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Voodoo. (in the south of witches valley.)
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Steelhammer
Steelhammer
Prix : EUR 15,43

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Steelhammer" : Metal Machine., 23 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Steelhammer (CD)
"Steelhammer" ce nouvel album pour le groupe U.D.O. (quelque peu remanié), mais aussi pour son chanteur (véritable icône du heavy metal germanique) qui évolue dans une formule traditionnelle, n'en demeure pas moins assez intéressant et assez bon.
Entamé par trois titres pour le moins efficaces, un "Steelhammer" fait d'acier bien trempé avec un pont mélodique et un "A Cry Of A Nation" au tempo plus lourd, ainsi qu'un fédérateur "Metal Machine" au refrain accrocheur. L'album (composé en grande partie par Dirkschneider et Fitty Wienhold son bassiste), et le groupe accueillent deux nouveaux guitaristes. Le premier recruté (Andrey Smirnov) a enregistré à lui seul toutes les guitares, il s'illustre de manière remarquable durant les quatorze plages qui composent cet album. Même sur un "Basta Ya" pas original pour un sous excepté un chant en Espagnol, et qui passe avec des airs fédérateurs et d'habiles guitares. De (bonnes) idées jalonnent tout au long des titres que ce soit, une mélodie entêtante sur un "Devil's Bite" autrement assez martial. Un rythme assassin sur un "Death Ride" ou encore sur un "Timekeeper" au solo orientalisant. Trois ballades vont aérer l'album, d'abord un "Heavy Rain" ou Udo accompagné d'un piano, toujours avec cette voix rauque et éraillée qui (s'il n'est pas Klaus Meine) rend ce titre écoutable, un persuasif "Never Cross My Way" bien balancé et "When Love Becomes A lie". "Take My Medicine" (heavy) et "Stay True" (plus speed) apportent aussi leurs lots de satisfactions interpellant l'auditeur, jusqu'au final de "Book Of Faith" (assez original lui avec une épitaphe symphonique), qui pourrait servir de bande son à un thriller post-apocalyptique genre "The Book Of Eli".
Ce "Steelhammer" à la production réalisée par les deux compositeurs de l'album, fait d'un metal-hard certes traditionnel est assez captivant, avec notamment de très bonnes parties de guitares. Et puis son chanteur, Udo cette véritable "Metal Machine" garde à jamais une côte particulière auprès des fans de heavy metal et ce, depuis son exceptionnel début de carrière avec Accept.


Unplugged and Strung Up
Unplugged and Strung Up
Prix : EUR 10,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Unplugged And Strung Up" : Saxon en versions acoustiques, orchestrées et réenregistrées., 17 février 2014
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Nouvelle parution en 2013 pour Saxon (après "Sacrifice"), avec ce "Unplugged And Strung Up" qui propose des titres enregistrés en versions acoustiques, mais pas uniquement puisqu'on trouve également des morceaux orchestrés ou réenregistrés.
Constitué de quatorze pistes "Unplugged And Strung Up" débute avec des titres remixés ou réenregistrés (cinq dont "Stallions on The Highway" "Battle Cry" ou "Forever Free" et "Just Let Me Rock"), à la production régénératrice. Les cinq morceaux orchestrés (sans doute à l'aide de samples plus qu'à un véritable orchestre) ont un rendu assez classe avec des effets donnant une ampleur encore plus épique, à des titres qui le valaient bien ("Crusader" "The Eagle Has Landed" "Call To Arms"). Ce sont les dernières pistes qui sont acoustiques dont une ("Iron Wheels") en live, et un "Coming Home" en mode rock sudiste. Un premier CD cool, qui à défaut de s'avérer complètement indispensable passe très bien (voyant Saxon mixer habilement les styles) sur des titres, archi-connus ou d'autres plus obscurs ("frozen Rainbow" du premier album en '79). L'édition limitée contient (en plus d'un superbe livret) un second CD "Heavy Metal Thunder" (déjà édité en '02). Un véritable ouragan constitué de treize classiques, repris à la puissance dix par le chef Byff Byford et l'orchestre du Saxon.
Ce "Unplugged And Strung Up" (album parenthèse) de Saxon mérite donc, une écoute attentive et ne justifie aucunement de finir pendu à son terme.


