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Contenu rédigé par Tim
Classement des meilleurs critiques: 1.024
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Commentaires écrits par
Tim

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Recital De Lieder
Recital De Lieder
Prix : EUR 17,82

5.0 étoiles sur 5 frissons garantis, 9 juin 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Recital De Lieder (CD)
J'ai parfois des surprises lors d'une écoute à l'aveugle. S'il s'avère plusieurs fois que le musicien ou le chanteur par qui on est saisi est le même, c'est dire qu'il est bon! Cela m'est arrivé avec Yo Yo Ma et aussi avec Hans Hotter. Il n'est pas un inconnu évidemment, il est célèbre pour ses Wagner, mais en tant que "Liedersänger", il est beaucoup moins connu que Fischer-Dieskau. Pourtant il y a de quoi admirer dans le présent CD, on ne peut que féliciter Testament d'avoir exhumé de tels documents! Certes, le timbre est beau, la diction est exemplaire, mais ce qui prime, c'est l'expression qui donne souvent des frissons et qui vous prend à la gorge. Juste quelques exemples dans ce CD bien généreux, entièrement consacré au lied allemand (Schubert, Schumann, Loewe, Brahms, Strauss, Pfitzner): "Im Frühling" et "Wanderers Nachtlied" de Schubert et "Ich frage meine Minne" de Strauss. Autre point fort de cet enrégistrement: le piano de Gerald Moore, dont on ne peut jamais assez louer le jeu attentif, tour à tour discret et complice, plein de poésie. Un disque à connaître impérativement!


Domenico Scarlatti: 18 Sonatas
Domenico Scarlatti: 18 Sonatas
Prix : EUR 22,09

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Scarlatti très pianistique et russe.., 8 avril 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Domenico Scarlatti: 18 Sonatas (CD)
Yevgeny Sudbin a fait des débuts assez fulgurants au disque il y a une dizaine d'années avec un récital Scarlatti. Depuis, pas mal d'autres disques ont suivi, dont les concertos de Medtner, les 1ers et 4èmes concertos de Rachmaninov, les trois derniers concertos de Beethoven, un récital Chopin, Gaspard de la nuit et tout récemment un récital Medtner/Rachmaninov. Pour fêter ses dix ans chez Bis, il est revenu à Scarlatti avec une nouvelle série de 18 sonates, parfois célèbres, parfois inconnues. Scarlatti est un compositeur qui a d'une manière curieuse souvent plu aux pianistes russes (sa musique devrait être bien disponible en Russie, ce dont on pourrait douter de prime abord). Nombreuses sont les anthologies par beaucoup de musiciens russes: Horowitz, Guilels, Pletniev, Babayan y furent souvent inspirés. Sudbin, qui a l'habitude d'écrire les notices des livrets pour chacun de ses cd, dit quelque chose de bien pertinent à propos de Scarlatti: "Il ne sonne jamais de la même manière, il y a une quantité infinie d'approches et de transformations."

Certes, la musique elle même reste une source d'émerveillement: on reste toujours plein d'admiration devant ce génie, capable d'`évoquer tant de climats différents, qui va du recueillement à la joie exubérante, tout en imitant des sons de guitare, de castagnettes et le bruit de sabots, pour ne pas parler de variations subtiles d'harmonie, de contrepoint ou de dissonances. Il est difficile, aussi dans ce récital, de parler d'un "style" de Scarlatti, car il y en a beaucoup. Dans le présent disque, nous entendons d'abord une Fugue (K 417), qui continue avec un air d'opéra (K 208), il y a plusieurs sonates lyriques (K 213), la fameuse "toccata" (K 141, bis favori de Martha Argerich) et un autre "air", simple mais o combien touchant (K 32). En ce qui concerne l'interprétation de Sudbin, il y a beaucoup à louer, mais il y aurait aussi certaines remarques à faire en ce qui concerne le ou plutôt son style. Comme dans son premier disque Scarlatti, nous avons affaire à un jeune pianiste en pleine possession de ses moyens: technique brillante, interprétation vivante, imagination et approche pianistique avec parfois des accords doublés, octaves au lieu de simples notes ou fortes. Ces dernières caractéristiques semblent encore exacerbées dans le présent CD: dans certaines sonates, nous entendons des harmonies qui ne sont pas écrites dans la partition (par exemple dans K 141) et surtout dans la dernière sonate (K 32), qui aurait pu passer pour une transcription de Rachmaninov..... Les fortes rappellent aussi un style assez "russe" qui convient plus à ... Rachmaninov, Scriabin ou Medtner, surtout à la fin des sonates rapides. Dans ce sens, le Scarlatti de Sudbin est moins idiomatique que ceux par Horowitz (qui lui aussi avait tendance à exacerber les contrastes dynamiques, mais qui signait justement dans Scarlatti l'un de ses meilleurs disques), Guilels, Meyer, Haskil ou Zacharias. Mais il ne faut pas s'y tromper: ce disque vaut la peine surtout pour les sonates receuillies et il est surement une autre preuve du talent de Sudbin!


