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Le voyageur immobile
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The Pacific
The Pacific
DVD ~ Joseph Mazzello
Proposé par ___the_best_on_dvd____
Prix : EUR 21,98

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Faites votre boulot et revenez-nous !, 13 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Pacific (DVD)
Produite par Steven Spielberg et Playtone (fondée en 96 par Tom Hanks & Gary Goetzman, cette société a déjà produit 16 longs-métrages pour le grand écran dont 'La guerre selon Charlie Wilson', 'Mamma Mia !' et 'Max et les Maximonstres', ainsi que les feuilletons télévisés 'Frères d'armes', 'Big Love' et 'John Adams') et ce pour HBO, ce qui nous fait déjà trois signatures on ne peut plus prestigieuses, cette ambition feuilleton en dix épisodes de 60mn tourné entièrement en Australie et au budget pharaonique (pour un feuilleton télévisé), mais surtout au ton quasi documentaire, nous entraîne dans le Pacifique aux côtés de trois Marines que nous suivons durant les batailles historiques de Guadalcanal, Peleliu, Iwo Jima et Okinawa entre 42 et 45 ; des batailles qui ont plus d'une fois été illustrées au cinéma ('Les diables de Guadalcanal' de Nicholas Ray en 51 avec John Wayne, 'Iwo Jima' d'Allan Dwan en 50 avec encore John Wayne, 'Okinawa' de Lewis Milestone en 51 avec Richard Widmark qui fut l'un des premiers films de guerre d'antan à montrer les conséquences psychologiques de la guerre sur les hommes qui la font, et bien d'autres), mais jamais avec cette intensité, véracité et donc cruauté : c'est le vrai visage de la guerre qui est montré dans 'The Pacific' et c'est ce qui en fait la force et l'intérêt.

Principalement interprété par trois acteurs américains pas très connus chez nous, mais qui ne sont en rien des débutants : James Badge Dale ('24 heures chrono 3', 'Les experts', 'Les infiltrés'), Joseph Mazzello ('Jurassic Park', 'La rivière sauvage', 'Le monde perdu', 'The social network') et Jon Seda ('L'armée des douze singes', 'New-York 911', 'Bad Boys 2'), 'The Pacific' ne nous épargne rien des combats brutaux et sauvages qui marquèrent la campagne du Pacifique sur les plages et dans les jungles des si nombreuse îles du front océanique.

Deux épisodes sont consacrés à la bataille de Guadalcanal, le troisième est un épisode 'de repos' à Melbourne, que suit un épisode dans les îles Birmarck, avant trois épisodes entiers consacrés à la bataille de Peleliu, la plus sanglante de toute cette guerre, qui vit quelques 20.000 hommes mourir de part et d'autre sur cette minuscule île de corail située à l'est des Philippines, un épisode autour de la bataille d'Iwo Jima et un avant-dernier autour de celle d'Okinawa et enfin l'épisode final du retour à la maison de ceux qui avaient survécu.

Extrêmement documenté, ce feuilleton, qui alterne scènes de la vie quotidienne des soldats et batailles sanglantes d'un réalisme saisissant, montre de quelle manière la guerre (quelle qu'elle soit) affecte des hommes, jamais préparés à l'enfer qu'ils ont à affronter, qui doivent faire face à la chaleur, à l'humidité, à la pluie, à la boue, à la jungle, aux maladies tropicales, à un ennemi fanatisé, mais surtout à leur propres peurs et faiblesses et à leur propre violence, aux exactions dont ils sont eux-mêmes capables, pris dans l'engrenage de quelque chose qui les dépasse et les broie : si faire la guerre est parfois une nécessité, ce n'est strictement jamais une 'partie de plaisir' : personne n'en revient jamais indemne. C'est la force de ce feuilleton que de le démontrer et c'est pourquoi il ne faut surtout pas faire l'impasse sur ce quasi documentaire à la fois époustouflant et bouleversant !


