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Voodoo. (In The South Of Witches Valley)
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Pandora's Box
Pandora's Box
Prix : EUR 37,10

4.0 étoiles sur 5 "Pandora's Box" : Toys In The Attic., 12 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pandora's Box (CD)
Paru rétrospectivement dans la discographie du groupe alors que Aerosmith a depuis longtemps quitté Columbia Records, ce coffret "Pandora's Box" publié en '91, couvre (grosso modo) leur première décennie en trois CD.
Alors que "Permanent Vacation" et "Pump" (publiés par Geffen Records en '87 et '89), ont déjà relancés Aerosmith et que "Get A Grip" est dans les starting blocks (même si sa sortie prendra pas mal de retard) et paraîtra en '93. Columbia publie ce coffret "Pandora's Box" qui est plus qu'un Best-Of, même si y on retrouve leurs plus célèbres titres (parfois) dans des versions alternatives ou live. Cette boîte de Pandore laisse s'échapper des bandes (rares) gardées secrètement dans les archives de l'Aero Force One, pendant la réalisation de leurs sept premiers albums. Au rayon des véritables raretés, cela commence en '66 avec "When I Needed You" le tout premier enregistrement en studio d'un Steven "Tallarico" Tyler alors batteur-chanteur au sein des Chain Reaction. Des chutes de studio refont surfaces, comme l'inédit "Major Barbara" enregistré en '71 et qui devait figurer sur "Get Your Wings" (en '74), des ébauches de titres comme "Soul Saver" qui s'avère être le début d'un "Nobody's Fault" (extrait de "Rocks" en '75). Un livret très complet est inclus dans la boîte, avec des commentaire riches d'enseignements des cinq musiciens. Les 'Smith dévoilant ainsi d'autres extraits restés inédits (comme cet instrumental) "Krawhitham" issu des sessions d'un "Draw The Line", et composé par le trio Whitford, Hamilton, Kramer, qui attendait que Messieurs Tyler et Perry aient terminé leurs commandes de "fortifiants". "Downtown Charlie" est une démo restée inédite, "Chip Away The Stone" (présent sur "Live! Bootleg"), fut écrit par un proche du groupe (Richie Supa), et qui date là d'un enregistrement studio en Juin '78. Ce musicien se trouvant encore plus impliqué durant la réalisation de l'album suivant ("Night In The Ruts"), où il enregistrera quelques guitares à la place de Joe Perry, parti pendant ces sessions (en '79). "Let It Slide" est extrait de cette période, qui est en fait l'ébauche du titre "Cheese cake". "Riff & Roll" est un inédit composé par le guitariste remplaçant Perry, Jimmy Crespo qui enregistrera l'album "Rock In A Hard Place", avec également un autre nouveau guitariste, Rick Dufay (présenté par leur producteur Jack Douglas), remplaçant Brad Whitford qui a lui enregistré (en '81) un album avec Derek St Holmes (connu pour avoir accompagné Ted Nugent), d'où est extrait "Sharpshooter". Plusieurs reprises font irruptions (notamment des Beatles), "Come Toghether" (co-produit avec George Martin) et le virulent "Helter Skelter", et un "(untitled) Hidden Track" (instrumental), clôt ces trois volumes.
Si Columbia lâche ici d'intéressantes bandes inédites, il n'y a en revanche aucun morceaux remasterisés, ce qui fait un peu défaut à ce coffret publié dans des 90's déjà entamées, alors que la production a déjà fait un pas de géant. Maintenant libre à chacun d'ouvrir cette "Pandora's Box", mais à ses propres dépends.


