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Voodoo (Just South of Witches Valley.)
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Maiden England (2 DVD)
Maiden England (2 DVD)
DVD ~ Iron Maiden
Prix : EUR 16,10

4.0 étoiles sur 5 Maiden England '88., 29 mars 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Maiden England (2 DVD) (DVD)
Cette sortie est la réédition en DVD de la VHS "Maiden England" (publiée en '89), après que Iron Maiden est investi le N.E.C. de Birmingham en '88, lors du "Seventh Son of a Seventh Son Tour".
Initialement produite par Martin Birch, cette réédition devenue "Maiden England '88" a été remixée par Kevin Shirley, et à la set-list originelle ont été rajoutés trois morceaux. On replonge pour une bonne partie du concert dans la phase la plus progressive du groupe. Si l'image trahie son époque, au niveau du son le mixage est meilleur. Le concept de ce style progressif est exploité au maximum, jusqu'au fameux titre éponyme ce "Seventh Son Of A Seventh Son" aussi splendide que rare (car uniquement interprété lors de cette septième tournée). Interprété (dans ce décor de glaces), avec des nappes de keyboards de Mickael Kenney (très à l’honneur dans ce concept). Le reste de la set list n’est qu'un déferlement de classiques (avec la face la plus heavy du groupe), auxquels ont été ajoutés trois furieux bonus "Run To The Hills" "Running Free" et "Sanctuary", qui ne figuraient pas dans l'édition originelle, (sans doute) pour ne par faire doublon avec un "Live After Death" encore récent. L'édition comprend un second DVD bonus, avec un chapitre sur l'historique du groupe, et la réédition du document "12 Wasted Years" publié en '87.
"Maiden England ’88" est un concert remis au goût du jour, où Iron Maiden mettait le feu (même dans un décor de glaces).
Remarque sur ce commentaire Remarque sur ce commentaire (1) | Permalien | Remarque la plus récente : Apr 12, 2015 9:33 PM MEST


Staying A Life
Staying A Life
Prix : EUR 8,99

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5.0 étoiles sur 5 "Staying A Life" : fureur et rigueur., 23 mars 2014
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Accept c'est une rythmique en béton, des guitares d'acier, et un chanteur hurleur du nom de Udo Dirkschneider. Une image (forte) restée ancrée dans bien des mémoires, qui a laissé une trace indélébile dans le milieu du heavy metal.
Alors que de son vivant Accept n'avait publié qu'un maigre mini-live, "Kaizoku Ban" (d'abord destiné au marché Japonais en '85), il aura fallu attendre que le groupe soit au point mort (après une tentative plus commerciale sans Udo), pour que cette erreur soit réparée et profiter d'un "Staying A Life" double live assassin (publié en '90). Enregistré (lui aussi) au Japon à Osaka en '85, il couvre la période (faste) des albums "Breaker" "Restless And Wild" "Balls To The Wall" et "Metal Heart" ("Russian Roulette" étant sorti en '86). Derrière une apparence para-militaire (un gimmick de son chanteur) se cache un heavy metal martial mais cependant mélodique avec, des textes dénonçant les difficultés de la société. A l'écoute de cet album, il est rapidement impossible de résister à cette ambiance live parfaitement retranscrite avec un son nickel et absolument béton. Un sévère groove soutient des morceaux hyper carrés. La basse de Peter Baltes envoie (et fout) une sacrée ambiance, poussée par la batterie précise du métronome Stefan Kaufmann (qui produit l'album). Wolf Hoffmann le lead guitar et principal compositeur de cette armada de hits y est également (très) à l'honneur, il est aussi secondé par Jörg Fischer aux guitares rythmiques. Udo assure dans son registre de hurleur qui sied parfaitement à ce heavy metal scandé. Et les dix-sept titres défilent à vitesse super sonique. "Metal Heart" "Breaker" "Screaming For A Love-Bite" "Up To The Limit" "Living For Tonight" "Princess Of The Dawn" "Neon Nights" "Burning" "Head Over Heels" "Restless And Wild" "Son Of A Bitch" "London Leatherboys" "Love Child" "Flash Rockin' Man" "Dogs On Leads" "Fast As A Shark" "Balls To The Wall". Autant de hits tueurs, qui resteront ancrés dans le patrimoine du heavy metal à jamais.
Accept avec ce live destructeur va raviver une telle demande, que "Staying A Life" est sans doute à l'origine du retour du quintet Allemand, deux ans plus tard.


