Profil de Le voyageur immobile > Commentaires

Fiche d'identité

Contenu rédigé par Le voyageur im...
Classement des meilleurs critiques: 26
Votes utiles : 4473

Chez vous : découvrez nos services personnalisés en pages d'aide !

Commentaires écrits par
Le voyageur immobile
(TOP 50 COMMENTATEURS)   

Afficher :  
Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20
pixel
La traque des nazis
La traque des nazis
DVD ~ Danielle Costelle
Proposé par DVDMAX
Prix : EUR 8,70

7 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La "ratline" !, 15 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La traque des nazis (DVD)
« La traque des nazis » est un documentaire en noir et blanc de Daniel Costelle et d'Isabelle Clarke (les auteurs, entre-temps, des « Apocalypse ») de 2007, commentaire dit par Mathieu Kassovitz.

La guerre une fois terminée, il y a eu des exécutions sommaires, puis des procès (dont celui, célèbre, de Nuremberg), mais beaucoup de nazis échappèrent aux mailles du filet. Certains (ceux qui n'étaient pas trop connus) restèrent carrément en Allemagne profitant d'un accord, dit « de Paris », signé entre la France et l'Allemagne, interdisant aux Allemands de juger d'anciens nazis sur leur propre territoire. D'autres (plus connus) profitèrent de la « ratline » mise en place entre l'Allemagne et l'Italie (en l'occurrence le port de Gênes, à partir duquel ils s'embarquèrent à destination du Proche-Orient -la Syrie par exemple-, de l'Espagne franquiste comme de l'Amérique du Sud, alors essentiellement entre les mains de dictateurs fascistes), et ce avec la collaboration au minimum passive du Vatican comme de la Croix-Rouge. Heureusement, l'autrichien Simon Wiesenthal, un rescapé des camps, puis, plus tard, l'allemande (mariée à un juif français dont le père est mort en camp) Beate Klarsfeld entreprirent de poursuivre certains de ces miraculés jusque dans les recoins les plus obscurs les abritant...

Le documentaire, qui commence par nous « remettre en bouche » les atrocités commises par les nazis dans les camps (d'où des images insupportables qui risquent de mettre les personnes sensibles extrêmement mal à l'aise), est tranchant comme un rasoir : comment les Américains purent-ils faire d'anciens nazis leur nouveaux collaborateurs, uniquement parce que pour eux, la guerre étant terminée, il n'y avait désormais plus qu'une seule priorité : combattre le communisme ; comment les Allemands eux-mêmes osèrent-ils, après la guerre, laisser d'anciens nazis accéder aux plus hautes fonctions (ainsi Kurt Kiesinger, qui fut tout simplement Chancelier entre 66 et 69) ; etc. Impossible d'échapper au malaise et à l'indignation ; quant à la détermination et au courage des traqueurs de nazis, ils demeurent exemplaires et méritaient cet hommage à voir d'urgence !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 13, 2012 1:34 PM MEST


Mafiosa - Saisons 1 et 2 - Coffret 6 DVD
Mafiosa - Saisons 1 et 2 - Coffret 6 DVD
DVD ~ Hélène Fillières

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le pouvoir et la violence !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mafiosa - Saisons 1 et 2 - Coffret 6 DVD (DVD)
Créée par Hugues Pagan (un ancien flic -encore un- devenu romancier, puis homme de télévision, pour laquelle il a déjà créé 'Police district' -3 saisons, 18 épisodes- avec Olivier Marchal -lui-même un ancien de la maison Poulaga-, Sara Martins et Francis Renaud, mais aussi 'Un flic' -4 saisons, 9 épisodes- avec Gaëtan Kondzot d'abord, puis Alex Descas dans le rôle du cop Schneider, sans parler de son adaptation récurrente des aventures de 'Nicolas Le Floch' -4 saisons, 8 épisodes-, le fameux commissaire de police du XVIII° siècle) et produite par Serge Moati, 'Mafiosa' est une fiction française sur la Mafia corse.

Curieusement, la première saison (8 épisodes de 50mn datant de 2006) a été écrite par une anglaise, Stéphanie Benson (qui vit quand même en France depuis 1981), et réalisée par un québécois, Louis Choquette ; et de plus, non pas en Corse -ils ont dû se méfier des retours de bâton-, mais dans le Midi et notamment du côté de Marseille : après que son oncle François (l'excellent Daniel Duval, qui a toujours eu la gueule de l'emploi) soit mort dans ses bras, l'avocate corse Sandra Paoli lui succède, un peu malgré elle -l'emploi était plutôt convoité par son frère, Thierry Neuvic ('Clara Sheller 1')- à la tête du clan de mafieux qu'il dirigeait (ambiance 'Le Parrain'). Devenue cheffe de gang, flingue en poche et gardes du corps à l'affût, elle commandite, menace, tranche, rendant coup pour coup, dans le seul but bien sûr de préserver le patrimoine familial : laveries, distilleries clandestines et autres bars à prostituées qui suscitent évidemment bien des convoitises...