Muraqqa' Tome 1
Muraqqa' Tome 1
par Ana Mirallès
Edition : Album
Prix : EUR 13,90

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Quand la mémoire s'embrase !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Muraqqa' Tome 1 (Album)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 cette toute nouvelle série en quatre volumes, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'Empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Muraqqa 1 : vêtue par le ciel' (2011) - 46 pages en couleur directe (ce qui nous vaut de bien belles aquarelles) :

Priti est une Jaïn (une très ancienne religion qui compte quelques 12mio de fidèles de par le monde, essentiellement en Inde, et qui prône une vision, une connaissance et une conduite justes) qui a appris à peindre des enluminures (dessins ou peintures destinés à illustrer des textes manuscrits) dans une école financée par l'empire moghol (fondé au début du XIV° siècle en Inde par des musulmans turco-mongols persanisés). Son travail ayant été remarqué par le grand eunuque de la Reine, Priti est 'invitée' à rejoindre le harem de l'Empereur au fort d'Agra, siège de la cour, afin d'y réaliser un muraqqa' (un livre composé de miniatures) sur la vie des femmes au gynécée, ce labyrinthe de sensualité qui est autant un lieu de complots, voire de crimes que de séduction...

Ana Mirallès se plaît apparemment en Inde puisqu'aussi bien le troisième cycle de 'Djinn' que cette nouvelle série voient leur action s'y dérouler, même si c'est à des époques très différentes. Nostalgique peut-être de l'ambiance des harems dans laquelle elle a baignée pour les quatre premiers volets de 'Djinn ' le premier cycle', elle nous replonge, en prenant son temps (c'était peut-être son but premier), au cœur même de l'un de ces zenanas de légende qui regroupaient des centaines de femmes de tous âges, classes, races et religions, et dont les concubines les plus appréciées disposaient carrément de leur propre palais avec domestiques à l'intérieur de l'enceinte du harem, qui était une véritable petite ville à l'intérieur de la grande. Moins érotique et sans personnages aussi marquants que 'Djinn' (pour le moment), mais magnifiquement peint, 'Muraqqa'' ravira les esthètes !


Annie Girardot - Coffret - Un homme qui me plaît + Vivre pour vivre
Annie Girardot - Coffret - Un homme qui me plaît + Vivre pour vivre
DVD ~ Jean-Paul Belmondo
Prix : EUR 16,70

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les souvenirs qu'il ne faut pas détruire !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Annie Girardot - Coffret - Un homme qui me plaît + Vivre pour vivre (DVD)
Ce coffret regroupe les deux films 'Vivre pour vivre' et 'Un homme qui me plaît' que Claude Lelouch tourna en 1967 et 1969 avec Annie Girardot qui partageait alors sa vie :

'Vivre sa vie' :

Réalisé un an après le succès mondial d''Un homme et une femme', qui illustre l'histoire d'un homme et d'une femme qui s'aiment, 'Vivre libre' nous parle d'un homme (Yves Montand, qui, marié à Simone Signoret, sortait d'une histoire avec Marilyn Monroe) et d'une femme (Annie Girardot, qui, mariée à Renato Salvatori, entra durant le tournage de ce long-métrage dans la vie de Claude Lelouch pour les deux années à venir) qui cessent de s'aimer.

Yves Montand est grand reporter (ce qui nous vaut d'intéressantes images d'archives en N&B d'une part et les images en couleur évidemment de ses derniers reportages en date, au Congo et au Vietnam par exemple -séquences tournées en... Camargue-), marié à Annie Girardot, qui l'aime, mais souffre de ne le voir que de temps en temps, entre deux portes, forcée qu'elle est de le partager avec son métier, mais aussi avec ses nombreuses maîtresses occasionnelles (c'est ce que l'on appelle un rôle taillé sur mesure), et dont la dernière aventure sentimentale a le beau visage de la jeune Candice Bergen (20 ans à ce moment-là) qu'il emmène avec lui d'Amsterdam au Kenya jusqu'à ce qu'Annie découvre le pot au roses...

Avec aussi Anouk Ferjac dans le rôle de la meilleure amie d'Annie et... Léon Zitrone dans son propre rôle.

Ce bien trop long métrage (130mn), qui aurait vraiment gagné à être monté d'une manière bien plus serrée (mais c'est justement la patte de Lelouch que de laisser sa caméra vagabonder), dans lequel l'envahissante -et par moments véritablement agaçante- musique de Francis Lai remplace régulièrement les dialogues, qui raconte l'histoire d'un homme qui passe son temps à dire la vérité au travers de son travail, mais vit dans le mensonge dans sa vie privée, vaut plus pour ses étonnantes séquences de reportage (l'interview des -faux- mercenaires au Congo est d'un réalisme saisissant) que pour son analyse (finalement très classique) du couple. Mais Annie Girardot (belle et élégante, mais aussi menacée et blessée, toujours juste) et Yves Montand (buriné et séduisant bien qu'engoncé dans le mensonge) forment dans ce film un couple crédible et attachant qui trouvera peut-être un certain écho en vous !

