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Voodoo. (In The South Of Witches Valley)
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DONE WITH MIRRORS
DONE WITH MIRRORS
Proposé par RAREWAVES USA
Prix : EUR 4,36

3.0 étoiles sur 5 "Done With Mirrors" : Let The Music Do The Talking., 21 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : DONE WITH MIRRORS (CD)
"Done With Mirrors" qui paraît en Novembre '85, voit le come back d'un Aerosmith (originel) au grand complet, avec le retour au bercail de ces deux guitaristes emblématiques, Joe Perry et Brad Whitford.
A cause de sa pochette originellement imprimée à l'envers (et correctement lisible dans un miroir), ou à cause de son contenu qui sonne encore de façon brut, cet album n'a pas complètement relancé Aerosmith comme l'envisageait (sans doute) Geffen qui a récupéré le géant Américain. Avec une production pas totalement adéquat signée Ted Templeman, "Done With Mirrors" oeuvre (encore) du côté obscur du rock, et demeure de ce fait assez sombre. Son titre d'ouverture (emprunté au premier album solo de Joe Perry), un "Let The Music Do The Talking" explosif entame l'album sur les chapeaux de roues. Il permet de retrouver (intact) la patte immédiatement reconnaissable d'un Aerosmith qui se relance à travers cet essai. Il permet aussi (et pour la dernière fois) de profiter du géant Américain avec un côté encore franchement rock et brut (c'est à dire pas commercial pour un rond). Les autres titres (assez bons) sont crédités à tout les membres, et sont du pur rock 'n' roll. Souvent axés mid-tempos comme "My Fist Your Face" "Shame On You" "Shela" ou le nerveux "Gypsy Boots". S'ils ne passeront pas tous à la postérité, il y a encore de (très) grands moments sur cette galette relativement "underground". Le très bon "The Reason A Dog", le sudiste "She's On Fire" (avec une slide démangeante), et un fun "The Hop" possèdent bien le groove propre à ce rock 'n' roll band. Quant au bonus (de la version CD), ce doux et obsédant "Darkness" il vaut vraiment le coup. On y retrouve ce chanteur saltimbanque à la gouaille toujours aussi rocailleuse, les guitares y sont affûtées, quant à la rythmique elle swing toujours autant, rendant la musique d'Aerosmith si attirante et entraînante.
Sonnant plus brut que larger than life, le grand public n'a que moyennement adhéré à ce "Done With Mirrors". C'est en fait une reprise de "Walk This Way" avec les rapeurs de Run DMC (en '86) qui va relancer Aerosmith auprès d'une nouvelle génération.