Bridge the Gap
Bridge the Gap
Prix : EUR 20,38

6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Bridge The Gap" : Rock n Roll Symphony., 1 mars 2014
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Il semble qu'il y ait peu de promo en France autour du nouvel album de Michael Schenker. C'est d'autant plus regrettable que ce "Bridge The Gap" s'il a pour but de combler un fossé (celui d'années un brin chaotiques), réussi en partie sa mission avec un hard-rock (inspiré) qui fit la renommée du guitariste Allemand au début de sa carrière.
Présenté comme le fruit d'un groupe à part entière (le Michael Schenker's Temple Of Rock), la formation faite de vieux briscards devrait en imposer. Le chant est assuré par l’Écossais Doogie White (un ancien Rainbow), qui a pris part à l'écriture de tous les titres de l'album. La seconde guitare est tenue par Wayne Findlay qui s'occupe également des keyboards, quant à la section rythmique elle est assurée par deux anciens Scorpions, Francis Buchholz à la basse et Herman Rarebell à la batterie. Les trois ex Scorpions présent n'ayant plus rien enregistré en studio depuis les sessions d'un "Lovedrive" en '79, où Michael avait délivré quelques uns des plus beaux solos de l'album avec son feeling mélodique. Et ce touché on le retrouve autour des bons titres, qui façonnent ce "Bridge The Gap". Déjà Michael a trouvé en la personne de Doogie White, un performer indispensable à la bonne tenue d'un album (et d'un groupe). White délivre une prestation convaincante qui se confond aux mélodies du compositeur en titre. Schenker visiblement serein distille de très bons titres, la sauce prend immédiatement surtout sur les tempos médiums, que ce soit sur l'introductif "Where The Wild Winds Blow", l'exquis "Lord Of The Lost And Lonely" ou "To Live For The King" (aux guitares immédiatement reconnaissables). "Temple Of The Holy" à la saveur orientale séduit (parsemé de divines parties de keyboards), de même que les plus heavy "Shine On" et "Bridges We Have Burned". Quelques tempos plus rapides figurent aussi au contenu du disque, "Horizons" "Rock n Roll Symphony" "Land Of Thunder" ou "Because You Lied", sur une fin d'album qui (si elle est moins marquante reste intéressante), avec le lent "Black Moon Rising", et un entraînant "Dance For The Piper".
Avec une bonne production et un leader qui s'est bien entouré, "Bridge The Gap" atteint bien son but avec un Michael Schenker en forme et un groupe de briscards, le Temple Of Rock qui délivre une bonne rock n roll symphony.


