête du grand amour, il révèle peu à peu qu'il est en réalité en quête de lui-même. Hors, étant depuis la naissance un nanti possédant à peu-près tout (y compris une intelligence supérieure et un organisme génétiquement supérieur !), évoluant dans un monde parfait où toute agressivité et toute velléité maléfique a été annihilée, il n'y a plus qu'une dernière chose capable de le séduire : le pouvoir. Ainsi, blasé, froid, déterminé, Thanos détruira tout ce qui se dressera sur son chemin, afin de dominer toute chose, y compris la seule encore capable de lui résister, c'est-à-dire la Mort, envers qui il va développer la passion que l'on sait...
Soit une toile de fond plus intéressante qu'il y parait à première vue, qui fait écho à l'âme humaine dans ce qu'elle a de corruptible au delà des origines, puisqu'il s'agit d'observer comment se développe la part malsaine d'un individu que la vie protégeait de tout dès le départ. Ou comment les nantis peuvent également basculer du côté obscur...
Par ces choix et ces postulats, Aaron se révèle très habile et dresse un portrait saisissant à la personnalité profonde et complexe. Et l'on se prend à rêver, une fois le livre refermé, d'une série au long court entièrement dédiée à Thanos et entièrement écrite par Jason Aaron !
Car si pour de nombreux lecteurs c'est le "Thanos" de Jim Starlin qui restera toujours le meilleur, pour d'autres (comme votre serviteur), il appartient désormais à un style de comics old-school à la narration daté et très enfantine. Et cette relecture moderne, adulte et viscérale s'impose ainsi comme un contrepoint idéal aux comics du passé.
C'est dire la frustration qui s'impose, une fois achevée la lecture de ces cinq épisodes trop courts...

A la partie graphique, Simone Bianchi est obligé d'accélérer la cadence et livre un résultat un peu en dessous de ses travaux passés, mais tout de même encore au dessus de la moyenne ! Son style pictural ample et éthéré demeure toujours aussi immersif, et sa version de Thanos est assez surprenante, également très éloignée des anciennes versions.
Bref, un recueil très réussi mais qui survole une mythologie complexe de manière trop brève. A réserver aux lecteurs qui ne viendront pas ici en quête de sensations d'un autre âge...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 20, 2014 11:32 AM CET


Star Wars vector, Tome 2 :
Star Wars vector, Tome 2 :
par Mick Harrison
Edition : Album
Prix : EUR 13,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dark Rébellion, 19 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Wars vector, Tome 2 : (Album)
La série "Star War Vector" est en réalité un "crossover", c'est-à-dire un récit entrecroisé entre plusieurs séries de l'univers étendu "Star Wars" !
Le pitch : "Celeste Morne" est une puissante représentante de l'ordre jedi. Elle est entrée en possession d'un redoutable talisman à l'époque des guerres mandaloriennes (plusieurs milliers d'années avant les événements de Star Wars Épisode IV : Un nouvel espoir). Elle a été isolée dans un sarcophage qui erre dans l'espace afin d'éloigner la menace. Mais parfois, au cours des siècles, quelqu'un tente de la réveiller de son sommeil éternel afin d'utiliser le talisman...

Ce second tome de la saga voit ainsi le destin de "Celeste Morne" interférer avec les séries Star Wars Dark Times et Star Wars Rébellion, deux excellentes créations du scénariste Randy Stradley (alias Mick Harrison et alias Welles Hartley !).
"Dark Times" (qui est peut-être la meilleure série de l'univers Star Wars en comics !) développe les événements survenus immédiatement après Star Wars, Episode 3 : La Revanche des Sith, à l'époque où "l'empereur Palpatine" et "Dark Vador" étendent le terrible "Ordre 66" sur la galaxie.
"Rébellion" met en scène la vie et les errances de "l'Alliance Rebelle" au lendemain de l'explosion de la première "Etoile de la mort", ainsi que le déploiement des forces de "l'Empire" à travers la galaxie.

