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Voodoo. (in the south of witches valley.)
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Encyclopédie du Hobbit
Encyclopédie du Hobbit
par Dominique Vigot
Edition : Relié

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "L'Encyclopédie du Hobbit" : L'Unique., 6 septembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Encyclopédie du Hobbit (Relié)
"L'Encyclopédie du Hobbit" est réalisée à l'aide de quatre personnes (Damien Bador, Vivien Stocker, Coralie Potot et Dominique Vigot), et plusieurs contributeurs qui œuvrent dans l'ombre, et qui fournissent un remarquable outil.
Ayant offert cette précieuse "Encyclopédie du Hobbit" à un féru de l'oeuvre de J.R.R. Tolkien, il suffit de feuilleter ce livre pour être inévitablement attiré par ce trésor (qui fourmille de détails), et se lit facilement. Dès l'introduction, on apprend des choses surprenantes. Il est rapporté que dans les années '60 (au début du Septième Âge), les Beatles avaient proposé leur aide à l'auteur pour produire leur propre adaptation cinématographique du récit, ce que Tolkien refusa. L'encyclopédie est ensuite découpée en sept grands chapitres (qui peuvent être lus dans le désordre), et qui présentent d'abord les principaux personnages de l'histoire mais aussi les créatures et les objets qui peuplent ce monde secondaire, et décrivent les lieux de l'aventure, et (très intéressant) des évènements remarquables (comme les Âges de la Terre du Milieu), puis aussi les mythes et légendes qui façonnent l'aventure de Bilbo Bessac, où (Monsieur) Tolkien à puisé son inspiration. Illustré d'esquisses et de dessins (de Xavier Sanchez et Sandrine Gestin), le livre est présenté avec une belle mise en page (les sept chapitres prenant une teinte différente à chaque fois).
"L'Encyclopédie du Hobbit" est un ouvrage intéressant (très pointu), pour tout public ayant approché de près ou de loin l'univers de la Terre du Milieu, et permet d'approfondir (rapidement) des connaissances (essentielles) de cette longue saga héroïque.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (4) | Permalien | Remarque la plus récente : Sep 15, 2014 10:52 PM MEST


Master of the moon
Master of the moon
Proposé par Mercury-music
Prix : EUR 15,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Master Of The Moon" : The Man Who Would Be King., 21 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Master of the moon (CD)
"Master Of The Moon" la dernière (et dixième) exécution en studio du groupe (achevée en 2004), demeurera (sans qu'on le sache alors) l'album testament (the last in line) de Dio.
Réalisé par un line up (une nouvelle fois) remodelé (et inédit), il est composé (en grande partie) par Ronnie et (un revenant à la guitare) Craig Goldy, qui réalise là son troisième album avec Dio (tous enregistrés à intervalles irréguliers), s'étalant de 1987 à 2004. "Master Of The Moon" est d'ailleurs (parfois) plus proche d'un "Magica" (déjà composé avec ce guitariste), que d'un "Killing The Dragon". Articulé autour d'un heavy metal souvent lent (mais pas doom), plutôt axé mid tempo (une constante avec Goldy qui apporte majoritairement des compositions plus heavy que speed), l'album demeure captivant grâce à une ambiance extra délivrée par un groupe au savoir faire toujours aussi remarquable. Cette fois, ce bon Scott Warren (autour du groupe depuis une dizaine d'années) tient (définitivement) les keyboards (qui occupent une place majeur en teintant fortement les titres), la basse est de nouveau tenue par Jeff Pilson qui revient lui aussi pour sa troisième collaboration avec Dio (à cause d'autres contrats il ne jouera plus en live avec ce groupe où il sera remplacé par Rudy Sarzo), et Simon Wright demeure le second (et ultime) batteur utilisé par Ronnie James Dio. Sans atteindre le mur du son, seuls "One More For The Road" (qui démarre l'album) est interprété sur un rythme (pas speed) mais tout de même enlevé, et "Living The Lie" qui en ré-accélérant le tempo (plus loin dans l'album), secouent quelque peu. Dès la seconde piste, l'éponyme (et énorme) "Master Of The Moon" ralentit la cadence. Comme de nombreux autres morceaux ("The End Of The World" "The Man Who Would Be King" "I Am"), c'est avec tout le savoir faire du groupe que ces mesures heavy trouvent grâce (à travers des atmosphères, des mélodies, des refrains accrocheurs, ou de solides riffs et de bons solos). Les flippants "Shivers" et "The Eyes" puisant (également) leurs forces dans de malines ambiances envoûtantes. Le (terrible) "Death By Love" (qui comme "The Man Who Would Be King"), se seraient confondus dans la production de l'album "Magica" et "In Dreams" avec encore les épais riffs de Goldy (qui à force de persévérance s'impose comme le principal guitariste de Dio), terminent cet album (très bien produit). Un dixième album, qui conclu (ce qui peut-être considéré) comme un troisième cycle pour le groupe (qui regrouperait d'abord les quatre premiers albums, puis les trois suivants et enfin les trois derniers).
Après la promotion de "Master Of The Moon" le groupe sera mis entre parenthèses. Ronnie entamant (en 2007) une troisième collaboration avec ses anciens acolytes de Black Sabbath. Ronnie décédera en 2010, entraînant dans sa tombe son groupe (qu'il aura mené durant plus d'un quart de siècle). Aujourd'hui pour perpétuer la mémoire du chanteur disparu, ses musiciens (Goldy, Wright, Warren) reprennent (sous le pseudonyme) de Dio Disciples le répertoire de Ronnie James Dio, accompagnés de divers chanteurs (Owens, Jepson, Logan). Une formation qui ne sait encore jamais produite en France, mais avec un festival d'envergure internationale (se déroulant en enfer), tout reste possible.


