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Tornado (Provence Côte d'Azur)

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Atlantide continente perduto [Import italien]
Atlantide continente perduto [Import italien]
DVD ~ Sal Ponti
Prix : EUR 11,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'énigme de l'Atlantide, 20 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Atlantide continente perduto [Import italien] (DVD)
"Atlantis, Terre Engloutie" ("Atlantis, The Lost Continent" en VO) est un film fantastique réalisé en 1961 par George Pal. Entre 1958 et 1964, ce réalisateur spécialisé dans les effets spéciaux image par image nous avait offert une série de cinq films féériques : Les Aventures de Tom Pouce (1958), La Machine à Explorer le Temps (1960), "Atlantis, Terre Engloutie" (1961), Les Amours Enchantées (1962) et Les 7 Visages du Dr. Lao. Cette édition DVD italienne propose le film en anglais ou en italien. Aujourd'hui, seul le merveilleux "La Machine à Explorer le Temps" est disponible en DVD sous nos latitudes. Aucun des autres films n'est disponible en DVD zone-2 muni de VF ou de VOST...

Le synopsis : Dans l'Antiquité, "Démétrios", un jeune pêcheur grec, sauve de la noyade une belle jeune femme. Il s'agit de la "princesse Antilla", héritière du royaume d'Atlantide. "Démétrios" accepte de raccompagner la princesse dans son pays, malgré les dangers de ce long voyage dont personne n'est jamais revenu vivant. Ils arrivent finalement à destination. Dupé par le machiavélique "Zaren", un haut fonctionnaire rongé par l'attrait du pouvoir, "Démétrios" est rapidement réduit en esclavage...

De tous les films cités plus haut, "Atlantis, Terre Engloutie" est assurément le moins réussi. La faute à un script complètement raté, qui cumule les naïvetés et les scènes ridicules, pour finalement composer un ensemble disharmonieux de séquences poussives et ennuyeuses.
Ce constat est d'autant plus incompréhensible que tous les autres films de George Pal brillent encore aujourd'hui grâce à un scénario solide doublé d'une magnifique toile de fond. Cette déconvenue trouve son explication dans le manque de professionnalisme dont firent preuve à l'époque les responsables du studio MGM, qui produisaient le film. Paralysés par une grève des scénaristes, ces responsables pressèrent ainsi le réalisateur et son équipe de commencer le tournage avant que le script ne soit entièrement rédigé, promettant de trouver des solutions en cours de route. Mais, pire que de ne pas tenir leurs promesses (ce qui arriva pourtant), les exécutifs diminuèrent le budget du film de manière croissante, forçant ainsi le réalisateur à revoir les qualités de son script, certes, mais à la baisse...

Alors que George Pal rêvait de porter un tel projet à l'écran depuis de nombreuses années, il dû sacrifier ses ambitions devant le gâchis final. Au cours du tournage, la plupart des projets en termes d'effets spéciaux et de créatures fantastiques furent abandonnés, sachant que le script, développant la chute d'une ancienne civilisation dotée d'une technologie en avance sur son temps, à cheval entre la mythologie et la science-fiction, ne pouvait supporter la demi-mesure...
Au final, le spectateur le plus indulgent profite tout de même d'un spectacle visuellement spectaculaire, voire somptueux selon quelques scènes, puisque les décors du royaume d'Atlantis furent créés avant les coupures de budget. La poésie du cinéma féérique de George Pal est bien présente, et sauve le naufrage (c'est le cas de le dire !) par sa candeur. Obligé de recycler les stock-shots du péplum Quo Vadis pour les scènes de foule, George Pal nous concocta finalement un mélange un peu indigeste de séquences pas toujours harmonieuses, dont le meilleur demeure le plan final, qui nous permet d'assister, béats, à la chute tant attendue du royaume d'Atlantide...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2015 7:18 PM MEST


Seven Faces of Dr. Lao [Import USA Zone 1]
Seven Faces of Dr. Lao [Import USA Zone 1]
DVD ~ Tony Randall

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les apparences sont parfois trompeuses, 19 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Seven Faces of Dr. Lao [Import USA Zone 1] (DVD)
"Les 7 Visages du Dr. Lao" (également connu sous le titre "Le Cirque du Docteur Lao") est un film fantastique réalisé en 1964 par George Pal. Entre 1958 et 1964, ce réalisateur spécialisé dans les effets spéciaux image par image nous avait offert une série de cinq films féériques : Les Aventures de Tom Pouce (1958), La Machine à Explorer le Temps (1960), Atlantis, terre engloutie (1961), Les Amours Enchantées (1962) et "Les 7 Visages du Dr. Lao". Aujourd'hui, seul le merveilleux "La Machine à Explorer le Temps" est disponible en DVD sous nos latitudes. Aucun des autres films n'est disponible en DVD zone-2 muni de VF ou de VOST...

Le synopsis : dans une époque indéterminée tournant autour de la fin du XIX° et du début du XX° siècle, dans une petite ville du far-West, un riche propriétaire terrien nommé "Clint Stark" (Arthur O'Connell) joue de son influence pour racheter les propriétés des habitants, et ainsi devenir le maitre de la ville pour le jour où le chemin de fer viendra la traverser. Face à lui, un jeune homme pugnace nommé "Ed Cunningham" (John Ericson) utilise son journal, le "Daily Star", afin d'encourager les gens à ne pas céder aux menaces exercées par "Stark" et ses sbires.
Alors que le village est sur le point de se disloquer, un mystérieux chinois nommé "Dr Lao" arrive et installe son cirque ambulant peuplé de créatures étranges. D'apparence frêle et farfelue, le bonhomme va peu à peu révéler aux habitants qu'il ne faut pas se fier aux apparences...

