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Tornado (Provence Côte d'Azur)
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   

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Where Are You ( Rem. )
Where Are You ( Rem. )
Prix : EUR 19,60

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'âge d'or, 31 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Are You ( Rem. ) (CD)
Dans les années 50, la vie du plus célèbre crooner de la planète est compliquée, tumultueuse et troublée. L'artiste ne connait plus le même succès musical qu'auparavant et son couple avec Ava Gardner se déchire dans d'interminables phases de séparation chaotique.
Tourmenté, Sinatra va livrer une série d'albums mélancoliques d'une sensibilité à fleur de peau, magnifiée par les arrangements sophistiqués de Nelson Riddle, son chef d'orchestre attitré.
Du jazz symphonique de toute beauté, sirupeux, mais suave et chaleureux à point.

Cette période s'impose ainsi comme la plus réussie de la carrière de "The Voice", jalonnée par une suite d'enregistrements somptueux, qui va culminer en 1958 avec Only The Lonely, peut-être le plus bel album de sa discographie.
In the Wee Small Hours en 1955, Where Are You en 1957, Only The Lonely en 1958, No One Cares en 1959 et Nice'N Easy en 1960 forment ainsi un incroyable ensemble, poignant et homogène.
Pendant bien des années, ces chansons furent un peu considérées comme des ritournelles ringardes, avant qu'une poignée d'admirateurs pugnaces ne réussissent à les réhabiliter dans le monde du jazz, rappelant à quel point Sinatra fut l'un de ses plus grands interprètes.

Tout l'intérêt de s'intéresser à ces albums réside principalement dans le fait que la plus-part des chansons qui y sont enregistrées n'apparaissent jamais dans les compilations habituellement dédiées au crooner, où l'on retrouve toujours les mêmes titres, généralement prélevés dans les albums des 60's, comme Strangers In The Night ou My Way...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 1, 2014 8:36 PM MEST


Necronomicon [Édition Collector]
Necronomicon [Édition Collector]
DVD ~ Bruce Payne
Proposé par BERSERK MEDIA
Prix : EUR 6,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Tales From The Creepshow !, 30 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Necronomicon [Édition Collector] (DVD)
L'écrivain H. P. Lovecraft se rend dans un mystérieux monastère afin de consulter le "Necronomicon", un livre démoniaque renfermant les secrets de l'au-delà. Alors qu'il tourne les pages du livre maudit, il se met à imaginer la trame de trois récits horrifiques...

"Necronomicon" est un film à sketches réalisé en 1993 par Christophe Gans, Brian Yuzna et Shūsuke Kaneko. Dans la grande tradition des anthologies fantastiques (Au cœur de la nuit, L'Empire de la terreur, Les 3 visages de la peur, Creepshow, etc...), le film compile trois segments inspirés de certaines nouvelles de Lovecraft, réunis par une histoire centrale mettant en scène l'écrivain lui-même, imaginant qu'il ait découvert le fameux livre maudit, comme s'il avait réellement existé...

Un peu fauché, inégal, souvent Grand-Guignol, "Necronomicon" se révèle en définitive très attachant tant il accumule les qualités.
Le casting est très réussi. Alors que Jeffrey Combs s'est fait une spécialité des adaptations cinématographiques des récits lovecraftiens (à commencer par les officieuses Re-Animator et From Beyond), il se voit ici investi du rôle de Lovecraft en personne ! Dans le premier segment ("The Drowned"), le monolithique Bruce Payne en impose dans une figure romantique qui renvoie tout autant aux récits de Lovecraft qu'à ceux d'Edgar Poe ! Dans le second ("The Cold"), le grand David Warner prête sa prestance inquiétante à un chercheur ayant puisé dans le fameux livre maudit le secret de l'immortalité...
Dans l'ensemble, les sketchs adaptent l'univers lovecraftien de manière plus ou moins fidèle, bien qu'en cours de route, on s'enfonce crescendo dans le gore craspec aux dépends de la mythologie consacrée...
Les décors subissent le budget modeste du long métrage mais ils n'en sont pas moins soignés. Les créatures démoniaques également.
Les adaptations cinématographiques officielles de l'univers de Lovecraft n'étant pas légions, on ne va pas bouder cette tentative sincère et très sympathique de faire vivre le mythe au royaume du septième art !
Un film qui se savoure comme une bonne petite "Série B", telle qu'on pouvait en louer le samedi soir à l'ère des VHS...

