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Contenu rédigé par Guillaume Jay
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Commentaires écrits par
Guillaume Jay "Mad about Books" (Pessac, France)
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Perixx PERIMICE-715, Souris ergonomique verticale sans fil - Nano Recepteur - PPP 1600 - Interrupteur marche / arret - Noir - Recommande avec TMS utilisateur
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4.0 étoiles sur 5 Une souris verticale de qualité, 13 mai 2015
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Très correcte, SAV au top (remplacement rapide quand le bouton de molette c'est cassé) et pas chère. Vraiment a essayer si vous êtes inquiets pour votre poignet.


Child of the Ghosts (English Edition)
Child of the Ghosts (English Edition)
Prix : EUR 0,00

4.0 étoiles sur 5 Thriller a la sauce fantasy, 13 mai 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Child of the Ghosts (English Edition) (Format Kindle)
Caina Amalas est une jeune fille aimée de son père, un important noble de l'Empire de Nighmar, et honnie par sa mère qui n'a jamais pu devenir la magicienne qu'elle aurait voulu être. Quand sa vie est mise en pièce par la sorcellerie et le meurtre, et qu'elle n'échappe que de peu au sort de sacrifice humain, elle est recrutée (par défaut initialement) pour faire partie des Fantômes : une organisation secrète d'espions et d’assassins au service de l'Empereur, luttant contre sorciers maléfiques, mages ambitieux, et esclavagistes prêts à tout pour le profit.

"She was a spy, not a soldier or a warrior, yet she kept finding herself in these damned battles.”

Et c'est parti pour 14 (actuellement) volumes (chacun plutôt court, mais dense), réparti en deux séries, mais j'y reviendrais.

L'auteur nous présente un univers médiéval au fantastique assez restreint : pas d’orcs, d'elfes ou de nains. Par contre, on y trouvera des mages, des sorciers (qu'on différenciera par le fait que les Mages appartiennent à une guilde et obéissent (en théorie) aux lois de l'Empire), des ruines multi-millénaires (et quelques individus les ayant connus du temps de leur splendeur) , des démons ou entités issues du monde des esprits, des alchimistes capable de créer des drogues multipliant la force et rapidité de leurs gardes du corps), des Danseurs des Tempêtes qui utilisent leur affinité avec l'eau et le vent pour décupler leurs capacités physiques, des élémentaires incarnées, des malédictions anciennes, des psychopathes immortels ...

En face de ce catalogue, on retrouve la jeune Caina, alors qu'elle n'a aucune capacités spéciales, à part une relative résistance à la possession, un entraînement poussé et complet (de l'art du combat à celui du théâtre), et de la ruse, beaucoup de ruse : sa devise pouvant être "se battre à la loyale, c'est perdre". Elle sait aussi être très convaincante pour se trouver des alliés (de convenance ou pour plus longtemps), un autre facteur lui permettant d'affronter, et de survivre, à des adversaires aux capacités inhumaines

"And Caina realized that she could not defeat him. He was centuries old, and had spent all that time honing his skills with a blade. Worse, he simply shrugged off wounds that would have disabled or slowed another man. Sooner or later he would wear her down and land a killing blow. Unless Caina did something clever first."

Le premier volume est surtout basé sur la genèse de Caina en tant que Fantôme : l'événement traumatique au départ de tout, son recrutement, et sa première mission. Les huit volumes suivants constituent une série - en tant que roliste je dirai presque une campagne - chaque volume étant indépendant, mais reliés ensemble par un fil rouge, qui va prendre de plus en plus d'importance, jusqu’à l'apothéose (ou l'apocalypse) du dernier live, qui clôt la série et le fil rouge. Pour l’héroïne, la série commence mal, et se termine durement.