Bonus : une éclairante interview de Lelouch (30mn), un court reportage sur le tournage du film et un court-métrage documentaire de Lelouch sur la Turquie

'Un homme qui me plaît' :

Annie Girardot (particulièrement belle et élégante durant tout le film) est une actrice française qui travaille momentanément à Hollywood sur un film dont la musique est composée au fur et à mesure par Jean-Paul Belmondo, français lui aussi, ce qui rapproche naturellement ces deux personnes qui, bien que mariées chacune de son côté, elle en France, lui en Italie où il vit, vont vivre une courte histoire d'amour entre Los Angeles et la France, en passant par Las Vegas (où l'on voit à l'arrière d'un taxi une pub pour le nouveau spectacle de Line Renaud au Dunes), Monument Valley, la Nouvelle-Orléans et New-York.

A l'époque à laquelle Sergio Leone se rendit pour la toute première fois aux USA et y filma cette même Monument Valley, qui fut la marque de fabrique de John Ford comme de John Wayne, pour son nouveau long-métrage, 'Il était une fois dans l'Ouest', Claude Lelouch y joue lui aussi aux cow-boys et aux indiens et s'y offre une amusante et sympathique séquence western qui donne le ton de cette parenthèse amoureuse, ni gaie, ni triste, mais les deux à la fois, qu'est 'Un homme qui me plaît', un film qui ne s'adresse pas vraiment au plus large public, mais plutôt aux cinéphiles, à qui il permet de retrouver deux monstres sacrés du cinéma français d'alors dans une fantaisie touristique légère et presque poétique, qui n'en rend la déception du personnage que joue Annie que d'autant plus amère : quand on vit sur des plateaux de tournage, qu'on passe d'un film à un autre, y compris à l'étranger, les tentations sont nombreuses et grandes, la solitude momentanée aidant ; mais l'amour est un matériau de construction qui demande à être cimenté, ce que la vie de patachon des professionnels du cinéma ne facilite pas vraiment.

Les larmes transpercées de joie d'Annie Girardot (et inversement), magnifique dans son rôle, et le numéro de saltimbanque de l'amour, presqu'à contre-emploi, de JP, avec aussi Farrah Fawcett (une amante occasionnelle de Belmondo) et Marcel Bozuffi (le mari de Girardot), font de ce divertissement, qui est une réflexion plutôt juste sur les amours de ces autres marins que sont les comédiens, un petit moment de grâce cinématographique !

Bonus : à nouveau une interview de Lelouch, ainsi qu'un reportage d'une quinzaine de minutes sur le tournage et un court-métrage de 35mn de Lelouch sur le Tour de France, 'Pour un maillot jaune', de 1965

Si vous êtes fan d'Annie Girardot, n'hésitez pas : ne serait-ce que pour elle (formidable dans les deux films), l'achat de ce coffret se justifie pleinement !


Les Femmes du 6e étage
Les Femmes du 6e étage
DVD ~ Fabrice Luchini
Proposé par Neobang
Prix : EUR 6,50

11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chasse gardée !, 11 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Femmes du 6e étage (DVD)
Réalisé par Philippe Le Guay ('Les deux Fragonard', 'V comme Vian'), qui avait déjà dirigé Fabrice Luchini dans 'L'année Juliette' en 1995 et qui est le fils d'un ancien agent de change (le Baron Le Guay), 'Les femmes du 6° étage' raconte l'entrée dans la lumière, dans la France du début des années 60, d'un agent de change justement, très aisé, marié à Sandrine Kiberlain (qui a dû beaucoup s'amuser à jouer cette bourgeoise complètement à côté de la plaque) et qui a deux garçons (encore plus engoncés dans la lourdeur bourgeoise que leur père), des domestiques et des employés à ne savoir qu'en faire, mais surtout s'ennuie mortellement dans ce monde figé qui est le sien jusqu'à ce qu'une petite troupe de bonnes ibériques (dont l'excellente Carmen Maura) tire ce raide nanti de son sommeil.