Tales of Winter:Rock Opera
Tales of Winter:Rock Opera
Prix : EUR 19,10

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Tales of (Wizards in) Winter" : Selections from the TSO Rock Operas., 13 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Tales of Winter:Rock Opera (CD)
Ce "Tales Of Winter" n'est pas à proprement parler un nouvel album du Trans-Siberian Orchestra. C'est une sélection de titres issus des cinq disques que compte la discographie de ce groupe (orchestre) Américain. Ce projet monté par Paul O'Neill auquel participe également Jon Oliva de Savatage.
De nombreux (ex) membres de ce groupe y officient, Chris Caffery et Al Pitrelli aux guitares, Johnny Lee Middleton à la basse et Jeff Plate à la batterie (entre autres). Mais également de nombreux musiciens de tous horizons, notamment au chant sur ce disque. Ce TSO à donc une base heavy, mais s'inspire de pièces issues de la musique classique et se présente sous des airs de comédies musicales. Musicalement, on passe de pièces aux airs opératiques comme sur le titre d'ouverture ("Night Enchanted") emprunté à Verdi, à des morceaux réellement heavy comme sur l'instrumental "Sarajevo 12/24" qui est issu du concept album "Dead Winter Dead" de Savatage. Le mixage est parfois très convaincant alliant grandeur classique et lourdeur métallique, surtout d'ailleurs sur les titres instrumentaux ("Wizards in Winter" "Dreams Of Fireflies" et "Wish Liszt" ou le chanté "A Last Illusion" qui empruntent à des airs de compositeurs de musique classique tels que Beethoven et Mozart), mais est aussi parfois plus pompeux sur de nombreuses ballades ("I'll Keep Your Secrets" "Old City Bar" et "Ornament" ou des chants de Noël comme "Christmas Canon"), qui si elles sont très bien interprétées semblent plus typiquement destinées à un grand public Américain plus qu'aux Metal Maniacs Européens. Dans l'ensemble l'album et l'interprétation (irréprochable) se tiennent, avec sur la fin de ce CD éclectique, un bluesy "Christmas Nights In Blue" la ballade "Music Box Blues" l'instrumental "A Mad Russian's Christmas" (qui emprunte à Tchaikovsky), et le long "Epyphany". Il ne faut donc pas être réfractaire à ce mélange de genre. Toute la difficulté de cet orchestre Américain se trouve d'ailleurs là, mixer ce grand melting point et le faire partager à différentes cultures. Une des édition est accompagnée d'un DVD (relativement décevant), dans le sens où ce n'est pas un concert (réputés très spectaculaires), mais une histoire ("The Ghosts Of Christmas Eve") qui est narrée, on y voit seulement le groupe interpréter le concept dans une configuration théâtrale.
Ce "Tales Of Winter" où c'est une petite déception on n'entend guère chanter Jon Oliva (qui tient en fait les keyboards et participe à quelques compositions), présente le Trans-Siberian Orchestra ce groupe Américain surtout drivé par le visionnaire Paul O'Neill, qui devra sans doute persévérer pour imposer son projet aux Européens.


