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Contenu rédigé par Schwanenschrei
Classement des meilleurs critiques: 4.089
Votes utiles : 262

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Commentaires écrits par
Schwanenschrei "Schwanenschrei" (Toulouse, france)

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Under the Shade of Violets
Under the Shade of Violets
Prix : EUR 15,99

7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 joli retour après 9 ans d'attente, 13 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under the Shade of Violets (CD)
Orange Blossom sont des orfèvres du son, et donc ils prennent leur temps.
Découverts lors d'un petit concert avec Dolly en 1998, il a fallu attendre 2005 pour un second album hyper bien ficelé, et 2014 pour le 3eme opus.

Ambiance parfaite, musique parfaite, belle voix, beaux arrangements de cordes.
Hautement conseillé, comme leurs deux autres albums.


Locatelli / 24 Caprices for Violin
Locatelli / 24 Caprices for Violin
Prix : EUR 11,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 brillant !!, 4 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locatelli / 24 Caprices for Violin (CD)
Enfin une version habitée des Caprices !!! Locatelli va t'il enfin avoir le traitement qu'il mérite ? Le compositeur qui ne faisait que de la technique va t'il avoir une reconnaissance comme mélodiste qui provoque des émotions ?

Je possède la version des caprices imbriqués dans les concertos interprétés par Elizabeth Wallfisch (pour laquelle j'avais d'ailleurs écrit un topo ici). Entre temps j'ai aussi acheté les quelques versions interprétées par Carmignola qui m'avaient paru un peu aseptisées et ennuyantes. Le 3ème caprice est en cela assez symptomatique : hyper élégant et nostalgique chez Tchalik, avec un vibrato bien dosé et juste sublime, alors qu'il est vite torché, étriqué et sec chez Carmignola. Après, il est vrai que Tchalik opte pour un son et un violon modernes, pas baroques. Ca en choquera sûrement certains. C'est un choix comme un autre. Ca provoque bien évidemment d'énormes différences entre Carmignola et Tchalik. Pour ma part, une telle virtuosité et une telle amplitude de son méritent clairement un son romantique. Vieux débat...

Ici il y a une beauté et une élégance qui feraient presque oublier la virtuosité des pages. Beau phrasé, des respirations, de la force, en gros il y a tout. Et certains passages qui paraissaient anecdotiques ou trop "exercices pour la main gauche et l'archet" chez Wallfisch ou Carmignola deviennent ici de vrais morceaux à part entière.

Je me surprends d'ailleurs à n'avoir jamais remarqué le caprice 16 (issu du 8ème concerto chez Wallfisch) : il n'a pas retenu mon attention chez Wallfisch. Et chez Tchalik je trouve que c'est une page superbe tant en mélodie qu'en émotions : une vraie cathédrale sonore. De même pour le caprice 5 (issu du 3ème concerto chez Wallfisch) qui est presque plus surprenant que le très connu 23ème (issu du 12ème concerto chez Wallfisch), et le 21ème (issu du 11ème concerto chez Wallfisch) : anecdotiques chez Wallfsich, superbes chez Tchalik.

Parlons justement de ce caprice 23 : le labyrinthe harmonique, qui est une vraie vacherie technique. J'adore la version de Ricci qui est démentielle, tout en sautillé (il doit avoir un bras de Musclor), complètement diabolique, moderne, une vraie bourrasque mais avec des faussetés (ou alors mon oreille est déformée). Celle de Tchalik est vraiment parfaite : elle avance très vite, plus rapide que Ricci, ça dépote, les graves et aigus sont bien répartis, la mélodie ne se perd pas. Très aérienne, avec une partie dans les ultra aigus souvent ratée et inaudible chez les violonistes (Ricci ne la fait même pas, il la saute dans sa version), qui ici est nickel. Y'a plein de points d'appui pour ne pas se perdre (dans le labyrinthe). Et toute la fin avec la montée en puissance est juste wouah !

On sent très clairement l'influence de Locatelli sur Paganini : des formules entières qui sont reprises. Et, peut être est ce un clin d'oeil, on se rend compte que le 1er caprice de Paganini est l'exacte introduction du caprice 7 de Locatelli.