La série suivante, en cours, voit notre fantôme sortir de l'empire pour se retrouver dans le califat voisin à devenir chef de la cellule clandestine. Par comparaison avec la première série, le fil conducteur est de suite plus visible (sans doute aussi qu'au tout premier roman, l'auteur ne devait pas prévoir d'écrire tous ces livres..), mais cela reste dans la même tonalité, en rajoutant un petit contexte arabisant.

Et quelle est donc cette tonalité ? Pour ma part, j'ai souvent eu l'impression d'un thriller medfan, une sorte de Tom Clancy (avec nettement moins de gadgets, et sans patriotisme). Chaque roman est en général une enquête, sur une situation particulière, par exemple :
- des mages annoncent avoir trouvé le moyen d'empêcher toute guerre, et convient dans leur cité des délégations de tous les royaumes pour leur en faire une démonstration.
- des gens sont retrouvés mystérieusement brûlés vifs dans une ville récemment conquise par l'empire
- de mystérieux assassins portent des artefacts venant d'une cité rendue inaccessible depuis des siècles par une malédiction implacable
- des esclavagistes sévissent dans une province éloignée

Et à chaque fois, Caina est envoyée en mission (enfin, parfois c'est la mission qui lui tombe dessus) afin de protéger l'Empire (et les innocents), et châtier les coupables.

Très souvent, les menaces sont en fait anciennes, que cela soit un artefact dangereux, ou même des individus immortels mettant en exécution un plan de longue haleine. L'univers est décrit par petite touche, on est bien loin d'une encyclopédie, mais il se dessine au fur et à mesure en un tout cohérent, avec des aspects historiques, géopolitiques, mystiques qui lui donne une vraie profondeur. Le tout étant pimenté par des personnages haut en couleur, des scènes d'actions extrêmement bien écrites, et un angle espionnage / enquête assez rare.

Il me semble aussi que l'héroïne est très bien écrite, certes plus doués que la moyenne, mais en général surpassée sur le plan de la puissance pure par ses véritables opposants : je ne parles pas des sous-fifres, mais de ceux qui tirent la ficelle, qui ont tous en commun une immortalité plus ou moins fortes (de "je ne vieillis pas " à "si on me tue, je change de corps". Et encore, certains sbires la surclassent aussi physiquement, comme les Immortels, des soldats portant un casque en forme de tête de mort qui ne montrent d'eux que leurs yeux bleus étincelant, suite aux transformations alchimique qu'ils ont subis.

"She could not match any one of them in a straight fight, but as both her teachers at the Vineyard and brutal experience had taught her, to fight fair was to lose. "

Au final, j'ai trouvé cela rafraîchissant. Le style est plaisant, et j'aime vraiment beaucoup ces oeuvres qui renouvellent le genre en mélangeant de fantasy avec d'autres thèmes forts. Jusqu'ici, j'avais surtout (uniquement ?) lu des mélanges avec le polar / Noir, et là, cette imbrication avec le thriller, tout en restant essentiellement de la fantasy (notamment par la récurrence de l'idée de la Menace Ancienne), est une très bonne surprise. Et puis, comme toute bonne série, plus on avance dedans, plus on s'attache, et plus cela nous semble meilleur.

Trois petits mots sur l'auteur :
- il se définit comme Pulp Writer, et sans être un spécialiste, je trouve que cela se tient : c'est du vrai roman d'aventure (sans être simpliste).
- il a l'intelligence d'offrir gratuitement les premiers volumes de ses sagas.
- il vend ses ebooks à un prix honnête (entre 3 et 4 $..), de l'avantage de l'auto-édition


Warm Bodies
Warm Bodies
par Isaac Marion
Edition : Poche
Prix : EUR 6,90

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Trés agréable, sans être un chef d'oeuvre, 29 mai 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Warm Bodies (Poche)
R (il ne se souvient pas de son nom, sauf que cela doit commencer par un R) est un zombie. Il passe son temps a glander dans son avion ou il réside a l’aéroport qu’occupe sa horde, grogner avec son pote M, et quand ils ont faim, monter un groupe pour aller en ville manger de la chair fraîche, surtout des cerveaux qui leur font vivre des flash mémorielles de leur victime. Et lors d’un de ces raid, il rencontre l’ex du porteur de cerveau qu’il vient de dévorer, et il en tombe amoureux. Il la déguise rapidement en zombie, et la ramène avec lui.

