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Commentaires écrits par
Guillaume Jay "Mad about Books" (Pessac, France)
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Warm Bodies
Warm Bodies
par Isaac Marion
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

4.0 étoiles sur 5 Trés agréable, sans être un chef d'oeuvre, 29 mai 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Warm Bodies (Poche)
R (il ne se souvient pas de son nom, sauf que cela doit commencer par un R) est un zombie. Il passe son temps a glander dans son avion ou il réside a l’aéroport qu’occupe sa horde, grogner avec son pote M, et quand ils ont faim, monter un groupe pour aller en ville manger de la chair fraîche, surtout des cerveaux qui leur font vivre des flash mémorielles de leur victime. Et lors d’un de ces raid, il rencontre l’ex du porteur de cerveau qu’il vient de dévorer, et il en tombe amoureux. Il la déguise rapidement en zombie, et la ramène avec lui.

"No one I know has any specific memories. Just a vague, vestigial knowledge of a world long gone. Faint impressions of past lives that linger like phantom limbs. We recognize civilization - buildings, cars, a general overview - but we have no personal role in it. No history. We are just here. We do what we do, time passes, and no one asks questions. But like I've said, it's not so bad. We may appear mindless, but we aren't. The rusty cogs of cogency still spin, just geared down and down till the outer motion is barely visible. We grunt and groan, we shrug and nod, and sometimes a few words slip out. It's not that different from before."

J’avais vu la bande annonce du film tiré de ce roman. Une bande annonce sympathique, mais que je suspectais de contenir l’essentiel des bons moments du film. Je ne peux pas confirmer ou infirmer cela, mais en tout cas à la voir, l’adaptation semble être extrêmement fidèle - bien que j’ai un doute que certaines scènes soient retranscrites, comme quand les zombies essayent de faire du sexe entre eux. Parfois, le livre est assez crade/ gore.

Mais au fond, c’est surtout.. mignon.. Le livre est parfois catégorisé comme « Romance zombie », et c’est pas faux. De la romance pour adulte, mais romance quand même. C’est plutôt agréable, et avec pas mal d’humour, notamment pour la description de la « société » des zombies, un peu de mystère, quelques descriptions saisissantes (notamment la ville des humains a l’intérieur d’un stade).

Au final, ça se lit facilement, j’ai trouvé cela plutôt bien écrit, sans lourdeur, et si on peut sans doute critiquer certains points (le personnage de Julie est parfois un peu limite notamment), c’est plaisant et prenant, parfois drôle, parfois horrible, et avec un petit peu de réflexion sur la marge parfois mince entre les vivants et les non-morts...


The Rook: A Novel
The Rook: A Novel
par Daniel O'Malley
Edition : Broché
Prix : EUR 12,73

5.0 étoiles sur 5 Un plaisir de lecture., 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Rook: A Novel (Broché)
Une jeune femme se réveille amnésique, avec deux coquards, dans un parc londonien, entourés de cadavres portant des gants en latex. Dans la poche de sa veste, il y a une lettre, qui lui est adressé, et qu'elle a écrite. Avant son amnésie. Il s'avère que la jeune femme du passé savait qu'elle deviendrait amnésique. La "nouvelle" femme a le choix : fuir, ou reprendre "sa" vie, et tenter de trouver le coupable. Pour notre plus grand bonheur, elle décide d'enquêter. Elle reprend donc sa place de directrice administrative et logistique dans une agence très secrète de lutte contre le paranormal.