Dio Dio Evil Or Devine [Import anglais]
Dio Dio Evil Or Devine [Import anglais]
DVD ~ Dio
Proposé par VECO SELL
Prix : EUR 13,79

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Evil or Divine" : Divine and Evil., 19 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dio Dio Evil Or Devine [Import anglais] (DVD)
Capté en (Décembre) 2002 (un vendredi 13) à New York, "Evil or Divine" est le premier DVD officiel de Dio qui montre ce chanteur évoluer (chez lui), dans un Roseland Ballroom bondé à ras bord.
Au niveau du concert, c'est un sans faute. Le show débute on ne peut mieux avec l'éponyme "Killing The Dragon" (l'excellent titre qui dévoilait cet album), suivi d'un medley mélangeant "Egypt" à "Children Of The Sea". Un medley sacrément bien exécuté, par le convaincant line up (Doug Aldrich, Jimmy Bain, Simon Wright et Scott Warren), qui a enregistré le dernier album avec le chanteur. Autour des classiques de Ronnie James Dio, ce DVD a l'avantage de diffuser des titres d'albums récents. "Push" (dont fut extrait une vidéo, d'ailleurs inclue dans le menu), et "Rock And Roll" (issus de "Killing The Dragon"), ainsi que deux extraits ("Lord Of The Last Day" et "Fever Dreams") du très bon "Magica" (l'album précédent). Le groupe délivre une prestation (très) satisfaisante, Ronnie (qui a une voix qui a légèrement évoluée depuis les années 2000) assure toujours le spectacle, avec un Doug Aldrich à la guitare (qui a assimilé le répertoire du groupe), et se l'approprie à sa façon (entre sonorités hard et blues). Le problème tient plutôt dans la réalisation du film. La qualité de l'image en elle même est loin d'être renversante, et alors que les tons diffusés sont plutôt agréables (un bleu nuit teinté du feu de ce cracheur de dragon), la réalisation a usé (et abusé) du système sépia (une couleur se rapprochant du noir et blanc, en nettement moins convaincant) qui gâche plus le déroulement du film qu'il ne le sert. Heureusement le son (lui) est bon, et suffit à faire passé la pilule.
Cet "Evil or Divine" au lieu d'être (divinement) impeccable, montre avec une image (assez malsaine) quelques défauts. Aujourd'hui, une remasterisation en format Blu-ray avec une diffusion (totale) en couleur se justifierait. Le DVD est heureusement sauvé par un groupe et un concert irréprochables, mais ça avec Dio on est plutôt habitué.


