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Contenu rédigé par Dave Moustache
Classement des meilleurs critiques: 276.150
Votes utiles : 12

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Commentaires écrits par
Dave Moustache

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Fortress
Fortress
Prix : EUR 17,12

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 une réussite, 16 novembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fortress (CD)
Je ne suis pas forcément un grand amateur d'Alter Bridge, que j'avais souvent trouvé un peu fade, sans pour autant être mauvais. Puis j'ai re-découvert la voix exceptionnelle de Myles Kennedy grâce à ses participations aux deux derniers albums de Slash. Par curiosité j'ai eu envie de jeter une oreille sur le nouvel album. Eh bien la claque fût d'autant plus violente qu'elle était inattendue. Première impression : du gros son. A ma connaissance, cet album contient les passages les plus heavy que j'ai jamais entendus de la part d'Alter Bridge. Deuxième impression : grosse maîtrise, vocale bien sûr, mais aussi instrumentale (mention bien au guitariste Mark Tremonti, notamment). Mais ce n'est pas tout : bien que ce soit nécessaire, une interprétation de qualité n'est pas suffisante pour faire un bon disque, c'est la musique qui compte. Dans cet album, on y trouve son compte justement.

On pourrait estimer que le style oscille habilement entre rock et metal, mais on fait parler ici surtout la poudre, ça rentre dans le lard. Et la caractéristique de cet album n'est pas seulement cette tendance heavy, mais aussi la qualité des arrangements réalisés. Ceci est particulièrement flagrant dans des titres un peu épiques, par exemple dès le premier morceau, Cry Of Achilles, qui propose des ambiances alternées avec des transitions travaillées où tout se trouve à sa place pour relancer l'attention de l'auditeur. Le dernier morceau, qui donne son titre à l'album, est aussi à ce point de vue un des mieux réussi, par la palette d'émotions qu'il dégage. Il est presque progressif par sa structure évolutive : une ambiance calme en couplet, un refrain mid-tempo imparable. Puis à mi-morceau un changement de tempo pour un solo sur un riff couillu, franchement heavy metal, qui retombe soudainement pour relancer le morceau à partir d'un passage très calme.

On peut dire au final qu'il s'agit d'un album varié bien que heavy, et surtout très inspiré. Après plusieurs écoutes, une qualité significative ressort : cet album contient des refrains grandioses qui font de chaque morceau une pièce de choix grâce à leurs harmonies et leurs mélodies. On les imagine déjà repris dans un stade...
Je suis toujours réticent à donner une note maximale, mais je ne vois vraiment aucune raison d'enlever une étoile à cet album.
Si vous appréciez, ne ratez pas non plus le Apocalyptic Love de Slash. Le précédent éponyme aussi d'ailleurs (celui de 2010 avec plusieurs chanteurs différents).


All my kingdoms
All my kingdoms
Prix : EUR 12,70

4.0 étoiles sur 5 Metal d'abord, classique ensuite, 24 mai 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : All my kingdoms (CD)
A l'abord de ce disque, on se dit instinctivement "encore un groupe qui reprend du classique à la sauce metal". On s'imagine déjà les arrangements symphoniques grandiloquents. Et il s'agit d'un exercice périlleux car le risque est grand de ne pas arriver à la hauteur de la musique originale.
Eh bien tout faux, ou presque !
Nous avons à faire à un véritable disque de metal. En ce qui concerne les arrangements, on trouve des guitares, une basse, une batterie et des voix. Ca sonne lourd, heavy. Le chanteur a une voix puissante très typée metal, mais qui passe admirablement bien, et avec une polyvalence qui n'aurait pas été soupçonnée au premier abord. Les choeurs sont travaillés et très efficaces, à l'image des guitares.
Mais la grande originalité de cet album est de proposer des compositions originales, avec des paroles originales, une musique originale en partie, mais avec une injection (plus ou moins forte selon les morceaux) d'oeuvres classiques. Chaque morceau est habité par un thème en général célèbre. Parfois le morceau est fortement basé sur la mélodie classique (Long Way Home), reconnaissable dès l'intro (Replica, All My Kingdoms), parfois seulement en filigrane ou au détour d'un solo (Abracadabra, Born To Fly). Dans chaque cas, les thèmes classiques sont passés à la moulinette metal et constituent de véritables morceaux homogènes, et non pas des sous-reprises d'oeuvres classiques. On peut ajouter que si vous ne connaissez pas les originaux, rien ne pourra vous laisser deviner qu'il s'agit d'autre chose que de metal.
Bonne surprise vraiment.