Confortablement installés dans leur imposant appartement situé dans un magnifique immeuble haussmannien avec concierge (Annie Mercier, la 'Ma Dalton' de 'Braquo 2'), ascenseur, mais aussi (c'est l'envers du décor) de minuscules chambres de bonne, sans eau courante ni chauffage et avec les toilettes (turques et bouchées) dans le couloir, Fabrice Luchini et Sandrine Kiberlain et leur deux fils jouissent sans entrave de leur statut de privilégiés jusqu'à ce que leur domestique bretonne les quitte. Elle est aussitôt remplacée par une bonne espagnole (la belle argentine Natalia Verbeke) qui prend rapidement une place prépondérante au sein de cette famille de capitalistes conservateurs égoïstes. Et alors que son épouse le soupçonne d'être sensible au charme de la somptueuse Audrey Fleurot ('Engrenages' et 'Un village français'), c'est plus simplement vers leur domestique venue du pays du soleil que notre bourgeois gentilhomme se tourne...

Formidablement interprétée (avec aussi Lola Dueñas, la bonne communiste, vue dans 'Parle avec elle', 'Mar adentro', 'Volver', 'Etreintes brisées', 'Yo Tambien' et 'Angèle et Tony'), cette lumineuse comédie sociale mitonnée aux petits oignons (les décors et les costumes sont à s'en lécher les babines) a tout de la délicieuse fable cinématographique comme nous l'aimons : celle qui sait nous divertir tout en nous faisant réfléchir. Et si vous sautiez le pas ?
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Mar 19, 2014 7:01 AM CET


Heartattack and Wine
Heartattack and Wine
Prix : EUR 7,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rauque'n'roll man (6) !, 9 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heartattack and Wine (CD)
Tom Waits est né de parents enseignants à L.A. en Décembre 49. Son père, Frank (auquel il rendra par après hommage sur le plan musical), fut prof d'espagnol et joua de la guitare, mais fut surtout un boit-sans-soif, un pilier de bar, un alcoolique. Sa mère, Alma, conservatrice et rigide, en fait une bigote évangéliste, chanta et le fit chanter, dans son église. En 59, Frank partit se faire voir ailleurs et Alma s'installa à San Diego (à 30km de Tijuana) avec Tom et ses deux sœurs. Après avoir fait plein de petits boulots pour faire bouillir un peu plus la marmite familiale, Tom, qui ne s'intéressa guère aux études, mais savait jouer du piano et de la guitare, composait et écrivait, et chantait, démarra, sans trop se presser, une carrière de pianiste de bar et de chanteur de saloon : né dans une famille de profs et de pasteurs, l'homme qui a toujours l'air d'avoir fait la noce toute la nuit, le 'bad boy' pince-sans-rire, petit et maigrelet, à l'allure bizarre et à la tignasse en bataille, au timbre rauque et rocailleux, l'artiste un peu autiste, authentique, avec des tics, habilement planqué derrière son personnage de bohémien clodo, devint le peintre des déviants, des marginaux, des pochards titubants, du monde des bars louches et des rues sans issue, des nuits qui n'en finissent pas et des blondes que l'on écrase à cinq heures du mat', moins un chanteur qu'un conteur d'ailleurs, et plutôt timide, introverti et réservé dans la vie, contrairement à son personnage un peu hâbleur sur scène.

Toujours chez Asylum-Elektra, le sixième album du freak à la voix gutturale et au style insolite, proche du cabaret satyrique comme du blues-rock avant-gardiste, sortit en 1980. Fan de Jack Kerouac comme de Charles Bukowski, mais aussi de James Brown comme de Bob Dylan, le 'psalmodieur' à la barbichette et à la casquette poulbot, qui avait l'habitude de raconter des blagues grivoises sur scène tout en chantant, continua de nous asséner ses mélodies bluesy.

9 morceaux seulement composent cette sixième galette :

- Heartattack and vine : ' See that little Jersey girl in the see-through top, sucking on a soda pop ' : un morceau mid-tempo sur le monde de la nuit et sa vaste faune particulière qui anticipe déjà la musique à venir

- In shades : un assez long instrumental bluesy pas vraiment détonnant

- Saving all my love for you : ' No one in this town is makin' any noise, but the dogs, the milkmen and me ' : une douce ballade sur les rues presque vides et la gueule de bois du petit matin

- Downtown : ' It's cool of the evening, the sun's goin' down, come on Baby, we'll set off all the burglar alarms ' : et encore une évocation mid-tempo légèrement destroy du monde de la nuit

- Jersey girl : ' Tonight I'm gonna be with you, I'm gonna take that ride across the river to the Jersey side, sha la la, sha la la ' : l'une des plus belles chansons de Tom Waits -reprise d'ailleurs par le 'Boss' qui ne s'y est pas trompé-, 5mn de pur Bonheur

- 'Til the money runs out : ' Someone stole my watch, I sold a quart of blood and bought a half a pint of scotch ' : et encore une évocation rugueuse du monde de la nuit et plus précisément des macs et des dealers

- On the nickel : ' You're sleepin' in the rain and you're always late for supper ' : une belle berceuse en hommage aux clochards de L.A.