Chaque sketch est mis en scène par un réalisateur différent. L'idée est originale principalement dans la mesure où les cinéastes sont issus de trois pays et de trois cultures distinctes (un français, un japonais et un américain), chacun adaptant son segment à sa manière. Le résultat est ainsi inégal mais l'idée de départ tient la route puisque les courtes nouvelles de Lovecraft ne justifiaient pas une adaptation sous la forme d'un long métrage.
Christophe Gans (qui adapte la nouvelle "Les Rats Dans Les Murs"), alors débutant, réalise un beau score en injectant dans son récit un maximum de références aux films de Roger Corman.
Shūsuke Kaneko (qui adapte la nouvelle "L’Air Frais") met en scène un récit beaucoup moins ambitieux, mais on ne s'y ennuie pas une seconde, grâce notamment au charisme de David Warner et à un script machiavélique mâtiné d'une légère dose d'humour noir.
Brian Yuzna (qui adapte la nouvelle "Celui Qui Chuchotait Dans Les Ténèbres") livre le segment le plus gore et le plus Grand-Guignol, qui dispute une sorte de poésie surréaliste à un grand moment de n'importe quoi bien dégoutant, cette fois dynamité par une très large dose d'humour noir !
Yuzna s'occupe également de "The Library", le fil-rouge qui met en scène Lovecraft en personne. C'est la partie la moins réussie du film, qui lui réserve hélas un final plutôt raté.
Les fans de la série Les Contes de la Crypte seront néanmoins ravis, car "Necronomicon" semble tout droit sorti de l'anthologie télévisuelle de la HBO, parfaitement contemporaine de notre film puisqu'elle fut réalisée entre 1989 et 1996, sous la houlette de Joël Silver, Robert Zemeckis, Richard Donner et Walter Hill...
Attention, ne pas confondre ce "Necronomicon" de 1993 avec le nullissime Necronomicon, Le Livre De Satan (Dunwich Horror) réalisé en 2012...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 14, 2014 10:13 AM MEST


Complete Reprise Recordings
Complete Reprise Recordings
Prix : EUR 29,24

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quiet Nights of Quiet Stars, 29 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Complete Reprise Recordings (CD)
Antonio Carlos Jobim avait inventé la bossa nova en 1958, style musical né du mariage entre la samba et le jazz, le tout mâtiné d'une atmosphère mélancolique. En 1967, près de dix ans plus tard, l'idée de confier l'interprétation de ses plus belles chansons (composées par Jobim sur des textes de son acolyte Vinícius de Moraes) à Frank Sinatra, alors au sommet de sa gloire et de son aura de plus grand crooner de la planète, ressemblait fortement à une idée de génie. Le chanteur ajoutait ainsi une corde à son arc, étendant un registre musical déjà bien fourni.

Avec le recul, cette association entre le créateur de la bossa-nova et le "crooner numéro un" coule de source. Sinatra pose sa voix sur une note peut-être monocorde, mais c'est le style qui le veut. A l'époque, le chanteur avait aligné, depuis une quinzaine d'années, une série d'albums mélancoliques absolument somptueux (dont le sommet demeure probablement Frank Sinatra Sings for Only the Lonely, enregistré en... 1958 !), portés par une orchestration de jazz symphonique de grande classe, le destinant ainsi à devenir l'interprète idéal pour illustrer le répertoire du maître Jobim.
De son côté, le compositeur brésilien avait réalisé ses albums mythiques sous la forme d'un regroupement de magnifiques instrumentaux, également très orchestrés (voir liste plus bas) et très mélancoliques. Ce sont donc ces titres légendaires (Girls From Ipanema, Corcovado (Quiet Nights of Quiet Stars), One Note Samba (Samba de Uma Nota So), etc.) qui sont ici repris et interprétés par "The Voice" en personne...

Paradoxalement, Sinatra venait interpréter les standards de la musique brésilienne au moment même où la bossa-nova entamait son déclin, passant de mode au profit de la musique américaine aux oreilles du monde entier. Il est donc édifiant de noter que l'association de ces deux artistes faisait figure de passage à témoins, alors que les deux intéressés ne s'en doutaient probablement pas le moins du monde...
Cet album est en fait une intégrale des enregistrements estampillés "Sinatra/Jobim", car à l'origine il y avait deux albums distincts (Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos en 1967 et Sinatra & Company en 1971, ce dernier comportant également d'autres titres en plus des chansons écrites par Jobim).
Cette rencontre artistique était tellement évidente que ces enregistrements allaient devenir des standards de la musique brésilienne, hissant cette magnifique intégrale au rang des références absolues de la bossa-nova.
A écouter par une chaude nuit d'été, à l'heure où l'atmosphère devient romantique...