Encore un mot : la prise de son est excellente, le violoniste est à côté de vous. Dans les enregistrements des caprices incorporés dans les concertos, le son est forcément plus lointain et ne tient pas la comparaison.

Merci Monsieur Tchalik ! Vivement la suite de vos cd !! :D


Mue
Mue
Prix : EUR 24,96

13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un album parfait, 17 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mue (CD)
Emilie Simon, qui a signé quelques galettes extraordinaires comme "Végétal", nous revient avec "Mue".

Le programme du cd repose sur deux styles :
- un style très james bondien / kate bushien pour "Encre" (quelle mélodie !!), "Quand vient le jour", "Des larmes", "Eye of the moon", "Menteur", la sublime "Perdue dans tes bras" (ça fait du bien d'avoir des artistes français capables de nous écrire de telles musiques")
- un style plus "musique américaine des années 50" avec "Paris j'ai pris perpète", "Le diamant", "Les étoiles de Paris", avec parfois des accents très français des années 50-60

Les arrangements sont très bien ficelés, les mélodies redoutables. Emilie Simon maitrise autant une écriture fine et ultra travaillée qu'une voix toute en douceur et en technicité.

Souhaitons une longue vie à cette nouvelle fournée :D


Mendelssohn-Hensel F. : Das Jahr. Biesemans.
Mendelssohn-Hensel F. : Das Jahr. Biesemans.
Prix : EUR 19,00

5.0 étoiles sur 5 du beau piano, 10 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn-Hensel F. : Das Jahr. Biesemans. (CD)
Que c'est agréable :)

Fanny Hensel Mendelssohn, un peu trop oubliée des concerts et des enregistrements, est ici superbement mise en valeur par Els Biesemans.

Un programme tout en lumière, clarté, et en douceur. La musique de Fanny Hensel Mendelssohn est vraiment superbe. Complexe, ardue à mettre en place, énergique, assez colérique ou tourmentée parfois.

J'ai eu l'impression d'écouter des pages inconnues de Chopin revues par Bach et Beethoven. Mais le style est tellement difficile à cerner ... Ca doit être tout simplement elle, en fait. Son style, sa patte, mais on ne le connait tellement pas

Vivement que l'on se penche à fond sur cette femme, surtout qu'elle a 466 numéros d'opus... Y'a de quoi faire !


Say : Mesopotamia, Symphony No.2, Op.38
Say : Mesopotamia, Symphony No.2, Op.38
Prix : EUR 15,99

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 fabuleux voyage, 25 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Say : Mesopotamia, Symphony No.2, Op.38 (CD)
Autant je n'aime pas trop Fazil Say le pianiste que le compositeur est immensément créatif et talentueux.
J'avais déjà eu de très belles surprises avec la Istanbul Symphony et le concerto pour ney, et j'attendais la suite avec impatience.

Fazil Say reste sur ses bonnes idées. Les mélodies sont très belles, les ambiances envoutantes. Il y a une profonde émotion. On est dans de la musique totalement descriptive, limite musique de film, mais on se passe facilement du programme pour ressentir de belles émotions.

La symphonie n°2 Mesopotamie reserve de très belles pages : le morceau d'introduction "les enfants dans la plaine" est purement sublime. Les voix des deux flutes s'allient parfaitement, le contre chant des violons est superbe, et cet instrument un peu étrange qu'est le thérémine met une atmosphère sepulcrale, comme une voix de femme un peu fantomatique, nostalgique.

D'autres morceaux très bons suivent, comme "le Tigre" avec ses côtés La Moldau assumés, "mélodrame" (flute inquiétante), "le soleil" (irradiant), "la lune" (pesante), "la balle" (atmosphère nocturne, chant de la colombe, puis le tir d'arme à feu). "De la guerre" va dans la droite ligne de Kamran Ince avec "Fall of Constantinople" ou le concerto pour orchestre et instruments turcs, avec une ligne mélodique néanmoins plus soutenue. La symphonie se termine avec "la ballade de la mésopotamie" qui reprend l'ambiance des "enfants dans la plaine" avec ses arabesques délicates et sa grande douceur, et une annonce d'un voyage ou d'une guerre qui commence. Le chant final du thérémine est superbe.

