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Tornado (Provence Côte d'Azur)
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Toxin : Dans l'un peau d'un flic
Toxin : Dans l'un peau d'un flic
par Rodney Ramos
Edition : Broché
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un Spiderman sans... Spiderman, 15 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toxin : Dans l'un peau d'un flic (Broché)
"Toxin", symbiote extraterrestre, fils de carnage, petit-fils de "Venom", a investit le corps d'un policier. Celui-ci décide de devenir justicier, comme Spiderman. Mais est-ce possible lorsque le symbiote avec qui l'on vit n'a aucune notion de bien ou de mal ?
"Toxin" a été créé par le scénariste Peter Milligan et l'illustrateur Clayton Crain en 2004 dans la mini-série Venom vs Carnage : Un enfant est né. Il est aujourd'hui la vedette de sa propre mini-série, toujours écrite par Milligan, mais dessinée par Darick Robertson.

Puisqu'il est en "symbiose" avec le policier Patrick Mulligan, "Toxin" devient son allié, son "costume" et l'aide à devenir un super-héros. Spiderman, qui surveille ce nouveau binôme de très près, s'assure ainsi que Mulligan ne se laisse pas envahir par le côté obscur de sa symbiose.
Cette histoire se déroule au lendemain de "l'évasion du Raft", événement majeur de la continuité de l'univers Marvel (car à l'origine de la formation des "New Avengers") raconté dans The New Avengers Tome 1. "Toxin" doit ainsi participer à l'arrestation des plus dangereux criminels évadés de Riker's Island, qui sévissent en plein coeur de New York...

Bien que le présent recueil, datant de 2005, soit publié comme une aventure de Spiderman, notre homme araignée préféré est cantonné à un rôle de figurant dans cette histoire. Qu'à cela ne tienne, cet album est excellent : un scénario solide, une très bonne atmosphère et une tonalité adulte vous attendent au fil des pages. "Toxin" est un comicbook moderne, sombre et complexe. J'ai particulièrement apprécié que Peter Milligan développe les retombées que le policier subit dans son intimité. Il met ainsi l'équilibre psychologique de son héros à rude épreuve, ce qui fait tout le sel du récit.

Rappelons une fois encore qu'il s'agit de la suite directe de la mini-série "Venom vs Carnage". Ceux qui n'ont pas lu ce précédent récit risquent d'être un peu largués à la lecture de "Toxin", car il manque à la compréhension de l'ensemble.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 16, 2014 8:44 PM MEST


PROIE D'HUGO STRANGE (LA)
PROIE D'HUGO STRANGE (LA)
par Doug Moench
Edition : Relié
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Year One : Two !, 14 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : PROIE D'HUGO STRANGE (LA) (Relié)
Ce recueil regroupe les épisodes #11 à 15 de "Batman : Legends of the Dark Knight" publiés initialement en 1990, ainsi que les épisodes #137 à 141 de la même série, publiés en 2002. La série "Batman : Legends of the Dark Knight" était une anthologie de récits auto-contenus en trois, quatre ou cinq épisodes qui, le plus souvent, revenait sur les premières années de la "carrière" de Batman, lorsqu'il était encore solitaire et mystérieux.
Le premier récit du recueil est intitulé "Proie" et met en scène la première rencontre entre Batman et "Hugo Strange", l'un de ses premiers adversaires.
Le second s'intitule "Terreur" et constitue une suite au précédent. L'ensemble a été réalisé par la même équipe artistique, à savoir le scénariste Doug Moench et le dessinateur Paul Gulacy.

- "Proie" peut être lu comme la suite directe du mythique Bartman Année UN de Frank Miller et David Mazzucchelli. D'une facture plus classique, cet arc narratif en 5 parties est en tout point la suite idéale du chef d'œuvre de Miller. Car si elle apparaît moins originale, elle a le mérite de respecter l'arc précédent tout en le prolongeant de façon très limpide.
Le scénario reprend là où "Year One" s'était arrêté. Il nous permet de faire davantage connaissance avec "Catwoman", de poursuivre et d'étendre la relation naissante entre Batman et le commissaire Gordon et nous gratifie de moments importants de la mythologie du "Dark knight", comme la fabrication du "Batsignal" et de la "Batmobile". Il introduit également un nouveau vilain en la personne d'Hugo Strange.
Si Doug Moench est probablement moins innovant que Miller, il n'en est pas moins un excellent scénariste et n'oublie jamais de creuser un sous-texte (psychanalyse, réflexion sur la justice et la politique) idéal pour ce genre de lecture. Il ne se prive pas non plus de reprendre les codes narratifs de Miller en gardant le principe des voix-off et de leurs couleurs respectives (blanc pour Batman, jaune pour Gordon).
Bref : Voici un incontournable de la continuité "batmanienne" !

Il est fort dommage que, plus récemment, Matt Wagner ait proposé une histoire similaire (Batman et les Monstres, soit une suite du "Year one" de Miller avec la première apparition d'Hugo Strange !) en faisant abstraction du scénario de "Proie". Du coup, il contredit un passage de la continuité cher à de nombreux lecteurs. C'est dommage car les deux récits sont excellents, mais se superposent de manière incohérente...