Live Texas Jam '78 [VHS] [Import USA]
Live Texas Jam '78 [VHS] [Import USA]
VHS

4.0 étoiles sur 5 Aerosmith Live : "Texxas Jam '78"., 11 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live Texas Jam '78 [VHS] [Import USA] (Cassette vidéo)
Filmé en plein air un quatre Juillet '78, Aerosmith assurait la tête d'affiche du festival "Texxas World Music" à Dallas (dans un univers impitoyable), constitué de près de cent cinquante mille personnes.
Fort de leur statut en ces temps d'Aerosmithmania, le groupe pioche dans les cinq albums (à l'atmosphère volcanique) qu'il a alors à son actif. Avec seulement quatre morceaux en commun avec "Live! Bootleg" (qui date de la même période), la set-list reste extrêmement riche. Hormis les classiques que sont "Walk This Way" "Sweet Emotion" et "Toys In The Attic" issus de leur troisième album, Aerosmith déploie une autre palette de titres. "Walkin' The Dog" est une reprise figurant sur leur premier album, "Seasons Of Wither" et "Same Old Song And dance" sont extraits de "Get Your Wings", "Rats In The Cellar" "Lick And A Promise" et "Get The Lead Out" de "Rocks", et "I Wanna Know Why" d'un "Draw The Line" (cette fois interprété et signalé), qui est alors leur album le plus récent, également représenté par la reprise "Milk Cow Blues" (interprétée avec Ted Nugent qui y met littéralement le feu). Le son est bon, la prestation est réellement bonne, et en générique de fin c'est (un extrait) de "Lord Of The Thighs" qui est diffusé.
Publié en '88, "Texxas Jam '78" est l'unique trace officielle d'un Aerosmith filmé durant les seventies. Le groupe y apparaît tel qu'il est encore aujourd'hui en live, rageur et éruptif qui (sans long discours entre les morceaux), s'applique à faire ce qu'il fait de mieux, jouer et laisser parler sa musique.


Pandora'S Box
Pandora'S Box
Prix : EUR 23,00

4.0 étoiles sur 5 "Pandora's Box" : Toys In The Attic., 10 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : Pandora'S Box (CD)
Paru rétrospectivement dans la discographie du groupe alors que Aerosmith a depuis longtemps quitté Columbia Records, ce coffret "Pandora's Box" publié en '91, couvre (grosso modo) leur première décennie à travers trois CD.
Alors que "Permanent Vacation" et "Pump" (publiés par Geffen Records en '87 et '89), ont déjà relancés Aerosmith et que "Get A Grip" est dans les starting blocks (même si sa sortie prendra pas mal de retard), et paraîtra en '93. Columbia publie ce coffret "Pandora's Box" qui est plus qu'un Best-Of, même si y on retrouve leurs plus célèbres titres (parfois) dans des versions alternatives ou live. Cette boîte de Pandore laisse s'échapper des bandes (rares) gardées secrètement dans les archives de l'Aero Force One, pendant la réalisation de leurs sept premiers albums. Au rayon des véritables raretés, cela commence en '66 avec "When I Needed You" le tout premier enregistrement en studio d'un Steven "Tallarico" Tyler alors batteur-chanteur au sein des Chain Reaction. Des chutes de studio refont surfaces comme l'inédit "Major Barbara" enregistré en '71 et qui devait figurer sur "Get Your Wings" (en '74), des ébauches de titres comme "Soul Saver" qui s'avère être le début d'un "Nobody's Fault" (extrait de "Rocks" en '75). Un livret très complet est inclus dans la boîte, avec des commentaire riches d'enseignements des cinq musiciens. Les 'Smith dévoilant ainsi d'autres extraits restés inédits (comme cet instrumental) "Krawhitham" issu des sessions d'un "Draw The Line" et composé par le trio Whitford, Hamilton, Kramer, qui attendait que Messieurs Tyler et Perry aient terminé leurs commandes de "fortifiants". "Downtown Charlie" est une démo restée inédite, "Chip Away The Stone" (présent sur "Live! Bootleg"), fut écrit par un proche du groupe (Richie Supa), et qui date là d'un enregistrement studio en Juin '78. Ce musicien se trouvant encore plus impliqué durant la réalisation de l'album suivant ("Night In The Ruts") où il enregistrera quelques guitares à la place de Joe Perry, qui part pendant ces sessions (en '79). "Let It Slide" est extrait de cette période, qui est en fait l'ébauche du titre "Cheese cake". "Riff & Roll" est un inédit composé par le guitariste remplaçant Perry, Jimmy Crespo qui enregistrera l'album "Rock In A Hard Place", avec également un autre nouveau guitariste Rick Dufay (présenté par leur producteur Jack Douglas), remplaçant Brad Whitford qui a lui enregistré (en '81) un album avec Derek St Holmes (connu pour avoir accompagné Ted Nugent), d'où est extrait "Sharpshooter". Plusieurs reprises font irruptions (notamment des Beatles), "Come Toghether" (co-produit avec George Martin) et le virulent "Helter Skelter", et un "(untitled) Hidden Track" (instrumental), clôt ces trois volumes.
Si Columbia lâche ici d'intéressantes bandes inédites, il n'y a en revanche aucun morceaux remasterisés, ce qui fait un peu défaut à ce coffret publié dans des 90's déjà entamées, alors que la production a déjà fait un pas de géant. Maintenant libre à chacun d'ouvrir cette "Pandora's Box", mais à ses propres dépends.