Si vous chercher d'autres références dans le genre, voici une petite liste d'albums phares (tous datent des années 60, hormis le dernier) :
- Getz/Gilberto
- The Astrud Gilberto Album
- The Composer Of "Desafinado", Plays
- Tamba Trio : Avanco
- Herb Alpert Presents Sergio Mendes & Brazil 66
- Wave
- Amoroso & Brasil
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 30, 2014 9:37 AM MEST


Tales from the Crypt, Tome 1 :
Tales from the Crypt, Tome 1 :
par Harvey Kurtzman
Edition : Album
Prix : EUR 26,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Concaves et convexes, 28 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales from the Crypt, Tome 1 : (Album)
"Tales from the Crypt" est à l'origine une anthologie de comics américains créée par William Gaines & Al Feldstein, et publiée par leur label EC Comics à partir de 1950 (où l'on trouvait tout un tas d'autres séries du même gabarit, comme Weird science, Shock suspenstories, Crime suspenstories et Frontline combat). Dans son système de publication, chaque numéro de ce bimestriel regroupait quatre histoires d'horreur, composées de 6 à 8 pages chacune.
Il y eut vingt-sept numéros en tout, jusqu'à 1955. Voici les six premiers...

6 x 4 = 24. Il y a donc 24 petits récits d'horreur concentrés dans ce premier tome. Ils sont dans l'ensemble d'un niveau très inégal, mais ils exhalent un délicieux parfum d'épouvante vintage qui aura, depuis, fait école à travers tous les divers médiums. Phénomènes paranormaux, loups-garous, maisons hantées, morts qui reviennent à la vie, meurtriers punis par le mal qu'ils ont initié et vaisseaux fantômes se bousculent d'une histoire à l'autre, avec une étonnante propension à la métaphore, où la cruauté de l'âme humaine est mise à nu d'une manière aussi évidente qu'indiscutable ! "Tales From The Crypt", c'est le miroir déformant de nos sociétés aliénantes qui produisent des monstres au cœur même de notre civilisation !

D'un point de vue artistique, les scénarios accusent le poids de l'âge et paraissent aujourd'hui naïfs et parfois un peu puérils. Mais dans l'ensemble ces épisodes ont pour moi bien mieux vieilli, dans la forme, que les comics de super-héros de la même époque. Tous les numéros de "Tales From the Crypt" sont strictement en noir et blanc, réalisés par d'excellents dessinateurs old-school, tels que Wally Wood, Harvey Kurtzman, Jack Kamen, et bien d'autres. Parmi eux, Graham Ingels fait preuve d'un style très moderne, beaucoup plus que ses collègues. Mais dans l'ensemble, les planches ont un superbe aspect rétro et suranné, toutes en contraste clair/obscur du plus bel effet. Les dialogues sont naïfs mais pas infantiles, pas trop ampoulés, et les bulles de pensées sont réduites au strict minimum. En revanche, il y a beaucoup de texte explicatif qui raconte inutilement ce que les images disent déjà, dans un effet de redondance parfois lassant.
Ce sont les éditeurs eux-mêmes, William Gaines & Al Feldstein, qui imaginent la plus-part de ces histoires. Ils parviennent à manipuler les concepts avec une aisance désarmante (les fameuses métaphores relevées plus haut), mais en la matière, ils se montrent un peu moins impressionnants ici que sur la série Weird science.

Ce premier recueil (il est probable qu'il y en ait cinq en tout) s'impose ainsi comme un modèle pour tous les comics portés sur l'horreur qui suivront ensuite dans les décennies suivantes, notamment dans l'anthologie Creepy, où l'on retrouvera une grande partie des mêmes artistes.
D'un point de vue strictement artistique, l'ensemble porte le poids de l'âge et mérite objectivement 3 étoiles.
D'un point de vue historique et culturel, ce témoignage de ce que produisait l'industrie des comics dans la première moitié des années 50 vaut largement 4 étoiles.
Cette collection de l'éditeur Akileos, soignée et parfaitement présentée, nous offre une superbe couverture cartonnée, une qualité de papier optimale, ainsi qu'un sommaire détaillé de chaque épisode (avec la date de sortie, le nom des auteurs et la pagination). Il ne manque que les couvertures originales en début des épisodes pour que ce soit parfait, mais le tout mérite quand même bien ses 5 étoiles.
Il faut le savoir : En 1955, les États-Unis accusèrent ces comics de mener les jeunes américains à la délinquance et ils furent censurés, ce qui conduisit la plus-part des séries de l'éditeur EC Comics à s'arrêter brutalement. C'est aujourd'hui plutôt incompréhensible quant on s'aperçoit de leur contenu élégant et fédérateur. Quand je remarque à présent que les clips de hip-hop circulent librement sur les écrans de nos enfants, je me dis qu'il y a décidément des choses qui m'échappent. Mais le témoignage de ces créations n'en demeure que plus précieux. Avis aux collectionneurs !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 29, 2014 9:11 AM CET


