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Contenu rédigé par Voodoo
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Commentaires écrits par
Voodoo (In The South of Witches Valley.)
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Night in the Ruts
Night in the Ruts
Prix : EUR 14,28

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 "Night In The Ruts" : Right In The Nuts., 7 décembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Night in the Ruts (Album vinyle)
"Night In The Ruts" (paru en Novembre '79), est réalisé dans une drôle d'ambiance par un Aerosmith qui creuse les sillons de son dernier album édité dans les 70's, et qui balance le résultat d'un labeur au titre en contrepèterie.
Abusés par d'excessives consommations de substances illicites, les relations entre certains membres du groupe s'aggravent et les esprits s'échauffent pour de tout petit rien. En plein enregistrement, Perry part excédé avec seulement une partie des guitares enregistrées, il réalise alors son premier album solo "Let The Music Do The Talking" (publié en '80). Malgré cela alors que Jack Douglas se serait aussi éclipsé de son propre chef, et se voit remplacé par Gary Lyons (qui leur produit un son très clair), "Night In The Ruts" explose grâce à quelques bâtons de dynamite bien placés. On retrouve d'une part l'Aerosmith classique, fonceur et éruptif (avec ce hard-rock chargé de nitroglycérine) prêt à tout exploser, et celui qui exploite jusqu'à leurs sources (en brassant musique soul et blues). Les (excellents) "No Surprize" (qui relate l'histoire du groupe), le cuivré et irrésistible "Chiquita" (aux géniales lignes de basse d'Hamilton), le chaloupé "Cheese Cake" (avec un Perry à la guitare slide), le bluesy "Three Mile Smile" (au solo de Jimmy Crespo), et un "Bone To Bone" du tonnerre sentent le bon vieil Aero souffreteux (toujours égal à lui même). Mais les 'Smith vont aussi puiser dans leurs racines, avec "Remember (Walking In The Sand)" (une reprise des Shangri-Las) qui creuse jusqu'aux fins fonds de la soul, et en dynamitant deux blues, "Reefer Head Woman" et un "Think About It" (des Yarbirds) qui suinte de tous ces pores. C'est la (tendre) ballade "Mia" d'un Tyler de plus en plus aux commandes du groupe, et (comme sur le premier titre) Richard Supa à la guitare, qui referme cette mine gorgée de pépites.
Conçu dans une ambiance chaotique, l'alchimie de ce "Ruts" s'avère pourtant explosive. Aerosmith traverse une phase douloureuse, mais qui ne transparaît aucunement dans ce "Night In The Ruts" assez bien réalisé.


Rock or Bust
Rock or Bust
Proposé par A2Z Entertains
Prix : EUR 9,36

3.0 étoiles sur 5 "Rock Or Bust" : Hard Times, 1 décembre 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock or Bust (CD)
"Rock Or Bust" le nouvel album d'AC/DC, arrive après les navrantes nouvelles concernant la santé de Malcolm Young, son membre fondateur.
Le groupe a quand même pris le diable par les cornes et continue l'aventure (avec l'aval de Malcolm), avec l'intronisation de l'ancien Starfighters, Stevie Young, leur neveu à la guitare rythmique, qui les avaient déjà dépanné en tournée. Il ne pouvait y avoir de meilleur choix pour perpétuer l'héritage d'AC/DC. Le groupe n'a autrement pas créé de grands bouleversements. "Rock Or Bust" est encore mixé par Mike Fraser et produit par Brendan O' Brian, et en dépit des problèmes qui se sont ajoutés depuis, c'est bien Phil Rudd qui est à la batterie. Les onze titres (tout de même crédités aux frères Young), durent en moyenne trois minutes pour un album qui en excède juste trente quatre, évitant le risque de gaver. Brian Johnson est égal à lui même, la basse de Cliff Williams avantageusement mixée, la rythmique demeurant toujours aussi démangeante. "Rock Or Bust" et "Play Ball" les deux premiers extraits, sont aussi bons que brefs. Les parties de guitare d'Angus (peut-être pas assez mises en avant) sont bien présentes, que ce soit sur "Rock The Blues Away", "Miss Adventure", ou l'entraînant "Sweet Candy", même si elles sont brèves du fait de la durée de l'ensemble. D'autres morceaux sont à retenir puisque l'album monte en puissance au fur et à mesure des titres, avec l'efficace "Dogs Of War", et "Got Some Rock & Roll Thunder" (qui ont des airs de nouveaux classiques), ou "Hard Times" et "Baptism By Fire" qui enfoncent le clou, et démontrent que la formule du groupe perdure quoiqu'il arrive. "Rock The House" et "Emission Control" sans être des plus fondamentaux, ont toujours ce groove hard et blues très présent.
Malgré les moments difficiles que vit le groupe, AC/DC balance un "Rock Or Bust" pas révolutionnaire mais efficace, ce qui sans un de ces principaux cerveaux, n'est déjà pas si mal.


