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Le voyageur immobile
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Once Upon a Time in the West [Import USA Zone 1]
Once Upon a Time in the West [Import USA Zone 1]
DVD ~ Henry Fonda

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'opéra sauvage !, 12 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Once Upon a Time in the West [Import USA Zone 1] (DVD)
Après une pause d'un an, Sergio Leone réalise en 1968 un nouveau western, tourné cette fois-ci pour la 'Paramount' (c'est pourquoi il n'existe pas de coffret regroupant les films de 'la trilogie des dollars' et celui-ci, les droits des premiers appartenant à 'United Artists' ; de même qu'il n'existe pas de coffret regroupant la trilogie des 'Il était une fois', les droits du premier appartenant à la 'Paramount', du second à 'United Artists' et ceux du dernier à la 'Warner') et ce pour un budget global de $3.000.000 (ses trois premiers westerns avaient coûtés $200.000, $600.000 et $1.300.000). Tourné comme d'habitude en Italie (pour les scènes d'intérieur) et en Espagne (pour les scènes d'extérieur), le film comporte toutefois cette fois-ci quelques images tournées pour la toute première fois aux Etats-Unis, en l'occurrence à Monument Valley, le fameux site des Navajos tant filmé par John Ford avec John Wayne.

Au départ, Leone, qui venait de tourner trois westerns coup sur coup (en 1964,1965 et 1966), et qui en avait donc un peu assez de ce sujet-là, avait décidé de s'intéresser cette fois-ci à l'Amérique de la prohibition et des gangsters, mais ses nouveaux producteurs américains ne l'entendirent pas de cette oreille : ils voulurent un nouveau western. Et donc, avec la collaboration du jeune critique de cinéma Dario Argento (qui tout comme Leone allait donner ses lettres de noblesse à un autre genre cinématographique italien, le giallo, resucée du film de suspense à l'américaine mâtiné d'horreur, dès 1970 avec 'L'oiseau au plumage de cristal'), qui lui présenta le jeune cinéaste Bernardo Bertolucci, Leone décida de tourner le western absolu, une fresque cinématographique sur 'la naissance d'une nation'. Ecrit au départ par les trois compères, puis entièrement revu et amélioré par Sergio Donati, 'Il était une fois dans l'Ouest' allait marquer une nouvelle étape dans la carrière de Sergio Leone : d'une facture plus classique, plus américaine, que ses trois westerns précédents, uniquement interprété par des stars : Charles Bronson (qui s'était vu confié son premier premier rôle dès 1958 dans 'Mitraillette Kelly' et avait déjà joué alors dans 'Les sept mercenaires', 'La grande évasion' et 'Les douze salopards'), Claudia Cardinale (qui jouait depuis 1955 et avait déjà principalement interprété des films de légende comme 'Rocco et ses frères', 'Cartouche' ou 'Le guépard', et même déjà œuvré aux Etats-Unis dans 'Les centurions' ou 'Les professionnels'), Jason Robards (qui était un acteur de théâtre très connu qui venait d'incarner le mythique gangster Al Capone dans 'L'affaire Al Capone' de Roger Corman ainsi que le légendaire Doc Holliday dans 'Sept secondes en enfer' de John Sturges ), Gabriele Ferzetti (actif depuis 1942, le célèbre acteur italien avait à son palmarès des films comme 'Fabiola', 'L'aventura', 'Trois chambres à Manhattan' ou 'La Bible' ; il est surtout connu en France pour son rôle récurrent de 'Nono' à la télévision dans 'Une famille formidable') et bien sûr le géant Henry Fonda (déjà 63 ans alors et qui prit goût aux rôles de méchants, puisqu'on le vit ensuite dans l'excellent western américain, très influencé par le western spaghetti, 'Le reptile' de Joseph Leo Mankiewicz, ainsi que dans 'Mon nom est Personne' à nouveau en Italie sous la direction de Tonino Valerii, une production de Sergio Leone qui en a réalisé certaines scènes), bénéficiant de plus beaux décors et d'une plus belle image, et sans la cour des miracles (personnages édentés et cie) des longs-métrages précédents, ce film-ci, beaucoup plus soigné, permit à Sergio Leone de faire véritablement son entrée dans la cour des grands. Il eut toutefois moins de succès que les films de la 'trilogie des dollars' dont le troisième volet, 'Le bon, la brute et le truand', beaucoup plus original et intéressant, demeure le point d'orgue.

A l'heure où le chemin de fer, venu de l'Est, ouvre la voie de l'Ouest et signe la fin d'une époque, celle des pistoleros, en amenant le monde moderne, des affaires et donc de l'argent, autrement dit capitaliste, à supplanter l'Ouest immense, désert et sans frontières où tout s'était longtemps réglé face à face à coups de révolver, Charles Bronson arrive en ville pour un dernier règlement de comptes. Pendant que son nouveau mari et les enfants de celui-ci se font trucider par Henry Fonda et sa bande de longs manteaux au service du chemin de fer censé passer sur ses terres, Claudia Cardinale, la plus belle prostituée de la Nouvelle-Orléans, vient prendre possession de son nouveau bien, séduit Jason Robards, le voyou de la région auquel Henry Fonda tente de faire endosser le massacre de Sweetwater, et tombe sous le charme du vengeur solitaire, l'homme à l'harmonica, qui ne fera toutefois que passer, comme il se doit, abandonnant la veuve à son nouvel emploi de Madelon.