Brahms: the Piano Concertos
Brahms: the Piano Concertos
Prix : EUR 21,90

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Remake inutile, raté pour le second concerto, 13 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Brahms: the Piano Concertos (CD)
La notice du livret qui accompagne ce double cd a beau nous raconter que Barenboim "fut ravi après la soirée lors de laquelle il a interprété les deux concertos de Brahms" et qu'"il fut plein d'admiration pour les accomplissements du chef et de l'orchestre", cela n'explique pas encore la raison de publier cette enième version de ces deux chefs d'oeuvre. Dans le passé, il a déjà fixé les concertos de Brahms avec Barbirolli, Mehta et Celibidache, donc à quoi bon encore une nouvelle lecture? C'est d'autant plus malheureux que les limites de Barenboim pianiste se font cruellement sentir, surtout dans le second concerto. Tout d'abord, il faut bien dire que l'exécution d'un seul concerto de Brahms est déjà un véritable tour de force, pour ne pas parler de l'exploit que signifie l'exécution des deux d'affilé! Rares sont les pianistes qui s'y sont risqués, mais ceux qui l'ont fait, y étaient excellents, je me souviens de Claudio Arrau, Nelson Freire et Vladimir Ashkenazy. Les concertos sont musicalement gratifiants, mais techniquement "ingrats", dans le sens qu'ils demandent une très grande technique sans vraiment offrir la possibilité de montrer sa virtuosité au pianiste, à la différence de Liszt, Tschaikofsky, Rachmaninov, Prokofiev ou Bartok dans les leurs.

