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Leather DeBoeuf "Qui lie délivre" (Jackson Bay (NZ))

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Les stagiaires
Les stagiaires
par Samantha Bailly
Edition : Broché
Prix : EUR 18,20

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Une comédie de moeurs moderne, légère, sensible et pleine de charme, 10 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les stagiaires (Broché)
Il ne s'agit pas d'une étude sociologique sur le statut de stagiaire en entreprise mais avant tout d'un roman très réussi. Les stagiaires, ces pauvres bêtes, servent ici de support à une comédie de mœurs emballante.

Emballante car la plume de l'auteure est remarquable : fluide, sensible, drôle, intelligente, d'une belle profondeur psychologique. Les personnages sont tous très attachants, malgré ou grâce à leurs défauts.
L'univers de l'entreprise branchée est très bien restitué, avec son lot d'hypocrisies et ses subtiles techniques d'enfumage "corporate".
Le ton est très juste, et autant je suis souvent dubitatif sur les œuvres qui alternent deux points de vue, l'un féminin, l'autre masculin, autant cette fois ci j'ai été assez bluffé par la solidité des deux angles d'attaque, même si le personnage d'Ophélie l'emporte largement sur celui d'Arthur.

Bon, le final est malheureusement trop prévisible, et le ton vire un peu trop à la nostalgie de la jeunesse et des moments perdus. En cela, le stage semble désormais remplir le rôle de feu le service militaire : c'est la nouvelle source inépuisable de récits d'anciens combattants !
Mais c'est très joliment fait et très agréable à lire. C'est fin, c'est amusant, c'est addictif.
Samantha Bailly est une très jolie plume, de celles qui donnent envie d'étudier de près leur bibliographie, histoire de s'envoler en l'air une nouvelle fois.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 10, 2014 7:30 PM MEST


Le convoyeur du IIIe Reich
Le convoyeur du IIIe Reich
Prix : EUR 4,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Une histoire de vol, 6 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le convoyeur du IIIe Reich (Format Kindle)
Cette nouvelle est donnée pour 61 pages, mais cela tient en compte la note de l'auteur en fin de livre et sa piteuse interview qui termine l'ouvrage. (Piteuse car totalement bateau)
Résultat : ce texte se lit en quelques dizaines de minutes. C'est une petite nouvelle de CJ Box, sans grand intérêt, basée sur une vague histoire de transport de chèvres en avion dans les années 30. Elle n'est pas désagréable à lire, mais n'a rien non plus d'exceptionnel.

Des chèvres avec lesquelles les gentils lecteurs ayant déboursé une somme rondelette pour lire une toute petite nouvelle pourront aisément s'identifier.
Bêêê !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 6, 2014 11:06 AM MEST


Le Chineur de l'espace
Le Chineur de l'espace
par P.-J. Hérault
Edition : Broché
Prix : EUR 19,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Héros un jour, Hérault toujours, 5 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Chineur de l'espace (Broché)
Les éditions Critic poursuivent la réédition des œuvres de PJ Hérault, pilier de la collection Anticipation des années 70-80.
Je n'avais jamais lu ces deux titres, totalement introuvables (ou à des prix exorbitants) en occasion. Les textes sont révisés par l'auteur, sans que l'on sache vraiment si la part de réécriture est importante ou pas.

J'ai bien aimé le Chineur de l'espace. C'est un bon récit d'aventure spatiale, avec le tour de main caractéristique de l'auteur : rythme, action, grands voyages, amitiés, bons sentiments. Avec comme il se doit une pincée d'anarchisme, une louche de pilotage, un baril de science (trop) fantaisiste et une pincée de solitude. Ça reste comme d'habitude assez naïf, un peu maladroit, mais globalement j'ai beaucoup aimé cette aventure dont certains protagonistes sont pour le moins surprenants.
Du point de vue du style d'écriture, c'est probablement un des romans les plus aboutis de l'auteur.

J'ai moins aimé le second récit, "La famille". Les défauts habituels de l'auteur y sont plus présents. Le héros traverse comme toujours une phase de dépression avant de se reprendre, il tombe éperdument amoureux du premier personnage féminin qu'il rencontre, et globalement l'intrigue est un peu trop cousue de fil blanc. Ça reste tout à fait lisible, mais j'ai trouvé ça bien moins inspiré et divertissant que "le chineur". Il faut dire aussi que la majorité du livre sur déroule sur le sol de plusieurs planètes : la dose de voyages spatiaux et de découvertes fournie par l'auteur est trop chiche par rapport à d'habitude !
Peut être n'aurais-je pas dû le lire dans la foulée.