Quelle merveille ! Quelque part entre les fééries du génial Ray Harryhausen (Le 7ème voyage de Sinbad, Jason et les Argonautes, L'Île Mystérieuse), ce petit classique du "conte familial" se taille une place de choix dans la mémoire des cinéphiles. Certes, les effets spéciaux datés de Jim Danforth (créateur qui évolua constamment dans l'ombre de son illustre modèle, mais qui nous livra tout de même les effets spéciaux du magnifique Jack le Tueur de Géants en 1962) et son décor de carton-pâte ne rivalisent nullement avec la splendeur visuelle des films estampillés "Harryhausen". Mais le superbe script de Charles Beaumont et Ben Hecht (d'après le livre de Charles G. Finney), ainsi que le jeu de l'acteur Tony Randall (qui incarne le "Dr Lao" mais aussi toutes les créatures de son cirque, à savoir "L'abominable bonhomme des neiges", "Merlin l'enchanteur", "Apollonius de Tyana", le dieu "Pan" et la gorgone "Méduse" !) portent le film au niveau de l'excellence.
Quant aux effets spéciaux, ils ont beau paraitre extrêmement kitsch, ils véhiculent toute la poésie des films de ce genre (héritée du King Kong de 1933) de manière intacte. Et la scène finale avec le monstre du Loch-Ness est un petit bonheur d'animation à l'ancienne.

Comme dit plus haut, le script est un bijou et le film, s'il dissimule une jolie dose de moralisme et de bons sentiments, ne tombe jamais dans la niaiserie ni dans le racolage facile. Ce bon vieux "Dr. Lao" recadre ainsi les citoyens "d'Abalone" avec une rigueur à la limite de l'évangélisme, mais les émancipe également avec un sens des libertés qui annonce celles de la décennie à venir... Et lorsque la belle "Angela Benedict" (interprétée par la bien nommée Barbara Eden) rencontre le dieu "Pan" et qu'il lui joue sa musique en tournoyant autour d'elle, la jeune femme, qui jusqu'ici demeurait frigide, s'empresse de rejoindre le héros de l'histoire, dans un élan libertaire de passion fougueuse et animale !
On reconnait cependant le penchant de George Pal pour la bonne morale et l'importance de la pensée religieuse. Et notre "Dr. Lao" n'est finalement que la métaphore de Dieu en personne, si tant-est qu'une telle métaphore soit imaginable (pour peu que l'on puisse métaphoriser le créateur dans toute son abstraction !). Mais, encore une fois, le sens de l'équilibre du réalisateur, son art de la poésie visuelle et son superbe script tirent l'ensemble vers le haut et, comme le dit le personnage au petit garçon à la fin de l'histoire : "Chaque fois qu'en ramassant une poignée de terre tu ne vois pas de la terre, mais un mystère, un miracle là, au creux de ta main, chaque fois que tu te dis "je suis en vie et être en vie c'est fantastique", tu fais partie du cirque du "Dr. Lao"...

"Les 7 Visages du Dr. Lao" est, au final, un grand classique du conte de fées dont l'aspect suranné n'a d'égal que sa perfection totale. Un petit chef d'œuvre dans son genre et son époque, aussi bien dans le fond que dans la forme.
Ironie du sort, cette petite pépite du cinéma fantastique rencontra un échec commercial cuisant et la plupart des projets de George Pal furent abandonnés à partir de là, comme, entre autre, la première adaptation cinématographique de "Bilbo Le Hobbit"...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 20, 2015 1:36 PM MEST


Mysterious Island
Mysterious Island
DVD ~ Michael Craig
Proposé par marvelio-france
Prix : EUR 6,55

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La grande aventure, 18 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mysterious Island (DVD)
"L'Île Mystérieuse" ("Mysterious Island" en VO) est un film réalisé en 1961 par Cy Enfield.
Il s'agit de l'adaptation très libre du célèbre roman de Jules Verne (L'Île Mystérieuse), qui offrait une suite au tout aussi célèbre Vingt Mille Lieues Sous les Mers...

Synopsis : Pour échapper à leur captivité en pleine guerre de Sécession au sein d'un camp sudiste, une poignée de prisonniers s'emparent d'un ballon et finissent par échouer sur une île déserte. Là, ils doivent affronter la vie sauvage et certaines attaques d'étranges animaux géants. Mais il semble qu'une présence invisible veille sur eux...

Bien qu'il s'agisse d'une petite série-B old-school, "L'Île Mystérieuse" s'impose encore aujourd'hui comme une splendeur visuelle de tous les instants. Cette adaptation du roman de Jules Verne fait partie d'une série de films qui, depuis les années 60 jusqu'au début des années 80, bénéficièrent de la réunion d'un trio exceptionnel en la personne du producteur Charles H. Schneer, du compositeur attitré d'Alfred Hitchcock Bernard Herrmann (qui participera à plusieurs de ces films), et surtout du créateur des effets spéciaux Ray Harryhausen. Ce dernier était à lui-seul le garant du spectacle, qui offrait alors de magnifiques décors en peintures sur verre, ainsi qu'une multitude de créatures mythologiques animées image par image...