Qu'en est-il de Barenboim? En ce qui concerne l'énergie, nous constations qu'il en possède encore pas mal, suffisamment pour mener à bien les deux concertos lors d'une même soirée, ce qui est déjà louable en soi. Dans le premier concerto, il propose une vision plus ou moins satisfaisante, sans être mirobolante et sans la profondeur qu'y trouvait un Arrau. Mais c'est le second concerto qui fait les frais d'une technique qui n'est plus au point et qui n'a d'ailleurs jamais été transcendante, contrairement à celles de beaucoup de ses contemporains (Argerich, Pollini, Ashkenazy, Freire). Est-ce l'âge? Barenboim n'a plus 20 ans, mais nous n'avons qu'à évoquer les noms d'Arrau, Backhaus ou Rubinstein qui jouaient tous encore superbement les concertos de Brahms à plus de 80 ans. Il faut bien souligner qu'ils étaient tous pianistes "à plein temps" et non chef comme Barenboim, qui affirmait il y a quelques années que "le public qui venait l'écouter en récital avait de la chance s'il avait feuilleté la partition dans l'avion".....!
En ce qui concerne le second concerto, nous constatons globalement que Barenboim se défend bec et ongles, mais ce que nous entendons le plus souvent, c'est un jeu fébrile, parfois brouillon et, suivi par l'orchestre, beaucoup de ralentissements, tantôt à cause d'une technique défaillante, tantôt pour faire "profond". Les exemples sont légion: l'entrée du piano dans le 1er mouvement est déjà laborieuse, nous nous souvenons des paroles de Samson François: "Brahms? Rien que d'y penser me donne mal aux doigts", et nous lui donnerions presque raison. Un peu plus loin, il y a quelques passages très périlleux, qui mettent à l'épreuve presque tous les pianistes (`à 6.14 et 6.55), mais c'est surtout à partir de 7.29 que Barenboim sonne à bout de souffle, de 10.00 à 11.25, il sonne pesant, là où beaucoup d'autres recherchent la lumière, entre 15.40 et 16.20, il ralentit de nouveau pas mal de fois. Le redoutable passage en octaves du deuxième mouvement à 5,35 est noyé dans la pédale, à 6.04 et à 8.22 il ralentit pour suggérer plus de profondeur. Il n'y a que le troisième mouvement pour apporter quelque "baume" et "paix", mais dans le dernier mouvement - intitulé "grazioso" - il y a encore de multiples passages laborieux à 2.22, 4.35, 6.17 et surtout à 7.50.
Dans ses lectures précédentes avec Barbirolli et avant tout avec Celibidache, Barenboim avait aussi montré une tendance à jouer des tempos lents, mais là, ils étaient moins le corollaire d'une technique défaillante...
Nous avons une nouvelle fois - après d'autres disques consacrés aux concertos de Chopin et de Liszt, parus chez le même éditeur - l'impression que Barenboim veut nous montrer quelque chose, probablement qu'il est toujours capable des pires audaces, mais ce temps semble fini et depuis bien longtemps... les références dans les concertos de Brahms sont tellements abondantes, que nous pouvons qualifier ces disques d'"inutiles", nous avons déjà mentionné les noms d'Arrau, Rubinstein et Backhaus, tous les trois légendaires dans les concertos de Brahms, sinon, il y a Ashkenazy, Moravec, Kovacevich ou Freire, surtout ce dernier nous montre un Brahms "différent", qui met de la lumière là où d'autres soulignent les "brumes du nord-est".


Ravel : Intégrale de l'oeuvre pour piano seul
Ravel : Intégrale de l'oeuvre pour piano seul
Prix : EUR 18,68

4 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une intégrale exemplaire, 3 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravel : Intégrale de l'oeuvre pour piano seul (CD)
L'un des temps forts de cette saison (qui n'est pas encore finie..) a été pour moi un récital tout Ravel par l'excellent pianiste Bertrand Chamayou, lors duquel il a proposé un programme exigeant qui comprenait Gaspard de la nuit, Jeux d'eau, le Tombeau de Couperin et les Valses nobles et sentimentales. Le concert a été une révélation à plus d'un égard: non seulement à cause d'une technique capable de tout, mais aussi á cause d'un style très sûr et une concentration remarquable. Voilà un pianiste qui était immergé dans la musique et qui faisait exactement ce qu'il décrit dans l'interview, imprimée dans la notice: "Il ne faut rien surligner, tout se joue entre les lignes." Oui, mais comme c'est difficile de faire sortir le caractère sous jacent de cette musique sans se mettre en avant et de ne jouer "que" les notes! Chamayou y parvient et de manière exemplaire. J'admire la façon dont il présente les contrastes parfois forts de la musique pour piano de Ravel: d'un côté il y a les pages presqu'impalpables telles que le Gibet de Gaspard de la nuit ou La vallée des cloches des Miroirs, d'un autre côté, la Toccata du Tombeau de Couperin ou Scarbo de Gaspard de la nuit sont joués avec un formidable élan. Nous n''etions pas à court de bonnes voire excellentes versions de l'oeuvre pour piano de Ravel (je cite les noms de Gieseking, François, Perlemuter, Tharaud et Bavouzet), mais cette nouvelle intégrale en est une avec laquelle il va falloir compter!