Une excellente surprise que ce livre. Déjà, pour moi dans les 9 princes d'Ambre, le meilleur moment (du cycle) est quand Corwyn se retrouve amnésique face à sa soeur, et ici tout est basé autour de cette idée : imiter son moi d'avant l'amnésie, découvrir la réalité, et ce qui c'est passé. Heureusement pour nôtre héroïne au prénom gallois exotique ( Mifanwy ), elle dispose de notes conséquentes qu'elle s'est laissée (et qui nous permettent aussi de découvrir l'univers) Tout ça dans une agence secrète britannique qui ne partage avec la Laverie de Stross que le but : la Checquy’s Court est redoutablement bien organisée. Et pendant que Mifanwy essaye de trouver qui parmi ses collègues est son ennemi caché, la vie continue, et certaines forces paranormales peu ragoutantes doivent être maitrisées.

Ca peut sembler plein de clichés (amnésie, monstres, agents secrets, conspirations), mais c'est très bien écrit, avec des dialogues pleins d'humour, un univers qu'on découvre et qu'on devine au fur et à mesure, des personnages originaux, un mystère et un suspens qui tiennent la route. Le meilleur livre que j'ai lu depuis longtemps.


La trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan
La trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan
par John Varley
Edition : Poche
Prix : EUR 6,80

4.0 étoiles sur 5 Une bonne série, 26 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan (Poche)
La trilogie de Gaïa raconte sur trois volumes et une centaine d'année les aventures d'un groupe de terriens (et notamment de deux d'entre eux) sur un planétoïde intelligent situé près de Saturne. L'intelligence de ce planétoïde se manifestant par son incarnation, Gaïa, qui s'ennuie un peu après tune existence de trois millions d'années, même si la vie sur terre la divertit pas mal, d'autant plus depuis l'invention de la radio et de la télévision.

Ainsi donc, quand un vaisseau spatial terrestre passe à proximité, celui est intercepté, et son équipage transféré a l'intérieur du planétoïde : qui est en fait un gigantesque (et varié) écosystème, peuplé par les créations de la maitresse des lieux qui vont d'animaux-dirigeables à centaures bi-sexués (le genre de la ou le Titanide (c'est leur nom) étant défini par leur sexe frontal). L'équipage et notamment la courageuse capitaine Cirroco Jones doivent survivre dans ce monde de poche régi par une déesse inconstante, mais heureusement pas omnipotente ni omnisciente.

Cette courte description (qui occulte beaucoup, beaucoup de choses) donne je l’espère une idée du ton général de cette trilogie : une imagination débridée, de l'humour limite loufoque (mais aussi parfois du drame).

Cela fait un patchwork parfois illégal, bien que servi par un talent indiscutable d'écriture, des personnages complexes, et un foisonnement d'idée impressionnant.Au final, je suis assez ambivalent : c'est une bonne série (Prix Locus 1980 pour le premier volume) de façon indéniable, mais c'est parfois un peu trop daté SF fin 1970 pour moi..


14 (English Edition)
14 (English Edition)
Prix : EUR 6,37

5.0 étoiles sur 5 Excellent, 21 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 14 (English Edition) (Format Kindle)
(tldr . lisez ce livre)

Nate a trente ans, pas de petite amie, et un stupide boulot sans avenir, qui ne lui permet même pas de se loger correctement à Los Angeles. C'est pour cela qu'il est bien content d'avoir trouvé une location bien en dessous du marché dans un vieil immeuble un peu.. étrange. L’ascenseur est en panne depuis des années, l'immeuble est classé aux monuments historiques, mais personne ne sait pourquoi, la porte de l'appartement 14 est barré par deux planches clouées en travers et quatre cadenas, chaque appartement est complétement différents des autres tant dans l'agencement que dans les dimensions, le moins exotique de tout étant les locataires, de l'artiste aux cheveux bleues qui bronze nue sur la terrasse du toit au croyant convaincu et un peu lourd : bref, des californiens typiques. Nate finit par être intrigué par tout ces mystères, et avec plusieurs de ces voisins, se lance dans l'enquête, entre bières sur le toit, mesures précises des murs intérieurs et explorations des sous-sols fermés..
J'ai connu Clines par ses excellents romans de super-héros contre zombies, mais en attendant le troisième de la série, je me suis lancé dans ce livre par défaut. A part la localisation à Los Angeles, il n'a rien à avec l'univers de Ex-(Heroes/Patriots..), puisque plutôt que de se situer dans un futur post-apocalypse-zombie, il se passe à notre époque, avec des personnages typiques. Ceux-ci sont attachants, rapidement crédibles et appréhendés, grâce notamment aux dialogues pleins d'humour. Le rapprochement de certains des protagonistes avec des archétypes d'un certain dessin animé est assumé.