Des décors très travaillés, de superbes images, la splendide musique d'Ennio Morricone, le fait que cette fois-ci il y ait bien un véritable héros dans le film (alors que dans les films précédents, les personnages principaux n'étaient mus que par leur intérêt financier) et, pour le première fois, une femme, autour de laquelle tourne une grande partie de l'histoire racontée, font d''Il était une fois dans l'Ouest' (dont le titre original signifie en fait 'Il était une fois l'Ouest') un film-bilan sur l'histoire de l'Ouest digne des grands classiques américains du genre : Sergio Leone, le père fondateur du western à l'italienne venait de signer son premier film plus américain qu'italien !

Il etait une fois dans l'ouest - Edition collector 2 DVD
Il etait une fois dans l'ouest - Edition collector 2 DVD
DVD ~ Henry Fonda
Proposé par collectionmarie
Prix : EUR 35,20

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 L'opéra sauvage !, 12 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il etait une fois dans l'ouest - Edition collector 2 DVD (DVD)
Après une pause d'un an, Sergio Leone réalise en 1968 un nouveau western, tourné cette fois-ci pour la 'Paramount' (c'est pourquoi il n'existe pas de coffret regroupant les films de 'la trilogie des dollars' et celui-ci, les droits des premiers appartenant à 'United Artists' ; de même qu'il n'existe pas de coffret regroupant la trilogie des 'Il était une fois', les droits du premier appartenant à la 'Paramount', du second à 'United Artists' et ceux du dernier à la 'Warner') et ce pour un budget global de $3.000.000 (ses trois premiers westerns avaient coûtés $200.000, $600.000 et $1.300.000). Tourné comme d'habitude en Italie (pour les scènes d'intérieur) et en Espagne (pour les scènes d'extérieur), le film comporte toutefois cette fois-ci quelques images tournées pour la toute première fois aux Etats-Unis, en l'occurrence à Monument Valley, le fameux site des Navajos tant filmé par John Ford avec John Wayne.

Au départ, Leone, qui venait de tourner trois westerns coup sur coup (en 1964,1965 et 1966), et qui en avait donc un peu assez de ce sujet-là, avait décidé de s'intéresser cette fois-ci à l'Amérique de la prohibition et des gangsters, mais ses nouveaux producteurs américains ne l'entendirent pas de cette oreille : ils voulurent un nouveau western. Et donc, avec la collaboration du jeune critique de cinéma Dario Argento (qui tout comme Leone allait donner ses lettres de noblesse à un autre genre cinématographique italien, le giallo, resucée du film de suspense à l'américaine mâtiné d'horreur, dès 1970 avec 'L'oiseau au plumage de cristal'), qui lui présenta le jeune cinéaste Bernardo Bertolucci, Leone décida de tourner le western absolu, une fresque cinématographique sur 'la naissance d'une nation'. Ecrit au départ par les trois compères, puis entièrement revu et amélioré par Sergio Donati, 'Il était une fois dans l'Ouest' allait marquer une nouvelle étape dans la carrière de Sergio Leone : d'une facture plus classique, plus américaine, que ses trois westerns précédents, uniquement interprété par des stars : Charles Bronson (qui s'était vu confié son premier premier rôle dès 1958 dans 'Mitraillette Kelly' et avait déjà joué alors dans 'Les sept mercenaires', 'La grande évasion' et 'Les douze salopards'), Claudia Cardinale (qui jouait depuis 1955 et avait déjà principalement interprété des films de légende comme 'Rocco et ses frères', 'Cartouche' ou 'Le guépard', et même déjà œuvré aux Etats-Unis dans 'Les centurions' ou 'Les professionnels'), Jason Robards (qui était un acteur de théâtre très connu qui venait d'incarner le mythique gangster Al Capone dans 'L'affaire Al Capone' de Roger Corman ainsi que le légendaire Doc Holliday dans 'Sept secondes en enfer' de John Sturges ), Gabriele Ferzetti (actif depuis 1942, le célèbre acteur italien avait à son palmarès des films comme 'Fabiola', 'L'aventura', 'Trois chambres à Manhattan' ou 'La Bible' ; il est surtout connu en France pour son rôle récurrent de 'Nono' à la télévision dans 'Une famille formidable') et bien sûr le géant Henry Fonda (déjà 63 ans alors et qui prit goût aux rôles de méchants, puisqu'on le vit ensuite dans l'excellent western américain, très influencé par le western spaghetti, 'Le reptile' de Joseph Leo Mankiewicz, ainsi que dans 'Mon nom est Personne' à nouveau en Italie sous la direction de Tonino Valerii, une production de Sergio Leone qui en a réalisé certaines scènes), bénéficiant de plus beaux décors et d'une plus belle image, et sans la cour des miracles (personnages édentés et cie) des longs-métrages précédents, ce film-ci, beaucoup plus soigné, permit à Sergio Leone de faire véritablement son entrée dans la cour des grands. Il eut toutefois moins de succès que les films de la 'trilogie des dollars' dont le troisième volet, 'Le bon, la brute et le truand', beaucoup plus original et intéressant, demeure le point d'orgue.

