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Leather DeBoeuf "Qui lie délivre" (Jackson Bay (NZ))

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Patient Zero: A Joe Ledger Novel
Patient Zero: A Joe Ledger Novel
Prix : EUR 6,11

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Zombies & Cookies, 14 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Patient Zero: A Joe Ledger Novel (Format Kindle)
Patient Zéro a beaucoup de qualité, mais c'est un livre sur courant alternatif : les scènes d'actions sont formidables, mais elles sont malheureusement entrecoupées de scènes interminables du type prélude / analyse psychologique / discussions / cookie de récompense. Cela tient aussi en partie au fait que l'auteur tente d'étayer un maximum son univers, et de ce point de vue le livre est très correctement travaillé. Les méchants sont bien entendus un peu caricaturaux (même si de nos jours la réalité dépasse presque la fiction...), mais les chapitres qui leurs sont consacrés, grâce à des complots / sur-complots dans le genre poupées russes, sont toujours intéressants et parfois saisissants.
Les personnages sont tous réussis, malgré une surenchère psychanalytique parfois lourdaude. (Le meilleur ami du héros est thérapeute, il est embringué dans cette aventure et c'est à lui que l'on doit les moments les plus soporifiques du livre.
L'intrigue est bâtie comme un thriller : un danger menace le monde, il faut intervenir à temps pour éviter l'anéantissement. Le thriller se prête bien au genre zombie, je trouve. Dans ce livre, il n'y a rien de plus incohérent que dans un thriller de base, c'est à dire qu'il y a énormément d'invraisemblances, grosses comme des camions, mais noyées dans le flot du récit ça passe à peu près.
Il y a aussi une toute petite partie romance assez risible, mais bon, ça détend. Au niveau humour, ce n'est pas toujours super fin.

J'ai bien aimé ce livre pour ses scènes d'actions d'anthologie, mais un peu moins tous ses passages psychologisants : ce thriller zombie aurait pu être un petit chef d'oeuvre avec un peu plus de nervosité et de rythme.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (13) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 15, 2014 9:29 PM MEST


Les Fondateurs de Ta-Shima: Ta-Shima, T3
Les Fondateurs de Ta-Shima: Ta-Shima, T3
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Aux origines du mal, 4 septembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Fondateurs de Ta-Shima: Ta-Shima, T3 (Format Kindle)
Nous sommes en présence ici d'un prologue de l'univers d'Adriana Lorusso, qui peut se lire indépendamment des ouvrages précédents.
Nous avions appris à connaître dans les précédents tomes les mystères passionnants de Ta-Shima et ce volet revient en détail sur les origines de la colonisation de la planète.
Ceux qui auront lu tout les ouvrages précédents n'apprendront pas forcément beaucoup de choses supplémentaires, mais les Fondateurs permet de découvrir sous un nouvel angle l'apparition des Shiros et des Asix.

J'ai beaucoup aimé ce livre, mais je suis un fan invertébré de cet univers, donc mon avis peut légitimement être soupçonné de parti pris !
Cependant, une fois de plus, j'ai été emporté par la vision unique de l'auteure, sa sensibilité, son éloge de la différence, sa haine de l'intégrisme religieux et de la bêtise ordinaire. J'ai été happé par ce monde unique dans lequel tout est à la fois plus dur et à la fois plus juste, une forme d'utopie eugéniste glaçante mais surtout profondément humaine.
J'ai notamment trouvé le chapitre 2 du livre, dans lequel est narrée l'enfance d'un des protagonistes principaux de cette aventure, Jan Sobieski, d'une intensité et d'une force incroyables. (il y a quelques chapitres de mise en place avant l'arrivée à Ta-Shima).