AEROSMITH - TEXXAS JAM '78 DVD
AEROSMITH - TEXXAS JAM '78 DVD

4.0 étoiles sur 5 Aerosmith Live : "Texxas Jam '78"., 4 janvier 2015
Ce commentaire fait référence à cette édition : AEROSMITH - TEXXAS JAM '78 DVD (DVD)
Filmé en plein air un quatre Juillet '78, Aerosmith assurait la tête d'affiche du festival "Texxas World Music" à Dallas (dans un univers impitoyable), constitué de près de cent cinquante mille personnes.
Fort de leur statut en ces temps d'Aerosmithmania, le groupe pioche dans les cinq albums (à l'atmosphère volcanique) qu'il a alors à son actif. Avec seulement quatre morceaux en commun avec "Live! Bootleg" (qui date de la même période), la set-list reste extrêmement riche. Hormis les classiques que sont "Walk This Way" "Sweet Emotion" et "Toys In The Attic" issus de leur troisième album, Aerosmith déploie une autre palette de titres. "Walkin' The Dog" est une reprise figurant sur leur premier album, "Seasons Of Wither" et "Same Old Song And dance" sont extraits de "Get Your Wings", "Rats In The Cellar" "Lick And A Promise" et "Get The Lead Out" de "Rocks", et "I Wanna Know Why" d'un "Draw The Line" (cette fois interprété et signalé), qui est alors leur album le plus récent, également représenté par la reprise "Milk Cow Blues" (interprétée avec Ted Nugent qui y met littéralement le feu). Le son est bon, la prestation est réellement bonne, et en générique de fin c'est (un extrait) de "Lord Of The Thighs" qui est diffusé.
Publié en '88, "Texxas Jam '78" est l'unique trace officielle d'un Aerosmith filmé durant les seventies. Le groupe y apparaît tel qu'il est encore aujourd'hui en live, rageur et éruptif qui (sans long discours entre les morceaux), s'applique à faire ce qu'il fait de mieux, jouer et laisser parler sa musique.


Classics Live! Complete
Classics Live! Complete
Prix : EUR 5,49

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4.0 étoiles sur 5 "Classics Live! Complete" : Back In The Saddle., 29 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classics Live! Complete (CD)
Compilant deux maigres vinyles de huit titres chacun (parus respectivement en Avril '86 et en juin '87), l'un à la pochette bleue l'autre rouge (comme les doubles compilations des Beatles), "Classics Live! Complete" regroupe sur un unique CD les deux volumes.
Le poulain échappé de son écurie à qui il doit encore quelques albums, Columbia profite ainsi d'une dixième réalisation pour son compte avec un Aerosmith toujours juteux. Ces classiques en concert bénéficient d'une production (réalisée par Paul O'Neill), au rendu bien plus étincelant que leur live officiel ("Live! Bootleg" paru en '78). La première partie du CD compile des titres enregistrés lors de différents concerts s'étalant de '77 à '83, avec des bandes inédites où ce sont Jimmy Crespo et Rick Dufay qui tiennent les guitares. De "Train kept A Rollin'" à "Lord Of The Thighs" on assiste plus à une compilation (d'excellents) morceaux en live qu'a un réel déroulement de concert. Le premier titre n'a pas du souvent entamé un set et fait plus souvent office de rappel. Les ballades "Kings And Queens" et "Dream On" placées en seconde et quatrième positions arrivent bien rapidement. La compilation fait quand même profiter d'extraits de l'album "Night In The Ruts" plus jamais repris en concert, avec deux titres inédits en live ("Three Mile Smile"/"Reefer Head Woman"), et "Major Barbara" est un vieux morceau resté inédit en studio, et clôt la première partie de la compilation. La seconde partie du CD illustre le come back de la formation originelle d'Aerosmith, avec Joe Perry et Brad Whitford de retour aux guitares fin '84. C'est un défilé de classiques en puissance, avec six titres issus d'un concert à Boston en Décembre '84, lors d'une tournée baptisée le "Back In The Saddle Tour" relançant le quintet récemment reformé à travers les U.S.A. "Draw The Line" est extrait de la "California Jam II" en Mars '78, et "Let The Music Do The Talking" (un morceau du premier album solo de Joe Perry repris par Aerosmith sur l'album "Done With Mirrors"), est extrait d'un concert en Mars '86 dans le Massachussets.
En sortant un peu à contre courant, cette compilation ne détrônera pas l'officiel "Live! Bootleg" (à la production pourtant très brut). "Classics Live! Complete" est toutefois intéressant en plusieurs points, en compilant les deux "Classics Live!" avec des morceaux inédits en live, et ce avec les différentes formations qu'a connu Aerosmith.