A Long Days Night - Live
A Long Days Night - Live

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Forbid the Curse of : "A Long Day's Night" !, 7 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : A Long Days Night - Live (CD)
"A Long Day's Night" est le quatrième live officiel du Blue Öyster Cult qui s'est posé (lors d'un solstice d'été) à Chicago dans l’Illinois, un 21 juin 2002.
Même s'il a pris de nombreux visages tout au long de ces dernières années, le Monstre qui évolue ici est celui des derniers albums, et en impose par sa stature. Les anciens du Cult que sont Eric Bloom, Donald "Buck Dharma" Roeser et Allen Lanier qui représentent alors à eux trois la colonne principale du groupe de Long Island à New York, rassurent d’entrée en interprétant un énergique "Stairway To The Stars" (extrait de leur tout premier album éponyme en '72). Ce quatrième live voit le B.Ö.C. interpréter (logiquement) ses hits, comme ce "Burning For You" plus heavy que dans sa version studio d’origine, et à surtout l’avantage de proposer des titres jamais (ou peu) repris en concert. Se sont ainsi les rares "Od’D On Life Itself" et l’excellent "Quicklime Girl" (tout deux issus de "Tyranny And Mutation" en '73), qui surgissent du lointain passé du groupe. Si le "5 Guitars" a disparu corps et âmes après le départ de Albert Bouchard en '81, le "Buck’s Boogie" résiste toujours et plutôt vachement bien aux affres du temps. Le live couvre également toute leur discographie, "Dance On Stilts" et "Harvest Moon" représentant les deux derniers et convaincants albums "Heaven Forbid" ('98) et "Curse Of The Hidden Mirror" ('01). Même si l’on peut déplorer que ces derniers ne soient pas plus représentés, surtout par des extraits repris par son chanteur au registre le plus hard, Eric Bloom. Pour différencier ce support CD, qui comprend treize extraits (par rapport à son pendant DVD qui lui en propose dix-neuf), la maison de disque (maline) à incorporé une version absolument magnifique du titre "Astronomy". Ce titre repris (entre autre) par Metallica mais également par le B.Ö.C. lui-même, puisqu'il apparaît sur les albums "Secret Treaties" en '74 et également sur le conceptuel "Imaginos" en '88. L’incendiaire "Cities On Flame" se voit refroidit par le plus posé "Perfect Water" (issu de "Club Ninja" en '85), qui s'il peut s’avérer ne pas être le choix le plus évident pour représenter ce disque (le plus décrié du groupe), s'en tire avec les honneurs dans ce contexte. Voir enfin figurer sur un live officiel une version de "Lips In The Hills" est également une grande satisfaction, lui qui faisait vraiment défaut par son absence sur un "Extraterrestrial Live" (le précédent live du B.Ö.C. paru en '82 vingt ans auparavant). Quant au génétiquement (et monstrueusement) heavy "Godzilla" il voit, les membres de la nouvelle section rythmique exécuter leurs solos (ceux qu'Eric Bloom présente comme des monster bass et monster drums), l’excellent Danny Miranda qui s’amuse et se ballade tout au long du show, et Bobby Rondinelli qui assure l’assise du Monstre durant le concert. Le treizième extrait "Don't Fear The Reaper" introduit par un cours chorus de guitare clôt ce live, permettant une nouvelle fois à "Buck Dharma" de briller avec ses guitares incandescentes.
Ce quatrième live officiel semble clôturer la discographie du B.Ö.C. alors, qu'il arpente toujours les scènes d'Europe et d'Amérique. En attendant ce "A Long Day's Night" live à Chicago, présente un Blue Öyster Cult au top avec un line up très convaincant et une interprétation sans failles.


Blue Oyster Cult : Long Days Night
Blue Oyster Cult : Long Days Night
DVD ~ Blue Oyster Cult

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "A Long Day's Night" : on the Summer Solstice in Chicago !, 2 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Oyster Cult : Long Days Night (DVD)
C'est bien l'ombre du logo du Blue Öyster Cult qui plane au dessus de Chicago (en ce jour de solstice d'été du 21 Juin 2002), date à laquelle a été captée le premier DVD du groupe. Dans cette ville de l'Illinois, rendue célèbre par un certain Al Capone (de triste mémoire), durant la période de prohibition.
Si l'image (impeccable) de ce DVD montre un groupe qui ne rajeunit pas (le look des protagonistes n’est pas leur priorité), autour des trois piliers de Long Island que sont Eric Bloom, Donald "Buck Dharma" Roeser et le discret Allen Lanier, le line up présent (celui qui a enregistré les derniers albums) en impose par sa stature. Entamé par les trois premiers titres identiques à son pendant CD (dont un "Burning For You" bien loin des tonalités fm de sa version studio), le DVD propose le concert dans sa (presque) intégralité, et couvre la longue carrière du gang de New York. Piochant au sein d'une bonne partie de leur première trilogie, à commencer par un "Stairway To The Stars" issu du tout premier album éponyme, aux côtés des rares "Od'D On Life Itself" et du superbe "Quicklime Girl" issus de "Tyranny And Mutation" (qui n'ont pas du être souvent repris en concert). "Dance On Stilts" et "Harvest Moon" représentent les tout derniers albums ("Heaven Forbid" et "Curse Of The Hidden Mirror"), même si l'on peut déplorer l'absence de plus d’extraits de ces derniers qui semblaient particulièrement taillés pour les conditions live (ceux souvent interprétés par Eric Bloom) le lead vocals au registre le plus hard du B.Ö.C. Sept extraits de plus s'incrustent lors du show par rapport au CD. Un "E.T.I." (avec un Bloom seulement chanteur qui file aux keyboards pendant le solo de "Buck Dharma"), le tranchant "Harvester Of Eyes" (qui voit Allen Lanier s’emparer d’une troisième guitare), "Flaming Telepaths" (qui tourne à la démence avec des néons aux effets foudroyants et un Bloom maléfique sur un final spectaculaire). Le magnifique "Last Days Of May" (qui donne lieu à un duel de guitares entre un Lanier appliqué au solo et "Buck Dharma"). L'incendiaire "Cities On Flame" se charge d’attiser l'ambiance après ces démonstrations tout comme le guerrier "M.E.262". Le plus posé "Perfect Water" extrait du spatial et décrié "Club Ninja" s'en sort plutôt bien dans ce contexte live, et permet finalement d’apaiser l’atmosphère avant le bouillant "Lips In The Hills". Quant au génétiquement (et monstrueusement) heavy "Godzilla" (à trois guitares), il voit les nouveaux membres du Cult exécuter leurs solos (ceux qu’Eric Bloom présente comme des monster bass et monster drums), l’excellent Danny Miranda qui se ballade et s’amuse tout au long du show, et le batteur Bobby Rondinelli qui assure l'assise du gang (de New York) durant le concert. Un bref chorus de guitare introduit un "Don’t Fear The Reaper" avant un rappel, qui déboule avec le hard "Dominance And Submission" et le killer "The Red And The Black" où Eric Bloom ressort sa guitare noire en forme de signe cabalistique, celle qui orne les pochettes du B.Ö.C. dessinée par Bill Gawlik aux balbutiements du groupe, il y maintenant bien longtemps.
Ce DVD semble clore la discographie du B.Ö.C. (depuis cette année 2002 aucune réelle nouveauté n'est venue s'ajouter à son catalogue), alors que le groupe tourne toujours. En attendant "A Long Day's Night" est bien un long et superbe concert archi-complet. Avec ses dix-neuf extraits, le Blue Öyster Cult a réellement délivré une sacrée prestation en ce long jour de solstice d'été à Chicago.


