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Biggy
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One piece - Edition originale Vol.72
One piece - Edition originale Vol.72
par Eiichiro Oda
Edition : Broché
Prix : EUR 6,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un tome, comme je les aime, 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : One piece - Edition originale Vol.72 (Broché)
Doflamingo a menti ! Il est toujours un Capitaine Corsaire. Au jeu du plus malin, il semblerait bien que le maître soit toujours plus malin que l’élève et voilà qu’en un instant, Trafalgar Law se retrouve dans une bien mauvaise situation.

Comment Law va-t-il réagir face au piège retors que leur a tendu Doflamingo ?! Que va-t-il arriver à Usopp et Robin, prisonniers de la tribu des nains ?! Luffy réussira-t-il à s’emparer du pyro-fruit ?! Quand les histoires de chacun commencent à se croiser… Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mais si la situation de Law semble bien compliquée, surtout avec l’arrivée, en plus de Doflamingo, de l’amiral Fujitora. D’autant que Robin et Usopp sont prisonniers sous terre du peuple de Tontatta, des nains ayant une dent contre la Doflamingo family. Si Nami et les autres restés sur le Sunny sont devenus des jouets (!!!) et que le reste de l’équipage est éparpillé sur Dressrosa (bien que comme de par hasard, ils vont tous se retrouver au même endroit, très rapidement), l’action principale de ce tome se trouve dans le colisée.

En effet, le combat de Luffy euh… de Lucy et le bloc C accapare plus de la moitié du tome. Une nouvelle galerie de personnages, des combats pas toujours bien lisible et enfin la confrontation entre Luffy et Don Chinjao, qui nous explique enfin les raisons de sa colère vis-à-vis de Garp et sa descendance. Je dois avouer avoir bien rit, toute cette histoire qui démarre à cause d’une grosse bosse…

Si ce flashback est loin d’être passionnant, ce n’est pas le cas de celui de la belle Rebecca, qui est sans conteste le personnage féminin phare de ce nouvel arc. Un passé fort douloureux, et un présent bien dur qui l’empêche de refermer cette plaie. Ajoutons à cela la surprenante révélation sur les jouets et nous voilà face à une intrigue vraiment riche et pleine d’ouvertures.

Bref, ce soixante douzième tome de One Piece offre un parfait mélange entre action à gogo, rebondissements et histoires passées émouvantes. Un excellent tome.


One Piece Z [Édition Limitée Blu-ray + Manga]
One Piece Z [Édition Limitée Blu-ray + Manga]
DVD ~ Tatsuya Nagamine
Prix : EUR 24,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Premier film, pour moi, plutôt sympathique (Attention, je ne parle que du film, pas du support^^), 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : One Piece Z [Édition Limitée Blu-ray + Manga] (Blu-ray)
Il faut admettre qu’entre un bon manga et un animé mon cœur ne balance absolument pas ! Je suis un fervent fan du support papier au détriment de l’animé, qui a une légère tendance à en rajouter, alors que cela est bien souvent inutile, et à ne pas toujours rendre hommage à sa source d’inspiration qu’est le support papier. Et je préfère laisser mon imagination faire son travail lorsque je lis. C’est également le cas pour One Piece bien entendu. Le manga étant l’un de mes préférés, alors que je n’ai regardé que quelques épisodes de l’animé et aucun films. Mais pour faire plaisir à mon petit frère, fan également de Luffy et sa bande, je me suis laissé aller à suivre ce onzième opus tiré des aventures du célèbre équipage de pirates.
Le film se déroule après l’arrivée de Luffy et sa bande dans le Nouveau Monde, entre les arcs de l’Île des Hommes-Poissons et celui de Punk Hazard. C’est la première fois qu’un film se déroule dans le Nouveau Monde, et c’est la première fois qu’un film One Piece dépasse aussi rapidement le million d’entrées. Hormis la ribambelle de nouveaux personnages, propre à chaque film, nous retrouvons des personnages connus comme Garp, Kizaru ou Sengoku, première fois depuis l’ellipse de deux ans.
Z est un ancien amiral de la Marine, désabusé par les agissements du Gouvernement Mondial avec l’ordre des Capitaines Corsaires, lui qui a temps perdu à cause des pirates, décide de tout plaquer après avoir tant plaqué. Il fonde la Néo-Marine, avec pour seule ambition de détruire tous les pirates et peu importe les dégâts collatéraux et les pertes civiles ! Pour ce faire, il décide de voler un minerai à l’énergie incroyable, rivalisant avec la puissance des armes antiques.
Alors qu’il dérive à l’eau, Z est secouru par Luffy et ses amis. Mais ce sauvetage va vite se transformer en punition pour nos compagnons, lorsque Z va comprendre qu’ils sont des pirates. Le Sunny va manquer de peu de sombrer sous les coups de canon de la Néo-Marine, et son équipage va prendre cher sous les coups de Z et bras en granit marin, ainsi que de Bins, adjudant de Z et contrôlant les plantes grâce au fruit du Touffu-Touffu, et d’Ain, autre adjudant, et capable de rajeunir les gens de douze ans grâce au fruit du Jeun-Jeun. D’ailleurs, Robin va revenir à l’âge de 18 ans, Nami de 8 ans, Chopper et Brook rajeunissant aussi. On ne pourra pas dire pour une fois que One Piece propose des personnages sexy et peu vêtues, Robin et Nami perdant toutes formes.
Cet affront, cette défaite et cette fuite, vont rendre Luffy hors de lui. Il va mettre un point d’honneur à retrouver Z, pour se venger. Mais cette nouvelle altercation aura le même résultat, et pire Luffy va voir son ennemi s’emparer de son chapeau de paille ! Dès lors, la survie et l’existence du Nouveau Monde ne va dépendre que de Luffy et de ses compagnons et de leur réussite à remettre la main sur ce chapeau !
Bref, ce film se laisse regarder, l’intrigue et l’histoire de Z sont intéressantes. Un personnage tragique, et si Bins est complètement farfelu tant dans son look que dans son attitude, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Ain, avec un pouvoir très fort. Un bon moment.