- Mr. Siegal : ' How do the angels get to sleep when the devil leaves the porchlight on ? ' : une évocation mid-tempo rugueuse du Vegas de Bugsy Siegel

- Ruby's arms : ' Will someone put me on a train, I'll never kiss your lips again, as I say goodbye to Ruby's arms ' : une belle ballade sur un type qui tire sa révérence à la fille à laquelle il a brisé le cœur

A cette époque-là, Tom Waits commençait de se lasser de sa vie de patachon : un disque, puis huit mois de tournée, puis de nouveau un disque, etc. Ricky Lee était passée aux drogues dures et Tom l'accompagna dans sa première tournée en Europe, mais en cours de route ils rompirent et Tom revint vite fait aux USA, s'installa à New-York et décida de changer de genre. C'est alors que Francis Ford Coppola le contacta et lui demanda de signer la BO de son prochain film, 'One from the heart', et c'est dans les studios de Coppola que Tom rencontra celle qui allait devenir sa moitié, j'ai nommé Kathleen Brennan, qui lui a apporté la sécurité : Tom songeait à se caser et à avoir une famille. Comme les choses n'avancèrent pas très vite avec le film, il écrivit et enregistra ce nouvel album (il en devait encore un, contractuellement parlant, à sa maison de disques) et s'offrit ainsi son premier méga succès, 'Jersey girl', qui plaça d'emblée le disque parmi les meilleures ventes de l'année. En 82 sortit la BO du film, superbe, avec plusieurs duos enregistrés avec la magnifique Crystal Gayle. Après quoi commença une nouvelle ère...

Remarque : sans emprunts, pas de rock'n'roll ; les miens viennent du livre 'Tom Waits, une biographie' de Barney Hoskyns (2011)


Il était une fois en Italie : Les westerns de Sergio Leone
Il était une fois en Italie : Les westerns de Sergio Leone
par Christopher Frayling
Edition : Relié

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Sergio Leone : l'homme des vallées perdues !, 8 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Il était une fois en Italie : Les westerns de Sergio Leone (Relié)
Ce 'beau livre' est une compilation de textes et d'interviews consacrés aux westerns (et uniquement à eux) de Sergio Leone et ce à l'initiative du britannique Christopher Frayling. Le livre date de 2005 et a été édité en France par les Editions de la Martinière. Il est surtout illustré par une suite presque sans fin de reproductions des affiches de ces westerns telles qu'elles furent élaborés de par le monde (Japon inclus).

Le sommaire :

- une introduction d'Estella Chung, une conservatrice américaine à l'origine, à l'époque de la sortie du livre, d'une exposition américaine consacrée à Leone et à ses westerns
- Sergio Leone et le western : une courte biographie de Leone doublée d'un essai sur son œuvre
- les westerns de Sergio Leone : un résumé complété par diverses informations sur chaque film
- puis, de la page 75 à la page 167, une longue série d'interviews de Leone et de ses principaux collaborateurs (Ennio Morricone, les acteurs Eastwood, van Cleef, Wallach et Cardinale, le décorateur Carlo Simi, le directeur de la photographie Tonino delli Colli et les scénaristes Vincenzoni, Donati et Bertolucci)
- une lettre ouverte de Leone à John Ford
- un article sur l'héritage de Leone et plus spécialement son influence sur le western américain post sa trilogie du dollar et le cinéma en général
- un entretien avec Martin Scorsese (qui a bien connu Leone par après)
- quelques pages de photos

L'ensemble est riche en petites informations amusantes (ainsi 'Le bon, la brute et le truand' a-t-il été inspiré à son scénariste par une nouvelle de... Guy de Maupassant) et offre un panorama exhaustif du travail de Leone et de tous ceux qui, avec lui, ont contribué à faire évoluer un genre qui était alors totalement moribond.

Si vous avez envie de tout savoir, ou presque, sur les westerns de Leone et le western-spaghetti en général (car il est aussi question des films de Sergio Corbucci ou de Sergio Sollima et de bien d'autres dans ces pages), n'hésitez pas : vous trouverez beaucoup d'informations dans ce livre bien fait et bien présenté !