In The Wee Small Hours (1954-1955) (Inclus bonus 8 titres 1953-1959)
In The Wee Small Hours (1954-1955) (Inclus bonus 8 titres 1953-1959)
Prix : EUR 10,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'âge d'or, 27 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : In The Wee Small Hours (1954-1955) (Inclus bonus 8 titres 1953-1959) (CD)
Dans les années 50, la vie du plus célèbre crooner de la planète est compliquée, tumultueuse et troublée. L'artiste ne connait plus le même succès musical qu'auparavant et son couple avec Ava Gardner se déchire dans d'interminables phases de séparation chaotique.
Tourmenté, Sinatra va livrer une série d'albums mélancoliques d'une sensibilité à fleur de peau, magnifiée par les arrangements sophistiqués de Nelson Riddle, son chef d'orchestre attitré.
Du jazz symphonique de toute beauté, sirupeux, mais suave et chaleureux à point.

Cette période s'impose ainsi comme la plus réussie de la carrière de "The Voice", jalonnée par une suite d'enregistrements somptueux, qui va culminer en 1958 avec Only The Lonely, peut-être le plus bel album de sa discographie.
In the Wee Small Hours en 1955, Where Are You en 1957, Only The Lonely en 1958, No One Cares en 1959 et Nice'N Easy en 1960 forment ainsi un incroyable ensemble, poignant et homogène.
Pendant bien des années, ces chansons furent un peu considérées comme des ritournelles ringardes, avant qu'une poignée d'admirateurs pugnaces ne réussissent à les réhabiliter dans le monde du jazz, rappelant à quel point Sinatra fut l'un de ses plus grands interprètes.

Tout l'intérêt de s'intéresser à ces albums réside principalement dans le fait que la plus-part des chansons qui y sont enregistrées n'apparaissent jamais dans les compilations habituellement dédiées au crooner, où l'on retrouve toujours les mêmes titres, généralement prélevés dans les albums des 60's, comme Strangers In The Night ou My Way...


Batman by Doug Moench and Kelley Jones Vol. 1
Batman by Doug Moench and Kelley Jones Vol. 1
par Doug Moench
Edition : Relié
Prix : EUR 31,82

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Back in Dark, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman by Doug Moench and Kelley Jones Vol. 1 (Relié)
En 1995, la grande saga "Batman : Knightfall" vient de s'achever. "Batman" a repris son costume à "Azraël", devenu à moitié fou après avoir endossé la cape du "Chevalier Noir" alors que Bruce Wayne avait été brisé par "Bane".

C'est donc la série dans sa forme traditionnelle qui reprend. Pourtant, le concept de "Knightfall", qui avait permis d'expérimenter une nouvelle itération de la série sous un angle plus sombre et plus violent, inspiré des justiciers ténébreux des années 90 (comme Spawn, par exemple), n'a pas complètement été évacué et ces épisodes sont dominés par une ambiance extrêmement dépressive, gothique et violente.
A ce titre, le choix de cette équipe artistique n'est pas anodine puisque Moench et Jones étaient à l'époque entrain de bâtir une trilogie "elseword" autour de "Batman et "Dracula" (à commencer par Batman/Dracula : Red Rain). Il s'agit donc d'un duo d'auteurs à forte connotation "dark" (Kelley Jones étant un dessinateur très orienté vers les récits d'horreur) qui a été choisi pour reprendre les aventures de Bruce Wayne...
Après une entrée en matière dans laquelle notre "Dark Knight" affronte des vilains plutôt inhabituels comme "Sommeil" ou "Black Mask", on assiste au retour de "Killer Croc", "l'Epouvantail", "Mr Freeze" et "Double-Face". Mais les deux derniers arcs apportent davantage d'originalité avec des récits sur deux ou trois épisodes mettant en scène des personnages plus rares ou carrément inédits.