A réserver comme d'habitude aux nostalgiques de la collection Anticipation et du Space-Opéra à la Française des années 80. Ça peut également servir d'initiation à la SF pour les ados.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 5, 2014 9:22 PM MEST


Niourk
Niourk
Prix : EUR 4,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Un des tous meilleurs romans de Stefan Wul, 3 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Niourk (Format Kindle)
J'étais persuadé en le lisant que ce livre avait été écrit dans les années 70, à cause de son ton un peu trop "parlé" et de sa modernité dans l'esprit des tissus orangés qui garnissaient les salons de l'époque.
Hors, la postface de cette réédition en version numérique m'a appris que Niourk avait été édité en 1957, du temps de l'âge d'or de la science fiction. Il y a presque 60 ans.
Ce mélange de Post-Apocalyptique et de SF est un véritable petit chef d'œuvre, un peu daté, certes, mais remarquablement exécuté. C'est bourré de trouvailles, rythmé, solide, intelligent, agréable à lire et souvent surprenant. Le tout ressemble un peu à un mix entre La guerre du feu et La machine a explorer le temps de HG Wells. C'est surtout dune modernité rare (faire d'un enfant noir son héros ne devait pas être très courant en 1957) et d'une richesse bluffante.
A découvrir ou à redécouvrir comme une curiosité culturelle, Stefan Wul étant l'un des pères fondateurs de la SF Francophone d'après guerre. Il n'a d'ailleurs été que trop rarement égalé dans les décennies qui ont suivi.
Ceux qui auront aimé Niourk peuvent lire sans crainte Noô et Piège sur Zarkass, c'est du tout bon.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 4, 2014 10:46 PM MEST


L'inspecteur Zhen et la traite des âmes
L'inspecteur Zhen et la traite des âmes
par Williams Liz
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Attention OLNI !, 1 juillet 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'inspecteur Zhen et la traite des âmes (Broché)
La traite des âmes est un Objet Livresque Non Imaginable : l'auteur parvient à mêler avec grand talent enfer, paradis, fantômes, gens ordinaires, Dieux et autres démons, tous ces éléments s'entremêlant sur plusieurs plans dans une ville asiatique quasi contemporaine, une ville clone de Singapour. Le tout est réalisé avec énormément de réalisme et de solidité. Le mélange d'éléments à consonance chrétienne (l'enfer, le paradis) avec un univers asiatique légèrement futuriste est très réussi, surprenant et dépaysant.

On découvre cet univers qui sort vraiment de l'ordinaire avec des personnages atypiques et attachants (peut être pas toujours suffisamment fouillés). L'inspecteur Zhen, dont la femme est échappée des enfers avec son animal de compagnie / bouilloire, travaille au sein de la police de Singapour 3 : il y est chargé de toutes les affaires surnaturelles, celles dont ses collègues ne veulent pas entendre parler.
En l'occurrence, Zhen va devoir mener une enquête sur des jeunes filles qui sont envoyées en enfer contre toute logique, une enquête qui va vite devenir très personnelle. Il sera aidé dans sa tâche par un démon atypique, son pendant infernal, un sénéchal du bureau du Vice ! Un démon sympathique, affligé de coupables faiblesses, car il lui arrive d'être gentil, à sa grande honte.

Liz Williams a réalisé un univers très complet, très solide, drôle, avec de jolies trouvailles (les ministères des enfers valent le détour) et pas mal de second degré.
J'ai parfois regretté la multiplication des points de vue, quelques facilités dans la trame policière menée par les deux "enquêteurs", mais ce sont des détails au regard de l'excellente tenue de l'ensemble.
Les esprits chagrins dans mon genre pourraient aussi avoir l'outrecuidance de se plaindre de Deus Ex Machina un peu trop voyants dans la conclusion, mais je me dois de concéder que la présence avérée de Dieux dans ce livre n'est pas contestable.