“Fred always goes with Daphne and Shaggy always sticks with Velma."
"Well then, in that case, I'm Scooby.”
(si vous n'avez pas vu la version récente : Mystéres associés/Mystery inc., vous devriez : c'est totalement au goût du jour (intrigues sur plusieurs épisodes ou la saison, références geeks etc..) et et extrêmement regardable même sans enfants)

Les deux premiers tiers de ce livre sont un roman de mystère légèrement thriller, la fin (pas totalement imprévisible au bout d'un certain point) basculant plus dans l'horreur. A un moment, j'ai pensé à Lost : comme dans cette série, les éléments de mystères s'ajoutent les uns par dessus les autres, mais la grande différence est que c'est correctement maîtrisé : il y a une fin, et une explication qui tient la route. Enfin.. ce n'est pas de la hard science non plus, mais tout est logique, il y a juste quelques points un peu implausibles (je ne peux pas vraiment en parler sans dévoiler l'intrigue), mais ce fut pour moi une pilule très facile à avaler, tellement j'ai été emporté par le récit, séduit par les personnages, et intéressé par les mystères et leur résolutions. Le dernier tiers est plus horrifique, avec un peu plus d'action, avec des scènes marquantes, mais aussi encore un peu d'humour, et un sens certain du récit.
Au final, une vraie réussite, un roman a mystère dont la fin ne déçoit pas, des personnages plaisants, et un grand bon moment de lecture divertissante. Chaudement recommandé.
Malheureusement, rien de Clines n'est encore traduit en français, je me demande bien pourquoi...


Vivants
Vivants
par Isaac Marion
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Amusant, 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vivants (Broché)
R (il ne se souvient pas de son nom, sauf que cela doit commencer par un R) est un zombie. Il passe son temps a glander dans son avion ou il réside a l’aéroport qu’occupe sa horde, grogner avec son pote M, et quand ils ont faim, monter un groupe pour aller en ville manger de la chair fraîche, surtout des cerveaux qui leur font vivre des flash mémorielles de leur victime. Et lors d’un de ces raid, il rencontre l’ex du porteur de cerveau qu’il vient de dévorer, et il en tombe amoureux. Il la déguise rapidement en zombie, et la ramène avec lui.

"No one I know has any specific memories. Just a vague, vestigial knowledge of a world long gone. Faint impressions of past lives that linger like phantom limbs. We recognize civilization - buildings, cars, a general overview - but we have no personal role in it. No history. We are just here. We do what we do, time passes, and no one asks questions. But like I've said, it's not so bad. We may appear mindless, but we aren't. The rusty cogs of cogency still spin, just geared down and down till the outer motion is barely visible. We grunt and groan, we shrug and nod, and sometimes a few words slip out. It's not that different from before."

J’avais vu la bande annonce du film tiré de ce roman. Une bande annonce sympathique, mais que je suspectais de contenir l’essentiel des bons moments du film. Je ne peux pas confirmer ou infirmer cela, mais en tout cas à la voir, l’adaptation semble être extrêmement fidèle - bien que j’ai un doute que certaines scènes soient retranscrites, comme quand les zombies essayent de faire du sexe entre eux. Parfois, le livre est assez crade/ gore.

Mais au fond, c’est surtout.. mignon.. Le livre est parfois catégorisé comme « Romance zombie », et c’est pas faux. De la romance pour adulte, mais romance quand même. C’est plutôt agréable, et avec pas mal d’humour, notamment pour la description de la « société » des zombies, un peu de mystère, quelques descriptions saisissantes (notamment la ville des humains a l’intérieur d’un stade).