- "Terreur" est la suite tardive de "Proie", réalisée par les mêmes auteurs. Il s'agit néanmoins d'un récit autonome et les deux arcs narratifs réunis dans ce recueil peuvent tout à fait être lus indépendamment.
Moins essentiel que le précédent, moins efficace et probablement moins spontané, il n'en demeure pas moins divertissant et bien troussé, achevant de faire de cette édition un must pour tous les fans de "l'Homme chauve-souris"...
D'une manière surprenante, l'éditeur Urban Comics a prix le parti de publier l'ensemble sur papier glacé, alors que dans le même temps sont apparues d'autres publications du même type et de la même époque (la saga Batman Knightfall ou Robin Année Un), toutes publiées sur papier mat...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 14, 2014 8:49 PM MEST


Geoff Johns Présente Superman
Geoff Johns Présente Superman
par Johns/Frank
Edition : Relié
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Appel d'air, 13 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Geoff Johns Présente Superman (Relié)
Ce cinquième tome (sur six) de la collection "Geoff Johns Présente Superman" regroupe les épisodes "Action Comics" #865 à 870, ainsi que l'épisode "Superman New Krypton Special #1". L'épisode #865 est dessiné par Jesus Merino. Tous les autres sont l'œuvre de Gary Frank. L'ensemble a initialement été publié en 2008.

- L'épisode #865 est un one-shot indépendant intitulé "Jeux d'enfants" ("The Terrible Toyman" en VO, hommage plus que probable au "Action Comics #64 - The Terrible Toyman" de 1948...). Jimmy Olsen a été capturé par "Toyman" et ce dernier se confie à lui en lui narrant ses origines. Mais dit-il la vérité en prétendant être un homme bon ?
Je suis très heureux de voir ce court récit intégré à la collection, car il s'agit d'un petit bijou. Le scénario joue la carte du second degré mais recèle une profondeur formidablement poignante. En une vingtaine de pages seulement, Geoff Johns réussit un scénario génial, dynamité par un twist final qui nivèle l'ensemble par le haut. C'est presque aussi beau que les petites pépites écrites par Alan Moore chez DC Comics dans les années 80 ! Le dessin de Jesus Merino est très bon, avec un style différent selon le passage entre le présent et le passé. ☆☆☆☆☆

- Action Comics #866 à 870 + Superman New Krypton Special #1 : Brainiac :
Geoff Johns nous raconte ici comment Superman rencontre pour la première fois le véritable Brainiac. Mais bien plus encore, il développe des éléments incontournables pour la continuité mythologique du personnage qu'il ne m'est malheureusement pas possible de dévoiler sans ruiner tout l'intérêt de cette lecture. Mais il faut le savoir : sont réunis dans ces cinq épisodes un nombre impressionnant d'événements majeurs et décisifs pour qui veut suivre l'histoire du plus célèbre des super-héros (dans la période pré-New 52).
Tout le problème est là : Impossible, dès lors, de ne pas succomber à la volonté d'en lire la suite. Mais il faut savoir que cette suite, publiée en partie en français dans Superman : La Nouvelle Krypton et ses suites, devient un crossover plutôt long, obligeant le lecteur à suivre diverses séries. Lire "Brainiac" est donc une expérience à double tranchant, qui d'un côté se révèle tellement prenante qu'elle nous happe comme un brillant show TV, mais qui d'un autre côté, nous force à tomber dans le piège du crossover...

Le récit en lui-même est vraiment une merveille. Johns use de rétro-continuité avec son génie de la cohérence en dévoilant au lecteur des tas de révélations plus énormes les unes que les autres sur le passé et les origines de toute cette mythologie. En quelques épisodes seulement, il parvient, sans pour autant nous noyer d'explications, à rendre cette histoire dense et passionnante. Qui plus-est, chaque personnage est profondément habité et l'émotion fonctionne en toute circonstance. Attendez-vous, sinon à verser quelques larmes, au moins à serrer très fort votre comic-book !
La partie graphique n'est pas en reste. Gary Frank livre des planches d'une perfection extrême. On retrouve le parti-pris déjà prisé par le même artiste de donner respectivement à Superman et Loïs Lane les traits parfaitement reconnaissables des acteurs Christopher Reeves et Margot Kidder, immortalisés dans le Superman de Richard Donner sorti en 1978.
La question est désormais insupportable : Va-t-on résister à la tentation de se procurer la suite de ces aventures ?
☆☆☆☆ et demi à cause de cette fin en forme d'appel d'air !

A noter que la saga "New Krypton", qui est donc la suite de ces épisodes, a été publiée par Panini Comics mais qu'il y manque de nombreux épisodes, dont l'arc narratif qui en constitue la conclusion !
Espérons qu'Urban Comics, nouveau détenteur de la licence DC, nous publie cette saga dans une collection en bonne et due forme, comme ils sont entrain de le faire avec les cinq tomes d'Infinite Crisis...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 16, 2014 9:11 PM MEST


Daredevil : Reborn
Daredevil : Reborn
par Davide Gianfelice
Edition : Broché
Prix : EUR 12,50

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Daredevil, l'homme aux milles "Born"..., 8 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil : Reborn (Broché)
"Daredevil : Reborn" est une mini-série écrite par le scénariste Andy Diggle et mise en image par le dessinateur David Gianfelice en 2011. C'est le dernier segment du run de Diggle, entamé avec Daredevil, Tome 21 : La main du diable et poursuivi avec Daredevil, Tome 22 : Shadowland, des épisodes de la série régulière couplés avec la mini-série-crossover intitulée tout simplement Shadowland...