Remarque : la lecture de ce livre m'a fourni certaines des informations que je cite dans mes commentaires des westerns de Sergio Leone


Kaboul Kitchen
Kaboul Kitchen
DVD ~ Gilbert Melki
Prix : EUR 20,00

19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 French cuisine et montagnes danoises !, 6 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Kaboul Kitchen (DVD)
Nous sommes en 2005, Jacques Chirac règne en France et George W. Bush sévit aux States. En Afghanistan, c'est l'occupation et la guerre. Le pays est à feu et à sang. Tout le pays, sauf... un îlot de résistance en plein cœur de la capitale : 'Kaboul Kitchen', le seul restaurant français de la ville, avec piscine, dans laquelle se baignent des femmes pas trop habillées, voire même exceptionnellement nues, où l'on peut boire des alcools forts, où presque tout est permis, sous l'œil attentif toutefois de son propriétaire, Jacky (Gilbert Melki, très proche de son personnage de Patrick Abitbol dans les trois 'La vérité, si je mens'), le crâneur fanfaron de Kaboul, qui se croit presque tout permis à force de distribuer des bakchichs à tout le monde autour de lui.

Avec l'appui de ses associés, il offre aux 'expats' du coin soleil, détente et jolies filles. Les kalachnikovs restent au vestiaire chez Jacky, qui voit brusquement débarquer Sophie, sa fille de 27 ans (Stéphanie Pasterkamp, actrice depuis l'âge de 12 ans et dont c'est le premier rôle marquant), qu'il ne connait pas -ils ne se sont pas vus depuis 20 ans- et qui est dans l'humanitaire, venue pour restaurer la dignité afghane aux côtés de Marc Citti ('Braquo 2'), qui passe toutefois plus de temps à se restaurer chez Jacky qu'à ce faire.

Le brusque manque d'alcool et l'apparition sur le théâtre des opérations du dangereux colonel Amanullah (l'excellent Simon Abkarian, tellement souvent confiné dans les rôles les plus dramatiques et qui a pu, pour une fois, complètement se lâcher en malfaisant saigneur de la guerre local), qui recrute aussi sec, et bien malgré lui, le principal associé de Jacky, l'unique spécialiste de la communication de la ville, pour sa campagne de député, et prend la place des fournisseurs en alcools forts du patron du 'Kaboul Kitchen', dont il devient aussitôt, du coup, le nouveau presque principal associé, sinon en parts de l'affaire, du moins en possibilités de nuisance : entouré de ses toutous, George et Bush (!), le colonel maboul, qui n'aime pas trop les fils de chien engendrés par une chèvre et n'hésite pas à offrir aux plus récalcitrants des vacances définitives à Dubaï, s'impose au 'Kaboul Kitchen', au grand dam de Habib, l'homme de confiance de Jacky, vigilant comme la tourterelle et bien décidé à continuer d'y servir les plats de la résistance.

Quant à Sophie, aussitôt courtisée par tous les beaux mâles du coin, après s'être vue confier le par trop ambitieux projet de 'ski sans frontières', elle entre en contact avec une femme politique locale, opposée au maléfique colonel dingo, et tente de monter, avec l'appui de celle-ci, un projet d'école pour les filles à Kaboul, même s'il est bien connu que dans certaines régions du monde, les filles n'ont pas de réelles capacités pour les études...

Ecrit et réalisé par Allan Mauduit et Jean-Patrick Benes (les scénaristes des 'Dents de la nuit' et auteurs complet de 'Vilaine' avec Marilou Berry et Frédérique Bel), d'après les souvenirs de Marc Victor, un français qui a vraiment tenu un petit restaurant français dans la capitale afghane à l'époque, cette histoire de vice et de versets est un délicieux divertissement, non dénué d'ailleurs d'un petit fond de pertinence, qui, même s'il fait rire sur des sujets que tout un chacun, surtout là-bas, ne doit pas forcément trouver si drôles que cela, nous change un peu de tous les films tellement sérieux sur l'Afghanistan et l'Irak : même en situation de guerre, la vie continue, toujours, pour le pire, mais parfois aussi pour le meilleur. Allah est grand, mais au 'Kaboul Kitchen', le patron c'est Jacky ; et si vous voulez vous en assurer, il ne vous reste plus qu'à y rejoindre les résistants à la morosité !