Au final, ça se lit facilement, j’ai trouvé cela plutôt bien écrit, sans lourdeur, et si on peut sans doute critiquer certains points (le personnage de Julie est parfois un peu limite notamment), c’est plaisant et prenant, parfois drôle, parfois horrible, et avec un petit peu de réflexion sur la marge parfois mince entre les vivants et les non-morts...


La Trilogie du Vide, T1 : Vide Qui Songe
La Trilogie du Vide, T1 : Vide Qui Songe
par Hamilton Peter F.
Edition : Poche
Prix : EUR 10,70

4.0 étoiles sur 5 Ne vaut pas Pandore, mais bien quand même., 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Trilogie du Vide, T1 : Vide Qui Songe (Poche)
Un millénaire après les événements de l'étoile de Pandore, l'humanité a continué à évoluer et à s'étendre dans l'univers. Certains dynasties ont quittés la galaxie originelle et coupés tout contact, une partie de l'humanité continue à vivre à peu près normalement (si on excepte l'immortalité, rajeunissement et corps multiples), une autre partie vit dans une économie d'abondance en attendant de passer au stade suivant : le téléchargement de la conscience dans un réseau neuronal avance, en attendant la transcendance post physique complète.

Des rêves d'une autre civilisation, médiévale, semblant venir d'une zone appelé le Vide, impénétrable même pour les espèces les plus avancées de ce coin de l'univers, sont partagés par tout les humains connectes au réseau Gaia, sorte d'empathie partagée. Une religion s'est organisé autour de ces visions, et son nouveau chef, après la disparition du prophète créateur, veut lancer un grand pèlerinage vers la source des rêves, ce qui inquiète une grande partie de la galaxie, qui craint une expansion dévastatrice du Vide.

Pour les quatre cinquième de la trilogie, l'histoire alterne entre les récits dans l'univers du Commonwealth, intrigues entre différentes factions de l'humanité évoluée, menace d'intervention extra-terrestre, et retour d'individus de la trilogie précédente, et entre des récits digne de fantasy, racontant une histoire à la base classique du jeune orphelin sorti de sa campagne pour devenir le roi du coin (bien qu'il n'y ait pas de magicien, de groupes d'aventuriers, ou de Seigneur du Mal, on est plus dans la fantasy urbaine), et c'est plutôt prenant en tant qu'histoire indépendante. La source réelle de l'intérêt de l'univers futuriste pour cette épopée n'est révélée au lecteur qu'en toute fin du deuxième volume. Ce qui est un tour d'écriture que j'apprécie peu, puisque tous les personnages sont eux au courant. Mais bon, laissons à l'auteur le droit de garder son lecteur dans l'ignorance.

Le tiers donc de l'œuvre est de la fantasy, le reste étant donc le mélange d'enquête, d'investigation, de tranche de vie du futur et de Space opéra épique propre à Hamilton. On retrouve une demie-douzaine des personnages de Pandore, et toute une galerie de nouveaux individus et entités. Le mélange des deux histoires est... particulier mais pas inintéressant. D'ailleurs, quelque part, l'intersection entre l'invasion du Commonwealth par les Primiens et le voyage-quête d'Ozzie tenait déjà de cette structure, bien que l'écart de genre est ici beaucoup plus important.

Au final, j'ai trouvé cela un peu moins convaincant que Pandore, mais cela reste de qualité, et "hamiltonien".