Alors qu'il avait trouvé sa vocation en regardant, enfant, le premier King Kong de 1933, Ray Harryhausen allait bientôt réaliser son rêve en devenant d'abord le disciple de Willis O'Brien (le créateur de "King Kong") sur Mighty Joe Young, puis son héritier en devenant le plus grand spécialiste des effets spéciaux de son époque. Tous ses films étaient de petites productions qu'il parvenait à transcender grâce à son génie, et l'on se souvient ainsi encore du 7ème Voyage de Sinbad, de Jason et les Argonautes et du Choc des Titans, pour ne citer que les plus connus.

Les films de cette série produite par Charles H. Schneer demeurent ainsi de petites séries-B sympathiques qui souffrent, avec le temps, du manque de classe de leurs réalisateurs et de leurs acteurs, qui ne faisaient pas partie de ce que la profession possédait de meilleur en ce temps là. On peut ainsi prendre du plaisir à les regarder comme des grands classiques de leur genre, portés par une atmosphère poétique teintée d'angoissantes images surannées, tout en regrettant un certain manque d'ampleur dans la narration et l'interprétation. A ce titre, "L'Île Mystérieuse" est à mettre dans le haut du panier car il est réalisé par Cy Endfield, un excellent artisan qui livrera, trois ans plus tard, le superbe Zoulou. Quand au rôle du "Capitaine Némo", il est tenu avec moult charisme par Herbert Lom, le futur "Charles Dreyfus" de la série des Panthère Rose.

Une fois n'est pas coutume, tout comme Les Premiers Hommes Dans la Lune (autre grand classique du répertoire Harryhausen), ce DVD import propose VF et VOST. C'est tout de même assez rare pour le faire remarquer...


Captain Nemo & The Underwater City [Import USA Zone 1]
Captain Nemo & The Underwater City [Import USA Zone 1]
DVD ~ Robert Ryan
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 13,35

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les cités d'or, 16 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Captain Nemo & The Underwater City [Import USA Zone 1] (DVD)
"Le Capitaine Némo et la Ville Sous-marine" ("Captain Nemo & The Underwater City" en VO) est un film réalisé par James Hill en 1969.
Attention : Ce DVD est un "Zone 1". Impossible à lire sur du matériel encodé "zone 2", il ne possède pas de VF ni de VOST. Le film n'a encore jamais été édité sous nos latitudes et demeure inédit en zone 2 et indisponible en VF ou en VOST.

Le script : Un navire fait naufrage au large de l'océan Atlantique. Une poignée de survivants sont recueillis à bord d'un submersible. Ils arrivent bientôt au cœur d'une somptueuse cité sous-marine construite en verre et en or. La cité du "Capitaine Némo"...

Vous pensiez que ce cher "Capitaine Némo" était mort au terme de 20000 Lieues Sous les Mers ? Mais non !
Vous étiez persuadé qu'après avoir survécu à ces événements, il avait péri à la fin de L'Île Mystérieuse ? Que nenni !
Le capitaine du "Nautilus" est toujours en vie et, bien qu'il ait un peu vieilli, il est plus déterminé que jamais à fuir l'humanité pour se réfugier sous les eaux !
Après avoir été incarné à l'écran par James Mason et Herbert Lom, il possède désormais les traits de l'acteur vétéran Robert Ryan.
Jadis disponible dans un rayon obscur du loueur de VHS, réservé au genre des "vieux films d'aventures", "Le Capitaine Némo et la Ville Sous-marine" avait fini, dans mes souvenirs enfouis, par se confondre avec un autre film dédié à la mémoire du "Nautilus" et de son capitaine misanthrope : Le retour du Capitaine Némo (un nanar flamboyant de la fin des années 70 !).

Tel qu'en lui-même, "Le Capitaine Némo et la Ville Sous-marine" est un grand film d'aventures old-school, ambitieux dans la forme. On y contemple, outre les merveilleux fonds marin et leur faune bigarrée, une magnifique cité d'or sous-marine aux jardins paradisiaques et à la technologie rétro-futuriste chère à Jules Verne, un combat entre le "Nautilus" et une raie géante de 50 mètres d'envergure, ainsi qu'une belle galerie de jolies filles et de seconds rôles truculents. Il inaugure un genre (celui des voyages fantastiques) qui demeurera florissant toute la décennie suivante, avec des films d'aventures de série B (tous réalisés par un réalisateur nommé Kevin Connor !) comme Le Sixième Continent (The Land That Time Forgot), Centre Terre, Septième Continent (At the Earth's Core), Le Continent oublié (The People That Time Forgot), ou encore Les Sept Cités d'Atlantis (Warlords of Atlantis)...
Très librement inspiré d'une certaine littérature populaire (Jules Verne, Edgar Rice Burroughs et Arthur Conan Doyle en tête), le film de James Hill s'impose ainsi comme l'un des pionniers du genre (ce n'est pas une adaptation officielle), tout en demeurant paradoxalement, avec le recul, l'un des moins kitsch et l’un des plus réussis…
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : May 17, 2015 6:46 PM MEST


Spider-Man 2012 HS 05 : devenir un homme
Spider-Man 2012 HS 05 : devenir un homme
par Joe Keatinge
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Du côté de chez Clash, 14 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Spider-Man 2012 HS 05 : devenir un homme (Broché)
"Amazing Spider-Man : Learning to Crawl" est une mini-série en cinq parties réalisée en 2014 par le scénariste Dan Slott et le dessinateur Ramon Perez.
Il s'agit d'un projet en marge de la série régulière, que le même scénariste conduit depuis maintenant sept ans (il est probable que Dan Slott devienne bientôt le second auteur, après Stan Lee, à avoir dirigé le plus longtemps le destin de Peter Parker). Le présent récit se déroule dans le passé. Pour être précis, ces cinq épisodes explorent et développent le début de la carrière de "Spiderman", juste après la mort de son "Oncle Ben", au moment où notre héros doit devenir un homme de son propre fait...