Batman - les nouvelles aventures tome 1
Batman - les nouvelles aventures tome 1
par Lee Loughridge
Edition : Relié
Prix : EUR 19,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour un public jeune mais aussi pour les nostalgiques comme moi^^, 27 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman - les nouvelles aventures tome 1 (Relié)
Une nouvelle collection débarque en ce mois de mars chez Urban Comics, avec Urban Kids. Des titres pour les plus petits mais aussi et surtout pour les grands au vu des premiers titres proposés aux saveurs de madeleine de Proust. Un format souple et plus petit, avec plus de deux cents cinquante pages pour moins de vingt euros. Et commencer une telle collection avec Batman les Nouvelles Aventures, dans la droite lignée des épisodes de Batman The Animated Série qui peuplent les dimanches matins de mes souvenirs d’enfance.

Le Pingouin est élu maire de Gotham ! Les criminels d’Arkham s’évadent ! Et le Joker tombe fou amoureux de Harley Quinn ! Le monde du Chevalier Noir se retrouve sens dessus-dessous : Batman, devenu hors-la-loi, enquête désormais incognito sous le déguisement de Malone l’Allumette !
(Contient The Batman Adventures volume 2 #1 à 9)

Batman les Nouvelles Aventures se déroulent quelques années après la formidable série animée de Bruce Timm. Nous y suivons un Batman avec plus d’expérience. Et les changements les plus notables sont sans conteste l’absence de reflet bleu dans sa cape et la présence de Tim Drake sous le costume de Robin. Et c’est un véritable plaisir de replonger dans cet univers, qui a marqué mon enfance et m’a poussé vers ma découverte des comics.

Au programme de ce premier tome, sur deux, pas moins de neuf histoires ! Et dès les premières pages nous retrouvons la magie ! Une Gotham effrayante, menaçante et gigantesque, donnant l’impression d’être encore plongée dans les années « Al Capone », les vieilles voitures, les tenues des gens. Des personnages hauts en couleurs, au look farfelues et à la carrure « Bruce Timmien » propres à cette série. La carrure si énorme dans la partie haute du corps de Batman, son menton franc et massif, les barbichettes de Ra’s al Ghul, le côté pin-up de Poison Ivy ou encore les couettes d’Harley Quinn ! Niveau graphique, pour Rick Burchett et Ty Templeton c’est donc un sans faute !

Au niveau des scénarii, que se partagent Dan Slott et Ty Templeton, on retrouve l’excellent mélange action/humour à travers des intrigues qui plairont autant aux petits qu’aux grands. Mais durant tout le tome Batman doit composer avec la police, lâchée à ses basques par le nouveau maire : le Pingouin ! On retrouve d’autres classiques, les rendez-vous galants qui partent à l’eau, la classe et le pragmatisme d’Alfred, les retournements de situations, le grand final qui met toujours Batman en avant ou encore les méchants un peu aseptisés.

Deux grosses sagas de quatre épisodes composent ce premier tome. Plus une histoire indépendante.
Dans la première, Batman voit ses ennemis, les plus importants, les plus emblématiques, être la cible d’une mystérieuse organisation, et qui refuse tout combat avec le protecteur de Gotham. L’enquête de Batman, va le conduire à son plus charismatique ennemi, qui fait tout cela pour le bien du détective…
Dans la seconde saga, Batman est opposé à la Société des Faux Visages, sous la houlette de Black Mask. Et c’est à travers Malone l’Allumette qu’il compte bien mettre un terme à ces actions néfastes. Mais une belle blonde de son passé refait surface à ce moment là !

Après chaque épisode, nous avons le droit à une petite histoire de quelques pages approfondissant le statu quo, nous offrants des petits back up bien agréables.

L’édition proposée par Urban est très bien foutue. Vraiment agréable. Le format est séduisant, les couvertures souples (bien que pas vraiment fan) s’accordent bien au format. Beaucoup de rédactionnel et pas mal de fiches venant nous présenter certains personnages dans les grandes largeurs. Et la présence de couvertures de Bruce Timm !!

Bref, ce premier tome des Nouvelles Aventures de Batman est un véritable petit bijou, un doux voyage dans le temps, faisant revenir plein de souvenirs d’une époque maintenant révolue. Et si c’est un plaisir à lire pour papa, j’espère bien d’ici un an ou deux que cela sera un plaisir pour le fiston.