J'ai adoré l'écriture et le style des ouvrages précédents, et si j'ai retrouvé la plupart du temps la prose très fluide et très douce à laquelle nous avons été habitués, j'ai tout de même trouvé ce texte moins léché que d'habitude, moins précis, moins rond. Le récit s'emballe par moments et des ellipses brutales surviennent parfois d'un paragraphe à l'autre. Comme si l'on avait coupé du texte dans certains passages, et résumé certains autres.
Il faut dire que le livre s'étale sur une centaine d'années, ce qui a pour inconvénient de perdre certains personnages en cours de route. Mais le personnage principal de cette histoire, c'est la fascinante communauté humaine de Ta-Shima.

Une note en fin de livre m'a laissé perplexe : on y apprend qu'Adriana Lorusso a "supervisé" la traduction du livre de l'Italien vers le Français, sans qu'aucun traducteur ne soit crédité. Je trouve ça étrange... J'étais persuadé (probablement à tort) que l'auteur avait écrit tous ses livres en Français.
Je signale aussi au passage que ce tome 3 de Ta-Shima est en fait le tome 4, car un recueil de nouvelles (tout sauf anecdotiques) a été publié chez un autre éditeur (Des Nouvelles de Ta-Shima). Si vous êtes comme moi fan de cet univers, ne passez surtout pas à côté !
Ces quelques réserves ne sont bien entendu que des broutilles au regard de la qualité de cet univers et ce quatrième livre est donc une lecture rigoureusement indispensable pour tous ceux qui sont tombés sous le charme de cette planète !
J'espère que l'aventure ne va pas s'arrêter là, et que nous aurons un jour la suite des évènement terribles survenus dans le recueil de nouvelles précédemment cité !
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 4, 2014 9:35 PM MEST


L'Éducation de Stony Mayhall
L'Éducation de Stony Mayhall
Prix : EUR 12,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Attention à la propagande pro-zombie, 2 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Éducation de Stony Mayhall (Format Kindle)
Ce commentaire s'adresse à mes camarades fans de zombies. (Gens normaux, passez votre chemin. Allez danser la sarabande autour d'un feu de joie avec vos amis zombies, en vous tenant par la main, dans une grande chaine d'amitié contre nature.)

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Mes chers amis, l'heure est grave :
Nous, les fans de zombies, réactionnaires assoiffés de sang et pleins de haine, nous les paranoïaques inadaptés socialement, nous les petits gros nuls en sport toujours choisis en dernier lors des matchs de foot à l'école, nous devons réagir !
Daryl Gregory et ses thuriféraires sont sur le point de nous voler nos derniers fantasmes, bientôt les massacres de zombies seront considérés comme des crimes contre l'humanité, nos livres et films préférés seront considérés comme de l'incitation à la haine.
Bientôt vont pleuvoir chez nos libraires et sur nos écrans des Bisounours Zombies, des licornes Zombies et des télétubies Zombies.
Car oui, dans un grand élan compassionnel totalement irresponsable, Daryl Gregory s'est mis en tête de nous marteler le message délirant : « les zombies sont nos amis » !
Comment me demanderez vous ?
Et bien toujours avec le même discours : les méchants ont un jour été des gentils bébés tous mignons, et tout, absolument TOUT peut être résolu par une bonne éducation. Et si par malheur quelques brebis galeuses décidaient tout de même de déclencher l'apocalypse, et bien ce n'est pas si grave. Ce serait de toute façon de la faute de nos persécutions passées envers ces pauvres ex-vivants-pas-vraiment-morts.
Selon cet ouvrage, les zombies ne seraient dangereux que pendant quelques journées après leur contamination, et deviendraient ensuite de gentils agneaux !
Et bien je vous l'écrit haut et fort : tout cela c'est du pipeau ! La preuve, l'auteur n'apporte aucune preuve de ce qu'il avance dans son livre ! Il ne nous demande qu'une seule chose : y croire !