Steelhammer
Steelhammer
Prix : EUR 14,99

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4.0 étoiles sur 5 "Steelhammer" : Metal Machine., 23 février 2014
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"Steelhammer" ce nouvel album pour le groupe U.D.O. (quelque peu remanié), mais aussi pour son chanteur (véritable icône du heavy metal germanique) qui évolue dans une formule traditionnelle, n'en demeure pas moins assez intéressant et assez bon.
Entamé par trois titres pour le moins efficaces, un "Steelhammer" fait d'acier bien trempé avec un pont mélodique et un "A Cry Of A Nation" au tempo plus lourd, ainsi qu'un fédérateur "Metal Machine" au refrain accrocheur. L'album (composé en grande partie par Dirkschneider et Fitty Wienhold son bassiste), et le groupe accueillent deux nouveaux guitaristes. Le premier recruté (Andrey Smirnov) a enregistré à lui seul toutes les guitares, il s'illustre de manière remarquable durant les quatorze plages qui composent cet album. Même sur un "Basta Ya" pas original pour un sous excepté un chant en Espagnol, et qui passe avec des airs fédérateurs et d'habiles guitares. De (bonnes) idées jalonnent tout au long des titres que ce soit, une mélodie entêtante sur un "Devil's Bite" autrement assez martial. Un rythme assassin sur un "Death Ride" ou encore sur un "Timekeeper" au solo orientalisant. Trois ballades vont aérer l'album, d'abord un "Heavy Rain" ou Udo accompagné d'un piano, toujours avec cette voix rauque et éraillée qui (s'il n'est pas Klaus Meine) rend ce titre écoutable, un persuasif "Never Cross My Way" bien balancé et "When Love Becomes A lie". "Take My Medicine" (heavy) et "Stay True" (plus speed) apportent aussi leurs lots de satisfactions interpellant l'auditeur, jusqu'au final de "Book Of Faith" (assez original lui avec une épitaphe symphonique), qui pourrait servir de bande son à un thriller post-apocalyptique genre "The Book Of Eli".
Ce "Steelhammer" à la production réalisée par les deux compositeurs de l'album, fait d'un metal-hard certes traditionnel est assez captivant, avec notamment de très bonnes parties de guitares. Et puis son chanteur, Udo cette véritable "Metal Machine" garde à jamais une côte particulière auprès des fans de heavy metal et ce, depuis son exceptionnel début de carrière avec Accept.


Unplugged and Strung Up
Unplugged and Strung Up
Prix : EUR 7,69

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4.0 étoiles sur 5 "Unplugged And Strung Up" : Saxon en versions acoustiques, orchestrées et réenregistrées., 17 février 2014
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Nouvelle parution en 2013 pour Saxon (après "Sacrifice"), avec ce "Unplugged And Strung Up" qui propose des titres enregistrés en versions acoustiques, mais pas uniquement puisqu'on trouve également des morceaux orchestrés ou réenregistrés.
Constitué de quatorze pistes "Unplugged And Strung Up" débute avec des titres remixés ou réenregistrés (cinq dont "Stallions on The Highway" "Battle Cry" ou "Forever Free" et "Just Let Me Rock"), à la production régénératrice. Les cinq morceaux orchestrés (sans doute à l'aide de samples plus qu'à un véritable orchestre) ont un rendu assez classe avec des effets donnant une ampleur encore plus épique, à des titres qui le valaient bien ("Crusader" "The Eagle Has Landed" "Call To Arms"). Ce sont les dernières pistes qui sont acoustiques dont une ("Iron Wheels") en live, et un "Coming Home" en mode rock sudiste. Un premier CD cool, qui à défaut de s'avérer complètement indispensable passe très bien (voyant Saxon mixer habilement les styles) sur des titres, archi-connus ou d'autres plus obscurs ("frozen Rainbow" du premier album en '79). L'édition limitée contient (en plus d'un superbe livret) un second CD "Heavy Metal Thunder" (déjà édité en '02). Un véritable ouragan constitué de treize classiques, repris à la puissance dix par le chef Byff Byford et l'orchestre du Saxon.
Ce "Unplugged And Strung Up" (album parenthèse) de Saxon mérite donc, une écoute attentive et ne justifie aucunement de finir pendu à son terme.