Matt Murdock ère dans les contrées arides du sud des États-Unis. Sa déchéance, suite aux événements de "Shadowland", l'a poussé à fuir les rues de Hell's Kitchen afin de chercher l'oubli dans le néant et de trouver le moyen, peut-être, d'expier ses pêchés. Il se promène désormais en solitaire, sans but, arborant une barbe et un sac à dos en guise de signes distinctifs...
Lorsqu'il s'arrête dans une misérable bourgade perdue au fin-fond du Texas, les ennuis ne tardent pas à le rattraper. Car ici, au milieu de nulle part, les policiers sont corrompus et aussi abjects que les bandits, qui utilisent l'endroit pour transiter toutes sortes de trafics.
D'abord décidé à éviter les ennuis, notre héros finira par se mesurer à ce réseau, trouvant ainsi le moyen de faire face à ses démons...

Il s'agit d'un album de transition. Car "Shadowland" marquait la fin d'une ère et il fallait assurer le passage vers la nouvelle orientation proposée par le scénariste Mark Waid dans la reprise de la série régulière.
Les "vieux" lecteurs n'ont pas beaucoup apprécié le coup de "l'exil à la campagne", car le personnage est déjà passé de très, très nombreuses fois par ce procédé narratif aujourd'hui éculé, si bien que Diggle (ou Marvel, c'est selon) donne l'impression de ressasser encore la même chose et ce, pour la centième fois.
C'est un leitmotiv en ce qui concerne "Daredevil" : Ce dernier est régulièrement confronté à des tragédies telles qu'il sombre dans la dépression, recherchant des réponses en s'exilant loin de New-York.
Le concept de "Daredevil : Reborn" est donc un concept éculé, racoleur et strictement commercial. Un artifice éditorial purement orienté vers la reprise de la série sous des atours plus classiques.

Pour autant, dans la forme, la lecture de "Reborn" n'est pas désagréable. Les quatre épisodes qui constituent le récit sont bien écrits et démontrent qu'Andy Diggle est tout de même capable de réaliser de meilleures choses que sur l'abominable "Shadowland".
Le dessin de David Gianfelice tranche avec les précédents et colle assez bien à l'ambiance aride de la mini-série.
En voyant Matt Murdock marcher en solitaire le long des routes perdues de l'Amérique profonde (en alignant les bornes, donc...), un sac à dos pour seul bagage, on pense immédiatement à la série télévisuelle L'incroyable Hulk. Cette référence est plutôt sympathique et le procédé, aussi peu original soit-il, fonctionne parfaitement.
Il s'agit en réalité d'un cliché propre aux westerns, où l'on voit arriver un justicier solitaire dans un patelin en proie aux bandits, déclenchant ainsi un affrontement dont le héros sort victorieux, libérant au final le peuple opprimé...
Bref, une lecture inoffensive mais pas désagréable, pour un artifice éditorial de plus et un gimmick quant à la remise à zéro de la série dédiée à "Daredevil", dans laquelle le mot "reborn" est devenu une étape systématique et une très artificielle marque de fabrique...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 9, 2014 6:33 PM MEST


Marvel Heroes Extra 07
Marvel Heroes Extra 07

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Loft Story, 7 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Marvel Heroes Extra 07 (Broché)
En 2010, chez Marvel Comics, il y a deux gros "events" (événements-crossover avec moult héros en slip) : D'un côté, Siège, qui regroupe les plus grands et plus puissants super-héros Marvel. De l'autre, "Shadowland", qui réunit tous les héros "urbains" du même univers (Daredevil, Spiderman, Iron Fist, Luke Cage, Moon Knight, Ghost Rider, etc.). Soit deux événements qui marquent la fin du Dark Reign.

Mais "Shadowland", c'est surtout l'aboutissement de la série "Daredevil", qui s'apprête à changer d'orientation éditoriale. En effet, après avoir été l'une des séries Marvel les plus sombres, réalistes et tourmentées réalisées depuis bien des années, les responsables de la "Maison des idées" ont décidé de revenir à quelque chose de plus léger et plus directement ouvert sur un esprit "super-héroïque". "Shadowland" sert ainsi de transition entre ces deux périodes distinctes...
Quoiqu'il en soit, "Shadowland" fait tout de même office de crossover et implique diverses publications de manière simultanée. En France, l'intégralité de la saga a été publiée dans pas moins de quatre recueils distincts. La mini-série principale, intitulée "Shadowland", a été publiée dans le magazine Marvel Heroes Extra N°7 ici présent. Trois mini-séries satellites ont été regroupées dans Shadowland : Rues de sang ; Moon knight ; Power man. Quatre one-shot dédiés respectivement à "Spiderman", "Bullseye", "Elektra" et "Ghost Rider" ont été réunis dans le magazine Marvel Universe Hs N°10. Quant aux épisodes dédiés à "Daredevil", ils sont disponibles dans Daredevil Tome 22 : Shadowland...