Les gardiens de la galaxie, Tome 2 :
Les gardiens de la galaxie, Tome 2 :
par Brian Michael Bendis
Edition : Broché

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Skottie Young n'arrive pas à donner la moyenne au fiasco Bendis..., 26 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les gardiens de la galaxie, Tome 2 : (Broché)
Les Gardiens de la Galaxie #2

Les Gardiens de la Galaxie : J-Son n’a pas menti à son fils captif. Les Gardiens de la Galaxie ont été dissous et tous ses membres se retrouvent prisonniers à différents endroits de la galaxie.
Brian Bendis réussit le tour d’une force de nous proposer un épisode où il ne se passe rien, se contentant de nous présenter les différentes « cellules » de nos héros !
Rocket est en proie d’expériences scientifiques pour les Krees, Gamora a été livrée aux Badoon, Drax attend son procès chez les Shi’ars, Venom a été abandonné sur Nulle Part, enfin Groot est aux mains de Broods.
Même graphiquement c’est une petite déception, le duo Bradshaw/Stewart ne fonctionnant pas.
Bref, véritable déception, Bendis n’a rien à nous proposer et comme depuis ses débuts sur le titre il se contente de faire du remplissage !

Star Lord : Si j’étais autant perdu chronologiquement sur ce titre, c’est tout simplement car ce premier arc de Star-Lord se déroule bien après l’arc des Gardiens de la Galaxie présent dans ce mensuel. Et il est bon de voir que même Panini reconnaît que ce décalage peut gêner la lecture.
Après un premier épisode mise en bouche plein de cliché et rapprochant le Star-Lord comics de celui du cinéma, nous découvrions sa sœur Victoria. Cette dernière ne semble pas porte Peter dans son corps, n’hésitant pas à le faire prisonnier avant de le vendre pour toucher une prime. Mais si les deux personnages n’ont pas d’atomes crochus, ils aiment tous les deux l’argent et l’or.
Bref, ce n’est pas une mauvaise histoire, je suis même assez satisfait de l’apparition d’un personnage comme Victoria même si le passage entre je te déteste/confie-moi tes secrets est un peu vite expédié.

Rocket Racoon : Les nouvelles aventures de Rocket Raccoon par Skottie Young ont mis notre raton-laveur préféré dans une drôle de situation. Il découvre tout d’abord qu’il n’est pas le dernier représentant de son espèce, avant que nous, lecteurs, ne découvrions qu’il est la cible d’un groupuscule voulant sa mort, rassemblant toutes ses anciennes conquêtes !
Pour échapper à ses poursuivants, il décide de se faire arrêter. Une fois en prison, il va faire en sorte de récupérer Groot, se faire un nouvel allié provisoire et peu recommandable avant de partir mettre la lumière sur tous ces événements.
Graphiquement, c’est un régal, Skottie Young nous offre des planches absolument magnifiques, avec beaucoup de rythme, très vivante. La scène d’évasion de Rocket et Groot est juste énorme !
Bref, Un Rocket jouissif à suivre, une aventure déjantée. Aussi bon que beau !

Nova : Nova a fait une boulette (nan, sérieux ??) en aidant le pirate Skaarn, sans savoir qui il était. Mais notre adolescent est bien décidé de rectifié le tire en accompagnant Beta Ray Bill dans l’espace pour retrouver le pirate.
A travers deux épisodes, nos deux héros vont se rendre sur Nulle Part, où Cosmo a disparu ! Mais le temps presse, car Skaarn semble avoir un plan bien précis.
Le duo Nova/Bill fonctionne bien, et Sam effectue même un combat assez intéressant contre trois mercenaires de Skaarn. Sans doute pour contre balancer celui, catastrophique et navrant contre la sorte de Mégazord…
Bref, cet arc continu de se lire, malgré quelques scènes encore absurdes et ridicules. De là à dire que cela est grâce à la présence de Beta Ray Bill et Nulle Part, il n’y a qu’un pas…

Bref, ce deuxième numéro des Gardiens de la Galaxie ne me convainc toujours pas, malheureusement. J’ai peur que ce kiosque ne dure pas. La faute à, selon moi, un désordre chronologique entre les titres, et surtout à Brian M. Bendis. Le scénariste n’ayant toujours pas réussit en quinze numéros à nous proposer une ligne directrice de qualité. Personnellement, je pense que le titre phare n’est mis en avant par Panini que par le film, mais avec des histoires de si pauvres qualités tout cela va finir par retomber…
Heureusement il y a du bon, et du très bon même avec Rocket Raccoon.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 27, 2015 8:32 PM CET


Deadpool 2013 : Le mariage de Deadpool !
Deadpool 2013 : Le mariage de Deadpool !
par Dean Duggan
Edition : Poche

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Premier faux pas, 26 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deadpool 2013 : Le mariage de Deadpool ! (Poche)
Deadpool #10