Un livre très original, inventif, intelligent, solide et amusant.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 2, 2014 7:11 PM MEST


Le meilleur des mondes possibles tome 1
Le meilleur des mondes possibles tome 1
par Karen Lord
Edition : Broché
Prix : EUR 16,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Réveillez moi lorsqu'il se passera quelque chose, 21 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le meilleur des mondes possibles tome 1 (Broché)
Si, bon Prince (pas charmant), je reconnais volontiers que les personnages de ce livre sont tous très attachants et d'une grande profondeur, il convient cependant de prévenir les potentiels lecteurs de ce roman qu'il s'agit d'une... romance. Et de rien d'autre, dans le sens où le contexte SF est d'une grande pauvreté et qu'il n'existe pas d'autres enjeux notables que la relation sentimentale entre les deux principaux protagonistes. Certes, c'est joliment écrit, avec beaucoup d'esprit, c'est aussi bien construit, relativement court et empreint d'une forme de poésie douce amère qui sonne juste, avec une jolie conclusion finale. Mais c'est quasiment totalement dénué d'action et de rebondissements dignes de ce nom.

La science fiction n'est ici qu'un prétexte à la mise en situation du livre et à la mise en place d'une relation amoureuse inter culturelle. On pourrait s'attendre à une délicate étude ethnologique sur des cultures très différentes, mais les Sadiris ne sont qu'une copie des Vulcains de Star Trek. (Certains plus sévères que moi pourraient parler de vulgaire pompage, et ils n'auraient pas forcément tort).
L'univers n'a aucune consistance. Il est bien théorisé, certes, mais reste totalement... théorique. Dans les détails, c'est le drame : on nage en plein flou artistique. Et lorsque l'on quitte le flou artistique c'est pire. Par exemple, non seulement les références culturelles de l'humanité du futur sont basées sur les pires lieux communs de la littérature anglo-saxonne (William Shakespeare et le Magicien d'Oz, au secours, encore eux !) mais en plus l'auteur nous assène des références cinématographiques incongrues comme Indiana Jones, Casablanca et... E.T l'extraterrestre ! (C'est à dire les références culturelles de son enfance, que nos jeunes générations ignorent déjà.)
Quant à la planète sur laquelle se passe l'intégralité de l'histoire (Cygnus Beta, qui porte très bien son nom), elle sonne totalement faux avec ses communautés mono-culturelles totalement étanches alors que les transports et les communications modernes existent. (Avec en bonus un ministère de la famille qui est impitoyable avec les mauvais pères mais qui ignore tout de l'existence de communautés esclavagistes sur sa planète...)
Signe indiscutable que l'on se trouve dans une romance : le héros est beau, mutique, intelligent, torturé et ténébreux, l'héroïne est moche (mais en fait non), assez âgée (mais en fait pas tant que ça) et ordinaire (mais en fait non...). A part ces quelques clichés, c'est intelligent, très fin dans la description des relations interpersonnelles, mais de là à crier au génie, non.
Hormis les interactions entre les personnages, il ne se passe absolument rien, sauf un petit rebondissement à la fin du livre qui sonne assez faux, la mission se déroule sans accrocs, comme prévu. On apprend bien quelques petites choses sur les Sadiris et de mystérieux Gardiens, mais ça reste vraiment anecdotique. De toute façon, si vous savez ce qu'est un Vulcain, vous savez ce qu'est un Sadiri.

Je me suis pas mal ennuyé à la lecture de ce roman aux enjeux minimalistes dont la fin est connue dès les premières pages.
J'ajoute pour plus de clarté que je peux parfaitement comprendre que l'on aime, voire que l'on adule ce livre. Il suffit pour cela de ne pas se focaliser sur la solidité de son univers, d'apprécier la grande justesse de ses relations humaines, sa romance subtile, et ne pas attendre autre chose de sa lecture. Car ce livre a de grandes qualités formelles et beaucoup de finesse psychologique.
C'est juste pas ma came, les histoires d'amour entre Monsieur Spock et Dora l'exploratrice.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (14) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 10, 2014 7:35 PM MEST


Bête noire : Condamné à plaider
Bête noire : Condamné à plaider
par Eric Dupond-Moretti
Edition : Poche
Prix : EUR 6,70