Rock in a Hard Place
Rock in a Hard Place
Prix : EUR 9,99

3.0 étoiles sur 5 "Rock In A Hard Place" : Jailbait., 14 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock in a Hard Place (CD)
"Rock In A Hard Place" qui sort en Août '82, paraît après deux années assez laborieuses pour Aerosmith.
Après le départ entériné de Joe Perry fin '79 (et remplacé par Jimmy Crespo), Brad Whitford qui a réalisé en '80 l'album "Whitford/St Holmes" (avec un chanteur qui a accompagné Ted Nugent), quitte à son tour le groupe. Il sera remplacé par Rick Dufay (un ami de Jack Douglas), qui revient à la production sur ce septième enregistrement en studio. Entre temps Tyler a eu un accident de bécane empêchant le groupe de tourner. Sans rendre responsable le nouveau line up, l'album ne fait pas complètement honneur à un groupe élevé au rang de roi du rock sur sa propre terre. La bombe "Jailbait" (écrite par le tandem Tyler/Crespo) qui signe dorénavant la majorité des compositions, qui déboule en trombe fait toutefois encore sacrément illusion, comme "Lightning Strikes" (écrit par Richie Supa). Le nouveau tandem fait des étincelles (Crespo a aussi des talents de compositeurs), "Bitch's Brew" "Bolivian Ragamuffin" envoient droit dans la pierre de Stonehenge. Une partie de l'album parait cependant plus décalée, avec le slow "Cry Me A River" et cet OVNI de "Prelude To Joanie" introduisant un "Joanie's Butterfly" (cependant réussi). La touche Aerosmith transpire toujours au travers de ces titres, mais si l'album sonne encore comme étant relativement honnête, il part dans tous les sens (manquant peut être d'unité). Heureusement l'éponyme "Rock In A Hard Place (Cheshire Cat)" se confond avec les vieux titres du 'Smith en swinguant sévèrement (si Hamilton était à l'honneur sur la précédente production, là c'est le swing de Kramer qui prime). "Jig Is Up" fait encore illusion comme un (sympathique) "Push Comes To Shove" jazzy, mais l'album semble conduit par un Steven Tyler qui s'exprimerait parfois en solo, donnant une sensation d'ensemble quelque peu décousue.
Somme toute relativement sympathique (et éclectique), "Rock In A Hard Place" (toujours remarquablement interprété), et (accessoirement dernier album enregistré pour le compte du label CBS), est fait d'une certaine nonchalance et ne représente pas une pierre angulaire dans la discographie d'Aerosmith, qu'on a connu plus foncièrement explosif et dangereux.


Night In The Ruts
Night In The Ruts
Prix : EUR 8,80

4.0 étoiles sur 5 "Night In The Ruts" : Right In The Nuts., 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night In The Ruts (CD)
"Night In The Ruts" (paru en Novembre '79), est réalisé dans une drôle d'ambiance par un Aerosmith qui creuse les sillons de son dernier album édité dans les seventies, et qui balance le résultat d'un labeur au titre en contrepèterie.
Abusés par la consommation excessives de substances illicites, les relations entre Steven et Joe se sont encore aggravées et les esprits s'échauffent pour de tout petit rien. En plein enregistrement Perry part excédé, laissant le groupe avec seulement une partie des guitares enregistrées (réalisant son premier album solo "Let The Music Do The Talking" en '80). Malgré cela et alors que Jack Douglas se serait éclipsé de son propre chef, remplacé qu'il est par le producteur Gary Lyons (qui leur donne un son très clair), "Night In The Ruts" explose grâce à quelques bâtons de dynamite bien placés. On retrouve d'une part l'Aerosmith classique, fonceur et éruptif (avec ce hard-rock chargé de nitroglycérine) prêt à tout exploser, et celui qui exploite jusqu'à leurs sources (en brassant musique soul et blues). Les (excellents) "No Surprize" (qui relate l'histoire du groupe), l'irrésistible et cuivré "Chiquita" (aux géniales lignes de basse d'Hamilton), le chaloupé "Cheese Cake" (avec un Perry à la guitare slide), le bluesy "Three Mile Smile" (au solo de Jimmy Crespo), et un "Bone To Bone" du tonnerre sentent le bon vieil Aero souffreteux (toujours égal à lui même). Mais les 'Smith vont aussi puiser dans leurs racines avec "Remember (Walking In The Sand)" (une belle reprise des Shangri-Las) qui creuse jusqu'aux fins fonds de la soul, et en dynamitant deux blues "Reefer Head Woman" et un "Think About It" (des Yarbirds) qui suinte de tous ces pores. C'est la (tendre) ballade "Mia" d'un Tyler de plus en plus aux commandes du groupe, et (comme sur le premier titre) Richard Supa à la guitare qui referme cette mine gorgée de pépites.
Conçu dans une ambiance chaotique, l'alchimie de ce "Ruts" s'avère encore explosive. Aerosmith traverse une phase douloureuse, mais qui ne prendra effet artistiquement qu'après ce "Night In The Ruts" aussi réussi qu'extra.