D'un côté, Doug Moench imagine des récits un peu convenus. Il parait probable que l'éditeur DC Comics ait souhaité revenir à une sorte de routine éditoriale. Car bien que l'on perçoive une volonté de ne pas ignorer l'évolution de la série (avec moult références à la saga "Knightfall"), on retombe dans une suite d'épisodes au dénouement prévisible et aux rixes extrêmement classiques, malgré quelques tentatives de brosser une caractérisation des personnages de manière à ce qu'ils soient moins manichéens que d'ordinaire.
Mais d'un autre côté, certains arcs sortent du lot et étonnent par leur singularité et leur atmosphère gothique. Dès que le duo d'auteurs laisse de côté les ennemis classiques de la "batfamily", ça devient très intéressant. Un sérieux virage vers le récit d'horreur est alors entrepris et un vent nouveau souffle dans ces pages, au delà des simples épisodes de routine.
Mon histoire préférée est contenue dans le double épisode #535 (38 pages), conçu comme un hommage à la nouvelle "Meurtres Dans la Rue Morgue" d'Edgar Alan Poe. D'une manière générale, dès que les auteurs donnent dans le récit d'horreur, c'est nettement meilleur.

Le style de kelley Jones, pour ceux qui le connaissent, est très particulier. Extrêmement gothique, inspiré de celui de Bernie Wrightson (auquel il rend hommage à travers un épisode tournant autour de la figure de "Swamp Thing"), il met en scène une version de "Batman" complètement hypertrophiée mais iconique, façon "dark attitude".
Hésitant constamment entre l'horreur et la caricature (parfois avec le même personnage, méconnaissable selon les vignettes), il se révèle très inégal mais souvent impressionnant, notamment grâce à ces clairs-obscurs tranchants et ces aplats de noirs envahissants dont il a le secret, rehaussés par le superbe encrage de John Beatty.
Souvent expressionniste, Jones inflige de sérieux problèmes anatomiques et autres incohérences physiques à ses personnages (mais comment diantre "Batman" arrive-t-il à se déplacer avec pareil costume ?!!!), sans que cela n'empêche le résultat de sonner "juste". Ainsi, lorsque "Batman" escalade un escalier en colimaçon et que son son corps est complètement démantibulé, c'est plus "l'idée de Batman escaladant un escalier en colimaçon" que la vraisemblance de ce mouvement qui s'impose dans l'esprit du lecteur...
Le découpage effectué par Moench & Jones est plutôt ardu, qui entremêle souvent diverses voix-off avec les dialogues, tout en effectuant des ellipses brutales, qui obligent le lecteur à une attention soutenue et une bonne concentration. Bien qu'il s'agisse d'un pur divertissement, le run de ces deux auteurs nécessite néanmoins un intérêt réel pour ce type de narration très immersif, ponctué de diverses réflexions intérieures...

Bref, une version de Batman plutôt inégale mais assez originale, surtout lorsque le récit est orienté vers l'horreur.
A noter que l'éditeur faisait le maximum, à ce moment là, pour coller à l'actualité cinématographique (avec le très médiocre Batman et Robin), au point d'inaugurer le costume noir de "Batman" hérité de son adaptation sur grand écran, et désormais passé à la postérité...
Le dernier épisode est à suivre. Car nous ne sommes pas du tout dans une saga auto-contenue, mais bel et bien au cœur d'une série mainstream "ongoing"...

Tout le début du run de Doug Moench & Kelley Jones a été publié en VF par l'éditeur Semic dans deux revues consécutives :

- BATMAN LEGEND N°1 à 5 (revue arrêtée précipitamment). On y trouve les épisodes "Batman" #516 à 522.
- STRANGE N°325 à 335. On y trouve les épisodes "Batman" #523 à 528, 530 à 532 et 535 à 536 (les épisodes manquant ayant été réalisés par une autre équipe artistique, sur des crossovers comme "Contagion" ou "Legacy").
A noter que Kelley Jones est remplacé par Eduardo Barreto sur l'épisode #520 et J. H. Williams III sur l'épisode #526.
Tous ces épisodes ont été publiés à l'origine entre mars 1995 et novembre 1996.
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Necronomicon, Le Livre De Satan (Dunwich Horror)
Necronomicon, Le Livre De Satan (Dunwich Horror)
DVD ~ Dean Stockwell
Prix : EUR 13,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le syndrome du poisson rouge, 26 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Necronomicon, Le Livre De Satan (Dunwich Horror) (DVD)
Le "Necronomicon", un livre ancien et maudit, peut ramener sur terre une race de créatures démoniaques qui vivent sur un plan de réalité parallèle depuis la nuit des temps. Mais il lui manque la page 751, qui seule offrirait aux adorateurs de "Cthullu" la possibilité d'ouvrir le portail permettant le passage vers notre monde.
Une secte met au point un plan pour retrouver la page tant convoitée : Une jeune femme est ainsi portée volontaire pour enfanter deux jumeaux afin de favoriser la quête maudite : Le premier est à peu près normal et recherche la fameuse page perdue. Le second est une créature monstrueuse qui se terre dans la maison de l'horreur...