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 What is the point ?, 19 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Bête noire : Condamné à plaider (Poche)
Au delà de la sympathie qu'inspire un des avocats les plus célèbres et les plus pugnaces de France dans le genre cow-boy solitaire, ce livre m'a déçu. Je m'attendais à de la chronique judiciaire, et ce n'en est pas.
Je n'ai pas bien compris de quoi il s'agissait : si c'est un témoignage, il est trop court et trop vague. Si c'est un cri de colère contre les dysfonctionnement de la justice (en particulier l'accointance entre le parquet et le siège) il ne propose pas assez de solutions concrètes (hormis la suppression de l'école nationale de magistrature). Si c'est un plaidoyer pour la défense, il est trop pleurnichard. Si c'est une présentation du métier d'avocat et du monde judiciaire, c'est trop généraliste. On a parfois plutôt l'impression de lire une litanie de petits règlements de compte, pas toujours très intéressants.
Il y a aussi toutes les choses que l'on s'attend à trouver dans le livre d'un avocat pénaliste et que l'on ne trouve pas. C'est souvent du déni pur et simple (la récidive n'existe pas pour Maître Dupont Moretti...) mais aussi probablement un refus ou une incapacité d'envisager les conséquences à long terme de son talent, lorsqu'il permet de faire relâcher ou d'écourter la peine d'un véritable criminel. Un avocat n'aurait donc jamais de remords, de problèmes de conscience, mais uniquement de la haine pour les juges qui ne vont pas dans son sens ?
Reste tout de même quelques jolies pages sur l'origine de la vocation d'avocat, quelques belles répliques et un bel épilogue.
Mais c'est largement insuffisant pour justifier la lecture de cet ouvrage.


Apocalypse Z, Tome 2 : Les jours sombres
Apocalypse Z, Tome 2 : Les jours sombres
par Manel Loureiro
Edition : Broché
Prix : EUR 14,00

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Une déception prévisible, 15 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Apocalypse Z, Tome 2 : Les jours sombres (Broché)
Ce second volet, comme très souvent dans les trilogies (et encore plus souvent dans les trilogies zombies), est largement inférieur au premier.
Il est clair qu'il est beaucoup moins travaillé que le premier roman, beaucoup plus court, moins inspiré et moins crédible. En fait, Manel Loureiro butte sur l'obstacle récurrent du second tome d'univers zombie : l'auteur très à l'aise avec un héros solitaire à piloter patine dès que les enjeux deviennent plus globaux et les personnages plus nombreux.
Le soin apporté à l'édition est un symptôme visible de la dégradation de l'ensemble : page de faux titre "APOCALYPSE Z Tome 2" suivie aussitôt de la page de titre "APOCALYPSE Z Tome 1 : les jours sombres". Cherchez l'erreur.
Après cette mise en bouche, on démarre par 160 pages de mise en situation, parfois bien lourdes, avec des chapitres de remplissage consacrés à d'autres personnages, des scènes vues de plusieurs points de vue, bref tous les artifices de remplissage possibles et imaginables. Il y a notamment une explication scientifique sur le virus et ses effets sur ses hôtes assez lamentable. La narration est elle aussi largement inférieure à celle du premier tome, en alternant la première et la troisième personne assez maladroitement.
Après la mise en situation les protagonistes du premier roman sont séparés et l'on suit deux trames en parallèle : les deux ont des qualités similaires aux meilleurs moments du premier volet : rythme, intensité, clarté des scènes d'action. C'est du bon divertissement, bien fait, mais on devine très vite où l'auteur veut en venir. De plus la narration croisée des deux trames coupe beaucoup leur élan.
Comme souvent dans une trilogie, les personnages principaux ne sont pas suffisamment travaillés dans ce deuxième volet, ce qui nuit beaucoup à l'empathie du lecteur. Le narrateur avocat est totalement transparent.
La fin est prévisible et confirme que ce deuxième tome n'était qu'un tome de transition sans grandes idées, sans originalité (hormis la bonne idée de récréer une guerre d'Espagne entre deux îles des Canaries) et relativement court. (une fois déduite la mise en situation, le livre ne fait que 200 pages.)
Malheureusement, comme c'est souvent le cas avec les auteurs qui démarrent une oeuvre sous la forme d'un blog avec l'ambition d'écrire une trilogie, on obtient un très bon premier tome et dans le second on se rend compte que l'auteur ne sait plus trop quoi écrire et qu'il a conduit ses personnages dans une impasse dont il faut les sortir.
La conclusion de cette trilogie s'élèvera peut être au niveau de son premier volet, mais rien n'est moins sûr.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 16, 2014 9:02 AM MEST


Notre fin sera si douce
Notre fin sera si douce
Prix : EUR 13,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chronique de la fin du monde, 14 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Notre fin sera si douce (Format Kindle)
Ce livre est un très beau roman d'anticipation, basé sur des prémices très en vogue aujourd'hui : la planète est foutue, l'économie capitaliste est vouée à l'échec, le monde est condamné à la guerre à cause de la pénurie de ses ressources naturelles, la surpopulation est le symptôme d'une humanité malade, etc.