J’ai lu cette phrase à propos de "Shadowland" à l’époque où ces épisodes ont commencé à être annoncés en France : "Un lecteur VO avait collectionné sans interruption tous les épisodes de "Daredevil" depuis le run de Frank Miller (30 ans de parution). Et "Shadowland" l‘a fait arrêter !".
Alors, est-ci mauvais ?
Ben… oui !
La télévision avait "Secret Story" (ou "Loft Story", c’est pareil. D'autant que la citadelle depuis laquelle DD développe son armée peut très bien faire office de loft !). Le cinéma avait les films de Michael Bay ou Rolland Emerich. La radio avait Lorie ou Jennifer. Les comics de super-héros ont désormais "Shadowland". C’est la même chose : de la soupe, vulgaire et racoleuse, pensée pour un public qui s’abreuve sans réfléchir à ce qu’on veut bien lui servir.
C’est dire le niveau de cynisme atteint par l’industrie des comics Marvel en cette année 2010, qui consiste à produire de l’événementiel en tournant complètement le dos au contenu artistique de ses publications. Il s’agit ainsi de donner au public un "paquet" rempli de tous les super-héros possibles, de préférence les plus connus, de secouer le tout et de dessiner plein de pages avec des bastons.
Et ne cherchez pas autre chose dans "Shadowland", car il n’y a rien d’autre.

C’est dommage pour "Daredevil", qui devient ainsi le bouc-émissaire de son éditeur et de sa politique méprisable. Il ne reste plus rien de notre héros dans cette abominable saga.
A aucun moment ses pouvoirs ne sont sollicités et jamais le scénariste ne se préoccupe de ses sens surdéveloppés. Pas une fois l’on ne fait référence à son histoire et à sa mythologie pour justifier le fait qu’il tombe du côté obscur de la "Main" (l’organisation secrète qui le transforme en démon). Tous les éléments accumulés lors des épisodes précédents n’aboutissent à rien (quelqu’un peut me dire à quoi aura servi l’introduction rétro-continue de "Maître Izo" par exemple ?). Les plans du "Caïd" sont complètement bancals et incohérents. La présence de certains personnages est amenée sans aucune raison valable. Bref, c’est le foutoir.

Il reste encore à lire Daredevil : Reborn (mini-série de transition toujours écrite par Andy Diggle), puis la série subira un nouveau départ avec un angle plus léger sous la houlette de Mark Waid. Souhaitons que ce dernier fasse preuve d’un peu plus de talent que son prédécesseur, ce qui ne devrait pas être bien difficile…


Shadowland
Shadowland
par Andy Diggle
Edition : Relié
Prix : EUR 19,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 Loft Story, 7 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Shadowland (Relié)
En 2010, chez Marvel Comics, il y a deux gros "events" (événements-crossover avec moult héros en slip) : D'un côté, Siège, qui regroupe les plus grands et plus puissants super-héros Marvel. De l'autre, "Shadowland", qui réunit tous les héros "urbains" du même univers (Daredevil, Spiderman, Iron Fist, Luke Cage, Moon Knight, Ghost Rider, etc.). Soit deux événements qui marquent la fin du Dark Reign.

Mais "Shadowland", c'est surtout l'aboutissement de la série "Daredevil", qui s'apprête à changer d'orientation éditoriale. En effet, après avoir été l'une des séries Marvel les plus sombres, réalistes et tourmentées réalisées depuis bien des années, les responsables de la "Maison des idées" ont décidé de revenir à quelque chose de plus léger et plus directement ouvert sur un esprit "super-héroïque". "Shadowland" sert ainsi de transition entre ces deux périodes distinctes...
Quoiqu'il en soit, "Shadowland" fait tout de même office de crossover et implique diverses publications de manière simultanée. En France, l'intégralité de la saga a été publiée dans pas moins de quatre recueils distincts. La mini-série principale, intitulée "Shadowland", a été publiée dans le magazine Marvel Heroes Extra N°7. Trois mini-séries satellites ont été regroupées dans Shadowland : Rues de sang ; Moon knight ; Power man. Quatre one-shot dédiés respectivement à "Spiderman", "Bullseye", "Elektra" et "Ghost Rider" ont été réunis dans le magazine Marvel Universe Hs N°10. Quant aux épisodes dédiés à "Daredevil", ils sont disponibles dans Daredevil, Tome 22 : Shadowland...

J’ai lu cette phrase à propos de "Shadowland" à l’époque où ces épisodes ont commencé à être annoncés en France : "Un lecteur VO avait collectionné sans interruption tous les épisodes de "Daredevil" depuis le run de Frank Miller (30 ans de parution). Et "Shadowland" l‘a fait arrêter !".
Alors, est-ci mauvais ?
Ben… oui !
La télévision avait "Secret Story" (ou "Loft Story", c’est pareil. D'autant que la citadelle depuis laquelle DD développe son armée peut très bien faire office de loft !). Le cinéma avait les films de Michael Bay ou Rolland Emerich. La radio avait Lorie ou Jennifer. Les comics de super-héros ont désormais "Shadowland". C’est la même chose : de la soupe, vulgaire et racoleuse, pensée pour un public qui s’abreuve sans réfléchir à ce qu’on veut bien lui servir.
C’est dire le niveau de cynisme atteint par l’industrie des comics Marvel en cette année 2010, qui consiste à produire de l’événementiel en tournant complètement le dos au contenu artistique de ses publications. Il s’agit ainsi de donner au public un "paquet" rempli de tous les super-héros possibles, de préférence les plus connus, de secouer le tout et de dessiner plein de pages avec des bastons.
Et ne cherchez pas autre chose dans "Shadowland", car il n’y a rien d’autre.

