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Tornado (Provence Côte d'Azur)

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Deux nigauds contre Frankenstein [Combo Blu-ray + DVD]
Deux nigauds contre Frankenstein [Combo Blu-ray + DVD]
DVD ~ Bud Abbott
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 19,49

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Monster Academy, 31 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deux nigauds contre Frankenstein [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Ce DVD fait partie de la collection Elephant film, qui réédite en cet automne 2015 tous les "Frankenstein" du studio Universal (pratique pour fêter Haloween !), réalisés dans les années 30 et 40. Il contient le film en VOST (Ne regrettez pas la VF, elle est atroce dans les autres films, puisque réalisée à l'arrache par des doubleurs ne sachant pas jouer la comédie !).
La grande nouveauté de cette édition (le film était jadis disponible dans une version épuisée), est d'ajouter la version blu-ray et de nouveaux bonus, dont "Le mythe de Frankenstein" par Jean-Pierre Dionnet (12').

Le pitch : Chick et Wilbur travaillent en Floride pour une compagnie de chemin de fer. Ils transportent bagages et autres objets volumineux. Un beau jour, ils doivent amener dans le "Musée des horreurs" deux caisses contenant les véritables dépouilles du Comte Dracula et du Monstre de Frankenstein, que les gaffes de Wilbur ne tardent pas à réveiller...
De toute manière, c'était un coup monté ! Dracula à une idée fixe : Il veut offrir au Monstre de Frankenstein un nouveau cerveau. Mais il ne nous explique pas pourquoi, ce qui est franchement dommage tant il est évident que c'était l'idée du siècle ! Tel un savant complètement fou, il pense que celui de Wilbur ferait parfaitement l'affaire, bien aidé par son assistante qui l'attendait dans son château sur son île lugubre. A noter que la dite assistante est une savante folle, et qu'elle a hérité du journal du Baron Frankenstein, ce qui, pour le coup, est rudement pratique pour cette histoire de transplantation de cerveau !
Mais Dracula et sa clique n'avaient pas prévu une chose : Larry Talbot, le loup-garou, lui aussi de retour, ne l'entend pas de cette oreille (de loup), et entend bien (de l'autre) mettre fin à tous ces sombres projets. Là encore, nous aurions bien aimé qu'il nous explique pourquoi il fait lui aussi une fixation sur le cerveau de Frankenstein, au lieu de s'occuper de sa propre malédiction...
Pendant ce temps là, Wilbur tente de prévenir Chick de cette catastrophe, mais ce dernier ne remarque rien ! Ainsi, poussés par leur compagnie d'assurance qui les somme de retrouver les corps perdus des deux monstres destinés au musée des horreurs, les deux nigauds n'ont d'autre choix que de se rendre dans le lugubre château, en compagnie du Loup-garou qui se transforme toutes les cinq minutes car, depuis le début du film, c'est tout le temps la pleine lune...
Etes-vous prêt pour le combat final réunissant tout ce beau monde ?

Réalisé en 1948, "Abbott & Costello Meet Frankenstein" sonne le glas de l'âge d'or des films d'horreur de la Universal, mettant un terme à la série des Universal Monsters. Après que fut intronisé le principe du "crossover" avec Frankenstein Rencontre le Loup-Garou (1943), le public avait eu droit à une Maison de Frankenstein (1944) et une " Maison de Dracula" (1945) (pas encore réédité à ce jour, mais disponible dans le Coffret Dracula - Édition Collector 3 DVD), dans lesquelles on pouvait retrouver le trio infernal revenant sans cesse d'outre-tombe...
Ce principe, qui consistait à mêler le bestiaire du studio, était évidemment motivé par un succès décroissant que l'on cherchait à retrouver grâce à l'affiche la plus généreuse possible en monstres mythiques. Mais les films devenaient de moins en moins bons, car confiés à de médiocres réalisateurs et scénaristes.
De son côté, le duo Abbott & Costello (une sorte de Laurel & Hardy au rabais) commençait à s'essouffler après une belle série de succès. "Abbott & Costello Meet Frankenstein" sera donc un moyen de relancer les deux nigauds en beauté, tout en achevant le parcours des monstres maison, qui disparaîtront ainsi définitivement.

L'idée pouvait paraître saugrenue : Mélanger les grandes figures de l'horreur avec les comiques troupiers de la Universal. Mais il faut avouer que la sauce fonctionne immédiatement. L'ensemble est plutôt bien troussé, les pitreries lourdingues des comiques se mêlant aux superbes décors gothiques dont le studio avait fait sa spécialité.
Le cynisme du projet est ainsi largement contrebalancé par deux éléments : Le premier est que l'on ne se moque pas des moyens mis en place. Le scénario a beau, dans le fond, relever du n'importe quoi, il n'en est pas moins juteux dans la forme. Les monstres sont bien là, et errent dans tous les coins pour notre plus grand plaisir régressif. Le casting est scrupuleux : Lon Chaney Jr interprète le loup-garou Larry Talbot pour la cinquième (et dernière) fois, Glenn Strange réendosse le maquillage du Monstre de Frankenstein pour la troisième fois consécutive et, surtout, Bela Lugosi nous revient en Dracula, pour la seconde fois après plus de dix-sept ans, et également pour la dernière (alors que tout le monde est persuadé qu'il a interprété le rôle un nombre incalculable de fois !). Les effets spéciaux sont superbes, tout en s'accommodant du ton amusé de l'ensemble du métrage. Les transformations du Comte Dracula en chauve-souris sont effectuées sous la forme de dessins animés (réalisés par Walter Lang, le créateur de Woody Woodpecker !!!), et c'est un régal ! La structure de l'ensemble est donc d'une solidité remarquable.
Le second élément qui vient jouer en faveur de la chose est sa manière d'en rire. Le générique nous met tout de suite dans l'ambiance, avec un dessin-animé ouvertement parodique. Le fait d'être dans une comédie est parfaitement assumé. Et l'humour a beau être aussi léger qu'un char d'assaut, on s'amuse énormément tant c'est bien rythmé et bien emballé.