Ne tombez pas dans le panneau, vous savez, comme moi, que les zombies sont très dangereux, et ce n'est pas un petit Daryl Grégory qui nous fera changer d'avis !
Répandez la bonne parole et tenez bons dans vos bunkers : le dénouement est proche !
(Pensez tout de même à vérifier la date de péremption de vos munitions.)

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Vous l'aurez compris, L'éducation de Stony Mayhall est un livre de zombies pour ceux qui n'aiment pas les zombies (ou plutôt ceux qui n'aiment pas qu'on tue des zombies z'innocents) . C'est original, bien écrit, souvent drôle, parfois émouvant (bien que souvent un peu trop mélodramatique), et les personnages sont tous très réussis. Mais il n'a rien de vraiment passionnant (le rythme du récit n'a rien d'emballant), et vous risquez d'y voir comme moi en surimpression le message « ceci est un livre de zombies pour les gens intelligents ». Ça peut être désagréable. D'autant plus qu'au final c'est aussi bête que d'habitude ! Et le vague discours sur le sens de la vie vous passera peut être probablement comme moi au dessus de la tête.
Un livre original et amusant, mais pas aussi brillant qu'il aurait souhaité l'être.
A conseiller en priorité aux allergiques aux zombies, aux gens intelligents et aux curés ayant raté leur vocation.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (10) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 5, 2014 8:16 AM MEST


Raising Stony Mayhall
Raising Stony Mayhall
Prix : EUR 7,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Stony ne m'a pas totalement laissé de marbre, 31 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Raising Stony Mayhall (Format Kindle)
Daryl Gregory nous offre avec ce livre une variation sur le thème zombie, à la fois intéressante et émouvante, mais à mon sens un peu vaine.

Après une introduction plutôt ratée, la première partie est très originale, pleine de finesse et de mystères. Elle fait la part belle aux sentiments, aux relations familiales et à l'amitié. Par contre je n'ai pas du tout aimé le côté tragique de sa conclusion, que j'ai trouvé inutile et gratuit. Une des faiblesses du livre est à mon sens le manque de suivi des personnages de cette première partie, à part Stony. (Kwang et la maman de Stony sont quasiment absents pendant tout le reste du livre).
La suite m'a d'ailleurs semblé plus anecdotique, parfois un peu longuette (la partie de la prison !) mais le plus souvent drôle et pleine de second degré. La politique zombie est assez divertissante, et les nouveaux personnages valent le détour.
La dernière partie du livre m'a semblé un peu prévisible, à partir du moment ou j'ai lu "Science was failing him".

C'est globalement très bien fait, les personnages sont tous très réussis (Mr Blunt, le capitaine Igloo...), c'est souvent drôle, plein d'esprit, avec de bons dialogues et beaucoup d'idées originales.
Mais ce qui m'a gêné dans ce livre, outre son rythme parfois trop lent, c'est l'exploitation du thème zombie. A mon sens ce type d'univers ne se prête qu'à des livres d'actions typés "horreur" ou de franche rigolade, voire un mix des deux. C'est tout de même très bête cette idée de virus zombie, et dès que l'on veut utiliser le thème pour en faire quelque chose de plus fin on se heurte inévitablement au mur du réalisme et de la crédibilité. Que je me suis pris dans le nez.
D'ailleurs l'auteur semble bien conscient du problème, mais son esquive subtile du problème ne m'a pas convaincu. Trop facile. "But we're a little bit beyond rational right now". (ben ouais...)

Daryl Grégory transpose dans ce livre le thème zombie vers le fantastique et le mélodrame. Je n'ai pas réussi à adhérer totalement à sa démarche, mais ce livre restera probablement dans les annales comme une variation remarquée du genre. Et probablement appréciée avant tout par tous les réfractaires du genre zombie / post apocalyptique qui seront ravis de trouver un peu de finesse et d'amour dans un univers qui fait plus souvent la part belle aux militaires et autres brutes survivalistes.