Ce recueil regroupe ainsi les épisodes "Star Wars Dark Times" #11 et 12 (à lire entre les tomes 2 et 3) et les épisodes "Star Wars Rébellion" #15 et 16 (les derniers de la série).
Le lecteur aura le plaisir de retrouver ses personnages favoris sans pour autant que les événements de ce crossover n'apportent grand chose aux séries concernées. Ceux qui suivent la série "Dark Times" comprendrons mieux quelques références à ces deux épisodes dont parlent les personnages dans la suite de leur saga (☆☆☆☆). Ceux qui suivent la série "Rébellion" y trouveront tout simplement une sorte d'épilogue purement facultatif (☆☆☆).
La lecture de ce second tome de la série "Vector" n'est donc nullement indispensable à la compréhension des deux séries concernées.
Selon l'attachement des lecteurs à ces deux séries, on hésitera ainsi entre 3 ou 4 étoiles.

Les tomes 1 et 3 interfèrent de manière plus directe avec les séries concernées puisqu'ils y consacrent quatre épisodes à chaque fois.
- Star Wars Vector, Tome 1 interfère avec la série Star Wars Chevaliers de l'ancienne République.
- Star Wars Vector, Tome 3 interfère avec la série Star Wars Legacy.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 20, 2014 8:33 AM CET


Kiss Of The Vampire [DVD]
Kiss Of The Vampire [DVD]
Proposé par 101Trading
Prix : EUR 15,21

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La famille à dents !, 18 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kiss Of The Vampire [DVD] (DVD)
Cette édition anglaise ne propose aucune piste française. De la même manière, il n'y a pas de sous-titres français. Il s'agit néanmoins, à l'heure actuelle, du seul DVD disponible sous nos latitudes...

Après Dracula en 1959 (Le Cauchemar de Dracula) et ses disciples en 1960 (Les Maitresses de Dracula), la Hammer Film (firme cinématographique britannique spécialisée dans l'horreur gothique) s'intéressait à toute une famille de vampires en 1963 avec ce "Kiss of the Vampire" ("Le Baiser du Vampire" en VF) !
Ou l'histoire d'un jeune couple parti en voyage de noce et accueilli dans un château hébergeant en réalité toute une horde de suceurs de sang camouflés sous les oripeaux d'une vieille famille aristocratique ! Et c'est lors d'un bal de vampires donné en leur honneur que tout va basculer dans l'horreur...

Pour ce troisième long métrage sur le thème du vampire, la Hammer délaissait encore la figure fédératrice du comte Dracula, puisque Christopher Lee refusait temporairement de reprendre le rôle. Ce fut la dernière fois à cette époque car dès 1965, l'acteur fétiche du studio allait de nouveaux enfiler ses canines pour six films consécutifs (à commencer par Dracula, Prince de ténèbres). Il faudra attendre les années 70 pour que la firme opère un retour au thème de manière plus vaste avec la trilogie dédiée à "Carmilla" (à commencer par le magnifique The Vampire Lovers), avec Le cirque des vampires et même avec le croquignol La Légende des 7 Vampires d'or...

Réalisé par Don Sharp, un second couteau de la maison Hammer s'étant souvent illustré dans l'ombre de Terence Fisher, John Gilling et autres Roy Ward Baker, "Le Baiser du Vampire" est un classique, et ce bien qu'il se passe des services des acteurs phares du studio anglais (Christopher Lee & Peter Cushing en tête).
Comme d'habitude, les images en technicolor sont flamboyantes à souhait et les décors sont superbes (même s'ils sont recyclés à partir des films précédents !).
Mais peut-être plus encore que dans les autres films de la Hammer, cette imagerie magistrale dissimule une succulente métaphore vénéneuse sur les désirs interdits. Car si le Vampire s'impose comme le riche aristocrate qui soumet le pauvre en son pouvoir, il est également l'incarnation éclatante du fantasme et de l'interdit libertinage ! On retrouve ainsi ce refus du romantisme à l'eau de rose propre au studio Hammer, toute amourette finissant très mal (pauvre petit couple parti innocemment en voyage de noce !)...