La symphonie n°3 Univers n'est pas fondamentalement différente de la symphonie précédente : si les mélodies et l'ambiance sont différentes, on y retrouve le même traitement musical. La patte de Fazil Say c'est définitivement sa façon d'écrire pour les vents, et de donner à sa musique une touche aérienne, impalpable. C'est très intéressant ce traitement "arabisant" du cosmos. "Venus" est définitivement orientale, suave, sensuelle, et extra terrestre (on se croirait dans un vieil épisode de Star Trek). Avec son thème répété, il y a un air de danse mais aussi une inquiétude. "Tempête sur jupiter" est tout ce que je déteste dans la musique contemporaine mais que j'aime ici : bruyant, ultra chromatique, mais ultra maitrisé (les instruments qui imitent le vent sont extraordinaires). "Gliese 581" repart dans la musique Star Trek et exotique, sans grand intérêt. "Supernova" va dans tous les sens mais pas le bon. La symphonie se termine sur "matière noire", définitivement à la sauce Kamran Ince. Fazil Say termine néanmoins avec sa touche : l'aérien.

On reprochera peut être parfois une trop grande facilité d'écriture, comme souvent chez les compositeurs actuels, un peu comme Ludovico Einaudi ou Max Richter. Mais Fazil Say met la barre plus haut, notamment en se refusant à tourner des heures autour de 3 accords en les recyclant à l'infini sous des tonnes d'arpèges au violon.

La Turquie a de très bons compositeurs, et Fazil Say vient de se mettre à côté de l'immense Kamran Ince. En bref, cd hautement recommandé.


White Chalk
White Chalk
Prix : EUR 9,68

5.0 étoiles sur 5 Monumental, 24 décembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Chalk (CD)
white chalk ... Un des plus grands albums que j'ai pu entendre.

Habitué aux riffs énormes de PJ Harvey, a son son électrique et saturé, ayant biberonné Is This Desire en boucle pendant des heures, je ne m'attendais pas à cela quand j'ai trouvé ce CD en 2007.

Je me suis posé dans mon canapé et je l'ai écouté la toute première fois au casque. Envouté par la mélodie simple et percutante de The Devil, faussement infantile, annonçant déjà la mélancolie et l'inquiétude de Dear Darkness, j'ai progressé vers Grow Grow Grow pour ressentir le premier malaise de cet album : PJ Harvey montre qu'on va en prendre plein la tronche. When Under Ether tend à calmer le jeu et nous emmène vers la belle et calme White Chalk, lumineuse et pure.

Avec Broken Harp, c'est comme la seconde face de l'album qui commence, avec plus de clarté, comme si on avait retourné le vinyle. De la lumière aussi dans Silence, beaucoup de lumière. Mais il fallait bien que cela ne dure pas : PJ Harvey avait déjà annoncé la couleur avec Dear Darkness. To Talk To You met les tripes en l'air avec sa profonde tristesse. The Piano a un son proche des anciens albums de PJ Harvey, surtout dans sa diction.

Before Departure est comme une vieille ballade qui aurait pu parfaitement clore l'album. Mais non, PJ Harvey va clore l'album avec une perle appelée The Mountain : la grande soeur maléfique de Grow Grow Grow. Peut être l'une des plus grandes chansons de tous les temps, hyper touchante, hyper viscérale, hyper douloureuse, hyper tout ce que vous voulez. Le genre de chansons qui vous donne envie de fermer ses oreilles au reste de l'univers et à d'autres moments de ne pas du tout vouloir l'écouter car c'est trop d'émotions dans la tête. Trop intense pour être écouter sans une certaine préparation d'esprit.

Le CD a duré 34 minutes, on était en 2007. J'étais sur mon canapé, avec le casque sur la tête. Ravagé, mutique. Je me suis dit que je n'avais rien entendu de tel depuis OK Computer de Radiohead.

White Chalk, c'est le genre de CD qu'on écoute en se disant "si je devais offrir un monument de la musique à quelqu'un que j'adore, ça serait celui-ci".