Avec aussi l'américaine Marisa Berenson (que l'on ne présente plus), Patrick Dell'Isola (l'énigmatique commissaire Rocca), le réalisateur Claude Faraldo ('Themroc'), Rémi Martin ('Le thé au harem d'Archimède' , 'Camomille', 'Miss Mona', tous de Mehdi Charef), le belge Fabrizio Rongione (le militant communiste d''Un village français') et l'italien Venantino Venantini (qui nous enchanta de sa sympathique présence dans les films de Lautner il y a maintenant longtemps).

Dans la deuxième saison (8 épisodes de 50 mn datant de 2008), c'est le cinéaste Eric Rochant ('Un monde sans pitié', l'extraordinaire 'Les patriotes', 'Total western') qui prend -et va les garder pour la saison suivante d'ailleurs- les rênes du feuilleton en collaboration avec son coscénariste Pierre Leccia : des membres du clan -dont Thierry Neuvic- sont arrêtés et la concurrence, qui ne dort pas, tente évidemment de profiter de la faiblesse momentanée des Paoli ; Sandra, qui va perdre son pouvoir, va-t-elle réussir à le reconquérir ?

Avec aussi Jean-Pierre Kalfon (notre vieux rocker national, 70 ans alors), Jean-François Stévenin dans le rôle de Coco Casanova et JoeyStarr en truand marseillais.

L'idée d'une femme à la tête d'un clan corse est probablement hautement improbable, mais c'est évidemment ce qui fait le sel de cette production Canal+ : il s'agissait de renouveler un petit peu le genre. Le personnage est celui que joue Al Pacino dans 'Le Parrain' et Hélène Fillières (la sœur de Sophie Fillières, qui l'a dirigée dans 'Grande petite' et 'Aïe', et l'une des comédiennes-fétiches de Josée Dayan à la télévision), visage impassible, séduisante, mais surtout sèche et efficace, donne à cette femme, qui navigue désormais dans des eaux plus troubles que celles du Barreau, une totale efficacité. Si votre machisme ne vous étouffe pas, vous aurez très certainement un minimum de plaisir à suivre les aventures de cette mafieuse en jupons -encore que- au milieu des truands purs et durs !

Mafiosa - Saison 2 - Coffret 3 DVD
Mafiosa - Saison 2 - Coffret 3 DVD
DVD ~ Hélène Fillières
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 16,80

1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La main de fer !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mafiosa - Saison 2 - Coffret 3 DVD (DVD)
Créée par Hugues Pagan (un ancien flic -encore un- devenu romancier, puis homme de télévision, pour laquelle il a déjà créé 'Police district' -3 saisons, 18 épisodes- avec Olivier Marchal -lui-même un ancien de la maison Poulaga-, Sara Martins et Francis Renaud, mais aussi 'Un flic' -4 saisons, 9 épisodes- avec Gaëtan Kondzot d'abord, puis Alex Descas dans le rôle du cop Schneider, sans parler de son adaptation récurrente des aventures de 'Nicolas Le Floch' -4 saisons, 8 épisodes-, le fameux commissaire de police du XVIII° siècle) et produite par Serge Moati, 'Mafiosa' est une fiction française sur la Mafia corse.

Curieusement, la première saison (8 épisodes de 50mn datant de 2006) a été écrite par une anglaise, Stéphanie Benson (qui vit quand même en France depuis 1981), et réalisée par un québécois, Louis Choquette ; et de plus, non pas en Corse -ils ont dû se méfier des retours de bâton-, mais dans le Midi et notamment du côté de Marseille : après que son oncle François (l'excellent Daniel Duval, qui a toujours eu la gueule de l'emploi) soit mort dans ses bras, l'avocate corse Sandra Paoli lui succède, un peu malgré elle -l'emploi était plutôt convoité par son frère, Thierry Neuvic ('Clara Sheller 1')- à la tête du clan de mafieux qu'il dirigeait (ambiance 'Le Parrain'). Devenue cheffe de gang, flingue en poche et gardes du corps à l'affût, elle commandite, menace, tranche, rendant coup pour coup, dans le seul but bien sûr de préserver le patrimoine familial : laveries, distilleries clandestines et autres bars à prostituées qui suscitent évidemment bien des convoitises...

Dans cette deuxième saison (8 épisodes de 50 mn datant de 2008), c'est le cinéaste Eric Rochant ('Un monde sans pitié', l'extraordinaire 'Les patriotes', 'Total western') qui prend -et va les garder pour la saison suivante d'ailleurs- les rênes du feuilleton en collaboration avec son coscénariste Pierre Leccia : des membres du clan -dont Thierry Neuvic- sont arrêtés et la concurrence, qui ne dort pas, tente évidemment de profiter de la faiblesse momentanée des Paoli ; Sandra, qui va perdre son pouvoir, va-t-elle réussir à le reconquérir ?