Malheureusement, le temps a fait son office et les films d'horreur de cette tendre époque souffrent à présent du poids de l'âge.
Jetez un coup d'œil à l'affiche du film, et vous aurez l'impression qu'il s'agit d'une comédie ! Cet humour involontaire suscitait déjà à l'époque l'intérêt de quelques visionnaires qui s'empressèrent de se moquer gentiment de ces oripeaux gothiques à base de canines et de chauves-souris en plastique ! Parmi eux, un certain Roman Polanski s'emparera de notre "Baiser du Vampire" et réalisera, quatre ans plus tard, un somptueux Bal des Vampires en forme de parodie directement adressée au film de Don Sharp et à ses émules...
Bref, un joli petit classique aux airs surannés, réservé à un public amoureux de ce genre tout à fait connoté.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 20, 2014 8:35 AM CET


Bernie Wrightson
Bernie Wrightson
par Bernie Wrightson
Edition : Relié
Prix : EUR 23,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Moi, Bernie, maître de l'horreur !, 17 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Bernie Wrightson (Relié)
Après les deux volumes consacrés à Richard Corben (Eerie et Creepy présentent Richard Corben, Tome 1 et Tome 2), les éditions Delirium poursuivent leurs archives des anthologies Creepy et Eerie mettant en lumière le travail des grands noms de la bande-dessinée américaine.
C'est donc au tour de l'immense Bernie Wrightson d'occuper le devant de la scène, dans un recueil splendide, idéal pour les fans de ce grand nom du comic-book des années 70.

Paradoxalement, la découverte de ce volume est frustrante. En effet, ce dernier, en plus d'être un tome unique n'appelant pas de suite, s'impose comme le recueil le moins épais (seulement 140 pages !) de toute la collection depuis son lancement...
Séparé en trois parties distinctes (- 1) Les histoires de Creepy, - 2) Les histoires de Eerie, - 3) Galerie de frontispices et d'illustrations), il ne nous offre que douze épisodes, dont neuf seulement sont entièrement dessinés par Wrightson, puisqu'il n'effectue que l'encrage sur les trois autres (dont deux sont dessinés par carmine Infantino, et le troisième par Howard Chaykin). Et l'on se sent donc frustrés de ne voir que si peu d'épisodes réalisés par le maître (d'une moyenne de huit à dix pages seulement !), qui n'aura finalement que peu œuvré au sein des éditions Warren...

Pour autant, ce livre vaut tout de même son pesant de cacahuètes car il nous permet d'admirer les splendides planches de Bernie en format géant, imprimées sur un magnifique papier glacé à l'odeur enivrante !
Se succèdent ainsi une poignée d'épisodes issus de "Creepy" écrits par le scénariste Bruce Jones, excellent auteur de comics et ami intime de Mr Wrightson (il signe d'ailleurs la préface de l'album) ; deux épisodes écrits par Bill DuBay, un autre par Nicola Cuti et un dernier par Budd Lewis. Pour terminer, Bernie Wrightson réalise tout seul (dessin et écriture) une adaptation d'Edgar Allan Poe ("le Chat Noir"), une adaptation d'H.P. Lovecraft ("L'Air Froid") et deux derniers épisodes originaux respectivement intitulés "Le Monstre de Pepper Lake" et "Le Monstre de Boue" ("The Muck Monster"), ce dernier récit étant une réinterprétation du célèbre roman de Mary Shelley : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Il est d'ailleurs important de noter cette première déclaration d'amour de Wrightson pour la figure du monstre de Frankenstein (étrangement le seul épisode en couleur présent dans le recueil), puisqu'il y restera attaché tout au long de sa carrière, au point de livrer une version illustrée du roman, ainsi que, tout récemment, une suite sous la forme d'une série de comics : Frankenstein, le Monstre est Vivant