Quelques jolies perles :
"Zombie snorkeling, Stony said. It's like snorkeling but without the snorkel." (j'aimerais bien savoir comment le traducteur s'en est sorti là dessus...)
"We believe we can get Bono". (trop marrant dans le contexte)
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (17) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 5, 2014 8:22 PM MEST


Cauldron: Academy - Book 6 (English Edition)
Cauldron: Academy - Book 6 (English Edition)
Prix : EUR 5,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 De très gros enjeux gachés par un manque de suspense inhabituel dans cette série, 27 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Cauldron: Academy - Book 6 (English Edition) (Format Kindle)
Je tenais à connaître la nature des nuages Oméga, évoqués dans plusieurs des ouvrages de la série "académie" de Jack McDevitt, série dont la publication a été stoppée de notre côté de l'Atlantique. A juste titre, probablement, vu les grosses faiblesses de ce sixième volet. (C'est dire si le tome 5, que je n'ai pas lu, doit être faiblard...)

J'aime bien McDevitt, j'ai notamment beaucoup apprécié le seul roman de son autre série phare (celle d'Alex et Chase) que j'ai récemment lu. (L'excellent Seeker pour ne pas le nommer).
Cauldron appartient donc à sa série "Académie", une série avec de grandes qualités et de gros défauts. Au rang des qualités, je citerais principalement un vrai esprit SF, beaucoup de suspense, une qualité d'écriture remarquable, une capacité de vulgarisation scientifique indéniable. Du côté des défauts : des personnages fades, un univers souvent trop léger, des histoires parfois décevantes car pouvant se terminer en queue de poisson.

Cauldron démarre pourtant très fort, avec une intro dans le plus pur style de McDevitt : un artefact d'une race extraterrestre inconnue sur le point d'être détruit par un nuage Oméga, une équipe de scientifique qui souhaite l'explorer (en 20 minutes), un suspense de dingue. Génial !
Sauf que cette mise en bouche ne reviendra jamais sur le devant de la scène... (Vous me direz c'est le principe des mises en bouche. Certes. Mais lorsque la mise en bouche est meilleure que les 7 plats qui suivent, ça pose problème.)

Pendant les deux cent premières pages, McDevitt développe une histoire d'invention qui va permettre d'augmenter considérablement la vitesse de déplacement des vaisseaux spatiaux. Comme souvent chez McDevitt, il y a des côtés très intéressants et d'autres totalement ratés.
Du côté des choses intéressantes, j'ai bien aimé l'ambiance de fin de conquête spatiale et de repli sur le système solaire dans lequel baigne le livre. L'auteur fait là subtilement une mise en parallèle avec notre situation actuelle (le fait que la conquête spatiale soit désormais considérée comme une chose sans grande importance par la grande majorité de la population et des ses représentants). Il joue notamment avec le côté anodin de la conquête spatiale retranscrit à travers différents articles de journaux, et c'est très bien vu. (Et parfois hilarant, je pense en particulier aux titres de presse qui suivent le second essai.)
Comme d'habitude, (c'est la même chose en anglais qu'en Français) j'ai trouvé ça bien écrit, très fluide.
Il y a cependant clairement des chapitres totalement inutiles, du pur remplissage, et ça peut énerver. Pour la première fois dans la série, McDevitt tente de donner une unité à ses différentes histoires, ramenant tous les personnages encore en vie sur le devant de la scène pour quelques instants : ça ne sert à rien et c'est très long.
Car McDevitt est un très mauvais écrivain en matière de personnages : ils sont tous ennuyeux ! Et ce n'est pas ce volume qui va me faire changer d'avis. Ils sont le plus souvent épouvantables de platitude et de banalité.