A l'heure où le chemin de fer, venu de l'Est, ouvre la voie de l'Ouest et signe la fin d'une époque, celle des pistoleros, en amenant le monde moderne, des affaires et donc de l'argent, autrement dit capitaliste, à supplanter l'Ouest immense, désert et sans frontières où tout s'était longtemps réglé face à face à coups de révolver, Charles Bronson arrive en ville pour un dernier règlement de comptes. Pendant que son nouveau mari et les enfants de celui-ci se font trucider par Henry Fonda et sa bande de longs manteaux au service du chemin de fer censé passer sur ses terres, Claudia Cardinale, la plus belle prostituée de la Nouvelle-Orléans, vient prendre possession de son nouveau bien, séduit Jason Robards, le voyou de la région auquel Henry Fonda tente de faire endosser le massacre de Sweetwater, et tombe sous le charme du vengeur solitaire, l'homme à l'harmonica, qui ne fera toutefois que passer, comme il se doit, abandonnant la veuve à son nouvel emploi de Madelon.

Des décors très travaillés, de superbes images, la splendide musique d'Ennio Morricone, le fait que cette fois-ci il y ait bien un véritable héros dans le film (alors que dans les films précédents, les personnages principaux n'étaient mus que par leur intérêt financier) et, pour le première fois, une femme, autour de laquelle tourne une grande partie de l'histoire racontée, font d''Il était une fois dans l'Ouest' (dont le titre original signifie en fait 'Il était une fois l'Ouest') un film-bilan sur l'histoire de l'Ouest digne des grands classiques américains du genre : Sergio Leone, le père fondateur du western à l'italienne venait de signer son premier film plus américain qu'italien !

Il etait une fois dans Ouest edition simple
Il etait une fois dans Ouest edition simple
DVD ~ Charles Bronson

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 L'opéra sauvage !, 12 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il etait une fois dans Ouest edition simple (DVD)
Après une pause d'un an, Sergio Leone réalise en 1968 un nouveau western, tourné cette fois-ci pour la 'Paramount' (c'est pourquoi il n'existe pas de coffret regroupant les films de 'la trilogie des dollars' et celui-ci, les droits des premiers appartenant à 'United Artists' ; de même qu'il n'existe pas de coffret regroupant la trilogie des 'Il était une fois', les droits du premier appartenant à la 'Paramount', du second à 'United Artists' et ceux du dernier à la 'Warner') et ce pour un budget global de $3.000.000 (ses trois premiers westerns avaient coûtés $200.000, $600.000 et $1.300.000). Tourné comme d'habitude en Italie (pour les scènes d'intérieur) et en Espagne (pour les scènes d'extérieur), le film comporte toutefois cette fois-ci quelques images tournées pour la toute première fois aux Etats-Unis, en l'occurrence à Monument Valley, le fameux site des Navajos tant filmé par John Ford avec John Wayne.

Au départ, Leone, qui venait de tourner trois westerns coup sur coup (en 1964,1965 et 1966), et qui en avait donc un peu assez de ce sujet-là, avait décidé de s'intéresser cette fois-ci à l'Amérique de la prohibition et des gangsters, mais ses nouveaux producteurs américains ne l'entendirent pas de cette oreille : ils voulurent un nouveau western. Et donc, avec la collaboration du jeune critique de cinéma Dario Argento (qui tout comme Leone allait donner ses lettres de noblesse à un autre genre cinématographique italien, le giallo, resucée du film de suspense à l'américaine mâtiné d'horreur, dès 1970 avec 'L'oiseau au plumage de cristal'), qui lui présenta le jeune cinéaste Bernardo Bertolucci, Leone décida de tourner le western absolu, une fresque cinématographique sur 'la naissance d'une nation'. Ecrit au départ par les trois compères, puis entièrement revu et amélioré par Sergio Donati, 'Il était une fois dans l'Ouest' allait marquer une nouvelle étape dans la carrière de Sergio Leone : d'une facture plus classique, plus américaine, que ses trois westerns précédents, uniquement interprété par des stars : Charles Bronson (qui s'était vu confié son premier premier rôle dès 1958 dans 'Mitraillette Kelly' et avait déjà joué alors dans 'Les sept mercenaires', 'La grande évasion' et 'Les douze salopards'), Claudia Cardinale (qui jouait depuis 1955 et avait déjà principalement interprété des films de légende comme 'Rocco et ses frères', 'Cartouche' ou 'Le guépard', et même déjà œuvré aux Etats-Unis dans 'Les centurions' ou 'Les professionnels'), Jason Robards (qui était un acteur de théâtre très connu qui venait d'incarner le mythique gangster Al Capone dans 'L'affaire Al Capone' de Roger Corman ainsi que le légendaire Doc Holliday dans 'Sept secondes en enfer' de John Sturges ), Gabriele Ferzetti (actif depuis 1942, le célèbre acteur italien avait à son palmarès des films comme 'Fabiola', 'L'aventura', 'Trois chambres à Manhattan' ou 'La Bible' ; il est surtout connu en France pour son rôle récurrent de 'Nono' à la télévision dans 'Une famille formidable') et bien sûr le géant Henry Fonda (déjà 63 ans alors et qui prit goût aux rôles de méchants, puisqu'on le vit ensuite dans l'excellent western américain, très influencé par le western spaghetti, 'Le reptile' de Joseph Leo Mankiewicz, ainsi que dans 'Mon nom est Personne' à nouveau en Italie sous la direction de Tonino Valerii, une production de Sergio Leone qui en a réalisé certaines scènes), bénéficiant de plus beaux décors et d'une plus belle image, et sans la cour des miracles (personnages édentés et cie) des longs-métrages précédents, ce film-ci, beaucoup plus soigné, permit à Sergio Leone de faire véritablement son entrée dans la cour des grands. Il eut toutefois moins de succès que les films de la 'trilogie des dollars' dont le troisième volet, 'Le bon, la brute et le truand', beaucoup plus original et intéressant, demeure le point d'orgue.