Classic Live I I Remastered
Classic Live I I Remastered
Proposé par Japan-Select
Prix : EUR 15,71

4.0 étoiles sur 5 "Classics Live! II" : Second Volume., 28 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classic Live I I Remastered (CD)
"Classics Live! II" édité en vinyle en Juin '87, est le second volume de deux compilations live d'Aerosmith, et fait suite à un premier album publié un an auparavant par CBS (leur ancien label) à qui le groupe devait encore des albums.
Portant encore mieux son titre que le premier volume, ce "Classics Live! II" est un défilé de classiques en puissance, et célèbre le come back du line up d'origine d'Aerosmith lorsque fin '84, les deux guitaristes Joe Perry et Brad Whitford rejoignirent le groupe (alors que les extraits qui figurent sur le premier des deux volumes sont majoritairement constitués de bandes avec Jimmy Crespo et Rick Dufay). Celui-ci est essentiellement constitué d'extraits de leurs cinq premiers albums avec un show capté à Boston un 31/12/'84, lors d'une tournée baptisée le "Back In The Saddle Tour" relançant le quintet récemment reformé à travers les U.S.A. Les classiques "Back In The Saddle" "Walk This Way" "Movin' Out" "Last Child" et "Toys In The Attic" montrent un groupe dans une forme olympique, avec des bandes produites par Paul O'Neill. Le titre "Draw The Line" est issu de la "California Jam II" en Mars '78 dans l'Ontario, et "Let The Music Do The Talking" (un morceau issu du premier album solo de Joe Perry qu'Aerosmith avait repris sur l'album "Done With Mirrors"), est capté en Mars '86 dans le Massachussets et représente la réelle rareté de l'album.
Les deux compilations étant à l'origine éditées en vinyles, "Classics Live! II" ne comporte lui aussi que huit titres et sera bien plus complet couplé au premier volume, ce qui sera fait lors d'une réédition en CD en '98.


Classics Live
Classics Live
Proposé par Media Hessen
Prix : EUR 17,90

3.0 étoiles sur 5 "Classics Live!" : First Volume., 27 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Classics Live (CD)
"Classics Live" est le premier volet de deux compilations de titres live d'Aerosmith, publié par Columbia (leur premier label).
Paru en vinyle en Avril '86, le label (à qui le groupe devait encore des albums) publie cette compilation en annonçant dans le même temps que sortira un second volet un an plus tard. Produit par Paul O'Neill, huit titres figurent sur ce premier jet (dont sept en live). Peu de précisions figurent sur le livret, signalant que les extraits sont enregistrés lors de concerts s'étalant de '77 à '83, précisant toutefois que ce sont majoritairement Jimmy Crespo et Rick Dufay (soit le line up de l'album "Rock In A Hard Place") qui sont aux guitares, en lieu et place de Joe Perry et Brad Whitford démissionnaires. C'est la reprise "Train Kept A Rollin'" qui entame l'album, le superbe "Kings And Queens" alors inédit en live, figure ici dans une version aussi prenante que son pendant studio, et les classiques "Sweet Emotion" "Dream On" et "Mama Kin" ont bénéficié d'une masterisation étincelante. Au rayon des raretés, figure deux extraits de l'album "Night In The Ruts" ("Three Mile Smile" et "Reefer Head Woman"), il est regrettable de ne pas trouver plus d'extraits de cet album qui ne sera par la suite plus jamais représenté en concert, les excellents "Remember (Walking In The Sand)" et "Bone To Bone (Coney Island White Fish Boy)" figuraient pourtant dans les set list des concerts promotionnant cet album en '80. Une version live de "Lord Of The Thighs" précède le seul titre en studio (qui clôt ce premier volet), un "Major Barbara" écrit par Steven Tyler, resté inédit pendant de longues années puisqu'il était initialement prévu sur l'album "Get Your Wings" en '74, et fut réenregistré et co-produit par O'Neill et Tony Bonjovi.
"Classics Live!" vaut surtout pour sa production mais aussi son interprétation qui quelque soit son line up, montre un Aerosmith toujours aussi convaincant en live. Cette compilation un peu courte dans sa version vinyle avec seulement huit morceaux, sera finalement couplée au second volet lors d'une réédition en CD.