Freedom Call
Freedom Call
Proposé par Funkingdom
Prix : EUR 29,00

Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un complément indispensable, 11 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freedom Call (CD)
Même si Holy Land (Edition Française) reste pour moi l'album incontournable d'Angra, Freedom Call en est le complément. Les 4 étoiles sont déjà justifiées rien qu'avec les trois premiers titres. Deux morceaux enlevés, mais avec des ambiances travaillées, puis un autre plus calme.
Le premier, qui donne aussi son titre à l'album, a trait à l'histoire du Brésil, la terre maternelle de nos compères. Il est en plus pourvu de soli tout en finesse: un qui enfle progressivement, comme sait en concocter Kiko Loureiro, et un autre à la fin, avec des gammes plus jazzy (dommage pour le fading out, une fois de plus). Un morceau qui aurait pu figurer sur Holy Land (Edition Française).
Le suivant, Queen Of The Night, est assez rapide, avec beaucoup d'arrangements orchestraux et des rythmes syncopés.
Vient ensuite Reaching Horizon, qui détend l'atmosphère après le passage du morceau précédent.

Il y également à signaler sur ce disque une curiosité très intéressante, une reprise du Painkiller de Judas Priest (sur l'album mythique du même nom Painkiller). On découvre le côté plus agressif de la voix d'Andre Matos (qu'on sait aussi fan de Manowar par exemple). Et puis les soli de guitare, même s'ils restent assez fidèles, sont sublimés d'une telle manière! Voilà une reprise réussie, qui n'enlève rien à la version originale, mais lui donne un nouvel angle de vue (ou d'écoute?). Et puis en concert, ça le fait! (même avec un jeu de batterie approximatif, cf. concert à l'Aquaboulevard par exemple...).

Parlons maintenant de la cinquième étoile, celle qui manque à mon évaluation. Elle concerne les deux morceaux dont nous n'avons pas encore parlé. La version "edit" de Deep Blue d'abord n'a aucun intérêt. La partie du milieu a tout simplement été supprimée, et c'est tout. Il est bien rare que de telles versions apportent quoi que ce soit à un morceau.
Quant à la version "orchestrale" de Stand Away, elle est carrément horrible! Mes guillemets concernent la sonorité de cet "orchestre", sorti d'un synthé qui a affreusement mal vieilli. Ca passait avec l'ensemble du groupe (sur l'album précedent, Angels Cry / Holy Land), mais ici on n'a droit qu'à un mix où les autres instruments ont été retirés. Le pire, c'est qu'il a fallu bien évidemment couper les passages où il n'y avait que le reste du groupe. On a ainsi l'impression que le morceau "saute" du coq à l'âne, d'un passage à l'autre, comme un disque rayé, et c'est franchement raté. C'est du remplissage et c'est insipide.

Mais pour résumer, peu importe ces deux morceaux, le reste du disque mérite bien le reste des étoiles.


The Great Blue Scar
The Great Blue Scar
Prix : EUR 26,73

5.0 étoiles sur 5 Découverte !, 9 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Great Blue Scar (CD)
Pour tenter d'expliquer (de manière barbare) à quoi nous avons à faire ici, nous évoquerons fugitivement de la pop, avec des arrangements sophistiqués, toujours réalisés avec classe et brio. Des ambiances qui planent souvent aux alentours des années '70. Peut-être aussi quelques réminescences du Floyd, sans doute parfois un zeste de Queen.
Mais l'élément principal, qui pénètre profondément à l'écoute, est la voix de Yann Destal. Qu'on pourrait rapprocher, dans la démarche, d'un certain Jeff Buckley, surtout grâce aux émotions qui en transpirent.
Et puis la musique.
Cessons là les comparaisons, qui sont souvent réductrices: une composition transcende d'autant mieux ses influences que celles-ci sont nombreuses et variées. Surtout quand la démarche artistique est originale et personnelle, comme ici. Ce qui est énormément appréciable. Point ici de sensation désagréable de "déjà-entendu". La musique forme une sorte d'écrin de luxe sur mesure pour la voix. Un disque avec une personnalité propre, à même de vous transporter. A chacun ensuite de se reconnaître ou non dans les émotions qu'il véhicule. Et si c'est votre cas, vous ne serez pas déçu du voyage.