Pour le reste, que dire ? Dans la lignée de Frank Frazetta (l'influence de ce dernier se faisant furieusement ressentir), l'art de Bernie Wrightson est un incomparable et virtuose tour de magie noire à la séduction aussi vénéneuse que surannée ! Vénéneuse car les récits illustrés par l'artiste sont d'une noirceur abyssale (l'épisode intitulé "Jenifer", écrit par Bruce Jones, est un cauchemar absolu !) et qu'ils exhalent un parfum putride, viscéral et décomplexé ! Suranné car cette imagerie fait désormais partie du patrimoine horrifique d'une épouvante datée et "vintage", dont les oripeaux sont désormais liés aux clichés d'une époque révolue.
Le style narratif de l'ensemble est certes assez naïf mais certains passages tiennent encore bien la route, du fait d'un parti-pris adulte et sans concessions, qui protège l'ensemble d'une tonalité trop régressive comme on peut la trouver dans d'autres comics de l'époque, notamment ceux dans lesquels sont publiées les histoires de super-héros. On peut même dire que, dans l'ensemble, les récits compilés dans cette anthologie font partie des meilleurs et des plus impressionnants parmi tous ceux qui furent publiés à l'époque, bénéficiant effectivement du style de Mr Wrightson, grand maître de l'horreur en bandes-dessinées...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 21, 2014 9:50 AM CET


Avengers Extra Captain américa & Bucky N°4 Masques
Avengers Extra Captain américa & Bucky N°4 Masques
par Marc Andreyko Ed Brubaker
Edition : Comic

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 On refait tout !, 16 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avengers Extra Captain américa & Bucky N°4 Masques (Comic)
Voici les épisodes 620 à 624 de la série "Captain America", ici renommée "Captain America & Bucky", pour l'occasion. En effet, le scénariste Ed Brubaker, épaulé par son collègue Marc Andreyko, propose de redécouvrir le tandem à ses tout débuts, en plein cœur de la seconde Guerre mondiale...

Plus qu'une simple histoire de la série "Captain America", il s'agit surtout de redéfinir les origines de "Bucky Barnes", son premier coéquipier historique, à l'époque où les super-héros étaient presque systématiquement flanqués d'un jeune "sidekick" (cf. "Batman & Robin"). On redécouvre donc les débuts du personnage, sa rencontre avec son ami et mentor à la bannière étoilée, leur participation à la guerre et leurs aventures auprès des "Envahisseurs" ("Namor", La "torche" et "Toro"), ainsi que la mort présumée du duo et les débuts du "Soldat de l'hiver".
Afin de bien marquer le recentrage sur "Bucky" en particulier, la narration se construit à partir de la voix-off du personnage, qui raconte les événements par le passé, à la première personne.
Brubaker avait déjà redéfini la rencontre entre "Cap" et "Bucky" au tout début de son run, dans le fabuleux Captain America - La légende vivante. Il n'avait pas hésité une seconde à changer complètement le cours des choses, en modifiant les origines officielles des personnages telles qu'on avait pu les lire dans l'épisode "Captain America Comics #1" de 1941. Ainsi, au lieu que "Bucky" surprenne son ami entrain de mettre son masque et lui fasse un chantage du style "si je suis ton coéquipier, j'en parle à personne", les deux jeunes hommes se rencontraient d'une manière beaucoup plus réaliste. Bizarrement, ce changement ne choqua pas trop les puristes (pour qui le changement, par définition, est impie). Heureusement, car du coup, on gagne de nouvelles origines beaucoup plus intéressantes.
On remarquera que Brubaker s'est attelé à un travail très ambitieux en apportant un liant moderne à la mythologie de l'univers Marvel depuis le personnage de "Captain America". Du Projet Marvels : La naissance des super-héros à toutes les sagas plus récentes, dans lesquelles sont sans cesse effectués des sauts dans le temps, le travail du scénariste n'est pas sans rappeler celui de Geoff Johns chez DC Comics.