Pendant les deux cent dernières pages, McDevitt exploite l'invention de Silvestri : une équipe se forme pour aller débusquer les différents secrets laissés en suspens au cours de sa série. Là encore, de très bonnes choses et d'autres totalement invraisemblables de niaiserie. Par exemple, un équipage de deux vaisseaux part pour le centre de la galaxie. Figurez vous qu'ils partent à cinq : une ancienne pilote de vaisseaux FTL à la retraite, le directeur de la fondation qui a financé le nouveau moteur super rapide, l'inventeur du moteur super rapide (le seul à connaître son fonctionnement, s'il meurt l'humanité perd son invention...), un agent immobilier ex pilote de vaisseau FTL, et un journaliste naguère présentateur d'un show scientifique. Il y a bien entendu de la place pour d'autres convives, mais a priori, ils n'ont trouvé personne pour les accompagner dans ce qui s'annonce le plus grand voyage de tous les temps depuis celui de Christophe Collomb... Tout à fait crédible, donc. La suite n'est pas plus sérieuse : c'est un peu le club des cinq dans l'espace. Ils font vraiment n'importe quoi...
Ceci dit, heureusement que l'auteur ne fait partir que cinq personnages : moins il y en a, mieux je me porte ! Il se sent en effet obligé de décrire les états d'âmes de ses personnages au cours de cette aventure, et c'est vraiment... pas terrible.
Heureusement, il reste quelques découvertes intéressantes, et un final plutôt réussi...

J'ai souvent eu le sentiment que McDevitt tirait à la ligne parce qu'il n'avait pas la matière suffisante pour écrire un roman, et qu'il ne s'était pas cassé la tête à créer une trame plus riche, du coup le livre manque d'une colonne vertébrale. Il y a beaucoup d'enjeux liés à la résolution des mystères irrésolus dans les tomes précédents, mais pas d'enjeu majeur permettant de créer le suspense habituel. Suspense sur lequel reposaient principalement les livres précédents.
C'est pourquoi Cauldron est à ce jour le moins bon des livres que j'ai pu lire de cet auteur.
J'ai cru également en le lisant que ce sixième tome concluait la série : même pas. Un septième tome est sorti en 2013. J'y jetterai tout de même un œil par curiosité.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 29, 2014 11:09 AM MEST


Ta-Shima, tome 2 : L'Exilé de Ta-Shima
Ta-Shima, tome 2 : L'Exilé de Ta-Shima
par Adriana Lorusso
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Si une vache te marche sur le pied, la provoques tu en duel pour laver l'affront ?, 26 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ta-Shima, tome 2 : L'Exilé de Ta-Shima (Broché)
Attention ce commentaire contient des Spoilers sur le premier volet de Ta-Shima. Si vous n'avez pas lu premier volet, ne lisez pas ce commentaire.

Ta-Shima premier du nom est un livre magnifique qui se suffit à lui même. Il était peu probable qu'un second volet soit aussi sensationnel.
Et si j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce deuxième tome, il s'agit davantage d'un recueil de nouvelles que d'un roman. Il manque à ce deuxième livre une colonne vertébrale. Dans le premier volet, cette colonne vertébrale était constituée par la découverte des origines des Tashimodiens, de leur culture eugéniste affranchie de tous les tabous, de leurs règles de vie sans pitié (amorales à nos yeux d'occidentaux compatissants). Tout le roman était axé sur la découverte fascinante d'une culture implacable inspirée par l'hostilité de la planète (à l'instar des Fremen d'Arrakis), par l'impératif absolu de la survie de l'espèce et par la folie d'une scientifique mégalomane.