Tales of Winter:Rock Opera
Tales of Winter:Rock Opera
Prix : EUR 20,65

3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 "Tales of (Wizards in) Winter" : Selections from the TSO Rock Operas., 13 février 2014
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Ce "Tales Of Winter" n'est pas à proprement parler un nouvel album du Trans-Siberian Orchestra. C'est une sélection de titres issus des cinq disques que compte la discographie de ce groupe (orchestre) Américain. Ce projet monté par Paul O'Neill auquel participe également Jon Oliva de Savatage.
De nombreux (ex) membres de ce groupe y officient, Chris Caffery et Al Pitrelli aux guitares, Johnny Lee Middleton à la basse et Jeff Plate à la batterie (entre autres). Mais également de nombreux musiciens de tous horizons, notamment au chant sur ce disque. Ce TSO à donc une base heavy, mais s'inspire de pièces issues de la musique classique et se présente sous des airs de comédies musicales. Musicalement, on passe de pièces aux airs opératiques comme sur le titre d'ouverture ("Night Enchanted") emprunté à Verdi, à des morceaux réellement heavy comme sur l'instrumental "Sarajevo 12/24" qui est issu du concept album "Dead Winter Dead" de Savatage. Le mixage est parfois très convaincant alliant grandeur classique et lourdeur métallique, surtout d'ailleurs sur les titres instrumentaux ("Wizards in Winter" "Dreams Of Fireflies" et "Wish Liszt" ou le chanté "A Last Illusion" qui empruntent à des airs de compositeurs de musique classique tels que Beethoven et Mozart), mais est aussi parfois plus pompeux sur de nombreuses ballades ("I'll Keep Your Secrets" "Old City Bar" et "Ornament" ou des chants de Noël comme "Christmas Canon"), qui si elles sont très bien interprétées semblent plus typiquement destinées à un grand public Américain plus qu'aux Metal Maniacs Européens. Dans l'ensemble l'album et l'interprétation (irréprochable) se tiennent, avec sur la fin de ce CD éclectique, un bluesy "Christmas Nights In Blue" la ballade "Music Box Blues" l'instrumental "A Mad Russian's Christmas" (qui emprunte à Tchaikovsky), et le long "Epyphany". Il ne faut donc pas être réfractaire à ce mélange de genre. Toute la difficulté de cet orchestre Américain se trouve d'ailleurs là, mixer ce grand melting point et le faire partager à différentes cultures. Une des édition est accompagnée d'un DVD (relativement décevant), dans le sens où ce n'est pas un concert (réputés très spectaculaires), mais une histoire ("The Ghosts Of Christmas Eve") qui est narrée, on y voit seulement le groupe interpréter le concept dans une configuration théâtrale.
Ce "Tales Of Winter" où c'est une petite déception on n'entend guère chanter Jon Oliva (qui tient en fait les keyboards et participe à quelques compositions), présente le Trans-Siberian Orchestra ce groupe Américain surtout drivé par le visionnaire Paul O'Neill, qui devra sans doute persévérer pour imposer son projet aux Européens.


Long Days Night
Long Days Night
Prix : EUR 12,41

4.0 étoiles sur 5 Forbid the Curse of : "A Long Day's Night"., 7 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Long Days Night (CD)
"A Long Day's Night" est le quatrième live officiel du Blue Öyster Cult qui s'est posé (lors d'un solstice d'été) à Chicago dans l’Illinois, un 21 juin 2002.
Même s'il a pris de nombreux visages tout au long de ces dernières années, le Monstre qui évolue ici est celui des derniers albums, et en impose par sa stature. Les anciens du Cult que sont Eric Bloom, Donald "Buck Dharma" Roeser et Allen Lanier, qui représentent alors à eux trois la colonne principale du groupe de Long Island à New York, rassurent d’entrée en interprétant un énergique "Stairway To The Stars" (extrait de leur tout premier album éponyme). Ce quatrième live voit le B.Ö.C. interpréter (logiquement) ses hits, comme un "Burning For You" (plus heavy que dans sa version studio d’origine), et a surtout l’avantage de proposer des titres jamais (ou peu) repris en concert. Se sont ainsi les rares "Od’D On Life Itself" et l’excellent "Quicklime Girl" (tout deux issus de "Tyranny And Mutation"), qui surgissent du lointain passé du groupe. Si le "5 Guitars" a disparu corps et âmes après le départ de Albert Bouchard en '81, le "Buck’s Boogie" résiste toujours et plutôt drôlement bien aux affres du temps. Le live couvre également toute leur discographie, "Dance On Stilts" et "Harvest Moon" représentant les deux derniers albums, "Heaven Forbid" et "Curse Of The Hidden Mirror". Même si l’on peut déplorer que ces derniers ne soient pas plus représentés, surtout par des extraits repris par son chanteur au registre le plus hard, Eric Bloom. Pour différencier ce support CD, qui comprend treize extraits (par rapport à son pendant DVD qui lui en propose dix-neuf), la maison de disque (maline) a incorporé une version absolument magnifique du titre "Astronomy". Ce titre repris (entre autre) par Metallica mais également par le B.Ö.C. lui-même, puisqu'il apparaît sur les albums "Secret Treaties" et également sur le conceptuel "Imaginos". L’incendiaire "Cities On Flame" se voit refroidit par le plus posé "Perfect Water" (issu de "Club Ninja"), qui s'il peut s’avérer ne pas être le choix le plus évident pour représenter ce disque (le plus décrié du groupe), s'en tire avec les honneurs dans ce contexte. Voir enfin figurer sur un live officiel une version de "Lips In The Hills" est également une grande satisfaction, lui qui faisait vraiment défaut par son absence sur un "Extraterrestrial Live" (le précédent live du B.Ö.C. paru vingt ans auparavant). Quant au génétiquement (et monstrueusement) heavy "Godzilla", il voit les membres de la nouvelle section rythmique exécuter leurs solos (ceux qu'Eric Bloom présente comme des monster bass et monster drums), l’excellent Danny Miranda qui s’amuse et se ballade tout au long du show, et Bobby Rondinelli qui assure l’assise du groupe durant le concert. Le treizième extrait "Don't Fear The Reaper" introduit par un cours chorus de guitare clôt ce live, permettant une nouvelle fois à "Buck Dharma" de briller avec ses guitares incandescentes.
"A Long Day's Night" montre un Blue Öyster Cult au top, livrant une interprétation sans failles. Mais ce quatrième live officiel semble clôturer la discographie du B.Ö.C. alors qu'ils arpentent toujours les scènes d'Europe et d'Amérique.