Pour ce qui est des cinq épisodes du jour, nous sommes gâtés. Cinq récits bondissants, formant un tout lié en boucle. Le scénario est fluide, rafraichissant ou au contraire grave lorsque c'est nécessaire, faisant preuve d'un bel équilibre entre l'esprit de l'innocence, inhérent aux histoires de l'époque et au tempérament du jeune "Bucky", et les drames que traverse le personnage (la mort des ses parents, la découverte de l'Holocauste, etc.). Du coup, le futur "Soldat de l'hiver" y gagne en épaisseur et en ambivalence, dans une sorte de mélange presqu'inquiétant entre le jeune compagnon jovial et affable et le tueur impitoyable, agressif, à la limite du psychopathe.
Comme pour le "Projet Marvels", le fait de découvrir ces aventures "de l'extérieur", puisque il s'agit d'un résumé raconté à la première personne, peut se révéler frustrant dans la mesure où l'on ne fait que survoler les événements là où l'on voudrait les vivre de l'intérieur. L'ensemble souffre donc du symptôme "trop court", mais tout en demeurant d'une grande qualité.
A la partie graphique, ces épisodes bénéficient d'un dessinateur formidable en la personne de Chris Samnee. Si l'on ne fait que feuilleter l'album, le style de l'artiste peut se révéler plutôt simpliste. Ce serait une grave erreur de s'en tenir là, car dès les premières pages, on devient accroc à son travail : Découpage dynamique et limpide, visages particulièrement expressifs, merveilleux équilibre entre l'esquisse et le sens du détail, superbe ambiance dans laquelle les décors, qui semblent parfois inachevés, sont d'une précision inouïe. Pourquoi diantre ne voyons-nous pas plus souvent cet excellent artisan ? Ici, il est en tout cas parfaitement à sa place.
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Le Prestige [Blu-ray]
Le Prestige [Blu-ray]
DVD ~ Hugh Jackman
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Abracadabra, 15 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Prestige [Blu-ray] (Blu-ray)
En 2006, Christopher Nolan réalise son huitième film : "Le Prestige", d'après le roman éponyme de Christopher Priest.
C'est l'histoire de deux magiciens qui, dans l'Angleterre de la fin du XIX° siècle, s'opposent une rivalité farouche, tragique et destructrice. Les deux hommes se disputent le "Prestige", le troisième acte du spectacle de magie, qui consiste à faire revenir la chose qui vient de disparaitre...

Su la forme, le film est une prouesse cinématographique qui atteint une rare perfection dans l'élaboration de sa structure narrative. Construit sur le principe des trois actes exposés au tout début du récit (1) "la promesse, 2) le tour et 3) le prestige"), le scénario se développe ainsi comme les phases d'un tour de magie, le retournement final en étant le dénouement, et donc le "Prestige" ! Mais la narration n'est pas linéaire, ce qui implique que le spectateur suit les événements dans le désordre, recollant peu à peu les pièces du puzzle jusqu'au fantastique point d'orgue final. Un peu déroutant au départ, l'ensemble devient rapidement addictif et les différentes séquences s'enchainent avec une étonnante fluidité, le tout enrobé d'une splendide reconstitution du Londres victorien dans le plus pur esprit "steampunk" !
Bref, un sacré tour de force et... de magie !

Dans le fond, le script développe également une passionnante toile de fond qui destine "Le Prestige" à mériter de multiples visionnages, ce qui n'est pas le cas de la plus-part des films à "twist" (retournement final remettant en questions les certitudes du spectateur quant à la logique du récit), qui ne survivent que rarement à leur première diffusion une fois la fin éventée.
En effet, la mise en abîme opérée par les divers niveaux de lecture dissimulés sous les strates du récit est passionnante. Le spectateur peut ainsi y approfondir les innombrables échos et autres associations entre la fiction et le réel, la magie et la science, les faits historiques et les délires de l'imagination. La rivalité fictive entre les deux magiciens est ainsi mise en parallèle avec celle bien réelle qui existait alors entre les scientifiques Nikola Tesla et Thomas Edison, tandis que Christopher Nolan ne cesse d'entrelacer les rouages de la magie au sens traditionnel du terme, avec celle du cinéma qui, depuis les merveilleux trucages de Georges Méliès, n'a cessé de dépasser ses limites...