Live Bootleg
Live Bootleg
Proposé par EliteDigital FR
Prix : EUR 19,78

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Live! Bootleg" : Train Kept A Rollin'., 30 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Live Bootleg (CD)
"Live! Bootleg" (qui paraît en Octobre '78), restitue l'ambiance brut et incandescente de cet Aerosmith atomique en live, qui (en vendant ses albums par wagons entiers), est devenu un géant du rock Américain.
Singeant les fameux albums pirates qu'il parodie avec sa pochette (très moche), "Live! Bootleg" est principalement capté dans les grandes salles, que le groupe remplit en ces temps d'Aerosmithmania des années '77 à '78. Leurs titres de hard-rock explosifs (issus de leurs cinq premiers albums), côtoient également quelques reprises (dont le groupe a toujours été friand), mais comporte aussi quelques surprises. Les hits "Back In The Saddle", "Sweet Emotion", et "Toys In The Attic", sont issus de ces arènes. En dépit d'une production très roots à la limite des albums pirates, sur scène le groupe archi-rodé assure comme en témoigne un divin "Lord Of The Thighs". Plus surprenant, "Last Child" est lui capté dans un club où le groupe (pour échapper à sa démesure), se produisait parfois sous le nom de Dr. J. Joned and the Interns. Le "Come Together" des Beatles, fut capté lors d'un concert gardé si secret, qu'il se déroula dans une ambiance intimiste. Tandis que d'autres éruptions volcaniques explosent, de "Walk This Way", à "Sick As A Dog", de "Dream On", à "Sight For Sore Eyes", ou encore de "Mama Kin", à l'alarmant "S.O.S". Gonflé (et pour singer les Bootlegs jusqu'au bout), Aerosmith a inclut deux reprises ("I Ain't Got You" et "Mother Popcorn"), enregistrées lors d'un show diffusé simultanément à la radio chez eux à Boston à leurs débuts en '73, et plaquées telles quelles à la façon des albums pirates. Et (sans être mentionné), le titre "Draw The Line" figure bel et bien dans la set list, en précédant la reprise "Train Kept A Rollin'".
Sans être exempt de tout reproches à cause d'une production pas toujours digne de leur statut, "Live! Bootleg" est pourtant le reflet brut d'un Aerosmith volcanique, en constante éruption.


Draw The Line
Draw The Line
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Draw The Line" : The Hand That Feeds., 23 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Draw The Line (CD)
"Draw The Line" (paru en Décembre '77), est le cinquième élément d'un (devenu) géant parmi les géants, l'Aero Force One.
Le succès fulgurant d'Aerosmith (parfois plus empoisonneur que fédérateur), laisse aussi des traces. Tyler et Perry sont souvent préoccupés par leurs réapprovisionnements de consommations dopantes. Les attendant en studio, le trio rythmique (Whitford, Hamilton, Kramer) a ainsi pas mal contribué aux compositions de l'album, aidé de leur producteur Jack Douglas. Conduit par un "Draw The Line" en ébullition (sur un des riffs préférés de Perry), et un Tyler en furie (toujours égal à lui même), ce titre éponyme laisse augurer du meilleur. "I Wanna Know Why" et "Critical Mass", demeurent dans une veine dynamique, mais l'atmosphère tout en demeurant éruptive, semble plus nonchalante que fulgurante (à l'image des caricatures de la pochette). Le sudiste "Get It Up", et "Bright Light Fight", chanté par son auteur (un Perry qui s'empare pour la première fois du rôle de lead vocal), s'ils sont toujours prêts à renverser la vapeur apparaissent moins explosifs. C'est la seconde partie de l'album qui s'avère être la plus stupéfiante, avec "Sight For Sore Eyes", et "Milk Cow Blues" (une reprise énergisante), avec la belle ballade "Kings And Queens", (une critique des guerres saintes et des religions) où le ton déployé (notamment par son chanteur saltimbanque) y est simplement royal. Quant à "The Hand That Feeds", un morceau aussi explosif que dément, il semble pourtant faire partie de ces morceaux oubliés, (de ceux qu'y n'apparaissent désespérément ni sur aucun live ni sur aucune compilation), avec pourtant tous les ingrédients du groupe réunis (une rythmique au swing terrible, le solo d'un Perry incisif, et un Tyler électrique qui pousse très loin sa gouaille de rocker), et qui ravivent la lave à peine refroidit d'un groupe volcanique.
Si "Draw" apparaît moins fondamental que "Toys" et "Rocks", il demeure toutefois élémentaire au sein de leur discographie. Avec "Draw The Line", l'Aero Force One a encore frappé fort.