Blue Oyster Cult : Long Days Night
Blue Oyster Cult : Long Days Night
DVD ~ Blue Oyster Cult

1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 "A Long Day's Night" : on the Summer Solstice in Chicago., 2 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Blue Oyster Cult : Long Days Night (DVD)
C'est bien l'ombre du logo du Blue Öyster Cult qui plane au dessus de Chicago (en ce jour de solstice d'été du 21 Juin 2002), date à laquelle a été captée le premier DVD du groupe. Dans cette ville de l'Illinois, rendue célèbre par un certain Al Capone (de triste mémoire), durant la période de prohibition.
Si l'image (impeccable) de ce DVD montre un groupe qui ne rajeunit pas (le look des protagonistes n’est pas leur priorité), autour des trois piliers de Long Island que sont Eric Bloom, Donald "Buck Dharma" Roeser et le discret Allen Lanier, le line up présent (celui qui a enregistré les derniers albums) en impose par sa stature. Entamé par les trois premiers titres identiques à son pendant CD (dont un "Burning For You" bien loin des tonalités fm de sa version studio), le DVD propose le concert dans sa (presque) intégralité, et couvre la longue carrière du gang de New York. Piochant au sein d'une bonne partie de leur première trilogie, à commencer par un "Stairway To The Stars" issu du tout premier album éponyme, aux côtés des rares "Od'D On Life Itself" et du superbe "Quicklime Girl" issus de "Tyranny And Mutation" (qui n'ont pas du être souvent repris en concert). "Dance On Stilts" et "Harvest Moon" représentent les tout derniers albums ("Heaven Forbid" et "Curse Of The Hidden Mirror"), même si l'on peut déplorer l'absence de plus d’extraits de ces derniers qui semblaient particulièrement taillés pour les conditions live (ceux souvent interprétés par Eric Bloom) le lead vocals au registre le plus hard du B.Ö.C. Sept extraits de plus s'incrustent lors du show par rapport au CD. Un "E.T.I." (avec un Bloom seulement chanteur qui file aux keyboards pendant le solo de "Buck Dharma"), le tranchant "Harvester Of Eyes" (qui voit Allen Lanier s’emparer d’une troisième guitare), "Flaming Telepaths" (qui tourne à la démence avec des néons aux effets foudroyants et un Bloom maléfique sur un final spectaculaire). Le magnifique "Last Days Of May" (qui donne lieu à un duel de guitares entre un Lanier appliqué au solo et "Buck Dharma"). L'incendiaire "Cities On Flame" se charge d’attiser l'ambiance après ces démonstrations tout comme le guerrier "M.E.262". Le plus posé "Perfect Water" extrait du spatial et décrié "Club Ninja" s'en sort plutôt bien dans ce contexte live, et permet finalement d’apaiser l’atmosphère avant le bouillant "Lips In The Hills". Quant au génétiquement (et monstrueusement) heavy "Godzilla" (à trois guitares), il voit les nouveaux membres du Cult exécuter leurs solos (ceux qu’Eric Bloom présente comme des monster bass et monster drums), l’excellent Danny Miranda qui se ballade et s’amuse tout au long du show, et le batteur Bobby Rondinelli qui assure l'assise du gang (de New York) durant le concert. Un bref chorus de guitare introduit un "Don’t Fear The Reaper" avant un rappel, qui déboule avec le hard "Dominance And Submission" et le killer "The Red And The Black" où Eric Bloom ressort sa guitare noire en forme de signe cabalistique, celle qui orne les pochettes du B.Ö.C. dessinée par Bill Gawlik aux balbutiements du groupe, il y maintenant bien longtemps.
Ce DVD semble clore la discographie du B.Ö.C. (depuis cette année 2002 aucune réelle nouveauté n'est venue s'ajouter à son catalogue), alors que le groupe tourne toujours. En attendant "A Long Day's Night" est bien un long et superbe concert archi-complet. Avec ses dix-neuf extraits, le Blue Öyster Cult a réellement délivré une sacrée prestation en ce long jour de solstice d'été à Chicago.