Killing the Dragon
Killing the Dragon
Proposé par envoi rapide et immédiat
Prix : EUR 29,49

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Killing The Dragon" : Push, Catch (and) Kill the Dragon., 7 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Killing the Dragon (CD)
Neuvième offrande en studio de Dio, "Killing The Dragon" (abattu en 2002) est (encore) enregistré par un nouveau line up, avec Doug Aldrich en tant que quatrième guitariste.
"Killing The Dragon" fait suite au concept "Magica" qui voyait Dio œuvrer à nouveau vers un heavy metal mélodique (emprunt de fantasy) à l'aube d'un nouveau siècle, et fut au départ conçu par la même formation (chose qui devint assez rare au sein de ce groupe). Lors de sa préparation, Craig Goldy (qui avait beaucoup composé sur l'album précédent), va de nouveau quitter le groupe (ou apparaissent quelques unes de ses compositions), et être remplacé par Doug Aldrich (ex. Bad Moon Rising, Whitesnake). C'est Jimmy Bain qui effectuait juste son retour en tant que bassiste en l'an 2000 (et qui gère là une grande partie des keyboards), qui a cette fois composé la majorité des titres (comme aux débuts du groupe), tel le rythmé "Killing The Dragon" (qui attaque cette poursuite), et un rageur "Better In The Dark". Le hard "Along Comes A Spider" et un (extrêmement) convaincant "Scream" (qui constituent un début d'album réussi), sont coécrient avec Aldrich (ce nouveau soliste qui apporte une touche plus hard que typiquement metal), et qui aura juste eu le temps de placer ces deux titres (mais qui tint à refaire toutes les parties de guitares enregistrées par Goldy). Un Goldy impliqué sur trois compositions (parmi les plus fortes), souvent sur des mid-tempos propres à ce guitariste, avec d'abord un "Rock & Roll" rudement bien fichu, un heavy "Push" (qui a tout d'un hit), et (plus loin) un "Throw Away Children". L'album se poursuit avec un (vrai) "Guilty" et finit fort avec le superbe "Throw Away Children" (et sa chorale d'enfants) qui était d'abord destiné à un projet caritatif (et qui termineront finalement dans la gueule de ce dragon), ou le plus rapide "Before The Fall" avec l'intervention aux keyboards de Scott Warren qui fait sonner son instrument comme celui du maître en la matière à tous (Jon Lord), et le rock "Cold Feet" au tempo irrésistible (et plutôt chaud).
"Killing The Dragon" (sans tout casser), se défend honorablement avec de bons titres (hard et mélodiques), développant d'assez bonnes idées (avec une production honnête de son leader). Aldrich malgré tout ne restera au sein du Dio band que le temps de chopper ce maudit dragon. Il apparaîtra sur "Evil Or Divine" (enregistré lors de cette tournée) et paru en 2003, et également sur "Holy Diver Live" (un concert reprenant l'intégralité du premier album de Dio) publié en 2006, remplaçant au pied levé son prédécesseur (et successeur) à ce poste, un Goldy (à nouveau) revenu dans le groupe, et qui à cause d'une blessure ne pouvait tenir son poste.