Redeemer of Souls
Redeemer of Souls
Prix : EUR 6,99

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Redeemer Of Souls" : March Of The Damned., 14 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Redeemer of Souls (CD)
"Redeemer Of Souls" le dix-septième album de Judas Priest, paraît quarante ans après leurs débuts discographiques, avec ce rédempteur d'âmes évoquant l'ange de "Sad Wings Of Destiny".
Nouvel album pour Judas Priest, (le premier avec le remplaçant de K.K. Downing), Ritchie Faulkner qui s'intègre bien, comme il l'avait déjà prouvé en live. Le plus gros doute concernant ce nouvel album provient de sa production, réalisée par Glenn Tipton et Mike Exeter, (également derrière les derniers Black Sabbath), où les guitares rythmiques manquent d'une certaine puissance. Les compositions elles, s'avèrent globalement convaincantes. L'orageux "Dragonaut" réaffirme d'entrée le style du Priest (avec les fameux duels de guitares), "Halls Of Valhalla" et ses vocaux bien sauvages secoue encore davantage. "Redeemer Of Souls" dans une veine bien heavy, fait partie de titres de facture plus classique (un terme qui définit assez bien cet album), comme le sont "Down In Flames", "Metalizer", "Battle Cry" (avec un Halford un peu limite), ou "Sword Of Damocles", qui s'il reste puissant est plus mélodique. "March Of The Damned" est (finalement) un sacré single, et "Hell & Back" (aussi efficace que sa basse), incarnent un esprit purement metal. Le groupe apporte aussi un souffle salvateur à l'album, avec des titres aux structures plus surprenantes, notamment avec l'épique "Cold Blooded", mais aussi sur un "Crossfire" aux sonorités blues, et un "Secrets Of The Dead" assassin, avec une mélodie orientale pesante qui convainc franchement. Le mélancolique "Beginning Of The End" clôturant l'album, avec un Rob Halford qui s'il ne peut plus atteindre ses (démentes) tonalités, reste un excellent chanteur de heavy metal. Une édition deluxe (un procédé en vogue du côté des groupes de Birmingham), comprend cinq titres bonus supplémentaires.
"Redeemer Of Souls", avec une production parfois étrange, demeure dans l'ensemble captivant, ce qui est d'autant plus remarquable après une si longue carrière. En espérant qu'il ne sonne aucunement comme l'épitaphe de Judas Priest.


Rocks
Rocks
Prix : EUR 7,00

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Rocks" : Nobody's Fault., 9 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rocks (CD)
"Rocks" avec sa pochette ornée de cinq diamants, (que l'on peut attribuer à la valeur artistique des musiciens), est le sommet de la toute première partie de carrière du quintet de Boston, et montre un Aerosmith à son zénith, auquel plus rien ne peut résister.
Le hard-rock éruptif d'Aerosmith va jaillir à la face du monde, avec "Rocks" (leur quatrième album paru en Mai '76). Un seuil artistique a encore été atteint, et la production de Jack Douglas a aussi franchit un pallier supplémentaire, (rendant plus accessible ce rock explosif). Le son a pris une ampleur encore plus significative, et cet album est à la fois leur plus direct et homogène, mais aussi leur plus brutal. C'est au galop qu'est entamé l'album, avec "Back In The Saddle", (écrit par Perry sur une basse à six cordes). Un état d'urgence se propage et envahit l'atmosphère de tout l'album, que ce soit au travers du vif "Rats In The Cellar", (en réponse au titre "Toys In The Attic"), du fantastique "Combination", ou du plombé "Get The Lead Out", et de l'alléchant "Lick And A Promise". Whitford très inspiré s'affirme aussi en composant deux moments forts, le funky "Last Child", et (un point culminant de l'album), l'obsédant "Nobody's Fault". Cette fois aucune reprise n'apparaît, tous les titres ont été composés par les membres du groupe, "Sick As A Dog" (au groove contagieux), est composé par Hamilton, et une nouvelle ballade de Tyler ("Home Tonight") termine cet album, qui les propulse à la place (convoitée) de king of rock.
Ce véritable joyau de "Rocks" est réellement énorme. Ce n'est peut-être la faute de personne, excepté cet Aerosmith qui a atteint un seuil artistique tellement élevé, qu'il sera difficile de le surpasser par la suite.