Avec aussi Jean-Pierre Kalfon (notre vieux rocker national, 70 ans alors), Jean-François Stévenin dans le rôle de Coco Casanova et JoeyStarr en truand marseillais.

L'idée d'une femme à la tête d'un clan corse est probablement hautement improbable, mais c'est évidemment ce qui fait le sel de cette production Canal+ : il s'agissait de renouveler un petit peu le genre. Le personnage est celui que joue Al Pacino dans 'Le Parrain' et Hélène Fillières (la sœur de Sophie Fillières, qui l'a dirigée dans 'Grande petite' et 'Aïe', et l'une des comédiennes-fétiches de Josée Dayan à la télévision), visage impassible, séduisante, mais surtout sèche et efficace, donne à cette femme, qui navigue désormais dans des eaux plus troubles que celles du Barreau, une totale efficacité. Si votre machisme ne vous étouffe pas, vous aurez très certainement un minimum de plaisir à suivre les aventures de cette mafieuse en jupons -encore que- au milieu des truands purs et durs !

Mafiosa, le clan: L'intégrale de la saison 1 - coffret 3 DVD
Mafiosa, le clan: L'intégrale de la saison 1 - coffret 3 DVD
DVD ~ Marisa Berenson

2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La Marraine !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mafiosa, le clan: L'intégrale de la saison 1 - coffret 3 DVD (DVD)
Créée par Hugues Pagan (un ancien flic -encore un- devenu romancier, puis homme de télévision, pour laquelle il a déjà créé 'Police district' -3 saisons, 18 épisodes- avec Olivier Marchal -lui-même un ancien de la maison Poulaga-, Sara Martins et Francis Renaud, mais aussi 'Un flic' -4 saisons, 9 épisodes- avec Gaëtan Kondzot d'abord, puis Alex Descas dans le rôle du cop Schneider, sans parler de son adaptation récurrente des aventures de 'Nicolas Le Floch' -4 saisons, 8 épisodes-, le fameux commissaire de police du XVIII° siècle) et produite par Serge Moati, 'Mafiosa' est une fiction française sur la Mafia corse.

Curieusement, cette première saison (8 épisodes de 50mn datant de 2006) a été écrite par une anglaise, Stéphanie Benson (qui vit quand même en France depuis 1981), et réalisée par un québécois, Louis Choquette ; et de plus, non pas en Corse -ils ont dû se méfier des retours de bâton-, mais dans le Midi et notamment du côté de Marseille : après que son oncle François (l'excellent Daniel Duval, qui a toujours eu la gueule de l'emploi) soit mort dans ses bras, l'avocate corse Sandra Paoli lui succède, un peu malgré elle -l'emploi était plutôt convoité par son frère, Thierry Neuvic ('Clara Sheller 1')- à la tête du clan de mafieux qu'il dirigeait (ambiance 'Le Parrain'). Devenue cheffe de gang, flingue en poche et gardes du corps à l'affût, elle commandite, menace, tranche, rendant coup pour coup, dans le seul but bien sûr de préserver le patrimoine familial : laveries, distilleries clandestines et autres bars à prostituées qui suscitent évidemment bien des convoitises...

Avec aussi l'américaine Marisa Berenson (que l'on ne présente plus), Patrick Dell'Isola (l'énigmatique commissaire Rocca), le réalisateur Claude Faraldo ('Themroc'), Rémi Martin ('Le thé au harem d'Archimède' , 'Camomille', 'Miss Mona', tous de Mehdi Charef), le belge Fabrizio Rongione (le militant communiste d''Un village français') et l'italien Venantino Venantini (qui nous enchanta de sa sympathique présence dans les films de Lautner il y a maintenant longtemps).

L'idée d'une femme à la tête d'un clan corse est probablement hautement improbable, mais c'est évidemment ce qui fait le sel de cette production Canal+ : il s'agissait de renouveler un petit peu le genre. Le personnage est celui que joue Al Pacino dans 'Le Parrain' et Hélène Fillières (la sœur de Sophie Fillières, qui l'a dirigée dans 'Grande petite' et 'Aïe', et l'une des comédiennes-fétiches de Josée Dayan à la télévision), visage impassible, séduisante, mais surtout sèche et efficace, donne à cette femme, qui navigue désormais dans des eaux plus troubles que celles du Barreau, une totale efficacité. Si votre machisme ne vous étouffe pas, vous aurez très certainement un minimum de plaisir à suivre les aventures de cette mafieuse en jupons -encore que- au milieu des truands purs et durs !