Magica deluxe edition
Magica deluxe edition
Prix : EUR 18,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Magica" : Lord Of The Last Day., 29 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Magica deluxe edition (CD)
Lorsque "Magica" paraît en l'an 2000, quatre années se sont écoulées depuis l'effort précédent en studio de Dio, et le groupe a encore subi d'importants remaniements. D'abord de personnel, mais aussi musicalement (après un essai aux résonances résolument modernes), qui voyait plus un groupe tenter de suivre un courant, plutôt que le devancer.
Une nouvelle décennie arrive avec cette parution. Les vents ont tourné, les contes et légendes sont à nouveau en odeur de sainteté auprès d'un public métal (divisé en de nombreuses chapelles). Avec "Magica" c'est un concept album (une première pour le conteur) que présente le groupe, sur sa huitième oeuvre. Un concept délivré par une formation complètement remodelée (inédite mais pas si nouvelle que cela), puisqu'on retrouve des musiciens qui ont (à différentes périodes) déjà accompagné Ronnie James Dio. Craig Goldy (qui avait enregistré "Dream Evil" en '87) effectue son retour à la guitare, Jimmy Bain l'ex Rainbow (présent sur les quatre premiers albums) signe également son retour à la basse, quant à Simon Wright il occupe (de nouveau) la place de batteur (dix ans après son premier passage sur "Lock Up The Wolves"). L'histoire, un combat du bien contre le mal (originellement narrée par son auteur en toute fin d'album), débute par un "Discovery" et un (court) "Magica Theme" qui plantent le concept. Les morceaux débutant réellement avec "Lord Of The Last Day". Quelques titres sont introduits par des voix d'Aliens, et sont interprétés (dans leur majorité) sur des tempos médiums (une constante avec Goldy). "Fever Dreams" "Turn To Stone" "Feed My Head" (de très bons morceaux) jusqu'au point d'orgue de l'album, l'épique "Eriel". Au delà du concept, c'est un album très bien ficelé (avec de solides compositions et une production plus humaine que robotique), et un retour à un heavy metal mélodique qui est célébré, que ce soit au travers des "Challis" (au riffs qui rappellent une célèbre "Cat Scratch Fever" de Nugent) et "As Long As It's Not About Love" (une remarquable ballade), ou des "Losing My Insanity" et "Otherworld" qui amènent au terme de l'histoire, avant les reprises de "Magica" et "Lord Of The Last Day".
Avec ce nouveau millénaire, il devient inutile de poursuivre absolument les courants en vogue (souvent éphémères), les ventes d'albums commençant à chuter vertigineusement. Avec "Magica" Dio effectue donc un retour à ses thèmes de prédilection. Avec un concept d'où seront extrait pas mal de titres dans un contexte live, qui figurent d'ailleurs sur une (nouvelle) "Deluxe Edition" comprenant également deux titres inédits, "Annica" (un bonus Japonais) et "Electra" (enregistré pour un projet qui n'aura pas le temps d'aboutir), les albums "Magica II et III".


Inferno-Last In Live(2cds-1998)
Inferno-Last In Live(2cds-1998)
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 29,95

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Inferno: Last In Live" : Inferno On Stage., 15 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Inferno-Last In Live(2cds-1998) (CD)
"Inferno: Last In Live" au jeu de mots en référence au second album du groupe (enfin) publié en '98, est (étrangement) à cette époque l'unique live (audio) de Dio.
Il était réellement temps qu'il paraisse ce double live (passage presque obligé dans le milieu du heavy metal), car il n'existait jusqu'alors qu'une bien maigre trace du groupe en concert (cinq titres figurant sur le EP "Intermission" datant de '86). En sortant, "Dio's Inferno" paraît avec plusieurs pochettes (légèrement) différentes (ce qui est très rare et quelque peu confus), lors d'une période qui en terme de notoriété n'était pas la plus forte du groupe (alors que les live célèbrent souvent le point culminant d'une carrière). Mais peu importe l'effet business, les aléas du groupe (un retrait en '91 et un retour deux ans plus tard) firent que c'était le bon moment. Le principal étant que ce double album (doté d'une excellente production) existe. Le line up autour de Ronnie James Dio, est (pratiquement) le même que celui qui effectua ce come back en '93. Tracy G aux guitares, Vinny Appice à la batterie, Scott Warren aux keyboards. Seul Jeff Pilson est manquant (à cause d'autres engagements il ne jouera plus en live avec ce groupe), et il est remplacé par Larry Dennison (un bassiste qui n'aura strictement rien enregistré en studio avec ce groupe). Capté lors du "Angry Machines Tour '96/'97" (en Amérique en Europe et au Japon), "Dio's Inferno" (qui retrace la carrière du chanteur) aurait pu comporter plus d'extraits qui représenteraient les nouveaux albums. Seul "Jesus Mary & Holy Ghost" (qui entame le live), évoque l'excellent "Strange Highways". "Double Monday" et "Hunter Of The Heart" sont eux issus de "Angry Machines" (et passent bien mieux en live qu'avec la production froide de ce dernier). Le leader assure (toujours) le show vocalement, Tracy G (qui n'est ni Blackmore ni Iommi) est cependant efficace comme le reste de la troupe, donnant un bon aperçu du groupe en live. Si l'ambiance se voulait (alors) plus sombre que mélodique, Ronnie reprend pourtant un "Mistreated" (qu'il présente comme figurant sur le live de Rainbow "On Stage"). Le reste de la set list s'articulant autour de titres des deux premiers albums de Dio, et des pièces incontournables ("Heaven And Hell" et "Man On The Silver Mountain") des formations incontournables que Ronnie James Dio a traversé.
On ignore s'il devait être l'ultime témoignage live d'une carrière déjà bien remplie. Mais ce "Inferno: Last In Live" (contrairement à ce que semble dire son titre), ne sera (aucunement) le dernier live testament d'un groupe, qui est alors loin d'avoir dit son dernier mot.


