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Leather DeBoeuf "Qui lie délivre" (Mouchas Gracias en los Papeles)

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Les faucheurs, Tome 1 : Chat blanc
Les faucheurs, Tome 1 : Chat blanc
par Holly Black
Edition : Broché
Prix : EUR 16,29

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Chat noir, 1 novembre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les faucheurs, Tome 1 : Chat blanc (Broché)
Je ne rappellerai pas le contexte du livre, les autres commentateurs l'ont tous très bien fait. Je confirme cependant que la présentation de l'éditeur est totalement débile puisqu'elle dévoile la plus grande partie des intrigues que le lecteur est sensé découvrir tout seul.

Mon sentiment à la fin de cette lecture est mitigé. Je reconnais volontiers à ce roman un univers original, un personnage principal attachant et ambivalent, une bonne intrigue et un joli dénouement. Il y a beaucoup de bonnes idées dans ce livre, le traitement de la magie y est bien vu. Le début est plutôt mou, mais après le twist du chapitre douze on prend un rythme de thriller, et c'est assez réussi, même si parfois un peu de développements n'auraient pas été superflus.
Toutefois, et c'est là ma plus grosse réserve, j'ai trouvé le style très mauvais, haché et lourd. Les phrases m'ont souvent donné l'impression d'être écrites à l'envers, certaines nécessitant une relecture pour les comprendre. Il m'a bien fallu 100 pages pour me familiariser avec ce style bizarre. J'ajoute à la décharge de l'auteur que je n'aime pas beaucoup les livres écrits au présent, je ne sais pas pourquoi.
J'ai aussi trouvé la trame du récit un peu cousue de fil blanc, je trouve que le lecteur n'a pas assez d'indices sur certains évènements, et lorsque on apprend la véritable nature des relations de Cassel avec ses frères tout devient beaucoup trop facile à prévoir. Certains évènements sont abrupts (la transformation de Lila), d'autres sont mal expliqués (la fuite de Maura, l'utilisation de Lila comme monte en l'air qui aurait pu lui donner mille occasions de fuir) et d'autres incohérents (le stratagème pour récupérer Lila au refuge est bien compliqué...). Enfin la motivation de certains personnages me semble insuffisamment justifiée et le background de l'univers est vraiment trop minimaliste, même si c'est un livre pour la jeunesse.
Mais je suis persuadé qu'une bonne partie de ces éléments négatifs auraient pu être balayés si ma lecture avait été plus fluide.

Un bon livre pour ceux que le style de l'auteur ne rebutera pas, mais qui présente tout de même pas mal de défauts pour un lectorat adulte exigeant (ou pinailleur).

Edit : j'ai trouvé le second tome beaucoup plus agréable à lire, beaucoup plus fluide et beaucoup plus enthousiasmant. Si le sujet vous plait, n'hésitez pas à lire les deux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Nov 1, 2012 9:10 PM CET


Garrett, détective privé : Coeurs d'or à l'amer
Garrett, détective privé : Coeurs d'or à l'amer
par Glen Cook
Edition : Broché
Prix : EUR 13,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 L'amer Garrett n'a pas perdu son chat, pour l'amer Gaise je ne sais pas, 30 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Garrett, détective privé : Coeurs d'or à l'amer (Broché)
Ce second volume des aventures de Garrett est très agréable à lire, drôle et divertissant.
L'univers de fantasy bourré de bonnes idées découvert dans La Belle aux bleus d'argent est toujours aussi plaisant. Le ton souvent désabusé des protagonistes, à la façon roman noir, donne au livre un côté gouailleur et décalé dans ce monde de Fantasy façon Couscous. Je confirme que l'univers n'est pas vraiment second degré, c'est la transposition des codes du polar dans un univers Fantasy qui donne cette délicieuse sensation épicée de décalage au lecteur. Mais le bouquin est aussi sérieux dans sa construction et sa logique que pourrait l'être un véritable roman noir.