C’est dommage pour "Daredevil", qui devient ainsi le bouc-émissaire de son éditeur et de sa politique méprisable. Il ne reste plus rien de notre héros dans cette abominable saga.
A aucun moment ses pouvoirs ne sont sollicités et jamais le scénariste ne se préoccupe de ses sens surdéveloppés. Pas une fois l’on ne fait référence à son histoire et à sa mythologie pour justifier le fait qu’il tombe du côté obscur de la "Main" (l’organisation secrète qui le transforme en démon). Tous les éléments accumulés lors des épisodes précédents n’aboutissent à rien (quelqu’un peut me dire à quoi aura servi l’introduction rétro-continue de "Maître Izo" par exemple ?). Les plans du "Caïd" sont complètement bancals et incohérents. La présence de certains personnages est amenée sans aucune raison valable. Bref, c’est le foutoir.

Il reste encore à lire Daredevil : Reborn (mini-série de transition toujours écrite par Andy Diggle), puis la série subira un nouveau départ avec un angle plus léger sous la houlette de Mark Waid. Souhaitons que ce dernier fasse preuve d’un peu plus de talent que son prédécesseur, ce qui ne devrait pas être bien difficile…


Daredevil, Tome 22 : Shadowland
Daredevil, Tome 22 : Shadowland
par Andy Diggle
Edition : Broché

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Loft Story, 5 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 22 : Shadowland (Broché)
En 2010, chez Marvel Comics, il y a deux gros "events" (événements-crossover avec moult héros en slip) : D'un côté, Siège, qui regroupe les plus grands et plus puissants super-héros Marvel. De l'autre, "Shadowland", qui réunit tous les héros "urbains" du même univers (Daredevil, Spiderman, Iron Fist, Luke Cage, Moon Knight, Ghost Rider, etc.). Soit deux événements qui marquent la fin du Dark Reign.

Mais "Shadowland", c'est surtout l'aboutissement de la série "Daredevil", qui s'apprête à changer d'orientation éditoriale. En effet, après avoir été l'une des séries Marvel les plus sombres, réalistes et tourmentées réalisées depuis bien des années, les responsables de la "Maison des idées" ont décidé de revenir à quelque chose de plus léger et plus directement ouvert sur un esprit "super-héroïque". "Shadowland" sert ainsi de transition entre ces deux périodes distinctes...
Quoiqu'il en soit, "Shadowland" fait tout de même office de crossover et implique diverses publications de manière simultanée. En France, l'intégralité de la saga a été publiée dans pas moins de quatre recueils distincts. La mini-série principale, intitulée "Shadowland", a été publiée dans le magazine Marvel Heroes Extra N°7. Trois mini-séries satellites ont été regroupées dans Shadowland : Rues de sang ; Moon knight ; Power man. Quatre one-shot dédiés respectivement à "Spiderman", "Bullseye", "Elektra" et "Ghost Rider" ont été réunis dans le magazine Marvel Universe Hs N°10. Quant aux épisodes dédiés à "Daredevil", ils sont bien évidemment présents dans notre Daredevil tome 22 ici présent...

J’ai lu cette phrase à propos de "Shadowland" à l’époque où ces épisodes ont commencé à être annoncés en France : "Un lecteur VO avait collectionné sans interruption tous les épisodes de "Daredevil" depuis le run de Frank Miller (30 ans de parution). Et "Shadowland" l‘a fait arrêter !".
Alors, est-ci mauvais ?
Ben… oui !
La télévision avait "Secret Story" (ou "Loft Story", c’est pareil. D'autant que la citadelle depuis laquelle DD développe son armée peut très bien faire office de loft !). Le cinéma avait les films de Michael Bay ou Rolland Emerich. La radio avait Lorie ou Jennifer. Les comics de super-héros ont désormais "Shadowland". C’est la même chose : de la soupe, vulgaire et racoleuse, pensée pour un public qui s’abreuve sans réfléchir à ce qu’on veut bien lui servir.
C’est dire le niveau de cynisme atteint par l’industrie des comics Marvel en cette année 2010, qui consiste à produire de l’événementiel en tournant complètement le dos au contenu artistique de ses publications. Il s’agit ainsi de donner au public un "paquet" rempli de tous les super-héros possibles, de préférence les plus connus, de secouer le tout et de dessiner plein de pages avec des bastons.
Et ne cherchez pas autre chose dans "Shadowland", car il n’y a rien d’autre.

C’est dommage pour "Daredevil", qui devient ainsi le bouc-émissaire de son éditeur et de sa politique méprisable. Il ne reste plus rien de notre héros dans cette abominable saga.
A aucun moment ses pouvoirs ne sont sollicités et jamais le scénariste ne se préoccupe de ses sens surdéveloppés. Pas une fois l’on ne fait référence à son histoire et à sa mythologie pour justifier le fait qu’il tombe du côté obscur de la "Main" (l’organisation secrète qui le transforme en démon). Tous les éléments accumulés lors des épisodes précédents n’aboutissent à rien (quelqu’un peut me dire à quoi aura servi l’introduction rétro-continue de "Maître Izo" par exemple ?). Les plans du "Caïd" sont complètement bancals et incohérents. La présence de certains personnages est amenée sans aucune raison valable. Bref, c’est le foutoir.