C'est ainsi que naissait les parodies de films d'horreur et que le public prenait goût à l'humour noir. Et comme l'avaient fait les grands classiques de la décennie précédente, "Abbott & Costello Meet Frankenstein" allait s'imposer comme une œuvre fédératrice incontournable. Dans son giron, une multitude de franchises verront le jour, que ce soit dans le domaine des comics (Tales from the Crypt, Creepy) ou des séries animées (Scoubidou, le "Croques Monstres Show"), jusqu'à certaines œuvres récentes, comme Monstres & Cie.

Après ce film, "Abbott & Costello" repartiront auréolés d'un nouveau succès, et étireront la sauce pendant encore dix ans, rencontrant successivement "la Momie", "l'Homme invisible" et même Le Dr Jekyll et Mr Hyde (avec Boris Karloff dans le rôle-titre !), les enterrant tous au passage...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 1, 2015 2:05 AM CET


La maison de Frankenstein
La maison de Frankenstein
Proposé par Espace Multimedia
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Tous à la chorale !, 30 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La maison de Frankenstein (DVD)
"La Maison De Frankenstein" est réalisé en 1944 par Erle C. Kenton, qui avait déjà mis en scène Le Spectre De Frankenstein en 1941. C'est la suite directe de Frankenstein Rencontre le Loup-Garou. C'est le second "crossover" des "Universal monsters". C'est à la fois le sixième film de la série des "Frankenstein" et le troisième de la série des "Loup-garou". Il marque également le retour du personnage de "Dracula", absent depuis 1931 (entre temps, on a connu la fille dans "Dracula's Daughter" (1936) et le fils dans "Son of Dracula" (1943)) !
Il y aura encore deux suites, dont une parodie :
- "La Maison de Dracula" (1945) (pas encore réédité à ce jour, mais disponible dans le Coffret Dracula - Édition Collector 3 DVD)
- Deux Nigauds Contre Frankenstein (1948).

C'est désormais la formule adaptée : Plus il y a de monstres qui se bousculent au générique, plus il y a de monde dans les salles de cinéma ! Le studio Universal joue la surenchère et envoie le "Monstre de Frankenstein", "Dracula" et le "Loup-garou" hurler dans le même film. Ajoutez-leur la figure du savant fou et celle de son assistant estropié, et vous n’avez pas moins de cinq figures majeures du bestiaire horrifique réunies dans un seul film !
D'un côté, le film est très agréable à regarder. Sa courte durée (67 mn seulement) lui confère un rythme impeccable, les décors gothiques et expressionnistes, fidèles à la grande tradition du studio, sont toujours aussi somptueux. Les acteurs sont extras. Boris Karloff rejoint la série des "Frankenstein" pour la quatrième fois, mais n'incarne plus le monstre. Il est désormais le savant fou ! Lon Chaney Jr interprète le loup-garou "Larry Talbot" pour la troisième fois (sur cinq !). John Carradine fait son entrée dans le rôle de "Dracula", qu'il reprendra dans le film suivant. Glenn Strange inaugure également sa prestation sous les traits du "Monstre de Frankenstein", qu'il reprendra dans les deux films suivants. Et Lionel Atwill joue dans la série un nouveau personnage pour la quatrième fois consécutive (après avoir été l'inspecteur "Krogh" dans "Son of Frankenstein", le "Dr Bohmer" dans "Ghost Of Frankenstein" et le maire du village dans "Frankenstein Meets The Wolfman") !

Mais d'un autre point de vue, la déception s'impose. Les monstres font un peu de la figuration (surtout "Dracula" !). Et puis surtout, le scénario est abracadabrantesque ! Après toute cette multitude de films sur le thème du monstre, du vampire et du loup-garou, on commence à se lasser très sérieusement de cette même histoire qui revient en boucle, dans laquelle un savant complètement fou n'en finit plus d'être obsédé par le cerveau du "Monstre de Frankenstein", où le loup-garou se transforme toutes les cinq minutes parce que c'est toujours la pleine-lune, où un forain ambulant se promène tout le temps avec le cercueil du "Comte Dracula", à qui il suffit de retirer le pieu du squelette pour qu'il se recompose en neuf seconde... Au bout d'un moment, le manque d'inspiration des scénaristes et l'absence de renouvellement des thèmes horrifiques commence à devenir vraiment lassant.

