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Contenu rédigé par T. vincent
Classement des meilleurs critiques: 7.829
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Commentaires écrits par
T. vincent "obdach" (paris, france)
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Inna
Inna
par Caroline Fourest
Edition : Poche
Prix : EUR 7,10

4.0 étoiles sur 5 belle enquête et beau tableau de la réalité du militantisme, 27 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inna (Poche)
Je viens de terminer les 401 pages, après avoir beaucoup annoté et crayonné, et je suis surpris de ne pas retrouver dans ma lecture les critiques que je lis. Je pensais expliquer le contenu du livre et pourquoi je l'avais aimé, mais finalement je vais le faire en reprenant les commentaires que je lis ici.

- "Fourest est aveuglée par son amour (et/ou sa fascination) pour Inna" : Si Fourest n'avait pas explicitement écrit qu'elle faisait très attention à justement ne pas se laisser aveugler par son amour et sa fascination, personne n'aurait ressorti cet argument. Or, quand Fourest entre x fois en conflit avec Inna, elle met justement la distance nécessaire entre le combat et son affection. Ce n'est pas faute de voir je ne sais pas combien d'exemples illustrant cela (mosquée de paris, consulat, Hollande, etc). Et comme elle est lesbienne, on lui aurait forcément ressorti cet argument si elle ne l'avait pas dés le début anticipé.
- "le livre est une ode à Inna" : le livre est la conclusion de 5 mois de reportages quotidiens, avec (ce que ne font pas beaucoup de journalistes) relecture de la principale intéressée pour valider qu'il n'y a pas interprétation. Le livre se termine sur la phrase d'Inna "tu as décidé de me faire passer pour une fanatique". Combien de journalistes ou essayistes sortent leur livre dans le dos de leur principal intéressé ? Inna valide son côté fanatique, et Fourest le démontre plusieurs fois : les FEMEN sont un mouvement intéressant, aux idées intéressantes, aux méthodes modernes, MAIS Inna reste (parfois) fanatique et ne sert pas intelligemment sa cause. On ne peut pas être plus clair avec 400 pages d'exemples d'actions. Fourest écrit pour démontrer que le militantisme de plume et le militantisme de rue doivent se rejoindre plutôt que s'ignorer, et qu'une action militante ne peut pas faire fi d'un contexte culturel et/ou politique.
- "Fourest fait l'impasse sur la réalité de ce mouvement" : toutes les actions sur 3 ans sont décortiquées, expliquées et critiquées depuis les coulisses. On apprend même des choses qu'on n'aurait pas pu savoir autrement, avec qui intervient et qui dit quoi. C'est sûrement plus décortiqué que des livres écrits par des gens qui ont juste lu dans internet ou juste vu les videos. En plus, aucun intervenant cité dans le livre n'a porté plainte, donc il ne semble pas y avoir mensonge ou diffamation. Moi je trouve cela intéressant de comprendre comment un projet est né et a évolué, ce qui l'a nourri et ce qui l'a nuancé.
- "On ne sait rien de Viktor" : c'est faux, un chapitre lui est conseillé. Et même en fouinant dans internet, on n'en sait pas plus, sauf qu'il s'est fait explosé la tronche.
- "Rien sur les financements des FEMEN" : si les FEMEN étaient financées, elles n'auraient pas les emm****s qu'elles ont, et elles auraient autre chose qu'un squat pourri à Paris. D'ailleurs, je serais curieux de savoir selon les complotistes, qui les finance "dans l'ombre" ?
- "Fourest en remet une couche sur ses bêtes noires" (Ramadan, l'extrème droite, les catholiques traditionalistes) : non seulement ca n'excède pas 10 pages sur 400, mais en plus ca me parait difficile pour situer le mouvement FEMEN (et les combats des FEMEN) de ne pas resituer qui sont les opposants aux FEMEN. Fourest ne l'aurait pas expliqué, on n'aurait rien compris aux cibles désignées par les FEMEN.
- "ce livre est un "appel à la pitié" pour Inna, et si ca se trouve Inna s'est inventée une vie fausse" : ok, peut être ... qu'elle s'invente une vie ou pas, quand on est menacé de prison avec des peines pires qu'un tueur ou que des salafistes, on est en droit de se dire que ces femmes révèlent des dysfonctionnements graves de la démocratie. Et c'est ce que les FEMEN ont toujours démontré : des seins nus pèsent plus lourds en peine de prison que des violences, des intégrismes ou de la corruption. Appel à la pitié ou pas, les faits sont des faits. Si les FEMEN ne servaient à rien, elles ne recevraient pas de menaces de mort, des femmes ne seraient pas défigurées à l'acide et il n'y aura pas de révolution dans certains pays.
- "ce livre est de la bien pensance" : il faudra expliquer ce qu'est donc la "non bien pensance". Fourest n'est pas dans la bien pensance puisqu'elle critique constamment les actions et les idéologies d'Inna. Après, si la "bien pensance" c'est être pour les droits des femmes, la démocratie, la liberté de parole, la liberté de posséder son corps, à ce moment là c'est que la "non bien pensance" veut abattre la République.
- "Fourest utilise Inna pour se valider et faire sa réputation à elle" : Fourest écrit des bouquins depuis 1998, elle est invitée partout, je ne pense pas que ce livre soit précieux pour sa carrière.