Deadpool : Les deux épisodes du jour, oui seulement deux malgré l’épaisseur du kiosque, mettent à l’honneur le mariage de Deadpool !
Oui vous avez bien lu, Deadpool se marie, enfin pour être honnête, Deadpool est déjà marié à la sublime, la sexy mais non moins dangereuse Shiklah ! Il est donc important avant de lire ce numéro, de vous procurer le Marvel Monster dans lequel la belle nous est présentée.
Pour la forme, Deadpool souhaite organiser une cérémonie avec ses proches. Et le voir annoncer cela à Preston, où les réactions de ses amis sont savoureuses. Mais tous semblent néanmoins contents pour le mercenaire, qui semble réellement heureux. Mais une fois cette cérémonie passée, le kiosque devient franchement indigeste !
La faute à un épisode à rallonge avec un Deadpool se remémorant ses anciens mariages. C’est d’une lourdeur affligeante. Première fois que je ressens un tel ennuie et un tel ras-le-bol en lisant un numéro de ce kiosque depuis Marvel Now.
Le second épisode, est plus sympathique, avec une lune de miel au Japon et une bonne synergie pour ce nouveau duo.
Bref, un épisode #27 trop long. On a déjà eu un Marvel Monster complet sur cette romance, nous n’avions pas besoin de toutes ces petites histoires superflux. Premier faux pas pour ce kiosque.


Deux frères
Deux frères
par Gabriel Ba
Edition : Relié
Prix : EUR 22,50

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Magnifique !, 26 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Deux frères (Relié)
Au premier abord, je me dois d’être honnête, le résumé du livre en quatrième de couverture, ne m’a pas vraiment vendu du rêve m’incitant à le mettre en tête sur ma pile de lecture à son arrivée à la maison. Mais le souvenir de l’Aliéniste et surtout mon amour artistique, soudain et brusque pour le duo Fabio Moon et Gabriel Ba, a fait le reste, et je n’ai finalement même pas attendu de finir ma lecture en cours pour me lancer dans ce voyage proposé par ces Deux Frères.

Yaqub, fils d’une famille libanaise établie dans la ville brésilienne de Manaus, revient au pays après cinq ans passés au Liban. Il retrouve son père, sa mère et surtout son frère jumeau, Omar. Tous attendent d’assister au bonheur de la réunion des deux frères mais personne n’a véritablement pris conscience que ces cinq ans de séparation ont en réalité cristallisée leur rivalité née à l’occasion d’une querelle sentimentale, quelques mois avant le départ subit de Yaqub pour le Liban. Une rivalité que la cicatrice au visage de Yaqub ne cessa de lui rappeler chaque jour de son exil au Liban.
(Contient l’adaptation graphique du roman Deux Frères de Milton Hatoum)

Pour commencer, un petit mot sur l’édition proposé par Urban. Je suis en général, toujours, fan du travail, du format proposé. Si je comprends ce grand format, pour la collection Urban Gaphic (que je ne connaissais pas), mettant en valeur les dessins des jumeaux brésiliens. Il a, cependant, deux défauts majeurs, du moins mon exemplaire. Peu pratique pour lire, et surtout, c’est la première fois qu’un de mes ouvrages de chez Urban a une reliure qui craque autant. Le nombre de fois où j’ai tremblé à l’idée de retrouver mon livre en deux morceaux.

Mais comme je le disais, ce format, permet aux dessins de Gabriel Ba et Fabio Moon de nous éclabousser de leur beauté, de leur profondeur, de leur richesse. Ils ont eu la bonne idée, selon moi, de proposer leur récit en noir et blanc, cela renforçant le travail sur l’opposition des jumeaux Omar et Yaqub, accentuant les sentiments et proposant une richesse dans le trait qui nous propulse dans un voyage enchanteur, dur mais enchanteur !
Les traits peuvent paraître rectilignes par moment, brouillons ou exagérés, proches de la caricature par moment, mais ils sont surtout d’une richesse et d’un sens du détail remarquable. Fabio Moon et Gabriel Ba allant à l’essentiel, sachant parfaitement capter l’œil du lecteur. Et alors que l’on pose nos yeux sur la première page, notre regard ne décollera du livre qu’au moment de sa fin.

L’histoire commence le plus simplement du monde. Yaqub, revient chez lui au Brésil, après cinq ans au Liban. Toute sa famille se réjouit de se retour. Mais lorsque le jeune homme, à la balafre sur le visage, se retrouve face à son jumeau, Omar, tous ressentent alors le mal être, voir le mal tout court qu’il règne entre les deux hommes. Une terrible blessure physique et une autre morale séparent maintenant Yaqub et Omar, des blessures d’enfants capables de détruire des vies d’adultes !

Avant son départ pour le Liban, Yaqub et Omar avaient des vus sur la même jeune fille. Et lorsque le sanguin Omar vit le calme et posé Yaqub échanger un bisou avec la belle jeune fille aux cheveux blonds, son sang ne fit qu’un tour, il se saisit d’une bouteille, la cassa et balafra le visage de son frère. Mais comme si la blessure ne suffisait pas, c’est Yaqub qui fut envoyer loin d’Omar, au Liban, la mère des enfants, Zana, ayant tissé un lien plus fort et quasi fusionnel, virant sur l’étouffement avec Omar, considéré comme le cadet, car né en deuxième. Difficile de ne pas comprendre que le pauvre Yaqub venait de subir comme une double peine.