Rock Or Bust
Rock Or Bust
Prix : EUR 15,99

1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Rock Or Bust" : Hard Times., 1 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock Or Bust (CD)
"Rock Or Bust" le nouvel album d'AC/DC arrive après les navrantes nouvelles concernant la santé de Malcolm Young, son membre fondateur.
AC/DC a quand même pris le diable par les cornes et continue l'aventure (avec l'aval de Malcolm), avec l'intronisation de (l'ancien Starfighters) Stevie Young le neveu d'Angus à la guitare rythmique, qui avait déjà dépanné le groupe en tournée (il ne pouvait y avoir de meilleur choix pour perpétuer l'héritage du groupe). AC/DC n'a autrement pas créé de grands bouleversements "Rock Or Bust" est encore mixé par Mike Fraser et produit par Brendan O' Brian, et en dépit des problèmes qui se sont ajoutés depuis c'est bien Phil Rudd qui est à la batterie. Les onze titres (tout de même crédités à Angus et Malcolm) durent en moyenne trois minutes pour un album qui en excède juste trente quatre, évitant le risque de saouler. Brian Johnson est égal à lui même, la basse de Cliff Williams avantageusement mixée, la rythmique demeurant toujours aussi démangeante. "Rock Or Bust" et "Play Ball" les deux premiers extraits sont aussi satisfaisants que brefs. Les parties de guitare d'Angus (peut être pas assez mises en avant) sont bien présentes que ce soit sur "Rock The Blues Away" "Miss Adventure" ou l'entraînant "Sweet Candy" même si elles sont brèves du fait de la durée de l'ensemble. D'autres morceaux sont à retenir l'efficace "Dogs Of War" "Got Some Rock & Roll Thunder" le p'tit "Hard Times" et "Baptism By Fire" qui enfonce le clou, et démontrent que la formule du groupe perdure quoiqu'il arrive. "Rock The House" et "Emission Control" sans être des plus fondamentaux, ont toujours ce groove hard et blues très présent.
Malgré les moments difficiles que vit le groupe, AC/DC balance un "Rock Or Bust" pas révolutionnaire mais efficace, qui défile rapidement.


Live Bootleg
Live Bootleg
Prix : EUR 9,00

4.0 étoiles sur 5 "Live! Bootleg" : Train Kept A Rollin' (All Night Long)., 30 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live Bootleg (CD)
"Live! Bootleg" (qui paraît en Octobre '78), restitue l'ambiance brut et incandescente de cet Aerosmith atomique en live qui (en vendant ses albums par wagons entiers), est devenu un géant du rock Américain.
Singeant les fameux albums pirates qu'il parodie avec sa pochette (très moche), "Live! Bootleg" est principalement capté dans les grandes salles que le groupe remplit en ces temps d'Aerosmithmania des années '77 à '78. Leurs titres de hard-rock explosifs (issus de leurs cinq premiers albums) côtoient également quelques reprises (dont le groupe a toujours été friand), mais comporte aussi quelques surprises. Les hits "Back In The Saddle" "Sweet Emotion" et "Toys In The Attic" sont issus de ces arènes. En dépit d'une production sourde manquant d'un brin de peps, sur scène le groupe archi-rodé assure comme en témoigne un divin "Lord Of The Thighs". Plus surprenant "Last Child" est lui capté dans un club où le groupe (pour échapper à sa démesure) se produisait parfois sous le nom de Dr. J. Joned and the Interns, comme le "Come Together" des Beatles qui fut capté lors d'un concert gardé si secret qu'il se déroula dans une ambiance intimiste. Tandis que d'autres éruptions volcaniques explosent, de "Walk This Way" à "Sick As A Dog" de "Dream On" à "Sight For Sore Eyes" ou encore de "Mama Kin" à l'alarmant "S.O.S". Gonflé (et pour singer les Bootlegs jusqu'au bout), Aerosmith a inclut deux reprises ("I Ain't Got You" et "Mother Popcorn") enregistrées lors d'un show diffusé simultanément à la radio chez eux à Boston à leurs débuts en '73, et plaquées telles quelles à la façon des albums pirates. Et (sans être mentionné), le titre "Draw The Line" figure bel et bien dans la set list en précédant la reprise "Train Kept A Rollin'".
Sans être exempt de tout reproches à cause d'une production pas toujours digne de leur statut, "Live! Bootleg" est pourtant le reflet brut d'un Aerosmith volcanique en constante éruption.