Depuis quelques années, la série des "Universal monsters" est confiée à des auteurs de seconde zone, inaugurant ce que l'ion nommera bientôt les films de série B...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 30, 2015 10:58 PM CET


La Maison de Frankenstein
La Maison de Frankenstein
DVD ~ Boris Karloff
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 16,09

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Tous à la chorale !, 30 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Maison de Frankenstein (DVD)
Ce DVD fait partie de la collection Elephant film, qui réédite en cet automne 2015 tous les "Frankenstein" du studio Universal, réalisés dans les années 30 et 40. Il contient le film en VO, VOST et en VF. Auparavant, le film était uniquement disponible, avec la même interactivité, dans le Coffret Frankenstein - Édition Collector 4 DVD en compagnie de "Frankenstein", "La Fiancée De Frankenstein", Le Fils De Frankenstein" et "Le Spectre De Frankenstein".
Contrairement à certains films de la collection, celui-ci n’a pas encore eu le bénéfice de la restauration en HD et le blu-ray n’est pas encore disponible.
Attention : je conseille de regarder le film en VOST, non pas que je sois réfractaire à la VF, mais tout simplement car cette dernière est épouvantable, interprétée par des doubleurs ne sachant manifestement pas jouer la comédie....

"La Maison De Frankenstein" est réalisé en 1944 par Erle C. Kenton, qui avait déjà mis en scène Le Spectre De Frankenstein en 1941. C'est la suite directe de Frankenstein Rencontre le Loup-Garou. C'est le second "crossover" des "Universal monsters". C'est à la fois le sixième film de la série des "Frankenstein" et le troisième de la série des "Loup-garou". Il marque également le retour du personnage de "Dracula", absent depuis 1931 (entre temps, on a connu la fille dans "Dracula's Daughter" (1936) et le fils dans "Son of Dracula" (1943)) !
Il y aura encore deux suites, dont une parodie :
- "La Maison de Dracula" (1945) (pas encore réédité à ce jour, mais disponible dans le Coffret Dracula - Édition Collector 3 DVD)
- Deux Nigauds Contre Frankenstein (1948).

C'est désormais la formule adaptée : Plus il y a de monstres qui se bousculent au générique, plus il y a de monde dans les salles de cinéma ! Le studio Universal joue la surenchère et envoie le "Monstre de Frankenstein", "Dracula" et le "Loup-garou" hurler dans le même film. Ajoutez-leur la figure du savant fou et celle de son assistant estropié, et vous n’avez pas moins de cinq figures majeures du bestiaire horrifique réunies dans un seul film !
D'un côté, le film est très agréable à regarder. Sa courte durée (67 mn seulement) lui confère un rythme impeccable, les décors gothiques et expressionnistes, fidèles à la grande tradition du studio, sont toujours aussi somptueux. Les acteurs sont extras. Boris Karloff rejoint la série des "Frankenstein" pour la quatrième fois, mais n'incarne plus le monstre. Il est désormais le savant fou ! Lon Chaney Jr interprète le loup-garou "Larry Talbot" pour la troisième fois (sur cinq !). John Carradine fait son entrée dans le rôle de "Dracula", qu'il reprendra dans le film suivant. Glenn Strange inaugure également sa prestation sous les traits du "Monstre de Frankenstein", qu'il reprendra dans les deux films suivants. Et Lionel Atwill joue dans la série un nouveau personnage pour la quatrième fois consécutive (après avoir été l'inspecteur "Krogh" dans "Son of Frankenstein", le "Dr Bohmer" dans "Ghost Of Frankenstein" et le maire du village dans "Frankenstein Meets The Wolfman") !

Mais d'un autre point de vue, la déception s'impose. Les monstres font un peu de la figuration (surtout "Dracula" !). Et puis surtout, le scénario est abracadabrantesque ! Après toute cette multitude de films sur le thème du monstre, du vampire et du loup-garou, on commence à se lasser très sérieusement de cette même histoire qui revient en boucle, dans laquelle un savant complètement fou n'en finit plus d'être obsédé par le cerveau du "Monstre de Frankenstein", où le loup-garou se transforme toutes les cinq minutes parce que c'est toujours la pleine-lune, où un forain ambulant se promène tout le temps avec le cercueil du "Comte Dracula", à qui il suffit de retirer le pieu du squelette pour qu'il se recompose en neuf seconde... Au bout d'un moment, le manque d'inspiration des scénaristes et l'absence de renouvellement des thèmes horrifiques commence à devenir vraiment lassant.