"No one I know has any specific memories. Just a vague, vestigial knowledge of a world long gone. Faint impressions of past lives that linger like phantom limbs. We recognize civilization - buildings, cars, a general overview - but we have no personal role in it. No history. We are just here. We do what we do, time passes, and no one asks questions. But like I've said, it's not so bad. We may appear mindless, but we aren't. The rusty cogs of cogency still spin, just geared down and down till the outer motion is barely visible. We grunt and groan, we shrug and nod, and sometimes a few words slip out. It's not that different from before."

J’avais vu la bande annonce du film tiré de ce roman. Une bande annonce sympathique, mais que je suspectais de contenir l’essentiel des bons moments du film. Je ne peux pas confirmer ou infirmer cela, mais en tout cas à la voir, l’adaptation semble être extrêmement fidèle - bien que j’ai un doute que certaines scènes soient retranscrites, comme quand les zombies essayent de faire du sexe entre eux. Parfois, le livre est assez crade/ gore.

Mais au fond, c’est surtout.. mignon.. Le livre est parfois catégorisé comme « Romance zombie », et c’est pas faux. De la romance pour adulte, mais romance quand même. C’est plutôt agréable, et avec pas mal d’humour, notamment pour la description de la « société » des zombies, un peu de mystère, quelques descriptions saisissantes (notamment la ville des humains a l’intérieur d’un stade).

Au final, ça se lit facilement, j’ai trouvé cela plutôt bien écrit, sans lourdeur, et si on peut sans doute critiquer certains points (le personnage de Julie est parfois un peu limite notamment), c’est plaisant et prenant, parfois drôle, parfois horrible, et avec un petit peu de réflexion sur la marge parfois mince entre les vivants et les non-morts...


The Rook: A Novel
The Rook: A Novel
par Daniel O'Malley
Edition : Broché
Prix : EUR 15,37

5.0 étoiles sur 5 Un plaisir de lecture., 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Rook: A Novel (Broché)
Une jeune femme se réveille amnésique, avec deux coquards, dans un parc londonien, entourés de cadavres portant des gants en latex. Dans la poche de sa veste, il y a une lettre, qui lui est adressé, et qu'elle a écrite. Avant son amnésie. Il s'avère que la jeune femme du passé savait qu'elle deviendrait amnésique. La "nouvelle" femme a le choix : fuir, ou reprendre "sa" vie, et tenter de trouver le coupable. Pour notre plus grand bonheur, elle décide d'enquêter. Elle reprend donc sa place de directrice administrative et logistique dans une agence très secrète de lutte contre le paranormal.

Une excellente surprise que ce livre. Déjà, pour moi dans les 9 princes d'Ambre, le meilleur moment (du cycle) est quand Corwyn se retrouve amnésique face à sa soeur, et ici tout est basé autour de cette idée : imiter son moi d'avant l'amnésie, découvrir la réalité, et ce qui c'est passé. Heureusement pour nôtre héroïne au prénom gallois exotique ( Mifanwy ), elle dispose de notes conséquentes qu'elle s'est laissée (et qui nous permettent aussi de découvrir l'univers) Tout ça dans une agence secrète britannique qui ne partage avec la Laverie de Stross que le but : la Checquy’s Court est redoutablement bien organisée. Et pendant que Mifanwy essaye de trouver qui parmi ses collègues est son ennemi caché, la vie continue, et certaines forces paranormales peu ragoutantes doivent être maitrisées.