Dans ce second épisode, Garrett mène l'enquête sur une affaire d'enlèvement dans le monde huppé de l'aristocratie locale, celle qui donne toujours l'impression d'avoir consommé trop d'harissa. Sa copine Titi l'ayant confié aux bons soins de son majordome et de l'homme mort (son colocataire télépathe décédé), Garrett pourra ainsi faire connaissance en toute impunité avec les différentes femmes fatales du récit. Bien des rebondissements attendent le lecteur, trop peut-être : j'ai parfois eu le sentiment de tourner en rond. Garrett est trop souvent le simple spectateur de son enquête, et cela finit par avoir un côté lassant, comme les légumes cuits à l'eau.

J'ai également été déçu par d'autres petites choses : les personnages ne sont pour ainsi dire pas travaillés, l'intrigue est beaucoup trop statique et globalement l'aspect policier du livre pédale dans la semoule dans son dernier tiers. A force de tourner en rond, Glen Cook finit par se mordre la queue et sa construction finit par rendre cette histoire inefficace en matière de suspense et de mystère. Trop de mystère tue le mystère comme disait Raymond Barre. Il a souvent cette tendance à vouloir jouer au plus malin et à prendre ses lecteurs pour des agneaux de deux semaines (Glen Cook, pas Raymond, suivez aussi). La conclusion est aussi un peu décevante, la montagne accouche d'un pois chiche. Je n'évoque pas ici le dénouement lui même mais le sentiment de vacuité ressenti à la fin de cette lecture, quelque chose du genre : tout ça pour ça ? (un sentiment d'inachevé, voilà c'est le mot que je cherchais)

A trop vouloir copier les codes du polars on finit par en copier aussi le défaut récurrent : la fin décevante.
Ce livre reste pourtant très drôle, très facile à lire, avec des personnages attachants. Je lirai certainement d'autres Garrett, en espérant y trouver la prochaine fois un peu plus de dépaysement et un peu moins de boulettes.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 7, 2013 11:05 AM MEST


Zombie thérapie, tome1 : un cerveau pour deux
Zombie thérapie, tome1 : un cerveau pour deux
par Jesse Petersen
Edition : Broché
Prix : EUR 5,70

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Les joies de la relativité, 23 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Zombie thérapie, tome1 : un cerveau pour deux (Broché)
Un couple au bord de la rupture se réconcilie sous fond de lutte pour la survie. Il faut dire que dans une ville envahie par les zombies suite à un accident de laboratoire, on a moins le temps de s'énerver sur son mari qui a encore oublié de descendre les poubelles ou de mettre la table.
Zombie thérapie est un bon divertissement, parfois drôle, dans la droite lignée des films de zombies comiques comme Shaun of the Dead ou Bienvenue à Zombieland. Au menu : extermination de zombies et second degré en mode girl-power.
Le ton est très clairement à rattacher à la vague de la chick-lit : le récit est vécu à la première personne par Sarah avec le détachement superficiel propre au genre, même si pour une fois la narratrice en question n'est pas une héroïne tête en l'air mais une femme avec la tête sur les épaules. La preuve : elle défonce celle des zombies avec beaucoup de professionnalisme, même si elle prend le temps de vérifier avant son coup de pelle si le zombie en question est manucuré et si ses vêtements sont jolis.
J'ai regretté cependant la trop grande légèreté et le manque d'ambition de ce petit livre, le thème de départ avait des potentialités qui ne sont pas bien exploitées, le récit s'essoufflant très vite. Les difficultés relationnelles du couple sont uniquement un prétexte à quelques bons mots, il n'y a pas d'enjeux dignes de ce nom, le suspense n'est pas vraiment au rendez vous pour les deux personnages principaux. Un couple qui n'est finalement qu'une caricature du couple moderne et qui manque cruellement de personnalité et d'épaisseur.
Au final on se retrouve avec une accumulation de scènes toutes déjà lues ou vues ad nauseam dans la littérature et le cinéma du genre (le zombie taquin caché dans la salle de bains, le zombie rigolo au parc d'attraction, le zombie surprise dans la supérette déserte, le zombie bon copain qui demande qu'on le tue avant transformation, etc. etc.).
Sinon c'est écrit dans un style passe-partout, facile à lire, facile à oublier.