Toys in the Attic
Toys in the Attic
Prix : EUR 6,99

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "Toys In The Attic" : Sweet Emotion., 2 novembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Toys in the Attic (CD)
C'est "Toys In The Attic" le troisième album d'Aerosmith (publié en Avril '75), qui va réellement permettre aux Bostoniens de voler de leurs propres ailes, et les imposer dans leur pays.
L'éruption a bien eu lieu cette fois avec ce "Toys". La matière explosive que constitue le hard-rock volcanique d'Aerosmith, va se répandre comme une traînée de lave à travers les USA. Les titres de cet album arrangés et produits pour la seconde fois (et de remarquable manière), par Jack Douglas dégagent un effet sensationnel, à la fois aussi dangereux qu'attirant. Un pallier a été franchit et (hormis Kramer), chacun des membres a apporté des compositions. Perry a écrit trois titres incisifs (parmi les plus hard), d'abord un "Toys In The Attic", rapide et sulfureux qui se charge d'allumé la mèche, l'irrésistible "No More No More", qui traite d'un mode de vie rock 'n' roll, et qui deviennent des incontournables en live, ou des hits comme le saccadé "Walk This Way", et l'exquis "Sweet Emotion" (composé par Hamilton et seulement retenu lors des toutes dernières sessions d'enregistrements), qui amènent au groupe la reconnaissance d'un grand public. D'autres styles sont empruntés, plus nonchalant et swinguant comme sur "Uncle Salty", la reprise "Big Ten Inch Record" (aux paroles prêtant à confusion), et le cuivré "Adam's Apple" (qui évoque la théorie de l'évolution selon Tyler). L'obsédant et excellent "Round And Round" (la première composition de Whitford), rappelle la teneur plus brut des deux premiers albums (avec des effets mieux retranscrits), et "You See Me Crying", est une nouvelle ballade écrite par un félin Tyler (qui en propose sur chaque album), avec en trame de fond un orchestre symphonique.
"Toys In The Attic" en devenant leur premier album de platine (et relançant les ventes de ses deux prédécesseurs), déclenche une Aerosmithmania et impose aux Américains, un groupe auquel il est de toute façon inutile de résister.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Feb 8, 2015 8:02 PM CET


Get Your Wings
Get Your Wings
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Get Your Wings" : Lord Of The Thighs., 26 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Get Your Wings (CD)
"Get Your Wings" qui porte ce nom en référence au logo du groupe (qui pour la première fois est ornée d'ailes), paraît en Mars '74 et sonne encore comme une production assez obscure. Ses compositions sont déjà extrêmement convaincantes, mais aucune ne parviendra au sommet des Charts au moment de sa sortie.
"Get Your Wings" est le premier album du groupe a être produit par Jack Douglas (un assistant de Bob Ezrin le producteur exécutif), et Ray Colcord. Il montre toujours (après un premier enregistrement éponyme) un groupe dynamique au son assez brut, qui trouve ses marques petit à petit. Tyler apporte encore la majorité des titres, mais Perry compose deux rocks incisifs "Same Old Song And Dance" (où apparaissent des cuivres) et "Spaced". Le classieux "Lord Of The Thighs" avec un Tyler au piano, l'urgent "S.O.S. (Too Bad)" ainsi que "Train Kept A Rollin'" (une reprise qui fait référence à la version des Yarbirds) et débute là en version studio et finit en condition live, alimenteront régulièrement les set-list du groupe. Le bluesy "Woman Of The World" avec un super harmonica ou la très belle ballade "Seasons Of Wither", ne sont pas à proprement parlé des hits (mais sont indéniablement de bons morceaux) au groove contagieux. "Pandora's Box" toute ornée de cuivres, est la toute première composition de Kramer, avec un Tyler qui manie aussi bien le chant que le piano et l'harmonica, et clôt ce second album.
"Get Your Wings" passe (à sa sortie) encore relativement discrètement, il comporte pourtant de très solides titres que le groupe reprendra régulièrement durant toute sa carrière. Le son et le groupe se mettent tout simplement en place. "Wings" se vendra en fait bien mieux après le succès de "Toys" (son successeur), mais confirme qu'on a bien à faire à un groupe au rock volcanique qui se rapproche toujours plus de l'éruption.