Curse of the Hidden Mirror
Curse of the Hidden Mirror
Prix : EUR 11,93

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Curse Of The Hidden Mirror" : Eye Of The Hurricane !, 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Curse of the Hidden Mirror (CD)
Ce treizième méfait de "Curse Of The Hidden Mirror" publié en 2001, voit le retour d'un (damné) Blue Öyster Cult, trois ans après un vigoureux "Heaven Forbid" qui présageait d’un avenir sous de bons auspices.
Le line up qui a enregistré ce dernier album, est pratiquement le même que sur le précédent. Eric Bloom, "Buck Dharma" et Allen Lanier (pour les anciens), Danny Miranda et Bobby Rondinelli (qui occupe la batterie à temps plein cette fois), pour les nouveaux. L'auteur John Shirley se chargeant de pratiquement tous les textes (occultes). Si "Heaven Forbid" voyait le B.Ö.C. opérer un virage radicalement hard toutes guitares en avant, "Curse Of The Hidden Mirror" se voit conduit de manière plus lente que rapide. Sa production laisse aussi plus de place à la rythmique (le jeu du bassiste Danny Miranda y est un régal). Plus subtil dans la forme, l'album délivre des ambiances et des rythmes moins directs. L'effet produit (même s’il est moins immédiat), est aussi délectable. Comme sur l'effort précédent, les titres interprétés par "Buck Dharma" sonnent moins agressifs du fait d'un timbre de voix moins typé hard-rock, les rockers "Dance On Stilts" et plus loin "Pocket" entament ainsi l’album tranquillement. Toujours plus loin, un mélodique "Here Comes That Feeling" et la ballade "Stone Of Love" (écrite avec Richard Melzter), entretiennent un flot passablement calme. Les premiers titres repris par Eric Bloom un "Showtime" (à la base reggae), et le tout en ambiance et excellent "The Old Gods Return" demeurent (relativement) calmes, plus slow que speed. C'est lorsque le démon (qui sommeille en son lead vocals le plus enragé) se réveille, que l'on retrouve une hargne plus franchement apparente avec le dément "One Step Ahead Of The Devil" et dans une moindre mesure sur l'enragé "I Just Like To Be Bad". L’obscur slow "Out Of The Darkness" toujours interprété par Eric Bloom (un fait qui demeure assez rare), se voit transpercé d'un beau solo du toujours exceptionnel "Buck Dharma". Cette malédiction se poursuit par deux pièces totalement envoûtantes, surtout avec le malsain "Eye Of The Hurricane" à l'ambiance démentielle (grâce à cette science particulière propre au B.Ö.C.), ainsi qu'un "Good To Feel Hungry" aux délicieuses lignes de basse de Danny Miranda qui coécrit ce titre.
Alors que le groupe semblait bien relancé avec ce line up convaincant, ce maudit treizième album de "Curse Of The Hidden Mirror" (à la séduction tout en nuance), demeure toujours (étrangement) l’ultime album studio produit par le Blue Öyster Cult, alors que le groupe tourne toujours inlassablement.