Miral [Édition Simple]
Miral [Édition Simple]
DVD ~ Hiam Abbass
Prix : EUR 9,97

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un monstre qui te dévore le cœur !, 1 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Miral [Édition Simple] (DVD)
Réalisé par le juif de Brooklyn Julian Schnabel d'après le livre de la palestinienne Rula Jebreal (dont le père fut l'imam de la mosquée Al-Aqsa), 'Miral' raconte l'histoire vraie de Miral, une palestinienne de 7 ans qui est placée par son père, après que sa mère alcoolique se soit suicidée, dans l'orphelinat pour filles fondé par Hind Husseini (que joue la toujours fantastique Hiam Abbass, dont le regard et la présence magnifient tous les films dans lesquels elle joue) au lendemain de la création de l'état juif d'Israël dans le seul but d'éduquer et d'offrir de l'espoir aux orphelines palestiniennes dont les parents avaient été tués par les juifs israéliens ; en 1987, au moment de la première Intifada, Hind Husseini envoie ses protégées les plus âgées, dont Miral, faire l'école aux enfants des réfugiés dans les camps ; celle-ci fait alors la connaissance d'un palestinien qui va l'amener à s'engager dans la lutte contre les juifs israéliens...

Avec aussi Vanessa Redgrave et Willem Dafoe en américains qui, au tout début du film, côtoient la jeune Hind Husseini en 1947/48.

Ce film est une ode aux palestiniens sans patrie, sans être un brûlot anti-israélien pour autant. Mais il brasse trop de destins (ceux de Hind Husseini, de Nadia, de Fatima et finalement de Miral) sur trop de décades en trop peu de temps (2 heures) pour qu'il puisse s'en dégager une réelle émotion. Seules Hiam Abbass et la superbe indienne Freida Pinto (révélée par 'Slumdog millionaire' et qui joue Miral plus âgée) tirent leur épingle du jeu. Si le sujet vous intéresse, voyez plutôt le feuilleton britannique de Peter Kosminsky 'The promise' en 4 épisodes !


Djinn Coffret Djinn Cycle 1
Djinn Coffret Djinn Cycle 1
par Dufaux/Miralles
Edition : Relié
Prix : EUR 49,90

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Entre le verre et le cristal !, 1 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Djinn Coffret Djinn Cycle 1 (Relié)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le Français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 une toute nouvelle série, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.

'Djinn' est une saga qui comprend, à l'heure actuelle, 3 cycles :

- Le cycle ottoman de 4 volumes + 1 artbook

- Le cycle africain de 5 volumes + 1 artbook

- Le cycle indien qui comprend pour le moment 1 volume

Ce coffret regroupe l'intégrale du premier cycle :

De nos jours (plus ou moins), une jeune britannique, Kim Nelson, se rend à Istanbul dans l'espoir de pouvoir s'y informer sur sa grand-mère, Jade, qu'elle n'a pas connue, mais qui fut la favorite du Sultan Murati dans les années qui précédèrent la première guerre mondiale. A partir de là, nous avons droit en parallèle à l'histoire de Kim comme à celle de Jade :

Au départ à Istanbul en 1912, le Sultan Murati donne carte blanche à sa favorite, la superbe Jade, aussi cruelle que splendide, pour qu'elle s'emploie à séduire Lord Nelson, un attaché de l'ambassade de la Couronne britannique. Dans un premier temps, Jade s'applique à enjôler la jeune et naïve Lady Nelson et en fait son esclave sexuelle...

Dans le deuxième tome, Jade fait subir à Lady Nelson le supplice des 30 clochettes qui devrait mener celle-ci dans les bras du Sultan ; mais l'époux de la belle Lady veille, pénètre dans le harem et tente de faire s'en échapper sa femme...

Dans le troisième tome, Jade se retrouve dans les bras de Lord Nelson : comme le Sultan a enlevé à celui-ci son épouse, que le dit Anglais n'a su retrouver dans le dédale du gynécée du Sultan, Lord Nelson a finalement enlevé la favorite du maître des lieux et s'est enfui avec elle...

Dans le quatrième et dernier tome, c'est la fin de l'Empire : le Sultan noir libère ses oiseaux et ses femmes (dans cet ordre-là !) ; Jade, qui lui était revenue, après le décès des Nelson, s'est vue confier une dernière mission : conduire les Allemands, les nouveaux alliés du Sultan, jusqu'à son mythique trésor, enfoui quelque part dans les sables du désert...