Aerosmith
Aerosmith
Prix : EUR 7,00

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 "Aerosmith" : Make It., 19 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Aerosmith (CD)
L'éruption volcanique Aerosmith est apparue aux débuts des années soixante-dix, lorsque Steven Tallarico s'associe avec le guitariste Anthony Joseph Perry, déjà accompagné du bassiste Tom Hamilton au sein du Jam Band. Un cocktail explosif va alors émergé de cette fusion.
Ex batteur chanteur des Chain Reaction, et désormais rebaptisé Steven Tyler (qui se consacre au chant sur les conseils des ses deux acolytes), ils recrutent le (génial) batteur Joey Kramer, bientôt rejoint par Brad Ernest Whitford qui s'empare de la seconde guitare (à la place de Raymond Tabano). Après avoir hésité avec des noms tels The Hookers et Spike Jones, ils choisissent Aerosmith (un nom qui sonnait cool aux yeux de Kramer), et prennent pour base Boston dans le Massachussets. Ils puisent leurs inspirations dans le rhythm 'n' blues, et dans les groupes de rock Anglais tel les Yarbirds (bien que comparés aux Rolling Stones ce sont les Beatles qu'ils reprendront). Mixant leurs influences, Aerosmith retranscrit un son qui leur est propre et qui va rapidement les propulser au firmament du rock. Enregistré au cours de l'année '72 et produit par Adrian Barber, huit titres forment ce premier cataclysme (éponyme) à la production assez brut, et publié en Janvier '73. Cinq titres sont l'oeuvre de Tyler qui (étant l'aîné des membres) disposait d'un stock de morceaux, dont "Make It" qui ouvre l'album, ainsi que "Write Me" où encore "Somebody" (coécrit avec une aide extérieur au groupe). Ceux qui marqueront (le plus) l'histoire du groupe sont "Mama Kin" (qui ne quittera plus jamais leur set list live), "One Way street" et "Movin' Out" (la toute première composition du tandem Tyler/Perry), et le superbe "Dream On" (une ballade qui passe relativement inaperçue à l'époque). Ce morceau deviendra (pourtant) un hit, mais deux ans plus tard (pour l'heure Columbia leur maison de disques ne croit guère en l'album), et le groupe devra forger sa réputation en live. Une reprise ("Walkin' The Dog") éteint cette première éruption.
Si ces débuts passent relativement inaperçus, cet "Aerosmith" montre déjà l'étendue d'un groupe prometteur. Le quintet ne manquant pas d'atouts en étant constitué d'un chanteur félin et rageur (aux allures de saltimbanque), d'un soliste incisif et d'une rythmique (au swing contagieux), qui pratiquent un rock hard et éruptif qui ne demande qu'à exploser.


Return of the reaper
Return of the reaper
Prix : EUR 14,68

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Return Of The Reaper" : Season Of The Witch., 12 octobre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Return of the reaper (CD)
Un trip avec une pochette alléchante, un extrait (convaincant) entendu, deux arguments suffisamment intrigants pour se pencher sur ce "Return Of The Reaper" de Grave Digger.
Grave Digger, c'est du speed metal Allemand (un style qui ne rime pas forcément avec originalité). D'emblée ce qui impressionne c'est la production à la fois puissante, claire et on ne peut plus efficace de ce solide album. Le groupe balance rapidement (et logiquement) du speed, direct et sans fioritures (introduit par un bon thème instrumental au titre éponyme), "Hell Funeral" "War God" et "Resurrection Day" avec des guitares incisives et des solos qui dépotent bien, assurent un début rudement efficace. Plus heavy "Tattooed Rider" (avec des effets qui évoquent la production de l'album "Turbo" de Judas Priest), passe toujours avec ce son hyper nickel. Mais en ralentissant les tempos le groupe est tout autant marquant, développant une autre facette que son speed metal, avec l'excellent "Season Of The Witch" ou "Grave Desecrator" et "Dia De Los Muertos". Des paroles un peu téléphonées apparaissent toutefois sur plusieurs titres, comme sur "Road Rage Killer" (malgré tout un point fort de l'album) et "Death Smiles At All Of Us", leurs refrains étant plus efficaces qu'originaux. En fin d'album une ballade "Nothing To Believe" calme un peu cette cavalcade de riffs puissants.
Grave Digger qui pratique un style où la concurrence ne manque pas, balance cependant un "Return Of The Reaper" bien conçu, solide et très bien produit, et qui ne tergiverse pas avec un heavy speed efficace, mais varié et demeurant captivant.
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2015 9:20 PM MEST


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