Le premier épisode commence au moment où Peter, qui vient juste de perdre son oncle et qui endosse la responsabilité de ce décès, accumule les matchs de catch sous le pseudonyme de "Spiderman" afin de gagner de l'argent, dans le seul but, pour l'instant, de subvenir aux besoins de sa vieille "Tante May", devenue veuve. Ce premier épisode suit ainsi les traces d'une précédente mini-série réalisée en 2008 par David Lapham et Tony Harris : Spider-Man : Un grand pouvoir....
Les épisodes suivants voient le jeune "Monte-en-l'air" aux prises avec un ennemi nommé "Clash". Il s'agit d'un jeune étudiant marginal, ancien fan de "Spidey" qui, déçu par son idole, décide de devenir lui-même un super-héros grâce à ses dons pour les inventions sonores...

Rétro-continuité totale : Dan Slott nous offre une relecture des débuts de la carrière de "Spiderman" en explorant l'envers du décor, c'est-à-dire tout ce qui n'avait pas été raconté à l'époque par Stan Lee et Steve Ditko dans les pages des premiers épisodes de la série. Il développe les événements entre les lignes (ou entre les cases !) des épisodes originaux en imaginant la vie intime de Peter Parker et ses premiers atermoiements entant qu'apprenti super-héros. C'est un bon point de départ, car le présent récit s'emploie à développer ce qui, dans la version originale de 1962, n'était que suggéré dans une poignée de vignettes.
Nous suivons ainsi les pensées intimes du personnage principal. Nous vivons ses questionnements existentiels de l'intérieur, en constatant que l'apprentissage de cette nouvelle existence d'être exceptionnel -mais différent- n'est pas une sinécure. Le jeune Peter commence ainsi par rejeter l'idée d'utiliser ses pouvoirs, refuse de les assumer et cherche constamment à contourner ses nouvelles responsabilités.
Cet élément narratif constitue la meilleure partie de cette relecture, qui développe ainsi les événements originels de la mythologie du personnage avec davantage de maturité et de profondeur que ne l'avaient fait, à l'époque, les auteurs de la série, tout en éclairant tout un pan de cette mythologie qui ne nous avait pas encore été raconté avec autant de détails.

Le deuxième point important de cette mini-série est l'avènement du personnage nommé "Clash", un tout nouveau "vilain" dans la lignée des méchants originels de la série, mais qui s'impose plus directement comme un "double" de notre héros, à la fois entant que personnage civil (tous deux sont des étudiants marginaux, moqués par leurs camarades), et à la fois entant que surhomme en costume (la panoplie de "Clash" se présentant comme une sorte de "négatif" de celle de "Spiderman").
Ce volet est un peu moins intéressant que le précédent car il exhale un parfum de redite. On a rapidement l'impression que, ça et là, cette histoire nous a déjà été racontée à maintes reprises (par exemple dans Spider-Man par J. M. Straczynski T03 ou encore dans Spider-Man's Tangled Web - Volume 1).
En réalité, cette opération de rétro-continuité possède une dimension un peu factice dans la mesure où Dan Slott n'a pas imaginé le passé de ce personnage inédit de manière innocente. Le scénariste a en effet prévu de le faire revenir dans la série actuelle (suite au retour du héros après les événements de la saga Superior Spiderman), opérant ainsi un prolongement de cette relecture sur le long terme...
Ce faisant, Slott étoffe légèrement la mythologie de son personnage en la reprenant depuis ses origines et en liant des événements de manière rétro-continue, un peu comme l'avait fait Ed Brubaker avec son Captain America.

La mise en forme de ses épisodes se situe par contre beaucoup trop dans l'entre-deux (pour ne pas dire le "cul entre deux chaises"), car Ramon Perez se la joue Steve Ditko et Dan Slott cherche trop souvent à retrouver une certaine forme de naïveté pour ne pas être trop en décalage avec les épisodes de 1962, tout en pratiquant une narration plus moderne. Ses soliloques (monologue intérieur du personnage) se substituent ainsi aux bulles de pensée mais de manière factice. C'est-à-dire qu'ils sont placés dans une forme de remplissage, pour combler les vides, colmater une narration paresseuse, et non pour compléter le découpage (ils ont le même rôle que les bulles de pensées, sans devenir conceptuels comme chez un Frank Miller, où soliloques et découpage opèrent une fusion narrative et aboutissent à une forme de rythme séquentiel).
Les dessins de Perez sont proprement affreux. Les personnages ont une mine épouvantable (Peter Parker et Tante May n'ont jamais été aussi moches !). En cherchant à retrouver le style de Ditko, Perez ne nous a pas beaucoup gâtés esthétiquement. Et l'on désespère toujours, dans le genre des relectures des premières aventures de "Spiderman", de retrouver la réussite rétro, conceptuelle, esthétique et narrative exceptionnelle d'une mini-série comme Spider-Man : Bleu...
☆☆ et demi...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : May 14, 2015 5:50 PM MEST