Il reste encore à lire Daredevil : Reborn (mini-série de transition toujours écrite par Andy Diggle), puis la série subira un nouveau départ avec un angle plus léger sous la houlette de Mark Waid. Souhaitons que ce dernier fasse preuve d’un peu plus de talent que son prédécesseur, ce qui ne devrait pas être bien difficile…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 7, 2014 2:54 PM MEST


Daredevil, Tome 21 : La main du diable
Daredevil, Tome 21 : La main du diable
par Andy Diggle
Edition : Broché
Prix : EUR 17,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Descente aux enfers, 4 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 21 : La main du diable (Broché)
Ce 21° tome de la collection 100% Marvel dédiée à "Daredevil" regroupe les épisodes #501 à 507 de la série, écrits par le scénariste Andy Diggle et respectivement mis en image par les dessinateurs Roberto De La Torre et Marco Checchetto en 2010.
C'est le premier tome du run de Diggle.

Dans Daredevil, Tome 20 : Le Retour du Roi, il s'était passé bien des choses : Le Caïd avait fait sa réapparition dans les rues de Hells Kitchen, les ninjas de la "Main" avaient possédé certains super-héros du quartier et proposé à "Daredevil" de devenir leur chef !
Ce 21° tome constitue la suite presque directe du précédent. Je dis "presque" car, entretemps, Marvel avait sorti un recueil d'épisodes "événementiels" intégrés à la période Dark Reign regroupés sous le titre "Dark Reign : The List" (le tout ayant été publié en VF dans les magazines "Dark Reign hors série" N°1 et 2). L'un de ces épisodes était dédié à Daredevil et créait le lien entre les tomes 20 et 21 de la collection 100% Marvel...
Toutefois, il ne faut pas écouter l'éditeur qui proclamait à l'époque que cet épisode de transition était "essentiel" à la compréhension de l'intrigue. Car il s'agit d'un épisode insipide artistiquement parlant dont le résumé tient en trois lignes dans le rédactionnel qui se trouve au début de ce tome 21...

Le run d'Andy Diggle possède aujourd'hui une très mauvaise réputation, d'autant plus douloureuse pour les fans que ce "run" à copieusement gâché la suite ininterrompue de réussites dont la série avait bénéficié depuis la magnifique prestation de Kevin Smith & Joe Quesada dans Daredevil : Sous l'aile du diable en 1998 ! Et le gâchis est encore plus inacceptable quand on prend conscience que ce dernier run en constitue l'aboutissement !
Depuis 1998, dans la lignée du run de Frank Miller au début des années 80, la série avait progressivement évolué vers un traitement de plus en plus sombre et réaliste, pour finir par ressembler davantage à un polar urbain et poisseux qu'à une simple série de super-héros.
Andy Diggle n'est probablement pas le seul fautif dans cette histoire, et l'on peut très bien deviner que l'éditeur Marvel lui a suggéré (imposé ?) ce retour à quelque chose de plus ouvertement fantaisiste, infantile et directement "super-héroïque", afin que "Daredevil" redevienne un personnage "maison", plus enclin à partager le "Marvelverse".

On sait désormais que ce sont L'éditeur Marvel et Andy Diggle lui-même qui ont demandé à Ed Brubaker (scénariste des tomes 14 à 20) de mettre "Daredevil" à la tête de la "Main". Un plan dressé de longue date afin de préparer l'un des gros "events" de l'année 2010 : Le tristement célèbre Shadowland...
Les deux arcs narratifs qui sont regroupés dans ce tome 21 servent ainsi de prélude à la saga "Shadowland". Du simple point de vue de la mise en forme, ces épisodes ne sont pas déplaisants et se lisent d'une traite, d'autant que la partie graphique est très belle (mention spéciale aux superbes planches de Roberto De La Torre, au croisement d'Alex Maleev et Michael Lark).
La tonalité de la narration est un mélange entre le Grand-Guignol des séries super-héroïques de base et une touche extrêmement violente et ténébreuse (on pense notamment à Spawn). Morts, tortures, giclures de sang, membres tranchés, on ne sait plus si l'on est chez Marvel où dans une série-B horrifique !

Mais le gros défaut de l'ensemble réside encore dans le scénario, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est carrément incohérent et tiré par les cheveux. La descente aux enfers de "Daredevil" (sic !) est très bancale et chaque épisode est un prétexte à la préparation de "Shadowland".
A la fin de ce tome, c'est l'heure du règne du mal pour notre héros. Mais un règne du mal… de pacotille !
Suite dans Daredevil, Tome 22 : Shadowland, à lire en alternance avec Marvel Heroes Extra 07.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 6, 2014 6:38 AM MEST


Annihilation T01
Annihilation T01
par Giffen+Abnett+Collec
Edition : Broché
Prix : EUR 17,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les oripeaux de l'espace, 3 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Annihilation T01 (Broché)
En 2006, alors que les super-héros de la Terre viennent de sortir de l'épreuve provoquée par House of M et qu'ils se préparent à subir les événements de Civil War, l'univers Marvel nous dévoile ses héros cosmiques !
Car, loin de notre planète, une multitude d'êtres aux pouvoirs tout aussi variés évolue aux quatre coins de la galaxie. Dans une atmosphère de space-opéra, ces héros, ces vilains et bien d'autres créatures se livrent des combats épiques et se déplacent à bords de vaisseaux spatiaux et autres moyens de téléportation, quand ils ne voyagent pas tout simplement en volant dans l'espace !
A l'heure où débute notre récit, la planète "Xandar", patrie du "Nova Corps", est anéantie par un ennemi intergalactique composé de centaines de milliers de vaisseaux aux allures d'abominables insectoïdes. L'annihilation de l'univers a commencé ! C'est la débandade. Les résistants réussiront-ils à s'unir afin de mettre fin à l'insurrection ?