Heaven forbid
Heaven forbid
Proposé par Hot Shot Records
Prix : EUR 17,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Heaven Forbid" : I'd Like To See You In Black !, 19 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heaven forbid (CD)
C'est (après une décennie de silence radio) que le Blue Öyster Cult resurgit (enfin) du fin fond des abysses, et publie (en '98) ce "Heaven Forbid" assez sombre et vigoureux.
Si (de ce côté de l'Atlantique) on avait perdu la trace du groupe, les survivants du B.Ö.C. ne cessèrent de tourner régulièrement aux U.S.A. (leur patrie d'origine). Il y eu bien quelques tempêtes à essuyer, évincé de leur label historique (Columbia) dix ans plus tôt, le line up évoluera aussi en conséquence. Toujours emmené par ses désormais deux leaders naturels Eric Bloom et Donald "Buck Dharma" Roeser, ce douzième album voit le retour d'Allen Lanier aux keyboards. Une nouvelle section rythmique a rejoint le groupe, Danny Miranda à la basse et Chuck Burgi à la batterie (excepté sur un titre), où c'est Bobby Rondinelli qui y officie. Ces deux batteurs ayant à différentes périodes évolué au sein de Rainbow, Rondinelli ayant même dépanné les Scorpions lors des sessions de "Love At First Sting" en '83, et également joué pour Black Sabbath. Musicalement si avec leurs derniers albums ("The Revölution By Night" et "Club Ninja" en tête), le son du groupe évoluait dans un ton très soft (excepté sur un plus heavy "Imaginos" qui était surtout un projet élaboré par Albert Bouchard son batteur originel), ce "Heaven Forbid" (à la pochette horrifique censurée), montre un Cult particulièrement hard et fonçant toutes guitares en avant. Le sombre et vif "See You In Black" annonce d'ailleurs rapidement la couleur (composé par le duo de guitaristes et écrit avec un nouvel auteur John Shirley qui se charge des textes de l'album), et assure que le groupe n'est aucunement dépassé. Tous les titres interprétés par son lead vocals (le plus électrique) Eric Bloom, sonnent ainsi terriblement hard et heavy, que ce soit le puissant "Power Underneath Dispair" un terrifiant "Hammer Back" (à la fin presque thrash), ou "Cold Gray Light Of Dawn". Donald Roeser qui interprète de nombreux morceaux lui aussi (même s'il possède un timbre de voix moins hargneux), envoie de percutants titres "Harvest Moon" "X-Ray Eyes" ou le déjanté "Damaged" aux solos toujours aussi efficaces. Sept premiers titres, au trip extrêmement convaincant et qui ne font guère de quartiers. La fin de l'album interprétée par Roeser à une tonalité plus mélodique (ou moins horrifique à l'image de la pochette diffusée en Europe), avec un "Real World" (en partie acoustique) ou la ballade "Live For Me" et un speed "Still Burnin'". Aux côtés de ces dix nouvelles plages, a été ajouté "In Thee" extrait de "Mirrors" en live, qui ne s'imposait pas vraiment dans ce contexte.
Quoiqu'il en soit, "Heaven Forbid" s'affirme comme un retour payant et gagnant. Une bonne partie de l'album sonnant vigoureusement et on ne peut plus actuelle. S'il fut le seul album du Blue Öyster Cult publié durant les nineties, il laisse entrevoir de belles perspectives pour un groupe de vétérans, plutôt bien conservés.