Amazing Spider-Man Volume 1.1: Learning to Crawl
Amazing Spider-Man Volume 1.1: Learning to Crawl
par Dan Slott
Edition : Broché
Prix : EUR 16,88

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Du côté de chez Clash, 13 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Amazing Spider-Man Volume 1.1: Learning to Crawl (Broché)
"Amazing Spider-Man : Learning to Crawl" est une mini-série en cinq parties réalisée en 2014 par le scénariste Dan Slott et le dessinateur Ramon Perez.
Il s'agit d'un projet en marge de la série régulière, que le même scénariste conduit depuis maintenant sept ans (il est probable que Dan Slott devienne bientôt le second auteur, après Stan Lee, à avoir dirigé le plus longtemps le destin de Peter Parker). Le présent récit se déroule dans le passé. Pour être précis, ces cinq épisodes explorent et développent le début de la carrière de "Spiderman", juste après la mort de son "Oncle Ben", au moment où notre héros doit devenir un homme de son propre fait...

Le premier épisode commence au moment où Peter, qui vient juste de perdre son oncle et qui endosse la responsabilité de ce décès, accumule les matchs de catch sous le pseudonyme de "Spiderman" afin de gagner de l'argent, dans le seul but, pour l'instant, de subvenir aux besoins de sa vieille "Tante May", devenue veuve. Ce premier épisode suit ainsi les traces d'une précédente mini-série réalisée en 2008 par David Lapham et Tony Harris : Spider-Man : With Great Power....
Les épisodes suivants voient le jeune "Monte-en-l'air" aux prises avec un ennemi nommé "Clash". Il s'agit d'un jeune étudiant marginal, ancien fan de "Spidey" qui, déçu par son idole, décide de devenir lui-même un super-héros grâce à ses dons pour les inventions sonores...

Rétro-continuité totale : Dan Slott nous offre une relecture des débuts de la carrière de "Spiderman" en explorant l'envers du décor, c'est-à-dire tout ce qui n'avait pas été raconté à l'époque par Stan Lee et Steve Ditko dans les pages des premiers épisodes de la série. Il développe les événements entre les lignes (ou entre les cases !) des épisodes originaux en imaginant la vie intime de Peter Parker et ses premiers atermoiements entant qu'apprenti super-héros. C'est un bon point de départ, car le présent récit s'emploie à développer ce qui, dans la version originale de 1962, n'était que suggéré dans une poignée de vignettes.
Nous suivons ainsi les pensées intimes du personnage principal. Nous vivons ses questionnements existentiels de l'intérieur, en constatant que l'apprentissage de cette nouvelle existence d'être exceptionnel -mais différent- n'est pas une sinécure. Le jeune Peter commence ainsi par rejeter l'idée d'utiliser ses pouvoirs, refuse de les assumer et cherche constamment à contourner ses nouvelles responsabilités.
Cet élément narratif constitue la meilleure partie de cette relecture, qui développe ainsi les événements originels de la mythologie du personnage avec davantage de maturité et de profondeur que ne l'avaient fait, à l'époque, les auteurs de la série, tout en éclairant tout un pan de cette mythologie qui ne nous avait pas encore été raconté avec autant de détails.

Le deuxième point important de cette mini-série est l'avènement du personnage nommé "Clash", un tout nouveau "vilain" dans la lignée des méchants originels de la série, mais qui s'impose plus directement comme un "double" de notre héros, à la fois entant que personnage civil (tous deux sont des étudiants marginaux, moqués par leurs camarades), et à la fois entant que surhomme en costume (la panoplie de "Clash" se présentant comme une sorte de "négatif" de celle de "Spiderman").
Ce volet est un peu moins intéressant que le précédent car il exhale un parfum de redite. On a rapidement l'impression que, ça et là, cette histoire nous a déjà été racontée à maintes reprises (par exemple dans Amazing Spider-Man by JMS - Ultimate Collection Book 3 ou encore dans Spider-Man's Tangled Web - Volume 1).
En réalité, cette opération de rétro-continuité possède une dimension un peu factice dans la mesure où Dan Slott n'a pas imaginé le passé de ce personnage inédit de manière innocente. Le scénariste a en effet prévu de le faire revenir dans la série actuelle (suite au retour du héros après les événements de la saga Superior Spider-Man, opérant ainsi un prolongement de cette relecture sur le long terme...
Ce faisant, Slott étoffe légèrement la mythologie de son personnage en la reprenant depuis ses origines et en liant des événements de manière rétro-continue, un peu comme l'avait fait Ed Brubaker avec son Captain America.

La mise en forme de ses épisodes se situe par contre beaucoup trop dans l'entre-deux (pour ne pas dire le "cul entre deux chaises"), car Ramon Perez se la joue Steve Ditko et Dan Slott cherche trop souvent à retrouver une certaine forme de naïveté pour ne pas être trop en décalage avec les épisodes de 1962, tout en pratiquant une narration plus moderne. Ses soliloques (monologue intérieur du personnage) se substituent ainsi aux bulles de pensée mais de manière factice. C'est-à-dire qu'ils sont placés dans une forme de remplissage, pour combler les vides, colmater une narration paresseuse, et non pour compléter le découpage (ils ont le même rôle que les bulles de pensées, sans devenir conceptuels comme chez un Frank Miller, où soliloques et découpage opèrent une fusion narrative et aboutissent à une forme de rythme séquentiel).
Les dessins de Perez sont proprement affreux. Les personnages ont une mine épouvantable (Peter Parker et Tante May n'ont jamais été aussi moches !). En cherchant à retrouver le style de Ditko, Perez ne nous a pas beaucoup gâtés esthétiquement. Et l'on désespère toujours, dans le genre des relectures des premières aventures de "Spiderman", de retrouver la réussite rétro, conceptuelle, esthétique et narrative exceptionnelle d'une mini-série comme Spider-Man : Blue...
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 13, 2015 9:31 PM MEST