Dans ce second volet les enjeux sont beaucoup plus difficile à identifier. On renoue avec Suvaïdar Huang, avec son frère "même-père-même-mère" Oda, et un petit nouveau légèrement excité du sabre côté Ta-Shimodien. Du côté des extramondins, outre le professeur Li et l'ignoble Aber, on suivra plus particulièrement la famille élargie de l'ambassadeur Rasser. La trame du livre consiste à suivre les protagonistes dans une prise de contact poussée (voire très poussée pour certains) dans ce qui ressemble plus à une chronique de Ta-shima qu'à une intrigue, le seul véritable enjeu étant de conserver les secrets de Ta-Shima hors de portée des extramondins. Hormis quelques excursions en extramonde pour démontrer que les efforts des Ta-Shimodiens sont à terme voués à l'échec, l'aventure est linéaire, avec des relents tragiques liés aux problèmes d'incompréhension entre les deux cultures, et surtout à leurs intégrismes respectifs. L'auteur fait toujours preuve de beaucoup d'intelligence, d'humour et d'une délicatesse trompeuse, mais tout cela reste cependant un peu anecdotique en comparaison du premier volet. Moins intrigant en tout cas.
Après les deux premiers tiers du livre, on change de trame. Le lecteur encaisse sans avertissement une énorme ellipse, suivie d'un choc très brutal qui donne lieu à un des passages les plus drôles du livre, et on change de protagonistes principaux. On retrouve un protagoniste du premier volet au crépuscule de sa vie, pour deux chapitres passionnants, mais dont les liens avec le fil narratif principal sont relativement distants. Ça renforce l'idée d'avoir entre les mains un recueil de nouvelles.

Si les enjeux du livre sont plus ténus, ils permettent d'approfondir encore un peu plus la culture des Shiros et des Asix, leurs modes de vie, leurs mentalités. L'auteure passe aussi du temps à mettre en valeur l'égalitarisme de la culture Tashimodienne, en opposition à la culture extramondine, bigote et patriarcale. Cela lui permet d'ailleurs de faire passer un discours féministe que j'ai trouvé un un peu daté (il me semble en effet acquis que les femmes puissent avoir accès aux études supérieures et ne pas dépendre juridiquement de leurs maris ou de leurs pères). Elle passe aussi du temps à nous démontrer combien sur Ta-Shima la vie d'un individu n'a pas grande valeur vis à vis de son clan et des humains en général. Humanité dans laquelle les Shiros et les Asix n'intègrent pas les étrangers... Elle appuie ainsi davantage sur le côté intégriste et sans pitié de cette culture ô combien cruelle. Et pourtant, Adriana Lorusso réussit le tour de force de nous faire aimer des personnages dont les actes sont parfois ignobles !
J'ai lu ici et là des allusions selon lesquelles Ta-Shima ne serait qu'une retranscription du Japon médiéval. Si on ne peut pas exclure certains points communs, il s'agit à mon sens d'une vision beaucoup trop réductrice de Ta-Shima. Il y a dans le code d'honneur Shiro davantage de filiation avec le stoïcisme de Zénon et de Sénèque qu'avec le Bushido du samouraï.

Au final, j'ai tout de même parfois eu un sentiment de gratuité à la lecture de ce deuxième volet. (Alors que je l'ai acheté.)
Si vous n'avez pas été sensibles à la poésie et à l'ambiance unique du premier volume, ne vous lancez pas dans le second, vous le trouverez très ennuyeux.
Si comme moi vous avez adoré Ta-Shima, abordez ce livre comme un ensemble de nouvelles complémentaires, vous ne serez pas déçu. Vous pourrez même vous jeter ensuite sur Des Nouvelles de Ta-Shima qui apportent encore plus d'ampleur à l'univers.
Jamais on aura avec autant de talent, d'humanité et de poésie mis en valeur un monde où la notion d'art n'existe pas. Cet univers serait un excellent support pour une classe de philosophie (Qu'est ce que l'humanité ? Comment la définit-on ? Si une vache te marche sur le pied, la provoques tu en duel pour laver l'affront ?)
J'ai aussi beaucoup aimé le style d'Adriana Lorusso, doux et fluide.

J'ai toujours un petit regret pour la couverture, je ne comprends pas pourquoi des fonds bleus ont été choisis pour illustrer ces romans alors que Ta-Shima est une planète au ciel continuellement gris. Et les personnages dessinés sont plutôt réducteur de la finesse des ouvrages.