Le casting est également somptueux, qui oppose Hugh Jackman à Christian Bale, tous deux épaulés par le grand Michael Cane et la toujours aussi charismatique Scarlett Johansson. A noter, également, la présence de David Bowie dans le rôle de Nikola Tesla et celle d'Andy Serkis dans le rôle de son assistant !
Si Christopher Nolan est aujourd'hui considéré comme un réalisateur brillant mais souvent prétentieux car trop "auteurisant", il est néanmoins inutile d'essayer de nier que "Le Prestige" est un très grand film et une réussite exceptionnelle dans l'optique de lier artistiquement le fond et la forme...
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Spider-man: Spirits of the Earth
Spider-man: Spirits of the Earth
par Charles Vess
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Terre à terre, 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-man: Spirits of the Earth (Relié)
"Spiderman : Spirits of the Earth" est un graphic-novel entièrement réalisé par l'illustrateur Charles Vess. Publié en 1990, il est le fruit de deux années de travail pour l'artiste, notamment connu pour son travail sur la série Sandman de Neil Gaiman, qui effectue ici l'écriture, le dessin et la mise en couleur.

Ce projet est né dans l'esprit de Charles Vess de sa passion pour l'Ecosse et de son attachement au personnage de "Spiderman", qui avait bercé son adolescence. L'idée consistait alors à confronter un super-héros habitué des gratte-ciels new-yorkais à la cambrousse des Highlands, aboutissant au final à un choc des cultures et un résultat anachronique. Et c'est ainsi que le récent mariage entre Peter Parker & Mary-Jane (l'un des grands événements de l'actualité éditoriale de l'époque consacrée !) offrait l'alibi parfait pour envoyer nos deux amoureux en voyage de noces dans les coins les plus reculés du vieux continent...
Le postulat est donc séduisant, et Charles Vess va se lancer dans l'aventure avec une certaine ambition en embrassant à fond le folklore celte de la vieille Ecosse, peuplée de fantômes, lutins et autres créatures féériques.

D'un point de vue pictural, le résultat est inégal mais souvent très beau. S'il n'est pas très à l'aise dans les scènes les plus intimes et les plus domestiques, l'artiste parvient à nous offrir des visuels saisissants dès qu'il s'agit de donner dans le surnaturel et les paysages fantasmés de ces Highlands dominés par les manifestations magiques (ah ! ces magnifiques planches autour du vieux château en ruine, faisant office de building pour notre "monte en l'air" !). Et c'est lors des scènes nocturnes les plus ouvertement tournées vers l'épouvante que Vess se montre au faîte de son art, alors que les ombres menaçantes des anciennes ruines séculaires s’étendent sur la lande, et que les esprits frappeurs s’éveillent sous le tonnerre et les brumes des vieilles collines écossaises balayées par le vent...

En revanche, Monsieur Vess ne possède pas vraiment les moyens de ses ambitions au niveau du scénario et l'ensemble souffre d'une narration old-school laborieuse, à base de récit Grand-Guignol parsemé de naïvetés et autres grosses ficelles enfantines, le tout noyé de bulles de pensée indigestes et d'un sens du dialogue plutôt lourdingue. Oh ! J'imagine que les amateurs de comics enfantins vont détester ces dernières lignes, mais franchement cette histoire souffre de son manque de profondeur et de l'amateurisme de son écriture, beaucoup trop superficielle.
Si la première partie de l'intrigue demeure néanmoins séduisante de par ses promesses de visiter le folklore écossais, la seconde vient tout gâcher avec une orientation soudaine vers une dimension science-fictionnelle factice, inutile, ridicule et trop grosse pour être vraie, avec une tentative vaine et capilo-tractée de raccrocher le tout à la continuité de l'univers Marvel...