DONE WITH MIRRORS
DONE WITH MIRRORS
Proposé par roundMediaUK
Prix : EUR 2,84

3.0 étoiles sur 5 "Done With Mirrors" : Let The Music Do The Talking., 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : DONE WITH MIRRORS (CD)
"Done With Mirrors" qui paraît en Novembre '85, voit le come back d'un Aerosmith (originel) au grand complet, avec le retour au bercail de ces deux guitaristes emblématiques, Joe Perry et Brad Whitford.
A cause de sa pochette originellement imprimée à l'envers (et correctement lisible dans un miroir), ou à cause de son contenu qui sonne encore de façon brut, cet album n'a pas complètement relancé Aerosmith comme l'envisageait (sans doute) Geffen qui a récupéré le géant Américain. Sa production pourtant réalisée par Ted Templeman (connu pour avoir aussi produit les albums de Van Halen) n'est pas en totale adéquation avec le groupe. "Done With Mirrors" oeuvre (encore) du côté obscur du rock, et demeure de ce fait assez sombre. Son titre d'ouverture (emprunté au premier album solo de Joe Perry), un "Let The Music Do The Talking" explosif entame l'album sur les chapeaux de roues. Il permet de retrouver (intact) la patte immédiatement reconnaissable d'un Aerosmith qui se relance à travers cet essai. Il permet aussi (et pour la dernière fois) de profiter du géant Américain avec un côté encore franchement rock et brut (c'est à dire pas commercial pour un rond). Pour célébrer ce retour, les autres titres (assez bons) sont crédités à tout les membres et sont du pur rock 'n' roll, souvent axés mid-tempos comme "My Fist Your Face" "Shame On You" "Shela" ou le nerveux "Gypsy Boots". S'ils ne passeront pas tous à la postérité, il y a encore de (très) grands moments sur cette galette relativement "underground". Le très bon "The Reason A Dog", le sudiste "She's On Fire" (avec une slide démangeante), et un fun "The Hop" possèdent bien le groove propre à ce rock 'n' roll band. Quant au bonus (de la version CD), ce doux et obsédant "Darkness" il vaut vraiment le coup. On y retrouve ce chanteur saltimbanque à la gouaille toujours aussi rocailleuse, les guitares y sont affûtées, quant à la rythmique elle swing toujours autant, rendant la musique d'Aerosmith si attirante et entraînante.
Sonnant plus brut que larger than life, le grand public n'a pas totalement adhéré à ce "Done With Mirrors". C'est en fait une reprise de "Walk This Way" avec les rapeurs de Run DMC (en '86) qui va relancer Aerosmith auprès d'une nouvelle génération.