Les adaptations cinématographiques officielles de l'écrivain H.P. Lovecraft ne sont pas légions. Et ce n'est pas celle-là, écrite, réalisée et produite par un certain Leigh Scott en 2012, qui va redorer le blason du genre.
Voici de la vraie, de la pure, de l'authentique SERIE Z ! Mal fichue, mal filmée, mal écrite et mal montée, mal finalisée avec des effets spéciaux pourtant actuels mais ringards, cette adaptation fauchée et édifiante se paie pourtant le luxe de réunir deux acteurs cultes : Dean Stockwell, le célèbre "Al" du feuilleton Code Quantum, et Jeffrey Combs, spécialisé dans les adaptations plus ou moins officielles de l'univers de Lovecraft depuis les films de Stuart Gordon, Re-Animator et From Beyond !
La participation des deux hommes assure à elle-seule la présence d'une seconde étoile à mon commentaire, dans la mesure où ils parviennent malgré tout à être excellents ! Et pourtant ce n'était pas gagné ! D'ailleurs, à bien regarder leurs filmographies respectives, "Necronomicon, Le Livre De Satan" a été soigneusement omis de la liste...

Pour le reste, il m'est très difficile d'en rajouter dans la mesure où j'ai déjà oublié ce qu'il se passait réellement dans ce film. A moins qu'il ne s'y passa rien, en fait !
La jaquette du DVD est pourtant bien flippante et j'avais imaginé, l'espace d'un instant, un film d'horreur viscéral qui aurait au moins eu le mérite d'être effrayant, ou au pire malsain. Mais décidément... Non.
Arf ! Voici le premier film qui me donne l'impression de posséder la mémoire d'un poisson rouge ou de souffrir de la maladie d'alzheimer. Mais que diantre s'y passait-il ?!!!
Anecdote amusante, Dean Stockwell avait joué en 1970 l'un des rôles principaux d'une adaptation de Lovecraft intitulée "Horreur à Volonté", dont ce film de 2012 est le remake ! Le rôle n'étant pas le même, on imagine que les producteurs ont cherché à brouiller les pistes en engageant des acteurs spécialisés dans les adaptations lovecraftiennes...

On retournera donc aux adaptations officieuses pour savourer le mythe de "Cthullu", à commencer par La Malédiction d'Arkham ou L'Antre de la folie...
Ou alors le film éponyme Necronomicon de 1993, nettement meilleur que celui-là...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 26, 2014 10:37 PM CET


Star Wars Rébellion, Tome 1 : Jusqu'au dernier !
Star Wars Rébellion, Tome 1 : Jusqu'au dernier !
par Davidé Fabbri
Edition : Album
Prix : EUR 13,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 From Zulu land, 25 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Star Wars Rébellion, Tome 1 : Jusqu'au dernier ! (Album)
Ce premier tome de la série "Rebellion" est un recueil qui regroupe deux récits distincts et autonomes. Le premier, qui a été publié initialement dans la série US "Star Wars Empire" #16 à 18, occupe les trois quarts de l'album. Le second ("Star Wars Empire" #13), est un one-shot sous la forme d'un court récit en un seul épisode. L'ensemble a été publié initialement en 2003. Il est amusant de constater que l'éditeur Delcourt ait choisi de transposer une série nommée à l'origine "Empire" dans une collection intitulée "Rebellion"...

- Le récit "Jusqu'au dernier !" (épisodes #16 à 18) est écrit par le scénariste Welles Hartley et mis en image par le dessinateur et coloriste Davidé Fabbri.
Entant que fan absolu de la série Star Wars Dark Times (peut-être la meilleure série Star Wars rayon comics !), il fallait bien que je mette le nez dans cette autre série en partie écrite par la même scénariste, à savoir Welles Hartley, alias Mick Harrison, alias Randy Stradley, le vice président de Dark Horse comics !
Le récit tourne autour d'un bataillon de soldats de l'Empire réalisant des manœuvres sur une planète habitée par des autochtones primitifs. Le personnage principal, un lieutenant nommé "Janek Sunber", est un ami d'enfance de Luke Skywalker ayant finalement échoué dans le camp ennemi. Son bataillon va bientôt être attaqué par les habitants du système, qui lèvent une armée dix fois supérieure en nombre et révèlent qu'il s'agit d'une race de guerriers redoutables...