Bref, ce "Spirits of the Earth" reste un beau livre d'images, un conte pour enfants séduisant par son côté visuel. Mais vu avec les yeux d'un adulte, il vaut mieux faire abstraction de la qualité réelle du scénario.
Il faudra alors se contenter de ces dessins envoûtants, quelque part entre Bernie Wrightson et Arthur Rackham
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TOP BD N° 23: spiderman. Esprit de la terre
TOP BD N° 23: spiderman. Esprit de la terre

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Terre à terre, 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : TOP BD N° 23: spiderman. Esprit de la terre (Broché)
"Spiderman : Esprit de la terre" est un graphic-novel entièrement réalisé par l'illustrateur Charles Vess. Publié en 1990, "Spirits of the Earth" (titre VO) est le fruit de deux années de travail pour l'artiste, notamment connu pour son travail sur la série Sandman de Neil Gaiman, qui effectue ici l'écriture, le dessin et la mise en couleur.

Ce projet est né dans l'esprit de Charles Vess de sa passion pour l'Ecosse et de son attachement au personnage de "Spiderman", qui avait bercé son adolescence. L'idée consistait alors à confronter un super-héros habitué des gratte-ciels new-yorkais à la cambrousse des Highlands, aboutissant au final à un choc des cultures et un résultat anachronique. Et c'est ainsi que le récent mariage entre Peter Parker & Mary-Jane (l'un des grands événements de l'actualité éditoriale de l'époque consacrée !) offrait l'alibi parfait pour envoyer nos deux amoureux en voyage de noces dans les coins les plus reculés du vieux continent...
Le postulat est donc séduisant, et Charles Vess va se lancer dans l'aventure avec une certaine ambition en embrassant à fond le folklore celte de la vieille Ecosse, peuplée de fantômes, lutins et autres créatures féériques.

D'un point de vue pictural, le résultat est inégal mais souvent très beau. S'il n'est pas très à l'aise dans les scènes les plus intimes et les plus domestiques, l'artiste parvient à nous offrir des visuels saisissants dès qu'il s'agit de donner dans le surnaturel et les paysages fantasmés de ces Highlands dominés par les manifestations magiques (ah ! ces magnifiques planches autour du vieux château en ruine, faisant office de building pour notre "monte en l'air" !). Et c'est lors des scènes nocturnes les plus ouvertement tournées vers l'épouvante que Vess se montre au faîte de son art, alors que les ombres menaçantes des anciennes ruines séculaires s’étendent sur la lande, et que les esprits frappeurs s’éveillent sous le tonnerre et les brumes des vieilles collines écossaises balayées par le vent...

En revanche, Monsieur Vess ne possède pas vraiment les moyens de ses ambitions au niveau du scénario et l'ensemble souffre d'une narration old-school laborieuse, à base de récit Grand-Guignol parsemé de naïvetés et autres grosses ficelles enfantines, le tout noyé de bulles de pensée indigestes et d'un sens du dialogue plutôt lourdingue. Oh ! J'imagine que les amateurs de comics enfantins vont détester ces dernières lignes, mais franchement cette histoire souffre de son manque de profondeur et de l'amateurisme de son écriture, beaucoup trop superficielle.
Si la première partie de l'intrigue demeure néanmoins séduisante de par ses promesses de visiter le folklore écossais, la seconde vient tout gâcher avec une orientation soudaine vers une dimension science-fictionnelle factice, inutile, ridicule et trop grosse pour être vraie, avec une tentative vaine et capilo-tractée de raccrocher le tout à la continuité de l'univers Marvel...

Bref, ce "Spirits of the Earth" reste un beau livre d'images, un conte pour enfants séduisant par son côté visuel. Mais vu avec les yeux d'un adulte, il vaut mieux faire abstraction de la qualité réelle du scénario.
Il faudra alors se contenter de ces dessins envoûtants, quelque part entre Bernie Wrightson et Arthur Rackham
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