Endgame
Endgame
Prix : EUR 9,99

3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une bonne surprise qu'on n'attendait plus trop..., 8 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Endgame (CD)
Pour que les choses soient claires, comme mon pseudonyme l'indique, je suis fan de Megadeth. Mais pour autant je n'ai pas été emballé plus que ça par les album de la décennie écoulée.
Deuxième chose, pour libérer ceux qui ne veulent pas lire la suite: je considère que Endgame est le premier BON album de Megadeth depuis Cryptic Writings. Nous n'avions droit jusqu'ici qu'à des essais dispensables, parfois pas trop mauvais, voire intéressants, mais pas de quoi se relever la nuit pour en écouter. Je n'attendais donc pas beaucoup plus de Endgame.
Eh bien j'ai eu tort.

Ce qui saute aux oreilles dès la première écoute, et qui met tout le monde d'accord dès le premier titre (instrumental), c'est que Megadeth a enfin embauché un guitariste en mesure de succéder à Marty Friedman (sans rien enlever aux précédents). Chris Broderick est un monstre de technique, c'est clair, et il a prouvé aussi en concert qu'il pouvait reproduire sans problème n'importe quel solo de ses prédécesseurs. Mais mieux, il alimente Megadeth avec son propre jeu, qui nous fait retrouver enfin le vrai Megadeth, avec des parties de guitare assassines, des échanges de solis jouissifs. Et ça change tout.
Visiblement, Dave Mustaine s'est trouvé motivé par cette nouvelle recrue, au vu de l'inspiration des titres qu'il nous a pondus. Passé l'engouement du premier titre, on enchaîne sur d'autres bons vieux riffs assassins, tantôt speed ("1,320" met le batteur Shawn Drover à l'honneur), tantôt agressifs ("This Day We Fight!" n'aurait pas dépareillé sur "Rust In Peace" à côté de "Take No Prisoners"). Et l'on retrouve un Mustaine en forme avec son sens du refrain ("44 minutes", un "Bodies" aux relents de "Angry Again", ou encore "How The Story Ends"). Le jeu du bassiste James Lomenzo n'est pas non plus étranger à ce retour au sources, et on a même droit a une intro de basse ("The Right To Go Insane"). Mustaine se sent à l'aise avec son équipe et ça se sent, il se fait plaisir, et à nous par la même occasion.
Il y a dans cet album de quoi headbaguer, de quoi hurler, de quoi taper du pied. Il y a même une petite ballade, dont la partie du milieu se transforme en cavalcade. On regrettera d'ailleurs la brièveté de ce morceau (moins de 5 min), dont les différents éléments auraient mérité un peu plus de développement.

Mais on a bien droit avec cet album à du "vrai" Megadeth, et ça fait plaisir. Au niveau production, le son ne se veut ni trop rétro ni trop moderne, c'est puissant comme il faut. Pas de morceau faible à relever, pas de défaut majeur, on a juste envie de se le passer en boucle et c'est bon signe. Il s'agit tout simplement du nouvel album de Megadeth qu'on attendait depuis... 10 ans?