C'est un gentillet divertissement alors que l'idée de départ se prêtait à quelque chose de bien plus original : un livre de zombies avec de vrais personnages.
Bon, j'ai bien rigolé quand même, surtout au début. Et une fois que vous avez entamé le début, vous êtes proche de la fin. A tenter pour ceux qui aiment les histoires de Zombies, même s'ils ont déjà lu ça cent fois. Les autres peuvent passer, il n'y a vraiment pas de quoi faire des castagnettes au clair de lune.
Les autres avis sur cette page vous prouveront cependant combien mon avis est relatif.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (7) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 24, 2012 3:04 PM MEST


Alpha & omega t3 : Jeu de piste
Alpha & omega t3 : Jeu de piste
par Patricia Briggs
Edition : Poche
Prix : EUR 6,74

7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Le silence des tourtereaux, 21 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Alpha & omega t3 : Jeu de piste (Poche)
Charles et Anna sont de nouveau en piste pour retrouver un serial killer, en collaboration avec le FBI et d'autres agences gouvernementales.
J'ai trouvé cette histoire beaucoup trop prévisible, décousue, bancale. Les enjeux sont faibles, certaines situations sont peu crédibles, et on devine beaucoup trop facilement qui est le méchant. L'auteure s'embrouille avec une tripotée de personnages qui au final ne lui serviront à rien. Je pense en particulière à Leslie, dont le rôle sera finalement bien décevant.
L'histoire en elle même est plutôt faible, on a déjà vu ça des dizaines de fois en mieux (en beaucoup mieux chez Mercy Thompson). J'ai aussi trouvé que la fin du récit tombait comme un cheveu sur la soupe.

Comme c'est du Patricia Briggs certains passages sont de très bonne qualité, tout ce qui concerne les différents êtres surnaturels est très bien pensé, mais les faux suspenses qui minent la relation sentimentale entre Charles et Anna sont laborieux et déjà vus dans les précédents tomes. On a du mal à s'inquiéter pour eux, il est bien plus compliqué pour un auteur de créer une tension entre deux personnes mariées qui s'adorent qu'entre deux êtres qui se tournent autour et qui ont encore le choix de tomber ou non dans les bras l'un de l'autre.
Par moments, j'ai eu l'impression que l'auteure faisait du remplissage pour arriver à sa conclusion. Je ne sens dans cette série ni l'implication ni le sérieux déployés pour Mercy.
Une série à mon sens bien décevante depuis le tome 2.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 22, 2012 10:05 PM MEST


Médaille Ovale en acier inox pour chien ou chat + gravure personnalisée
Médaille Ovale en acier inox pour chien ou chat + gravure personnalisée
Proposé par sarl_kappachan
Prix : EUR 10,00

3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Gourmette canine en vrai faux or, 20 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Médaille Ovale en acier inox pour chien ou chat + gravure personnalisée (Divers)
La livraison se fait en 2 jours, le contact commercial est agréable (on vous contacte une fois la commande passée pour vous demander le texte à graver sur la médaille, via un système d'échange géré par Amazon qui ne communique pas votre e-mail au vendeur).
La gravure est correcte mais la médaille est ultra légère et semble fragile.
Comptez 5 euros pour la livraison. Au final si on considère le poids de l'objet vous payez du fer blanc au prix de l'or.
Mais bon, votre chien (chat / hamster / mari) est doté d'une médaille, c'était ça l'objectif. Et de toute façon une médaille en or ce serait beaucoup trop luxueux pour un chien (chat / hamster / mari), comme dirait Yolande.

édit du 29-10 : au cours d'une promenade et d'un mouvement un peu vif l'accroche de la médaille a cassé, la médaille est perdue.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 20, 2012 4:54 PM MEST


Princes de la pègre
Princes de la pègre
par Douglas Hulick
Edition : Broché
Prix : EUR 19,95