Si la haine de Yaqub, et on ne peut que facilement le comprendre, envers son frère n’a du faire que grandir durant ces cinq ans, alors qu’il était loin en imaginant son frère Omar au milieu de leur famille. La vie d’Omar, bien que plus agréable affectueusement, et sans doute matériellement, n’est pas non plus une réussite pour le jeune homme, élevé comme fils unique, rien de tel pour forger un caractère bien trempé, et donné l’impression que tout lui est du. Le retour de Yaqub ne va faire qu’exacerber les ressentiments de chacun, et plus qu’une œuvre sur deux frères, le l’œuvre de Milton Hatoum, adaptée par Fabio Moon et Gabriel Ba, va nous faire assister à l’éclatement d’une famille, au malheur de ses membres à cause de la rivalité entre deux frères et d’une sombre vengeance, qui illustre à merveille l’adage, selon laquelle elle se mange froid.

Et plus qu’une histoire sur deux frères, c’est sur la famille et le mal que l’on peut se faire entre nous que se porte la narration. Car si le point de départ de l’histoire est bien la relation de Yaqub et Omar, ce sont les répercussions que cela va avoir sur toute leur famille qui intéresse Fabio Moon, Gabriel Ba et Milton Hatoum. Des ravages vont s’abattre sur cette famille et chacun sera responsable de tous ces malheurs.

Deux Frères est un récit poignant, qui nous prend à la gorge. Le destin, tragique, de cette famille, nous prend aux tripes. On réalise à quel point la rancœur entre deux frères peut avoir des répercussions désastreuses sur tous les proches qui les entourent. On réalise bien vite que Yaqub et Omar ne sont plus mettre de leur destin à partir du moment où ils ont été séparé, les choix et les agissements de leurs parents les menant sur des voies bien différentes mais tout autant destructrices.

Bref, Deux Frères est une histoire poignante et émouvante. On ne peut que ressentir de la tristesse pour ces deux frères et pour les autres personnages autour d’eux, victimes des dégâts collatéraux de cette vengeance.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 27, 2015 11:28 AM CET


Saint Seiya - Deluxe (les chevaliers du zodiaque), tome 1
Saint Seiya - Deluxe (les chevaliers du zodiaque), tome 1
par Masami Kurumada
Edition : Broché
Prix : EUR 9,25

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Les débuts d'une grande aventure, 25 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saint Seiya - Deluxe (les chevaliers du zodiaque), tome 1 (Broché)
Ah ! Saint Seiya ! Les Chevaliers du Zodiaque ! Mon premier ! Mon préféré ! Mon précieux ! Saint Seiya et moi c’est un lien important dans ma vie. C’est grâce à un formidable petit forum quasiment familial, que j’ai rencontré ma femme, il y a huit ans maintenant mais aussi mon meilleur ami et également le témoin de mon mariage. C’est donc avec nostalgie que je replonge dans ce formidable voyage, en compagnie de Seiya, Shiryu, Hyoga, Shun et Ikki !

De tout temps, lorsque de grands bouleversements se produisent dans l’histoire, les chevaliers du zodiaque ne sont pas loin… Liés à la mythologie antique, ils passent aujourd’hui inaperçus et nous avons presque oublié leur existence. Pourtant, ils sont au Japon, ils vont revenir pour défendre la terre et sauver la réincarnation d’Athéna !
Force et courage sont nécessaire pour devenir chevalier. C’est ce que Seiya a appris lorsqu’il s’entraînait dans le sanctuaire en Grèce. Pour remporter l’armure d’or et retrouver sa sœur, il doit affronter lors d’un tournoi les dix chevaliers de Bronze. Mais l’armure est volée avant la fin du tournoi par l’un de ces chevaliers qui veut conquérir le monde. Une lutte s’engage alors, les chevaliers de Bronze devront s’unir pour défendre la terre…

Un premier mot sur l’édition, un vrai plaisir de redécouvrir ce manga dans une édition « Perfect » de chez Kana, avec un format plus important, quelques pages couleurs et un excellent papier glacé !

Un couple de touristes japonais en Grèce, visite les ruines d’anciens temples grecs, quand soudain, un jeune garçon recouvert d’ecchymose s’écrase au sol ! Très vite rejoint par une magnifique jeune femme vêtue de pièces d’armure ! Il s’agit de Seiya, lui-même japonais, et s’entraînant à la limite de la mort pour devenir un Chevalier d’Athéna ! Un être servant la justice et la paix ! Enfin dans les grandes lignes, parce qu’en fait le gugusse veut juste récupérer l’armure sacrée de Pégase et rentrer vite fait au Japon pour retrouver sa sœur, a qui on l’a arraché six ans plus tôt !

Quelle ne sera pas sa surprise, en rentrant chez lui, après bien des combats, l’armure sur le dos, que le vieux Mitsumasa Kido a passé l’arme à gauche. Il ne peut donc tenir la promesse faite à Seiya de retrouver sa sœur. Et sa fille, Saori Kido, ne semble pas très encline à l’aider, plus obnubilée par son désir de Galaxian Wars, un grand tournoi opposant dix chevaliers sacrés ! Avec pour récompense : une armure d’or ! Plus haut grade dans la chevalerie !