Curse of the Hidden Mirror
Curse of the Hidden Mirror

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Curse Of The Hidden Mirror" : Eye Of The Hurricane., 27 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Curse of the Hidden Mirror (CD)
Ce treizième méfait de "Curse Of The Hidden Mirror" publié en 2001, voit le retour d'un (damné) Blue Öyster Cult, trois ans après un vigoureux "Heaven Forbid" qui présageait d’un avenir sous de bons auspices.
Le line up qui a enregistré ce dernier album, est pratiquement le même que sur le précédent. Eric Bloom, "Buck Dharma" et Allen Lanier (pour les anciens), Danny Miranda et Bobby Rondinelli (qui occupe la batterie à temps plein cette fois), pour les nouveaux. L'auteur John Shirley se chargeant de pratiquement tous les textes (occultes). Si "Heaven Forbid" voyait le B.Ö.C. opérer un virage radicalement hard toutes guitares en avant, "Curse Of The Hidden Mirror" se voit conduit de manière plus lente que rapide. Sa production laisse aussi plus de place à la rythmique (le jeu du bassiste Danny Miranda y est un régal). Plus subtil dans la forme, l'album délivre des ambiances et des rythmes moins directs. L'effet produit (même s’il est moins immédiat), est aussi délectable. Comme sur l'effort précédent, les titres interprétés par "Buck Dharma" sonnent moins agressifs du fait d'un timbre de voix moins typé hard-rock, les rockers "Dance On Stilts" et plus loin "Pocket" entament ainsi l’album tranquillement. Toujours plus loin, un mélodique "Here Comes That Feeling" et la ballade "Stone Of Love" (écrite avec Richard Melzter), entretiennent un flot passablement calme. Les premiers titres repris par Eric Bloom un "Showtime" (à la base reggae), et le tout en ambiance et excellent "The Old Gods Return" demeurent (relativement) calmes, plus slow que speed. C'est lorsque le démon (qui sommeille en son lead vocals le plus enragé) se réveille, que l'on retrouve une hargne plus franchement apparente avec le dément "One Step Ahead Of The Devil" et dans une moindre mesure sur l'enragé "I Just Like To Be Bad". L’obscur slow "Out Of The Darkness" toujours interprété par Eric Bloom (un fait qui demeure assez rare), se voit transpercé d'un beau solo du toujours exceptionnel "Buck Dharma". Cette malédiction se poursuit par deux pièces totalement envoûtantes, surtout avec le malsain "Eye Of The Hurricane" à l'ambiance démentielle (grâce à cette science particulière propre au B.Ö.C.), ainsi qu'un "Good To Feel Hungry" aux délicieuses lignes de basse de Danny Miranda qui coécrit ce titre.
Alors que le groupe semblait bien relancé avec ce line up convaincant, ce maudit treizième album de "Curse Of The Hidden Mirror" (à la séduction tout en nuance), demeure toujours (étrangement) l’ultime album studio produit par le Blue Öyster Cult, alors que le groupe tourne toujours inlassablement.