Angry Machines
Angry Machines

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Angry Machines" : Stay Out Of My Mind., 7 juin 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Angry Machines (CD)
"Angry Machines" (le septième album du groupe), est le reflet d'une époque musicalement plus industrielle que mélodique. Son contenu diffuse une atmosphère robotique et sombre, manquant quelque peu d'âme. C'est certainement (de ce fait) l'album le plus incompris de la discographie de Dio.
Le line up qui a enregistré cet album (paru en '96) lors d'une décennie intransigeante (et dans un milieu en constante évolution), est reconduit pour la seconde fois (et a d'ailleurs fait ses preuves). Mais "Angry Machines" (avec comme souci de toujours sonner de façon actuelle), pousse très loin un côté robotique et assez froid. Sa production (qui ne fait pas dans la légèreté) adhère aux aspirations (négatives) de son contenu. Si elle est correcte, elle manque sans doute de relief et de puissance. Les guitares de Tracy G sont (comme l'ensemble) graves, et les sujets abordés rompent radicalement avec les habitudes du chanteur. Dio n'y traite plus de contes anciens et fantastiques, le monde dépeint est celui d'un futur où des machines contrôleraient les humains. Dio tente ainsi de coller à une époque dans un trip moderne qui ne rend finalement que peu accrocheur ces titres. "Institutional Man" "Don't Tell The Kids" et encore plus "Black" (avec des refrains anti-mélodiques) illustrent cette ambiance mécanique. Les autres extraits (tout en baignant dans cette atmosphère), sont un peu plus estampillés Dio. Les "Hunter Of The Heart" "Big Sister" et "Double Monday" sonneront d'ailleurs plutôt bien en live. La plus grosse surprise provenant même (une première pour Dio) d'un titre où le chanteur n'est pas crédité, et écrit (uniquement) par le bassiste Jeff Pilson un "Stay Out Of My Mind" qui sur un rythme lent et lourd est coupé par un break surprenant, et possède un peu plus de mélodie. "Golden Rules" continue sur ces rythmes de plomb, avant un (assez bon) "Dying In America" à la même saveur, et un sweet "This Is Your Life" qui voit Dio seulement accompagné au piano (par Scott Warren), sur fond de cordes symphoniques. Au final (peut-être à cause de cette production) on ne retient que peu de titres, l'ambiance et le feeling de l'album étant assez froid.
"Angry Machines" (sans être mauvais), n'a pas répondu aux critères et aux attentes du public. Il semble que (même avec le temps), aucune seconde chance ne lui soit accordée. Un album (le septième) qui resterait maudit en quelque sorte, et qui ne figure assurément pas parmi les incontournables de Dio.
Remarque sur ce commentaire Remarques sur ce commentaire (8) | Permalien | Remarque la plus récente : Jun 13, 2014 10:35 PM MEST


Dio Live in London Hammersmith 93 [Blu-ray]
Dio Live in London Hammersmith 93 [Blu-ray]
DVD ~ Dio
Prix : EUR 17,22