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les affranchis de la rapière, 18 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Princes de la pègre (Broché)
Princes de la Pègre est un excellent livre de fantasy axé sur l'action, avec pour cadre la famille mafieuse de la capitale d'un empire séculaire.
On y suit de la première à la dernière ligne Drothe, un membre du clan de Nicco, parrain semi-psychopathe pour lequel il exerce la noble profession de nez (fouineur professionnel). Vous avez bien lu : on ne suit pas quarante six personnages dans cette aventure, on y suit un Drothe naviguant entre les factions hostiles au fil de sa roublardise, avec l'appui du fil de l'épée de son ami et protecteur Dégane. Pas une digression, pas un chapitre en italique avec un mystérieux narrateur omnipotent, pas un chapitre de mise en situation pour nous éclairer sur les desseins d'autres protagonistes. Nada. Peau d'balle. Le bonheur.
Dans ce récit mené sans aucun temps mort, on démarre tambour battant sans la traditionnelle mise en place fastidieuse d'un univers pourtant solide mais que l'auteur a le bon goût de nous faire découvrir en allant, par touches légères et bien amenées. Le rythme est effréné, et Drothe puisera dans son sac de graines d'arhami plus que de raison pour rester vif et alerte. Un mal nécessaire lorsque on tente de vous assommer, vous embrocher ou vous jeter du métal en fusion à la tête toutes les dix pages.
Alors il est bien évident que dans ce tourbillon effréné de courses poursuites et de scènes d'actions il ne reste pas beaucoup de temps pour s'attarder sur les paysages et les subtilités de l'empire et de sa capitale Ildrecca. La visite est menée au pas de charge, si ce n'est ventre à terre. Mais lorsqu'on lutte pour sa survie et pour celle de ses amis et parents, ce n'est pas vraiment le moment de décrire les soubassements de porte ou la technique de pavage des rues. Et pourtant, avec beaucoup de finesse l'auteur parvient à déployer un univers riche, cohérent et intriguant.
Enfin ne nous leurrons pas : Drothe n'a rien d'un sale type, il est bien un héros dans cette aventure. Certes il évolue dans la pègre d'Ildrecca comme un poisson dans l'eau mais ses motivations profondes n'en sont pas moins honorables. C'est un personnage attachant, humain, amusant, subissant autant les évènements qu'il tente de les dominer. Les autres personnages du livre sont aussi tous très réussis, et leurs relations avec Drothe sont toutes subtilement dépeintes en quelques détours de phrases.

En matière de références, comment ne pas penser à l'ambiance des livres de la Compagnie Noire de Glen Cook ? Quant à l'univers mafieux, il m'a beaucoup rappelé l'univers des Soprano.
S'il fallait trouver des défauts à ce livre, ce serait du chipotage : quelques combats un peu trop détaillés du point de vue technique, une ou deux petites facilités pour raccrocher les wagons au fil du récit, quelques regrets pour des personnages secondaires dont j'aurais aimé avoir des nouvelles à la fin du livre, mais rien de vraiment bien grave.

Princes de la Pègre est un livre de Fantasy pour ceux qui trouvent les pavés actuels de Fantasy indigestes et ennuyeux, mais aussi pour ceux qui pensent que la mode du point de vue multiple n'est qu'une supercherie d'auteur en mal d'inspiration pour ficeler un vrai livre.
Pour un premier roman, c'est un coup de maître, il faut dire que Douglas Hulick y a consacré dix années de sa vie. Comme quoi le travail, ça paye : l'intrigue est aussi complexe qu'elle est claire, les évènements s'enchainent avec fluidité, dans un style agréable. Ma seule crainte serait qu'il mette autant d'années à nous faire partager une nouvelle aventure.
Ne vous fiez pas trop à la couverture : l'univers est sombre certes, mais cette aventure est réjouissante, lumineuse, emportée par un personnage drôle et astucieux.
Une nouvelle pépite extirpée du tourbillon des publications anglophones par l'Atalante.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (22) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 7, 2012 8:43 PM CET