A l'heure où le chemin de fer, venu de l'Est, ouvre la voie de l'Ouest et signe la fin d'une époque, celle des pistoleros, en amenant le monde moderne, des affaires et donc de l'argent, autrement dit capitaliste, à supplanter l'Ouest immense, désert et sans frontières où tout s'était longtemps réglé face à face à coups de révolver, Charles Bronson arrive en ville pour un dernier règlement de comptes. Pendant que son nouveau mari et les enfants de celui-ci se font trucider par Henry Fonda et sa bande de longs manteaux au service du chemin de fer censé passer sur ses terres, Claudia Cardinale, la plus belle prostituée de la Nouvelle-Orléans, vient prendre possession de son nouveau bien, séduit Jason Robards, le voyou de la région auquel Henry Fonda tente de faire endosser le massacre de Sweetwater, et tombe sous le charme du vengeur solitaire, l'homme à l'harmonica, qui ne fera toutefois que passer, comme il se doit, abandonnant la veuve à son nouvel emploi de Madelon.

Des décors très travaillés, de superbes images, la splendide musique d'Ennio Morricone, le fait que cette fois-ci il y ait bien un véritable héros dans le film (alors que dans les films précédents, les personnages principaux n'étaient mus que par leur intérêt financier) et, pour le première fois, une femme, autour de laquelle tourne une grande partie de l'histoire racontée, font d''Il était une fois dans l'Ouest' (dont le titre original signifie en fait 'Il était une fois l'Ouest') un film-bilan sur l'histoire de l'Ouest digne des grands classiques américains du genre : Sergio Leone, le père fondateur du western à l'italienne venait de signer son premier film plus américain qu'italien !

Muraqqa', Tome 1 : Vêtue par le ciel
Muraqqa', Tome 1 : Vêtue par le ciel
par Emilio Ruiz
Edition : Album
Prix : EUR 13,21

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quand la mémoire s'embrase !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Muraqqa', Tome 1 : Vêtue par le ciel (Album)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 cette toute nouvelle série en quatre volumes, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'Empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Muraqqa 1 : vêtue par le ciel' (2011) - 46 pages en couleur directe (ce qui nous vaut de bien belles aquarelles) :

Priti est une Jaïn (une très ancienne religion qui compte quelques 12mio de fidèles de par le monde, essentiellement en Inde, et qui prône une vision, une connaissance et une conduite justes) qui a appris à peindre des enluminures (dessins ou peintures destinés à illustrer des textes manuscrits) dans une école financée par l'empire moghol (fondé au début du XIV° siècle en Inde par des musulmans turco-mongols persanisés). Son travail ayant été remarqué par le grand eunuque de la Reine, Priti est 'invitée' à rejoindre le harem de l'Empereur au fort d'Agra, siège de la cour, afin d'y réaliser un muraqqa' (un livre composé de miniatures) sur la vie des femmes au gynécée, ce labyrinthe de sensualité qui est autant un lieu de complots, voire de crimes que de séduction...

Ana Mirallès se plaît apparemment en Inde puisqu'aussi bien le troisième cycle de 'Djinn' que cette nouvelle série voient leur action s'y dérouler, même si c'est à des époques très différentes. Nostalgique peut-être de l'ambiance des harems dans laquelle elle a baignée pour les quatre premiers volets de 'Djinn ' le premier cycle', elle nous replonge, en prenant son temps (c'était peut-être son but premier), au cœur même de l'un de ces zenanas de légende qui regroupaient des centaines de femmes de tous âges, classes, races et religions, et dont les concubines les plus appréciées disposaient carrément de leur propre palais avec domestiques à l'intérieur de l'enceinte du harem, qui était une véritable petite ville à l'intérieur de la grande. Moins érotique et sans personnages aussi marquants que 'Djinn' (pour le moment), mais magnifiquement peint, 'Muraqqa'' ravira les esthètes !