Satie : L'Oeuvre pour piano (Coffret 5 CD)
Satie : L'Oeuvre pour piano (Coffret 5 CD)
Prix : EUR 21,00

2 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 satie non merci, 15 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Satie : L'Oeuvre pour piano (Coffret 5 CD) (CD)
Satie est l'un des plus grands quiproquos de l'histoire de la musique...

En dehors des gymnopédies et des gnossiennes, l'oeuvre de Satie est profondément vide.

Même construction des morceaux, mêmes idées, mêmes stéréotypes sur la totalité des œuvres. On a l'impression que tout se ressemble, rien ne sort du lot.

Et on clôt l'écoute des 5 cds (histoire de ne pas juger sans connaître) avec l'idée que si les gymnopédies et des gnossiennes ont survécu dans les mémoires, c'est fondamentalement car ce sont les morceaux les plus aboutis de Satie. C'est dire le niveau du reste ...

Alors pourquoi pas comme musique de fond pendant que l'on mange, mais définitivement pas pour écouter comme on écouterait un autre compositeur.

Le pianiste, lui, y met beaucoup de lui, il est hors de cause. C'est juste que Satie c'est Satie, quoi ...
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (5) | Permalien | Remarque la plus récente : Jul 7, 2015 1:10 PM MEST


Mellow Cosmos
Mellow Cosmos
Prix : EUR 19,41

5.0 étoiles sur 5 la scène française à son niveau d'excellence, 17 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mellow Cosmos (CD)
Mais que sont ils devenus les Y-Front ?

Plus de 10 ans sans nouvelles. C'est au détour d'un passage à la FNAC que je tombe sur le CD en écoute en 2001. Quel son ! Ultra bien produit, guitares extraordinaires, basses rampantes, bon métal, bons arrangements électroniques. Je me décide à aller les voir en concert. C'était avec Punish Yourself, de mémoire.

Et sur le CD il n'y a que des chansons énormes :
- space junk (quelle intro !), anti mental love, never lead me, in the name of beauty, la tuerie scandalized, pour la tranche metal de belle orfèverie
- home pornagphic machine et right side of heavan qui font définitivement penser au son qu'adoptera le groupe ZEROMANCER dans les mêmes années.
- et des petites perles plus pop : eccentric moondancer (refrain super efficace sur guitares acérées), mellow cosmos, daft boyz (complètement groovy avec sa voix trafiquée au correcteur de hauteur de sons).

et le joyau du cd : neverending flight. Ce morceau est ... un mélange de The Cure dans l'esprit et la guitare, avec tout un habillage électronique plus Depeche Mode (et encore c'est pas forcément très Depeche Mode), d'une profonde mélancolie, avec une voix très lointaine. La chanson arrive à son apogée à 4'17 et offre encore 3 minutes entières de pur délire au guitariste qui part dans les cieux, à la façon de The Kiss de The Cure.

Donc, revenez chers amis d'Amazon sur ce bon vieux groupe, et donnez à ce CD une seconde vie !!


Liszt : Le Dernier Pèlerinage
Liszt : Le Dernier Pèlerinage
Prix : EUR 21,03

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5 ce CD est un carnage, 13 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Liszt : Le Dernier Pèlerinage (CD)
Levaillant non merci. Aucune profondeur, aucune sensibilité. Il ne joue pas, il s'entraine à faire des notes bien déliées comme au conservatoire.
Le pompon doit être In Festo Transfigurationis qui est d'une nullité déconcertante. On est loin de la montée aux cieux avec les anges.

Tous ces morceaux ont été enregistrés par Alfred Brendel avec bien plus de fougue, de virtuosité et de folie (la bagatelle sans tonalité, notamment) ou d'émotions (En reve, Schlafos, Unstern, RW Venezia). Krystian Zimerman a enregistré la Lugubre Gondole superbement.

Donc retournons à ces anciens enregistrements et oublions très vite ce CD ici qui ne rend pas hommage à Liszt et détruit des oeuvres qui méritent bien mieux.


Recomposed By Max Richter: Vivaldi, the Four Seasons
Recomposed By Max Richter: Vivaldi, the Four Seasons

29 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 pari dangereux mais plutôt réussi, 1 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Recomposed By Max Richter: Vivaldi, the Four Seasons (CD)
Reprendre les 4 saisons de Vivaldi, les destructurer, broder par dessus, tenter d'explorer la suite d'une phrase, reprendre un accompagnement et regarder comment construire une nouvelle mélodie par dessus...