Note : ce commentaire est la copie de mon commentaire initial qui n'apparait que sur la version kindle de l'ouvrage. Je le publie ici parce que sort dans les prochains jours le tome 3 : Les Fondateurs de Ta-Shima: Ta-Shima, T3
Et il faut absolument attirer l'attention sur cette série : pour moi l'univers de Ta Shima est de très loin ce qui a été publié de mieux en Science Fiction Francophone au cours des 30 dernières années. Ça peut ne pas plaire à tout le monde (car ce n'est pas du Space Opéra), mais en terme de création d'univers c'est absolument exceptionnel.

Note 2 : On remarquera l'effort appréciable de l'éditeur sur les couvertures des versions numériques.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 27, 2014 7:48 PM MEST


The Girl With All The Gifts (English Edition)
The Girl With All The Gifts (English Edition)
Prix : EUR 5,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5 Je ne vais pas lui faire de cadeaux, 24 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Girl With All The Gifts (English Edition) (Format Kindle)
J'ai souvent des problèmes avec la narration au présent, avec les narrateurs omniscients et avec le point de vue multiple. Comme ce livre cumule les trois, j'étais mal parti.

Pourtant, je reconnais que le point de départ du livre est plutôt réussi (sans être passionnant). Mais dès le démarrage du road trip, j'ai trouvé ça lourd, psychologisant, lent et verbeux. Le livre est issu d'une nouvelle, et ça se sent : la trame est étirée comme un chewing gum, il ne se passe pas grand chose au cours des trois cent dernières pages.
De toute façon, j'aime pas les road trip. C'est toujours sentencieux et pénible, l'auteur se sentant systématiquement investi de la mission divine de nous éclairer sur le vrai sens de la vie.
Les quelques plages d'actions sont pourtant agréables à lire, mais j'ai trouvé les longues introspections des différents personnages d'un ennui abyssal.
D'ailleurs, globalement les personnages ne m'ont pas plu du tout, et je n'ai jamais accroché à la relation entre Mélanie et Mademoiselle Justineau, qui semble constituer le coeur du récit. J'ai bien plus de compassion pour les glaçons de mon freezer (condamnés à une mort inéluctable, les pauvres) que je n'ai eu d'empathie pour la petite héroïne, qui ne m'a jamais touché. Mais c'est probablement parce que j'ai trouvé la narration trop impersonnelle et particulièrement crispante. On suit en détail 5 personnages, et tous ont la même "voix", c'est affreux.
J'ai trouvé l'ensemble très artificiel, très daté dans le sens où ça m'a beaucoup fait penser à la SF filmée des années 70, moraliste, déprimante et creuse.
Les cent dernières pages m'ont semblé moins longues que celles qui précédaient, avec un joli final, qui n'est cependant qu'un remake d'un des grands classiques du genre.

Au final, c'est un livre qui ne m'a pas diverti, qui ne m'a pas amusé, que j'ai trouvé vaguement pompeux, lent et plutôt ennuyeux.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (15) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 31, 2014 10:06 AM MEST


The Human Division
The Human Division
Prix : EUR 5,38

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Le fumiste est de retour, 21 août 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The Human Division (Format Kindle)
En ma qualité de fan de l'univers du vieil homme et la guerre, je m'étais réjoui d'apprendre qu'enfin on allait pouvoir lire la suite de la dernière colonie.
Après l'accident industriel nommé Zoé, après quelques pochades SF plus ou moins réussies (plutôt moins à mon sens) c'était une très bonne nouvelle.