Muraqqa', Tome 1 : Vêtue par le ciel
Muraqqa', Tome 1 : Vêtue par le ciel
par Emilio Ruiz
Edition : Album
Prix : EUR 23,75

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quand la mémoire s, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Muraqqa', Tome 1 : Vêtue par le ciel (Album)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 cette toute nouvelle série en quatre volumes, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'Empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Muraqqa 1 : vêtue par le ciel' (2011) - 46 pages en couleur directe (ce qui nous vaut de bien belles aquarelles) + 16 pages de croquis et d'aquarelles en N&B et en couleur, dos toilé :

Priti est une Jaïn (une très ancienne religion qui compte quelques 12mio de fidèles de par le monde, essentiellement en Inde, et qui prône une vision, une connaissance et une conduite justes) qui a appris à peindre des enluminures (dessins ou peintures destinés à illustrer des textes manuscrits) dans une école financée par l'empire moghol (fondé au début du XIV° siècle en Inde par des musulmans turco-mongols persanisés). Son travail ayant été remarqué par le grand eunuque de la Reine, Priti est 'invitée' à rejoindre le harem de l'Empereur au fort d'Agra, siège de la cour, afin d'y réaliser un muraqqa' (un livre composé de miniatures) sur la vie des femmes au gynécée, ce labyrinthe de sensualité qui est autant un lieu de complots, voire de crimes que de séduction...

Ana Mirallès se plaît apparemment en Inde puisqu'aussi bien le troisième cycle de 'Djinn' que cette nouvelle série voient leur action s'y dérouler, même si c'est à des époques très différentes. Nostalgique peut-être de l'ambiance des harems dans laquelle elle a baignée pour les quatre premiers volets de 'Djinn ' le premier cycle', elle nous replonge, en prenant son temps (c'était peut-être son but premier), au cœur même de l'un de ces zenanas de légende qui regroupaient des centaines de femmes de tous âges, classes, races et religions, et dont les concubines les plus appréciées disposaient carrément de leur propre palais avec domestiques à l'intérieur de l'enceinte du harem, qui était une véritable petite ville à l'intérieur de la grande. Moins érotique et sans personnages aussi marquants que 'Djinn' (pour le moment), mais magnifiquement peint, 'Muraqqa'' ravira les esthètes !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 15, 2012 8:50 AM MEST


Coffret Pavillon Plaisirs
Coffret Pavillon Plaisirs
par Anna Miralles
Edition : Relié
Prix : EUR 23,66

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les dieux dansent, les sages se taisent !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Coffret Pavillon Plaisirs (Relié)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le Français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 une toute nouvelle série, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Djinn' est une saga qui comprend, à l'heure actuelle, 3 cycles :

- Le cycle ottoman de 4 volumes + 1 artbook

- Le cycle africain de 5 volumes + 1 artbook

- Le cycle indien (dont l'action se déroule entre les deux cycles précédents), qui comprend pour le moment 1 volume, en l'occurrence celui-ci :

'Djinn 10 : le pavillon des plaisirs' (2010) - 54 pages en couleur directe (ce qui nous vaut de bien belles aquarelles) + ,dans cette édition spéciale, un jeu des 22 arcanes principaux du tarot à l'image des personnages les plus marquants de l'ensemble de la saga (depuis le tome 1 donc), ainsi qu'un tout petit guide (de six pages) d'utilisation de ce jeu de tarot :

Nous retrouvons Lord et Lady Nelson et Jade aux Indes, invités par le Maharadjah d'Eschnapur, que Lord Nelson a connu en Angleterre où celui-ci a fait ses études. Le Maharadjah, qui est l'allié des Anglais, se prépare à épouser Tamila, la fille du colonel Sing, qui défie les occupants de la Couronne britannique depuis déjà trois ans. La mère du Maharadjah, la Rani, qui déteste les sujets de Sa Majesté, mais dont l'influence s'arrête au seuil de la chambre à coucher de son fils, et qui compte sur Tamila pour faire de celui-ci l'ennemi des Anglais, offre à Jade la clé du pavillon des plaisirs, afin que celle-ci y initie l'encore vierge Tamila au pouvoir qui passe par les corps...

'Djinn - le troisième cycle' est une fresque sur la fin d'une époque, celle des derniers Maharadjahs, dans leurs palais des mille et une nuits, qui furent autant des lieux de complots, voire de crimes que de séduction, face à l'occupant britannique. Et c'est bien sûr aussi une réflexion sur les jeux de pouvoir : qui, du maître ou de l'esclave, du colonisateur ou du colonisé, le détient : le corps de la Femme restera toujours le pouvoir suprême devant lequel l'Homme ne pourra s'empêcher de plier. 'Djinn' est une porte ouverte sur les fantasmes, un caillou dans les eaux dormantes de nos libidos. Et si vous preniez un peu de ce puissant aphrodisiaque ?