Ca peut sembler plein de clichés (amnésie, monstres, agents secrets, conspirations), mais c'est très bien écrit, avec des dialogues pleins d'humour, un univers qu'on découvre et qu'on devine au fur et à mesure, des personnages originaux, un mystère et un suspens qui tiennent la route. Le meilleur livre que j'ai lu depuis longtemps.


La trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan
La trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan
par John Varley
Edition : Poche
Prix : EUR 7,00

4.0 étoiles sur 5 Une bonne série, 26 novembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trilogie de Gaïa, tome 1 : Titan (Poche)
La trilogie de Gaïa raconte sur trois volumes et une centaine d'année les aventures d'un groupe de terriens (et notamment de deux d'entre eux) sur un planétoïde intelligent situé près de Saturne. L'intelligence de ce planétoïde se manifestant par son incarnation, Gaïa, qui s'ennuie un peu après tune existence de trois millions d'années, même si la vie sur terre la divertit pas mal, d'autant plus depuis l'invention de la radio et de la télévision.

Ainsi donc, quand un vaisseau spatial terrestre passe à proximité, celui est intercepté, et son équipage transféré a l'intérieur du planétoïde : qui est en fait un gigantesque (et varié) écosystème, peuplé par les créations de la maitresse des lieux qui vont d'animaux-dirigeables à centaures bi-sexués (le genre de la ou le Titanide (c'est leur nom) étant défini par leur sexe frontal). L'équipage et notamment la courageuse capitaine Cirroco Jones doivent survivre dans ce monde de poche régi par une déesse inconstante, mais heureusement pas omnipotente ni omnisciente.

Cette courte description (qui occulte beaucoup, beaucoup de choses) donne je l’espère une idée du ton général de cette trilogie : une imagination débridée, de l'humour limite loufoque (mais aussi parfois du drame).

Cela fait un patchwork parfois illégal, bien que servi par un talent indiscutable d'écriture, des personnages complexes, et un foisonnement d'idée impressionnant.Au final, je suis assez ambivalent : c'est une bonne série (Prix Locus 1980 pour le premier volume) de façon indéniable, mais c'est parfois un peu trop daté SF fin 1970 pour moi..


14 (English Edition)
14 (English Edition)
Prix : EUR 6,26

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5.0 étoiles sur 5 Excellent, 21 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : 14 (English Edition) (Format Kindle)
(tldr . lisez ce livre)

Nate a trente ans, pas de petite amie, et un stupide boulot sans avenir, qui ne lui permet même pas de se loger correctement à Los Angeles. C'est pour cela qu'il est bien content d'avoir trouvé une location bien en dessous du marché dans un vieil immeuble un peu.. étrange. L’ascenseur est en panne depuis des années, l'immeuble est classé aux monuments historiques, mais personne ne sait pourquoi, la porte de l'appartement 14 est barré par deux planches clouées en travers et quatre cadenas, chaque appartement est complétement différents des autres tant dans l'agencement que dans les dimensions, le moins exotique de tout étant les locataires, de l'artiste aux cheveux bleues qui bronze nue sur la terrasse du toit au croyant convaincu et un peu lourd : bref, des californiens typiques. Nate finit par être intrigué par tout ces mystères, et avec plusieurs de ces voisins, se lance dans l'enquête, entre bières sur le toit, mesures précises des murs intérieurs et explorations des sous-sols fermés..
J'ai connu Clines par ses excellents romans de super-héros contre zombies, mais en attendant le troisième de la série, je me suis lancé dans ce livre par défaut. A part la localisation à Los Angeles, il n'a rien à avec l'univers de Ex-(Heroes/Patriots..), puisque plutôt que de se situer dans un futur post-apocalypse-zombie, il se passe à notre époque, avec des personnages typiques. Ceux-ci sont attachants, rapidement crédibles et appréhendés, grâce notamment aux dialogues pleins d'humour. Le rapprochement de certains des protagonistes avec des archétypes d'un certain dessin animé est assumé.