Wool
Wool
par Hugh Howey
Edition : Broché
Prix : EUR 15,91

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Trés divertissant, 7 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wool (Broché)
Dans un immense silo souterrain de 150 étages, autour d’une escalier en spirale (et pas d’ascenseur) vit une société hiérarchisée, pour ne pas dire stratifiée en bas, les mécaniciens / mineurs, plus haut, les fermiers, le département informatique, les crèches, jusqu’au bureau du shérif, tout en haut, avec sa sortie sur l’extérieur qui permet d’expulser les criminels dans un monde toxique et inhabitable (avec une combinaison leur assurant quelques minutes de survie, le temps de nettoyer la caméra qui permet au gens de l’intérieur de voir leur environ) . Mais cet univers qui semble immuable cache ses secrets : est ce que vraiment tout est mort dehors ? L’histoire enseignée est elle véridique ?

Ce livre est souvent considéré comme le pendant SF à 50 nuances de gris, non qu’il y ait du sexe dedans, bien au contraire, mais plutôt parce que c’est aussi un livre auto-édité qui devint un grand succès. N’ayant pas lu le roman SM (c’est la que je me dis que je vieillis : ma libido n’est plus un facteur de choix de lecture), je ne m’attarderai pas sur la comparaison entre ces deux ouvrages, les thèmes me semblant bien différent, et celui qui lirait l’un en le prenant pour l’autre serait surement très déçu.

Au départ, j’ai trouvé que l’histoire se répétait un peu. Les trois premiers chapitres (ici appelé livres) m’ont parus un peu trop semblables dans leur structure, avant que je réalise que c’est en fait une pyramide inversée : chaque chapitre se construit sur le précédent pour nous faire découvrir davantage le monde et notamment la société étrange du silo, avec par exemple sa loterie ou après chaque décès une loterie a lieu pour donner le droit a un couple d'avoir un enfant.

Il faut savoir que Wool a commencé comme une suite de novellas, qui ont été réunis en un volume, suite à leur succès. Mais on n’a pas affaire ici a un ramassage de fond de tiroirs pour sortir une anthologie, les nouvelles se suivent et racontent une histoire totalement cohérentes : Wool est un vrai roman.

Un roman correctement écrit, avec du mystère, des dangers, des révélations, des personnages attachants, un sens du récit certain de la part de son auteur (un peu gâché par une histoire d'amour pas vraiment réussi), Pas forcément de la grande littérature, mais un très bon divertissement.


Triumff: Her Majesty's Hero
Triumff: Her Majesty's Hero
par Dan Abnett
Edition : Poche
Prix : EUR 6,52

3.0 étoiles sur 5 Lourdaud au début, mais au final sympa, 4 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Triumff: Her Majesty's Hero (Poche)
En l'an de grâce 2010, sous le règne d'Élisabeth XXX (oui, 30), Triumff est revenu d'une exploration qui lui a permis de découvrir l'Australie. Cependant, il retarde le moment de faire son rapport officiel, ce qui ouvrirait ce continent a l'exploitation par l'Unité Anglo-Hispanique. Mais lorsque le magie de Londres devient perturbé à la suite d'un sacrifice sanglant, il doit agir en sous-main pour sauver le Royaume.

J'ai eu du mal avec ce livre, comme j'ai toujours du mal avec les auteurs anglophones qui écrivent en anglais vieilli, notamment pour faire du swashbuckling, aka cape et d'épées, voir aussi Brust et sa Phoenix Guard (bien que dans son cas, je dois dire aussi que la lecture de son inspiration (les 3 mousquetaires) n'est pas non plus toute simple). J'ai failli abandonner le livre pour cela, et aussi parce que l'auteur essaye parfois un peu trop de faire drôle.

"Eastwhooho's words crackled softly like burning leaves.

"This is a Fulke and Seddon all-steel ten-shot pinfire harmonica pistol," he said, "the most powerful handgun in the Unity. From here, it could take your balls clean off."

"Is there any way I could get out of this without bleeding profusely?"

"Shhhhh!" rasped Eastwoodho in annoyance. "I haven't finished. Now, do you feel opportune, punk?"