Djinn, tome 10 : Le pavillon des plaisirs
Djinn, tome 10 : Le pavillon des plaisirs
par Anna Miralles
Edition : Relié
Prix : EUR 11,39

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les dieux dansent, les sages se taisent !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Djinn, tome 10 : Le pavillon des plaisirs (Relié)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le Français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 une toute nouvelle série, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Djinn' est une saga qui comprend, à l'heure actuelle, 3 cycles :

- Le cycle ottoman de 4 volumes + 1 artbook

- Le cycle africain de 5 volumes + 1 artbook

- Le cycle indien (dont l'action se déroule entre les deux cycles précédents), qui comprend pour le moment 1 volume, en l'occurrence celui-ci :

'Djinn 10 : le pavillon des plaisirs' (2010) - 54 pages en couleur directe (ce qui nous vaut de bien belles aquarelles) :

Nous retrouvons Lord et Lady Nelson et Jade aux Indes, invités par le Maharadjah d'Eschnapur, que Lord Nelson a connu en Angleterre où celui-ci a fait ses études. Le Maharadjah, qui est l'allié des Anglais, se prépare à épouser Tamila, la fille du colonel Sing, qui défie les occupants de la Couronne britannique depuis déjà trois ans. La mère du Maharadjah, la Rani, qui déteste les sujets de Sa Majesté, mais dont l'influence s'arrête au seuil de la chambre à coucher de son fils, et qui compte sur Tamila pour faire de celui-ci l'ennemi des Anglais, offre à Jade la clé du pavillon des plaisirs, afin que celle-ci y initie l'encore vierge Tamila au pouvoir qui passe par les corps...

'Djinn - le troisième cycle' est une fresque sur la fin d'une époque, celle des derniers Maharadjahs, dans leurs palais des mille et une nuits, qui furent autant des lieux de complots, voire de crimes que de séduction, face à l'occupant britannique. Et c'est bien sûr aussi une réflexion sur les jeux de pouvoir : qui, du maître ou de l'esclave, du colonisateur ou du colonisé, le détient : le corps de la Femme restera toujours le pouvoir suprême devant lequel l'Homme ne pourra s'empêcher de plier. 'Djinn' est une porte ouverte sur les fantasmes, un caillou dans les eaux dormantes de nos libidos. Et si vous preniez un peu de ce puissant aphrodisiaque ?

Djinn intégrale - cycle 2
Djinn intégrale - cycle 2
par Dufaux
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'alliance sacrée !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Djinn intégrale - cycle 2 (Relié)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le Français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 une toute nouvelle série, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Djinn' est une saga qui comprend, à l'heure actuelle, 3 cycles :

- Le cycle ottoman de 4 volumes + 1 artbook

- Le cycle africain de 5 volumes + 1 artbook

- Le cycle indien qui comprend pour le moment 1 volume

Le cycle africain :

Dans le premier volet, nous retrouvons Lord et Lady Nelson et Jade et leur enfant après guerre. Riches du trésor du Sultan noir, ils entament un tour du monde qui les conduit, dans un premier temps, en Afrique noire. Jade y est très vite remarquée : elle porte à l'oreille une perle noire qui est en fait celle d'Anaktu, la déesse des fièvres, volée autrefois par les hommes du Sultan. Ce que Jade ignore, c'est que les Orushi, les anciens disciples d'Anaktu, ont pris le sentier de la guerre, avec pour objectif de chasser définitivement les blancs qu'ils massacrent allégrement. Persuadés que Jade est la réincarnation de leur déesse, les Orushi l'enlèvent...

Dans le second volet, nous retrouvons, à notre époque, Kim, la petite-fille de la djinn Jade, toujours encore sur la trace du trésor de ses grands-parents et donc maintenant, à son tour, en Afrique noire. Un Maharadjah (le troisième cycle reviendra sur la partie indienne de toute cette histoire) lui a avancé l'argent grâce auquel elle va tenter de retrouver la fameuse perle noire : celle-ci contient un élixir qui seul permettra à une aïeule du Maharadjah, qui a cessé de grandir à partir de l'âge de 12 ans et qui vit encore, de poursuivre normalement sa croissance et sa vie...

Dans le troisième volet, nous sommes de retour dans le passé : Lady Nelson, qui elle n'avait pas été enlevée par les Orushis, monte une expédition pour retrouver son mari, enlevé en même temps que Jade, et surtout celle-ci, qui obsède littéralement Miranda...

Dans le quatrième volet, nous naviguons à nouveau entre les deux époques (comme dans chaque album du premier cycle, procédé qui avait été abandonné jusque là dans ce deuxième cycle) : dans le passé, Jade commence enfin de réussir à se défaire de l'emprise d'Anaktu, sans abandonner pour autant sa mainmise sur les Orushis ; au présent, Kim se rapproche de son but, mais à quel prix...

Dans le cinquième et ultime volet de ce second cycle des destinées érotico-oniriques et fantastico-aventureuses de Jade et de Kim, la première, étrangère aux lois des Blancs comme aux révoltes des Noirs, fait revivre la légende du Roi Gorille, l'alliance sacrée qui va permettre le retour au calme et à la tranquillité, pendant que la seconde, qui s'était un peu trop penchée sur son passé et avait manqué de se faire engloutir par celui-ci, va enfin aboutir dans sa quête...