Donc, à nouveau, force est d'admettre que certains commentent des livres sans les avoir lus ou ne veulent voir que ce qu'ils veulent voir. Ou sûrement parce critiquer des livres sur amazon en y mettant de mauvaises notes permet de décrédibiliser son auteur et donc de décrédibiliser ses autres livres portant sur d'autres thématiques ... D'où la non bien pensance ?


Calling Ov the Dead
Calling Ov the Dead
Prix : EUR 13,93

5.0 étoiles sur 5 L'un des plus grands albums d'electro indus des 20 dernières années, 23 juin 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Calling Ov the Dead (CD)
Velvet Acid Christ est un immense groupe qui surpasse mes vénérés Wumpscut, Hocico, Suicide Commando, and co. Leur son est sale et violent, ultra recherché, ultra complexe, ultra profond. C'est le groupe des superlatifs. Après, c'est très dur de dire quel album mérite la palme car ils se valent tous. Comme les autres sont souvent notés sur Amazon, je m'occupe de celui ci. Il est sorti en 1998 et n'a pas pris une ride.

On commence avec Phucking Phreak qui reste l'une des chansons majeures de leur discographie et qui ne subit pas l'effet du temps : guitares massives, ambiance lourde et glauque, et le chant fantomatique. Violent et efficace.
Malfunction est beaucoup plus électronique et reste efficace aussi. Velvet vise clairement ici les dancefloors.
Bsat2 est la moins réussie de l'album avec un son lointain et déjà daté pour un groupe aussi moderne.
The Calling, comme Phucking Phreak, est l'un des piliers de l'opus, avec une guitare entêtante et des rythmes lourds.
The Dead est un modèle d'ambiance sombre.
Timeless Visions, plus atmosphérique et "gothique" (pourrait on dire), se veut calme, comme un morceau de Wumpscut à la Bunker Tor 7, mais la violence sourde du groupe arrive vite et on découvre la 3ème chanson majeure de cet album.
The Pray est la petite soeur jumelle maléfique de Phucking Phreak, très électronique et modernissime pour l'époque, lourde et excitée à souhait.
Exquisite Stench lorgne vers les premières chansons de Hocico, avec une voix criarde et des synthés très années 80.
The Hand est une autre perle axée dancefloors, proche du son de Front Line Assembly (pour situer).
Zix Zix Zix est une nébuleuse électro très énervée et saturée comme Wumpscut a pu en faire sur Embryodead, donc un son très années 90. C'est de l'électronique très dancefloor et clairement à haut niveau de BPM.
Decay est la perle qui clot l'album, c'est la petite soeur avortée de Phucking Phreak : sombre, pesant,

Bref, à posséder de toute urgence, tout comme Fun With Knives (1999), Hex Angel (2003) et le sublime Lust For Blodd (2006)


Walk away Renee
Walk away Renee
DVD ~ Jonathan Caouette
Proposé par generationcine
Prix : EUR 11,50

5.0 étoiles sur 5 ode aux gens malades, 23 février 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Walk away Renee (DVD)
Il m'aura fallu près d'un an et demi pour me motiver à regarder Walk Away Renee. Je regardais le dvd de loin sur une étagère en me disant "allez, faut attaquer ce truc".