Mafiosa - Saison 1 - Coffret 3 DVD
Mafiosa - Saison 1 - Coffret 3 DVD
DVD ~ Hélène Fillières
Proposé par CVRD-Médias
Prix : EUR 16,90

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 La Marraine !, 13 mars 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mafiosa - Saison 1 - Coffret 3 DVD (DVD)
Créée par Hugues Pagan (un ancien flic -encore un- devenu romancier, puis homme de télévision, pour laquelle il a déjà créé 'Police district' -3 saisons, 18 épisodes- avec Olivier Marchal -lui-même un ancien de la maison Poulaga-, Sara Martins et Francis Renaud, mais aussi 'Un flic' -4 saisons, 9 épisodes- avec Gaëtan Kondzot d'abord, puis Alex Descas dans le rôle du cop Schneider, sans parler de son adaptation récurrente des aventures de 'Nicolas Le Floch' -4 saisons, 8 épisodes-, le fameux commissaire de police du XVIII° siècle) et produite par Serge Moati, 'Mafiosa' est une fiction française sur la Mafia corse.

Curieusement, cette première saison (8 épisodes de 50mn datant de 2006) a été écrite par une anglaise, Stéphanie Benson (qui vit quand même en France depuis 1981), et réalisée par un québécois, Louis Choquette ; et de plus, non pas en Corse -ils ont dû se méfier des retours de bâton-, mais dans le Midi et notamment du côté de Marseille : après que son oncle François (l'excellent Daniel Duval, qui a toujours eu la gueule de l'emploi) soit mort dans ses bras, l'avocate corse Sandra Paoli lui succède, un peu malgré elle -l'emploi était plutôt convoité par son frère, Thierry Neuvic ('Clara Sheller 1')- à la tête du clan de mafieux qu'il dirigeait (ambiance 'Le Parrain'). Devenue cheffe de gang, flingue en poche et gardes du corps à l'affût, elle commandite, menace, tranche, rendant coup pour coup, dans le seul but bien sûr de préserver le patrimoine familial : laveries, distilleries clandestines et autres bars à prostituées qui suscitent évidemment bien des convoitises...

Avec aussi l'américaine Marisa Berenson (que l'on ne présente plus), Patrick Dell'Isola (l'énigmatique commissaire Rocca), le réalisateur Claude Faraldo ('Themroc'), Rémi Martin ('Le thé au harem d'Archimède' , 'Camomille', 'Miss Mona', tous de Mehdi Charef), le belge Fabrizio Rongione (le militant communiste d''Un village français') et l'italien Venantino Venantini (qui nous enchanta de sa sympathique présence dans les films de Lautner il y a maintenant longtemps).

L'idée d'une femme à la tête d'un clan corse est probablement hautement improbable, mais c'est évidemment ce qui fait le sel de cette production Canal+ : il s'agissait de renouveler un petit peu le genre. Le personnage est celui que joue Al Pacino dans 'Le Parrain' et Hélène Fillières (la sœur de Sophie Fillières, qui l'a dirigée dans 'Grande petite' et 'Aïe', et l'une des comédiennes-fétiches de Josée Dayan à la télévision), visage impassible, séduisante, mais surtout sèche et efficace, donne à cette femme, qui navigue désormais dans des eaux plus troubles que celles du Barreau, une totale efficacité. Si votre machisme ne vous étouffe pas, vous aurez très certainement un minimum de plaisir à suivre les aventures de cette mafieuse en jupons -encore que- au milieu des truands purs et durs !

Annie Girardot - Coffret - Le cavaleur + Tendre poulet + On a volé la cuisse de Jupiter
Annie Girardot - Coffret - Le cavaleur + Tendre poulet + On a volé la cuisse de Jupiter
DVD ~ Jean Rochefort
Prix : EUR 14,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Annie dans tous ses états !, 13 mars 2012
Ce coffret rassemble 'Le cavaleur', dans lequel Annie Girardot ne tient toutefois qu'un second rôle, le film étant centré sur le personnage que joue Jean Rochefort, ainsi que les deux films qu'Annie Girardot et Philippe Noiret ont tourné ensemble sous la direction de Philippe de Broca à la même époque.

Le cavaleur :

Tourné en 79 par Philippe de Broca (de Ferrussac) entre 'Tendre poulet' (78) et 'On a volé la cuisse de Jupiter' (80), avec la collaboration de Michel Audiard (qui a également travaillé avec lui sur les deux films du duo Girardot/Noiret), 'Le cavaleur' fait partie de la veine tendre de son réalisateur (loin des comédies bondissantes réalisées avec le concours de Jean-Paul Belmondo).