"Annihilation" est un crossover. L'idée de base est de remettre les héros cosmiques de l'univers Marvel (dont la plus-part ont été créés par Jim Starlin dans les années 70, ou même par Stan Lee, Jack Kirby et Cie dans les années 60) en bonne place dans le cœur des lecteurs, alors qu'ils y étaient oubliés depuis des lustres.
Il ne s'agit donc pas, comme dans les crossovers habituels, de connecter diverses séries régulières sur un "event", mais de créer plusieurs mini-séries autour des figures principales de l'univers Marvel dans sa version cosmique, avec comme point névralgique l'invasion galactique des hordes du terrible "Annihilus" !

Ce premier tome (sur deux) regroupe le gros prologue (42 pages) "Annihilation : Prologue", ainsi que trois mini-séries de quatre épisodes chacune : "Annihilation : Nova", "Annihilation : Silver Surfer" et "Annihilation : Ronan". Hélas, Panini Comics a fait ici l'impasse sur la première série du crossover : "Annihilation : Drax le destructeur", dont l'absence de lecture crée un manque quant à l'aboutissement de tous les éléments du récit.

- "Annihilation : Prologue" (scénario : Keith Giffen, dessin : Scott Kolins et Ariel Olivetti) : Un récit indispensable à la compréhension du crossover. On assiste à la destruction de "Xandar" et l'on fait connaissance avec plusieurs personnages qui vont devenir importants dans la suite de la saga. Les dessins sont corrects sans être exceptionnels. D'entrée de jeu, le lecteur est plongé dans un univers de space-opéra grandiose et le connaisseur retrouve plusieurs figures crées par Jim Starlin au début des années 70 autour "d'Adam Warlock", qui n'apparait pas dans ces pages. ☆☆☆☆

- "Annihilation : Nova" (scénario : Dan Abnett & Andy Lanning, dessin : Kev Walker) : Puisque "Xandar" a été anéantie, le "Nova Corps" (tout pareil que le "Green Lantern corps" en moins bien) n'est plus. Un seul survivant sort des décombres : Richard Rider ("Nova"). Il se retrouve immédiatement connecté à "Worldmind", la conscience collective de "Xandar" (une intelligence artificielle), qui l'investit du pouvoir de tout le "Nova Corps", faisant ainsi de Richard un être d'une puissance considérable. Mais "Annihilus", le responsable de la destruction et de la vague d'annihilation, recherche justement ce genre de puissance, dont il se nourrit. C'est le début d'un long périple pour "Nova", qui traverse la galaxie en quête de réponses...
Les scénaristes Abnett & Lanning, grands spécialistes de l'univers cosmique (au même titre que Keith Giffen), réalisent le récit parfait pour ce qui est de remettre ce super-héros tombé dans la désuétude au premier plan. On pense immédiatement au travail effectué par Geoff Johns au sein de la concurrence (avec des séries comme Green Lantern, Flash ou encore JSA et autres Superman...).
Le retour de "Nova" est bien amené et les idées fusent afin de dépoussiérer cette figure passablement ringarde (voir les remarques qui lui sont régulièrement adressées, dans ces épisodes, quant à son costume kitsch !).
Le dessin, âpre et contrasté, est efficace, sans faire dans le joli. ☆☆☆☆☆

- "Annihilation : Silver Surfer" (Scénario : Keith Giffen, dessin : Renato Arlem) : De la même manière que pour le récit précédent, on assiste à un dépoussiérage très efficace d'un super-héros Marvel qui restait jusqu'ici enveloppé sous les oripeaux de son traitement originel, un peu pompeux et naïf. J'ai toujours adoré le "Silver Surfer", mais il était temps de le rajeunir du point de vue de la caractérisation. C'est chose faite avec ces quatre épisodes.
Plus encore que la mini-série précédente, celle-ci creuse les ramifications de la saga principale et étend son ampleur aux quatre coins de la galaxie. C'est alors qu'entrent en lice les êtres les plus puissants de la galaxie, tels "Thanos" et "Galactus" ! Bref, un excellent récit, plein de promesses titanesques quant à la suite de la saga...
Le dessin est plutôt bon, sombre et réaliste, avec davantage de personnalité que sur les épisodes précédents. ☆☆☆☆☆

- "Annihilation : Ronan" (scénario : Simon Furman, dessin : Jorge Lucas) : "Ronan" est un accusateur "Kree". C'est également l'un des guerriers Kree les plus puissants de la galaxie. Lorsque débute la saga "Annihilation", "Ronan" se voit déchu de son statut et banni par son peuple. Sa quête commence lorsqu'il ère de planète en planète, à la recherche de ceux qui l'ont trahi. Mais rapidement, la vague d'Annihilation va l'obliger à revoir ses priorités...
Cette troisième mini-série est à la fois la plus surprenante et la moins réussie de l'ensemble.
Elle est surprenante car elle met en scène un personnage complètement différent des super-héros traditionnels. Ni gentil, ni méchant, mais fier et doté d'un solide code d'honneur, "Ronan" dégage un charisme incroyable. Et immédiatement, le lecteur a envie d'en savoir plus sur ce personnage (étrangement, le film "Les Gardiens de la Galaxie" fera de "Ronan" le méchant principal du scénario, l'amputant d'entrée de jeu de son potentiel héroïque et ambigu).
Elle est moins réussie que les autres car le scénariste privilégie l'action à la toile de fond de l'intrigue et la majorité des planches sont dévolues à moult combats en tout genre, dont le très long affrontement entre "Ronan" et "Gamora" (une autre figure cosmique de l'univers Marvel exhumée dans les pages de la présente saga), particulièrement naïf et infantile.
Toutefois, le lecteur sort de cette histoire avec le sentiment d'être partiellement rassasié et devine qu'il vient de rencontrer des personnages forts, dont le potentiel promet de bien belles choses.
Le dessin de Lucas est académique et solide, mais il souffre d'un manque de force en ce qui concerne les scènes d'action, qui tombent systématiquement dans le grotesque des comics naïfs et infantiles. ☆☆☆