Malheureusement mon enthousiasme a vite été douché en apprenant qu'il s'agissait d'une suite de nouvelles. Mais en fait c'était juste le moyen pour l'auteur de nous livrer un roman disparate et inégal, même s'il ose prétendre qu'il a été plus difficile à écrire que ses autres romans dans ses remerciements. (On reconnait bien là le fumiste intelligent, champion du désamorçage).
De plus, on n'y croise pas la famille Sagan / Perry, les nouvelles étant portées par d'autres personnages, que j'ai trouvé au démarrage plutôt inintéressants. Les premières nouvelles m'ont même laissé de marbre.
Comme souvent, Scalzi se laisse aussi aller à pas mal de facilités. Je pense en particulier aux chutes des épisodes 7 (The Dog) et 13 (skydiving), cousues de fil blanc : dès les premières pages de ces nouvelles, on sait exactement comment elles vont se terminer. Il y a aussi de grosses failles dans certains raisonnements, comme par exemple le fait que la terre soit laissée à la merci de n'importe quelle attaque, sans aucun moyen de défense, dans la dernière histoire.
Heureusement, au fil des nouvelles, Harry Wilson, Hart Schmidt et d'autres prennent de l'épaisseur, et deviennent plus agréables à suivre.
C'est toujours du Scalzi : c'est donc souvent drôle, les dialogues sont pleins de malice, il y a de très jolis moments (comme la nouvelle dans laquelle le falot Hart Schmidt rentre à la maison pour les fêtes), de l'action, de l'aventure spatiale.
Certes les différentes races peuplant la galaxie semblent toujours un peu trop humanoïdes, mais l'auteur ne s'est jamais préoccupé de ce genre de détails.
Reste l'intrigue globale, qui est excellente, mais qui a le gros défaut de ne pas trouver de solution à la fin du recueil...

On a donc au final avec "la Division Humaine" une reprise en douceur par l'auteur de sa série phare, avec toujours beaucoup de talent et toujours pas beaucoup de sérieux. En espérant qu'il parvienne a nous sortir une vraie suite rapidement. Après tout ce travail de background, l'auteur à de quoi nous offrir un très grand livre. Faut il encore qu'il s'en donne les moyens.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (9) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 21, 2014 8:11 PM MEST


Tech World (Undying Mercenaries Series Book 3) (English Edition)
Tech World (Undying Mercenaries Series Book 3) (English Edition)
Prix : EUR 3,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un monde de bois exotique, 18 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Tech World (Undying Mercenaries Series Book 3) (English Edition) (Format Kindle)
Troisième volet des aventures de James McGill, Tech World est bâti sur les mêmes bases que les deux premiers volets : action, extra terrestres et humour.
Plus on avance avec ce personnage, plus il se transforme en James Bond : les situations sont parfois à la limite du grand n'importe quoi, mais ça passe bien, grâce à l'inventivité de l'auteur, à son talent pour les scènes d'actions. Les personnages sont tous attachants.
L'intrigue globale est tout à fait correcte, elle donne envie de poursuivre l'aventure. J'attends avec impatience la suite, qui je l'espère sera "SQUID WORLD".
Bref, cette série des mercenaires increvables est de la très bonne série B, celle qui ne se prend pas au sérieux mais qui remplit parfaitement sa fonction première : divertir.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (2) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 20, 2014 8:20 AM MEST


Dust World (Undying Mercenaries Series Book 2) (English Edition)
Dust World (Undying Mercenaries Series Book 2) (English Edition)
Prix : EUR 3,80

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un monde plein de poussières, mais un univers brillant !, 15 août 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dust World (Undying Mercenaries Series Book 2) (English Edition) (Format Kindle)
Dans la droite lignée du premier volet de la série (Steel World), Dust World est du space opéra sans prétentions, divertissant et rythmé.
L'histoire de ce second volet est bonne, mais ses rebondissements sont un peu moins exaltants que ceux du premier volume, certains passages sont même un peu longuets.
Ça reste du très bon divertissement, avec de bons personnages et une intrigue globale intéressante. Les scènes d'actions sont bonnes, l'humour est toujours présent.
Je vais lire la suite.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (3) | Permalien | Remarque la plus récente : Aug 16, 2014 10:16 AM MEST


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