Jean Rochefort (49 ans alors), célèbre pianiste concertiste, vole de femme en femme : il y a Nicole Garcia (César de la meilleure actrice dans un second rôle pour ce long-métrage qui la rendit populaire), son épouse actuelle, avec laquelle il a trois petites filles (et avec laquelle Jean Rochefort vécut et eut un fils, Pierre, dans la vraie vie) ; l'ex, Annie Girardot, maintenant en couple avec Jean Desailly, et mère de leur fille 'Pompon' déjà grande ; la nouvelle, Catherine Alric (25 ans alors, révélée par 'L'incorrigible' de Philippe de Broca, elle fut un quasi-clone de Catherine Deneuve, avec laquelle Jean Rochefort tourna d'ailleurs l'année d'après 'Courage, fuyons !') ; sans oublier l'amante d'antan, Danielle Darrieux (62 ans alors) et celle de demain, la petite-fille de Darrieux, Catherine Leprince (22 ans à ce moment-là, une découverte de 'Bilitis' en 77). Elles sont toutes 'chouettes' et Jean Rochefort, que le temps dévore, traverse leurs vies respectives en coup de vent qui laisse des traces et notamment des rides, sans trop se rendre compte du mal qu'il fait à toutes ses compagnes d'un moment, et ce au grand dam de son imprésario, Lila Kredova (61 ans alors, elle avait été particulièrement remarquée dans 'Razzia sur la chnouf' en 55), qui ne sait plus comment faire pour arriver à gérer sa carrière. « Dénouant l'écharpe des souvenirs » avec Danielle Darrieux et momentanément rejeté par toutes ses femmes, Jean Rochefort, « qui a couché avec les meilleures amies de ses femmes ainsi qu'avec les femmes de ses meilleurs amis », trouve refuge auprès de son ami d'enfance Jacques Jouanneau, quincailler en province, qui a un fils extrêmement doué pour le piano...

Particulièrement sensible au charme féminin, cet acrobate de la vie qu'est 'le cavaleur' jongle avec les souvenirs et les regrets ; pressé par le temps et rattrapé par l'âge, il s'embrouille en tentant d'embrouiller les autres et se perd dans les méandres de ses amours. Ecrite avec subtilité, cette comédie de boulevard plutôt fine est brillamment interprétée, notamment par le subtil Jean Rochefort, fantastiquement entouré par une distribution féminine d'exception. Ne manquez pas cette farce amère qui n'a pas pris une seule ride et vous divertira tout en vous faisant réfléchir : « comment pourrais-je vivre si tu n'étais pas là ? » !

Tendre poulet :

Réalisé par l'excellent Philippe de Broca en 78 entre 'Julie pot-de-colle' et 'Le cavaleur', avec la collaboration de Michel Audiard et de Georges Delerue, d'après 'Le frelon', un roman de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier, 'Tendre poulet' réunit pour la déjà troisième fois, après 'La mandarine' et 'La vieille fille', le couple Annie Girardot et Philippe Noiret (qui allaient se retrouver dès 80 dans 'On a volé la cuisse de Jupiter', la suite de ce film-ci).

Annie Girardot est un flic en jupons, qui a la tête pleine de vergers et d'enfants, divorcée, une fille adolescente, qui vit dans une grande et belle maison campagnarde dans les environs de Paris avec sa mère et sa tante (Paulette Dubost et Simone Renant). Un beau jour, elle renverse accidentellement l'éminent professeur de grec Philippe Noiret, qui venait de lui couper la route sur son infernal solex, et reconnait en lui un ancien camarade de classe. Le coup de foudre est réciproque, mais la révélation de la profession exercée par Annie crée un certain tumulte dans la tête de Noiret. Très prise par une mystérieuse affaire de meurtres de députés, qui avaient en commun que d'être passés par le lit très accueillant de la mignonne Catherine Alric (révélée par les films de Philippe de Broca), Annie a fort à faire entre le poinçonneur d'élus et l'élu récalcitrant de son cœur...

Avec aussi Hubert Deschamps en concierge, Roger Dumas, Jacques Frantz, Raymond Gérôme et Guy Marchand en collègues flics d'Annie, Monique Tarbès en dame pipi et Georges Wilson en député rageur.

On a volé la cuisse de Jupiter :

Dans ce second volet, Annie Girardot et Philippe Noiret convolent et partent en voyage de noces en Grèce où ils font la connaissance de Francis Perrin, un jeune archéologue français, marié à Catherine Alric (à nouveau de la partie, mais dans un autre rôle, encore que'), qui y fait, en leur présence, une découverte inattendue, celle des fesse de la Vénus d'Héraklios, aussitôt dérobées et que notre bande des quatre s'emploie à récupérer...

Avec aussi Roger Carel en conservateur de musée, Paulette Dubost, toujours dans le rôle de la Maman d'Annie et Marc Dudicourt en commissaire grec à la Francis Blanche.

Un peu moins réussi que le premier volet des aventures sentimentalo-policières de nos deux héros, ce nouveau divertissement, qui demeure toutefois éminemment sympathique, vaut surtout pour sa partie touristique : tourné dans quelques uns des plus beaux endroits de Grèce (y compris du côté des monastères des météores, fondés par un ancien du Mont Athos), il nous fait agréablement voyager en compagnie de deux de nos stars du cinéma français d'alors préférées, ce qui n'est déjà pas si mal !