D’abord opposé à l’idée de se battre ainsi, Seiya finira par se laisser convaincre par Miho, son amie d’enfance de l’orphelinat, afin d’être vu à la télé par sa sœur et commencera les Galaxian Wars face à Geki de la Grande Ourse. Le tournoi commence donc et déjà un chevalier est mandaté par le Sanctuaire, berceau de la chevalerie, pour abattre les chevaliers de bronze y participant ! Un chevalier ne doit en aucun cas utiliser son armure sacrée pour une cause futile autre que la justice. C’est alors que commence le combat opposant Seiya à Shiryu du Dragon…

Bref, c’est avec plaisir et nostalgie que j’ai replongé dans l’aventure Saint Seiya. Si les premiers chapitres sont un peu faciles, un peu exagérés dans leur narration emballée visant à présenter les chevaliers. Nous sommes, cependant, aux prémices d’une formidable aventure !


Silver surfer all new Marvel now T01
Silver surfer all new Marvel now T01
par Mike Allred Dan Slott
Edition : Cartonné
Prix : EUR 14,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 On peut mieux faire ^^, 25 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Silver surfer all new Marvel now T01 (Cartonné)
Le Silver Surfer n’est pas mon personnage Marvel préféré, loin de là. Si l’ancien héros de Galactus a un capital sympathie et empathique indéniable, il est assez à part dans l’univers Marvel et fonctionne plus souvent en special guest plutôt qu’en tête d’affiche.
Mais alors pourquoi avoir sauté le pas avec ce premier tome de sa nouvelle série par Dan Slott ? Tout simplement parce que Michael Allred !

Le Silver Surfer est recruté par Zed l’Incrédule pour sauver le lieu le plus merveilleux de l’univers : l’Impéricon. Durant cette dangereuse mission, il fait la connaissance de Dawn Greenwood, une Terrienne qui va bouleverser son existence. Ensemble, ils vivront de fantastiques aventures et rencontreront les Gardiens de la Galaxie, Hulk ou encore le Docteur Strange.
Découvre dans ces pages la nouvelle série Silver Surfer signée Dan Slott (She-Hulk, Superior Spider-Man) et Michael Allred (X-Statix, FF). Un récit extrait du one shot All-New Marvel Now Point One complète le programme.
(Contine les épisodes #1 à 5 et All-New Marvel Now Point One #1)

Le Silver Surfer erre à travers l’espèce et les galaxies à la recherche de peuples, de planètes, d’étoiles auxquels il puisse apporter son aide, toujours dans sa quête de rédemption. Il est alors demandé par un certain Zed. Zed l’Incrédule. L’étrange extraterrestre le fait venir sur l’Impéricon, un des lieux les plus merveilleux de l’univers ! Norrin Radd est plus que surpris en découvrant un lieu que ce Zed et d’autres ont réussi à lui cacher pour le préserver de la fin de Galactus, ou de la mort qui a une légère tendance à suivre son ancien héraut.

Mais à menace exceptionnelle, mesure exceptionnelle ! L’Impéricon est en danger, menacée par la Reine des Jamais ! Désireuse d’absorber l’énergie qui permet à l’Impéricon d’exister rendant possible l’impossible. Mais le Silver Surfer a la surprise de découvrir qu’il n’est pas le premier « champion » choisi et que la personne qui compte le plus pour lui dans la création est entre les mains de Zed, histoire de le motiver un peu plus. Souci, cette fameuse personne se nomme Dawn Greenwood, et Norrin ne la connais ni d’Eve ni d’Adam… Mais pas le temps d’y penser, Norrin n’est pas au bout de ses surprises et des révélations…

Dan Slott nous propose là un duo inédit, particulièrement savoureux. Dawn est un personnage très particulier, ne se surprenant de rien, tout lui paraît naturel. Elle est enlevée par des extraterrestres, c’est normal, elle traverse l’espace sur un surf d’argent, c’est normal. Il considère tout le monde de la même façon, qu’ils soient humain ou d’une autre planète. Le Silver Surfer se retrouve, bien souvent, désarçonné par les réactions surprenantes de la belle terrienne. Et Dawn ne se laisse pas faire, n’hésitant pas à envoyer boulet le détenteur des pouvoirs cosmiques !
Le duo fonctionne tellement bien, et tellement vite, qu’il est dommage que Slott est ressenti le besoin de greffer d’autres héros à ses premiers chapitres, sans doute histoire d’attirer les foules sur un titre pas forcément bankable, comme les Gardiens de la Galaxie, qui ne servent absolument à rien.

L’histoire est déjantée, farfelue voir absurde par moment, et si cela se laisse lire c’est grâce au duo Norrin/Dawn. Sans le rajout de cette Terrienne, j’aurais sans doute décroché assez vite. L’histoire n’est pas suffisamment captivante, tout est trop exagéré pour déclencher la moindre empathie et c’est au final l’humour, le comique de situation déclenché par Dawn qui est le seul sentiment qui ressort et qui reste.