Le premier point très intéressant que l'on relève au travers de ces épisodes, c'est le parti-pris de nous raconter un récit du point de vue des simples soldats de l'Empire. Nous faisons connaissance avec ces hommes et réalisons que nous ne sommes plus du tout dans un postulat manichéen où les rebelles seraient les gentils et les impériaux les méchants.
En lisant le début de ce récit, j'ai eu un peu peur d'être enfermé dans une suite d'épisodes parfaitement anecdotiques, qui raconteraient laborieusement l'envers du décor de la série originelle (les événements se déroulent au lendemain de Star Wars Episode 4 : Un nouvel espoir), autour d'une poignée de personnages secondaires et peu intéressants. C'était sans compter sur le talent de narrateur du scénariste, qui parvient, peu à peu, à insuffler un souffle incroyable à cette petite aventure annexe.
D'une manière évidente, Welles Hartley s'inspire du film Zoulou, réalisé en 1964 par Cy Enfield, qui mettait en scène la bataille de Rorke's Drift. On y voyait une compagnie de l'armée britannique composée d'une centaine d'hommes affronter quatre mille guerriers zoulous. La bravoure des soldats anglais, qui réussissaient à repousser chaque attaque, leur valu en fin de compte de recevoir un hommage de leurs ennemis, saluant leur courage exceptionnel...
Le scénariste raconte son fait d'arme avec un soin absolu, notamment lorsqu'il s'agit de décrire les comportements humains. Du très bon travail d'écriture.
Le dessinateur Davidé Fabbri met le tout en image de manière soignée, sans non plus sortir des sentiers battus.

En racontant une histoire annexe à la saga Star Wars, axée autour d'une poignée de personnages inconnus du public à qui tout peut arriver ; en développant une intrigue secondaire à priori sans incidence sur la mythologie consacrée, le scénariste Welles Hartley/Mick Harrison/Randy Stradley réussit le miracle de procurer une épaisseur formidable à cet univers fictionnel. Ou tout le talent d'un auteur, qui même lorsqu'il s'agit de raconter un récit mineur, le fait avec tellement d'excellence qu'il en devient essentiel.
D'une facture parfaitement classique en terme de mise en forme, le style "Hartley" est une aubaine pour les fans de la saga, qui respecte à l'extrême la mythologie imaginée à l'origine par George Lucas, offrant à la trilogie originelle un développement passionnant.

- Le one-shot "Trahison sur l'Etoile Noire" (épisode #13) est écrit par le scénariste Jérémy Barlow et mis en image par le dessinateur Patrick Blaine. Cette fois, le récit nous décrit la relation et l'amitié entre un officier de l'Empire et un soldat-clone, au moment même où la station de combat est attaquée à la fin de l'épisode Star Wars, Episode 4 : Un nouvel espoir.
Le lecteur est une fois encore convié à observer l'envers du décor d'une saga qu'il connait bien, au cours d'une histoire qui, bien qu'elle soit courte, vient apporter de l'épaisseur à des événements désormais familiers.
Comme pour le récit précédent, ce court one-shot permet aux auteurs de développer à merveille les relations entre les personnages, qui existent au delà d'un simple parti-pris manichéen, autour des notions de courage, d'amitié, de devoir et de destinée. La figure du soldat cloné "TK-622" est convaincante et attachante. Le dessin de Patrick Blaine est sombre et puissant, en parfait accord avec le récit. Encore une réussite.

Cette série, que je découvre tardivement, est une excellente surprise. Elle met en scène des événements qui se déroulent à l'époque de la saga originelle (période 1977 à 1983 pour les sorties au cinéma) et développe un envers du décor enrichissant et passionnant. A l'heure où j'écris ces lignes, j'ai déjà investi dans les tomes suivants...
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Avanco
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Prix : EUR 25,65

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5.0 étoiles sur 5 Les oubliés, 24 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Avanco (Album vinyle)
Antonio Carlos Jobim avait inventé la bossa nova en 1958. Cinq ans plus tard, le Brésil tout entier vibrait au son de cette "nouvelle manière" (traduction littérale de "bossa nova") et vivait l'âge d'or de ce style musical né du mariage entre la samba et le jazz, le tout mâtiné d'une atmosphère mélancolique.
Le groupe Tamba Trio, formé par trois musiciens de jazz accomplis nommés Luis Eça (pianiste et arrangeur), Bebetto Castilho (bassiste, flutiste et saxophoniste !) et Hélcio Milito (batteur et percussionniste), par ailleurs chanteurs dotés de voix splendides et juvéniles, participa à la fête et enregistra quelques albums phares, principalement durant les années 60.

Second album de la formation, enregistré initialement en 1963, "Avanço" est probablement le plus beau de leur discographie.
Etrangement, le groupe est un peu tombé dans l'oubli et il est très difficile de glaner des informations sur son parcours historique. Et si "Avanço" ne contenait pas le classique indémodable "Mas Que Nada", il est probable qu'il aurait sombré dans l'effacement pur et simple de l'histoire de la bossa nova !
Heureusement, l'album est aujourd'hui bel et bien disponible et c'est un bonheur ! Douze titres délicieux ("Sonho de Maria", "Rio", "Moça Flor" et "Esperança" sont des bijoux !), à savourer un soir d'été en sirotant un cocktail sucré sous une pergola tiède...