Non pas que le dvd ne m'intéressait pas, bien au contraire. J'avais vu Tarnation au cinéma il y a 10 ans : j'avais trouvé le film très virtuose esthétiquement, et le sujet très grave et très dur : Jonathan est perturbé, sa mère a des problèmes psychiatriques lourds, la grand mère décède...
J'étais content de savoir que le réalisateur sortait la suite des videos personnelles sur sa famille, mais j'avais été tellement bouleversé et mal en sortant du cinéma avec Tarnation que j'avais du mal à m'y replonger pour un nouvel opus. C'est un peu comme Million Dollar Baby, on adore mais on n'a pas forcément envie de se faire une après midi pop corn avec un film aussi douloureux. On sait que c'est une grande expérience, mais on y va à reculons.

Ce week end, je me suis donc refait Tarnation et Walk Away Renee enchainés. Les deux se suivent parfaitement, toujours avec des caméras transportées, en montages psychédéliques, et toujours avec cette même bienveillance incroyable pour cette mère malade.

Le réalisateur montre la réalité de la maladie mentale de façon directe et crue : la mère délire, elle veut se tuer, elle l'insulte, elle devient de plus en plus délirante pendant le film car elle a perdu ses médicaments et aucun médecin ne veut faire une nouvelle ordonnance. C'est 1h20 très dur, ca va de plus en plus mal jusqu'à la énième hospitalisation.

Le film se termine sur la mère, abimée physiquement après 40 ans de maladie et de médicaments, qui va chez le dentiste pour se faire mettre de fausses dents en résine pour remplacer celles qui ont été arrachées. Et elle teste ses nouvelles dents sur une galette. Dit comme ça c'est con, c'est anecdotique, ca n'intéresse personne. Mais avec un tel parcours c'est une renaissance.


The Evil Within
The Evil Within
Prix : EUR 13,93

4 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 non non et non, 27 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Evil Within (Jeu vidéo)
D'abord, il faut savoir que le jeu réclame 7 giga sur la xbox360, donc il faut retirer tout ce qui prend trop de place sur le disque dur.
J'achète le jeu et bam ... "pas assez de place"... je regarde ce que je peux virer. Virer les contenus téléchargés pour les Assassin's Creed ? Sûrement pas. Virer Resident Evil 4 HD ? non plus.
Donc vas y qu'on part acheter une clé USB assez grosse pour pouvoir vider le disque dur de la console et faire place nette pour les 7 gigas requis du jeu. Déjà c'est une après midi d'énervement.

Le jeu se lance : graphismes très moyens, monstres très proches de Resident Evil 4 (RE4), couloirs qui n'en finissent pas, armes et munitions insuffisantes et SURTOUT les coups de poing ne tuent pas les ennemis (et ceux ci vous enchainent direct un coup qui vous étale) !! Donc on est condamné à tout faire avec le peu de munitions dont on dispose. Quel intérêt de nous donner la possibilité de donner des coups de poings et des coups de crosse si cela ne sert à rien ?

Dans le registre "pompé sur RE4", nous avons : le village avec les petites maisons, les sauvegardes avec la petite musique, le méchant à tronçonneuse, les vieilles folles qui donnent des coups de couteau, les caves à la mords moi le noeuds, les ennemis invisibles, les statues à casser pour récupérer des bonus, un monstre à tuer en lui mettant le feu, les pièges à loup, une fille et un mec à "couvrir" pendant qu'ils font des trucs, un monstre qui nous chope on tombe dans le sommeil on se réveille ailleurs et ainsi de suite.... Bref, c'est RE4 en long en large et en travers sans le charme de RE4 et sans ses qualités visuelles (alors que le jeu a 10 ans).

Donc très peu pour moi. C'est très lassant, on meurt constamment (car tout le jeu est construit en "essai erreur") et les temps de chargements n'en finissent pas. Aucun plaisir, aucune surprise, aucune frayeur. Le scénario est incompréhensible et n'a aucune saveur.

Quand on joue à un jeu, qu'on s'agace, et qu'on se dit toutes les 10 minutes "tiens, j'ai déjà vu ça y'a 10 ans", c'est mal parti ...

Donc autant retourner sur le bon vieux RE4 refait en HD, ou jouer au dernier Tomb Raider (ou Last of us pour les possesseurs de PS3).