Glazounov: Les Saisons
Glazounov: Les Saisons
Prix : EUR 9,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Deux chefs d'oeuvre qui sont trop courts..., 1 février 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Glazounov: Les Saisons (Téléchargement MP3)
Les Saisons et le concerto pour violon de Glazounov ont quelque chose en commun: à mon sens, ils sont trop courts.... Le compositeur s'y montre aussi inspiré qu'on voudrait bien que cela continue... dans le ballet Les Saisons, il rejoint les ballets de Tschaikofsky. pour un peu, on visualiserait les nains et autres figures féeriques danser et valser! Tout scintille dans cette partition. Le concerto pour violon est également très inspiré et hélas aussi assez dense, il est superbement interprété par Oscar Shumsky, violoniste qui menait une carrière trop modeste qui ne rendait pas justice à son immense talent. Rarement, ni sur disque ni en live, j'ai entendu pareil violon à la sonorité aussi belle et rayonnante. Il rappelle un autre maìtre, qui a longtemps défendu ce concerto, Nathan Milstein.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : May 21, 2016 3:10 AM MEST


Sonates n°1-6. pastorellas n° 2 & 6
Sonates n°1-6. pastorellas n° 2 & 6
Prix : EUR 20,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Une découverte!, 20 janvier 2016
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sonates n°1-6. pastorellas n° 2 & 6 (CD)
Jusqu'il y a peu, je ne connaissais pas la musique de manuel Blasco de Nebra. J'ai entendu l'une de ses sonates pour "piano" à la radio et j'ai accroché. Elles ne sont évidemment pas écrites pour piano, mais comme dans le présent enrégistrement, elles sonnent tout à fait bien sur cet instrument moderne. Sa musique se souvient parfois de celle de Scarlatti ou Soler (ce dernier est mort un an avant lui), mais en même temps, ces sonates sont uniques et représentatives d'un style personnel. Elle est tantôt rêveuse, tantôt enjouée, mais surtout les sonates lentes sont d'un recueillement qui émeuvent profondément. Cela donne presque quelque chose d'intemporel à sa musique. Les lectures du jeune pianiste espagnol Javier Perianes sont des modèles de tact et de poésie. Un disque à découvrir et à mettre entre toutes les oreilles!


Beethoven : Les Sonates pour piano (Coffret 10 CD)
Beethoven : Les Sonates pour piano (Coffret 10 CD)
Proposé par inandout_france
Prix : EUR 33,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un Beethoven à la fois mâle et sensible, 27 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : Les Sonates pour piano (Coffret 10 CD) (CD)
Vladimir Ashkenazy est un pianiste atypique dans le sens qu'il joue tout "bien", chez lui la perfection est presque devenue quelque chose qui va de soi... Rares sont les pianistes en effet qui jouent aussi bien Beethoven que Rachmaninov, ou Mozart que Ravel ou Chopin que Prokofiev ou Shostakovitch. Ainsi, le Beethoven d'Ashkenazy n'a probablement pas la profondeur d'Arrau, mais il fait preuve d'une grande sensibilité et d'une technique à toute épreuve, dont il ne fait pourtant jamais étalage. Un aspect que j'ai toujours admiré chez Ashkenazy est sa manière de sculpter le son, dans quelle que musique que ce soit. Nous remarquons tout au long de ce cycle une constance et une continuité qui sont d'autant plus remarquables que le pianiste a bien mis une dizaine d'années pour parachever ce travail considérable.

Un regret pourtant: la prise de son par Decca: comme cela a été constaté à plusieurs reprises à propos de ce pianiste, mais aussi quant à d'autres artistes, enrégistrés par la même maison (Larrocha, Lupu), il est souvent dûr voire agressif, ce qui fait que le piano sonne parfois comme un xylophone amplifié. Quel contraste avec la prise de son ideále des deux cycles par Brendel chez Philips! Ce bémol ne devrait pourtant pas vous dispenser d'ecouter cette belle intégrale par un des pianistes les plus transcendants de la deuxième moitié du vingtième siècle pour laquelle j'ai toujours gardé un faible, tout simplement parce que c'est celle qui m'a familiarisé avec les sonates de Beethoven...