Imaginos
Imaginos
Prix : EUR 16,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "Imaginos" and The Invisible Ones : une söciété secrète !, 28 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Imaginos (CD)
"Imaginos" est un concept album publié en '88 sous le nom du Blue Öyster Cult. Ce projet élaboré pendant de longues années par Albert Bouchard (qui avait quitté le groupe en '81 pour réaliser cette œuvre en solo), est produit et écrit avec leur parolier et manager Sandy Pearlman.
La fiction narre l'histoire d'un agent (Imaginos) aux apparences changeantes, envoyé sur terre par les habitants d'un monde parallèle (The Invisibles Ones), qui en modifiant le cours de l'histoire éprouvent la capacité des hommes face au mal et au chaos. L'album voit les cinq membres d’origine du Blue Öyster Cult de nouveau réunis. Albert Bouchard, son frère Joe et Allen Lanier impliqués à divers degrés, comme Eric Bloom et Donald "Buck Dharma" Roeser. De nombreux musiciens interviennent tout au long du processus de l'histoire (dont le "Guitar Orchestra Of The State Of Imaginos" une bande de sept mercenaires avec notamment Robbie Krieger des Doors et Joe Satriani). La rythmique est assurée par les nouveaux membres du Cult Tommy Zvoncheck, Kenny Aaronson et Tommy Price aux keyboards à la basse et à la batterie. Complexe et chaotique à la fois (comme toute œuvre du B.Ö.C. qui se respecte), cette fiction voit ses neuf segments éparpillés dans le désordre. L'histoire retranscrite (entamée au 19ème siècle) débuterait avec le second morceau, et se terminerait avec son septième titre. Musicalement irréprochable, l'album s’écoute très facilement. Il est doté d'une excellente production. Claire et puissante à la fois, elle sert des guitares acérées qui se taillent la part du lion. Les compositions reprises par plusieurs lead vocals à la fois, sont tour à tour heavy et mélodiques, l'interprétation est soutenue d'ambiances grandiloquentes. Établi dans l'ordre, le concept s'entamerait avec "Les Invisibles" (ces habitants d'un monde parallèle) un titre à l'ambiance extra qui plante le décor d'entrée. Suivi du titre éponyme "Imaginos" qui voit l'apparition de l'agent (dans son premier rôle d'aventurier), en partance sur un voilier en l'an de grâce 1829 sur un "Del Rio's Song". L'agent laissé pour mort sur un "Blue Öyster Cult" (au solo de Robbie Krieger), voit sa résurrection (grâce à l'intervention de la secte de l'huître bleue), se prénommant dorénavant Desdinova. Il précéderait un intrigant et célébrant "I Am The One You Warned Me Of" heavy en diable. L'ardent "The Siege Of Investiture Of Baron Von Frankeinstein's Castle At Weisseria" (au solo de Joe Satriani), possède une ambiance aussi fantastique que son appellation est longue. Alors que c'est sur une atmosphère apaisante que l'histoire se poursuivrait avec la ballade "In The Presence Of Another World" puis planante, avec la reprise de "Astronomy" (originellement introduit d'une narration de Stephen King "a bedtime story for the children of the damned"). C'est sur un légèrement progressif "Magna Of Illusion" que la fiction prendrait fin.
S'il fut le dernier album du Blue Öyster Cult enregistré pour le label Columbia (conçu comme une trilogie par ses géniteurs), ce sombre et chaotique concept de "Imaginos" (à la pochette noire comme les ténèbres), s’avère captivant d’un extrême à l’autre. Par la force des choses, il devint un album culte.