Quelques petits bémols sur les dialogues également, avec cette envie de désintérêt total des humains d’Anchor Bay, qui apparemment ne connaissent pas les super-héros et ce qu’il se passe dans les grandes villes, on a le droit à quelques répliques assez lourdes. La question du gamin à Hulk sur la distance de son jet de pipi illustre cela à merveille…

Une autre personne arrive à garder notre attention, Michael Allred ! Le dessinateur laisse éclater son imagination débordante pour nous offrir une formidable cité impossible, une géniale représentation de la Reine des Jamais. Il rend tout ce côté absurde encore plus fou, plus délirant mais crédible. C’est toujours un plaisir de voir les planches de cet artiste mêlant le rétro, le cartoony et le bizarre, il faut dire ce qui est. Toujours avec les couleurs pétillantes de sa femme Laura Allred. Toutes ses planches, ses cases sont d’une richesse incroyable, avec plein de détails.

Bref, le Silver Surfer n’est pas une mauvaise histoire, loin de là. Mais ce n’est pas non plus une formidable lecture, on a du mal à s’accrocher à ce que l’on nous raconte, à se passionner pour les aventures de Norrin Radd. Et même les dessins exceptionnels de Michael Allred ne suffisent pas à me faire vraiment aimer ce titre. Néanmoins, Dan Slott sort une jolie carte de sa manche avec le personnage de Dawn Greenwood et sa relation avec le Silver Surfer.


One piece - Edition originale Vol.71
One piece - Edition originale Vol.71
par Eiichiro Oda
Edition : Broché
Prix : EUR 6,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Avé Doflamingo, ceux qui vont mourir te saluent !, 24 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : One piece - Edition originale Vol.71 (Broché)
Contre toute attente, Doflamingo a cédé face aux exigences de Trafalgar Law, et a donc abandonné son titre de Capitaine Corsaire ! Le pirate est prêt à tout pour récupérer César Clown et ainsi pouvoir poursuivre ses engagements avec l’Empereur Kaido !

L’équipage a pénétré dans le royaume de Dressrosa, dirigé par Doflamingo ! Parti détruire l’usine de “smiles”, Luffy décide subitement de participer à un tournoi dont le vainqueur recevra un certain fruit du démon ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !

Mais le plan de Law ne s’arrête pas là. S’il se rend bien à Green Bit, en amont de Dressrosa, en compagnie de la charmante Robin et l’extravagant Usopp, il envoie en même temps Luffy, Zoro, Sanji, Franky et Kinémon sur l’île pour détruire l’ultime usine fabriquant du Smiles. Le reste de l’équipage restant sur le Sunny pour le protéger. Mais rien ne va se passer comme prévu, surtout dans le groupe de Luffy…

En effet, après une rencontre avec un aveugle semblant contrôler la gravité ! Nouveau fruit du démon ? Notre petit groupe éclate littéralement ! Zoro se fait voler l’un de ses sabres, le Shushui par une petite créature, Sanji tombe sur une femme qui hypnotiserait n’importe quel homme : Violet, Kinémon est abandonné tandis que Luffy et Franky apprennent qu’au colisée, un énorme tournoi est organisé, avec comme prix le Pyro-Fruit d’Ace !!!

On se retrouve alors avec un tournoi rappelant un peu les premiers tournois d’arts martiaux de Dragon Ball mélangés avec des combats de gladiateurs. Avec une galerie de personnages tous plus farfelus les uns que les autres. Des anciens comme Bellamy la Hyène, et des nouveaux comme Cavendish (très remonté vis-à-vis des pirates de la nouvelle vague), Don Chinjao (très remonté vis-à-vis de Garp), Bartolomeo et son fruit de la barrière ou encore la jolie mais peu vêtue Rebecca, gladiatrice de son état et ressemblant beaucoup à Nami. Il est d’ailleurs dommage de voir que les deux nouveaux personnages féminins, Violet et Rebecca ressemblent énormément à Robin et Nami. Et dire que cela part en sucette est un euphémisme. On se retrouve, comme bien trop souvent, avec des chapitres qui ne se résument qu’à des bastons dans tous les coins et où les dialogues sont remplacés par des noms d’attaques et des onomatopées en tout genre.

Pendant ce temps, Robin fait le bonheur de nain en revisitant une célèbre scène de Gulliver…

Bref, un tome bourré d’action, avec beaucoup de nouveaux personnages, et un Doflamingo, bien qu’absent, qui semble reprendre l’avantage d’une main de maître. Attention à éviter de retomber dans le défaut des scènes illisibles car trop riches en action.


Batman Eternal tome 1
Batman Eternal tome 1
par Scott Snyder
Edition : Broché
Prix : EUR 22,50

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Départ explosif !, 24 mars 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Eternal tome 1 (Broché)
Voilà un titre que j’attendais avec impatience de voir débarquer en VF chez Urban Comics. Batman Eternal. Encore davantage depuis l’épisode #28 de Batman, dans Batman Saga #31, sensé nous lancer dans l’événement Batman Eternal. L’épisode avait, pour ma part, parfaitement rempli son office. Surtout avec Harper Row ainsi mise en avant.