On peut ne pas partager tous ces constats tout en prenant beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre. Tout d'abord parce que c'est très bien écrit, intelligent... et plutôt crédible. Nulle épidémie Zombie ici pour expédier l'apocalypse en deux temps trois mouvements, mais une crise économique pire que celle des années 30, des anarchistes révolutionnaires à moitié fous, des savants nihilistes terroristes (avec tout un cortège de nouvelles drogues et autres virus de synthèse assez sidérants), des milices privées et un état fédéral en pleine déliquescence.
Le livre s'étale sur plus d'une dizaine d'années. On suit du début à la fin les aventures de Jasper et de ses amis, en sautant quelques mois ou quelques années d'un chapitre à l'autre. Seuls les évènements marquants sont relatés, avec comme fils conducteurs les amours compliqués de Jasper avec la gent féminine et les évènements tragiques qui se succèdent. L'histoire se déroule intégralement en Géorgie, et plus particulièrement à Savannah, même si on suit la lente dégradation mondiale via CNN.
Les personnages sont tous très réussis, très humains. Jasper est crédible dans sa recherche futile de l'âme soeur pendant que l'humanité s'effondre, certainement parce qu'il en est pleinement conscient. Ce mélange de la petite et de la grande histoire donne beaucoup de volume au roman, un souffle "life must go on" qui vient contrebalancer son contexte catastrophique.

Le message du livre, notamment de sa fin, est pourtant assez contestable sur le fond. Ça ressemble beaucoup à du Michel Houellebecq !
Il n'en demeure pas moins que "Notre fin sera si douce" est un excellent roman.
L'excellente traduction de Michel Pagel et la très bonne qualité technique de l'édition papier (hormis la couverture discutable) viennent confirmer cette assertion gratuite. (Car elle ne vous a rien coûté).
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 2, 2014 6:42 AM MEST


Selon toute vraisemblance
Selon toute vraisemblance
Prix : EUR 7,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le dernier poète a encore frappé, 11 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Selon toute vraisemblance (Format Kindle)
Laurent Graff écrit comme personne. Je suis en totale admiration devant son style minimaliste et le rythme de sa prose. Laurent Graff écrit des nouvelles, souvent, de courts romans, parfois (mon préféré, c'est Le cri). Ce sont toujours des histoires de gens ordinaires, des gens sans histoires. Mais il leur arrive de drôles de trucs. Des trucs bizarres. Des choses absurdes. On pourrait écrire aussi "des choses philosophiques", si on avait pas peur des gros mots. Mais on a peur. On ne sait pas trop s'il faut en rire ou en pleurer, de ces histoires. Dans le doute, on peut faire les deux, comme ça on est couvert.
Laurent Graff est aussi un escroc, il n'écrit jamais guère plus de 100 pages à la fois. Mais il y a plus de matière dans ses 100 pages que dans la plupart des livres de 500, toute plainte est donc malvenue. De toute façon, au commissariat, ils refusent de les prendre.

Dans cet ensemble de textes plus ou moins liés entre eux, dont l'épigraphe est "Un couteau sans lame auquel manque le manche" (un aphorisme de Lichtenberg qui donne très bien le ton de ce qui suit, pour une fois qu'une épigraphe sert à quelque chose il faut le signaler), on trouvera parfois son bonheur et parfois pas, c'est une question de sensibilité.
J'ai particulièrement aimé "Rapport de visite", "La maladie de Delphine" et "Un bonnet".
Il y a d'autres textes, comme "L'homme en question" que je n'ai pas trop compris. Mais peut on vraiment prétendre que l'on comprend Laurent Graff ?
Je ne m'y risquerai pas. Heureusement, on peut aimer sans comprendre. On peut même aimer ne pas comprendre. On peut en faire, des choses. Ou pas.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 11, 2014 9:00 PM MEST


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