Depuis quelques années, la série des "Universal monsters" est confiée à des auteurs de seconde zone, inaugurant ce que l'ion nommera bientôt les films de série B...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 30, 2015 10:56 PM CET


Frankenstein rencontre le loup-garou
Frankenstein rencontre le loup-garou
DVD ~ Ilona Massey
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 16,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le premier crossover !, 29 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein rencontre le loup-garou (DVD)
Attention, ceci est la version DVD seule. Le combo blu-ray/DVD est disponible ici : Frankenstein rencontre le loup-garou Combo Blu-ray + DVD].
J'ai posté un commentaire détaillé sur le combo.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 29, 2015 8:11 PM CET


Frankenstein rencontre le loup-garou [Combo Blu-ray + DVD]
Frankenstein rencontre le loup-garou [Combo Blu-ray + DVD]
DVD ~ Ilona Massey
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 17,19

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le premier crossover !, 29 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein rencontre le loup-garou [Combo Blu-ray + DVD] (Blu-ray)
Ce DVD fait partie de la collection Elephant film, qui réédite en cet automne 2015 tous les "Frankenstein" du studio Universal, réalisés dans les années 30 et 40. Il contient le film en VO, VOST et en VF. Auparavant, le film était uniquement disponible, avec la même interactivité, dans le Coffret Loup Garou - Édition Collector 3 DVD en compagnie du "Loup-Garou" ("The Wolf-Man"), de "The Werewolf of London" et de "She-Wolf Of London".
La grande nouveauté de cette édition, outre le fait de proposer le film seul, est d'ajouter la version blu-ray et de nouveaux bonus, dont "Le mythe de Frankenstein" par Jean-Pierre Dionnet (12').
Attention : je conseille de regarder le film en VOST, non pas que je sois réfractaire à la VF, mais tout simplement car cette dernière est épouvantable, interprétée par des doubleurs ne sachant manifestement pas jouer la comédie...

"Frankenstein Rencontre le Loup-Garou" est la suite directe de deux films à la fois : Le Loup Garou et Le Spectre De Frankenstein, tous deux réalisés l'année précédente, en 1941.
Larry Talbot, le loup-garou, est toujours vivant ! Dans sa quête pour lever la malédiction qui pèse sur lui, il va rechercher l'aide du Dr Frankenstein, ce dernier possédant le "Secret de la vie et de la mort". Malheureusement, le brillant docteur a trouvé la mort dans le film précédent, ce qui ne semble pas être le cas de sa monstrueuse créature...

"Frankenstein Rencontre le Loup-Garou" est réalisé en 1942 par Roy William Neil, le réalisateur quasi-attitré de la série des Sherlock Holmes avec Basil Rathbone. C'est à la fois le second film de la série des "Loup-garou" et le cinquième de la série des "Frankenstein". Il s'agit du premier long-métrage conçu pour que deux des grands monstres de la Universal se rencontrent (d'où le titre !), et donc du tout premier crossover !
Il y aura trois suites, dont une parodie, dans lesquelles viendra se joindre, en plus des deux monstres ici présent, le "Comte Dracula" (!) :
- La Maison de Frankenstein (1944)
- "La Maison de Dracula" (1945) (pas encore réédité à ce jour, mais disponible dans le Coffret Dracula - Édition Collector 3 DVD)
- Deux Nigauds Contre Frankenstein (1948).

Depuis quelques années, la qualité des films de la série des "Universal Monsters" est en baisse. Les grands réalisateurs qui avaient mis en scène les premiers films (James Whale, Todd Browning) sont partis. Nous sommes passés, à présent, dans l'ère des "séries B", des suites et des crossover. Le public commence à se lasser et le studio mise sur la surenchère en convoquant plusieurs figures à la fois parmi son bestiaire horrifique.
Pour autant, "Frankenstein Rencontre le Loup-Garou" est une jolie réussite, qui bénéficie encore d'une réunion de fortes personnalités. Le réalisateur Roy William Neil est ainsi accompagné du producteur George Waggner et du brillant scénariste Curt Siodmack (respectivement réalisateur et scénariste du premier "Loup-Garou"), ainsi que d'un trio d'acteurs confirmés : Lon Chaney Jr réendosse le maquillage du Loup-garou pour la seconde fois (avant les trois films suivants !), Béla Lugosi incarne le "Monstre de Frankenstein" pour la première fois, tandis que Lionel Atwill joue encore un rôle différent alors qu'il était présent dans les deux "Frankenstein" précédents (l'inspecteur "Krogh" dans Le Fils de Frankenstein et le "Dr Bohmer" dans Le Spectre de Frankenstein) !
La plastique du film, en noir et blanc expressionniste, est absolument splendide. Toutes les scènes sont réalisées en studio, sous de superbes éclairages en clairs-obscurs et des décors gothiques, en carton-pâte certes, mais d'une beauté incontestable.
Le résultat est aujourd'hui très kitsch. Mais dans le contexte de ces films d'horreur des années 30 et 40 (et bien qu'ils ne fassent aujourd'hui plus peur à personne, entendu que la peur au cinéma est une notion qui ne résiste pas au temps qui passe), "Frankenstein Rencontre le Loup-Garou" est un des incontournables de la série des "Universal Monsters".