Se blesser soi-même
Se blesser soi-même
par Baptiste Brossard
Edition : Broché
Prix : EUR 21,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 belle étude, 13 octobre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Se blesser soi-même (Broché)
Les sociologues sont forts en méthodologie, et quand ils font quelque chose ils ne le font pas à moitié : hypothèses de travail, nombreuses personnes qui témoignent, facteurs déclencheurs, facteurs de maintien, différentes expressions...

La conclusion, que l'on sent dés la première page, est très intéressante, et épargne le bla bla psy. Fortement conseillé aux thérapeutes et aux patients, afin d'ouvrir la voie à l'affirmation de soi et l'expression de le colère, l'injustice par delà l'interdit et la culpabilité.


Under the Shade of Violets
Under the Shade of Violets
Prix : EUR 12,39

5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 joli retour après 9 ans d'attente, 13 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Under the Shade of Violets (CD)
Orange Blossom sont des orfèvres du son, et donc ils prennent leur temps.
Découverts lors d'un petit concert avec Dolly en 1998, il a fallu attendre 2005 pour un second album hyper bien ficelé, et 2014 pour le 3eme opus.

Ambiance parfaite, musique parfaite, belle voix, beaux arrangements de cordes.
Hautement conseillé, comme leurs deux autres albums.


Locatelli / 24 Caprices for Violin
Locatelli / 24 Caprices for Violin
Prix : EUR 11,99

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 brillant !!, 4 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locatelli / 24 Caprices for Violin (CD)
Enfin une version habitée des Caprices !!! Locatelli va t'il enfin avoir le traitement qu'il mérite ? Le compositeur qui ne faisait que de la technique va t'il avoir une reconnaissance comme mélodiste qui provoque des émotions ?

Je possède la version des caprices imbriqués dans les concertos interprétés par Elizabeth Wallfisch (pour laquelle j'avais d'ailleurs écrit un topo ici). Entre temps j'ai aussi acheté les quelques versions interprétées par Carmignola qui m'avaient paru un peu aseptisées et ennuyantes. Le 3ème caprice est en cela assez symptomatique : hyper élégant et nostalgique chez Tchalik, avec un vibrato bien dosé et juste sublime, alors qu'il est vite torché, étriqué et sec chez Carmignola. Après, il est vrai que Tchalik opte pour un son et un violon modernes, pas baroques. Ca en choquera sûrement certains. C'est un choix comme un autre. Ca provoque bien évidemment d'énormes différences entre Carmignola et Tchalik. Pour ma part, une telle virtuosité et une telle amplitude de son méritent clairement un son romantique. Vieux débat...

Ici il y a une beauté et une élégance qui feraient presque oublier la virtuosité des pages. Beau phrasé, des respirations, de la force, en gros il y a tout. Et certains passages qui paraissaient anecdotiques ou trop "exercices pour la main gauche et l'archet" chez Wallfisch ou Carmignola deviennent ici de vrais morceaux à part entière.

Je me surprends d'ailleurs à n'avoir jamais remarqué le caprice 16 (issu du 8ème concerto chez Wallfisch) : il n'a pas retenu mon attention chez Wallfisch. Et chez Tchalik je trouve que c'est une page superbe tant en mélodie qu'en émotions : une vraie cathédrale sonore. De même pour le caprice 5 (issu du 3ème concerto chez Wallfisch) qui est presque plus surprenant que le très connu 23ème (issu du 12ème concerto chez Wallfisch), et le 21ème (issu du 11ème concerto chez Wallfisch) : anecdotiques chez Wallfsich, superbes chez Tchalik.

Parlons justement de ce caprice 23 : le labyrinthe harmonique, qui est une vraie vacherie technique. J'adore la version de Ricci qui est démentielle, tout en sautillé (il doit avoir un bras de Musclor), complètement diabolique, moderne, une vraie bourrasque mais avec des faussetés (ou alors mon oreille est déformée). Celle de Tchalik est vraiment parfaite : elle avance très vite, plus rapide que Ricci, ça dépote, les graves et aigus sont bien répartis, la mélodie ne se perd pas. Très aérienne, avec une partie dans les ultra aigus souvent ratée et inaudible chez les violonistes (Ricci ne la fait même pas, il la saute dans sa version), qui ici est nickel. Y'a plein de points d'appui pour ne pas se perdre (dans le labyrinthe). Et toute la fin avec la montée en puissance est juste wouah !