Mais bon, au fur et à mesure, il m'a fallu de moins en moins d'effort pour suivre. L'intrigue prend le dessus sur les effets d'écritures, l'humour est de meilleur niveau (ou je m'y suis habitué ?) et si on peut reprocher un traitement un peu trop superficiel des personnages, ainsi qu'un univers très succinctement évoqué, le dernier tiers du livre est très prenant.

En conclusion, après un début pour moi laborieux, on a au final une belle aventure pleine d'humour. J'aimais bien Abnett pour ses romans Warhammer 40K (notamment Ghost's Gaunt), la c'est un autre genre, et c'est très correct.


Matthew Richter, détective privé zombie, Tome 1 : Nekropolis
Matthew Richter, détective privé zombie, Tome 1 : Nekropolis
par Tim Waggoner
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Original et interessant, 2 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Matthew Richter, détective privé zombie, Tome 1 : Nekropolis (Broché)
Après avoir lu un Nekropolis qui ne contient pas de zombies (mais qui valait largement le coup), voici donc un Nekropolis qui respecte son titre.

A commencer par le personnage principal et narrateur, Matt Richter : policier a Philadelphie, en suivant la piste d'un tueur en série étrange, il s'est retrouvé à Nekropolis, une ville dans une dimension parallèle ou se sont enfuis tout les démons, vampires, changeurs de forme et autres sorciers devant l'inexorable progression des humains. En concluant son enquête, il s'est retrouvé zombifié, mais a conservé son intelligence, et n'est pas tenu de manger des cerveaux ou quoique ce soit d'ailleurs.

Depuis, il vivote (zombote ?) en rendant des services a droite à gauche. Cela lui permet notamment de payer un prêtre vaudou pour lancer les sorts qui l'empêchent de se décomposer.

Ses aventures se déroulent donc dans Nekropolis, un ville située dans une dimension d'obscurité . La ville (dont on ne sort pas, sauf quelques portails en lien avec la Terre) est découpé en cinq quartiers, chacun appartenant à un seigneur des ténèbres spécifiques, et regroupant principalement une "espèce" de monstre : les vampires, les morts vivants, les changeurs de formes, les démons , et pour finir les sorciers et magiciens. Au milieu se trouve l'ile de Dis, autrement dit Hadès, créateur de la ville, et l’être le plus puissant du coin. Sa plus grosse responsabilité étant de maintenir l'ersatz de soleil qui assure un éclairage permanent et crépusculaire.

Dans le premier volume, Matt doit venir en aide a une demie-vampire, gardienne de la collection privée d’artefacts de son père (Le Seigneur Sombre (Dark Lord) des vampires, accessoirement). Un objet mystique y a en effet disparu. L’enquête de Matt le conduira sur la piste d’une drogue nouvelle, capable d’affecter même les vampires, et lui fera visiter les lieux les plus secrets et les plus importants de la ville.

Dans le livre suivant, Dead Streets, Matt est décapité, puis accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Ce qui va le conduire d’abord dans la prison de Nekropolis, ou il croisera d’anciens ennemis.

- What do you call a zombie in jail ?
- I dont know, Rondo. What?
Thick lips pulled back from large yellowed teeth as he smiled.
- My bitch
He raised those giant hands of his and started toward me.

Enfin, dans le troisième volume (à ce jour) Dark War, après un passage d’un intérêt moyen dans une dimension parallèle, Matt doit intervenir pour que les conflits larvés entre seigneurs sombres ne se transforment pas en guerre civile dévastatrice.

On a affaire ici a un mélange d’Urban Fantasy et de Noir. On est quand même nettement moins dans la caricature du roman policier que dans le Garrett de Glenn Cook. Faut dire que le fait qu'un zombie ne peut pas boire de l'alcool, ca gène un peu pour en faire un privé classique.