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Hammersmith Apollo 1993" : Strange Highways In London., 29 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dio Live in London Hammersmith 93 [Blu-ray] (Blu-ray)
Publié sous de nombreux formats "Live In London" paraît en version Blu-ray (SD belle image quand même), ce qui est en soi une surprise de taille. Il est seulement regrettable qu'il est fallu attendre le décès du bonhomme pour découvrir des documents (enfouis) d'aussi bonne qualité.
Ce concert célébrait après le (bref) passage du chanteur chez Black Sabbath l'année précédente, le retour de Dio à l'Hammersmith présentant sa nouvelle offrande (parue fin '93 en Europe) avec un nouveau line up, et délivrant un (terrible) set où se côtoient (forcément) une liste de classiques balayant toute sa carrière, et pas moins de six extraits de son (divinement malsain) dernier album, où Dio prenait de sacrés risques en faisant évoluer sa musique de façon plus extrême. Le groupe entame d'abord son set avec un extrait de son tout premier album "Stand Up And Shout" (qui permet de rester en terrain connu) puis un (prévenant) "Don't Talk To Strangers" (du tonnerre) ne tarde pas à suivre. L'éponyme (et superbe) "Strange Highways" (dans un trip mystique) est le premier extrait, avec (parfois) en décor de scène l'artwork de cet album (conçu par Wil Rees qui avait aussi réalisé ceux des albums "Dehumanizer" et "Lock Up The Wolves"). D'autres nouveaux titres sont dévoilés ("des morceaux étranges issus d'un album étrange" dixit Dio), les maléfiques "Evilution" et "Pain" qui sont extrêmement puissants. Ces nouvelles interprétations font saigner les oreilles, la tournure des évènements virant à plus thrash que d'habitude (Dio s'étant propulsé dans une voie futuriste). Dans ce nouveau contexte, c'est le groupe entier qui convainc. La basse de Pilson pilonne tout au long du show (faisant presque du bassiste la seconde attraction du concert), Appice n'est pas en reste à la batterie (il donne un solo original puisque tous les musiciens y interviennent à tour de rôle), et Tracy G donne à sa guitare un ton très grave et bien evil. Il arrache sur les standards ("The Mob Rules" ou "Holy Diver") qui sont efficacement repris. Quand au bon Dio il rayonne (vraiment), il impressionne par sa présence et sa prestance. Sa voix ne faillit jamais, la classe qu'il insuffle à ses interprétations est incroyable, que ce soit au travers des nouveaux extraits ("Jesus Mary & The Holy Ghost" et "Hollywood Black") ou des vieux hits (uniquement issus des deux premiers albums), "The Last In Line" et "Rainbow In The Dark" avant les rappels "We Rock" et "Here's To You" qui mettent un terme au show, mais également à la tournée Européenne (qui prenait fin à Londres lors de cette date du 12 Décembre '93). "Strange Highways" allant poursuivre sa route plus loin (seulement en début d'année '94) aux U.S.A.
Des documents de cette qualité sont à savourer, cet (inattendu) "Live In London" étant un excellent show (à la production un peu brut), extrait d'une période où Dio tentait de nouveaux et sacrés défis (à travers des voies sombres et malsaines). Le live et l'evilution sont excellents, le groupe à une patate terrible, et puis quelle voix !


Live in London Hammersmith 93
Live in London Hammersmith 93
Prix : EUR 20,65

4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Live In London" : live evil(ution)., 24 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live in London Hammersmith 93 (CD)
"Live In London" est l'extrait d'une tournée Européenne qui s'achevait à l'issue de cette date (le 12 Décembre '93), qui voyait le réveil du groupe (après un sommeil long de deux ans), où Dio repoussait ses limites en empruntant de nouvelles voies (sombres et futuristes).
"Strange Highways" ayant été publié dans un premier temps en Octobre '93 en Europe, puis (une fois la tournée achevée) début '94 aux U.S.A. On retrouve sur ce live (autour du chanteur), le line up (à fond) qui a engendré ce nouvel album (Vinny Appice, Tracy G, Jeff Pilson et Scott Warren), qui célébrait le retour du groupe après l'issue fatale du second passage de Ronnie James Dio au sein de Black Sabbath, en '92. Ce déroutant "Strange Highways" (néanmoins fantastique) est largement représenté (ce qui fait l'attrait de ce concert inédit). Passé un intensif "Stand Up And Shout" qui ouvre les hostilités et un (prévenant) "Don't Talk To Strangers" du tonnerre (qui évoquent le passé via l'album "Holy Diver" revisité à quatre reprises), la place est faite aux nouveautés d'abord avec l'éponyme (et mystique) "Strange Highways" (ces deux albums aux styles différents étant séparés par une décennie), puis les maléfiques "Evilution" et "Pain". Ces nouveaux morceaux extrêmement puissants, étant majoritairement lents et écrasants (les guitares de Tracy G s'appuyant plus sur d'épais riffs démoniaques, et des ambiances sombres que des solos de virtuoses). Or si le son du concert (publié à titre posthume) est bon (et assez brut), il manque d'un peu plus d'ampleur à cette production, qui n'atteint pas complètement les critères d'une sortie officielle (ce qu'aurait sûrement apporté son leader de producteur). Après son (récent) passage au sein de Black Sabbath, Ronnie reprend trois titres de son ancien groupe contre un seul de Rainbow et (n'interprétant plus que des morceaux de ses deux premiers albums) présente (mélangés à ces classiques), trois nouveaux extraits (issus de voies plus sombres), le bloody "Jesus Mary & The Holy Ghost" le groovy "Hollywood Black" et (en rappel) le speedy "Here's To You" qui clôt le concert.
Cet inattendu "Live In London" est un concert d'une période (pas forcément la plus connue) de Dio (qui mérite pourtant d'être découverte d'urgence), ne serait-ce que pour la qualité et l'interprétation déployées lors du set. Le live et l'evilution sont excellents, le groupe affichant une pêche d'enfer (où la voix de Ronnie James Dio excelle), à travers des voies étranges mais passionnantes. Un live (document) à savourer.