Hunger Games
Hunger Games
DVD ~ Jennifer Lawrence
Prix : EUR 14,99

6 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Eloge du vide et du jeu de fléchettes, 14 octobre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Hunger Games (DVD)
Hunger Games est un très mauvais film, ultra ennuyeux, ultra prévisible, ultra kitch (mentions spéciales aux effets spéciaux à deux balles, aux uniformes de la police et spécial dédicace aux pommes déclencheuses de mines antipersonnel).
La mise en scène est plus que médiocre.
L'univers est incohérent, inexpliqué, inexplicable en plus d'être bien crapoteux. Le scénario est indigent, on prend vraiment les spectateurs pour des débiles.
Les acteurs sont tous plus caricaturaux les uns que les autres, même si certains vieux briscards d'Hollywood apportent au film un peu de leur crédit et de leur charisme, en échange de cachets probablement démesurés au regard de leurs interprétations.
C'est une longue purge de plus de deux heures, mortellement ennuyeuse, totalement dénuée du moindre humour, très cynique, limite gerbante.
En 1958 Robert Scheckley avait écrit Le prix du danger adapté à l'écran par Yves Boisset en 1983 dans le film du même nom. C'était 100 fois mieux et bien plus sévère envers la télévision et ses spectateurs. Justement ici les spectateurs ne sont jamais mis en cause, et tout le monde regarde religieusement le programme sans se poser aucune question morale, comme le spectateur du film, qui n'est au final qu'un voyeur tranquille parmi d'autres.
Un film sans queue ni tête à voir uniquement si vous aimez voir des enfants mourir à l'écran. (Ce n'est pas bien grave me direz vous, c'est virtuel... tout comme les accidents où l'on voit de plus en plus de "spectateurs" prendre des photos le long des routes)

Si ce film ne surfait pas sur un phénomène de mode, il serait considéré unanimement comme le navet qu'il est.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (16) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 7, 2013 9:25 PM CET


Le premier qui pleure a perdu
Le premier qui pleure a perdu
par Sherman Alexie
Edition : Broché
Prix : EUR 12,83

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Celui qui ne pleure pas ne sait pas ce qu'il perd, 14 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le premier qui pleure a perdu (Broché)
Un livre quasi autobiographique très touchant, mon premier Sherman Alexie et certainement pas le dernier. C'est l'histoire de Junior, un garçon de 14 ans, indien Spokane vivant avec sa famille dans la misère de sa réserve, qui décide de s'en sortir au détriment de l'amitié qui le lie à son unique ami. Quitte même à devenir un indien à temps partiel (titre original du livre) et une "pomme" (rouge à l'extérieur et blanc à l'intérieur) aux yeux des membres de sa tribu.
C'est aussi le journal illustré d'un ado différent, tête de turc chez les têtes de turc. Un livre qui sonne très juste du début à la fin. Sa grande force, c'est de décrire une situation très difficile, parfois épouvantable, sans jamais sombrer dans le désespoir. C'est un livre ultra positif, drôle, émouvant. Et ce qui est très frappant c'est aussi le refus du mensonge et de l'auto apitoiement. Les indiens y sont en partie responsables de leurs malheurs en cédant à la tentation de l'alcool, les adolescents blancs (et riches) du lycée de Reardan ne sont pas forcément des ordures, et la situation des réserves indiennes ne va certainement pas trouver de solution satisfaisante d'un coup de baguette magique.
Les personnages, notamment la famille de Junior sont tous très solides, alors qu'il ne sont qu'effleurés. La pudeur (des sentiments) et un humour omniprésent servent d'amortisseurs à un récit qui aurait pu être uniquement mélodramatique.

Ce serait idiot de réserver la lecture de ce bijou aux seuls adolescents, c'est une véritable leçon de vie et d'espoir qu'il faut impérativement faire partager au plus grand nombre.
Le basket tient une grande place dans ce roman, en cela il m'a beaucoup fait penser à un autre très beau livre autobiographique sur l'adolescence centré sur le basket ball : Saison noire.
Une lecture rigoureusement indispensable.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2012 12:57 PM MEST


Cavalier Vert: Cavalier Vert, T1
Cavalier Vert: Cavalier Vert, T1
Prix : EUR 9,99

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 En vert et contre tous : un livre parfois un peu cavalier, mais pas dénué de charme, 13 octobre 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cavalier Vert: Cavalier Vert, T1 (Format Kindle)
Cavalier vert est le premier roman publié de Kristen Britain. C'est mérité, elle a beaucoup de talent pour créer des personnages attachants, pour organiser de belles scènes d'action. L'univers est d'un classicisme un peu désolant mais finalement assez réussi. Le personnage principal a beaucoup d'un Harry Potter féminin (découverte de la magie, innocence, ennemis surpuissants), ce qui à mes yeux n'a rien d'infamant, bien au contraire.
Mais ces qualités sont souvent desservies par de nombreuses maladresses et quelques incohérences dans le déroulé du récit.