NEW AVENGERS MARVEL NOW T01
NEW AVENGERS MARVEL NOW T01
par Steve Epting Jonathan Hickman
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Dark Times, 12 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : NEW AVENGERS MARVEL NOW T01 (Cartonné)
Ce premier tome regroupe les épisodes #1 à 6 de la série "New Avengers", réalisés en 2014 par le scénariste Jonathan Hickman et le dessinateur Steve Epting.
Cette nouvelle série estampillée "Marvel NOW" n'a rien à voir avec l'ancienne New Avengers de Brian M. Bendis. Sauf qu'elle reprend la composition du groupe des "Illuminati", apparu pour la première fois (en librairie) dans New Avengers tome 3, et une seconde fois dans une mini-série spéciale publiée dans New Avengers tome 4. Il est donc recommandé (mais pas indispensable !) de lire ces récits antérieurs si le lecteur veut vraiment savoir pourquoi et comment s'est formé le groupe des "Illuminati". En revanche, ce qui est indispensable, c'est d'enchainer immédiatement cette lecture par le premier tome de la deuxième série de Jonathan Hickman, baptisée simplement "Avengers" !

Dans le cadre de la refonte de l'univers Marvel, Jonathan Hickman s'est attelé à un projet extrêmement ambitieux : Celui de redistribuer les cartes de cet univers en le transformant sur la durée de son run. En été 2015, aux USA, l'univers Marvel va ainsi sombrer dans l'event "Secret Wars" et emporter avec lui l'ancienne continuité pour en refonder une nouvelle. Ce sont ces événements, si j'ai bien compris, qui se préparent dans les deux séries "Avengers" de Jonathan Hickman.
Avant cela, le run de Hickman va réunir ses deux séries sur un "event" interne intitulé "Infinity". Le lecteur de passage doit ainsi savoir que tout est lié. Et qu'il devra lire, de préférence dans l'ordre : 1) NEW AVENGERS MARVEL NOW T01, 2) AVENGERS MARVEL NOW T01, 3) AVENGERS MARVEL NOW T02, 4) AVENGERS MARVEL NOW T03. Puis, 5) NEW AVENGERS MARVEL NOW T02, AVENGERS MARVEL NOW T04 et INFINITY en alternant les épisodes !

Jonathan Hickman prépare ainsi sa longue saga destinée à bouleverser l'univers Marvel dans toute sa profondeur. A ce titre, ces six épisodes constituent seulement une forme de prologue.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le récit est dense et amplement maitrisé du point de vue de la mise en forme. Il y a peu d'action et beaucoup de dialogues, mais le tout est rendu intense par une succession de bouleversements effrayants qui vous plaquent sur votre fauteuil et vous happent dans la tourmente des événements.
Après un paquet de récits estampillés "Avengers" par Brian M. Bendis ineptes, bourrins et souvent débiles, c'est un réel plaisir de voir un scénariste qui embrasse cette mythologie avec un respect absolu de son matériau et de son lectorat. Attention, ces épisodes ne plairont pas à tout le monde, car ils sont denses et conceptuels (ils exigent un peu de concentration et de réflexion de la part du lecteur), et surtout ils sont relativement ténébreux et dépressifs. On retrouve ici l'atmosphère des comics de super-héros plus sombres et torturés de "Dark Âge" tels que, personnellement en tout cas, je les affectionne. Un récit sérieux et exigeant, bien construit, extrêmement bien raconté et dialogué, qui se taille son chemin sans concessions.

Le dessin de Steve Epting se fait plus académique et peut-être plus "mainstream" qu'à l'accoutumée. Mais il est ici aussi baigné dans une ambiance crépusculaire au diapason du scénario catastrophe concocté par Hickman.
Sachez qu'à présent, ce n'est plus seulement l'univers Marvel qui est menacé, mais le "multivers" tout entier ! Les Illuminati doivent ainsi trouver une solution afin de sauver, à tout le moins, leur propre univers, voire leur propre terre. Et si, afin d'y parvenir, ils devaient sacrifier les autres univers parallèles ? C'est sur ce postulat que s'achève ce premier tome intense et ténébreux. A l'heure où j'écris ces lignes, il est difficile de savoir si le projet de Jonathan Hickman tiendra ses promesses sur le long terme et si l'ensemble de son run méritera ses 5 étoiles. On commencera donc par '''' et demi...


Tarzan & The Slave Girl [Import USA Zone 1]
Tarzan & The Slave Girl [Import USA Zone 1]
DVD ~ Lex Barker
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 10,86

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pulp fiction, 10 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tarzan & The Slave Girl [Import USA Zone 1] (DVD)
Réalisé en 1950, "Tarzan et la Belle Esclave" est le deuxième film de la série des "Lex Barker", et le deuxième de la série des "Tarzan" sans Johnny Weissmuller. Il y a cinq "Tarzan" interprétés par Lex Barker (qui aura également droit, plus tard, à une belle notoriété pour son rôle de "Old Shatterhand" dans la série des Winnetou, et à sa participation, dans son propre rôle, à la La Dolce Vita) : "Tarzan et la Fontaine Magique" (1949), "Tarzan et la Belle Esclave" (1950), "Tarzan et la Reine de la Jungle" (1951), "Tarzan défenseur de la Jungle" (1952), et "Tarzan et la Diablesse" (1953). Lex Barker laissera ensuite la place à Gordon Scott (cinq films et une courte série TV), puis à Jock Mahoney (deux films).