Les dialogues d'Audiard sont plutôt plats, mais ne nuisent en rien à l'harmonie des deux films qui sont de charmants divertissements, dont la partie strictement policière n'est là évidemment que pour mieux mettre en valeur l'intrigue sentimentale entre nos deux amoureux de choc : Annie n'arrête pas de courir et Noiret de râler, mais entre eux s'est créé un lien indéfectible. Si vous appréciez ces deux formidables comédiens, aujourd'hui décédés, n'ayez aucune hésitation : le plaisir de les retrouver est réel et grand !

Tendre poulet / On a volé la cuisse de Jupiter
Tendre poulet / On a volé la cuisse de Jupiter
DVD ~ Annie Girardot
Proposé par KAPPA MEDIA
Prix : EUR 10,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le tueur des faubourgs a égorgé un marin grec !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tendre poulet / On a volé la cuisse de Jupiter (DVD)
Ce double DVD rassemble les deux films qu'Annie Girardot et Philippe Noiret ont tourné ensemble sous la direction de Philippe de Broca.

Tendre poulet :

Réalisé par l'excellent Philippe de Broca en 78 entre 'Julie pot-de-colle' et 'Le cavaleur', avec la collaboration de Michel Audiard et de Georges Delerue, d'après 'Le frelon', un roman de Jean-Paul Rouland et Claude Olivier, 'Tendre poulet' réunit pour la déjà troisième fois, après 'La mandarine' et 'La vieille fille', le couple Annie Girardot et Philippe Noiret (qui allaient se retrouver dès 80 dans 'On a volé la cuisse de Jupiter', la suite de ce film-ci).

Annie Girardot est un flic en jupons, qui a la tête pleine de vergers et d'enfants, divorcée, une fille adolescente, qui vit dans une grande et belle maison campagnarde dans les environs de Paris avec sa mère et sa tante (Paulette Dubost et Simone Renant). Un beau jour, elle renverse accidentellement l'éminent professeur de grec Philippe Noiret, qui venait de lui couper la route sur son infernal solex, et reconnait en lui un ancien camarade de classe. Le coup de foudre est réciproque, mais la révélation de la profession exercée par Annie crée un certain tumulte dans la tête de Noiret. Très prise par une mystérieuse affaire de meurtres de députés, qui avaient en commun que d'être passés par le lit très accueillant de la mignonne Catherine Alric (révélée par les films de Philippe de Broca), Annie a fort à faire entre le poinçonneur d'élus et l'élu récalcitrant de son cœur...

Avec aussi Hubert Deschamps en concierge, Roger Dumas, Jacques Frantz, Raymond Gérôme et Guy Marchand en collègues flics d'Annie, Monique Tarbès en dame pipi et Georges Wilson en député rageur.

On a volé la cuisse de Jupiter :

Dans ce second volet, Annie Girardot et Philippe Noiret convolent et partent en voyage de noces en Grèce où ils font la connaissance de Francis Perrin, un jeune archéologue français, marié à Catherine Alric (à nouveau de la partie, mais dans un autre rôle, encore que'), qui y fait, en leur présence, une découverte inattendue, celle des fesse de la Vénus d'Héraklios, aussitôt dérobées et que notre bande des quatre s'emploie à récupérer...

Avec aussi Roger Carel en conservateur de musée, Paulette Dubost, toujours dans le rôle de la Maman d'Annie et Marc Dudicourt en commissaire grec à la Francis Blanche.

Un peu moins réussi que le premier volet des aventures sentimentalo-policières de nos deux héros, ce nouveau divertissement, qui demeure toutefois éminemment sympathique, vaut surtout pour sa partie touristique : tourné dans quelques uns des plus beaux endroits de Grèce (y compris du côté des monastères des météores, fondés par un ancien du Mont Athos), il nous fait agréablement voyager en compagnie de deux de nos stars du cinéma français d'alors préférées, ce qui n'est déjà pas si mal !

Les dialogues d'Audiard sont plutôt plats, mais ne nuisent en rien à l'harmonie des deux films qui sont de charmants divertissements, dont la partie strictement policière n'est là évidemment que pour mieux mettre en valeur l'intrigue sentimentale entre nos deux amoureux de choc : Annie n'arrête pas de courir et Noiret de râler, mais entre eux s'est créé un lien indéfectible. Si vous appréciez ces deux formidables comédiens, aujourd'hui décédés, n'ayez aucune hésitation : le plaisir de les retrouver est réel et grand !