Draw The Line
Draw The Line
Prix : EUR 10,00

4.0 étoiles sur 5 "Draw The Line" : The Hand That feeds., 23 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Draw The Line (CD)
"Draw The Line" (paru en Décembre '77), est le cinquième élément d'un (devenu) géant parmi les géants, l'Aero Force One.
Le succès fulgurant d'Aerosmith (parfois plus empoisonneur que fédérateur), laisse aussi des traces. Tyler et Perry sont souvent préoccupés par leurs réapprovisionnements de consommations dopantes. Les attendant en studio le trio rythmique (Withford, Hamilton, Kramer) a ainsi pas mal contribué aux compositions de l'album, aidé de leur producteur Jack Douglas. Conduit par un "Draw The Line" en ébullition (sur un des riffs préférés de Perry), et un Tyler en furie (toujours égal à lui même), ce titre éponyme laisse augurer du meilleur. "I Wanna Know Why" et "Critical Mass" demeurent dans une veine dynamique, mais l'atmosphère tout en demeurant éruptive semble plus nonchalante que fulgurante (à l'image des caricatures de la pochette). Le sudiste "Get It Up" et "Bright Light Fight" chanté par son auteur (un Perry qui s'empare pour la première fois du rôle de lead vocal), s'ils sont toujours prêts à renverser la vapeur apparaissent moins explosifs. C'est la seconde partie de l'album qui s'avère être la plus stupéfiante, avec "Sight For Sore Eyes" et "Milk Cow Blues" (une reprise énergisante), avec la belle ballade "Kings And Queens" (une critique des guerres saintes et des religions) où le ton déployé (notamment par son chanteur saltimbanque) y est simplement royal, et l'aussi explosif que dément "The Hand That Feeds" qui semble pourtant faire partie de ces morceaux oubliés (de ceux qu'y n'apparaissent désespérément ni sur aucun live ni sur aucune compilation), avec pourtant tous les ingrédients des Aerosmith réunis (une rythmique au swing terrible, le solo d'un Perry incisif, et un Tyler électrique qui pousse très loin sa gouaille de rocker), et qui ravivent la lave à peine refroidit d'un groupe volcanique.
Si "Draw" apparaît moins fondamental que "Toys" et "Rocks", il demeure toutefois élémentaire au sein de leur discographie. Avec "Draw The Line" l'Aero Force One a encore frappé fort.