Au départ également et à Istanbul toujours, mais de nos jours, un homme d'affaires ruiné, Amin Doman, se greffe sur les recherches qu'effectue Kim ; il tient absolument à s'emparer du trésor caché et jamais retrouvé du Sultan noir (le surnom de Murati). Heureusement pour Kim, un jeune et bel ange gardien, Ibram Malek, veille sur elle...

Dans le deuxième tome, Kim réussit, avec l'aide de Malek, à arriver, quelque part dans les montagnes, jusqu'au nid d'aigle d'Ebu Sarki, le seul homme qui puisse lui en apprendre plus sur sa grand-mère ; mais elle aussi doit subir l'épreuve des 30 clochettes avant que de pouvoir approcher l'homme qui, dans sa forteresse de Morta Sala, perpétue l'ancienne tradition des harems et y reçoit, à l'occasion, de très riches clients, qui paient des fortunes pour venir assouvir leurs fantasmes les plus secrets dans son gynécée...

Dans le troisième tome, Kim, pour sauver Malek, fait prisonnier et mis à mal par Ebru Sarki, accepte de se donner aux invités de celui-ci...

Dans le quatrième et dernier tome, Kim, possédée par l'esprit -le djinn- de sa grand-mère, conduit à son tour Amin Doman et ses hommes sur les traces du trésor jamais retrouvé du Sultan noir...

'Djinn - le premier cycle' est une fresque sur la fin d'une époque, celle des derniers Sultans et de leurs mythiques harems, qui furent autant des lieux de complots, voire de crimes que de séduction. Et c'est bien sûr aussi une réflexion sur les jeux de pouvoir : qui, du maître ou de l'esclave le détient : le corps de la Femme restera toujours le pouvoir suprême devant lequel l'Homme ne pourra s'empêcher de plier. 'Djinn' est une porte ouverte sur les fantasmes, un caillou dans les eaux dormantes de nos libidos. Et si vous preniez un peu de ce puissant aphrodisiaque ?


Microcosmos, le peuple de l'herbe - Édition Collector [Édition Collector]
Microcosmos, le peuple de l'herbe - Édition Collector [Édition Collector]
DVD ~ Claude Nuridsany
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 32,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rêverie !, 1 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Microcosmos, le peuple de l'herbe - Édition Collector [Édition Collector] (DVD)
10 ans à y penser, dont 4 ans à l'écrire et à le préparer, près de 4 ans pour le tourner, le monter et le mixer et à l'arrivée, en 1996, l'année de sa sortie, un triomphe international : 3.500.000 spectateurs et 5 césars rien qu'en France ; c'est le documentaire de tous les superlatifs, un moment de cinéma exceptionnel qui n'a pas pris une ride et demeure le mètre-étalon en la matière, 73mn de pur bonheur réalisées par le biologiste et photographe Claude Nuridsany et la photographe et réalisatrice Marie Pérennou (qui ont 'commis' depuis 'Genesis' en 2004 et plus récemment 'La clé des champs' en 2011), musique de l'excellent Bruno Coulais, le tout sous la houlette du formidable producteur Jacques Perrin.

Quelque part sur la Terre, dans une prairie de l'Aveyron, nous observons par le 'trou de la serrure' un monde magique au charme indicible, sous une lumière unique et grâce à un robot de prise de vues (tout est parfaitement montré et expliqué dans les excellents et très complets bonus qui figurent sur le DVD) : les insectes au moment de leur toilette du matin, le bousier herculéen dans ses travaux, la scène d'amour (explicite !) entre deux escargots, le bombardement des gouttes de pluie sur toute cette flore et faune, la naissance miraculeuse d'un moustique (qu'il est impossible d'identifier en tant que tel au départ) ; des images étonnantes et strictement magnifiques, prises à l'échelle des insectes, qui nous ouvrent, entre le ravissement et l'inquiétude, sous forme d'un conte naturel, qui apporte un regard mi-aiguisé, mi-imaginaire sur celui-ci, les portes d'un univers véritablement onirique, c'est la magie de 'Microcosmos', un 'documentaire' à voir et à revoir le plus souvent possible : la magie est devenue tellement rare désormais que vous auriez grand tort de vous priver de celle-ci. Que la poésie soit !

Bonus : une assez longue interview des deux auteurs, un très complet 'making of' et les images de la cérémonie des Césars
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