Ce DVD est un "Zone 1". Impossible à lire sur du matériel encodé "zone 2", il ne possède pas de VF ni de VOST. Pour les amateurs, le coffret Todos Los Tarzán De Lex Barker [Import espagnol] propose la VOST. A noter qu'un petit éditeur marseillais propose tous les films de la série Lex Barker ainsi que ceux interprétés par Gordon Scott et Jock Mahoney (en VOST). Il n'est pas disponible sur Amazon, mais sur eBay...

Réalisé par Lee Sholem ("Tarzan et la Fontaine Magique" et... Superman & the Mole Men !), "Tarzan et la Belle Esclave" est un excellent cru. On sait que la série avait perdu de sa superbe depuis qu'elle avait quitté le studio de la MGM avec "Les Aventures de Tarzan à New York" (1942), pour être délocalisée dans ceux de la RKO avec "Le Triomphe de Tarzan" (1943). Le souvenir de la magnificence de "Tarzan L'Homme-Singe" (1932) et "Tarzan et sa Compagne" (1934), les deux premiers films de la série, est loin. Mais, après un premier film bien plaisant, la série des Lex Barker confirme ici sa bonne place au panthéon des adaptations cinématographiques du héros créé par Edgar Rice Burroughs.

Plus encore que le film précédent, "Tarzan et la Belle Esclave" entérine le basculement de la série dans un univers plus ouvertement "pulp", aussi fantaisiste que celui que l'on trouvait dans les serials des années 30 et 40. Une ère débute alors, qui se développera bientôt dans les comics et les dessins-animés dédiés à "Tarzan" (avec notamment la célèbre série des années 70 "Tarzan, Seigneur de la Jungle" des studios Filmation, diffusée sur feu "récré A2" !), où l'univers créé jadis par l'écrivain Edgar Rice Burroughs se mélange de manière décomplexée avec ceux de Conan Doyle (Le Monde Perdu), d'Alex Raymond (Flash Gordon), et surtout d'H. Ridder Haggard (Les Aventures d'Allan Quatermain) ! Un mélange détonnant, presque mythologique, où les traditionnelles tribus africaines laissent leur place à des cités perdues (peuplés d'hommes blancs !) qui rappellent davantage les civilisations égyptiennes, incas et mayas, ou encore celle de l'Atlantide disparue...
Pour le moment, cette percée dans le domaine propre aux "pulps" ou aux "serials" d'antan reste discrète, mais elle prend racine dans cette série de films interprétés par Lex Barker.
On profite ainsi d'un cinéma extrêmement suranné mais charmant et candide (on remarque les superbes décors, probablement recyclés sur les habituels péplums de l'époque !). Avec une iconicité proche d'un comic-book, comme on en trouvera plus tard une illustration similaire dans la série Marvel réalisée par le scénariste Roy Thomas et le dessinateur John Buscema (Tarzan l'intégrale).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : May 11, 2015 10:27 PM MEST


CAPTAIN AMERICA : LA FLECHE DU TEMPS
CAPTAIN AMERICA : LA FLECHE DU TEMPS
par Steve Epting
Edition : Album
Prix : EUR 29,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Captain America sans Captain America..., 9 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : CAPTAIN AMERICA : LA FLECHE DU TEMPS (Album)
Ce recueil regroupe les épisodes "Captain America" (vol. 5) #37 à 48, réalisés entre juin 2008 et mai 2009 par le scénariste Ed Brubaker et, pour l'essentiel, par le dessinateur Steve Epting.
Il s'agit du quatrième tome dédié au "run" de Brubaker, après La Légende Vivante, L'Hiver Meurtrier et Le Rêve est Mort. Ces épisodes se situent dans la période de "Secret Invasion", mais ils n'interfèrent pas directement avec d'autres épisodes de l'univers Marvel du moment. Ils peuvent donc se lire de manière autonome. Il vaut mieux, toutefois, avoir lu le run de Brubaker depuis le premier tome afin de comprendre le fil des événements...

"Captain America" est mort. Effectivement, le héros a été assassiné au terme des événements liés à Civil War. Désormais, c'est autour de Richard Barnes, anciennement "Bucky" et aujourd'hui le "Soldat de l'Hiver", de reprendre le flambeau.
Ce quatrième tome de la série se déroule ainsi sans le héros-titre et propose deux arcs narratifs au cours desquels "Bucky" porte l'étendard de son ancien ami et coéquipier. Dans le premier arc, "Bucky", en costume de "Captain America", doit contrecarrer les plans de "Crâne rouge" et "Arnim Zola" (les ennemis historiques du héros à la bannière étoilée), qui tentent de mettre un de leurs sbires à la présidence des Etats-Unis, tout en créant leur propre ersatz de "Captain America" à partir d'un ancien remplaçant du héros (c'est un peu compliqué !).
Dans le deuxième arc, "Bucky" range le costume étoilé et reprend celui du "Soldat de l'Hiver" pour se lancer à la poursuite d'un ancien ennemi lié à son passé depuis ses origines (entant que "Bucky") jusqu'à son passé trouble d'agent rouge (entant que "Soldat de l'Hiver", c'est un peu compliqué !).