Redeemer of Souls (Deluxe)
Redeemer of Souls (Deluxe)
Prix : EUR 13,55

4.0 étoiles sur 5 "Redeemer Of Souls" : March Of The Damned., 14 novembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Redeemer of Souls (Deluxe) (CD)
"Redeemer Of Souls" le dix-septième album de Judas Priest paraît quarante ans après leurs débuts discographiques, avec ce rédempteur d'âmes évoquant l'ange de "Sad Wings Of Destiny".
Nouvel album pour Judas Priest (le premier avec le remplaçant de K.K. Downing), Ritchie Faulkner qui s'intègre bien comme il l'avait déjà prouvé en live. La production réalisée par Glenn Tipton et Mike Exeter (également derrière les derniers Black Sabbath), s'avère assez bien réalisée. Les guitares soupçonnées trop en retrait (après des premiers extraits balancés sur le web), sont finalement bien accrocheuses (elles auraient pu l'être encore plus), mais un effet au rendu finalement intrigant confère un cachet spécial à cet album. Les compositions elles s'avèrent globalement convaincantes. L'orageux "Dragonaut" réaffirme d'entrée le style du groupe (avec les fameux duels de guitares), "Halls Of Valhalla" et ses vocaux bien sauvages secoue encore davantage. "Redeemer Of Souls" dans une veine bien heavy fait partie de titres de facture plus classique (un terme qui définit assez bien cet album), comme le sont "Down In Flames" "Metalizer" "Battle Cry" (avec un Halford un peu limite) ou "Sword Of Damocles" qui s'il reste puissant est plus mélodique, ou "March Of The Damned" qui est (finalement) un sacré single et l'excellent "Hell & Back" (aussi efficace que sa basse), qui incarnent un esprit purement metal. Judas Priest apporte aussi un souffle salvateur à l'album avec des titres aux structures plus surprenantes, notamment avec l'épique "Cold Blooded" mais aussi un "Crossfire" aux sonorités blues et un "Secrets Of The Dead" assassin avec une mélodie orientale pesante qui convainc franchement. Le mélancolique "Beginning Of The End" clôturant l'album avec un Rob Halford qui s'il ne peut plus atteindre ses (démentes) tonalités, reste un excellent chanteur de heavy metal. L'édition deluxe (un procédé en vogue du côté des groupes de Birmingham) apporte des bonus non négligeables.
"Redeemer Of Souls" demeure dans l'ensemble captivant, ce qui est d'autant plus remarquable après une si longue carrière. En espérant qu'il ne soit aucunement l'épitaphe de Judas Priest.


Rocks
Rocks
Prix : EUR 8,99

5.0 étoiles sur 5 "Rocks" : Nobody's Fault., 9 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rocks (CD)
"Rocks" avec sa pochette ornée de cinq diamants (que l'on peut attribuer à la valeur artistique de ces musiciens), est le sommet de la toute première partie de carrière du quintet de Boston, et montre un Aerosmith à son zénith auquel plus rien ne peut résister.
Le hard-rock éruptif d'Aerosmith envahit de sensations (extrêmement) fortes la découverte de leur quatrième album (paru en Mai '76). Un seuil artistique a encore été atteint, et la production de Jack Douglas a aussi franchit un pallier supplémentaire (rendant plus accessible ce rock explosif). Le son a pris une ampleur encore plus significative, et "Rocks" est à la fois plus direct et gonflé, mais aussi plus brutal. C'est la bombe "Back In The Saddle" (écrit par Perry sur une basse à six cordes) qui entame l'album. Un état d'urgence se propage et envahit l'atmosphère de tout l'album, que ce soit au travers du vif "Rats In The Cellar" (en réponse au titre "Toys In The Attic"), du fantastique "Combination" ou du plombé "Get The Lead Out" et de l'alléchant "Lick And A Promise". Whitford très inspiré lui aussi confirme qu'il a de vrais talents de compositeur avec deux moments forts, le syncopé "Last Child" et (un point culminant de l'album), l'obsédant "Nobody's Fault". Cette fois aucune reprise n'apparaît, tous les titres ont été composés par les membres du groupe, "Sick As A Dog" (au groove contagieux) est composé par Hamilton, et une nouvelle ballade de Tyler "Home Tonight" termine cet album qui les propulse à la place (convoitée) de king of rock.
Ce véritable joyau de "Rocks" est réellement énorme. Ce n'est peut-être la faute de personne, excepté cet Aerosmith qui a atteint un seuil artistique (tellement élevé), qu'il sera difficile de le dépasser par la suite.