“Fred always goes with Daphne and Shaggy always sticks with Velma."
"Well then, in that case, I'm Scooby.”
(si vous n'avez pas vu la version récente : Mystéres associés/Mystery inc., vous devriez : c'est totalement au goût du jour (intrigues sur plusieurs épisodes ou la saison, références geeks etc..) et et extrêmement regardable même sans enfants)

Les deux premiers tiers de ce livre sont un roman de mystère légèrement thriller, la fin (pas totalement imprévisible au bout d'un certain point) basculant plus dans l'horreur. A un moment, j'ai pensé à Lost : comme dans cette série, les éléments de mystères s'ajoutent les uns par dessus les autres, mais la grande différence est que c'est correctement maîtrisé : il y a une fin, et une explication qui tient la route. Enfin.. ce n'est pas de la hard science non plus, mais tout est logique, il y a juste quelques points un peu implausibles (je ne peux pas vraiment en parler sans dévoiler l'intrigue), mais ce fut pour moi une pilule très facile à avaler, tellement j'ai été emporté par le récit, séduit par les personnages, et intéressé par les mystères et leur résolutions. Le dernier tiers est plus horrifique, avec un peu plus d'action, avec des scènes marquantes, mais aussi encore un peu d'humour, et un sens certain du récit.
Au final, une vraie réussite, un roman a mystère dont la fin ne déçoit pas, des personnages plaisants, et un grand bon moment de lecture divertissante. Chaudement recommandé.
Malheureusement, rien de Clines n'est encore traduit en français, je me demande bien pourquoi...


Vivants
Vivants
par Isaac Marion
Edition : Broché

4.0 étoiles sur 5 Amusant, 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vivants (Broché)
R (il ne se souvient pas de son nom, sauf que cela doit commencer par un R) est un zombie. Il passe son temps a glander dans son avion ou il réside a l’aéroport qu’occupe sa horde, grogner avec son pote M, et quand ils ont faim, monter un groupe pour aller en ville manger de la chair fraîche, surtout des cerveaux qui leur font vivre des flash mémorielles de leur victime. Et lors d’un de ces raid, il rencontre l’ex du porteur de cerveau qu’il vient de dévorer, et il en tombe amoureux. Il la déguise rapidement en zombie, et la ramène avec lui.

"No one I know has any specific memories. Just a vague, vestigial knowledge of a world long gone. Faint impressions of past lives that linger like phantom limbs. We recognize civilization - buildings, cars, a general overview - but we have no personal role in it. No history. We are just here. We do what we do, time passes, and no one asks questions. But like I've said, it's not so bad. We may appear mindless, but we aren't. The rusty cogs of cogency still spin, just geared down and down till the outer motion is barely visible. We grunt and groan, we shrug and nod, and sometimes a few words slip out. It's not that different from before."

J’avais vu la bande annonce du film tiré de ce roman. Une bande annonce sympathique, mais que je suspectais de contenir l’essentiel des bons moments du film. Je ne peux pas confirmer ou infirmer cela, mais en tout cas à la voir, l’adaptation semble être extrêmement fidèle - bien que j’ai un doute que certaines scènes soient retranscrites, comme quand les zombies essayent de faire du sexe entre eux. Parfois, le livre est assez crade/ gore.

Mais au fond, c’est surtout.. mignon.. Le livre est parfois catégorisé comme « Romance zombie », et c’est pas faux. De la romance pour adulte, mais romance quand même. C’est plutôt agréable, et avec pas mal d’humour, notamment pour la description de la « société » des zombies, un peu de mystère, quelques descriptions saisissantes (notamment la ville des humains a l’intérieur d’un stade).

Au final, ça se lit facilement, j’ai trouvé cela plutôt bien écrit, sans lourdeur, et si on peut sans doute critiquer certains points (le personnage de Julie est parfois un peu limite notamment), c’est plaisant et prenant, parfois drôle, parfois horrible, et avec un petit peu de réflexion sur la marge parfois mince entre les vivants et les non-morts...