Luther - Series 2 [Import anglais]
Luther - Series 2 [Import anglais]
DVD ~ Idris Elba
Prix : EUR 8,87

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Proche de la noyade !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Luther - Series 2 [Import anglais] (DVD)
Idrissa Akuna Elba, dit Idris Elba (né en 72 d'une mère ghanéenne et d'un père de Sierra Leone, de nationalité britannique, mais vivant aux Etats-Unis, qui a joué en France dans 'Belle-Maman' aux côtés de Catherine Deneuve, mais a surtout été révélé par 'Sur écoute' et que l'on a pu voir récemment dans le rôle de l'homme à tout faire du lycée dans lequel enseigne Laura Linney, l'héroïne de 'The big c', golden globe pour son rôle dans 'Luther'), est le flic de choc, avec un petit côté 'justicier dans la ville', de cette série policière britannique en deux saisons de 6 et 4 épisodes de 60mn chacun (une troisième saison est en cours de fabrication).

Nouvelle unité, nouveau chef (l'ancien flic des flics qui fut finalement le seul, après s'être beaucoup interrogé sur Luther et ses méthodes strictement radicales, à tout comprendre -voir le dernier épisode de la première saison-), Luther est désormais affecté à l'unique traque des pires serial-killers.

Dans les deux premiers épisodes (dont la double action s'entremêle), un inquiétant arlequin, en fait un ancien comédien qui n'arrive à tuer et donc à exister que quand il est costumé, bien décidé à commettre quelques actes abominables avant de disparaître définitivement sans laisser de traces, histoire d'entrer dans 'la légende' (tout comme 'Jack l'éventreur' par exemple), empêche Luther de s'occuper comme il le faudrait de la fille d'une connaissance achetée par une sorte de 'Ma Dalton' à la tête d'un réseau de fabrication de films pornographiques particulièrement trashs ; sans parler d'Alice, internée dans un institut psychiatrique après ce qu'elle a fait à la fin du dernier épisode de la première saison et qui s'en évade...

Dans les deux épisodes suivants (dont la double action s'entremêle également), qui sont aussi déjà malheureusement les deux derniers, Luther se retrouve face à un tueur pas comme les autres qui joue ses actes éminemment meurtriers, pratiqués dans la rue, des lieux publics, des bureaux d'entreprise, en plein jour et au milieu de la foule, aux dés et procède comme dans un jeu-vidéo : il s'agit pour lui de gagner des points, d'avancer dans le jeu, de changer d'armes au fur et à mesure (il commence au pistolet à eau rempli d'acide, à la batte de base-ball et au marteau) et bien sûr et surtout de gagner. Et comme Luther ne bénéficie plus de l'aide toujours efficace d'Alice, définitivement partie, et qu'il n'a pas fini de régler l'affaire de la jeune fille qu'il a extraite du réseau pornographique qui l'employait et dont l'un des représentants, particulièrement frappé, fait pression sur lui pour qu'il leur procure des informations que seule la police détient, la pression est une fois de plus particulièrement grande sur les épaules de notre ours des bois...

Une deuxième saison extra courte donc pour Luther, mais après tout il vaut mieux 4 épisodes assez exceptionnels que 22 épisodes moyens : l'ambiance générale de cette série britannique doit autant à celle de 'Suspect n°1' que de 'La fureur dans le sang' : des affaires criminelles particulièrement éprouvantes, un personnage principal étonnamment incisif, mais néanmoins perturbé, flanqué 'une effroyable tueuse amoureuse à la fois plutôt belle, mais aussi définitivement 'mortelle' ; aucun humour, rien que du béton, celui de nos cités de grande solitude qui seul peut engendrer de tels monstres. Si vous aimez l'opaque et le définitif, vous apprécierez 'Luther', sinon vous vous concentrerez plutôt sur des séries policières moins noires !

The Pacific
The Pacific
DVD ~ Joseph Mazzello
Prix : EUR 30,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Faites votre boulot et revenez-nous !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Pacific (DVD)
Produite par Steven Spielberg et Playtone (fondée en 96 par Tom Hanks & Gary Goetzman, cette société a déjà produit 16 longs-métrages pour le grand écran dont 'La guerre selon Charlie Wilson', 'Mamma Mia !' et 'Max et les Maximonstres', ainsi que les feuilletons télévisés 'Frères d'armes', 'Big Love' et 'John Adams') et ce pour HBO, ce qui nous fait déjà trois signatures on ne peut plus prestigieuses, cette ambition feuilleton en dix épisodes de 60mn tourné entièrement en Australie et au budget pharaonique (pour un feuilleton télévisé), mais surtout au ton quasi documentaire, nous entraîne dans le Pacifique aux côtés de trois Marines que nous suivons durant les batailles historiques de Guadalcanal, Peleliu, Iwo Jima et Okinawa entre 42 et 45 ; des batailles qui ont plus d'une fois été illustrées au cinéma ('Les diables de Guadalcanal' de Nicholas Ray en 51 avec John Wayne, 'Iwo Jima' d'Allan Dwan en 50 avec encore John Wayne, 'Okinawa' de Lewis Milestone en 51 avec Richard Widmark qui fut l'un des premiers films de guerre d'antan à montrer les conséquences psychologiques de la guerre sur les hommes qui la font, et bien d'autres), mais jamais avec cette intensité, véracité et donc cruauté : c'est le vrai visage de la guerre qui est montré dans 'The Pacific' et c'est ce qui en fait la force et l'intérêt.