On sent très clairement l'influence de Locatelli sur Paganini : des formules entières qui sont reprises. Et, peut être est ce un clin d'oeil, on se rend compte que le 1er caprice de Paganini est l'exacte introduction du caprice 7 de Locatelli.

Encore un mot : la prise de son est excellente, le violoniste est à côté de vous. Dans les enregistrements des caprices incorporés dans les concertos, le son est forcément plus lointain et ne tient pas la comparaison.

Merci Monsieur Tchalik ! Vivement la suite de vos cd !! :D


La psychologie positive - 2e éd.
La psychologie positive - 2e éd.
par Rébecca Shankland
Edition : Broché
Prix : EUR 16,90

11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 très bonne synthèse, 23 mars 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La psychologie positive - 2e éd. (Broché)
R. Shankland livre ici un très beau travail de synthèse sur la psychologie positive : elle expliques les modèles théoriques de façon très accessible, les études, les exercices psychothérapeutiques, offrant ainsi un très bon outil pour les thérapeutes. La lecture facile permet aussi de toucher les patients qui voudront se pencher sur ce nouveau (et très prometteur) courant de la psychologie dite de "promotion de la santé" sans se sentir rebutés par un langage trop compliqué. Shankland a un talent indéniable pour rendre les choses pédagogiques.

Chaque concept est clarifié par des exemples, afin que les choses ne soient pas trop complexes, et des propositions d'exercices à faire au quotidien, permettant ainsi de savoir directement comment la théorie peut être mise en action sans se creuser la tête.

R. Shankland ne tombe pas dans le piège facile de "cette nouvelle théorie est géniale" et explique les choses que l'on peut lui opposer, et présente les idées fausses qui peuvent brouiller les pistes et nous faire passer à côté du concept de base.

J'ai pris un grand plaisir dans la lecture de ce livre, avec l'impression d'une théorie qui peut vraiment changer les choses, sans avoir à reprendre toute la somme de livres et études publiés sur ce sujet. Une synthèse, c'est autant de temps gagné.

On félicitera aussi la méthodologie et l'extrème attention portée aux références, aux études, afin de montrer que tout cela ne sort pas d'un chapeau mais repose sur des bases scientifiques.


Mue
Mue

12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un album parfait, 17 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mue (CD)
Emilie Simon, qui a signé quelques galettes extraordinaires comme "Végétal", nous revient avec "Mue".

Le programme du cd repose sur deux styles :
- un style très james bondien / kate bushien pour "Encre" (quelle mélodie !!), "Quand vient le jour", "Des larmes", "Eye of the moon", "Menteur", la sublime "Perdue dans tes bras" (ça fait du bien d'avoir des artistes français capables de nous écrire de telles musiques")
- un style plus "musique américaine des années 50" avec "Paris j'ai pris perpète", "Le diamant", "Les étoiles de Paris", avec parfois des accents très français des années 50-60

Les arrangements sont très bien ficelés, les mélodies redoutables. Emilie Simon maitrise autant une écriture fine et ultra travaillée qu'une voix toute en douceur et en technicité.

Souhaitons une longue vie à cette nouvelle fournée :D


Mendelssohn-Hensel F. : Das Jahr. Biesemans.
Mendelssohn-Hensel F. : Das Jahr. Biesemans.
Prix : EUR 18,79

5.0 étoiles sur 5 du beau piano, 10 février 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mendelssohn-Hensel F. : Das Jahr. Biesemans. (CD)
Que c'est agréable :)

Fanny Hensel Mendelssohn, un peu trop oubliée des concerts et des enregistrements, est ici superbement mise en valeur par Els Biesemans.

Un programme tout en lumière, clarté, et en douceur. La musique de Fanny Hensel Mendelssohn est vraiment superbe. Complexe, ardue à mettre en place, énergique, assez colérique ou tourmentée parfois.

J'ai eu l'impression d'écouter des pages inconnues de Chopin revues par Bach et Beethoven. Mais le style est tellement difficile à cerner ... Ca doit être tout simplement elle, en fait. Son style, sa patte, mais on ne le connait tellement pas

Vivement que l'on se penche à fond sur cette femme, surtout qu'elle a 466 numéros d'opus... Y'a de quoi faire !


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