La présence de Béla Lugosi sous les traits du Monstre est à la fois incongrue et très cohérente. Incongrue car il ne possédait pas la stature initiée par Boris Karloff. Ce détail est très particulier car il faut savoir que c'est Lugosi qui était pressenti pour interpréter le dit-monstre dans le premier film de la série des Frankenstein ! En effet, le succès qu'il avait obtenu pour son interprétation du "Comte Dracula" était tel que le studio avait immédiatement pensé à lui pour incarner le deuxième monstre de son bestiaire. Mais l'acteur Hongrois avait alors refusé le rôle car il ne voulait pas jouer sous un masque. Evidemment, il devait le regretter toute sa vie puisque, ce faisant, Boris Karloff connut un succès sans précédent sous les traits du monstre en question et lui infligea une sévère concurrence pour le restant de sa carrière...
Toutefois, son incarnation tardive de la créature est ici tout à fait cohérente puisque, dans "Le Spectre de Frankenstein" (le film précédent), le cerveau "d'Ygor", interprété par Lugosi, avait été transplanté dans le crâne du Monstre. Il est donc tout à fait acceptable qu'il lui ressemble désormais davantage ! La prestation de l'acteur est d'ailleurs très impressionnante : Ce dernier compose un monstre désarticulé qui dégage une méchanceté hallucinante ! Et finalement, Lugosi se rattrape en proposant la meilleure incarnation du Monstre depuis le départ de Boris Karloff ! (A noter que c'est Lon Chaney Jr qui jouait ce rôle dans "Le Spectre de Frankenstein" !!!).

La fin du film voit nos deux monstrueuses créatures périr sous les eaux d'un barrage que l'on vient de faire exploser. Mais le public n'est pas dupe : Crossover et résurrection sont désormais deux notions qui, bien des années avant qu'elles ne deviennent l'apanage des comics de super-héros, réservent encore de beaux jours à nos monstres préférés...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 29, 2015 8:54 PM CET


Le Fils de Frankenstein
Le Fils de Frankenstein
DVD ~ Basil Rathbone
Proposé par DIRECT_DVD_EU
Prix : EUR 15,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Karloff 3, 28 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Fils de Frankenstein (DVD)
Ce DVD fait partie de la collection Elephant film, qui réédite en cet automne 2015 tous les "Frankenstein" du studio Universal, réalisés dans les années 30 et 40. Il contient le film en VO, VOST et en VF. Auparavant, le film était uniquement disponible, avec la même interactivité, dans le Coffret Frankenstein - Édition Collector 4 DVD.
La grande nouveauté de cette édition, outre le fait de proposer le film seul, est d'ajouter la version blu-ray (il est également possible d'avoir la version DVD seule), un livret de douze pages intitulé "Les monstres ne meurent jamais" et de nouveaux bonus, dont "Le mythe de Frankenstein" par Jean-Pierre Dionnet (12').
Attention : je conseille de regarder le film en VOST, non pas que je sois réfractaire à la VF, mais tout simplement car cette dernière est épouvantable, interprétée par des doubleurs ne sachant manifestement pas jouer la comédie...

Le sujet : Vingt cinq ans après les événements de Frankenstein et La Fiancée de Frankenstein, "Wolf", le fils du Baron Von Frankenstein, revient dans son château natal. Son retour est extrêmement mal perçu par les villageois, qui craignent qu'il succombe à son héritage et réanime le "Monstre". Arrivé dans son domaine, "Wolf" fait la connaissance d'"Ygor", le vieil assistant de son père. Celui-là même qui, jadis, déterrait les morts...

En 1939, "Son Of Frankenstein" est réalisé par Rowland V. Lee. C'est le troisième film de la série des "Frankenstein", et le dernier interprété par Boris Karloff, dans le rôle du monstre. Il y aura encore quatre suites et une parodie :
- Le Spectre de Frankenstein (1941)
- Frankenstein Rencontre le Loup-Garou (1942)
- La Maison de Frankenstein (1944)
- "La Maison de Dracula" (1945) (pas encore réédité à ce jour, mais disponible dans le Coffret Dracula - Édition Collector 3 DVD)
- Deux Nigauds Contre Frankenstein (1948).

Bien que plastiquement superbe, "Son Of Frankenstein" est le moins réussi des "trois Karloff". Le casting est pourtant exceptionnel, qui réunit Basil Rathbone, fraichement auréolé de son interprétation pour le rôle de "Sherlock Holmes" dans la première version du Chien Des Baskerville ; Lionel Atwill, et le duo de monstres Boris Karloff/Béla Lugosi, ce dernier interprétant le maléfique bossu "Ygor".
Les décors sont particulièrement soignés et majestueux, de même que l'éclairage tout en ombres portées, héritage direct de l'expressionnisme allemand dont les films de la Universal avaient fait leur spécialité.
Le film souffre toutefois de plusieurs défauts qui le soumettent à la comparaison par rapport aux deux films précédents. Tout d'abord, le script aligne les incohérences pour ceux qui ont vu les deux premiers segments. Par exemple, le prénom du Baron a changé (Henrich à la place d'Henry), ainsi que celui du bossu (qui devient Ygor à la place de fritz) ! Et le château, censé être une vieille forteresse médiévale, ressemble à une architecture futuriste ! Le scénario n'était pas prêt lorsque le tournage commença et il dû être réécrit de nombreuses fois avant la fin. En découle un récit un peu décousu, bavard et souvent répétitif.
L'autre élément qui le fait un peu rougir de cette comparaison est bien évidemment l'absence de James Whale, le réalisateur des deux premiers films. Son sens de la parabole et sa sensibilité théâtrale exacerbée, qui en faisaient un auteur de premier ordre, ne se retrouvent pas dans cette troisième partie, qui ne décolle jamais vraiment, malgré ses grandes qualités de mise en forme et d'interprétation.