'Djinn - le deuxième cycle' est une fresque sur la fin d'une autre époque, celle des colonies. Et c'est bien sûr aussi une nouvelle réflexion sur les jeux de pouvoir : qui, du colonisateur ou du colonisé, le détient, d'autant plus que c'est le corps de la Femme qui restera toujours le pouvoir suprême devant lequel l'Homme ne pourra s'empêcher de plier. Récit sur le pouvoir et le sexe, 'Djinn - le deuxième cycle' est dur et violent, à l'image du continent noir, constamment agité par des luttes intestines, toujours en mouvement, comme la lave des volcans, un continent qui baigne dans la sueur, l'inconfort et les doutes. Mais bien sûr 'Djinn - le deuxième cycle' reste avant tout une porte ouverte sur les fantasmes, un caillou dans les eaux dormantes de nos libidos. Et si vous preniez un peu de ce puissant aphrodisiaque ?

Djinn Coffret Djinn Cycle 2
Djinn Coffret Djinn Cycle 2
par Dufaux/Miralles
Edition : Relié

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 L'alliance sacrée !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Djinn Coffret Djinn Cycle 2 (Relié)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le Français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 une toute nouvelle série, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Djinn' est une saga qui comprend, à l'heure actuelle, 3 cycles :

- Le cycle ottoman de 4 volumes + 1 artbook

- Le cycle africain de 5 volumes + 1 artbook

- Le cycle indien qui comprend pour le moment 1 volume

Le cycle africain :

Dans le premier volet, nous retrouvons Lord et Lady Nelson et Jade et leur enfant après guerre. Riches du trésor du Sultan noir, ils entament un tour du monde qui les conduit, dans un premier temps, en Afrique noire. Jade y est très vite remarquée : elle porte à l'oreille une perle noire qui est en fait celle d'Anaktu, la déesse des fièvres, volée autrefois par les hommes du Sultan. Ce que Jade ignore, c'est que les Orushi, les anciens disciples d'Anaktu, ont pris le sentier de la guerre, avec pour objectif de chasser définitivement les blancs qu'ils massacrent allégrement. Persuadés que Jade est la réincarnation de leur déesse, les Orushi l'enlèvent...

Dans le second volet, nous retrouvons, à notre époque, Kim, la petite-fille de la djinn Jade, toujours encore sur la trace du trésor de ses grands-parents et donc maintenant, à son tour, en Afrique noire. Un Maharadjah (le troisième cycle reviendra sur la partie indienne de toute cette histoire) lui a avancé l'argent grâce auquel elle va tenter de retrouver la fameuse perle noire : celle-ci contient un élixir qui seul permettra à une aïeule du Maharadjah, qui a cessé de grandir à partir de l'âge de 12 ans et qui vit encore, de poursuivre normalement sa croissance et sa vie...

Dans le troisième volet, nous sommes de retour dans le passé : Lady Nelson, qui elle n'avait pas été enlevée par les Orushis, monte une expédition pour retrouver son mari, enlevé en même temps que Jade, et surtout celle-ci, qui obsède littéralement Miranda...

Dans le quatrième volet, nous naviguons à nouveau entre les deux époques (comme dans chaque album du premier cycle, procédé qui avait été abandonné jusque là dans ce deuxième cycle) : dans le passé, Jade commence enfin de réussir à se défaire de l'emprise d'Anaktu, sans abandonner pour autant sa mainmise sur les Orushis ; au présent, Kim se rapproche de son but, mais à quel prix...

Dans le cinquième et ultime volet de ce second cycle des destinées érotico-oniriques et fantastico-aventureuses de Jade et de Kim, la première, étrangère aux lois des Blancs comme aux révoltes des Noirs, fait revivre la légende du Roi Gorille, l'alliance sacrée qui va permettre le retour au calme et à la tranquillité, pendant que la seconde, qui s'était un peu trop penchée sur son passé et avait manqué de se faire engloutir par celui-ci, va enfin aboutir dans sa quête...

'Djinn - le deuxième cycle' est une fresque sur la fin d'une autre époque, celle des colonies. Et c'est bien sûr aussi une nouvelle réflexion sur les jeux de pouvoir : qui, du colonisateur ou du colonisé, le détient, d'autant plus que c'est le corps de la Femme qui restera toujours le pouvoir suprême devant lequel l'Homme ne pourra s'empêcher de plier. Récit sur le pouvoir et le sexe, 'Djinn - le deuxième cycle' est dur et violent, à l'image du continent noir, constamment agité par des luttes intestines, toujours en mouvement, comme la lave des volcans, un continent qui baigne dans la sueur, l'inconfort et les doutes. Mais bien sûr 'Djinn - le deuxième cycle' reste avant tout une porte ouverte sur les fantasmes, un caillou dans les eaux dormantes de nos libidos. Et si vous preniez un peu de ce puissant aphrodisiaque ?

Annie Girardot - Coffret - Un homme qui me plaît + Vivre pour vivre
Annie Girardot - Coffret - Un homme qui me plaît + Vivre pour vivre
DVD ~ Jean-Paul Belmondo
Proposé par dak-von-gnarf
Prix : EUR 9,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les souvenirs qu'il ne faut pas détruire !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Annie Girardot - Coffret - Un homme qui me plaît + Vivre pour vivre (DVD)
Ce coffret regroupe les deux films 'Vivre pour vivre' et 'Un homme qui me plaît' que Claude Lelouch tourna en 1967 et 1969 avec Annie Girardot qui partageait alors sa vie :

'Vivre sa vie' :

Réalisé un an après le succès mondial d''Un homme et une femme', qui illustre l'histoire d'un homme et d'une femme qui s'aiment, 'Vivre libre' nous parle d'un homme (Yves Montand, qui, marié à Simone Signoret, sortait d'une histoire avec Marilyn Monroe) et d'une femme (Annie Girardot, qui, mariée à Renato Salvatori, entra durant le tournage de ce long-métrage dans la vie de Claude Lelouch pour les deux années à venir) qui cessent de s'aimer.