Strange Highways
Strange Highways
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 33,95

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Strange Highways" : evilution., 20 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Strange Highways (CD)
"Strange Highways" le sixième album de Dio (paru fin '93), fait prendre un sérieux virage à un groupe remonté dans sa quatrième incarnation (après un break de deux ans). Ces voies étranges empruntées par Dio sont marquées par une option nettement plus brut (à travers des passages très sombres), qui ont pu dérouter certaines âmes. Il est cependant préférable de voir le bon Dio évoluer que stagner (et là c'est plutôt réussi).
Si après une seconde collaboration avec Black Sabbath (un virage musicalement réussi mais à la sortie mal négociée), on se demandait comment Ronnie James Dio rebondirait (c'était oublié que le lutin avait plus d'un tour dans son sac). Aussitôt ce retour avorté, Dio va remonter illico une nouvelle mouture de son groupe. Ayant (encore) emmené dans ses bagages le batteur Vinny Appice, il engagera un nouveau guitariste Tracy Grijalva (qui colle aux aspirations sombres de son leader), et Jeff Pilson y tient une basse (absolument) énorme. Une partie des keyboards (discrets) et envoûtants, seraient enregistrés par Scott Warren (remercié dans les crédits). La production a été confiée à Mike Fraser (qui cette année là a aussi produit le Coverdale/Page), terriblement efficace elle accentue la puissance (monstrueuse) de l'album. "Strange Highways" continu dans la voie ouverte par un "Dehumanizer" (réalisé avec Black Sabbath en '92), avec une orientation qui voyait R.J. Dio emprunter une direction plus radicale (propice aux 90's). L'esprit de l'album flotte dans un tourbillon d'ambiances malsaines, "Jesus Mary & The Holy Ghost" et sa fin diabolique, l'urgent "Firehead" et le mystique (et excellent) "Strange Highways" ont en trame de fond des riffs et des rythmes lourds (parsemés d'effets démoniaques en studio). Or si l'on pénètre dans ce nouvel univers (au premier abord choquant), il faut reconnaître une qualité d'interprétation fort bien retranscrite. L'ambiance des titres, que ce soit sur un terriblement groovy "Hollywood Black" ou les maléfiques "Evilution" et "Pain" s'avère pesante (et fatalement prenante). Les titres possèdent tout de même assez de groove, les "One Foot In The Grave" et "Give Her The Gun" qui (même dans un tel contexte) est conçu sur un rythme slow (mais extrêmement puissant), ou les terribles "Blood From A Stone" et "Here's To You" jusqu'au foudroyant "Bring Down The Rain" qui parviennent (tous) dans ce contexte nouveau et sombre, à être estampillés Dio.
Le pouvoir d'attraction de ce "Strange Highways" est encore plus fort que sur les productions précédentes de Dio (qui accentue une évolution malsaine), en étant remarquablement réalisé. Si ces voies étranges ont pu paraître dangereuses, il faut plutôt saluer les risques pris par Ronnie James Dio à travers ce "Strange Highways" sinueux, mais à l'issue finalement réussie.


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