Le film est à prendre comme une très belle compilation des éléments fondateurs de la série des "Universal Monsters" : Décors et atmosphère gothiques et expressionnistes, acteurs taillés pour les rôles ténébreux. Mais dans le fond, il reste une œuvre mineure.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2015 9:13 PM CET


Sherlock Holmes: Adventures of Sherlock Holmes [Import USA Zone 1]
Sherlock Holmes: Adventures of Sherlock Holmes [Import USA Zone 1]
DVD ~ Basil Rathbone
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 17,09

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 The curse of Moriarty, 27 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sherlock Holmes: Adventures of Sherlock Holmes [Import USA Zone 1] (DVD)
Ce DVD est un "Zone 1". Impossible à lire sur du matériel encodé "zone 2", il ne possède pas de VF ni de VOST. Mais le film est disponible en VOST dans le coffret Intégrale Sherlock Holmes - Basil Rathbone.

"Les Aventures de Sherlock Holmes" est réalisé en 1939 par Alfred L. Werker. Bien qu'il s'agisse de la suite du Chien des Baskerville, sorti la même année, il développe une intrigue autonome, chaque film pouvant se regarder pour lui-même. C'est le second d'une saga de quatorze films de Sherlock Holmes interprétés par Basil Rathbone dans le rôle de Sherlock Holmes et Nigel Bruce dans celui du Dr Watson.

Le pitch : Sherlock Holmes tente d'arrêter son pire ennemi, le Dr Moriarty. Ce dernier le prend comme un défi et lui annonce qu'il commettra bientôt un crime sans précédent, ridiculisant ainsi le détective de Baker street...
Lorsqu'une jeune femme arrive chez Sherlock Holmes et le Dr Watson, réclamant leur aide à la suite d'une étrange missive, une course poursuite s'engage alors dans les rues embrumées de Londres...

Bien construit, parfois haletant mais souvent très bavard, "Adventures of Sherlock Holmes" reste un grand classique des adaptations holmésienne au cinéma et un incontournable pour les amateurs.
Ce deuxième film produit par la Twentieth Century Fox est encore très influencé par l'atmosphère gothique des films de Universal, notamment des films d'horreur (les fameux Universal monsters). Ceci est d'ailleurs amusant dans la mesure où, dès le film suivant, c'est justement le studio Universal qui récupérera la franchise pour la suite de la série (les douze autres films avec Basil Rathbone & Nigel Bruce). Et plutôt que de poursuivre dans la veine gothique et l'atmosphère victorienne baignée dans la brume, il sera question de déplacer les intrigues au 20° siècle, durant la seconde guerre mondiale, dans une ambiance nettement plus naturaliste !

"Adventures of Sherlock Holmes" est donc le deuxième et dernier film produit par la Twentieth Century Fox, et le dernier avec Basil Rathbone se déroulant à l'époque des romans originels...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 28, 2015 9:53 PM CET


Batman, tome 1 : La Tragédie du démon
Batman, tome 1 : La Tragédie du démon
par Grant
Edition : Album

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Un Batman d'outre-monde..., 25 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman, tome 1 : La Tragédie du démon (Album)
"Batman : La Tragédie du démon" est un graphic novel (un récit complet) publié initialement en 2000, et réalisé par le scénariste Alan Grant et l'illustrateur Jim Murray.
Il s'agit d'un "elseworld", un récit hors-continuité se déroulant dans une réalité spatio-temporelle parallèle et un monde alternatif (il est compliqué le monde des comics !). Dans cette histoire, "Bruce Wayne" (alias Batman) est le seigneur d'un royaume aux confins de l'horreur et de l'heroic fantasy. Une sorte de "Donjons & Dragons" version hard-boiled, matinée de loups-garous et de vampires.

Chaque nuit, un épouvantable démon sème la terreur dans les rues du "Gotham City". Trucidant les bandits de grand-chemin, le monstre cramoisi terrorise la ville. La police du "Commissaire Gordon" est impuissante. Et le seigneur Wayne, du haut de son donjon, vit en rêve les horreurs perpétrées par la bête !
Atteint d'une maladie mystérieuse, étrangement couvé par son majordome "Alfred" et éperdument amoureux de sa promise, Bruce Wayne ne se doute pas des liens secrets qui l'unissent à la créature...

Alan Grant brosse une surprenante relecture du mythe batmanien en plongeant le lecteur dans cette fable "horrifico-fantaisiste". Mélangeant la figure de l'Homme chauve-souris" avec celle du démon "Etrigan" (un autre personnage de l'éditeur DC Comics), le scénariste propose une version alternative tragique et ténébreuse, dans l'esprit de la "dark fantasy", avec quelques réminescences de la légende du roi Arthur !
Pour mettre le tout en image, l'illustrateur Jim Murray compose une série de planches somptueuses, en peinture directe. C'était l'époque où ce type d'illustrations était à la mode, où l'on pouvait admirer le talent d'une tripotée d'artistes épatants, comme Simon Bisley, Clint Langley, Scott Hampton ou encore John Bolton, à l'œuvre sur la réalisation d'une bande-dessinée.