Rock in a Hard Place
Rock in a Hard Place
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Rock In A Hard Place" : Jailbait., 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock in a Hard Place (CD)
"Rock In A Hard Place" qui sort en Août '82, paraît après deux années assez laborieuses pour Aerosmith.
Après le départ entériné de Joe Perry fin '79 (et remplacé par Jimmy Crespo), Brad Whitford qui a réalisé en '81 l'album "Whitford/St Holmes" (avec un chanteur qui a accompagné Ted Nugent), quitte à son tour le groupe. Il sera remplacé par Rick Dufay (un ami de Jack Douglas), qui revient à la production sur ce septième enregistrement en studio. Entre temps Tyler a eu un accident de bécane empêchant le groupe de tourner. Sans rendre responsable le nouveau line up, l'album ne fait pas complètement honneur à un groupe élevé au rang de roi du rock sur sa propre terre. La bombe "Jailbait" (écrite par le tandem Tyler/Crespo) qui signe dorénavant la majorité des compositions, qui déboule en trombe fait toutefois encore sacrément illusion, comme "Lightning Strikes" (écrit par Richie Supa). Le nouveau tandem fait des étincelles (Crespo a aussi des talents de compositeurs), "Bitch's Brew" "Bolivian Ragamuffin" envoient droit dans la pierre de Stonehenge. Une partie de l'album parait cependant plus décalée, avec le slow "Cry Me A River" et cet OVNI de "Prelude To Joanie" introduisant un "Joanie's Butterfly" (cependant réussi). La touche Aerosmith transpire toujours au travers de ces titres, mais si l'album sonne encore comme étant relativement honnête, il part dans tous les sens (manquant peut être d'unité). Heureusement l'éponyme "Rock In A Hard Place (Cheshire Cat)" se confond avec les vieux titres du 'Smith en swinguant sévèrement (si Hamilton était à l'honneur sur la précédente production, là c'est le swing de Kramer qui prime). "Jig Is Up" fait encore illusion comme un (sympathique) "Push Comes To Shove" jazzy, mais l'album semble conduit par un Steven Tyler qui s'exprimerait parfois en solo, donnant une sensation d'ensemble quelque peu décousue.
Somme toute relativement sympathique (et éclectique), "Rock In A Hard Place" (toujours remarquablement interprété), et (accessoirement dernier album enregistré pour le compte du label CBS), est fait d'une certaine nonchalance et ne représente pas une pierre angulaire dans la discographie d'Aerosmith, qu'on a connu plus foncièrement explosif et dangereux.


Night In The Ruts
Night In The Ruts
Prix : EUR 5,49

4.0 étoiles sur 5 "Night In The Ruts" : Right In The Nuts., 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night In The Ruts (CD)
"Night In The Ruts" (paru en Novembre '79), est réalisé dans une drôle d'ambiance par un Aerosmith qui creuse les sillons de son dernier album édité dans les seventies, et qui balance le résultat d'un labeur au titre en contrepèterie.
Abusés par d'excessives consommations de substances illicites, les relations entre certains membres du groupe s'aggravent et les esprits s'échauffent pour de tout petit rien. En plein enregistrement Perry part excédé, avec seulement une partie des guitares enregistrées (il réalise alors son premier album solo "Let The Music Do The Talking" publié en '80). Malgré cela et alors que Jack Douglas se serait éclipsé de son propre chef, remplacé qu'il est par le producteur Gary Lyons (qui leur donne un son très clair), "Night In The Ruts" explose grâce à quelques bâtons de dynamite bien placés. On retrouve d'une part l'Aerosmith classique, fonceur et éruptif (avec ce hard-rock chargé de nitroglycérine) prêt à tout exploser, et celui qui exploite jusqu'à leurs sources (en brassant musique soul et blues). Les (excellents) "No Surprize" (qui relate l'histoire du groupe), l'irrésistible et cuivré "Chiquita" (aux géniales lignes de basse d'Hamilton), le chaloupé "Cheese Cake" (avec un Perry à la guitare slide), le bluesy "Three Mile Smile" (au solo de Jimmy Crespo), et un "Bone To Bone" du tonnerre sentent le bon vieil Aero souffreteux (toujours égal à lui même). Mais les 'Smith vont aussi puiser dans leurs racines avec "Remember (Walking In The Sand)" (une reprise des Shangri-Las) qui creuse jusqu'aux fins fonds de la soul, et en dynamitant deux blues, "Reefer Head Woman" et un "Think About It" (des Yarbirds) qui suinte de tous ces pores. C'est la (tendre) ballade "Mia" d'un Tyler de plus en plus aux commandes du groupe, et (comme sur le premier titre) Richard Supa à la guitare, qui referme cette mine gorgée de pépites.
Conçu dans une ambiance chaotique, l'alchimie de ce "Ruts" s'avère encore explosive. Aerosmith traverse une phase douloureuse, mais qui ne prendra effet artistiquement qu'après ce "Night In The Ruts" aussi réussi qu'extra.


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