La Trilogie du Vide, T1 : Vide Qui Songe
La Trilogie du Vide, T1 : Vide Qui Songe
par Hamilton Peter F.
Edition : Broché
Prix : EUR 10,70

4.0 étoiles sur 5 Ne vaut pas Pandore, mais bien quand même., 15 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Trilogie du Vide, T1 : Vide Qui Songe (Broché)
Un millénaire après les événements de l'étoile de Pandore, l'humanité a continué à évoluer et à s'étendre dans l'univers. Certains dynasties ont quittés la galaxie originelle et coupés tout contact, une partie de l'humanité continue à vivre à peu près normalement (si on excepte l'immortalité, rajeunissement et corps multiples), une autre partie vit dans une économie d'abondance en attendant de passer au stade suivant : le téléchargement de la conscience dans un réseau neuronal avance, en attendant la transcendance post physique complète.

Des rêves d'une autre civilisation, médiévale, semblant venir d'une zone appelé le Vide, impénétrable même pour les espèces les plus avancées de ce coin de l'univers, sont partagés par tout les humains connectes au réseau Gaia, sorte d'empathie partagée. Une religion s'est organisé autour de ces visions, et son nouveau chef, après la disparition du prophète créateur, veut lancer un grand pèlerinage vers la source des rêves, ce qui inquiète une grande partie de la galaxie, qui craint une expansion dévastatrice du Vide.

Pour les quatre cinquième de la trilogie, l'histoire alterne entre les récits dans l'univers du Commonwealth, intrigues entre différentes factions de l'humanité évoluée, menace d'intervention extra-terrestre, et retour d'individus de la trilogie précédente, et entre des récits digne de fantasy, racontant une histoire à la base classique du jeune orphelin sorti de sa campagne pour devenir le roi du coin (bien qu'il n'y ait pas de magicien, de groupes d'aventuriers, ou de Seigneur du Mal, on est plus dans la fantasy urbaine), et c'est plutôt prenant en tant qu'histoire indépendante. La source réelle de l'intérêt de l'univers futuriste pour cette épopée n'est révélée au lecteur qu'en toute fin du deuxième volume. Ce qui est un tour d'écriture que j'apprécie peu, puisque tous les personnages sont eux au courant. Mais bon, laissons à l'auteur le droit de garder son lecteur dans l'ignorance.

Le tiers donc de l'œuvre est de la fantasy, le reste étant donc le mélange d'enquête, d'investigation, de tranche de vie du futur et de Space opéra épique propre à Hamilton. On retrouve une demie-douzaine des personnages de Pandore, et toute une galerie de nouveaux individus et entités. Le mélange des deux histoires est... particulier mais pas inintéressant. D'ailleurs, quelque part, l'intersection entre l'invasion du Commonwealth par les Primiens et le voyage-quête d'Ozzie tenait déjà de cette structure, bien que l'écart de genre est ici beaucoup plus important.

Au final, j'ai trouvé cela un peu moins convaincant que Pandore, mais cela reste de qualité, et "hamiltonien".


Wool
Wool
par Hugh Howey
Edition : Broché
Prix : EUR 6,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Trés divertissant, 7 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wool (Broché)
Dans un immense silo souterrain de 150 étages, autour d’une escalier en spirale (et pas d’ascenseur) vit une société hiérarchisée, pour ne pas dire stratifiée en bas, les mécaniciens / mineurs, plus haut, les fermiers, le département informatique, les crèches, jusqu’au bureau du shérif, tout en haut, avec sa sortie sur l’extérieur qui permet d’expulser les criminels dans un monde toxique et inhabitable (avec une combinaison leur assurant quelques minutes de survie, le temps de nettoyer la caméra qui permet au gens de l’intérieur de voir leur environ) . Mais cet univers qui semble immuable cache ses secrets : est ce que vraiment tout est mort dehors ? L’histoire enseignée est elle véridique ?