Toys in the Attic
Toys in the Attic
Prix : EUR 8,80

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Toys In The Attic" : Sweet Emotion., 2 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toys in the Attic (CD)
C'est "Toys In The Attic" le troisième album d'Aerosmith (publié en Avril '75), qui va réellement permettre aux Bostoniens de voler de leurs propres ailes et les imposer dans leur pays.
L'éruption a bien eu lieu cette fois avec ce "Toys". La matière explosive que constitue le hard-rock volcanique d'Aerosmith va se répandre comme une traînée de lave à travers les U.S.A. Les titres de cet album arrangés et produits pour la seconde fois (et de remarquable manière) par Jack Douglas dégagent un effet sensationnel, à la fois aussi dangereux qu'attirant. Un pallier a été franchit et (hormis Kramer) chacun des membres a apporté des compositions. Perry a écrit trois titres incisifs (parmi les plus hard), d'abord un "Toys In The Attic" rapide et sulfureux qui se charge d'allumé la mèche, l'irrésistible "No More No More" qui traite d'un mode de vie rock 'n' roll, et qui deviennent des incontournables en live ou des hits comme le saccadé "Walk This Way" et l'exquis "Sweet Emotion" (composé par Hamilton), et seulement retenu lors des toutes dernières sessions d'enregistrements, qui amènent au groupe la reconnaissance d'un grand public. D'autres styles sont empruntés, plus nonchalant et swinguant comme sur le "Uncle Salty" (d'Hamilton), la reprise "Big Ten Inch Record" (aux paroles prêtant à confusion), et le cuivré "Adam's Apple" (qui évoque la théorie de l'évolution selon Tyler). L'obsédant et excellent "Round And Round" (la première composition de Whitford) rappel la teneur plus obscure des deux premiers albums (avec des effets mieux retranscrits), et "You See Me Crying" est une nouvelle ballade écrite par un félin Tyler (qui en propose sur chaque album), avec en trame de fond un orchestre symphonique.
"Toys In The Attic" en devenant leur premier album de platine (et relançant les ventes de ses deux prédécesseurs), déclenche une Aerosmithmania et impose aux Américains un groupe auquel il est de toute façon inutile de résister.


Get Your Wings
Get Your Wings
Prix : EUR 8,80

4.0 étoiles sur 5 "Get Your Wings" : Lord Of The Thighs., 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Get Your Wings (CD)
"Get Your Wings" qui porte ce nom en référence au logo du groupe (qui pour la première fois est ornée d'ailes), paraît en Mars '74 et sonne encore comme une production assez obscure. Ses compositions (d'un hard-rock aux racines blues) sont déjà extrêmement convaincantes, mais aucune n'est formatée à devenir un hit.
"Get Your Wings" est le premier album du groupe a être produit par Jack Douglas (un assistant de Bob Ezrin le producteur exécutif), et Ray Colcord. Il montre toujours (après un premier enregistrement éponyme) un groupe dynamique au son assez brut, qui trouve ses marques petit à petit. Tyler apporte encore la majorité des titres, mais Perry compose deux rocks incisifs "Same Old Song And Dance" (où apparaissent des cuivres) et "Spaced". Le classieux "Lord Of The Thighs" avec un Tyler au piano, l'urgent "S.O.S. (Too Bad)" ainsi que "Train Kept A Rollin'" (une reprise qui fait référence à la version des Yarbirds) et débute là en version studio et finit en condition live, alimenteront régulièrement les set-list du groupe. Le bluesy "Woman Of The World" avec un super harmonica ou la très belle ballade "Seasons Of Wither" ne sont pas à proprement parlé des hits (mais sont indéniablement de bons morceaux) au groove contagieux. "Pandora's Box" toute ornée de cuivres, est la toute première composition de Kramer, avec un Tyler qui manie aussi bien le chant que le piano et l'harmonica, et clôt ce second album.
"Get Your Wings" passe (à sa sortie) encore relativement discrètement, il comporte pourtant de très solides titres que le groupe reprendra régulièrement durant toute sa carrière. Le son et le groupe se mettent tout simplement en place. "Wings" se vendra en fait bien mieux après le succès de "Toys" (son successeur), mais confirme qu'on a bien à faire à un groupe au rock volcanique qui se rapproche toujours plus de l'éruption.


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