En conclusion, cette entrée en matière dans l'univers des héros cosmiques de l'univers Marvel est une belle réussite. Un vent frais souffle dans la "Maison des idées" et c'est tout un univers de space-opéra, riche et cohérent, qui se développe sous nos yeux ébahis.
Stan Lee, Jack Kirby et Jim Starlin peuvent dormir sur leurs deux oreilles, l'héritage est transmis avec panache, grâce à une poignée de jeunes auteurs qui réussissent à faire vivre le mythe, tout en dépoussiérant ses vieilles figures.
Vivement la suite. C'est dans Annihilation, Tome 2 : Les hérauts de Galactus !


Daredevil, Tome 20 :
Daredevil, Tome 20 :
par Ed Brubaker
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Jeu de la Main, jeu de vilains !, 2 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 20 : (Broché)
Ce vingtième tome de la collection 100% Marvel dédiée à "Daredevil" regroupe les épisodes #116 à 119 de la série (Vol. 2), ainsi que l'épisode #500 de la série (vol.1), l'éditeur ayant décidé de revenir à la numérotation originelle de la franchise. L'ensemble est écrit par le scénariste Ed Brubaker et principalement mis en image par le dessinateur Michael Lark. Tous ces épisodes datent de 2009.
Il s'agit de la fin d'un arc narratif en deux parties, dont le début se déroule dans Daredevil, Tome 19 : Lady Bullseye. C'est le septième et dernier tome du run de Brubaker.
A noter que l'épisode #116 est dessiné par David Aja et que l'épisode #500 bénéficie de la participation, sur quelques planches revenant dans le passé, des dessinateurs Klaus Janson, Chris Samnee et Paul Azaceta.
A noter également que l'éditeur Panini Comics a ajouté en bonus un court mais très sympathique épisode one-shot écrit par Ann Nocenti (une scénariste ayant jadis dirigé la série pendant cinq ans) et dessiné de manière délicieuse par David Aja...

Le synopsis : La "Main", une organisation secrète de criminels ninjas, tente de reprendre le contrôle du quartier de Hell's Kitchen. "Daredevil" et ses amis se dressent sur leur chemin mais certains d'entre eux tombent sous leur domination (car la "Main" vous tue et vous ressuscite illico, vous transformant ainsi en "ninja-chair-à-canon" avant que vous n'ayez eu le temps de vous en apercevoir !).
C'est le moment où Wilson Fisk, le "Caïd", décide de revenir à New-York. Contre toute attente, ce dernier propose à "Daredevil" de s'allier à lui, car il a aussi des griefs envers la "Main".
C'est alors que l'on découvre les plans de cette organisation criminelle, qui tire les ficelles d'une machiavélique machination...

Tout comme pour le tome précédent, le ton est désormais au récit Grand-Guignol dans la plus pure tradition des histoires de super-héros, avec leur lot de super-vilains, de morts, de résurrections et de combats plus inoffensifs les uns que les autres (dès qu'il s'agit des personnages principaux).
Il est clair que l'on est à présent bien loin de l'atmosphère urbaine et réaliste de la première partie du run de Brubaker et l'on sent que, juste avant son départ de la série, l'éditeur Marvel lui a demandé de revenir progressivement à ce qui caractérisait la série par le passé.
Le script est ainsi assez abracadabrantesque avec cette histoire d'organisation criminelle secrète cherchant à recruter ses officiers chez les super-héros en imaginant des plans complètement tirés par les cheveux !
Qui plus-est, le lecteur commence à hausser les sourcils dès lors qu'il s'aperçoit que le scénariste a intégré tellement de fils dans les mailles de son récit qu'il n'aura pas le temps de les dénouer de manière satisfaisante.

Curieusement, le dernier arc narratif concocté par Brubaker se termine sur un cliffhanger et le lecteur est quasiment obligé de poursuivre l'aventure plus avant dans la série.
D'après ce que j'ai compris, c'est le scénariste suivant, Andy Diggle, qui aurait demandé à Ed Brubaker de terminer son récit en mettant le héros dans la situation inhabituelle que vous découvrirez à la fin de ce dernier recueil signé par le créateur de la série Criminal. Situation planifiée à l'avance afin de préparer le crossover des super-héros urbains qui se profile au terme de l'année 2010 : Le tristement célèbre Shadowland...

Pour autant, la qualité purement formelle de ces derniers épisodes est toujours excellente et la chose se lit d'une traite. L'ensemble demeure très divertissant et fort bien troussé, mais déçoit un peu sur le terrain du script et des solutions choisies afin de faire évoluer (certains diront régresser) la suite de la carrière de notre super-héros aveugle...
Une suite disponible dans Daredevil, Tome 21 : La main du diable...
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