Au niveau du scénario, le récit ne tient hélas pas ses promesses dans une seconde partie un peu bâclée et précipitée. L'ensemble souffre également d'une tonalité un peu vulgaire, surtout lorsqu'une "Catwoman" en tenue sado-maso débarque en pleine action, pour une bastonnade à la violence gratuite.
Ce n'est pas la première fois que je constate avec regret qu'Alan Grant ne tient pas ses promesses, en bâclant notamment la seconde moitié de son récit. Voilà un scénariste qui ne manque pas d'idées, mais qui peine manifestement à conduire un scénario avec constance. Comme s'il hésitait constamment entre le récit moderne, adulte et profond, et le comic book mainstream ado et old-school, avec toutes les naïvetés qui vont avec...
Comme dit plus haut, Jim Murray abat en revanche un boulot monumental et aligne les planches hallucinantes, où la perfection suffit à motiver le lecteur afin qu’il remette le livre dans sa bibliothèque, plutôt qu'au bac à soldes...
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Hound of the Baskervilles [DVD]
Hound of the Baskervilles [DVD]
DVD ~ Basil Rathbone

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Universal Basil, 19 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hound of the Baskervilles [DVD] (DVD)
"The Hound of the Baskervilles" est réalisé par Sidney Lanfield en 1939. Il s'agit de la douzième adaptation du célèbre roman de sir Arthur Conan Doyle, mais bien de la toute première aventure du célèbre détective portée sur grand écran dans une version grand spectacle tournée à Hollywood.
A noter que cette adaptation de 1939 marque le début d'une saga de quatorze films de Sherlock Holmes interprétés par Basil Rathbone dans le rôle de Sherlock Holmes et Nigel Bruce dans celui du Dr Watson.
Ce DVD ne comporte ni VF ni VOST, mais le film est disponible en VOST dans le coffret Intégrale Sherlock Holmes - Basil Rathbone.
Le film n'ayant jamais encore été restauré (on peut toujours attendre la HD !), il souffre d'une image en très mauvais état, parsemée de parasites et autres tâches blanches. Mais son esthétique gothique, très influencée par l'expressionnisme allemand des années 30 et les films d'horreur de la Universal, offre tout de même un très beau spectacle visuel en noir et blanc.

Comme évoqué plus haut, "Le Chien des Baskerville" est probablement la plus célèbre aventure de Sherlock Holmes et celle qui a bénéficié du plus grand nombre d'adaptations sous le médium cinématographique.
Celle-ci est l'une des plus célèbres, avec bien évidemment la version Hammer tournée vingt ans plus tard en Grande Bretagne (Le Chien des Baskerville), avec Peter Cushing & Christopher Lee. Notons également une version de 1978 par Paul Morrissey, une comédie parodique plus ou moins tombée dans l'oubli. Mais c'est surtout sur le petit écran que le roman a subi le plus d'adaptations. Nous retiendrons un bien joli téléfilm de 1972 réalisé par Barry Crane, avec Steward Granger (Holmes), Bernard Fox (Watson) et William Shatner (Stapleton), ainsi que l'épisode éponyme tiré de la très appréciée série télévisée interprétée par Jeremy Brett (Sherlock Holmes : L'Intégrale). Récemment, Une autre série à succès a également adapté le roman, transposant les événements dans l'époque présente (Sherlock - Intégrale des saisons 1 à 3). Pour le reste, il s'agit de versions toutes plus anecdotiques les unes que les autres, à l'exception, peut-être, d'un dessin animé réalisé en 1983 et interprété en VO par Peter O'toole dans le rôle du détective de Baker street (Le Chien des Baskerville)...

Noir et blanc expressionniste, lande embrumée, château gothique en ombres portées sous le clair de lune... Cette version produite par la 20th Century Fox marche clairement sur les traces des films d'horreur de la Universal, et l'on ne s'étonne plus si, vingt ans plus tard, le studio Hammer mélangera le tout avec sa propre adaptation du roman dans une version outrageusement gothique ! Il faut avouer que, après tout, Conan Doyle avec sa malédiction fantomatique et son décors lugubre de la région de Dartmoor avait bien imaginé une histoire horrifique !
Quoique décrié en son temps pour les libertés prises avec le texte originel de Conan Doyle, ce premier film avec Basil Rathbone dans le rôle-titre demeure néanmoins l'une des versions les plus fidèles au roman. Bien que très court (76 mn), le film développe assez bien les scènes-clés et ne fait l'impasse ni sur le début du récit à Londres, ni sur les origines de la malédiction des Baskerville, ni sur les principaux morceaux de bravoure. Certains éléments de l'enquête (comme par exemple la participation de la veuve "Lyons") sont passés à la trappe, et certains autres sont modifiés au profit d'un parti-pris romanesque affirmé (c'est ainsi que la romance entre sir Henry Baskerville et Beryl Stapleton est complètement édulcorée !). Mais, dans l'ensemble, le scénario fait preuve d'une belle densité.