A l'époque, les têtes pensantes de l'écurie Marvel se demandaient comment, mais surtout "quand" ils allaient ressusciter Steve Rodgers, le vrai "Captain America". Sa mort avait été, comme toujours dans l'industrie des comics de super-héros, un événement médiatique destiné à vendre des numéros. Sa résurrection serait évidemment du même ordre. Cependant, en constatant que le scénariste Ed Brubaker se révélait très inspiré en écrivant la série sans son héros-titre, les éditeurs décidèrent de faire durer cette absence !
Cet étirement se ressent beaucoup à la lecture de ces épisodes, qui se révèlent particulièrement décompressés. C'est dommage car les récits sont par ailleurs assez passionnants, et effectivement très inspirés. Brubaker embrasse toute la mythologie de son personnages et parvient à faire vivre tous ceux qui lui sont liés historiquement de manière à créer un univers extrêmement cohérent, et ce depuis les origines de la série dans les années 40 ! Il n'hésite pas à user de rétro-continuité, mais le principe fonctionne car l'écriture du scénariste respecte les fondamentaux de la mythologie consacrée et l'enrichit de belle manière. Il s'agit donc davantage d'une relecture passionnée que d'une série de changements racoleurs.

L'écriture décompressée nuit néanmoins à l'ensemble des épisodes qui se révèlent parfois embrumés et par trop complexes. Il y a un je ne sais quoi dans la narration qui rend l'ensemble un poil abstrait et soporifique. Il est ainsi difficile de bien imprimer cette lecture dans sa mémoire et elle se dissipe assez rapidement une fois le livre refermé. L'ensemble est toutefois de très bonne qualité, porté par de superbes planches au style réaliste et à l'ambiance tendue, au diapason de cette atmosphère de récits de contre-espionnage teintés de super-héros. Et puis surtout, le plus important est que la série peut toujours se lire de manière autonome, ce qui est rare pour une série Marvel de l'époque ! On va donc guetter le cinquième tome...
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Master of the World [Import USA Zone 1]
Master of the World [Import USA Zone 1]
Proposé par musique-pour-vous
Prix : EUR 13,89

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 20 000 lieues dans les airs, 8 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Master of the World [Import USA Zone 1] (DVD)
"Le Maitre du Monde" est un film réalisé par William Witney en 1961. Il s'agit d'une adaptation de deux romans de Jules Verne, respectivement "Robur le Conquérant" et "Maître du Monde".
C'est l'histoire de "Robur", un génie scientifique de la fin du XIX° siècle qui, ayant inventé un dirigeable d'une puissance quasi illimitée, entreprend d'attaquer toutes les armées de notre monde, afin d'éradiquer la notion de "guerre" de la surface de la planète...

On retrouve immédiatement plusieurs des thèmes principaux de Jules Verne, notamment ceux qu'il avait déjà développés dans Vingt Mille Lieues Sous les Mers. Cette adaptation cinématographique de 1961 marche d'ailleurs clairement sur les plates-bandes du film de Richard Fleischer réalisé en 1954 au sein des studios Walt Disney.
A noter que "Le Maitre du Monde" s'inspire de Vingt Mille Lieues Sous les Mers à plus d'un titre, puisque son "Albatros", vaisseau volant à mi-chemin du zeppelin et du sous-marin de guerre, reprend le design du "Nautilus" tel qu'il fut imaginé dans le film de Richard Fleisher par Harper Goff, concepteur visuel des films chez Disney, qui avait imaginé un sous-marin fort différent de celui décrit dans le roman, mais tellement iconique qu'il remplace désormais celui de Jules Verne dans l'inconscient collectif !

Hélas, William Witney n'est pas Richard Fleischer et le studio "American International Pictures" n'est pas Walt Disney. "Le Maitre du Monde" souffre ainsi d'un budget limité et d'une réalisation pataude, l'essentiel de l'action se déroulant à bord de l'"Albatros" dans une suite de péripéties assez molles et répétitives.
Mais fort heureusement, "American International Pictures" est le studio des producteurs Samuel Z. Arkoff & James H. Nicholson, ce même studio qui avait produit, au cours des années 60, tous les films d'horreur gothiques inspirés des écrits d'Edgar Alan Poe, quasiment tous interprétés par le grand Vincent Price (avec, par exemple, La Chute de la Maison Usher, L'Empire de la Terreur et Le Masque de la Mort Rouge). Vincent Price incarne ici "Robur" et offre au film une prestance incomparable, épaulé par un Charles Bronson qui commençait, un an après Les Sept Mercenaires, à devenir une star hollywoodienne...

Avec le recul, "Le Maitre du Monde" est un joli film d'aventures au charme suranné. Bien qu'il accuse son manque de moyens et sa réalisation sans ampleur, il possède bien des qualités esthétiques qui en font l'un des premiers représentants, au cinéma, du futur esprit "steampunk" dont il deviendra l'un des précurseurs en termes d'iconographie, notamment à travers l'image de son dirigeable aux airs de rétro-futurisme victorien...

Attention : Ce DVD est un "Zone 1". Impossible à lire sur du matériel encodé "zone 2", il ne possède pas de VF ni de VOST. A l'heure actuelle, nous ne pouvons qu'espérer une future édition française et un film proprement restauré, puisque les copies qui circulent ici et là sont loin d'être satisfaisantes.
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