Si vous chercher d'autres références dans le genre, voici une petite liste d'albums phares (tous datent des années 60, excepté le dernier) :
- Getz/Gilberto
- Cannonball's Bossa Nova
- The Astrud Gilberto Album
- The Composer Of " Desafinado", Plays
- Sinatra/Jobim : The Complete Reprise Recordings
- Herb Alpert Presents Sergio Mendes & Brazil 66
- Solitude On Guitar
- Jazz Samba
- Wave
- Joao Gilberto : Amoroso & Brasil


L'Antre de la folie [Blu-ray]
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DVD ~ Sam Neill
Prix : EUR 15,00

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4.0 étoiles sur 5 Misery At the Mountains of Madness, 23 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Antre de la folie [Blu-ray] (Blu-ray)
"L'Antre De La Folie" est un film réalisé par John Carpenter en 1995.
C'est l'histoire de John Trent, un enquêteur pour les assurances qui est engagé pour retrouver la trace de Sutter Cane, l'écrivain de science-fiction à sensation qui a disparu avant de livrer son dernier manuscrit : "L'Antre De La Folie".
L'enquête va mener notre homme jusqu'en Nouvelle-Angleterre, dans un village ne figurant sur aucune carte. Très vite, il se heurte à de nombreux phénomènes paranormaux...

Pour commencer, "L'Antre De La Folie" est la rencontre entre les univers artistiques de trois maîtres du fantastique : Le réalisateur John Carpenter et les écrivains Stephen King et H. P. Lovecraft.
Le scénario de Michael De Luca est un habile mélange des thèmes des deux auteurs de romans fantastiques. On retrouve tout d'abord celui de "l'écrivain dont la littérature se mêle au réel", cher à Stephen King. Puis c'est tout l'univers de Lovecraft qui est ensuite exploré, avec ces entités démoniaques qui subsistent sur un plan de réalité parallèle depuis la nuit des temps et qui tentent de se réapproprier notre monde.

Du début à la fin, le script suit un fil rouge d'une remarquable cohérence lorsqu'il s'agit d'harmoniser ces diverses influences. Quant à la mise en scène, on ne peut que saluer la manière dont Carpenter s'approprie les écrits de Lovecraft avec un équilibre parfait, qui montre moins qu'il suggère, tout en réussissant à livrer une adaptation officieuse du Mythe de Cthulhu supérieure à toutes les adaptations officielles qui, bien qu'elles ne soient pas légions, écument les écrans de cinéma depuis plusieurs décennies.
De cette manière, John Carpenter démontre qu'il est le cinéaste idéal pour adapter les univers littéraires des auteurs majeurs du genre fantastique et horrifique. Avec une économie de moyens évidente et une série de choix extrêmement bien pensés, il réussit ainsi à matérialiser les univers respectifs de Stephen King et H. P. Lovecraft d'une manière optimale.

Le scénario et la mise en scène rivalisent également d'intelligence pour ce qui est de développer une passionnante toile de fond qui expose une mise en abîme vertigineuse sur le thème de la perception du réel. Carpenter et son scénariste explorent ainsi cette dimension en invitant le spectateur à s'interroger sur la possibilité qu'on puisse manipuler les masses par la manière dont on diffuse certains médiums.
Avec humour, le film se termine en suggérant que le spectateur a fini par être intégré au récit, abolissant ainsi la frontière entre le réel et la fiction.

Etant donné la richesse du film, son casting attrayant et sa réalisation efficace, et bien que je ne fasse pas partie des fans acharnés du maître Carpenter, je me range en définitive du côté de ceux qui estiment qu'il s'agit là du meilleur film de son auteur.
La fin, un peu précipitée et maladroite, est pour moi en dessous du reste du film, le privant ainsi, mais c'est un avis tout à fait personnel, d'une cinquième étoile. Mais "L'Antre De La Folie" demeure néanmoins un excellent divertissement, exigeant et intelligent, et s'impose comme la meilleure adaptation à ce jour de l'univers de Lovecraft...

L'édition blu-ray est exempte de tout bonus mais propose une qualité son/image de haute tenue. La VF bénéficie du même traitement que la VO (ce qui est suffisamment rare pour le relever) mais les acteurs sont tellement mal doublés que je conseille largement de regarder le film en VO !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 1, 2014 12:25 AM MEST


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