Club Ninja
Club Ninja
Prix : EUR 7,48

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3.0 étoiles sur 5 "Club Ninja" : Shadow Warrior., 15 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Club Ninja (CD)
"Club Ninja" publié début '86 (ou toute fin '85), est le dixième album studio du Blue Öyster Cult. Comme de nombreux albums du groupe, il demande un effort particulier pour être apprécier.
En ces mid-eighties le line up du B.Ö.C. (jusqu’ici relativement stable), subi régulièrement des bouleversements dorénavant. S’il est toujours dirigé par les anciens du Cult Eric Bloom et Donald "Buck Dharma" Roeser, et voit encore apparaître (pour la dernière fois à la basse) Joe Bouchard, il a mine de rien perdu Allen Lanier (remplacé par Tommy Zvoncheck) aux keyboards. Ce qui semble passer relativement inaperçu à l'époque (comme le départ du batteur Rick Downey qui avait pris la place d'Albert Bouchard), et qui est remplacé en studio par Tommy Price. Musicalement ce "Club Ninja" qui est leur album le plus décrié ne démérite pas tant que ça, mais il peut s'avérer difficile à cerner. Pas parce que peu de titres sont signés des membres originaux du groupe (le B.Ö.C. a toujours fait appel à de nombreuses aides extérieures). La trame de l'album est majoritairement faite d'un rock (policé) typiquement Américain, avec cependant cette atmosphère propre au Cult (et ce n'est ni du fm à la Bon Jovi ni du glam à la Mötley Crüe). Plus obscur est et a toujours été le Blue Öyster Cult, différent et plus difficile d'accès. Quelques titres maintiennent une ambiance rock ou hard (particulièrement ceux interprétés par Eric Bloom), "White Flags" "Make Rock Not War" ou un terrible "Beat 'em Up" où l’on retrouve la hargne naturelle du chanteur, où "Buck Dharma" envoie toujours d’excellentes parties de guitares (riffs d’enfer solos divins), même si celles ci ne sont pas spécialement mixées en avant. Et dès que ce guitariste s’empare du chant, comme sur "Perfect Water" et "Spy In The House Of The Night" qui sont encore de bons morceaux d'un rock (très) soft, ces titres perdent beaucoup en intensité. A l’instar de ce "Dancin' In The Ruins" pris dans une spirale qui rend un brin compliquée l'approche de ce dixième disque. C'est la fin de l'album qui renoue avec des thèmes propre au B.Ö.C. avec "When The War Comes" (écrit avec Sandy Pearlman) qui produit l'album, et un (relativement) heavy "Shadow Warrior" ainsi qu'un planant et magnifique "Madness To Our Method".
Ce spatial "Club Ninja" développe une ambiance peu évidente à saisir de prime abord, et il demande quelques efforts pour être apprivoisé. A son arrivée l'album passera relativement inaperçu, destiné qu'il semble être aux initiés du Blue Öyster Cult.


THE Revolution By Night
THE Revolution By Night

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "The Revölution By Night" : Take Me Away., 9 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : THE Revolution By Night (CD)
Si le Blue Öyster Cult apparaît toujours aussi énigmatique (à l'image de l'artwork) de ce "The Revölution By Night" publié en '83, il demeure musicalement immédiatement identifiable. Mais cette Revölution possède une production (réalisée par Bruce Fairbairn), parée de tons commerciaux parfois envahissants.
S'il fut le premier album réalisé sans son batteur originel Albert Bouchard (parti forger les démos d'un "Imaginos") et remplacé par Rick Downey, il voit Eric Bloom et Donald "Buck Dharma" Roeser proposer la majorité des compositions (avec des auteurs extérieurs au groupe), aidés de Joe Bouchard, Allen Lanier délaissant totalement cet exercice. Entamé par un époustouflant "Take Me Away" qui dépote sévèrement avec des guitares aux riffs agressifs et un terrible solo, ce premier (super) titre n'est absolument pas représentatif de ce nouvel album (du moins dans sa première partie). Et sa suite peut s'avérer déroutante, tant le B.Ö.C. habitué à brouiller les pistes va poursuivre dans cette voie. Dès le second titre, cet "Eyes On Fire" qui garde une certaine hargne interprété qu'il est par Eric Bloom, on sent un ton fm qui va s'accentuer surtout sur les compositions de Donald Roeser. Et cette fois, les titres "Shooting Shark" et "Veins" où "Buck Dharma" distille pourtant de divines parties de guitares, se voient noyés dans cette production aux tons bien soft. Heureusement sa suite (ou sa seconde face) reprend sur un ton plus énergique, majoritairement interprétée par Eric Bloom qui se charge de reprendre avec son chant plus typé hard, les titres les plus efficaces. Avec de bien meilleurs morceaux aussi, comme cet intrigant "Shadow Of California" qui est l'oeuvre de Joe Bouchard et de Sandy Pearlman (et certainement avec le premier titre le meilleur morceau de l'album). Un terrible "Feel The Thunder" d'Eric Bloom, est également à retenir comme une des compositions les plus énergiques et intéressantes, avec le plus glam "Let Go" (encore écrit avec Ian Hunter). Et dans une moindre mesure, ce "Dragon Lady" cette fois interprété par un Roeser au ton plus énergique. Joe Bouchard apportant aussi la ballade "Light Years Of Love".
Avec ce "Revölution By Night" le B.Ö.C. cultive son image intrigante. Si l'album contient encore de très bon morceaux, sa production rend son approche parfois difficile, (voir énigmatique) pour un profane du Cult. Mais le Blue Öyster Cult a aussi toujours été un groupe à part dans la sphère metal.


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