Evidemment, afin de multiplier tous les éléments en seulement une heure et seize minutes, le script doit privilégier les dialogues et l'ensemble souffre un poil de la parlotte. L'élément surnaturel incarné par le chien est, lui aussi d'ailleurs, évacué pour cause de manques de moyens au niveau des effets spéciaux (ce sera juste un gros chien...). Ce parti-pris davantage naturaliste marquera l'orientation des films suivants, avec les mêmes acteurs, vers une atmosphère de polar moins gothique, et moins influencée par les films de la Universal...
Quoiqu'il en soit, cette version demeure un incontournable pour tous les amateurs du personnage dans le domaine du cinéma et une date primordiale pour le volet "mythologique" de l'univers "holmésien", puisqu'il marque l'arrivée de l'acteur qui incarnera, dans l'inconscient collectif, l'image du personnage au même titre que Boris Karloff dans le rôle du monstre de Frankenstein ou Bela Lugosi dans celui du conte Dracula...
Le film suivant sera Les Aventures de Sherlock Holmes.
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Stephen King's Cat's Eye [Import USA Zone 1]
Stephen King's Cat's Eye [Import USA Zone 1]
DVD ~ James Woods

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Cat from the crypt !, 18 octobre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Stephen King's Cat's Eye [Import USA Zone 1] (DVD)
Ce DVD est un "Zone 1". Impossible à lire sur du matériel encodé "zone 2", il ne possède pas de VF ni de VOST. Et il n'a hélas jamais bénéficié d'une sortie DVD sous nos latitudes, alors qu'il existe une version blu-ray italienne...

"Cat's Eye" est un film fantastique réalisé en 1985 par Lewis Teague, sur un scénario de Stephen King. Il regroupe trois histoires distinctes, dont deux issues d'un recueil de nouvelles de Stephen King (Danse Macabre) la troisième ayant été écrite par l'écrivain lui-même pour le film. Tel un "film à sketches", les trois segments sont réunis par un fil conducteur : Un chat errant, qui assiste en tant que témoin à des événements horrifiques ou surnaturels...
1° récit : Un homme (James Woods) décide d'arrêter de fumer. Il s'inscrit alors dans une clinique spécialisée. Hélas, les méthodes de la maison sont plutôt horribles avec, à la clé, tortures et mutilation sur les proches de la famille...
2° récit : Un jeune homme (Robert Hays, le héros du film Y A-T-Il Un Pilote Dans L'Avion !) est capturé par le mari de sa maitresse, qui n'est autre qu'un gangster local. Ce dernier l'oblige à faire le tour de son building du haut de la corniche, au dernier étage, tout en le tourmentant au fil de son parcours !
3° récit : Une petite fille (Drew Barrymore) recueille le chat errant. La nuit,elle est régulièrement terrorisée par une sorte de lutin démoniaque, qui habite dans le mur de sa chambre. Mais alors que le chat tente de la défendre, les parents, incrédules, pensent que l'animal est un danger pour leur enfant...

"Cat's Eye" fait partie des très nombreuses adaptations de Stephen King qui écumèrent le petit et le grand écran tout au long des années 80. L'idée du film à sketches pour mettre en image certaines de ses nouvelles les plus courtes était excellente et, l'on s'en doute, a dû être encouragée par le succès de Creepshow, sorti trois ans plus tôt...
Film d'horreur inspiré des comics Tales From the Crypt, "Creepshow", entièrement écrit par Stephen King et réalisé par George Romero, avait effectivement ramené au goût du jour ce type de format original permettant de diffuser au cinéma de courtes histoires d'épouvante.

La qualité du film de Lewis Teague demeure néanmoins fluctuante, malgré une fiche technique impressionnante réunissant un panel d'artistes haut de gamme. Et si le grand Jack Cardiff assure entant que chef opérateur, garant d'une photographie classieuse, on peine à deviner que la bande-son kitsch et datée a été réalisée par Alan Silvestri !
Au niveau des effets spéciaux, on s'amuse beaucoup avec un lutin aussi rigolo que malsain, créé par Carlo Rambaldi (E.T., l'Extra-Terrestre, King Kong).
La mise en scène de Lewis Teague nivèle quoiqu'il en soit un peu l'ensemble par le bas, notamment lors du dénouement final (alors que le chat combat le lutin !), assez grotesque et interminable. Un bref aperçu de sa carrière permet de relever que ce réalisateur, habile technicien choisi pour avoir réalisé Cujo deux ans plus tôt, n'a pas fait grand chose de bon (même si, entant que fan de cinéma bis, j'aime beaucoup son Incroyable Alligator !).
La construction du film est également un peu aléatoire puisque les trois récits s'enchainent sans transition, avec un fil conducteur (le chat errant entant que témoin) particulièrement tiré par les cheveux !
Je déconseille, quoiqu'il arrive, de se procurer (allez savoir comment d'ailleurs') la version française, qui est proprement épouvantable !

En définitive, "Cat's Eye" demeure un bon divertissement à l'ancienne, un peu léger, très connoté "80's", idéal pour les nostalgique et les fans de la série Les Contes de la Crypte, dont il offre un bon contrepoint cinématographique. Entant qu'œuvre signée Stephen King, on reste néanmoins dans les adaptations les moins importantes...
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