La ou par contre l’auteur se lâche, c’est sur l’incroyable ménagerie qui vit dans cette cité des monstres. Entre le tenancier de bordel qui change de genre à volonté (et ses employés valent le détour aussi), Fade, qui disparaît si personne ne la remarque, et s’est donc arrangé pour devenir journaliste de tabloid pour être toujours la ou il y a du monde, Lazlo, le démon chauffeur d’un taxi très spécial, des cyber-vampires, les téléphones cellulaires semi-organique (invention du Docteur Frankenstein, avec une vraie bouche et une vraie oreille) et j'en passe et des meilleurs. La série est toujours a la lisière de sombrer dans le grotesque ridicule, mais l'évite globalement.

N'oublions pas la ville elle même, qui sans avoir d'incarnation (ce n'est pas Sigil), est un fascinant personnage.

( pour rester dans les rapprochements avec le jeu de rôle, J'ai eu a la lecture des remontées de Bloodshadows, le jeu de rôle de West End Games se déroulant dans un mélange noir (année 30) et fantasy (multiples races, guerre divine et en arriére plan, monde sauvage ou on ne vas presque pas))

En tant que fan des mélanges Noir-(Urban) Fantasy j'ai bien aimé cette série : ce n'est pas de la grande littérature, mais c'est divertissant, les intrigues se tiennent a peu prés, et l'univers est original et distrayant.


Manhattan à l'envers
Manhattan à l'envers
par Hamilton Peter F.
Edition : Broché
Prix : EUR 22,00

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Pas vraiment convaincu, 16 mai 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Manhattan à l'envers (Broché)
Ce livre contient 7 nouvelles, pas loin de la novella pour certaines :
- En regardant pousser les arbres : une enquête s'étendant sur plusieurs siècles, dans une uchronie basé sur une évolution de ',empire romain par le croisement des gladiateurs. Et en même temps, on suit une évolution technique grandissante. Intéressant, notamment pour la découverte progressive et entre les lignes (pas d'info dumps) de la société du narrateur.
- Un électorat en marche : dans une Angleterre en crise et sans avenir, si on a le choix de tout recommencer sur un autre monde, certes avec des règles parfois contraignantes, qui peut décider de rester a se battre, plutôt que de partir vers l'espoir ?
- Si du premier coup : une histoire de voyages temporels. Inracontable sans trop en dire, mais plutôt réussi.
- Le chaton éternel : une histoire courte, ou la chute horrifiante arrive comme un coup de tonnerre soudain dans un ciel bleu.
- Le piège à démon : c'est une enquête de Paula Myo, cette transfuge d'une société qui l'a con'u et programmé pour être une excellente policière (Elle ne peut transiger avec le crime, en aucune façon : pas d’arrangement, pas d'abandon, etc..) Elle se passe avant les événements de Pandore. Les thèmes sont ceux de la mémoire, de l'individu(-alité). Pas vraiment convaincant, le coté mémoire ayant déjà été abordé dans Pandore.
- Manhattan à l'envers : nouvelle histoire de Paula Myo, situé après Pandore : sur une planète récemment ouverte a la civilisation, des animaux jusque la inoffensifs s'en prennent maintenant à l'homme. Paula doit trouver pourquoi. De la SF classique "mystère à résoudre sur une planète inconnue", mais qui ne m'a pas trop accroché.
- Béni par un ange : cet histoire se passant avant la trilogie du Vide raconte de façon indirecte la genèse d'un des personnages principaux : intéressant en tant que préface, nettement moins en tant qu'histoire indépendante.

Au final, une impression mitigée. De toute façon, en regardant les origines de ces nouvelles, on constate que c'est une anthologie faites de textes parus sur une dizaine d'année a droite a gauche, il n'y a donc pas vraiment de cohérence. Au final, quelques réussites, notamment le chaton éternel, des textes qui laissent sur le faim (on aimerait en savoir plus sur ce dérivé d'empire romain), et des histoires moyennes, notamment celle de Paula Myo. Après, si on est fan du personnage...


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