Nelson Freire - la Selection Diapason
Nelson Freire - la Selection Diapason
Prix : EUR 12,00

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une aubaine!, 27 décembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nelson Freire - la Selection Diapason (CD)
Profitez de l'occasion de vous procurer ces 3 CDs à prix très doux! Nous y entendons le Nelson Freire des années 60 et 70 dans son répertoire de prédilection avec les preludes de Chopin, Carnaval de Schumann et un inédit de taille, la sonate en si mineur de Liszt (en attendant qu'il la réengistre!). Cet album comprend également la collaboration très réussie du pianiste bréslien avec le chef Rudolf Kempe dans les concertos de Schumann, Grieg, le 1er de Tschaikofsky et la Totentanz de Liszt. Il est surprenant que surtout sa version du célébrissime 1er de Tschaikofsky ne soit pas plus souvent mentionnée comme choix prioritaire, à côté de celle de son amie Argerich, car le Freire des années 60 était tout aussi bien capable de feu, virtuosité et élégance! Ce qui frappe aussi à chaque écoute, c'est la maitrise dynamique et surtout son fortissimo naturel excempt de toute agressivité. Un must!


Menahem Pressler-Paavo Jarvi-Orchestre De Paris
Menahem Pressler-Paavo Jarvi-Orchestre De Paris
DVD ~ Mozart
Proposé par dodax-online-fr
Prix : EUR 20,44

4.0 étoiles sur 5 Un musicien qui n'a plus rien à prouver, 7 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Menahem Pressler-Paavo Jarvi-Orchestre De Paris (DVD)
Que Menahem Pressler soit infatigable et qu'il profite d'un été indien exceptionnellement long après le dernier concert du Beaux Arts Trio, on le veut bien. Mais avec un pianiste autour de 90 ans, la question: "Est-ce que les doigts sont encore aussi agiles que l'esprit de l'artiste?" se pose à un moment donné. Je me souviens de plusieurs confrères de Pressler, maintenant décédés, qui eux aussi jouaient encore à un âge avancé et dont les derniers concerts étaient parfois un peu douloureux, car on savait comme ils jouaient bien avant (Les noms de Kempff, Arrau, Magaloff, Cherkassky et Bolet me reviennent à l'esprit). En ce qui concerne Pressler, nous ne pouvons pas nier que les doigts n'y soient plus tout à fait, dans les mouvements vifs des concertos, les tempos sont plutôt modérés. Dans les mouvements lents, le pianiste profite évidemment de sa longue pratique de chambriste, c'est d'abord en musicien de chambre qu'il aborde la musique concertante de Mozart. D'autre part, le grand âge apporte aussi quelque chose à la musique qui la rend émouvante: un amour de toujours vouloir communiquer son émerveillement à son public et puis une mise à nu, nous entendons un artiste qui a joué sur les sommets et qui n'a plus rien à prouver sinon sa joie de jouer et de toujours être là.

C'est surtout dans les bis que la vieille magie opère de nouveau: le rondo en la mineur K 511 est d'une telle beauté de toucher et d'une simplicité presqu'idéale (mais ô combien difficile à réaliser!) qu'il fait à lui seul le prix de ce DVD. Itou pour "Clair de lune"de Debussy qui constitue un autre moment privilégié!


Schubert: Wanderer Fantasy; Piano Sonata D. 664; Impromptus
Schubert: Wanderer Fantasy; Piano Sonata D. 664; Impromptus
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 11,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellente initiation à la musique pour piano de Schubert, 7 novembre 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Schubert: Wanderer Fantasy; Piano Sonata D. 664; Impromptus (CD)
Ce CD présente deux pianistes probablement dissemblables qui se complètent pourtant très bien! D'abord le légendaire Leon Fleisher dans la plus belle force de l'âge avant qu'il ait perdu l'usage de sa main droite qui l'a forcé d'interrompre une carrière qui s'avérait riche en promesses. Le pianiste américain impressionne surtout avec son phrasé qui est celui d'un maître. Il est à l'aise aussi bien dans la Wanderer Fantaisie virtuose que dans la sonate D 664, qui présente presque le côté anodin de Schubert. En prime, un enrégistrement juvénile de Nelson Freire qui est d'autant plus intéressant qu'il reste bien peu de CD des années 60 de ce pianiste (Sa discographie est toujours bien modeste pour un artiste de sa trempe mais Dieu merci il y a maintenant Decca qui s'est souvenu de lui!). Le brésilien y fait une fois de plus montre de cette main incomparable et de ce toucher moelleux qui est tout à fait approprié pour les Impromptus opus 90. Quel dommage qu'il ne programme pas plus souvent Schubert dans ses recitals!


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