Yves Montand est grand reporter (ce qui nous vaut d'intéressantes images d'archives en N&B d'une part et les images en couleur évidemment de ses derniers reportages en date, au Congo et au Vietnam par exemple -séquences tournées en... Camargue-), marié à Annie Girardot, qui l'aime, mais souffre de ne le voir que de temps en temps, entre deux portes, forcée qu'elle est de le partager avec son métier, mais aussi avec ses nombreuses maîtresses occasionnelles (c'est ce que l'on appelle un rôle taillé sur mesure), et dont la dernière aventure sentimentale a le beau visage de la jeune Candice Bergen (20 ans à ce moment-là) qu'il emmène avec lui d'Amsterdam au Kenya jusqu'à ce qu'Annie découvre le pot au roses...

Avec aussi Anouk Ferjac dans le rôle de la meilleure amie d'Annie et... Léon Zitrone dans son propre rôle.

Ce bien trop long métrage (130mn), qui aurait vraiment gagné à être monté d'une manière bien plus serrée (mais c'est justement la patte de Lelouch que de laisser sa caméra vagabonder), dans lequel l'envahissante -et par moments véritablement agaçante- musique de Francis Lai remplace régulièrement les dialogues, qui raconte l'histoire d'un homme qui passe son temps à dire la vérité au travers de son travail, mais vit dans le mensonge dans sa vie privée, vaut plus pour ses étonnantes séquences de reportage (l'interview des -faux- mercenaires au Congo est d'un réalisme saisissant) que pour son analyse (finalement très classique) du couple. Mais Annie Girardot (belle et élégante, mais aussi menacée et blessée, toujours juste) et Yves Montand (buriné et séduisant bien qu'engoncé dans le mensonge) forment dans ce film un couple crédible et attachant qui trouvera peut-être un certain écho en vous !

Bonus : une éclairante interview de Lelouch (30mn), un court reportage sur le tournage du film et un court-métrage documentaire de Lelouch sur la Turquie

'Un homme qui me plaît' :

Annie Girardot (particulièrement belle et élégante durant tout le film) est une actrice française qui travaille momentanément à Hollywood sur un film dont la musique est composée au fur et à mesure par Jean-Paul Belmondo, français lui aussi, ce qui rapproche naturellement ces deux personnes qui, bien que mariées chacune de son côté, elle en France, lui en Italie où il vit, vont vivre une courte histoire d'amour entre Los Angeles et la France, en passant par Las Vegas (où l'on voit à l'arrière d'un taxi une pub pour le nouveau spectacle de Line Renaud au Dunes), Monument Valley, la Nouvelle-Orléans et New-York.

A l'époque à laquelle Sergio Leone se rendit pour la toute première fois aux USA et y filma cette même Monument Valley, qui fut la marque de fabrique de John Ford comme de John Wayne, pour son nouveau long-métrage, 'Il était une fois dans l'Ouest', Claude Lelouch y joue lui aussi aux cow-boys et aux indiens et s'y offre une amusante et sympathique séquence western qui donne le ton de cette parenthèse amoureuse, ni gaie, ni triste, mais les deux à la fois, qu'est 'Un homme qui me plaît', un film qui ne s'adresse pas vraiment au plus large public, mais plutôt aux cinéphiles, à qui il permet de retrouver deux monstres sacrés du cinéma français d'alors dans une fantaisie touristique légère et presque poétique, qui n'en rend la déception du personnage que joue Annie que d'autant plus amère : quand on vit sur des plateaux de tournage, qu'on passe d'un film à un autre, y compris à l'étranger, les tentations sont nombreuses et grandes, la solitude momentanée aidant ; mais l'amour est un matériau de construction qui demande à être cimenté, ce que la vie de patachon des professionnels du cinéma ne facilite pas vraiment.

Les larmes transpercées de joie d'Annie Girardot (et inversement), magnifique dans son rôle, et le numéro de saltimbanque de l'amour, presqu'à contre-emploi, de JP, avec aussi Farrah Fawcett (une amante occasionnelle de Belmondo) et Marcel Bozuffi (le mari de Girardot), font de ce divertissement, qui est une réflexion plutôt juste sur les amours de ces autres marins que sont les comédiens, un petit moment de grâce cinématographique !

Bonus : à nouveau une interview de Lelouch, ainsi qu'un reportage d'une quinzaine de minutes sur le tournage et un court-métrage de 35mn de Lelouch sur le Tour de France, 'Pour un maillot jaune', de 1965

Si vous êtes fan d'Annie Girardot, n'hésitez pas : ne serait-ce que pour elle (formidable dans les deux films), l'achat de ce coffret se justifie pleinement !

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