Après une arrestation spectaculaire, l’impensable se produit lorsque l’incorruptible James Gordon se retrouve condamné pour bavure ! Le plus ancien allié de Batman se retrouve derrière les barreaux, alors que le mafieux Carmine Falcone réapparaît, bien décidé à débarrasser Gotham des « monstres » justiciers ou criminels. Tous ces événements convergent vers une machination tentaculaire…
(BATMAN ETERNAL #1-13)

Vous avez bien lu, pas moins de treize épisodes composent ce premier tome, sur quatre. La particularité du titre c’est d’avoir été publié de façon hebdomadaire. Comme pour le titre 52 à son époque, c’est toutes les semaines que ce titre sortait. Heureusement pour nous, et notre portefeuille, Urban Comics nous propose ce titre directement en librairie.
Forcément, avec ce mode de publication, il faut s’attendre à voir tourner les artistes pour les dessins. Pas moins d’une dizaine de dessinateurs pour ce premier tome. Nous avons de tout. Dustin N’Guyen, Mikel Janin, Andy Clarke, Jason Fabok ou encore de petits nouveaux comme Ian Bertram.
L’ensemble est plutôt homogène, les artistes se suivent et nous sommes rarement gênés par le passage de l’un à l’autre. Difficile de parler de tous, même s’ils le mériteraient. Dommage de commencer par Jason Fabok, son style ressemble trop à ce que fait Finch et l’on se retrouve avec des personnages se ressemblant tous morphologiquement et ne dégageant absolument rien. Un plaisir de retrouver du N’Guyen, même si l’artiste semble un peu en deçà de son travail habituel, enfin, du moins sur ses décors. J’ai adoré le chapitre de Riccardo Burchielli, j’ai passé un grand moment avec celui de Ian Bertram, tout d’abord surprenant, rappelant ensuite l’originalité, le côté à part et coloré de Chris Burnham pour réaliser que cela correspond parfaitement à l’univers Batman Inc très présent dans ce chapitre. Un vrai plaisir de tomber sur un chapitre dessiné comme celui-ci. Mikel Janin effectue un travail intéressant également. Dans l’ensemble, c’est graphiquement beau, il y en a pour toutes les rétines et c’est sans faute de goût.

Tout commence avec un fait retentissant : l’arrestation du commissaire James Gordon ! Pour de multiples meurtres ! Et à partir de cette arrestation vont débuter une suite d’événements qui vont mettre Gotham à feu et à sang. Batman va être pris pour cible par la police et son nouveau commissaire, mais la rébellion gronde avec le dernier inspecteur fraichement arrivé à Gotham et choisi par Gordon avant son arrestation. Batgirl pète un plomb, Tim Drake veut absolument voler de ses propres ailes, James Junior a des plans pour son père, Harper prend de l’importance et s’affirme peu à peu, la presse n’est pas en reste avec Vicki Vale, le Pingouin perd gros, Stephanie Brown découvre un secret qu’elle n’aurait pas du et Alfred retrouve une personne inédite ! Tout cela à cause du retour d’un ennemi « classique » de Batman, sans superpouvoirs mais avec de l’argent et une colère palpable !

C’est une véritable guerre des gangs à laquelle nous assistons dans les rues de Gotham, et notre justicier, cible des policiers est bien seule dans sa quête de rétablir l’ordre dans les rues. Le nouveau commissaire ne s’en souciant absolument pas, et pire remet en liberté les personnes arrêtées par le protecteur de Gotham.
Au milieu de cela, beaucoup de sous-intrigues qui permettent à Scott Snyder, John Layman, James Tynion IV, Ray Fawkes et Tim Seeley de remettre au premier plan des personnages du Batverse oubliés ou sous-exploités depuis les New52, Pyg en tête (!!!!), voir d’en introduire de nouveaux (le nouvel inspecteur est prometteur Bard !). Et c’est un véritable plaisir de lecture, d’alterner, à un rythme endiablé, toutes ces histoires, de suivre tous ces personnages.

On aurait pu s’attendre à une série gadget, mais non, du tout. Non seulement c’est passionnant, mais les scénaristes font bien en sorte d’encrer l’histoire au cœur de toutes les événements ou séries de ces dernières années. Des personnages de la série Batman Incorporated, Batman qui essaient de recoller les morceaux avec sa « famille » (enfin des suites au Deuil de la Famille !!!), la « mort » de James Junior ou des liens avec des sagas beaucoup plus anciennes !

Dire que je suis conquis par ces débuts est un petit euphémisme. On est littéralement pris à la gorge par les scénaristes qui ne laissent pas retomber la pression à un seul instant. Tout va crescendo, et à chaque fois qu’on a l’impression qu’on ne pourrait plus être surpris, bam ! On est surpris. Et ce méchant ! Quelle bonne idée !

Bref, j’attendais Batman Eternal avec impatience et je ne suis pas déçu. C’est même le contraire, je suis encore plus emballé par ce titre. C’est tout l’univers Batman qui est mis à l’honneur ici. La faune (les nombreux personnages passionnants) et la flore (Gotham, ses institutions, son inéluctabilité). Et cela nous permet de savoir un peu ce qui se passe à Gotham dans le présent, vu que Snyder, Capullo et Batman l’ont quitté pour la passé et Year Zero pendant un an. Maintenant reste à ce que cette qualité dure sur la longueur, ce qui n’est pas chose aisée, mais ce départ peut donner confiance. Véritable coup de cœur.


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