Heaven forbid
Heaven forbid
Proposé par Hot Shot Records
Prix : EUR 17,98

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 "Heaven Forbid" : I'd Like To See You In Black., 19 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Heaven forbid (CD)
C'est (après une décennie de silence radio) que le Blue Öyster Cult resurgit (enfin) du fin fond des abysses, et publie (en '98) ce "Heaven Forbid" assez sombre et vigoureux.
Si (de ce côté de l'Atlantique) on avait perdu la trace du groupe, les survivants du B.Ö.C. ne cessèrent de tourner régulièrement aux U.S.A. (leur patrie d'origine). Il y eu bien quelques tempêtes à essuyer, évincé de leur label historique (Columbia) dix ans plus tôt, le line up évoluera aussi en conséquence. Toujours emmené par ses désormais deux leaders naturels Eric Bloom et Donald "Buck Dharma" Roeser, ce douzième album voit le retour d'Allen Lanier aux keyboards. Une nouvelle section rythmique a rejoint le groupe, Danny Miranda à la basse et Chuck Burgi à la batterie (excepté sur un titre), où c'est Bobby Rondinelli qui y officie. Ces deux batteurs ayant à différentes périodes évolué au sein de Rainbow, Rondinelli ayant même dépanné les Scorpions lors des sessions de "Love At First Sting" en '83, et également joué pour Black Sabbath. Musicalement si avec leurs derniers albums ("The Revölution By Night" et "Club Ninja" en tête), le son du groupe évoluait dans un ton très soft (excepté sur un plus heavy "Imaginos" qui était surtout un projet élaboré par Albert Bouchard son batteur originel), ce "Heaven Forbid" (à la pochette horrifique censurée), montre un Cult particulièrement hard et fonçant toutes guitares en avant. Le sombre et vif "See You In Black" annonce d'ailleurs rapidement la couleur (composé par le duo de guitaristes et écrit avec un nouvel auteur John Shirley qui se charge des textes de l'album), et assure que le groupe n'est aucunement dépassé. Tous les titres interprétés par son lead vocals (le plus électrique) Eric Bloom, sonnent ainsi terriblement hard et heavy, que ce soit le puissant "Power Underneath Dispair" un terrifiant "Hammer Back" (à la fin presque thrash), ou "Cold Gray Light Of Dawn". Donald Roeser qui interprète de nombreux morceaux lui aussi (même s'il possède un timbre de voix moins hargneux), envoie de percutants titres "Harvest Moon" "X-Ray Eyes" ou le déjanté "Damaged" aux solos toujours aussi efficaces. Sept premiers titres, au trip extrêmement convaincant et qui ne font guère de quartiers. La fin de l'album interprétée par Roeser à une tonalité plus mélodique (ou moins horrifique à l'image de la pochette diffusée en Europe), avec un "Real World" (en partie acoustique) ou la ballade "Live For Me" et un speed "Still Burnin'". Aux côtés de ces dix nouvelles plages, a été ajouté "In Thee" extrait de "Mirrors" en live, qui ne s'imposait pas vraiment dans ce contexte.
Quoiqu'il en soit, "Heaven Forbid" s'affirme comme un retour payant et gagnant. Une bonne partie de l'album sonnant vigoureusement et on ne peut plus actuelle. S'il fut le seul album du Blue Öyster Cult publié durant les nineties, il laisse entrevoir de belles perspectives pour un groupe de vétérans, plutôt bien conservés.


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