Nirvana - Unplugged In New York
Nirvana - Unplugged In New York
DVD ~ Nirvana
Prix : EUR 7,00

4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 un classique / un mythe, 12 février 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Nirvana - Unplugged In New York (DVD)
Ceux qui possédaient déjà la VHS connaissent bien le syndrôme: j'ai reçu ce DVD le vendredi matin, et le samedi vers midi, je me suis rendu compte que c'était déjà la troisième fois que je le regardais...
Pourtant, Kurt joue affreusement mal de la guitare. On souffre avec lui quand il chante. Mais bien qu'il soit sapé comme un clochard, il illumine de sa classe les 60 minutes de cette prestation. Et ce qui fait de ce concert un moment unique, c'est sa sincérité. Le groupe est présent pour son public, pour donner ce qu'il peut. Il craint même de ne pas être à la hauteur: Kurt s'excuse par avance des fausses notes qui pourraient lui échapper (ce qui arrive inévitablement...). Mais on ne cherche pas ici à recommencer les prises ratées ou rafistoler des accrocs: tout est là, intégralement et sans modifications, en toute honnêteté et sincérité. Et le public ne s'y trompe pas: l'intimité entre la scène et la salle est saisissante. Et Nirvana parvient à réaliser ce que certains n'approcheront jamais: transmettre des émotions, à flots, engloutissant toute imperfection qu'on aurait pu relever.
C'est ce qui en fait un enregistrement indispensable, pas seulement pour les fans de rock. Et le drame qui se produira quelques mois plus tard en fera un testament. Requiescat In Pace.


The Great Blue Scar
The Great Blue Scar

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Découverte, 29 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Great Blue Scar (CD)
Pour tenter d'expliquer (de manière barbare) à quoi nous avons à faire ici, nous évoquerons fugitivement de la pop, avec des arrangements sophistiqués, toujours réalisés avec classe et brio. Des ambiances qui planent souvent aux alentours des années '70. Peut-être aussi quelques réminescences du Floyd, sans doute parfois un zeste de Queen.
Mais l'élément principal, qui pénètre profondément à l'écoute, est la voix de Yann Destal. Qu'on pourrait rapprocher, dans la démarche, d'un certain Jeff Buckley, surtout grâce aux émotions qui en transpirent.
Et puis la musique.
Cessons là les comparaisons, qui sont souvent réductrices: une composition transcende d'autant mieux ses influences que celles-ci sont nombreuses et variées. Surtout quand la démarche artistique est originale et personnelle, comme ici. Ce qui est énormément appréciable. Point ici de sensation désagréable de "déjà-entendu". La musique forme une sorte d'écrin de luxe sur mesure pour la voix. Un disque avec une personnalité propre, à même de vous transporter. A chacun ensuite de se reconnaître ou non dans les émotions qu'il véhicule. Et si c'est votre cas, vous ne serez pas déçu du voyage.


Land of the free ii ltd edition
Land of the free ii ltd edition
Prix : EUR 19,26

1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Tiens, un album de reprises?, 29 janvier 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Land of the free ii ltd edition (CD)
Soyons clair d'entrée: sans être forcément un fan invétéré du groupe, je trouve cet album très plaisant pour me dégourdir les cages à miel. Cependant, il procure certaines surprises. Imaginez-vous en pleine conversation, la galette en fond sonore, et vous vous interrompez soudain au milieu d'une phrase en vous retournant vers la musique: "mais?...je croyais avoir mis le dernier Gamma Ray, pas Iron Maiden?!!". Rassurez-vous, vous n'êtes pas fou. Vous écoutez bien "Opportunity" et non pas "The Rime Of The Ancient Mariner", comme on pourrait le croire. Ca ne vous effraie pas? Tant mieux car le morceau embraye ensuite sur "The Clairvoyant" (toujours de Maiden)! Et il ne s'agit pas là de simple ressemblance, mais réellement de pompe (comme c'était déjà le cas précédement entre "Hell Is Thy Home" et "Leather Rebel de Judas Priest). Sans les recenser ici, les exemples jalonnant ce Land Of The Free II sont nombreux et parfois frappant.
Pourtant, d'une manière générale, l'album est plutôt bon. Meilleur que le précédent en tous cas. L'excellent "Rain" est idéal pour vous filer la patate le matin au réveil. Ca enchaîne sur un "Leaving Hell" assez entraînant. Puis "Empress" vous emmène faire un tour du côté d'Accept avec un mid-tempo assez réussi. Certains titres sont taillés pour la scène ("Into The Storm").
Dans l'ensemble, le bilan est plutôt positif musicalement parlant. Mais ça dérange parfois "éthiquement" parlant. A vous de voir si vous avez peur de sursauter au détour d'un riff ou d'un refrain.


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