Ce livre est souvent considéré comme le pendant SF à 50 nuances de gris, non qu’il y ait du sexe dedans, bien au contraire, mais plutôt parce que c’est aussi un livre auto-édité qui devint un grand succès. N’ayant pas lu le roman SM (c’est la que je me dis que je vieillis : ma libido n’est plus un facteur de choix de lecture), je ne m’attarderai pas sur la comparaison entre ces deux ouvrages, les thèmes me semblant bien différent, et celui qui lirait l’un en le prenant pour l’autre serait surement très déçu.

Au départ, j’ai trouvé que l’histoire se répétait un peu. Les trois premiers chapitres (ici appelé livres) m’ont parus un peu trop semblables dans leur structure, avant que je réalise que c’est en fait une pyramide inversée : chaque chapitre se construit sur le précédent pour nous faire découvrir davantage le monde et notamment la société étrange du silo, avec par exemple sa loterie ou après chaque décès une loterie a lieu pour donner le droit a un couple d'avoir un enfant.

Il faut savoir que Wool a commencé comme une suite de novellas, qui ont été réunis en un volume, suite à leur succès. Mais on n’a pas affaire ici a un ramassage de fond de tiroirs pour sortir une anthologie, les nouvelles se suivent et racontent une histoire totalement cohérentes : Wool est un vrai roman.

Un roman correctement écrit, avec du mystère, des dangers, des révélations, des personnages attachants, un sens du récit certain de la part de son auteur (un peu gâché par une histoire d'amour pas vraiment réussi), Pas forcément de la grande littérature, mais un très bon divertissement.


Triumff: Her Majesty's Hero
Triumff: Her Majesty's Hero
par Dan Abnett
Edition : Poche
Prix : EUR 7,56

3.0 étoiles sur 5 Lourdaud au début, mais au final sympa, 4 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Triumff: Her Majesty's Hero (Poche)
En l'an de grâce 2010, sous le règne d'Élisabeth XXX (oui, 30), Triumff est revenu d'une exploration qui lui a permis de découvrir l'Australie. Cependant, il retarde le moment de faire son rapport officiel, ce qui ouvrirait ce continent a l'exploitation par l'Unité Anglo-Hispanique. Mais lorsque le magie de Londres devient perturbé à la suite d'un sacrifice sanglant, il doit agir en sous-main pour sauver le Royaume.

J'ai eu du mal avec ce livre, comme j'ai toujours du mal avec les auteurs anglophones qui écrivent en anglais vieilli, notamment pour faire du swashbuckling, aka cape et d'épées, voir aussi Brust et sa Phoenix Guard (bien que dans son cas, je dois dire aussi que la lecture de son inspiration (les 3 mousquetaires) n'est pas non plus toute simple). J'ai failli abandonner le livre pour cela, et aussi parce que l'auteur essaye parfois un peu trop de faire drôle.

"Eastwhooho's words crackled softly like burning leaves.

"This is a Fulke and Seddon all-steel ten-shot pinfire harmonica pistol," he said, "the most powerful handgun in the Unity. From here, it could take your balls clean off."

"Is there any way I could get out of this without bleeding profusely?"

"Shhhhh!" rasped Eastwoodho in annoyance. "I haven't finished. Now, do you feel opportune, punk?"

Mais bon, au fur et à mesure, il m'a fallu de moins en moins d'effort pour suivre. L'intrigue prend le dessus sur les effets d'écritures, l'humour est de meilleur niveau (ou je m'y suis habitué ?) et si on peut reprocher un traitement un peu trop superficiel des personnages, ainsi qu'un univers très succinctement évoqué, le dernier tiers du livre est très prenant.

En conclusion, après un début pour moi laborieux, on a au final une belle aventure pleine d'humour. J'aimais bien Abnett pour ses romans Warhammer 40K (notamment Ghost's Gaunt), la c'est un autre genre, et c'est très correct.


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