Le début du livre est assez prometteur, dans le genre fantasy ultra classique : une jeune fille fuit son école, révoltée par une injustice. Karigan est un héroïne pleine de fraicheur et de fougue, le prototype même de l'apprentie hyper douée qui deviendra grande (le mythe du vaillant petit tailleur a encore frappé). A part de courts chapitres consacrés au père de Karigan et d'autres aux méchants, le point de vue de l'histoire est centré sur la jeune héroïne, et sur elle seule.
Après avoir rencontré un Cavalier Vert mourant, elle lui jure de poursuive sa mission et s'engage à apporter au Roi une missive de la plus haute importance. (En ces temps là, il y avait déjà des problèmes à La Poste). Elle récupère par la même occasion son cheval (ne connaissant pas son nom elle va le nommer « Cheval », ce qui ne manque pas d'à propos) ainsi que l'insigne magique propre aux Cavaliers Verts qui va faire d'elle un Cavalier Vert à l'insu de son plein gré, pour le pire et pour le meilleur.
Elle devient en effet aussitôt l'objet d'une très longue traque. Cette course poursuite occupe au moins la moitié du livre et elle devient crispante par moments. Cette longue chevauchée, à force de répétitions, donne souvent l'impression de tourner en rond, sans compter des interludes parfois étranges dans le cadre d'une poursuite haletante.
Après cela le récit devient moins monotone, plus rythmé, mais il reste toujours très convenu. Le comportement de Karigan est parfois peu cohérent avec sa personnalité, les transitions entre les différents évènements sonnent parfois faux tant elles sont grossières et artificielles, bref l'auteure manipule son récit comme un bricoleur du dimanche monte un meuble suédois : elle ne respecte pas le mode d'emploi et la fin il lui reste des pièces. Mais le meuble est quand même débout, et l'auteure arrive à créer de très belles scènes épiques dignes des meilleurs spécialistes du genre. L'affrontement final, en particulier, est très réussi. Il est assez subtil dans son genre.

Malgré ses nombreux défauts, son classicisme, Cavalier Vert est une lecture rafraichissante et le plus souvent agréable.
J'ai relevé quelques problèmes de syntaxe et de césure, mais globalement le style est acceptable. Il s'agit d'une série. Si les volumes suivants étaient un peu moins épais, j'aurais peut être essayé de lire la suite, mais ils font tous dans les 600 pages grand format : ce sera sans moi.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Oct 14, 2012 1:21 AM MEST


Langelot agent secret
Langelot agent secret
par Lieutenant X
Edition : Cartonné

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Langelot For Ever, 23 septembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Langelot agent secret (Cartonné)
Inutile de surenchérir outre mesure sur le commentaire parfait de Gwen : Langelot est une série de la bibliothèque verte dont le ton et la qualité n'ont pas pris une seule ride. La faute à un très grand écrivain, Vladimir Volkoff (oui l'auteur de Le montage), qui a publié la série des Langelot, intégralement dans la bibliothèque verte, de 1965 à 1986 sous le pseudonyme de "Lieutenant X".
C'est la série qui m'a donné le gout de la lecture. Je viens de relire ce premier volume, et j'y ai pris autant de plaisir qu'à ma découverte des aventures de Langelot.
Cet épisode raconte le recrutement et la formation de ce qui sera par la suite "l'agent 222". C'est brillant, il n'y a pas d'autre mot. Aucune fausse note, aucune incohérence, c'est parfait. (il y avait donc un autre mot...)
Pour résumer rapidement les qualités de ce livre et de tous les suivants : solidité des intrigues, intelligence, roublardise, suspense, humour, il y a tout, ces romans d'espionnage pour la jeunesse n'ont rien à envier aux oeuvres de Ian Flemming ou de de John Le Carré. Et pour une fois, on suit les aventures d'un jeune agent secret Français dont nous n'avons pas à rougir !
Dès 12 ans, jusqu'à 112 ans.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (6) | Permalien | Remarque la plus récente : Dec 7, 2012 8:14 PM CET


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