Principalement interprété par trois acteurs américains pas très connus chez nous, mais qui ne sont en rien des débutants : James Badge Dale ('24 heures chrono 3', 'Les experts', 'Les infiltrés'), Joseph Mazzello ('Jurassic Park', 'La rivière sauvage', 'Le monde perdu', 'The social network') et Jon Seda ('L'armée des douze singes', 'New-York 911', 'Bad Boys 2'), 'The Pacific' ne nous épargne rien des combats brutaux et sauvages qui marquèrent la campagne du Pacifique sur les plages et dans les jungles des si nombreuse îles du front océanique.

Deux épisodes sont consacrés à la bataille de Guadalcanal, le troisième est un épisode 'de repos' à Melbourne, que suit un épisode dans les îles Birmarck, avant trois épisodes entiers consacrés à la bataille de Peleliu, la plus sanglante de toute cette guerre, qui vit quelques 20.000 hommes mourir de part et d'autre sur cette minuscule île de corail située à l'est des Philippines, un épisode autour de la bataille d'Iwo Jima et un avant-dernier autour de celle d'Okinawa et enfin l'épisode final du retour à la maison de ceux qui avaient survécu.

Extrêmement documenté, ce feuilleton, qui alterne scènes de la vie quotidienne des soldats et batailles sanglantes d'un réalisme saisissant, montre de quelle manière la guerre (quelle qu'elle soit) affecte des hommes, jamais préparés à l'enfer qu'ils ont à affronter, qui doivent faire face à la chaleur, à l'humidité, à la pluie, à la boue, à la jungle, aux maladies tropicales, à un ennemi fanatisé, mais surtout à leur propres peurs et faiblesses et à leur propre violence, aux exactions dont ils sont eux-mêmes capables, pris dans l'engrenage de quelque chose qui les dépasse et les broie : si faire la guerre est parfois une nécessité, ce n'est strictement jamais une 'partie de plaisir' : personne n'en revient jamais indemne. C'est la force de ce feuilleton que de le démontrer et c'est pourquoi il ne faut surtout pas faire l'impasse sur ce quasi documentaire à la fois époustouflant et bouleversant !

Capitalism: A Love Story
Capitalism: A Love Story
DVD ~ Michael Moore
Prix : EUR 9,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La chute de l'empire américain !, 12 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Capitalism: A Love Story (DVD)
Réalisé en 2009 par le flingueur moqueur de Flint dans le Michigan (dont il est à nouveau question dans ce nième brûlot), 'Capitalism : a love story' est le dernier 'docurâleur' en date de notre mordant trublion du grand et du petit écran américain.

L'idée de départ du capitalisme était de prendre et de donner, dans un esprit d'équité ; mais ce rêve est devenu entre-temps un cauchemar, qui explique la révolte de ceux qui n'ont rien contre ceux qui ont tout : la Bourse et les entreprises sont désormais aux commandes ; l'infrastructure industrielle est petit à petit démantelée ; les sociétés font de plus en plus de profits, mais supprime les emplois ; le monde de l'économie ne s'intéresse plus qu'au profit à court terme ; entre ce que disent les politiques et ce qui se passe, il y a des fossés (ce sont les sujets illustrés par les différents volets du documentaire).

Le capitalisme, qui était censé gérer, ne fait plus que générer, de la déprime. Il est devenu le Mal absolu : tout est une marchandise et tout est exploitable ; il n'y a plus de règles, plus de limites. L'économie finance les politiques et ce faisant les achète, les manipule pendant qu'ils sont en fonction et les récupère quand ils ne le sont plus, en attendant qu'ils fassent leur éventuel come-back ; tout n'est plus qu'envoi et renvoi d'ascenseurs, dans le seul intérêt de ceux qui en contrôlent le fonctionnement.

La situation nous échappe. Alors qu'est-ce qui peut nous sauver ? La colère, l'indignation, la révolte qui peut et doit en naître.

Evidemment, Michael Moore est un abominable manipulateur et un provocateur avant tout, mais ce bouffon cathodique populiste et sensationnaliste a quand même le mérite de dire les choses comme elles sont et le scénario-catastrophe de son film, qui illustre le carnage capitaliste, a tout des trompettes de l'Apocalypse. Aussi si vous avez les yeux qui brûlent et de premières nausées, prenez donc un peu de Michael Moore, mais sans dépasser les doses prescrites : ça devrait vous aider à y voir un peu plus clair !

Bonus : plusieurs très éclairantes interviews complémentaires très posées qui nous donnent à voir Michael Moore de son meilleur côté : calme, réfléchi et sensé : l'homme ne fait que se servir de certaines armes pour mieux se faire entendre : la cacophonie est grande en cette fin de règne du capitalisme...

Page : 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11-20