C'est un travail absolument énorme en fait. Non seulement ça demande de se plonger à fond dans l'oeuvre, la comprendre, comprendre les subtilités des méthodes de composition de Vivaldi, comprendre les subtilités de l'écriture pour violon, et tenter d'être dans l'oeuvre tout en écrivant une nouvelle page.

Je me suis penché sur le CD avec beaucoup de méfiance, me disant "c'est qui encore ce type qui va nous massacrer une oeuvre culte ?". Les 4 saisons, c'est un peu comme la Chaconne de Bach pour moi, ou le concerto de Sibelius, faut pas y toucher sinon je deviens violent.

Et en fait c'est vraiment pas mal. On retrouve un peu les mauvaises habitudes sirupeuses de Max Richter dans ses musiques de films ou ses CD personnels, mais les 4 saisons lui servent de guide et le raccrochent à une musique plus profonde qu'on aurait pu imaginer.

Le Printemps mouvements zéro et 1 sont composés de broderies sur les chants d'oiseaux, super agréables. Richter a dû se dire qu'il serait dommage de se contenter des 30 secondes de la version originale de Vivaldi. Le second mouvement est une version "alternative" de la version de Vivaldi, pas mal foutue, sur des tons différents. Le chien joué par l'alto est ici conservé, heureusement d'ailleurs. Le 3eme mouvement reprend un passage de quelques secondes et le repète à l'infini. C'est le mouvement le moins intéressant.

L'Eté a dû faire trembler Max Richter qui se tient à distance respectable et semble avoir des soucis pour faire des modifications. Il faut dire que c'est un morceau tellement parfait qu'on ne sait pas quoi changer sans altérer la musique. Donc le premier mouvement est identique sur 2 minutes. Les 2 minutes suivantes sont de longues broderies sur le coucou, plutôt bien construites et bien vues. Vivaldi était tellement prolixe qu'une idée dépassait rarement 20 secondes. Là, Richter nous la tient 2 minutes de plus avec inversion des rôles (l'orchestre fait le coucou et le violon soliste tient une mélodie lente et très lyrique par dessus). C'est juste une pure merveille et c'est bien vu. Le mouvement lent reprend celui de Vivaldi, mais avec des harmoniques plus aigues, et le violon part dans un lyrisme bien foutu. Le 3eme mouvement, le mythique orage, commence de la même façon mais avec des inversions de points d'appui dans les graves. Là où Vivaldi mettait de la violence, Richter mettra plus de voilages. Richter coupe des parties, les colle les unes aux autres pendant 2 minutes. C'est à 2'01 que nous avons enfin une page nouvelle : Richter fait tourner des arpèges par l'orchestre avec par dessus un chant très lyrique du soliste, plutôt bien écrit et avec une belle intensité montante. On regrettera juste cette sale habitude de clore le morceau d'un coup, cassant l'intensité alors qu'on montait avec lui.

L'Automne, est comme l'original mais avec des changements de rythme dans les coups d'archet. Rien ne bouge vraiment jusqu'à la fin, sauf le passage lent du premier mouvement qui est plus long. Le second mouvement est assez proche de l'original, avec le clavecin. Le 3eme mouvement créé de nouvelles harmonies sur les accords du début et reste la dessus pendant le mouvement entier.

L'Hiver commence comme l'original, puis coupe des parties pour les mettre ailleurs, faisant la part belle au rythme en doubles et triples croches de l'orchestre, au détriment des passages solistes qui ne sont presque pas repris. Il en ressort un morceau trop brutal. Le second mouvement, tout en délicatesse et chaleur dans l'original de Vivaldi, est ici construit non pas sur les pizzicati de l'orchestre mais sur des harmoniques, ce qui lui retire toute candeur (en gros c'est lent et long). Le 3eme mouvement reprend l'un des tous premiers passages du soliste et le recycle en long en large et en travers, laissant de côté tout le reste du morceau original de Vivaldi.

Terminons enfin avec l'interprétation du violoniste : nickel, bien vue, bien appréhendée.
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